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Eléments et pistes de réflexion à partir de la programmation 2009 et 2010 de 104 salles de spectacles de jauge inférieure à places

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Academic year: 2022

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CNV Info N°29 - juin 2012 8

a partir des informations transmises au travers des dossiers de la commission « aide à la diffusion », le cnv a mené en collabora- tion avec des professionnels du spectacle, une étude sur l’économie d’un concert de musiques actuelles dans 104 lieux de petite ou de moyenne jauge. il en ressort une forte disparité entre les salles en termes de volume et d’économie de la diffusion. des évolutions de 2009 à 2010 sont présentées, indiquant globalement une baisse de fréquentation mais un maintien des recettes de billetterie du fait d’une hausse du prix moyen du billet.

DOSSIER

La DIffusION DaNs

Les LIeuX De musIQues aCTueLLes De PeTITe eT mOYeNNe JauGes eN fraNCe

Quelle est l’économie d’une représenta- tion dans les lieux de diffusion de petites et moyennes jauges et spécialisés en mu- siques actuelles ? existe-t-il des différences entre ces lieux ? Quels sont le montant des recettes de billetterie générées, la fréquen- tation et le coût des contrats artistiques ? Quelles tendances pour ces indicateurs selon les lieux ? Quel est le rapport entre le coût d’achat d’un spectacle et les recettes de billetterie qu’il génère ? existe-il une diversité dans les genres musicaux diffusés par ces lieux de musiques actuelles ? Une concentration des dépenses artistiques au niveau des artistes ou des producteurs ven- deurs des spectacles est-elle perceptible ? Cette étude réalisée à partir des données de diffusion de 104 lieux pour les années 2009 et 2010 vise à apporter des éléments objectifs offrant une réponse à ces diffé- rents questionnements.

carte d’identité de l’échantillon

Les 104 lieux étudiés sont répartis sur l’en- semble du territoire métropolitain hormis paris1 . Ce sont des salles de spectacles spé- cialisées dans la diffusion des musiques ac- tuelles et de variétés. Certaines sont dédiées à un genre musical comme les « Clubs de Jazz ». Ces lieux présentent une très grande diversité notamment dans leur capacité d’accueil avec des jauges maximales allant de 90 à 2 000 places.

86% des structures exploitantes sont sous statut associatif. en termes de mode d’ex- ploitation 56% des exploitants sont en convention d’objectifs avec le propriétaire de la salle, 19% louent le lieu à une structure privée, 13% sont en régie avec une collec- tivité territoriale et 12% sont en délégation de service public (dsp). seulement 6% des structures sont propriétaires du lieu qu’elles gèrent.

Les structures exploitantes des lieux dé- tiennent toutes une licence 1 d’entrepreneur de spectacles et sont organisées profes- sionnellement : 88% sont membres d’une fédération nationale (FedURoK, FsJ…) et/

ou d’un réseau régional ou départemental et 65% sont adhérents à un syndicat (sMa, pRodIss, sYNdeaC, sNsp, CsCad…).

pratiquement l’intégralité des exploitants étudiés appliquent une convention col- lective et en grande majorité (76%) celle des entreprises artistiques et culturelles (CCNeaC)2.

Eléments et pistes de réflexion à partir de la programmation 2009 et 2010 de 104 salles de spectacles de jauge inférieure à 2 000 places

 

en Bref

LE POIDS DES 104 LIEUx éTUDIéS

DANS LA DIffUSION TOTALE EN fRANCE EN 2010

• 5 126 représentations soit 11% de la diffusion nationale identifiée par le CNV3

• plus de 11 millions d’€ de recettes de billetterie soit 2% des recettes totales

• près de 1 million d’entrées soit 5%

de la fréquentation totale

1 Le nombre de lieux parisiens (8) pour lesquels des données étaient disponibles n’était pas suffisant pour être représentatif.

2 Les autres conventions sont pour 13% celle de l’animation et entre 1% et 5% celles de la « fonction publique », de « la chanson, variétés et jazz », des « hôtels, cafés et restaurants ».

3 « Les chiffres de la diffusion 2010 du cnv »

répartition des 104 lieux en fonction de leur jauge maximale utilisée ( part en %)

inférieure ou égale à 150 (17 lieux) de 151 à 300 ( 18 lieux)

de 301 à 600 ( 42 lieux ) de 601 à 900 ( 17 lieux ) de 901 à 2 000 ( 10 lieux )

Lieux en milieu rural Les grandes scènes Les salles de jauge moyenne Les petits lieux

Répartition des 104 lieux en fonction de leur jauge maximale utilisée (jauge, nombre de lieux, part en %)

Répartition des 104 lieux selon la typologie

(nombre de lieux, part en % et poids sur le nombre total de représentations)

16%

16%

10%

17%

41%

jauges et nombre de lieux :

(2)

 

une typologie des lieux

devant la diversité et les spécificités de ces lieux, une typologie a été définie pour construire des indicateurs plus significatifs.

Les critères retenus sont la jauge maximale utilisée, le montant des recettes annuelles de billetterie et le contexte géographique des lieux. Le croisement de ces trois critères a permis d’identifier quatre catégories de lieux.

les grandes scènes : 19 lieUx

elles possèdent une jauge comprise entre 600 et 2 000 places et ont des recettes de billetterie annuelles supérieures à 180 000€

et pouvant atteindre 600 000€. elles se situent dans des grandes ou moyennes agglomérations de province (plus de 100 000 habitants). 74% de ces lieux dis- posent de deux espaces scéniques : une grande salle et un club.

les salles de jaUge moyenne : 42 lieUx C’est la catégorie qui a l’effectif de salles le plus important. elle correspond aux lieux dont la jauge est comprise entre 300 et 600 places (84% des lieux) et à ceux dont la jauge est située entre 600 et 900 places mais qui ont des recettes annuelles de billet- terie inférieures à 180 000€. Le contexte géographique de ces salles de spectacles est très varié allant, de la petite ville de moins de 20 000 habitants à une grande agglomération de plus de 300 000 habi- tants. Les lieux situés en banlieue parisienne sont présents pour 63% d’entre eux dans cette catégorie. 17% des lieux sont exploités par des structures organisant également un festival et 31% sont composés de deux unités scéniques.

les petits lieUx : 29 lieUx

Les petits lieux ont des jauges inférieures à 300 places. Ils se trouvent soit dans des villes moyennes soit dans des aggloméra-

tions importantes. Leurs recettes annuelles de billetterie ne dépassent pas les 90 000€.

Ils disposent d’une seule unité scénique et pratiquent plus régulièrement les représen- tations « hors les murs ». C’est dans cette catégorie que l’on retrouve les clubs de jazz qui représentent la moitié des petits lieux identifiés dans cet échantillon.

les lieUx en milieU rUral : 14 lieUx Le critère exclusif retenu pour cette caté- gorie est l’identification de la ruralité du contexte géographique du lieu. Ils possè- dent tous, hormis un lieu plus atypique, une jauge inférieure à 600 places et des recettes annuelles de billetterie inférieures à 60 000€.

Nombre de représentations payantes annuelles

80 60 40 20

Typologie des lieux Les grandes scènes Les salles de jauge moyenne Les petits lieux

Les lieux en milieu rural

Répartition géogrpahique des 104 lieux étudiés

Mention : cartographie Arctique

répartition des 104 lieux selon la typologie

(nombre de lieux, part en % et poids sur le nombre total de représentations)

Lieux en milieu rural Les grandes scènes

Les salles de jauge moyenne Les petits lieux

Lieux en milieu rural Les grandes scènes Les salles de jauge moyenne

Répartition des 104 lieux en fonction de leur jauge maximale utilisée (jauge, nombre de lieux, part en %)

Répartition des 104 lieux selon la typologie

(nombre de lieux, part en % et poids sur le nombre total de représentations)

42 lieux

40% des lieux pour 37% des représentations 19 lieux

18% des lieux pour 22% des représentations

29 lieux 28% des lieux pour 33% des représentations

14 lieux 14% des lieux pour 8% des représentations

CNV Info N°29 - juin 2012 9

répartition géographique des 104 lieux étudiés

Mention : cartographie artique

(3)

CNV Info N°29 - juin 2012 10

caractéristiques principales des lieux

les bUdgets des lieUx

Les charges et les produits considérés ici sont exclusivement attachés à l’activité de diffusion des exploitants des lieux. Les sub- ventions ne sont pas prises en compte dans cette approche du fait de la difficulté de les flécher sur la diffusion. Cette analyse bud- gétaire permet, dans un premier temps, de faire ressortir des grandes caractéristiques économiques selon la typologie des lieux.

en termes de charges, de grandes dif- férences sont observables entre les plus élevées, celles des grandes scènes, avec un peu plus de 520 000€ en moyenne, par an, celles des salles de jauge moyenne aux environs de 260 000€, celles des petits lieux à 128 000€ et des lieux en milieu rural aux alentours de 90 000 €.

La répartition en fonction des types de charges fait apparaitre la prédominance des charges artistiques, qui comprennent les salaires des artistes, les achats de ces- sion, la part reversée dans le cadre des coréalisations, les frais de transport et d’hébergement et d’autres charges telles que les droits d’auteurs. L’ensemble de ces charges représente plus de 60% des charges totales dédiées à la diffusion quelle que soit la catégorie. en valeur globale pour 2010 sur l’ensemble des 104 lieux étudiés, les charges artistiques représentent plus de 17 millions d’euros dont environ 10,6 millions d’achat de cession de spectacles. Les charges de communication varient elles entre 8% et

12% du budget selon le type de lieu. La grande différence se situe sur les charges techniques des grandes scènes qui sont plus importantes en volume et en proportion que dans les autres catégories, soit 28%

des charges quand elles représentent entre 18% et 21% dans les autres catégories. Ces charges techniques comprennent les salaires des techniciens, la location de matériel et le backline, les achats de prestations tech- niques et d’autres charges comme celles des assurances.

Comme pour les charges, les produits (hors subventions) sont corrélés à l’importance du lieu, variant de 500 000€ en moyenne par an pour les grandes scènes à 60 000€

pour les lieux en milieu rural. Les recettes de bar pèsent entre 23% et 32% des produits liés à la diffusion selon les catégories de lieux, avec les parts les plus fortes pour les petits lieux et les lieux ruraux. Les recettes de billetterie sont logiquement prépondé- rantes dans l’ensemble des produits liés à la diffusion. elles représentent 66% des produits des salles de jauge moyenne et 60% pour les lieux ruraux. Cette prépon- dérance est moindre pour les deux autres catégories : du fait pour les grandes scènes de recettes de location plus importantes, 13% de recettes de location contre 3% pour les autres types de lieux ; du fait pour les petits lieux de la vente d’abonnements plus répandue notamment dans les clubs de jazz qui vient augmenter la part des recettes

« autres » à la hauteur de 20%. In fine, le poids des recettes issues de la vente des billets est de 56% pour les grandes scènes et de 47% pour les petits lieux.

Une analyse du volume des recettes annuelles de billetterie par lieu permet d’identifier une dispersion plus forte dans la catégorie des grandes scènes et des salles de jauge moyenne que dans les petits lieux et les lieux ruraux dont les montants annuels de recettes de billetterie sont plus proches.

par exemple, 25% des grandes scènes ont des recettes annuelles de billetterie infé- rieures à 200 000€ et 25% ont des recettes supérieures à 320 000€.

en Bref

LES DIfféRENCES bUDgéTAIRES SELON LA TyPOLOgIE

• part des charges techniques plus élevée dans les grandes scènes, soit 28% du budget en moyenne contre 18% à 21% pour les autres types de lieux.

• part des produits de location de salle plus importante dans les grandes scènes, soit 13% contre 3% dans les autres types de lieux

• dispersion plus forte du volume des recettes annuelles de billet- terie dans les grandes scènes et les salles de jauge moyenne.

répartition des charges liés à la diffusion en 2010 répartition des produits liés à la diffusion en 2010

charges communication charges techniques charges artistiques

Produits autres Produits recette de bar Produits recette de location Produits recettes de billeterie Les grandes

scènes Les salles de

jauge moyenne Les petits lieux Les lieux en milieu rural

69% 70%

63%

28%

8%

69%

21%

10%

70%

18%

12%

72%

21%

8%

Répartition des produits liés à la diffusion en 2010

Les grandes

scènes Les salles de

jauge moyenne Les petits lieux Les lieux en milieu rural 56%

24%

13%

7%

66%

23%

3%

7%

47%

29%

3%

20%

60%

32%

3%

5%

(4)

CNV Info N°29 - juin 2012 11 l’activité de diffUsion

La réalisation d’un spectacle dans une salle peut prendre différentes formes. soit par la location du lieu directement à un pro- ducteur de spectacles, soit par une mise à disposition gracieuse à une association par exemple, soit par l’organisation de la date directement par la structure exploi- tante du lieu. C’est ce dernier type de dif- fusion, où le lieu est détenteur de la billet- terie, qui est étudié plus précisément dans la suite de cette étude et qui représente une grande majorité des dates4, entre 71%

et 89% selon la typologie des lieux.

pour la location et la mise à disposition, les grandes scènes ont la part la plus impor- tante soit 28% de dates, louées ou mises à disposition. 74% des grandes scènes sont utilisées en location, 33% des salles de jauge moyenne, 28% des petits lieux et 14% des lieux ruraux. La taille de la jauge et le contexte géographique semblent jouer un rôle prépondérant dans l’utilisation ou non en location des salles. Une approche plus spécifique sur les lieux situés en ban- lieue parisienne le vérifie. pour des jauges similaires comprises entre 300 et 900 places, la part de nombre de dates louées passe de 7% pour la province à 1% pour la banlieue parisienne.

en observant uniquement les dates orga- nisées par les structures exploitantes pour lesquelles l’ensemble des informations est disponible (nombre de représentations payantes ou gratuites, recettes de billet- terie, fréquentation et montant des coûts artistiques), les volumes d’activité de dif- fusion sont différents en fonction de la typologie des lieux. Les grandes scènes et les petits lieux ont le nombre moyen de re-

présentations par an le plus élevé, avec 58 représentations. on observe chez les pe- tits lieux une grande disparité du volume de diffusion. 25% d’entre eux ont moins de 28 représentations et 25% en ont plus de 57 avec un maximum de 163 représenta- tions. Quatre lieux, situés dans de grandes agglomérations, ont un nombre de repré- sentations payantes supérieures à 100, ce qui tire vers le haut la moyenne de repré- sentations par an pour la catégorie des petits lieux. pour les autres types de salles, le volume de diffusion est relativement homogène avec une moyenne proche de la médiane. Les lieux ruraux ont l’activité la plus faible avec une moyenne de 29 re- présentations par an et les salles de jauge moyenne atteignent 46 représentations par an.

La part des représentations gratuites est sensiblement identique selon les catégo- ries entre 12% et 14%, hormis pour la ca- tégorie des salles de jauge moyenne avec une part plus forte de 20%.

economie d’une représenta- tion payante intra-muros

Les indicateurs présentés ci-après concer- nent les seules représentations payantes intra-muros (représentation ayant eu lieu dans les murs de la salle de spectacle) et organisées par l’exploitant du lieu (en tant que détenteur de la billetterie). Cette ap- proche permet d’obtenir des données sur l’économie de la diffusion représentation par représentation concernant les recettes de billetterie et le coût total des contrats artistiques. L’échantillon est de 3 722 re- présentations soit 86% des représenta-

tions payantes organisées en 2010 dans les 104 lieux étudiés.

les indicateUrs de la diffUsion selon la typologie des lieUx

les grandes scènes

pour les grandes scènes, les indicateurs sont établis en fonction des unités scé- niques utilisées, le club et la grande salle ou la scène unique pour les lieux n’ayant pas de club, afin de mieux appréhender la réalité de la diffusion dans ce type de lieu.

L’activité des clubs représente environ un tiers des représentations payantes pour un poids plus faible (11%) dans les recettes de billetterie. La grande salle a logique- ment des moyennes par représentation supérieures à celles du club avec un prix moyen du billet5 à 17,4€ et une fréquen- tation moyenne de 437 entrées payantes pour une recette de billetterie moyenne d’environ 7 600€.

Le taux de fréquentation6 payant moyen des clubs est moins élevé que celui des grandes salles, soit 43% contre 59%. dans les grandes salles 29% des représenta- tions ont un taux de fréquentation payant supérieur à 75%, dans les clubs 12% des re- présentations atteignent ce seuil.

en Bref

LA LOCATION DES LIEUx ET LES DATES hORS LES MURS

• 37% des lieux étudiés ont des dates en location qui représentent 15% de leur activité totale de diffusion.

• 11% des dates organisées par les lieux sont produites « hors les murs » et pèsent pour 10% des re- cettes annuelles de billetterie. pour la catégorie des petits lieux cela re- présente 14% des représentations et 20% des recettes annuelles de billetterie.

répartition des dates en fonction du type de diffusion

mise à disposition du lieu Location du lieu

organisation du spectacle

Mise à disposition du lieu Les grandes

scènes

Les salles de jauge moyenne

Les petits lieux Les lieux en milieu rural 71%

14%

14%

87%

9%4%

88%

3%9%

89%

3%8%

4 une date correspond à l’ouverture du lieu pour présenter un spectacle au public. une même date peut contenir plusieurs représentations de ce même spectacle.

5 Le prix moyen est calculé en rapportant les recettes de billetterie au nombre d’entrées payantes.

6 Le taux de fréquentation est calculé à partir du nombre d’entrées payantes rapporté à la jauge utilisée pour la représentation.

(5)

CNV Info N°29 - juin 2012 12

fruit d’une proximité et d’une fidélisation du public plus fortes dans ce type de lieu.

les lieux en milieu rural

avec un prix moyen d’entrée de 10,5€, et une fréquentation payante moyenne de 139 personnes, les salles de spectacles situées dans des zones rurales obtiennent une recette moyenne de billetterie de 1 453€

par représentation. Le coût moyen total des contrats artistiques est de 1 893€, couvert en moyenne à 77% par les recettes de billetterie. La présence dans cette catégorie d’un lieu plus important a tendance à tirer vers le haut les moyennes. L’analyse de la diffusion en milieu rural nécessiterait d’être approfondie en élargissant l’échantillon à d’autres lieux.

eQUilibre bUdgétaire et fréQUentation payante

Il apparaît très logiquement qu’un taux de fréquentation important entraîne un meilleur équilibre budgétaire mais cela ne se vérifie pas systématiquement. 25% des représentations de l’échantillon en 2010 ayant un taux de fréquentation supérieur à 75% ne couvrent pas la totalité des charges en contrats artistiques engagées par ces lieux. Cette part varie selon la typologie des lieux, allant de 12% pour les grandes scènes à 40% pour les lieux en milieu rural en passant à 33% pour les salles de jauges moyennes et à 23% pour les petits lieux.

L’éqUILIbRE DES RECETTES DE bILLETTERIE ET DES COûTS DES CONTRATS ARTIS- TIqUES PAR REPRé- SENTATION

8

• Les grandes scènes se distin- guent avec un ratio moyen de 125%. La moitié des représen- tations ont un ratio supérieur à 100% et jusqu’à 61 % pour les représentations dans l’unité scé- nique principale.

• Les autres catégories ont tous des ratios moyens par repré- sentation inférieurs à 100%

qui ne leur permettent pas de couvrir les coûts des contrats artistiques.

• La part des représentations avec un ratio supérieur à 100%, est de 43% pour les petits lieux contre au maximum 30% pour les salles de jauges moyennes et 28% pour les lieux en milieu rural.

7 Le coût total des contrats artistiques est la somme totale engagée par le lieu pour une représentation pouvant contenir plusieurs types de contrats.

8 attention, d’autres charges telles que des dépenses techniques ou d’autres recettes notamment de bar ne sont pas intégrées dans ce ratio.

répartition des représentations payantes intra-muros en 2010 selon leur taux de fréquentation

75 % et plus

de 50% à moins de75 % de 25% à moins de 50 % moins de 25 %

en Bref

100 % et plus

De 50% à moins de 100 % Moins de 50 %

Les grandes scènes Les salles de jauge moyenne

Les petits lieux Grande

salle Grande

salle Les lieux en

milieu rural Club Club

13%

34%

24%

29%

28%

37%

24%

12%

28%

31%

20%

21%

45%

19%

35%

22%

17% 24%

34%

26%

18%

19%

24% 16%

Concernant la couverture par les recettes de billetterie du coût total des contrats artistiques7 par représentation, les concerts de la grande salle affichent un ratio moyen de 137% indiquant que les recettes de billet- terie couvrent la globalité des dépenses moyennes en contrats artistiques par représentation (5 552€). Les représenta- tions dans les clubs ont un équilibre plus difficile avec un ratio moyen de 71% et une moyenne de charges en contrats artistiques de 2 691€. Il faut regarder avec précaution ces ratios budgétaires en considérant qu’ils n’incluent pas certaines charges , comme celles des coûts techniques du lieu et certains produits, comme les recettes de bar, ces données n’étant pas disponibles représentation par représentation.

les salles de jauge moyenne

pratiquement un tiers de ces lieux pos- sèdent deux unités scéniques. L’activité du club est toutefois moins soutenue que pour les grandes scènes. elle concentre 8% des représentations payantes pour 3%

des recettes de billetterie. selon l’unité scé- nique, le prix moyen du billet varie entre 13,6€ et 8,8€, la fréquentation moyenne payante varie entre 207 entrées payantes pour la grande salle et environ deux fois moins pour les clubs. Le taux de fréquenta- tion payant moyen est similaire sur les deux unités scéniques (aux alentours de 50%) lié probablement à des représentations pour les grandes salles plus risquées en termes de fréquentation. 28% des représentations de ces unités scéniques n’atteignent pas les 25% de fréquentation contre 20% dans les clubs. Les clubs ont des recettes de billet- terie moyenne qui couvrent pratiquement la moitié du montant total des dépenses en contrats artistiques par représentation, soit un peu plus de 800€. L’équilibre budgétaire dans les clubs est moins favorable que celui des grandes salles qui, avec des recettes de billetterie moyenne de 2 819€ pour un coût moyen total des contrats artistiques de 3 537€, obtiennent un ratio de 80%.

les petits lieux

L’économie de la diffusion de ces lieux est très proche de celle des clubs des salles de jauge moyenne avec un prix d’entrée moyen de 9,1€ et une fréquentation payante de 77 entrées pour une recette de billetterie de 700€ par concert. Le coût moyen des contrats artistiques est d’environ 1 000€

par représentation. 43% des représenta- tions de ces lieux atteignent ou dépas- sent en recettes de billetterie le coût des contrats artistiques. pratiquement la moitié des représentations (47%) est au-dessus des 50% de taux de fréquentation payante.

Les petits lieux atteignent pratiquement le même niveau de fréquentation que celui des grandes scènes, sans doute est-ce le

(6)

Part des représentations selon leur ratio

recettes de billeterie / coût total des contrats artistiques répartition selon les types de contrats artistiques utilisés

100 % et plus contrat d’engagement

de 50% à moins de 100 % contrat de coréalisation

moins de 50 % contrat de cession

eQUilibre bUdgétaire et coût moyen total des contrats artistiQUes pour les grandes scènes et les salles de jauge moyenne, l’équilibre budgétaire est le plus souvent atteint lors des représenta- tions dont le coût des contrats artistiques est le plus élevé. 63% des représentations des grandes scènes dont les charges en contrats artistiques sont supérieures à 5 000€ et 37% de celles des salles de jauge moyenne ont des recettes de billet- terie couvrant les dépenses en contrats artistiques. Cette part de représentations est plus faible quand les montants des contrats par représentation sont situés entre 1 000€ et 5 000€. si l’on considère le niveau du montant des contrats comme révélateur du niveau de développement des artistes diffusés, il apparaît que les représentations des artistes en début de développement permettent moins fré- quemment d’obtenir une balance équi- librée entre les recettes et les dépenses.

pour les petits lieux, l’équilibre entre les recettes de billetterie et les coûts des contrats artistiques d’une représentation est plus souvent présent dans le cas des représentations dont l’économie est la plus modeste. 79% des représentations qui ont un ratio supérieur à 100% ont des coûts artistiques inférieurs à 500€.

les évolUtions de 2009 à 20109

sur l’échantillon de lieux commun aux deux années, on constate une croissance de 3%

du nombre de représentations payantes.

par représentation payante, on enregistre une baisse de 4% des entrées payantes et une hausse de 6% du prix moyen du billet passant de 13€ à 14€. Ces évolutions en- traînent une stabilité des recettes de billet- terie par représentation (+1%). Concernant le coût moyen total des contrats artis- tiques, une légère hausse de 2% est ob- servable, et donc supérieure à celle des recettes de billetterie, entraînant ainsi un équilibre budgétaire moins favorable pour les lieux. Les évolutions rapportées à la typologie des lieux indiquent les mêmes tendances à la baisse de la fréquentation moyenne payante dans toutes les catégo- ries hormis pour les lieux en milieu rural10 , une augmentation du prix du billet pour les grandes scènes et les salles de jauges moyennes de 7% et plutôt une stabilité tarifaire pour les petits lieux. s’agissant des recettes de billetterie moyennes, l’évo- lution varie d’une hausse de 3% pour les grandes scènes à une diminution de 4%

pour les petits lieux et de 3% pour les lieux en milieu rural, en passant par une stabilité du côté des salles de jauges moyennes.

Les coûts moyens totaux des contrats artistiques par représentation évoluent plus fortement dans les grandes scènes et les salles de jauges moyennes, respec- tivement +4% et +3%.

Les contrats artistiques

QUelQUes caractéristiQUes

sur 5 484 contrats étudiés, 67% sont des contrats de cession et ils sont prédomi- nants dans l’ensemble des catégories de lieux. Ils concentrent plus de 80% du total des dépenses des lieux en contrats artistiques11. Les contrats d’engagement12 sont plus faiblement utilisés soit 23% des contrats pour un poids plus faible de 8%

dans le total des dépenses en contrats ar- tistiques des lieux. La catégorie des petits lieux a une part plus importante de ces contrats (35%) qui représentent pour 30%

des dépenses. Cette différence s’explique notamment par la présence des « clubs de jazz » dans cette catégorie et dont la pratique des contrats d’engagement est plus habituelle.

9 Les évolutions sont réalisées sur un échantillon de 79 lieux communs aux deux années représentant 2 744 représentations payantes en 2009 et 2 815 en 2010.

10 L’effectif étant réduit sur cette catégorie, il est difficile de proposer une interprétation.

11 soit 8 millions d’€ sur la base des contrats étudiés

12 Les contrats d’engagement sont entendus ici comme le cumul des cachets individuels des artistes pour une représentation.

Part des représentations selon leur ratio recettes de billetterie / coût total des contrats artistiques

100 % et plus

De 50% à moins de 100 % Moins de 50 %

Les grandes scènes Les salles de jauge moyenne

Les petits lieux Grande

salle Grande

salle Les lieux en

milieu rural Club Club

15%

24%

61%

40%

31%

29%

37%

33%

30%

64%

33% 37%

26%

24%

35%

10%

43% 28%

Contrat d’engagement Contrat de coréalisation Contrat de cession Les grandes

scènes

Total Les salles de

jauge moyenne Les petits lieux Les lieux en milieu rural 67%

10%

23%

76% 76%

6% 6%

18% 18%

41%

23% 75%

35% 21%4%

(7)

CNV Info N°29 - juin 2012 14

Les contrats de coréalisation13 qui sont également plus fréquents dans ces petits lieux (23%) représentent 10% du total des contrats pour un poids légèrement plus fort de 12% dans le montant total des dépenses en contrats artistiques des lieux.

Les montants des contrats artistiques sont très variables et dépendent de plusieurs éléments, le potentiel ou le niveau de déve- loppement de l’artiste diffusé, de son genre musical, du type et de la capacité de la jauge du lieu où il est programmé.

pour les contrats de cession, le montant moyen en 2010 est de 2 254€, variant en moyenne selon la typologie des lieux de 1 300€ à 3 000€. La moitié des contrats de cession est en dessous de 1 500€. Il y a une forte dispersion des montants de ces contrats.

pour les contrats d’engagement, la moyenne du montant total des contrats versés aux artistes (quel que soit le nombre d’artistes) pour une représentation est de 656€, allant de 459€ à 760€ selon la typologie des lieux.

La médiane située à 543€ vient confirmer une certaine homogénéité dans le montant de ces contrats.

pour les contrats de coréalisation, le mon- tant moyen de 2 089 € et la médiane à 629€ révèlent de grandes différences dans les montants. pour les grandes scènes, le montant moyen est de 6 772€ et ce sont des contrats le plus souvent destinés à des artistes à fort potentiel public. Ce contrat combine un minimum garanti sous forme de cession avec un pourcentage des re- cettes de billetterie variant selon un seuil

de fréquentation à atteindre. Les 6% de co- réalisations réalisées dans cette catégorie de lieu pèsent plus fortement dans le total des charges des contrats artistiques de ces lieux avec 14% des dépenses. dans les petits lieux, les contrats de coréalisation ont une toute autre forme, avec un montant moyen beaucoup plus bas de 455€ correspondant généralement à un partage des recettes générées lors de la représentation. Ils re- présentent 23% des contrats pour 12% du total des dépenses en contrats artistiques de ces petits lieux.

les évolUtions de 2009 à 201014

L’évolution de la moyenne des contrats de cession sur ces deux années est stable et se confirme au regard des indicateurs 2009 de l’étude du CNV sur la production de spectacles15 dont le montant moyen en 2009 du contrat de cession est observé à 2 555€. La stabilité de la médiane à 1 500€

et les variations très faibles selon les jauges utilisées vérifient également cette stagna- tion des montants des contrats de cession, quel que soit le type de lieu ou d’artiste diffusé. Le montant moyen total des contrats d’engagement progresse légèrement de 3%

entre les deux années. pour les contrats de coréalisation, on constate une forte hausse de 19% du montant moyen. Cette évolution est liée aux contrats de coréalisation réalisés auprès des artistes à fort potentiel public produits dans les plus grandes jauges. Le montant moyen des coréalisations dans les grandes scènes a progressé de 37%

passant de 4 500€ à 6 500€ et a donc tiré vers le haut la moyenne de ces contrats. a l’inverse pour les coréalisations des petits

lieux, la moyenne a diminué de 6% du fait probablement de la baisse constatée dans les recettes de billetterie (-4%).

La diversité et la concentration dans la diffusion

les spectacles et les artistes

La grande majorité, soit 73% des 4000 spectacles ou artistes programmés comp- tabilisent un seul contrat au cours de l’année 2010 dans le réseau des 104 lieux étudiés16. C’est un signe de grande diversité dans la diffusion, d’une programmation d’artistes à dimension locale et de la présence de nouvelles formations artistiques. 31% des contrats identifiés concernent des artistes en première partie.

La répartition par genre des contrats artis- tiques indique une prédominance du pop- Rock avec 36% des contrats, mais laisse également la place à d’autres esthétiques musicales comme le Rap - Hip-Hop - Reg- gae avec 11%, les musiques électroniques avec 12% et les musiques du monde avec 6% des contrats. Le poids des genres dans le total des dépenses en contrats artistiques des lieux est sensiblement identique. on note cependant une surreprésentation pour la Chanson avec 20% des dépenses pour 16% des contrats et une sous-représentation pour le Jazz et les musiques improvisées avec 11% des dépenses pour également 16%

des contrats.

en termes de concentration des dépenses en contrats artistiques, les 50 premiers ar- tistes ou formations ayant les montants de contrats cumulés les plus élevés concentrent

Poids des différents genres dans la diffusion en nombre de contrats en 2010

nombre de contrat par artiste / formation en 2010

Musique électronique

Rap hip hop raggoae et genres assimilés Musique du monde

Autres genres Chanson

Jazz et musiques improvisées Pop-Rock et genres assimilés

36%

11%

12%

6% 3%

16%

16%

1 contrat 2 contrats de 3 à 5 contrats de 6 à 10 contrats Plus de 10 contrats

1 contrat 2 contrats de 3 à 5 contrats de 6 à 10 contrats de 11 à 20 contrats plus de 20 contrats

73%

13%

10%

3%

1%

(8)

musique électronique

rap hip-hop raggae et assimilés musique du monde

autres genres chanson

jazz et musiques improvisées Pop-rock et genres assimilés

nombre de contrats de cession par producteur en 2010

1 contrat 2 contrats de 3 à 5 contrats de 6 à 10 contrats de 11 à 20 contrats plus de 20 contrats

21% des dépenses, soit plus de 2 millions d’euros. La moitié du montant total des contrats artistiques dépensée par les 104 lieux est repartie sur 6% des artistes et for- mations diffusés.

les prodUcteUrs

La notion de producteur est approchée ici uniquement dans le cadre des contrats de cession, c’est donc le producteur au sens d’employeur du plateau artistique. 59% des producteurs recensés via la programma- tion des lieux n’ont qu’un seul contrat de cession vendu auprès d’une des 104 salles étudiées au cours de l’année 2010. environ 40 producteurs ont plus de 20 contrats au cours de l’année 2010, soit 5% d’entre eux.

en termes de concentration des dépenses en contrats artistiques, elle est plus forte qu’au niveau des artistes, puisque les 50 premiers producteurs ayant les montants de contrats cumulés les plus élevés concentrent 59% des dépenses et 50% des contrats de cessions étudiés.

Quelques précisions

C’est à partir des dossiers de demande au- près de la commission 7 d’aide à la diffusion du CNV qu’a été réalisée cette étude. Les données de programmation date à date de 2009 à 2010 ont été collectées et analysées par le centre de ressource du CNV qui mène des observations sur l’économie des projets, comme celles déjà réalisées à propos des festivals et de la production de spectacles de musiques actuelles17.

L’objectif est d’étudier la diffusion de spec- tacles de musiques actuelles et de variétés dans ces salles dédiées à ces musiques, notamment par une approche de l’économie d’une représentation (recettes de billetterie, fréquentation, prix moyen du billet, mon- tants des contrats artistiques). La finalité de ce travail est la mise en place un tableau de bord annuel constitué d’indicateurs pé- rennes permettant de répondre aux besoins de connaissance des professionnels du sec- teur. Leurs attentes ont été d’ailleurs prises en compte lors des réunions d’un groupe de travail dédié à cette étude et constitué de professionnels du secteur. Les retours et remarques liés aux expériences de chaque membre du groupe ont permis de créer la typologie des lieux et de confirmer ou infirmer des pistes d’analyse.

ont participé au groupe de travail et sont sincèrement remerciés :

Jean-Christophe apLINCoURT (le 106), Hyacinthe CHaTaIGNe (Fedurok), Boris CoLIN (Le Grand Mix), Gérard daHaN (Fo), Florent deCRoIX (a Gauche de la Lune), Françoise dUpas (Le petit Faucheux), Claude FoNFRede (sFa), Geneviève GI- RaRd (azimuth), pierre-pascal HoUde- BINe (Furax), Franck MICHaUT & Marion BLaNCHaRT-LaGoeYTe (RIF), arnaud MoNNIeR (eMB), anne-Claire RoCToN (dGCa), Jean-paul RosseLIN (la Boule Noire), Janick TILLY (le penn’ar Jazz), Ro- dolphe TIpY (esquisse prod), Michel VIe (sNaM), Jean-pierre VIVaNTe (Le Triton).

etude réalisée par sébastien Berthe, séve- rine Morin et Jean François paux. Remercie- ment pour leurs travaux et contributions à pierre-Louis Bernard et sébastien dilon en stage au CNV durant la période 2011-2012.

contact :

centre de ressource du cnv sébastien Berthe

Chargé d’études T : 01 56 69 11 36

E : [email protected]

13 Les contrats de coréalisation sont définis ici au sens large allant d’un simple partage des recettes jusqu’au contrat de cession comme minimum garanti assorti d’un pourcentage sur la billetterie.

14 Les évolutions sur les contrats sont réalisées sur l’échantillon de 79 lieux communs aux deux années. 4 171 contrats en 2009 et 4 346 contrats en 2010 ont été étudiés.

15 etude cnv « La production de spectacles de musiques actuelles en france de 2006 à 2009 » publiée en juin 2011 dans le cnv infos n°25

16 Les spectacles ou artistes identifiés ici ont pu également être produits en 2010 dans d’autres lieux en dehors de cet échantillon.

17 etudes publiées et disponibles sur le site du cnv http://www.cnv.fr/nav:ressources- statistiques-1 et dans le cnv info n°22 et n°25.

ntra 1 co t

ontr 2 c ats

de 3 à 5 c ats ontr

de 6 à 1 ontr 0 c ats

1 à 2 de 1 ontr 0 c ats

plus d 0 c e 2 ats ontr

59%

15%

12%

5%

4%

5%

(9)

CNV Info N°29 - juin 2012 16

tableaux d’indicateurs 2010

evolution 2009 – 2010 sur 79 lieux de l’échantillon

Les contrats artistiques

indicateurs par représentation payante - réalisés sur 37 22 représentations

type de lieu Unité scénique recette de

billetterie prix moyen du billet

nombre moyen d'entrées payantes

coût moyen total des contrats artistiques

taux de fréquentation payante moyen

ratio moyen billetterie / coût des contrats

total 2 591 € 14 € 185 2 771 € 52 % 94 %

LES GRANDES SCÈNES

total 5 785 € 17 € 345 4 635 € 56 % 125 %

Grande salle ou scène unique 7 608 € 17 € 437 5 552 € 59 % 137 %

Club 1 918 € 13 € 149 2 691 € 43 % 71 %

LES SALLES DE JAUGE MOYENNE

total 2 659 € 13 € 198 3 392 € 48 % 78 %

Grande salle ou scène unique 2 819 € 14 € 207 3 537 € 48 % 80 %

Club 834 € 9 € 95 1 752 € 50 % 48 %

LES PETITS LIEUX 699 € 9 € 77 1 091 € 52 % 64 %

LES LIEU EN MILIEU

RURAL 1 453 € 10 € 139 1 893 € 49 % 77 %

indicateurs par réprésentation payante intra muros - réalisés sur 2 744 représentations en 2009 et 2 815 en 2010

type de lieu total les grandes scènes les salles de jauge

moyenne les petits lieux les lieux en milieu rural Recettes de billetterie

moyenne k 1% l 3% k 1% r-4% r-3%

Prix moyen du billet l 6% l 7% l 7% k 1% r-6%

Nombre moyen

d'entrées payantes r-4% r-3% r-5% r-5% l 3%

Coût moyen total

des contrats artistiques k 2% l 4% l 3% k 1% k 0%

montant moyen des contrats artistiques en 2010 et leur évolution de 2009 à 2010

réalisés sur 5 484 en 2010 contrats pour les 104 lieux - évolution sur 4171 contrats en 2009 et 4346 en 2010 sur 79 lieux

montant moyen par contrat (1 représentation peut faire

l'objet de plusieurs contrats) total les grandes scènes les salles

de jauge moyenne les petits lieux les lieux

en milieu rural évolution 2009-2010

Montant moyen d'un contrat

de cession 2 254 € 2 973 € 2 245 € 1 294 € 1 679 € 0%

Montant moyen d'un contrat

de co-réalisation 2 089 € 6 772 € 3 699 € 455 € 1 578 € 19%

Montant moyen du total des contrats d'engagement d'une

représentation 656 € 459 € 641 € 760 € 681 € 3%

(10)

6paR4 (LaVaL)

a-c

aJMI (aVIGNoN)

aKWaBa (CHaTeaUNeUF de GadaGNe) aRCade

(NoTRe daMe de GRaVeNCHoN) aRT Cade (sTe CRoIX VoLVesTRe) BIG BaNd CaFe (HeRoUVILLe sT CLaIR) CaBaReT aLeaToIRe (MaRseILLe) CaBaReT eLeCTRIC (Le HaVRe) CaC GeoRGes BRasseNs (MaNTes La JoLIe) CaFe CHaRBoN (NeVeRs) CaNaL 93 (BoBIGNY) CaRGo de NUIT (aRLes) CaRRe BLeU (poITIeRs) CaVaJaZZ (VIVIeRs)

d-i

des LeNdeMaINs QUI CHaNTeNT (TULLe) eL MedIaToR (peRpIGNaN)

eMB - espaCe MICHeL BeRGeR (saNNoIs) FILe 7 (MaGNY Le HoNGRe)

FoYeR GeoRGes BRasseNs (BeaUCoURT)

FUZZ’YoN (La RoCHe sUR YoN) INsTaNTs CHaVIRes (MoNTReUIL)

La

L’aBoRdaGe (eVReUX) L’aeRoNeF (LILLe) L’aMpHI (aUXeRRe) L’aNTIpode (ReNNes) L’asTRoLaBe (oRLeaNs) L’aUTRe CaNaL (NaNCY) La BoBINe (GReNoBLe) La BoUCHe d’aIR (NaNTes)

L’eCHoNoVa (sT aVe/paYs de VaNNes) L’eCoUTILLe (CoURTRY)

L’eMpReINTe (saVIGNY Le TeMpLe) L’epICeRIe ModeRNe (FeYZIN) L’oLYMpIC (NaNTes)

L’oRaNGe BLeUe (VITRY Le FRaNCoIs) L’oUVRe BoîTe (BeaUVaIs)

La CaReNe (BResT) La CaRToNNeRIe (ReIMs)

La CaVe a MUsIQUe (MaCoN) La CaVe aUX poeTes (RoUBaIX) La CIGaLe de NYoNs (NYoNs) La CITRoUILLe (sT BRIeUC) La CLeF (sT GeRMaIN eN LaYe) La CoopeRaTIVe de MaI (CLeRMoNT FeRRaNd) La dYNaMo (paNTIN) La GaRe (CoUsTeLLeT)

La GRaNde BoUTIQUe (LaNGoNNeT) La GRaNGe (CaUsse de La seLLe) La LUCIoLe (aLeNCoN)

La LUNe des pIRaTes (aMIeNs) La NeF (aNGoULeMe)

La NICHe (doMMaRIeN) La poUdRIeRe (BeLFoRT) La pResQU’ILe (aNNoNaY) La TaNNeRIe (BoURG eN BResse) La VapeUR (dIJoN)

Le

Le BaCaRdI (CaLLaC de BReTaGNe) Le BIJoU (ToULoUse)

Le BRIse GLaCe (aNNeCY)

Le CaFe MUsIC (MoNT de MaRsaN) Le CaMJI (NIoRT)

Le CaRGo (CaeN) Le CHaBada (aNGeRs) Le CHaTo’do (BLoIs)

Le CoNFoRT ModeRNe (poITIeRs) Le CoQUeLICoT (FoUGeRes) Le CRI dU poRT (MaRseILLe) Le FIL (sT eTIeNNe)

Le FLoRIda (aGeN) Le FoRUM (VaUReaL) Le GRaNd MIX (ToURCoING) Le GUINGoIs (MoNTLUCoN) Le KRaKaToa (MeRIGNaC) Le MaNdaLa (ToULoUse) Le MoULIN a JaZZ (VITRoLLes) Le MoULIN de BRaINaNs (BRaINaNs) Le MoULIN de poNTCeY (poNTCeY) Le paNNoNICa (NaNTes)

Le peRIsCope (LYoN) Le peTIT FaUCHeUX (ToURs) Le pLaN (RIs oRaNGIs)

Le RaCK’aM (BReTIGNY sUR oRGe) Le RIo GRaNde (MoNTaUBaN)

Le RoCHeR de paLMeR (CeNoN) Le saNs ReseRVe (peRIGUeUX) Le saX (aCHeRes)

Le sILeX (aUXeRRe)

Le TaMaNoIR (GeNNeVILLIeRs) Le TRaIN THeaTRe (poRTes Les Va- LeNCe)

Le TRIToN (Les LILas) Le VIp (sT NaZaIRe)

Les passaGeRs dU ZINC (aVIGNoN)

n-r

NoUMaTRoUFF (MULHoUse) oMeGa LIVe (ToULoN) paUL B (MassY)

peNICHe CaNCaLe (dIJoN) peNN aR JaZZ (BResT)

RoCK sCHooL BaRBeY (BoRdeaUX) RUN aR pUNs (CHaTeaULIN)

s-u

saLLe NoUGaRo (ToULoUse) saLoN de MUsIQUe

(saLoN de pRoVeNCe) sMaC Les aBaTToIRs (BoURGoIN JaLLIeU)

TRIaNoN TRaNsaTLaNTIQUe (soTTeVILLe Les RoUeN) UBU (ReNNes)

Liste des lieux étudiés

Références

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