Christian Dumontier
SOS Mains saint Antoine
Fracture du scaphoïde
Pouvez vous répondre à ces 10 questions ?
Merci à Roure, Herbert
10 Questions
Fréquence
Signes cliniques
Les radios à prescrire Classification
Indications
Le traitement orthopédique
Durée d’immobilisation Le traitement chirurgical Critères de
consolidation et suivi Le taux de succès
Fréquence ?
Entre 8 et 40 cas / 100,000 habitants 80% d’hommes
Age moyen 25 ans
2% de toutes les fractures, 11% des fractures de la main et 60% des fractures du carpe
Les signes cliniques ?
Ni sensibles, ni spécifiques +++
Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas examiner les patients
On recherche des signes de fracture
Les signes cliniques ?
Hémarthrose (tabatière anatomique) Douleur à la mobilisation du foyer
Traction- pulsion du pouce
Douleur à la pronation contrariée de l’avant-bras
Quelles radiographies ?
Les radiographies F + P du poignet sont insufffisantes pour le diagnostic
A cause de la conformation spatiale du scaphoïde, le trait n’est pas enfilé par le rayon dans les fractures peu déplacées
Pour améliorer la sensibilité
Orienter le rayon perpendiculaire au grand axe du scaphoïde (Schnek 1 & 2)
Pour augmenter la sensibilité
Tirer sur la pouce en inclinaison ulnaire pour ouvrir le trait de fracture (radiographies en
stress)
Pour augmenter la sensibilité
Orienter le rayon perpendiculaire au grand axe Tirer sur le pouce en inclinaison ulnaire
Immobiliser le patient dans un plâtre (pas une attelle) et refaire des clichés, hors-plâtre, 2
semaines plus tard (profiter de la résorption osseuse)
On estime qu’avec les techniques décrites, 2 à 5%
des fractures passent encore inaperçues
Quelles techniques sophistiquées et quand les utiliser ?
Les radiographies suffisent
t’elles ?
Scintigraphie: sensible, peu spécifique
Echographie: peu utilisée, trop opérateur-dépendant
Scanner: Spécifique, sensibilité parfois en défaut
IRM: le plus sensible et le plus spécifique
Les autres techniques
Fracture du
scaphoïde à
scanner normal
Descriptive
Déplacée / non déplacée
Localisation (proximal vs distal) Orientation (Horizontal vs vertical) Fonctionnelle
Fractures Stable vs instable (Herbert)
Classifications
Russe, 1960 Direction du trait
Horizontal oblique horizontal Vertical oblique
McLaughlin Non-déplaceéIncomplète Déplacée
Schernberg Localisation du trait
Herbert InstableStable ComminutionSiège Lésions associées
Compson Analyse 3D des types de
fracture
FRACTURES STABLES
Occultes Incomplètes Complètes non
déplacées
4 mois
FRACTURES INSTABLES
Complète déplacée
Comminutive
luxation Associée
Fracture “banale” peu ou pas
déplacée
Associe pronation et flexion du fragment distal.
Il traduit l’existence de lésions ligamentaires associées
Le déplacement
Pour toutes les fractures déplacées !
Déplacement = pronation et flexion du fragment distal
Déplacement = lésions (ligamentaires) associées
Le traitement doit être
chirurgical
Dans les fractures du pôle proximal Peu de contention dans un plâtre Taux élevé de pseudarthrose
Le traitement doit être
chirurgical
Dans les lésions associées Luxations péri-lunaires
Fracture associée Radius + scaphoide ...
Le traitement doit être
chirurgical
Dans les fractures très distales (type VI a, b and c de la classification de Schernberg)
Dans les fractures incomplètes
Le traitement doit être
orthopédique
Dans les fractures non déplacées
Certains patients n’accepteront pas un plâtre Cadres, sportifs
Vous (?)
Moi (sûrement)...
Le traitement peut être
orthopédique ou chirurgical
Quel traitement orthopédique ?
NON !
Faut-il prendre le coude ?
NON !
Faut-il prendre le pouce ?
Plâtre ou résine
Changée tous les mois avec un contrôle radio HORS PLATRE
Traitement orthopédique
Poignet immobilisé en position neutre Manchette coude libre
Ne prenant pas le pouce !
TTT orthopédique
Böhler
Fractures distales 8-10 S Fractures du col 10-12 S Fractures pôle proximal 12-23 S !!
Combien de temps ?
Assez empirique
Les fractures du col sont immobilisées 3 mois (en France), 2 mois (Anglo-saxons)
Combien de temps ?
9 semaines
Combien de temps ?
- Disparition du trait de fracture sur plusieurs incidences
- Ligne de sclérose à la place de la fracture - Pénétration des travées osseuses sur le
scanner
- IRM: signal identique en T1 & T2 - Absence de douleurs
Critères de consolidation ?
Il est impossible d’apprécier la consolidation sur des clichés standards
Soit vous faites des contrôles successifs à 6 et 12 mois
Soit vous faites un scanner ou une IRM
4 mois
consolidée ?
Très variable dans la littérature
Le taux de succès diminue avec le recul des séries Le taux de pseudarthrose est estimé autour de 10%
après traitement orthopédique d’une fracture non déplacée (40-50% si fracture déplacée)
Taux de succès ?
Vis >> broches
Vis cannulées > non-cannulées Per-cutané > ciel ouvert
Immobilisation associée n’est pas indispensable
Quel traitement chirurgical ?
Abord dorsal
Abord dorsal
Abord palmaire
Maudsley et Chen 1972!! 86 % Filan et Herbert 1996
" 16 - distale oblique"" 90 %
" 49 - Col"" " " 88 %
" 17 - pôle proximal" " 85 %
Taux de succès (vis)
Variable également dans la littérature
Une étude prospective, randomisée, a permis de conclure que les deux traitements étaient également efficaces
Chirurgie à ciel ouvert
Mieux avec la chirurgie per-cutanée ?
Taux de succès ?
Vissage per-cutané
1 an post-op
Limite l’aggravation des lésions vasculaires Evite les lésions des ligaments carpiens
La fixation dorsale des fractures polaires proximales est plus solide
De façon générale, la protection des parties molles favorise la consolidation et permet une récupération fonctionnelle plus précoce
Avantages du per-cutané
- WOZASEK et MOSER (1991) 89 % n:130 - 30% stable 70% instable
!
- INOUE et SHIONOYA (1977) 100 % n:40
!
- BOND CD, SHIN AY et al (2001) 100% n:11 temps consolidation 7 S n:14 (plâtre) temps consolidation!12 S
-SLADE JF, GRAUER JN (2001) 100% n:27
Taux de consolidation du traitement per-cutané
Ce qui influence directement les résultats:
! Le retard diagnostic et au traitement
! Instabilité, lésions ligamentaires associées, interposition des parties molles
! Importance des lésions vasculaires et du potentiel de revascularisation
! Qualité du traitement, les critères de consolidation, le recul
FRACTURES du SCAPHOIDE
CURRENT CONCEPTS - CONTROVERSES
Les décisions sont basées sur:
! La stabilité
! Les possibilités et la facilité de réduction
! Les lésions ligamentaires associées
! Les besoins du patient
! Les possibilités techniques du chirurgien
L’arrivée des techniques percutanées a manifestement fait glisser les indications orthopédiques vers le traitement chirurgical FRACTURES du SCAPHOIDE
CURRENT CONCEPTS - CONTROVERSES
FAUT IL OPERER LES FRACTURES NON DEPLACEES?
• POUR:
consolidation meilleure et + rapide
(Dias 2004: 84% / 65% à 2 mois)
Diminue ou supprime durée immobilisation
Retour + rapide au travail Retour + rapide aux
activités sportives Coût finalement – important
(Papaloizos 2004: 4940# / 8710#)
• CONTRE:
Matériel nécessaire: ampli Maîtrise de la technique:
courbe d’apprentissage Complications possibles:
materiel, algodystrophie, fracture, raideur, névrome,
…
Patient coopératif?