L Artisanat profite des nouvelles mesures pour l emploi pour interpeller les artisans

Texte intégral

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Sommaire

Une campagne d’information des artisans

sur les nouveaux dispositifs d’embauche ...1

Les nouvelles mesures en faveur de l’emploi dans l’Artisanat ...2/4

L’Artisanat : 25 % des créations d’emploi en France...5/7

L’Artisanat plébiscité par les Français ...8/10

L’Artisanat, un secteur économique d’avenir ...11

Contacts utiles ...12

L’Artisanat profite

des nouvelles mesures pour l’emploi pour interpeller les artisans

Contact presse

Com 3000 - Tél : 01 45 26 59 74

Sylvie Ancian :

sylvie.ancian@com3000.fr

Stéphanie Sauret :

stephanie.sauret@com3000.fr Salle de presse en ligne sur : www.artisanat.info

Réalisation:Com 3000- Octobre 2005

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Une campagne d’information des artisans sur les nouveaux dispositifs d’embauche

« Question avenir,

l’Artisanat répond présent » …

La toute prochaine campagne de communication de l’Artisanat sera déclinée sur deux principaux supports : la télévision et la presse régionale. Les messages orienteront le public vers une plate-forme téléphonique. Au bout du fil : des opérateurs qui répondront aux questions sur la mise en œuvre des nouvelles mesures pour l’emploi dans les entreprises artisanales.

Une série de trois spots TV sur les chaînes hertziennes

Pour sa nouvelle campagne télévisée, L’Artisanat a choisi de confier la réalisation au cinéaste Eric Rochant (« Vive la République », « Total Western », « L’école pour tous » …).

Trois spots différents mettent chacun en scène un personnage : l’épouse d’un artisan et deux chefs d’entreprise artisanale qui expriment leurs difficultés à recruter. « Paperasse », manque de souplesse, pénurie de main d’œuvre qualifiée… à chaque problème, les personnages apportent une solution, en se référant aux nouvelles mesures destinées à faciliter l’embauche dans les entreprises artisanales…

Cette campagne télévisée sera diffusée à partir du 10 octobre sur l’ensemble des chaînes hertziennes. Diffusion totale de 61 spots jusqu’au 31 octobre.

Trois annonces presse dans la PQR et PHR

Une série de trois visuels, reprenant les trois messages TV, sera diffusée dans la presse régionale.

Ces annonces seront diffusées dans la Presse Hebdomadaire Régionale le 12 octobre. Et, dans la Presse Quotidienne Régionale, à trois reprises : le 17, le 21 et 24 octobre.

U N E P L AT E

-

F O R M E D

I N F O R M AT I O N S T É L É P H O N I Q U E

• Tous les messages diffusés à la télévision et dans la presse inviteront le public à composer un numéro de téléphone unique pour obtenir des informations complémentaires :

le 0 811 740 740

*

• Au bout du fil, un opérateur répondra aux personnes intéressées. Des artisans, a priori, mais aussi tous types de public, puisque campagne et service sont accessibles à tous.

• Les opérateurs répondront aux questions « simples » sur les trois principaux sujets de la campagne : le contrat de professionnalisation, le contrat d’apprentissage, le contrat nouvelles embauches. Les personnes qui auraient des interrogations plus complexes seront invitées à laisser leurs coordonnées téléphoniques pour qu’un conseiller puisse, le cas échéant, les rappeler.

• Ce service téléphonique sera lancé le 10 octobre, jour de la diffusion du premier spot TV. Il devrait perdurer trois mois. Progressivement, ensuite, les appels seront rebasculés vers les Chambres de métiers et de l’Artisanat et les organisations professionnelles de l’Artisanat.

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La prochaine campagne de l’Artisanat se concentre sur les mesures récentes prises par le gouvernement, visant à faciliter l’embauche dans les petites entreprises, et tout particulièrement dans les entreprises artisanales.

Trois contrats sur mesure pour embaucher dans l’Artisanat

■ Le nouveau contrat d’apprentissage

Chaque année, les entreprises artisanales accueillent 175 000 jeunes en apprentissage, soit plus de la moitié des apprentis en France. Grâce aux mesures en faveur de l’apprentissage promues par la loi de cohésion sociale et la loi PME, les entreprises artisanales devraient former de plus en plus de jeunes.

Les apprentis sont les premiers bénéficiaires de ces nouvelles mesures. Ils se verront désormais attribuer une carte nationale d’apprenti « étudiant des métiers », qui leur permettra d’accéder à des réductions tarifaires, comme les autres étudiants. Les nouvelles dispositions garantissent également le maintien de la rémunérationpour les apprentis qui enchaînent plusieurs contrats ; des exonérations d’impôtsur les revenus ; et la possibilité de suivre des formations complémentairesen dehors du temps de travail.

Les mêmes mesures simplifient la gestion des contrats d’apprentissage :la Chambre de métiers et de l’Artisanat, désormais en charge de l’enregistrement puis de la transmission des contrats, devient le seul interlocuteur du maître d’apprentissage.

L’employeur qui accueille un apprenti bénéficiera également de plusieurs avantages :crédit d’impôt, indemnité forfaitaire versée par la région, exonération des cotisations patronales et salariales.De nouvelles dispositions sont également mises en place pour prévenir les ruptures anticipées de contrats(entretien entre l’apprenti, le maître d’apprentissage et le formateur ; possibilité de recours à un « médiateur de l’apprentissage »…).

Enfin, si cela est indispensable à l’activité d’une entreprise, l’employeur pourra bénéficier de l’autorisation de faire travailler un apprenti mineur le dimanche ou les jours fériés.

La dernière série de mesures concernant l’apprentissage vise à renforcer la relation entre l’entreprise et le formateur :l’objectif est de mieux adapter les formations théoriques aux emplois proposés par les entreprises. Dans cette perspective, les enseignants des CFA seront invités à suivre des stages de sensibilisation en entreprises.

Le contrat nouvelles embauches (CNE)

Présenté dans le « Plan d’urgence pour l’emploi », l’objectif du CNE est d’offrir davantage de souplesse à l’employeur pour lui faciliter l’embaucheet en contrepartie d’accorder des droits nouveaux aux salariés.Le CNE, qui est une nouvelle catégorie du contrat à durée indéterminée, autorise en effet l’employeur à rompre ce nouveau contrat de travail sans motivation, dans les deux années qui suivent la date du recrutement.

Le CNE, c’est donc davantage de souplesse pour l’employeur,mais aussi plus de garanties pour le salarié.Tout d’abord, en cas de rupture du CNE, l’employeur doit respecter un préavis : deux semaines pour les six premiers mois, puis un mois ensuite. Le salarié reçoit également une indemnité représentant 8 % de sa rémunération brute depuis le début du contrat et bénéficie d’un accompagnement renforcé par le service public de l’emploi.

Enfin, l’employeur doit verser à l’ASSEDIC une contribution équivalente à 2 % de la rémunération, qui sera destinée à financer les mesures de retour à l’emploi.

les nouvelles mesures en faveur

de l’emploi dans l’Artisanat

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Le contrat de professionnalisation

Le contrat de professionnalisation est issu de la réforme de la formation professionnelle mise en œuvre en 2003 par l’ensemble des partenaires sociaux(1) et déclinée depuis par les différentes branches professionnelles. Entré en vigueur le 1eroctobre 2004, il remplace les anciens contrats de qualification, d’adaptation et d’orientation.

Ouvert aux jeunes de 16 à 25 ans et aux demandeurs d’emploi de 26 ans et plus,le contrat de professionnalisation permet d’accéder à une formation reconnue qui associe des périodes d’enseignement à l’exercice en entreprise d’une activitéen rapport avec la qualification visée.

Sa durée est comprise entre 6 et 12 mois ; elle peut être allongée à 24 mois, en fonction des des accords de branche professionnelle.

La rémunération des jeunes de moins de 25 ans est comprise entre 55 % et 80 % du SMIC.

Pour les demandeurs d’emploi de 26 ans et plus, la rémunération est au moins égale au SMIC.

Les entreprises bénéficient d’exonérations socialessi elles embauchent des jeunes de moins de 26 ans et des demandeurs d’emploi de plus de 45 ans. Pour la tranche 26-44 ans, les cotisations sociales de droit commun sont également allégées.

(1)MEDEF, CGPME, UPA, CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, CGT-FO

les nouvelles mesures en faveur

de l’emploi dans l’Artisanat

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Les autres mesures pour favoriser l’embauche et maintenir les emplois existants Le Plan d’urgence pour l’emploi comprend d’autres mesures pour favoriser l’embauche.

Les mesures d’accompagnement pour faciliter l’embauche

Pour favoriser l’embauche de jeunes, les seuils d’effectifsont été réaménagés. Désormais, une entreprise artisanale peut embaucher un jeune de moins de 26 ans sans qu’il soit décompté dans l’effectif de l’entreprise. Pour certaines entreprises, cela permet d’embaucher sans entraîner un dépassement de seuils avec de nouvelles obligations sociales et des prélèvements supplémentaires.

Pour promouvoir l’Artisanat auprès des jeunes, un crédit d’impôta été prévu. Il bénéficiera aux jeunes de moins de 26 ans recrutés dans certains métiers de l’Artisanat : ouvriers du gros œuvre du bâtiment, techniciens du bâtiment et des travaux publics, bouchers, charcutiers, boulangers…

Les nouvelles mesures concernent aussi le contrat « jeune en entreprise »pour l’embauche de jeunes de moins de 26 ans, titulaires d’un CAP, d’un BEP, ou sans qualification.

D’autres contrats, destinés aux personnes en difficulté, ont également été simplifiés. C’est le cas du Contrat Initiative-Emploi (CIE), et du « Contrat d’Insertion - Revenu Minimum d’Activité » (CI-RMA) visant les personnes allocataires du RMI.

En outre, les lois « initiative économique » et PME, en introduisant les dispositions nécessaires à la transmission des entreprises, favorisent la pérennité des emplois existants.

Favoriser la transmission des entreprises pour pérenniser les emplois existants

La Loi PME comprend un certain nombre de mesures visant à favoriser le développement et la transmission des entreprises. Dans l’Artisanat, la transmission des entreprises constitue un enjeu économique majeur. Et un défi à relever, puisqu’il va concerner, dans les 10 années à venir, plus de 300 000 entreprises et plus d’un million d’emplois.

Pour favoriser le rachat d’une entreprise, il est possible de mobiliser l’« épargne de proximité » : déblocage des plans d’épargne, réductions d’impôt pour investissement…

Dans certaines conditions, la réduction, voire l’exonération des droits de mutation dans le cadre d’une transmission de nature familiale ou d’une donation à des salariés, est envisageable.

Par contre, les dispositions concernant l’allégement de la taxation des plus-values profession- nelles sont encore à venir.

Enfin, pour faciliter le passage de relais,la « convention de tutorat »permettra à l’artisan qui part à la retraite de travailler dans l’entreprise pour former le repreneur, tout en percevant sa pension au taux plein.

les nouvelles mesures en faveur

de l’emploi dans l’Artisanat

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L’Artisanat : 25 % des créations d’emploi en France

L’Artisanat regroupe 880 000 entreprises et 3 millions d’actifs (2,4 millions de salariés), répartis entre quatre grands secteurs d’activité : l’Alimentation, le Bâtiment, la Production et les Services.

Sur la période 2000 - 2005, l’Artisanat a embauché 300 000 personnes. Ce qui représente 25 % de la création totale d’emplois en France sur cette période. Certains secteurs embauchent plus que d’autres…

L’Artisanat de l’Alimentation : recherche bouchers, boulangers …

L’Artisanat de l’Alimentation regroupe 340 000 salariés répartis dans 101 000 entreprises et une grande variété de métiers : boucher, boulanger, charcutier-traiteur, chocolatier-confiseur, crêpier, glacier, pâtissier, poissonnier, tripier… L’Artisanat de l’Alimentation est un des secteurs où le nombre moyen de salariés par entreprise est le plus élevé : 3,4 salariés par établissement, contre 2,7 en moyenne dans l’Artisanat.

Depuis plusieurs années, le nombre d’entreprises artisanales de l’Alimentation et de salariés est en diminution. Cette tendance s’explique par la baisse relative du nombre d’entreprises créées (3 900 créations en 2004 contre 4 500 en 2003), et par la disparition d’entreprises existantes, notamment dans les secteurs « viandes et poisson ». La transmission des entreprises de l’Alimentation, qui représente déjà plus de 30 % des reprises d’entreprises dans l’Artisanat, est un véritable enjeu pour l’avenir.

En outre, certaines entreprises en bonne santé peinent actuellement à recruter, faute de main d’œuvre qualifiée disponible. Cela est particulièrement sensible dans des métiers comme la boucherie, la boulangerie-pâtisserie… Dans la boucherie artisanale par exemple, on évalue à 6 000 le nombre de postes actuellement à pourvoir.

2000 2001 2002 2003 2004 2005

1997 1998 1999

Evolution du nombre d’emplois salariés

dans les entreprises artisanales au 1er janvier

1 869 014

1 931 169

2 000 274

2 055 889 2 173 908

2 310 656

2 347 227 2 364 266 2 358 097

Source : RSA

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L’Artisanat : 25 % des créations d’emploi en France

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L’Artisanat du Bâtiment : 20 000 emplois créés en 2 ans

Le Bâtiment est le secteur le plus important de l’Artisanat, avec plus de 350 000 entreprises, 783 000 salariés et un chiffre d’affaires de 60 milliards d’euros. 98 % des entreprises du BTP sont des entreprises artisanales, réparties entre plusieurs grandes familles de métiers : la maçonnerie, la couverture, la plomberie, le chauffage, la menuiserie, la serrurerie, l’électricité, le terrassement…

Les entreprises artisanales du bâtiment sont généralement de petites structures : elles emploient, en moyenne, 2,25 salariés. La maçonnerie regroupe aujourd’hui 10 % des entreprises artisanales du bâtiment et 30 % des salariés.

De nombreuses entreprises sont créées dans ce secteur : 40 000 en 2004. La transmission des entreprises existantes constitue également un enjeu déterminant pour l’avenir : 15 % des patrons artisans du bâtiment ont plus de 50 ans ; dans les 15 ans à venir, ce sont 25 000 entreprises (employant plus de 50 000 personnes) qui devront trouver un repreneur.Vivier d’opportunités pour les futurs entrepreneurs, le bâtiment artisanal est aussi un réservoir d’emplois pour les jeunes. Depuis deux ans, le secteur en a créé près de 20 000.

Dans de nombreux métiers, l’offre d’emploi excède la demande. Les artisans du bâtiment rencontrent même d’importantes difficultés pour recruter. Selon la Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB), en 2004, plus de 10 % des entreprises artisanales du bâtiment ont cherché à embaucher sans y parvenir, faute de main d’œuvre qualifiée disponible.

Cette pénurie de professionnels formés est particulièrement sensible dans certains métiers, comme la maçonnerie : 25 000 postes y seraient actuellement à pourvoir.

L’Artisanat de la Production : les nouvelles technologies créent des emplois Le secteur de la Production regroupe 149 000 entreprises artisanales et 570 000 salariés, répartis entre 4 grandes familles de métiers : le travail des métaux, le textile, le bois et l’ameublement, les autres fabrications (matériaux de construction, papier imprimerie, reproduction, arts graphiques…). Ce secteur est celui dans lequel le nombre de salariés par entreprise est le plus élevé : près de 4 en moyenne.

En 2004, 9 000 nouvelles entreprises y ont été créées et 1 200 entreprises existantes y ont été reprises. Ces chiffres sont inférieurs à ceux de 2003, et s’inscrivent dans un reflux du nombre d’entreprises et du nombre d’emplois. Avec 236 000 salariés répartis dans 45 000 entreprises, le secteur des métaux reste ici le premier pourvoyeur d’emplois. Mais, à l’image de nombreux métiers de la Production, des emplois y ont été supprimés, tandis que des entreprises en bonne santé éprouvent des difficultés à recruter.

En revanche, certains métiers se révèlent particulièrement attractifs auprès des jeunes : la dorure, les métiers de l’encadrement, la tapisserie-garniture, entre autres, attirent les jeunes filles. L’ébénisterie demeure largement « masculin » et crée aussi de nombreux emplois : plus de 2 000 en 2003.

Le secteur de la Production se transforme, à travers l’utilisation croissante des nouvelles technologies et de nouveaux matériaux. Certains métiers, qui illustrent cette évolution, sont, eux, créateurs d’emplois : graphistes, prothésistes dentaires, prototypistes, etc.

DES MÉTIERS QUI RECRUTENT

Boucher, boulanger, pâtisssier,

poissonnier…

Maçon, menuisier, charpentier, serrurier, couvreur,

plombier…

Doreur, encadreur, tâpissier, ébéniste, céramiste,

graphiste, prothésiste dentaire…

Coiffeur, esthéticienne, teinturier, mécanicien, réparateur automobile,

taxi, ambulancier…

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L’Artisanat : 25 % des créations d’emploi en France

L’Artisanat des Services : 25 000 nouvelles entreprises créées en 2004 L’Artisanat des Services compte 278 000 entreprises et 665 000 salariés. Il regroupe une grande variété de métiers, que l’on répartit communément entre quatre familles principales : le transport (taxi, déménagement, ambulance…) ; la réparation (automobile, moto, cycles, mécanique agricole, électricité, ameublement, électronique, électro-ménager, cordonnerie, bijouterie-horlogerie…) ; la blanchisserie, la teinturerie et les soins à la personne (coiffure, esthétique, pressing…) ; les autres services (photographe, fleuriste…).

L’Artisanat des Services est, de loin, le secteur le plus féminisé : 53 % des salariés, et plus de 41 % des chefs d’entreprise individuelle, sont des femmes. Le secteur se révèle aussi particulièrement dynamique en matière de création et reprise d’entreprises. En 2004, 25 000 nouvelles entreprises artisanales ont été créées dans le secteur, soit 40 % de plus qu’en 2003 ! La même année, 7 500 entreprises artisanales de Services ont été reprises. Soit près de la moitié du nombre total enregistré dans l’ensemble de l’Artisanat.

La vitalité des Services se matérialise également dans les créations d’emploi. En 2004, 15 000 emplois ont été créés dans l’Artisanat des Services. Et, selon le recensement des besoins de recrutement établi par l’ASSEDIC, plus de 60 % des projets de recrutement en 2005 concernent les Services. Ce sont les services à la personne qui concentrent le plus de projets d’embauche.

Ce secteur, qui regroupe déjà un tiers des salariés des Services, attire de plus en plus de jeunes.

Ainsi la coiffure, deuxième activité de l’Artisanat avec 60 000 entreprises et 117 000 salariés, a créé plus de 10 000 nouveaux postes en cinq ans.

D’autres métiers des Services sont d’importants réservoirs d’embauche, en particulier dans les secteurs de la réparation automobile ou des transports.

40 %

Services

Production

Alimentation

Bâtiment

Répartition des entreprises artisanales par secteurs d’activité

31 %

17 % 12 %

34 %

Services

Production

Alimentation

Bâtiment

Répartition des salariés de l'Artisanat par secteurs d’activité

28 %

14 % 24 %

Sources :

APCM/INSEE : Répertoire SIRENE des entreprises artisanales (RSA) UNEDIC - CRÉDOC : Enquête BMP-2005

DCASPL : Les chiffres-clés de l’Artisanat (2004) CAPEB : L’emploi dans l’Artisanat du bâtiment (2005)

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Depuis 1999, le Fonds National de Promotion et de Communication et de l’Artisanat fait réaliser tous les deux ans un Baromètre, « Le regard des Français sur l’Artisanat ». Les résultats du dernier, réalisé par l’Institut Louis-Harris montrent que les Français, malgré un climat économique morose, estiment que l’Artisanat joue un rôle très important dans le maintien de l’économie régionale, voire locale, dans l’amélioration de la qualité de vie en France, l’image des produits français à l’étranger et l’animation des zones urbaines.

Au-delà de ce constat, la grande majorité des Français, attribue au secteur artisanal des pouvoirs que lui envient les plus grands entrepreneurs : créations d’entreprises, d’activités, d’emplois, formation professionnelle, indépendance, maîtrise des nouvelles technologies et, pour couronner le tout, une excellente image, tant auprès du grand public que des jeunes susceptibles de s’engager dans la vie professionnelle.

Des atouts très appréciés des Français

Une image toujours plus positive

Pour 75 % des Français, l’Artisanat a évolué plutôt en bien ces dernières années !

Les traits d’image associés au secteur sont homogènes chez les jeunes (15-24 ans) et le grand-public.

L’Artisanat est un secteur :

- auquel on est très attaché (83 % pour le grand public et 82 % pour les jeunes) - adapté aux besoins des consommateurs (75 % pour le grand-public et 84 % pour les

jeunes)

- créateur d’emplois (71 % pour le grand-public et 79 % pour les jeunes) - innovant (71 % pour le grand-public et 65 % pour les jeunes

Un rôle primordial dans l’économie

L’Artisanat est perçu comme un secteur très important dans l’équilibre économique du pays. Pour une très large majorité de Français, il joue un rôle dans :

- le maintien d’une économie régionale et locale (67 % très important) - l’amélioration de la qualité de vie en France (56 % très important) - l’animation des zones urbaines (46 %).

Le statut d’un grand pourvoyeur d’emplois

C’est une opinion que partagent 71 % des Français. Cette assertion repose sur au moins deux constats :

- « Les jeunes formés à un métier de l’Artisanat obtiennent plus facilement que les autres un emploi » (77 % du grand public interrogé).

- « L’Artisanat est une chance pour un jeune qui veut entreprendre » (90 % du grand public interrogé)

S’il est plus facile de trouver son emploi dans l’Artisanat qu’ailleurs, et si l’image des artisans s’améliore constamment, rien d’étonnant à ce que les Français conseillent aux jeunes de s’or ienter vers l’un des 250 métiers du secteur.

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L’Artisanat plébiscité par les Français

Grand public Rappel Rappel Rappel

en % 1999 2001 2003 2005

Oui 67 72 72 82

Non 32 26 26 17

Ne se prononce pas 1 2 2 1

100 100 100 100

Vous personnellement, conseilleriez-vous à l’un de vos enfants ou à un proche de devenir artisan ?

Sources : LOUIS-HARRIS (pour le FNPCA), juillet 2005

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L’Artisanat plébiscité par les Français

La part des jeunes intéressés par l’Artisanat varie peu d’année en année (54 % en 2005, 50 % en 2003, 55 % en 2001). En revanche, ils sont plus nombreux (+ 9 % par rapport au Baromètre de 2003) à déclarer être mieux informés sur les filières de formation.

Quant aux motivations qui les poussent aujourd’hui à s’engager dans ce secteur, elles sont d’ordre économique, voire « philosophique » : ils sont en effet plus nombreux en 2005 qu’en 2003 à vouloir créer leur propre entreprise (+ 6 %) et à rechercher leur indépendance (+ 5 %).

L’Artisanat modernisé aux yeux des 15-24 ans!

L’Artisanat joue un rôle prépondérant dans la formation des jeunes Sur certains traits, la perception du secteur sur l’opinion publique évolue, notamment chez les jeunes. La reconnaissance du rôle joué par l’Artisanat dans la formation professionnelle augmente ainsi de 17 points par rapport à 2003, et passe même de 56 % en 2001 à 61 % en 2003 et à 78 % en 2005 (soit + 22 points).

L’apprentissage doit être mieux valorisé

98 % des jeunes interrogés en 2005 le disent (95 % en 2003). Ils jugent qu’il prépare bien à la vie professionnelle (95 % contre 93 % en 2003). Et ils sont 72 % à juger que l’apprentissage n’est pas réservé aux élèves en échec scolaire.

■ L’Artisanat est créateur d’emplois

La perception du secteur en tant que « créateur d’emplois » a fortement évolué depuis 2003, particulièrement auprès du public « jeunes » : 79 % des 15-24 ans lui attribuent ce qualificatif, contre 68 % en 2003 (+ 11 %). Et ils sont 71 % à estimer qu’un jeune « formé à un métier de l’Artisanat trouve facilement un emploi ».

■ L’Artisanat est une chance pour ceux qui veulent entreprendre

Les jeunes sont aussi de plus en plus nombreux à voir l’Artisanat comme un secteur dans lequel « il est facile d’innover », avec 66 % d’opinions allant dans ce sens (+ 13 points par rapport à 2003). Ils considèrent enfin, à 89 %, que ce secteur « représente une chance pour un jeune qui souhaite entreprendre » (+ 6 points par rapport à 2003).

Les artisans mieux connus des jeunes

Pour les jeunes Français interrogés, les artisans sont sans aucun doute travailleurs et compétents, créateurs, libres et innovants. 50 % d’entre eux pensent que les artisans gagnent bien leur vie (ils n’étaient que 32 % en 2001) et 48 % estiment qu’ils rémunèrent bien leurs salariés, soit 6 % de plus qu’en 2003…

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10 Pour chacun des termes suivants,

dites-moi si, selon vous, il s’applique plutôt bien ou plutôt mal aux artisans, d’après l’idée que vous vous en faites ?

L’Artisanat plébiscité par les Français

Grand public Rappel Rappel

en % 2001 2003 2005

Travailleurs 98 99 97

Dépositaires d’un savoir-faire 95 96 96

Compétents 98 96 95

Amoureux du travail bien fait 95 95 95

Accueillants 92 94 94

Fidèles à des traditions 93 89 90

Créateurs 85 83 86

Libres et indépendants 78 81 82

Innovants - - 70

Exerçant des métiers pénibles 64 66 66

Disponibles 70 72 65

Qui gagnent bien leur vie 32 37 50

Qui rémunèrent bien leurs salariés 38 42 48

Sources : LOUIS-HARRIS (pour le FNPCA), juillet 2005

SAPPLIQUE PLUTÔT BIEN

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L’Artisanat est un acteur déterminant de l’économie française. Avec 250 métiers qui intègrent les évolutions les plus marquantes en matière de nouvelles technologies, l’Artisanat représente aussi, et surtout, un secteur d’avenir.

L’Artisanat, c’est 880 000 entreprises et 10 % du PIB Au 1erjanvier 2005, on comptait 880 000 entreprises artisanales.

Soit 60 000 de plus qu’en 1998. Le chiffre d’affaires total des entreprises artisanales représente 180 milliards d’euros(1). Soit plus de 10 % du Produit Intérieur Brut (PIB) de la France.

Un vivier entrepreneurial dynamique

En 2004, 98 000 entrepr ises artisanales nouvelles ont été immatriculées. Dont 17 000 entreprises existantes qui ont été reprises, soit 15 % de plus qu’en 2003(2). Mais c’est toujours 15 000 entreprises artisanales viables qui chaque année risquent de disparaître, faute de repreneur.

Un Français sur 10 travaille dans l’Artisanat

La Première entreprise de France occupe 3 millions d’actifs (2,4 millions de salariés). Et crée sans cesse de nouveaux emplois : environ 300 000 sur la période 2000-2005(2).

Il y a trente ans, une majorité des entreprises artisanales n’employait pas de salariés, hormis les apprentis.Aujourd’hui, les entreprises artisanales ont beaucoup évolué : 38 % ont adopté le statut de SARL(1), contre 5 % en 1980 ; et 60 % d’entre elles emploient 1 ou plusieurs salariés.

La vitalité de l’emploi dans l’Artisanat se manifeste dès la création d’entreprise : 32 % des nouvelles entreprises artisanales embauchent dès le démarrage de l’activité, contre 23 % dans les autres secteurs de l’économie(3).

L’Artisanat favorise aussi la réinsertion professionnelle des demandeurs d’emplois : 40 % des créateurs d’entreprises artisanales sont d’anciens chômeurs(3).

L’Artisanat, acteur décisif d’un développement local harmonieux

Selon 93 % des Français, l’Artisanat occupe une place déterminante dans le développement de l’économie régionale et locale(4). Ses entreprises sont en effet réparties dans l’Hexagone de façon homogène selon les zones d’habitat et de peuplement : 31 % dans les communes rurales, 41 % dans les villes de moins de 200 000 habitants, 28 % dans les villes de plus de 200 000 habitants.

Dans les zones urbaines, ces entreprises jouent un rôle décisif dans l’animation des centre- villes et permettent le maintien, en périphérie, d’un indispensable tissu économique de proximité indispensable.

L’Artisanat revitalise les bourgs et les villages : solidement implantées dans les zones rurales, ses entreprises emploient 10 fois plus de salariés que les exploitations agricoles.

Dans les départements d’Outre-Mer, enfin, les 33 000 entreprises artisanales constituent

L’Artisanat :

un secteur économique d’avenir

Nombre d’entreprises artisanales au 1er janvier

818 864 1998

819 692 1999

824 481 2000

835 153 2001

843 636 2002

846 320 2003

859 076 2004

879 037 2005

Sources :

(1)DCASPL, « Les chiffres-clés de l’Artisanat » (2004)

(2)RSA 1/1/2005

(3)APCE : « Profil des chefs d’entreprises et des entreprises créées ou reprises » (2000)

(4)LOUIS HARRIS (pour le FNPCA) :

« Le regard des Français sur l’Artisanat » (2005)

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Contacts utiles

Assemblée Permanente des Chambres de métiers et de l’Artisanat

(APCMA)

12, avenue Marceau 75008 - Paris Tél : 01 44 43 10 00 www.apcm.com et aussi 0 825 36 36 36

(numéro unique permettant d’accéder directement à la Chambre de métiers et de l’Artisanat de votre département 0,15€TTC/mn)

Ministère des P.M.E,

du Commerce, de l’Artisanat et des Professions libérales

•Direction du Commerce, de l’Artisanat, des Services et des Professions Libérales (DCASPL)

3/5, rue Barbet-de-Jouy 75007 - Paris

Tél : 01 43 19 24 24 www.pme.gouv.fr

•Et aussi :

www.formations-pour-tous.com www.anpe.fr

www.travail.gouv.fr

Union Professionnelle Artisanale

(UPA) 53, rue Ampère 75017 - Paris Tél : 01 47 63 31 31

www.upa.fr

Métiers de l’Alimentation

•Confédération Générale de l’Alimentation de Détail (CGAD)

15, rue de Rome 75008 - Paris Tél : 01 44 90 88 44 www.cgad.fr

Métiers de la Production et des Services

•Confédération Nationale de l’Artisanat des Métiers et des Services

(CNAMS) 8, Impasse Daunay 75011 - Paris Tél : 01 44 93 20 44 www.cnams.fr

Métiers du Bâtiment

•Confédération de l’Artisanat

et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB)

2, rue Béranger 75003 - Paris Tél : 01 53 60 50 00 www.capeb.fr

Tout sur les métiers de l’Artisanat : www.artisanat.info

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Références

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