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II
,r/.\Poc/RAP.oo4llai
,999PROGRAMME AFRICAIN DE LUTTE CONTRE L'ONCHOCERCO§E B.P. 549 OUAGADOUGOU, Burkma Faso Télégr.: ONCHO OUAGADOUGOU Té1. : (226) 30 23 01 - 30 23 12 - 30 23 13 Télex: ONCHO 5241 BF Fax: (226) 30 21 47
VISITE CONJOINTE APOC/OMS ET OPC AU GABON
Du
04 au 11avril
1999Par
Dr
Azodoga Sékétéli, Programme Manager, WHO/APOC, OuagadougouDr Daniel Etya'alé,
Coordinateur du Groupe des ONGD, WHO/DPR, GenèveDr Christine Godin,
Directrice Adjointe, OPC, ParisM.
Jean deLanglade,
Administrateur, OPC, ParisI
Cette mission, la première du genre dans ce pays, effectuée sur invitation
du gouvemement gabonais, faisait suite à I'approbation par le Comité des Agences Parrainantes (CAP) et le Forumd'Action
Commune (FAC), du Plan National de lutte contre I'onchocercoseet la proposition
deprojet
dedistribution
de I'ivermectine sous directives communautaires (TIDC) au Gabon en 1998.Il
s'agit d'une mission conjointe conduite par leDr
Sékétéli, Manager du ProgrammeAfricain
deLutte
contre l'Onchocercose (APOC), et composée deDr
Daniel Etya'alé, Coordinateur de la Coalition des ONGDs contre l'onchocercose,Dr
Christine Godin etM.
de Langlader, respectivement Directrice adjointe et Administrateur de l'Organisation pour la Prévention de la Cécité (OPC), partenaired'APOC
et du Ministère de la Santé Publique au Gabon. Les principaux objectifs de la mission étaient les suivants :Sensibiliser les autorités sanitaires du pays ainsi que les partenaires impliqués dans la lutte contre l'onchocercose, sur la philosophie du Prograûlme APOC, ses objectifs et ses
stratégies ;
Tenir les autorités au courant de
l'évolution
des activités APOC ;(iii)
Visiter quelques sites duprqet
de traitement sous directives comrnunautaires(TIDC)
en passe d'être cofinancé par APOC, l'Organisation de la Prévention de la Cécité (OPC) et le gouvernement gabonais ;(i)
(ii)
(iv)
(v)
(vi)
Passer en revue les conditions préalables au décaissement des fonds APOC et dorurer des éclaircissements sur les règles générales de gestion de ces fonds ;
Discuter avec les acteurs concernés de la meilleure manière d'accélérer les enquêtes de Cartographie Epidémiologique Rapide de l'Onchocercose
(REMO)
au Gabon ;S'assurer que les bases d'un véritable partenariat (APOC, OPC, Gouvernement gabonais) pour la mise en æuvre du TIDC au Gabon sont réunies, et contribuer à son renforcement.
CHRONOLOGIE DE LA VISITE
04-05
avril
99: Arrivée des membres de la délégation àLibreville.
Début
officiel
de la missionRencontre avec le représentant de I'OMS au Gabon Première séance de travail avec le GTNO
Audience auprès du Ministre de la Santé Publique du Gabon 06
avril99
Un rapport
séparésur la
missiona
été élaborépar le Dr
Langlade
pour
répondre dès le 20/4/99 aux attentes del'OPC.
utiles, nous
joignons
en annexe, ce premier rapport.Godin
etMr
de Pour toutesfins
Deuxième séance de travail avec le GTNO 07
avril
99Troisième séance de travail avec le GTNO
Départ de
Libreville
pour Lambaréné pour les visites sur le terrain Arrivée à Lambaréné etnuit
;08
avril
99Départ de Lambaréné. Rencontres à Fougamou avec le médecin-chef du département de
la
Tsamba-Mongotsi etvisite
de Ngouassa et Sindara, deux communautés endémiques dans la région.Retour à Lambaréné et nuit.
09
avril99
Retour à
Libreville
Quatrième et dernière séance de travail avec le GTNO Dernière rencontre avec le représentant de I'OMS au Gabon
l0 avril 99
Rédaction du rapport etfin
de mission 11avril 99
Départ deLibreville
SYNTHESE
DESPRINCIPALES OBSERVATIONS, CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS
1.
Engagementpolitique du
gouvernement gabonais et soutien auProgrammeNational
deLutte
contre I'Onchocercose(PNLO).
L'engagement politique du gouvernement gabonais ainsi que son soutien au Programme National de Lutte contre I'Onchocercose (PNLO) ont été évidents aussi bien au niveau central que périphérique. Au niveau central d'abord par
l'implication
du Ministre de la Santé Publiquelui-même qui, malgré un programme de travail très chargé, a tenu à nous
recevoir personnellement, nous accordant même une audience de près d'une heure, et a promis deveiller
personnellement à ce que tous les engagements pris par le gouvemement gabonais en vue du soutiendu
ProgrammeNational
deLutte
contre l'Onchocercose soient honorés.Au
niveau périphérique ensuite, par la forte mobilisation etl'implication
des autorités politiques locales dans la préparation et la réussite des visites que la mission a conduites sur le terrain.Cet
engagement,a insisté le Dr
Sékétéli, devra seprolonger et
setraduire par
laparticipation
personnelle duMinistre
dela
santé à la prochaine réunion du Forumd'Action
Commune
(FAC)
au mois de décembre prochain.2. CollaborationReprésentationOMS/LSP/GTNO
Celle-ci
nous a paru presque exemplaire, tant par l'atmosphère trèsconviviale qui
a prévalutout
aulong
des réunions conjointesOMSA{SPiGTNO,
et le caractère personnel et amical régissant les relations entre les différents partenaires, que par lafacilité
avec laquelle les décisions consensuelles ont souvent été prises pendant les réunions.Il s'agit
là pour le GTNOd'un
véritable atout qui devrafaciliter
et accélérer le processus de mise en æuvre duTIDC
auGabon.
3. Structure, fonctionnement, responsabilités administratives et financières
duGTNO/Gabon
dansla
mise en æuvre duTIDC.
Compte tenu du rôle clé que doit
jouer
le GTNO dans la mise en æuvre de toutes les activités de I'APOC, aussi bien techniques, administratives que financières, une large partie des discussions a porté sur la structure, le fonctionnement, et les responsabilités du GTNO dans la mise en æuvre duTIDC
au Gabon.3.1 Création du GTNO
Le GTNO a bien
été créépar un
arrêtédu Ministre
dela
Santé Publique, avec un Président, le Directeur Général de la Santé, et un secrétariat exécutif assuré par la CoordinatriceNationale
dela Lutte
contre l'Onchocercose et son adjoint. Toutefois,du fait
que ces deux derniers sont tous deux universitaires et donc statutairement et administrativement sous l'autorité du Ministère de l'Enseignement Supérieur, et afin de mieux asseoir l'autorité de la coordinatrice et de son adjoint auprès du personnel du Ministère de la Santé Publique,il
a été recommandé quecet
arrêtésoit
rapidement complétépar
une décisiondu
cabinet.Le GTNO, à
travers son président, introduira bientôt une demande dans ce sens.3.2
Composition du GTNODans sa structure actuelle, la composition du GTNO reste largement incomplète, dans la nlesure où elle ne compte pas encore en son sein plusieurs des principaux acteurs dans la lutte contre l'onchocercose, notamment ceux à
qui
incombera l'exécution même duprojet
sur leterrain, à savoir, les
médecinsdes
bases épidémiologiquesrégionales (6 au totaÿ,
les représentants départementaux des zones endémiques (13 départements) et dela
communauté cible. Toutefois, compte tenu dufait
que l'opérationalisation de ces départements en districts sanitaires est encore seulementà
ses débuts,il a
été unanimement convenupar tous
quel'implication
de leurs représentants et partant, leur participation aux activités du GTNO se fera de manière progressive. Ceci permettrait par ailleurs une introduction plus prudente et donc mieux maîtrisée, du processus de TIDC au Gabon. La participation aux réunions du GTNO d'un entomologisle et d'un socio-anthropologue ayant une solide expérience du terrain, notamment dans la mobilisation communautaire, a été également recommandée.J.J Formation du GTNO au système Imprest de
I'OMS
Cette formation, qui concerne avant tout la comptable du GTNO (nouvellement recrutée), et constitue un préalable à tout transfert des fonds APOC dans le pays, a été programmée pour
la demière
semainedu mois d'avril
1999. Participeront égalementà cette formation
la Coordinatrice Nationale etlou son adjoint, ainsi que le représentant deI'OPC
au Gabon, leDr
Todesco, cosignataire du compte GTNO/APOC.
Responsabilités du GTNO à l'égard de
I'APOC
et des autres partenairesCelles-ci ont
été expliquées et discutées essentiellementà
traversla
revuede
deux documents clés du Programme,la
Lettre d'Accord signée enhe APOC et le GTNO lGabon, et le Guided'éluboration
des rapports techniques etftnanciers
sur les activités des projetsTIDC.
Le Dr
Sékétéli, aprèsavoir
déploréla
lecture superficiellequi
est souventfaite
des Lettresd'Accord
par les membres des GTNOs, a réitéré l'importance que le Programme attache à ce document et rappelé au GTNO/Gabon ses responsabilités vis à visd'APOC
et à traverslui,
de la communauté internationale, et vis à vis du Programme de Donation du Mectizan, gestionnaire de la donation et fournisseur du Mectizan@ aux pays endémiques. Dans le même ordre d'idées etpour
les mêmes raisons, une présentation succinctedu
Guide d'élaboration des rapports techniques et financiers sur les activités des projetsTIDC
a été faite. La nécessité de soumettreà temps à APOC ces rapports au 6è" mois d'exécution du projet et à la
fin
de la première année, avec unplan d'action
et une proposition de budget pour la2è"
année a été particulièrement soulignée.3.5
Autres sujets abordésLes
rencontres avecle GTNO ont
été égalementl'occasion
de passer enrevue
les conditions préalables au décaissement des fonds APOC et de clarifier de nombreux points portant sur la gestion administrative et financière des fonds APOC. Ont été ainsi abordées tour à tour et clarifiées les questions relatives aux modalités de transfert des fonds au projet, àl'achat
des équipements, laflexibilité
dansl'utilisation
des lignes budgétaires, et le devenir des reliquats après clôture d'une année budgétaire.Exécution
dela cartographie
épidémiologiquerapide
de I'onchocercose(REMO)
et
conduite d'une
enquêteCAP
au GabonREMO
Si tous les principaux foyers d'onchocercose au Gabon sont connus depuis longtemps, la distribution précise de la maladie ainsi que ses principaux contours au niveau de ces foyers reste encore à définir. Or la mise en æuvre du TIDC implique comme préalable une connaissance précise des zones
prioritaires
de traitement, du nombre de villages et communautésqui s'y
trouvent et leur populations correspondantes. Ceci explique pourquoi dans leprqet
deTIDC
du Gabon, l'exécution de la cartographie épidémiologique rapide de I'onchocercoseREMO
a été prévue commel'une
des activités prioritaires de la première année. Les 3 principaux objectifs 3.4.1.
1.1
de
l'exécution
duREMO
au Gabon sont ainsii)
l'établissement d'une carte épidémiologique définissant clairement toutesles
zonesde TIDC et
leurs populations colrespondantes,ii)
l'établissement d'une carte sanitaire avec des données fiables sur l'existence des formations sanitaires,leur
accessibilité et surtout leur niveau de fonctionnalité, etiii) l'identification
dezones
de
co-endémicité onchocercoseet
loaseoù un
systèmede
surveillance renforcé des personnes traitées devra être mis en place.Etant donné que les financements du
REMO
sont directs-
c'est-à-dire, assurés par ladirection d'APOC
elle-même, et donc séparément des fonds du projet-, il
a été demandé au GTNO de preparer et de soumettre sans délai àI'APOC
une proposition de projet dans ce sens,assorti d'un budget approprié.
Parallèlement,des
personnes ressources(notamment
un épidémiologiste,un
entomologiste et un géographe) devront êtreidentifiés.
Celles-ci seront formées par des consultants de I'APOC qui conduiront ensuite avec elles toute l'enquête, jusqu'à la rédaction du rapport final. Cette démarche est essentielle, non seulement parce qu'elle permet une standardisation de la méthodologie REMO dans l'ensemble des «paÿsAPOC,,
mais surtout parcequ'elle
rend possible la constitution dans chaque pays d'une *équipeREMO,.
Pour
des raisons de calendrier et de météorologie,il
a été décidé quel'exécution
du REMO aura lieu vers lafin
de l'année, à une date qui reste encore à préciser.4.2 Enquête CAP (Connaissance. Attitude et Pratique)
La mise en ceuwe du
TIDC
suppose entre autres exigences, une bonne connaissance des communautés cibles,leur
perceptionde
l'onchocercose comme maladieet surtout
comme problème de santé publique, leurs attentes, les facteurs susceptiblesd'influer
favorablement ou non sur leur adhésion au Programme, etc. Une telle connaissance est aussil'un
des préalables àl'élaboration
d'outils
appropriés pour l'éducation pour la santé, la sensibilisation et mobilisation des communautés cibles.Du fait de l'insuffisimce
actuelle des donnéesde
cette nature et l'expérienceplutôt limitée
au Gabon des interventions detype TIDC, l'organisation
d'une enquête CAP constitue une étape essentielle et prioritaire. Comme le REMO, cette recherche sera financée séparément. Une proposition de projet dans ce sens, assortied'un
budget approprié, devra donc être soumise par le GTNO à I'APOC pour approbation.5. Importation du
Mectizan@ au GabonJusqu'à présent, l'importation du Mectizan@ au Gabon a été assurée directement par la Coordinatrice Nationale, dans des conditions très pénibles, caractérisées en particulier par des retards importants. Or jusque
là il
ne s'est agi que d'importations de modestes quantités de médicaments destinées à quelques projets pilotes dans le pays, etl'on
peut facilement imaginer les conséquences de tels retards sur un programme national comme le ProjetTIDC
actuel. Une autre solution - administrativement plus simple, financièrement moins coûteuse et surtout plus durable dans le temps - s'imposait donc. Après concertation avec le Programme de Donation du Mectizan@et le
Représentant deI'OMS
au Gabon,il
a été décidé que dorénavantl'unique
destinataire de tous les envois de Mectizan@ sera le bureau de la représentation deI'OMS
qui bénéficie statutairement au Gabon comme ailleurs, d'un droit d'exonération de taxes.Cette procédure sera d'autant mieux facilitée
qu'il
existe déjà au Gabon une collaborationfort
étroite entre le bureau deI'OMS
et le GTNO. Le Représentant deI'OMS
a donc adressé sans tarder une lettre à la Directrice du Programme de Donation du Mectizan@ à Atlanta pourlui signifier
son acceptation à être le destinataire du Mectizan@ au Gabon.6.
Visitessur
leterrain
Deux visites ont été effectuées au cours de la mission, dans les villages de Ngouassa et de Sindara, deux communautés hyperendémiques dans le département de la Tsamba-Mogotsi.
Ces visites ont été précédées d'une visite de courtoisie au Dr Pambou, médecin-chef du centre médical de Fougamou, le chef-lieu du département.
6.1 Rencontre avec le médecin-chef du Centre Médical de Fougamou
Cette visite a permis de constater non seulement l'enthousiasme encore presque intact de ce jeune médecin (à son premier poste depuis un an), mais également les nombreuses contraintes structurelles et opérationnelles sous lesquelles
il
exerce sa fonction et dontil
faudra tenir compte dansla mise
en ceuvredu TIDC. Elle a
aussiconfirmé le
caractèrevertical
desefforts
dedistribution antérieurs de
Mectizan@,dans la mesure où aussi bien ces efforts
quel'épidémiologie
mêmede
l'onchocercose restentmal
connus desprincipaux
responsables sanitaires de cette région pourtant hyperendémique.6.2
Rencontres avec les communautés endémiquesLes deux communautés visitées reçoivent déjà du Mectizan@ depuis quelques années.
Notre visite avait d'ailleurs été programmée pour coihcider avec une séance de distribution du médicament. Malheureusement, les retards mentionnés plus haut
(voir
section 5) nel'ont
pas rendue possible, mais nous ont néanmoins permis de constater la réalité de l'onchocercose dans cette région (aussi bien à travers ses conséquences oculaires que cutanées), les difficultés d'accès auprès de certaines de ces communautés (par ex, l'accès à Ngouassa, pourtant àproximité
de laville
de Fougamou, ne sefait
qu'en pirogue), la forte demande du Mectizan@ au sein de ces communautés,ainsi que leur disponibilité à participer
activement(et même à
contribuer matériellement) à la mise en æuvre et à la pérennisation duTIDC
dans leur région.7.
Campagne de sensibilisation,d'information
et deformation sur
leTIDC
au GabonA
l'exception des quelques communautés pilotes comme celles que nous avons visitées au cours de notre mission, l'onchocercose comme problème de santé publique au Gabon reste mal connue non seulement du grand public, mais également d'un nombre non négligeable parmi le personnel médico-sanitaire, comme nous avons eu à le constater lors notre entretien avec le médecin-chef de Fougamou. Si cette uméconnaissance» peut s'expliquer en grande partie par la très forte orientation "curative» qui a caractérisé le système sanitaire gabonais jusqu'aux réformes en cours, elle n'en constitue pas moins un véritable défi à la mise en æuvre duTIDC
au Gabon.C'est donc
fort
de ce constat et des réalités observées sur le terrain que le principed'un
atelier de sensibilisation,d'information
et de formation sur leTIDC
a été fortement recommandé etapprouvé par le GTNO. Cet effort de mobilisation et de sensibilisation se fera en cascade, au niveau régional d'abord, départemental ensuite, et communautaire enfin. Pour la première année du projet, et pour les mêmes raisons de prudence et de réalisme évoquées plus haut
(voir
section3),
seules lestrois
régions endémiques relativement bien connues seront concernées par cet atelier.REMERCIEMENTS
Nos remerciements vont d'abord à Son Excellence,
Monsieur
leMinistre
dela
Santépublique du Gabon,
qui nous afait
l'honneur de nousinviter
à effectuer cettevisite,
nous alonguement reçus lui-même, et nous a assurés de son appui personnel au
projet
deTIDC
au Gabon.Nos remerciements vont ensuite aux personnes/personnalités suivantes :
Le Représentant de
I'OMS
au Gabon et tous ses collaborateurs, pour leur grande disponibilité et pour toutes les facilités mises à notre disposition pendant toute la durée de notre visite.Les membres du
GTNO
qui ont enduré dansla
gaieté et la bonne humeur les longues séancesde travail
que nous avons eues avec eux, et nousont
beaucoup éclairé sur les spécificités sanitaires du Gabon.Le médecin-chef
de Fougamou, dont la grandedisponibilité l'a
amené àmodifier
presque séance tenante son programme detravail
dujour,
pour nous accorderun
entretien et nous accompagner à Ngouassa.Les populations de Ngouassa et Sindara, dont l'accueil enthousiaste malgré l'important retard
pris par notre visite est
sans aucun doutela meilleure illustration de leur intérêt pour
le Programme.A
laCoordinatrice Nationale
et sonadjoint
enfin, dont l'engagement et la ténacité nous ont fortement impressionnés, et pour toutes les marques d'amitié qu'ils nous ont manifestées tout au long de notre mission.99/APOC/RAP.OO4
Mai 1999
AIINEXE
Compte Rendu de mission
Du Dr Godin
et deMr
de Langladeau
Gabon, du 6at
12avril
1999I. Objectifs
dela
missionC'est une mission conjointe avec le
Dr
Seketeli, Manager du programme APOC etDr
Etya'alé, Coordinateur de la coalition des ONGD contre I'onchocercose, dans le cadre d'une visite préparatoire au lancement du prograrnme APOC. Les objectifs de la mission étaient donc:
.
Informer et sensibiliser les autorités locales à tous les niveaux et la population au programme APOC.
Résoudre les problèmes liés au lancement du programme APOC et OPC.
Soutienà
la mise en place d'un PNLCil. Activités
De nombreuses réunions de travail ont été organisées au niveau central à
Libreville,
auniveau départemental à Fougamou et des visites sur le terrain ont été effectuées au niveau du village, à Ngouassa et à Sindara.
A Libreville,
le 6awil
99,la
première réunion a été la rencontre avec leMinistre
de la Santé suivie d'une réunion du Groupe de Travail National contre I'Onchocercose(GTNO).
Les personnes rencontrées ont été : Le Ministre de la Santé , le Directeur Général de la Santé (Dr ToungMvé), le Directeur
Généralde la
SantéAdjoint ( Dr P. Kombila), la
Coordinatrice Nationale de lutte contre I'onchocercose @r. M. Kombila), le CoordinateurAdjoint
(Dr Mourou-Mbina)
, le Représentant de I'OMS (Dr Houenassou Houangbe), le Représentant de I'OPC(Dr
Todesco), le responsable du PNLC(Dr
Zwe N'dong).I- Le premier objectif
étantla
sensibilisationet I'information
des autorités localessur
le programmeAPOC,
ces réunionsont
permis d'expliquerla
stratégiede I'APOC qui est
le Traitement à I'Ivermectine sous Directive Communautaire(TIDC).
LeDr
Seketeli a d'ailleursinsisté
surla
présence duMinistre
à la prochaine réunion du JointAction Forum (JAF)
en décembre 99 sans toutefois obtenir une garantie sur sa présence ou sa représentation.II-
Differents sujets ont été ensuite abordés afin de résoudre les problèmes clefs liés au démarrage du programme :Le représentant de I'OMS au Gabon est I'interlocuteur principal pour toutes les opérations
car il est
I'intermédiaireentre les
opérateursdu
programmeau
Gabonet I'APOC
à Ouagadougou.. Le GTNO
abien
été créé maisil
sera légalisé par un acteofficiel. Il doit
aussirevoir
sastructure car
il n'y
a pas de secrétariat exécutif comprenantla
Coordinatrice Nationale, son adjoint, la comptable, le représentant de I'OPC:
C'est enfait
la cellule exécutive qui s'occupe de la gestion quotidienne du programme.Il
n'y a pas non plus de représentants du terrain, cad, les médecins des bases épidémiologiques régionales(6
régions autotal),
les représentants départementaux(13
départements) et de lacommunauté. Les départements sont les districts sanitairesqui sont en
cours d'opérationalisation avecmise en place du
paquetminimum
d'activité. Le Ministère de la santé compte sur ce programme pour que les districts deviennent opérationnels. Un sociologue, un entomologiste peuvent aussi être membres du GTNO afinqu'il
soit multisectoriel..
Sur le plan financier et comptable, un compte APOC a été ouvert dont les signataires sontun
représentantdu Ministère de la
Santé Publique, cad,la
CoordinatriceNationale et
un représentant de I'OPC. Un compte OPC doit être ouvert dont les signataires seront leDr
Todesco etlou Pr Kombila..
lJn bureau dans le Ministère de la Santé a été mis à la disposition du programme où travailleront le Coordinateur adjoint, la comptable et la secrétaire. Lemobilier
sera financé par I'OPC..
Sur le plan du personnel, la secrétaire et le chauffeur n'ont pas encore été identifiés mais le seront dans lesmois
suivants. Une comptable, à temps partiel, a été identifiée,Mme
ElianeAvome qui
va intégrer la fonction publique. Elle recevra une indemnité de la part de I'OPC, prévue dans lapartie
budgétaire OPC.Elle
sera formée à la comptabilité APOCdt
26 au 30avril
99 parun
financier du programme APOC, venant de Ouagadougou.Elle
sera aussi en charge de la comptabilité propre à I'OPC..
Une fois la comptable formée, le siège de I'APOC enverra une première avance de 25000$de la somme de 108 182$, montant accordé par I'APOC pour I'an 1. Le GTNO doit par contre envoyer par I'intermédiaire de la représentation OMS des proforma pour acheter l'équipement
et la
lettre de demande d'achat du véhicule. L'équipement etle
véhicule seront directement achetés par I'OMS, une soïnme de 50 182S sera donc retenue sur le budget global accordé pour la première année..
IJn rapport technique et financier doit être envoyé aù 6" mois du programme puis à lafin
dela première année avec un plan d'action et un budget pour la
2
awrée. Ceux ci dewont être revuspar le CCT et le CAP avant d'avoir l'accord de I'APOC pour le financement de
la
2" année.Il
est possible après accord du siège de I'APOC de passer d'une ligne budgétaire à I'autre et,s'il
reste des fonds à lafin
de la première année, de demander leur transfert dans le budgetdela2
année..
Pour éviter d'avoir à payer des droits de douane,il
a été décidé que le Mectizan sera dorénavantenvoyé au
Gabonpar le
Programmede Donation du Mectizan à travers
la représentation de I'OMS qui est d'emblée exemptée de taxes. La commande du Mectizan sera envoyée, elle aussi, à travers I'OMS.Une
planification
des activités du programme a été discutée :- Les visites sur le terrain que ce soit au niveau des formations sanitaires qu'au niveau de la communauté ont montré qu'un effort de mobilisation, d'information doit être
fait
à tous les niveaux. Des sessions de formation et de sensibilisation doivent être organisée en cascade, cad, dans un premier temps au niveau régional puis départemental et ensuite la formation des distributeurs du Mectizan au niveau des villages. La première année, la formation sera organisée dans les 3 premières provinces endémiques déjà connues.- La recherche opérationnelle doit être aussi planifrée dans la première année car
: l)
leREMO
est indispensable pouridentifier
les zones prioritaires, cad, les zones méso et hyperendémiques dans lesquelles leTIDC
sera implanté. Le2' objectif
duREMO
estd'avoir une
cartographie sanitaire avec des donnéessur
I'existencede
formations sanitaires fonctionnelles et le3'objectif
est I'identification des zones de co-endémicité onchocercose et Loase afin de mettre en place un système de surveillance renforcé deseffets
secondaires, cad,la
surveillance se faisantpar les
distributeursformés à
ce problème et capables de référer les patients au dispensaire ou au centre médical le plus accessible.2) Une
recherche opérationnelle spécifiquesur la
méthodologiede
la surveillance des effets secondaires en zone de co-endémicité dans le cadre d'un traitement de masse et dans un système de santé non fonctionnel peut d'ailleurs être entreprise car, pour le moment, cette recherche n'a été faite qu'au Cameroun. Elle permettrad'identifier
les mécanismes d'intervention, de surveillance et de monitoring de la distribution en zone co-endémique. 3) Une enquête CAP ( Connaissance, Attitude et Pratique) doit être aussi organisée car elle permettra d'obtenir des outils d'éducation et de sensibilisation qui sont importants dans un programme de prévention et spécialement au Gabon où tout repose sur le
curatif.
Cette recherche opérationnelle sera financée directement par le programme APOC sur un compte à part et non sur le budget du programme déjà accordé au Gabon.Il
faut donc rédiger un protocole avec un budget et I'envoyer au siège de I'APOC. Dans le cas du REMO, un ou deux consultant venant de Ouagadougou apporteront leur aide du début jusqu'à lafin
de I'enquête avec la formation dans un premier temps, jusqu'à la rédaction du rapport final. Le REMO pourrait être organisé à lafin
de I'année 99.- Le Mectizan poulra
ête
intégré progressivement dans le circuit normal de distribution du médicament.III-
Concemant les activités propres à I'OPC, un protocole d'accord sera signé enavril
entreI'OPC et les Ministères de la
santéet
des financesafin d'obtenir
I'exonération des taxes douanières et deTVA.
Ce protocole d'accord est important pour le démarrage du programme onchocercose mais aussi en cas d'intervention de I'OPC dans d'autres activités de prévention dela
cécité, commele
soutien à la mise en place d'unPNLC.
Ce soutien peuttout
àfait
être envisagé dans le cadre du nouveau programme mobilisateur car c'est un de ses objectifs dans le cadre du réseau. Actuellement, la seule action est la miseà
disposition des formations sanitaires des pommades et collyres ophtalmologiques faisant partie de la liste des médicaments essentiels.Le
domaine d'expertise serait une aide à la rédaction du programme national de prévention de la cécité avec une planification des activités. Une enquête de prévalence de la cécité pourrait être envisagée dans le cadre des enquêtes multi-indicateurs organisées par I'UNICEF permettant dedéterminer les principales causes afin d'élaborer des stratégies de