C AHIERS DE
TOPOLOGIE ET GÉOMÉTRIE DIFFÉRENTIELLE CATÉGORIQUES
A RMANDO M ACHADO Quasi-variétés complexes
Cahiers de topologie et géométrie différentielle catégoriques, tome 11, n
o3 (1969), p. 229-279
<http://www.numdam.org/item?id=CTGDC_1969__11_3_229_0>
© Andrée C. Ehresmann et les auteurs, 1969, tous droits réservés.
L’accès aux archives de la revue « Cahiers de topologie et géométrie différentielle catégoriques » implique l’accord avec les conditions générales d’utilisation (http://www.numdam.org/conditions). Toute utilisation commerciale ou impression systématique est constitutive d’une infraction pénale. Toute copie ou impression de ce fichier doit contenir la présente mention de copyright.
Article numérisé dans le cadre du programme
QUASI-VARIETES COMPLEXES par Armando MACHADO
CAHIERS DE TOPOLOGIE ET GEOMETRIE DIFFERENTIELLE
Vol. XI,3
TABLE DES MATIERES
Pages
INTRODUCTION... 1
1. Les
espacesquasi-topologiques.
1.1. Définitions
etpropriétés générales.
Structuresinitiales
etfinales.
La
quasi-topologie
de la convergence locale... 3 1. 2. Le recollementd’espaces quasi- topologiques.
Lesapplications
quasi-ouvertes...
82 . La quasi-topologie 7TV
surC
X Vassociie
àla variété analytique
complexe
V .2.1. Les
quasi-topologies TT n
surC
xCn ...
12 2.2.Rapport
desquasi- topologies n
avec lesfonctions holomorphes
d’un ouvert
U m de Cm
dansCn .... ...
172.3.
Les quasi-topologies 7T v
212. 4.
Le produit de variétés...
27... 30
2. 6. Les variétésquotients... 32 3. Les quasi-variitis analytiques complexes.
3. 1.
Quasi- varietes. Applications quasi- holomorphes ...
353.2. Les
quasi- varietes initiales et finales... 37
3.3. La structure
canonique
dequasi-variete
surl’espace Hom((V’,7T’), (V ,TT))
desapplications quasi-holomorphes de (V ,TT)
dans(V’,TT’). 39
3.4.
Propriétés de compatibilité du foncteur
inclusionl : O) -> 30... 44 3.5.
Laquasi- topologie
d’unequasi-variété.
Lerecollement
dequasi -
varijtjs ... 44 BIBLIOGRAPHIE...
49
(*) Boursier
de 1’Instituto de Alta CulturaJe
remercieMonsieur Charles Chresmann
pourl’in-
térêtqu’il
m’aporté pendant l’élakaration
4e. cetravail.
Je
suiségalement
reconnaissant àMadame Andrée Bastiani qui
aeu le
manuscrit de cetarticle
et m’apré-
senté
plusieurs critiques
etsuggestion très importantes
Introduction.
L’objectif
de ce travail est de montrer comment on peut associer àchaque
variétéanalytique complexe
V unequasi-topologie TTV
sur l’en-semble
C
X V(où C
est le corps descomplexes),
et cela d’unefaçon qui
la caractérise
parfaitement.
Les notions de
quasi-topologie
etapplication quasi-continue, géné-
ralisant celles de
topologie
etapplication continue,
ont été introduites dans[1]
et[2] (*)et, depuis lors,
ont étéemployées
dans différentes branches commel’Analyse Fonctionnelle ([3],[4],[5], [6], [7]),
laGéométrie Différentielle
([7], [8])
et la Théorie de la Différentiation([7],[9][10]).
Le travail
est
divisé en troisparties.
Lapremière
concerne lathéorie des espaces
quasi-topologiques,
où on yprésente
d’une part(1.1)
un
rappel
des définitions et des énoncés dequelques
résultatstels qu’ils
se trouvent dans les articles
cités,
et d’autre part(1.2 ) ,
on démontre cer- tains théorèmesqui
nous sont utiles dans la suite. Dans ladeuxième partie
on
construit,
pourchaque
variétéanalytique complexe
V, unequasi-topo-
logie TTV
surC
X V, ayant lapropriété qu’une application f : V -->
V’ estholomorphe si,
et seulementsi, l’application f = 1 C X f : C
X V -->C
X V ’est
quasi-continue
pour lesquasi-topologies TTV et TTV’.
Pourcela,
oncommence dans le cas où V et V’ sont des ouverts
d’espaces numériques en
et delà
onprocède
par recollement. On étudie encore comment varient lesquasi-topologies TTV quand
onprend
desproduits
devariétés,
des sous-variétés et des variétés
quotients.
Apartir
des résultats de cettedeuxième
(*)
Les numéros entre crochets renvoient à la bibliographie à la fin.partie
on est amené à considérer unecatégorie 20 (avec
un foncteurd’oubli
p 20
vers lacatégorie éns
desensembles(*))
dont lesobjets
sontles
couples (V, TT),
où V est un ensemble et 7T unequasi-topologie sur
C
X V(avec
un certain nombre deconditions),
et lesmorphismes
de(V,TT)
vers(V’, TT’)
sont ceuxqui
sont définis par lesapplications f :
V --> V’ telles quel’application f = 1 C X f : C X V -> C X V’
soitquasi-
continue pour 7T et 7T’ . Les
objets
de cettecatégorie
sontappelés quasi-
variétés
analytiques complexes
et les résultats de la deuxièmepartie
permettent d’identifier la
catégorie 1
des variétésanalytiques complexes
à une
sous-catégorie pleine de 20.
Lacatégorie 20
estbeaucoup plus régulière que 1 ;
elle admet des structures initiales et finales arbitraires(donc
enparticulier
des structuresquotients,
des sous-structures ainsi quetous les types de limites inductives et
projectives)
et l’on voit que lesproduits
de variétés sont desproduits dans 20,
les sous-variétés dessous-structures dans
p 20
et les variétésquotient (par submersion)
desstructures
quotient
dansp 20.
On vérifie encore lapropriété (qui
estvalable aussi pour la
catégorie 1Îl 5
des espacesquasi-topologiques)
que, étant données lesquasi-variétés
V etV’ ,
il existe sur l’ensembleHom 20 (V’, V )
desapplications quasi-holomorphes
de V dansV’ ,
unebonne structure de
quasi-variété,
le sens du mot «bonne» étant lié à unecertaine
propriété
de type universel(propriété
formalisée pour des casgénéraux dans [11]).
C’est l’étude de cettecatégorie 20 qui
constituela troisième
partie
de ce travail.En ce
qui
concerne les notions de théorie descatégories,
on serapporte normalement au livre
[ 2 ]
bien que, enparticularisant toujours
autant que
possible
pour notre cas concret les notionsgénérales,
on cher-che à faciliter la
compréhension
du texte pour le lecteurqui
n’est pas habitué à ces notions.Seuls les faits les
plus
élémentaires de la théorie des fonctionsanalytiques
deplusieurs
variablescomplexes
nous seront nécessaires etils peuvent être trouvés par
exemple
dans[ 13 ] .
(*)
On nommera souvent une catégorie par le nom de ses objets, dès qu’il n’y a pas de con-fusion sur les morphismes qu’on considère.
1 .
Les
espacesquasi-topologiques.
1.1.
Dé finitions
etpropriétés générales.
Structures initiales etfinales.
Laquasi-topologie
de la convergence locale.1.1.1. Etant donné un ensemble E, on
appelle
filtre sur E une classe nonvide F de
parties
de E telle queOn n’exclut pas le cas où F est la classe de toutes les
parties
de E(ce qui
estéquivalent à cP E F )
et F est alorsappelé
filtreimpropre.
Tous lesautres filtres sont
appelés
propres. Une classe F’ departies
de E estdite base du filtre F si
Une classe F’ de
parties
de E est base d’un filtresi,
et seulementsi,
elle est non vide etSi x
E E ,
onreprésente
parx 8
le filtre de toutes lesparties
de E que contiennent x, c’ est-à-dire celuiqui
admet pour base{{x}}.
Si F et Gsont des filtres sur
E ,
F n G est encore un filtre surE , lequel
admetpour base la classe des A U B avec A E F, B e
G (*).
1.1.2. Etant donnés une
application f :
E - E’ et un filtre F sur E, onreprésente
parf (F)
le filtre sur E’qui
admet pour base lesf (A),
A E F .Si F est un filtre sur E et
E’ Ç E ,
onreprésente
parF / E’
lefiltre qui
admet pour base l’ensemble des A n
E’ ,
A E F . Si E’E F ,
alorsF / E’
est aussi la classe des A E F tels que
A Ç
E’ . Enreprésentant
parl : E’ -> E l’inclusion
canonique,
on voit que, si F est un filtre surE,
on a
c (F/E’) )F,
et quei(F/E) = F si,
et seulementsi,
E’ E F .Si F’ est un filtre sur E’ on a t
(F’) /E’ =
F’ . Si E est leproduit
desensembles
Ea,
où a EI, et siFa
est un filtre surEa
pour tout aE I ,
ondéfinit le filtre
produit
aeiII F
sur E comme étant celuiqui
admet pour(*) En
fait F n G coincide avec cette classe. Assez souvent on dira qu’une cer- taine classe est base d’un filtre alors qu’elle coincide avec ce filtre.base lès ensembles
II A ,
oùAa
EFa
et, sauf pour un nombre fini d’in- a!: 1 a a adices, A a= Ea.
1.1.3. On
appelle quasi-topologie
sur l’ensemble E uneapplication
TTassociant à
chaque
x E E uneclasse 7T(x)
de filtres sur E obéissant à :La relation F
E TT (x)
s’écrit aussiF -> TT x ( F
converge vers xdans 7T).
Plus
précisément,
lecouple ( E , 7T)
estappelé espace quasi-topologi que.
1.1.4. On
appelle application quasi-continue
untriple ((E’ TTt’), f , (
E ,TT)) ,
où
(E, TT)
et( E’, 7T ’ )
sont des espacesquasi-topologiques
etoù f : E ->
E’et une
application
telle queOn dit alors aussi que
f : E ->
E’ estquasi-continue
pour lesquasi-topo- logies 7T
et 7T’ . On obtient unecatégorie 2t
desapplications quasi-
continues
(qu’on appelle
aussicatégorie
des espacesquasi-topologiques) ,
admettant la classe des espaces
quasi-topologiques
comme classe d’ob-jets,
et un foncteur d’oublipo j de 2t
vers lacatégorie Ens
desappli-
cations
(ou
«desensembles»), lequel
est un foncteurd’homomorphismes
saturé
(c’est-à-dire [12]
vérifie lespropriétés
des foncteurs d’oubliusuels) .
Les inversibles de
2t
sont dits aussiquasi-homéomorphismes.
Touteapplication
constante estquasi-continue.
1.1.5. Si T est une
topologie
sur l’ensembleE ,
on peut définir unequasi- topologie 7TT
sur E en posant FE TT T (x) si,
et seulementsi, F ) U x
(filtre
desvoisinages
de x pourT ) .
Lacorrespondance
Tm-7T T
n’iden-tifie pas de
topologies (le
filtreC) x
étant leplus petit
des filtres F telsque F ->
T
x ) .
Uneapplication f :
E -> E’ est continue pour lestopologies
TT T
T et T’
si,
et seulementsi,
elle estquasi-continue
pour lesquasi-topo- logies 7TT
et7TT.-
On peut donc identifier lacatégorie Î
des espacestopologiques
avec unesous-catégorie pleine
de2t.
Cela donne du sens à des affirmations telles que «cettequasi-topologie
est unetopologie».
1.1.b. Si
(E, 7T) .
est un espacequasi-topologique,
un ensembleU C E
estdit ouvert si
F-> x et x U ==> EF.
7T
Si
( E, 7T )
est lui-mêmetopologique,
alors les ouverts relativement à cettedéfinition sont
précisément
les ouverts de latopologie.
Dans tous les casles ouverts de
(E, TT)
sont les ouverts d’unetopologie T 7T
sur E . Unensemble A C E
est fermé pour latopologie T TT si,
et seulementsi,
pourtout filtre propre F dans A tel que
c (F) -> TT a,
on a a E A(où
i : A - Eest
l’injection canonique). ( E, T TT)
est uneprojection
de(E, TT) dans
la
sous-catégorie Î de 33B
laprojection
étant( ( E , T TT), 1 E , (E , TT)).
Enparticulier T TT = TT
si,
et seulementsi,
7T est unetopologie.
Sif :
E -> E’ est
quasi-continue
de 7T dans7T’,
alorsf
est continue deT 71
dansT 71’ .
1.1.7. Soient les espaces
quasi-topologiques (Ei, TTi),
l’ensemble E etles
applications fi :
E ->Ei ( i E 1 ) .
Il existealors sur E une
quasi-topologie initiale 7T ,
c’est-à-dire unequasi-topologie
telle que cha- ’que
f
i soitquasi-continue pour 7T
etTT
i et que,quels
que soientl’espace quasi-topologi que (E’, TT’)
etl’ applic ation f : E’ -> E
telle quech aque
f i . f
soitquasi-continue
pour 7T’ etTT i ,
on aitf quasi-continue
pour 7T’et 7T. La
quasi-topologie 7T
est définie par la conditionF 1r
xsi,
etseulement
si, f i (F) -> TT ,
if i (x)
pour tout i E I.Si les
(Ei , TTi)
sonttopologiques,
laquasi-topologie
initiale 7Test aussi une
topologie,
et c’est donc latopologie
initiale.Remarquons cependant
que, si 7T est laquasi-topologie
initiale associée auxquasi- topologies TTi,
rien ne nous dit queT TT
soit latopologie
initiale associéeaux
topologies T TTi. (voir cependant 1.2.4) .
1.1.8. Soient les espaces
quasi-topologiques ( Ei , 7T i ),
l’ ensemble E et lesapplications
f i : E i -> E (i E I).
Il existe alors sur E unequasi-topologie finale 7T,
c’ est-à-dire unequasi-topologie
telle quechaque
f
i soitquasi-continue
pour7ri et
7T et que,quels
que soientl’espace quasi-topologique (E", TT’)
etl’application f: E -+ E’
telle quechaque
f , fi
soitquasi-continue
pour7Ti
et7T’ ,
on aitf quasi-continue
pour 7Tet 7T ’ .
Pour
chaque x
E E ,7T ( x)
est la classe des filtres F telsqu’il
existe
Si les
(Ei , TTi)
étaienttopologiques,
rien ne nous dit que 7T esttopologique (s’il
en estainsi,
ce serait évidemment latopologie finale).
Par contre si 7T est la
quasi-topologie
finale associée auxTT i,
alorsT TT
est la
topologie
finale associée auxtopologies T 7r .
1.1.9. Etant donnés les espaces
quasi-topologiques (Ei,TT i) (i E I),
onpeut considérer sur l’ensemble
produit E = II E i la quasi-topologie
7Tinitiale déterminée par les
projections canoniques P i : E -> E i .
Alors( E , TT)
est unproduit,
dans lacatégorie 33B
des(Ei, TTi).
Laquasi-
topologie TT
peut être aussi définiepar la
conditionF -> TT x (xi) si,
etseulement
si,
il existeFi 7ri
i
x i avec
F ) II F i.
Onpose 7T=Il7T
Etant donnés
l’espace quasi-topologique (E,7T)
et l’ensembleE’ C E ,
on peut considérer l’inclusion l : E’ -> E et laquasi-topologie
7T’ initiale sur E’
correspondante.
Alors( E’ , TT’)
est unep 2t -sous-
structure de
(E, 7T).
7T’ peut aussi être définiepar la
condition F’-> TT’, x si,
et seulementsi,
il existeF y x
avecF’ ) F / E’.
On poseTT’ = TT / E’ .
1.1.10. Soient les espacesquasi-topologiques (Ei , TTi) (i E I),
l’ensembleE, les
applications fi : Ei ->
E et 7T laquasi-topologie
finale sur E cor-respondante.
Soient A C E , A =f i -1 (A)
etf’ i : A . -+ A
la restriction defi.
Alors 7T/A
est laquasi-topologie
finale déterminée par lesTT i / A i
et lesfi : A-+
A .(Observons
que ce fait n’est pasobligatoirement
vrai pour lestopologies finales) .
DEMONSTRATION. Soit 7T’ la
quasi-topologie
finale sur Adéterminée
par les
f i
et lesTTi /A i. Le fait que
lesf’i : A -> A
soientquasi-continues
pour
7Tq /A
iet 7T/A
entraîneque 1 A : 7T’ - 7T /A
estquasi-continue.
Ona donc à démontrer
que 1 A : TT/A ->
7T’ estquasi-continue.
SoitF -> TT A a ;
on a
(avec
l. A -> Einclusion)
t( F) -> TT a
et il existe doncavec en tenant
compte
de l’égalité (parce
queet des relations
avec on en déduit
1.1.11. Etant donnés les espaces
quasi-topologiques (E, TT)
et(E’ , TT’) ,
on peut considérer l’ensemble Hom
(TT’ , TT)
desapplications quasi-conti-
nues de
( E, 7T )
vers( E’, 7T’ )
etl’ application
d’évaluationdéfinie par
(f,x) ~->f(x).
Unequasi-topologie À
sur Hom(TT’ ,TT)
estdite «
bonne
si :1 ) ç
estquasi-continue
pour lesquasi-topologies X x 7T
et 7T’ .2)
Etant donnésl’espace quasi-topologique (E" , TT")
etl’appli- cation g :
E" -+Hom (TT’ , TT)
telle quel’application i
: E" X E -> E’ défi- nie parg ( x" , x )
=g ( x" ) (x )
soitquasi-continue
pour 7T" x 7T et7T’ ,
alors g est
quasi-continue pour 7T " et À.
Il existe une et une seule «bonne»
quasi-topologie k
sur Hom(TT’, TT), qui
est définie par la condition F-> k f si,
ét seulementsi,
On
appelle k
laquasi-topologie de
la convergence locale. En prenant sur les espacesHom(7T",7T’), Hom(7T’,7T)
etHom(7T",7T)
cettequasi-
topologie, l’application
decomposition
est
quasi-continue.
Si(E’, TT’)
esttopologique
et si( E , 7T)
esttopolo- gique
localement compact etséparé,
laquasi-topologie
de laconvergence
locale est une
topologie,
à savoir latopologie
compacte-ouverte.1.2. Recollement
d’espaces quasi-topologiques. Applications quasi-ouvertes.
1.2.1.
PROPOSITION. Soient les
espaces quasi-topologiques (
E,7T)
et( E’ , TT’),
soient les ouverts
A i ( i e I)
de( E , 7T )
avec E = UAi’
soitf :
E -> E’une
application
telle que,pour
tout i ,IIA i : A i ->
E’ soitquasi-continue
pour TT /A i et
TT’. Alorsf : E ->
E’ estquasi-continue pour 7T
et 7T’.DEMONSTRATION. Soit
F
x. Soit i E I tel quex E Ai ;
on aA i E F (A i ouvert)
donc F = t(F/Ai) .
CommeFlAi i
x , on trouved’où
1.2.2.
PROPOSITION. Soient les
espaces quasi-topologiques (E, TT)
et(E’,TT’),
soient les
fermés E l’ E 2
,...,En de ( E, TT)
avec E = UEi,
soitf :
E - E’une
application
telle quef /E i : E i -+
E’ soitquasi-continue pour TT /Ei
et TT’,
pour
tout Z. Alorsf
estquasi-continue pour TT
et TT’.D E M O NS T R A T IO N . Soit x E E et F E
TT (x);
on doit démontrer que :f (F) E TT’ (f(x)).
Soienti 1 , ..., i m
les indices i tels que xE Ei,
soit Ala réunion des autres
E i.
Comme lecomplémentaire ~
Ade A
est ouvertdans 77 et
x E ~ A,
on a ~ A E F. Pourchaque k
= 1 , ..., m , on auradonc
Le résultat sera démontré s i on voit que
d’où
ce
qui
montre que B ef ( F ) .
1.2.3.
COROLLAIRE, Soit
l’espace quasi-topologique ( E, 7T),
soient lesE i C
E( i CI)
tels quechaque Ei
soit ouvert ou quechaque Ei
soitfermé
et que1 soit
fini.
Alors 7T est laquasi-topologie finale
déterminéepar
lesTT / Ei
.et les inclusions
L i: E . -+
E.1.2.4.
PROPOSITION, Soient
(E,7T)
unespace quasi-topologique
et AC
E unouvert de 7T . Alors la
topologie T (TT/A)
associée à 7T/A
est la restric-tion à A de la
topologie T ’TT
associée à 7T.D E M O N S T R A T I O N .
L’application 1 E : Tf -+ T ’TT
estquasi-continue,
de sorteque
1 A . 7T /A - ( T ) /A
estquasi-continue,
donc aussi1A : T (TT / A) ->
( T TT) /A
est continue(parce
que, comme on l’a fait remarquer dans1.1.6 ,
T (’TT / A)
est uneprojection de TT /A );
il nous suffit donc de voir que1 A : ( T TT ) / A -> T ( TT / A) est
continue..Or,
si B est ouvert dansT (TT / A)
,,pour
chaque
x E B etF IT x, on a A E F
etF / A -> TT/A x,
doncB E F / A ,
c’est-à-direB C n A,
oùC E F ;
cecientraîne B E F,
donc B estouvert dans
T7. ;
enparticulier
B est ouvert dans(T TT) /A.
1.2.5
PROPOSITION. Soit l’ensemble
E,
les sous-ensemblesE i C
E(i e I)
avec E =
U Ei.
Soient lesquasi-topologies TT i
surEi
telles que,quels
que soient i,
j,
on ait E. in Ej
ouvert dansTT i
et17.
etTTi /Ei n E j=
= TTj/Ei n Ej.
Alors il existe une et une seulequasi-topologie 7T
sur Etelle que
chaque E. 1.
soit ouvert dans 7T et queTTi = TT / Ei.
DEMONSTRATION. L’unicité résulte du corollaire
antérieur,
parcequ’il
nous affirme que dans ces conditions 7T doit être la
quasi-topologie
finaledéterminée par les
17i
et lesinclusions t . : Ey -
E .Soit 7T cette
quasi-topologie
finale. On saitqu’on
aF -> TT x si,
etseulement
si,
ilexiste
(la
considération dex E
n’est pas nécessaire parce que, si xE Ei ,
on ax = t i (Xei) avec x ei - x ) . Mais,
ayant fixé x E E et i E I tel que
x
6E.,
siF -> TTj
x on obtientEi n Ej
E F(parce
que E in E
ouvertdans 7T.),
doncinclusion)
et on a dans par
suite,
avec
On en déduit que
F -> TT
xsi,
et seulementsi,
il existeF 1 -> TT.
i x ,...,Fn -> TT.
xavec
ou encore
si,
et seulementsi, F )
ii (F’)
avecF" ÎTix .
On a ainsiEi e t i(F’) C F ,
cequi
montre queEi
Z est ouvert dans 7T .Enfin,
siF’ -> TT.
i
x , on a 6
(F’) ->TT x
et, siF,’
est un filtre dansE i
tel quet (F’)-> TT
x,on aura
t i (F’) ) ti(F")
avecF" -
x, d’oùF’ -> TT. x,
cequi
montre que7T. = TT / E i .
z
1.2.6.
D E FI N IT IO N .
Quand
les7T.
i obéissent aux conditions decompatibilité
del’énoncé
antérieur,
on dit que cesquasi-topologies
se raccordent et laquasi-topologie 7T,
sur E est dite un recollement desíTi .
1.2.7.
REMARQUE. Les deux
propositions
antérieures constituent l’ es sentiel du fait que lesquasi-topologies
constituent uneespèce
de structures localescomplète (voir [7 ] ) ,
les éléments induits par laquasi-topologie 7T
étant1 es 7T/
Ei,
oùE
i est un ouvert de 7T.1.2.8.
DEFINITION. Soient les espaces
quasi-topologiques ( E , 7T )
et(E’,7T’)
et
l’application f :
E -> E’ . On dit quef
estquasi-ouverte si,
pour toutx E E et tout F’
é 7T’ (f(x)),
il existe FE 7T (x)
avecf ( F ) Ç
F’ .1.2.9.
COROLLAIRE. Un
quasi-homéomorphisme
est uneapplications quasi-
ouverte.
1.2.10.
P R O P O S IT I O N . Si
f : ( E , 7T) -> ( E’ , TT’)
estquasi-ouverte,
alorsf
estouverte
pour
lestopologies T 7T
etT 7T’ .
DEMONSTRATION. Soit U un ouvert de 7T et soient y
E f(U), y = f(x),
x E U et
G E 7T ’(y).
SiF E TT (x)
avecf(F)Ç G,
on a U E F, doncf ( U )
ef ( F ) Ç G,
cequi
montre quef ( U )
est ouvert dans 7T’ . 1.2.11.PROPOSITION. Si
(E, 17)
et(E’, TT’)
sonttopologiques,
alorsf : E -> E’
est
quasi-ouverte
si, et seulement si, elle est ouverte.DEMONSTRATION. Si
f
estquasi-ouverte,
laproposition
antérieure montreque
f
est ouverte.Supposons
doncf
ouverte. Etant donné x E E , et notantOx, O’j (x)
les filtres desvoisinages,
on auraf (Ox )C O’ f(x) (si B é f(Ox) ,
alors
B 2. f( A)
avec A ouvert contenant x, doncf (A)
est un ouvertcontenant on a :
1.2.1 2 .
PROPOSITION. Soient les
espaces quasi-topologiques ( E, 7T)
et( E’, 7T,)
et
f :
.- E -> E’ unesurjection qui
soitquasi-continue
etquasi-ouverte pour
7T et 7T’. Alors 7T’ est la
quasi-topologie finale
déterminéepar f
et 7T.DEMONSTRATION. Soit
( E" , 7T" )
un espacequasi-topologique
et soitg . E’ -> E"
uneapplication
telle queg , f : E -> E"
soitquasi-continue
pour 7T et 7T" . Etant donné x E E’ et F
E TT’ (x),
soit y E E avec x ==
f(y),
et soit GE TT (y)
avecf(G)C
F. On adonc
g (F) E TT" (g(x))y
et g estquasi-continue
pour 77’ et 7T" -1.2.13.
PROPOSITION. sont
quasi-ouvertes, g , l. ( E , TT)-> (
E" ,7T" )
est aussiquasi-ouverte.
1.2.14.
PROPOSITION. Si
(E, TT)
est unespace quasi-topologique,
si AÇ E
et siL : A -> E est
l’inclusion,
alors t estquasi-ouverte pour 7T / A
et 7T si,et seulement si, A est un ouvert de 7T.
DEMONSTRATION. Si A est ouvert et si x E A et
F -> TT
x, on obtientA E F , donc F =
c (F/A)
avecF/A -> x
et t estquasi-ouverte.
Si Lest
quasi-ouverte,
siF -> TT
x et xE A ,
on montrequ’il
existe F’ - x avec L(F’) C F,
donc A E F, cequi
montreque A
est ouvert.1.2.15.
PROPOSITION. Soient les
espaces quasi- topologiques (E, 7T (E’, 7T’)
et
l’application quasi-ouverte f :
E -> E’ . Soit A’C El
tel quef(E) k.A’.
Alors la restriction
f’ :
E --> A’ def
estquasi-ouverte pour
7T et17’/ A’ .
DEMONSTRATION. Etant donné x E E et F’
7T Ao- 1’(x)
=f(x),
on aTT’/A’
t (F’) -> TT’ f (x)
et il existe doncF -> TT
x tel que 6f’ (F) = f (F) C t (F’);
comme ceci entraîne
f’ (F) C F’,
on en déduit quef’
estquasi-ouverte
pour 7T et
7T’/A’ .
1.2.16.
PROPOSITION. Soient les
espaces quasi-topologiques ( E, 7T)
et(E’, 7T")
et
l’application f :
E 4 E’ telle que,pour
tout x EE,
il existeA C
E avecx E A et
f /A :
A - E’quasi-ouverte pour 7T /A
et 7T ". Alorsf
estquasi-
ouverte
pour 7T
et 7T’.DEMONSTRATION. Etant donné x E E et F’
E TT’ (f(x)),
soitA C E
avecx E A et
f /A :
A 4 E’quasi-ouverte
pourTT/A
et 7T’ . Il existe F - x avecf /A (F) C F’
et alorst (F) -> TT x
avecf ( c ( F ))
=f / A (F) C F’,
cequi
montre quef
estquasi-ouverte
pour 7T et 7T’ .2. La quasi-topologie 7Tv
surC
X Vassociée à la variété analytique
com-plexe
V .2. 1. Les
quasi-topologies TT n sur C
xCn .
2.1.1.
DEFINITION. Pour
tout â E C n , -> a # 0 ,
soitO->a
le filtre desvoisinages due 3
dans latopologie canonique
deCn ;
soitV
le filtre desvoisinages
de 0 dans
C.
Onreprésente
parFâ
le filtreVO->a (c’est-à-
dire le filtre
image
du filtre V xO->a
surC
xC"
parl’appli-
cation 2.1.2.
P RO POSITION.
Chaque Fl a
zéropour limite
dans latopologie canonique de Cn.
D E M O N ST R A T IO N . Cela résulte de la continuité de
l’ application: C X C n -> C n (k, -> x ) ~rv -> k -> x ,
parce quev ->
0 etV-> a -> ->a.
2.1.3.
REMARQUE.
Intui tivement,
direque -> x = # 0
deen appartient
à unpetit
ensemble de
F1 signifie qu’il
est voisin de zéro et que la droitecomplexe
définie
par -> x
est voisine de celle définiepar->a.
2.1.4.
LEMME. Etant
donné -> a #
0 dansCn
et unhyperplan (af- fine complexe)
rpassant par e
et nonpar 0, si V’ -> a
est lefiltre
desvoisinages
de -> a dans r, on aDEMONSTRATION. Si avec
(on
poseratoujours donc,
avecSupposons réciproquement A E V V’ ->a ,
c’ est-à-direA ) I 6, 6> 0,
V
e V’ -> a.
Soit-> b1,..., bn-1
une base del’espace
vectoriel associéà r ,
où->
E V’
a
bn
-1bi = ( bi, 1, .... bi,n).
Soit r’l’hyperplan parallèle
à - passant par l’ori-gine.
Si-> x = (x1
,...,xn) E r’,
il existe un et un seulÀ.6C (appelons-le k->v)
tel quek -> E r,
à savoir celui déterminé par la conditionqu’il
existet 1 , ..., tn-1 dans C
avecc’est-à-dire
par suite
(le
dénominateur est différent de zéro parce que-> x E r’).
On pose mainte-nant ç (->x )= k-> x-> x
pour-> x E r’ ,
obtenant ainsi une fonctioncontinue f :
en -
r’ -> r; commeen - r’
est ouvert dansen,
il exi ste V EV->a
tel que,pour x
E V , on ait et on obtient alorson a avec
qui
nous montre que 2.1.5.LEMME. Etant
donnés a
et b dansCn - {0 }
on a:1)
Si e et bappartiennent
à une mêmedroite, F-> a = F-> b .
2 )
Sinon, il existe A EFa
et B EFb
avec A n B= {0}.
DEMONSTRATION.
1)
On a->a
=kb
aveck # 0,
donca
=k V->b ,
car1
~->k
x est unhoméomorphisme;
par suite2)
Soit r unhyperplan (affine)
contenant ->a et b mais pas 0(il
suffit decompléter
le sys- tème de deux vecteursindépendants 3 et b - ->a
dans une base
a, b - â, ê 3 ,..., ên
deCn
et deprendre
pour rl’hyperplan
passantpari?
et dontle sous-espace vectoriel associé
est engendré par
, Soient on a alors
(si
on avait danson aurait donc ce
qui
estabsurde ) ,
où 2.1.6.
PROPOSITION. Soit
TT n (0, 0) (n > 0)
la classe desfiltres
F surC
XCn
tels
qu’il
existe despoints 1)
,...,(kn, -> a n) E C x Cn
avecÀi t
0et
F ) F (k1, ->a1) n ...n F (kn,->an).
Pourchaque (À, a)
EC
Xen,
soitTTn (k, ->a) la
classe desfiltres (k, ->a) +
F,pour
F ETT n(0, 0 ) .
Alors7T n
est une
quasi-topologie
surC
XCn,
les translations deC
XCn
étant desquasi-hom éomorphismes.
DEMONSTRATION. Le fait
qu’on
aitF (k,->a C (0, 0) -> e
entraîne que(0, ->0)E E TT n(0,->0)
et on vérifie immédiatement que, si F et Gappartien -
nent à
7T (0, 0 ),
F n G yappartient aussi,
et que, si FE TTn (0 , 0)
etG D F,
alors GE n ( 0 , 0 ) .
Par translation on voit que cespropriétés
sevérifient pour les
n (k, ->a);
on a donc bien unequasi-topologie n
surC
xCn .
Le fait que les translations soient desquasi-homéoinorphismes
est immédiat.
2.1.7.
R E M A R Q u E . Tout filtre
F (k, â )
aveck #
0 peut se mettre sous la formeF (1,->b).
Il suffit deprendre = ->a /k
et de tenir compte de 2.1.5.2.1.8.
D E F IN IT IO N . On fixe la notation
n
pour laquasi-topologie
surC
xC n
de la
proposition
antérieure.2.1.9.
COROL LAIR E. Si
Tn +1
est latopologie canonique
deC
XC n
on al’a pplication quasi -continue 1 C
xen: íTn 4 T n+1
DEMONSTRATION. Cela résulte de 2.1.2. parce que les translations sont
des
quasi-homéomorphismes
pour les deux membres.2.1.10.
PROPOSITION.
Soit qn : C X Cn -> Cn l’application (k, ->x)~-> 1;
alorsqn
estquasi-continue
etquasi-ouverte pour
laquasi-topologie n
deC
XCn
et latopologie canonique Tn
deCn.
DEMONSTRATION. qn
est continue pourT n + 1
etT n donc,
par 2.1.9,qn
estquasi-continue
pourn
etT n .
Pour voirque qn
estquasi-ouverte
il
suffit,
raisonnant partranslation,
de montrer que, si F -> 0 dansTn ,
ilexiste
F’ --> (0 , 0)
dansn avec qn (F’) C F.
Cela se vérifie si l’on voitque
qn (F(1->0)) C V->0. Or,
siA E qn (F(1,->0)),
il .existe 6>0
avecA ) qn (I6 V 6 (1 , 0)) (où V 6 (1, 0)
est la boule de centre( 1 , 0 ) et rayon 6)
etalors,
sill ->x ll 62 ,
on ax = qn (6, x)
avec(6 , x)=(1,->x),
donc
(on
suppose que la norme de-
b
C
xC n
est, parexemple, , d’ où
ce
qui
montre que A EV->0.
2.1.11.
COROLLAIRE. La
topologie T n
deen
est laquasi-topologie finale
déterminée
par qn
et laquasi-topologie 7T
deC
XCn.
2.1.12.
PROPOSITION. Si r est une droite
(af fine)
non vertical e deC
XCn (c’est-à-dire qui
n’est contenue dans aucun1 k 1
XCn),
on a7T n Ir
==
T n + 1/r.
DEMONSTRATION. Par 2.1.9 on obtient que
1 r : TT /r -> Tn+l/r
estquasi-continue,
et il nous suffit de voir que, si F converge vers(k , a)
dans
T n + 1 /r,
F converge aussi vers(k,a)
dansn /r ,
ou encore queV(k,->a) /r
converge vers(k, a)
dansn 1 r.
En raisonnant par trans lationon se ramène au cas où
(À.., a) = (0, 0).
On considère alors(J.L, b) # ( 0, 0 )
dans r(donc
u#
0, sansquoi
r seraitverticale)
et unhyperplan
r’ passant par(u,b)
et non par
l’origine (par exemple l’hyperplan
ver-tical) ; d’après
2.1.4 ,Si V’(u,b)
est le filtredes
voisinages
de dans onâj d’où résultepour
que, avec on a sans
quoi
r Ç r’
et r’passerait
parl’origine,
et donc pourMais,
en tenant compte del’homéomorphisme
on voit que
V (u ,b)
est le filtre desvoisinages
de( 0 , 0 )
dansTn + 1 /r
et donc celui-ci va converger vers