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Dynamique de la population en Afrique

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(1)

ut

~^J. £^

NATIOJNS UNIES

CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

Distr.

GENERALE

E/iECA/PSD.4/29

12 fevrier 1936

Original : ANGLAIS/

FRAHCAIS

CCWUISSION ECONCMIQUE POUR L'AFRIQ'dE

Quatrierne seasion cle la Conference commune des planificateiirs, statisticians et deiaographes africains

3-12 mars 1986, Addis-Abeba (Ethiopie)

DYNAMIQUE DE LA POPULATION EN AFRIQUE

(2)

TABLE DES MATIERES

Rige3 Paragrgphes

I. INTRODUCTION 1 1-2

II. ESTBSATIONS OES NIVEAUX ACTUELS DELA 2-9 3-45 FECONDTTE EN AFRIQUE

III. ESTB^TIONS DES NIVEAUX ACTUELS DE LA 10-12 46-53 MORTALITE DANS LES ETATS METRES DE

LA CEA

IV. CONCLUSION 12-14 54-65

ANNEXE

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S^CA/PSD.4/29

I. INTRODUCTION

1. A la reunion dfexperts sur la fecondite et la mortalite s niveaux, schemas et tendances en Afrique et leurs incidences sur la politique de developpement qui s'est deroulee a. Monrovia en 1979, il a ete souligne que la plupart des

recenseraents executes au cours de la serie de recensements de 1970 avaient ete

analyses, cependant il importait que la CEA poursuive ou aide a poursuivre I'analyse comparative deja effectuee l/0 En outre3 la troisiene session de la Conference commune des planificateurs, statisticiens et demographes africains, tenue a. Addis-Abeba en mars 1984, a prie instamraent le secretariat de la CEA de faire rapport sur les estimations des niveaux actuels de la fecondite et de la mortalite dans les Etats merabres de la CEAO La deuxieme Conference africaine sur la population-tenue:a Arusha est allee plus loin en adoptant une serie de recom- mandations concernant la collecte, le traitement et 1*analyse des donnees en matiere de population de fa9on que ce type de recherche augmente la prise de

conscience de la dynaraique de la population 2/o

2. Le secretariat a depuis raene des etudes relatives a la fecondite et a la mortalite .afin d'en determiner les niveaux? schemas, tendances et diffenrences ainsi que leurs determinants socio-economiques dans quelques pays africains.

Tout porte a croire qu'il est difficile de presenter un tableau global des niveaux, schemas, tendances et differences de fecondite et de mortalite du.fait de l'absence de series de donnees demographiques, des problemes lies a la collecte des donnees, de la methodologie et des techniques d'analyse demographique qui seraient appripriees pour obtenir des estimations' plausibles de la fecondite et de la mortalite. Les problemes enumeres ainsi que d^autres problemes circonscri- vent la portee du present document au seul exaraen des estimations des niveaux actuels de fecondite et de mortalite dans certains Etats merabres de la CEA0

La plupart des donnees recentes issues des recensements de population et d'enquStes demographiques, y compris les donnees collectors dans le cadre de l!Enque*te moi^diale sur la fecodnite, ont, autant que possible ete utilisees et diversec techniques demographiques dans le mSme temps appliquees pour obtenir des estimations des *' niveaux actuels.de fecondite ct de mortalite. Le present document comprend deux ■ grandes parties : la premiere a trait aux estimations des niveaux actuels de la " '' fecondite et la seconde a celles des niveaux actuels de la raortalite dans quelques

pays africains. •

Dynamique de la population, Fecondite et Mortalite en Afrjqm ST/ECA/3ER.A/1, Addis-Abeba, 1981, pages 1 a 3f

2/ CEA, Programme d'action de Kiliraand.jaro concernant la population-

ST/ECA/POP/1, Addis-Abeba, 1934 ~ '—

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II. ESTIMATIONS BES NTVEAIK \CTUELS DE Li FECONDITE EN AFRIQUE ....

(Analyse comparative des donnees de lTEnquete Kondiale sur la.Recondite)

2.1 SOURCEDES'DONHEES , .

3» Les donnees relatives a la fecondite" sont, pour la plupart des pays:.af.r:icai'nsj fragmentaires et imprecises. llalgre -lea efforts des organisations nationales "et '■-■■' internationales dans le but d'omoliorer la qualito des donnees demographiques de ces pays, il faudra attendrer pour disposer d'lndices fiobles concernant- la fScondi'to

do la majprite des pays afrio.atns? que so^t etabli un gyotoae -rxhaustif et fioble de regrlstres d'Etat civil. En reality, seiAls quatrc payc. (Alporic, Egypt&, i&tuJricc et TuaiGio) aont parvenus a otablir itn, eyeteme. arenregistremen-t des naissances '

permettant de calculer des indices de f6conditew : ■

4. Lea operations domographiques q.ui ont ote roalisees depuis les independances

ont cependant fourni des donnoes qui ont servi a estimer les indices de fecondite- que l'on peut raisonnablement accepter pour la-plupart.des pays africains. Les principales sources en matiere de fecondite ont ^te de trois types : les recense- ments et enquetes post-censitaires, les enquetes;;sur la connaissance? les attitudes

et la pratique, de la contraception (onquetes—CLf\P) -^ les enquetes focondite propre—

ment dites»

S* S'il reste encore "beaucoup d1 incertitudes dans la situation de 1'kfrique en matiere de fecondite? des progres notables ont etc cependant accomplis au cours desvingt dernieres annees et les enquetes ro.alisoes dans le c^.dre de 1'Snquete kondiale sur la Pecondite ont contribua largement a 1'amelioration de la connais— -

sance des niveaux, tendances et determinants de la facondite dans les pays afri cains.

6* L'Enquete Jlondiale sur la Pscondite (EMP) r^alisoe par 1'Institut Interna

tional de la Statistique,'en collaboration avec les Nations-Unies (FNI&P) et 1'U- nien-Int.eriia.tiDiiale'.'.pbtir ' 1'Etudo Scientifique dc la Population, a oonstituo un important programme.international de recherche en matiere de feconditS humaine.

II s-'agit d'une enquete retrospective© Parmi les 42 pays couverts par le programme, 13 sont africains : Benin, Cameroun, Cote dTIvoire, Egypte, Ghana, Kenya, Lesotho, llaroc, Uaurit.anie, Nigeria, Senegal, Soudan, Tunisie* La repartition geographique

de oes pays est la suivante : flfrique de 1'Ouest : 6; /Ifrique du Nord : 4, i\frique australe s 1; Afrique de 1'Est ; 1; \frique centrale s U . -- • 7» Cette communication examine principalement. les donnees relatives aux niveaux

et aux structures de la fccondite fournies par les enqustos nationales sur la ■■ ■ fecondita entreprises dans le cadre de l'EHF. ■ • ■ ,"■' '

Z+2. NIVEAUX ET STRDCTURES DE LA FECONDITE

2.2 »1 Taux brut dc natalite et taux brut de reproduction

8. L1Afrique represente a peu pres un quart de la superficie du globe avec 11 p. 100 de la population mondiale? estCmec au .-.iilieu de lTannee 1984 a 540,000*000 dfhabitantse

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9. Lgs niveaux de la f^condita en \frique correspondent a co que L. Henry a appelS "incondite naturelle", c-'e-st-a-dire la fecondite qai existe -an l'-absence de toute limitation deliberee des naissances* -et sorit relativement plus Sieves que ceux observes dans los autros rogions du monde 3/0 Be 1980 a 1985, les Nations Unies ont estitne le taux "brut de natalite de la population .africaine a,_

46 p. 1000 -ce qui tranche nettement avec la moyennG mondiale.de 27 p. 1000 pendant la-fneme periode £/o Des estimations antoricures, concernant le continent pour les.poriodes 1960-66 et 1970-75 montrent que goneralement il n"y a-eu aucune

reduction substancielle de ces taux 5/* Le tableau A"1 en annexe prosentq les taux bruts de natalito (EBN) et de reproduction (TBR) pour los pays africains .

dans la periode 1980—85 •

10-. Les taux estimes selon les regions indiquent que 1'ft.friq.ue de 1'Est ct t ■

l'liSrique de l!0uest ont les niveaux les plus Sieves (de l'ordre- de 49 P« 1000 . . pour le TBN et 3*4 pour le TBR), suivie dans 1'ordre de l'/lfrique centrale,

1'Afriq.ue du Nord et 1 !Afrique-australe 'qui enregistrent un taux brut, de n

dont les valeurs r,espeotives s.ont- 45 P» 1000, 42 ,p» 1000 et 40 p« 1000.

11. Les .ta^x estimes selon le.s Pays montrent. q.ue dans 1'ensemble tous les pays africains ont -on taux de natalito suporieur a 44 P» 1000 avoc cependant troi^ • exceptions a cette regleo La premiere exception comprend certaines lies telles

que Maurice,.la Raunion, les lies du Cap-Vert, les Seychelles et Sainte~H3lene.; ■ Les trois premiers pays, pour lesquels naus disposons de donnoes, ont des taux

de natalito compris entre 21 et 26 p« 1000 et des taux bruts de-.reproduction- ;:

compris entre 1*10 et 1 e35o La seconde exception comprend un certain nombre de pays d'Afrique centrale ( Gabon, Camero^ons Ropublique Centrafricaine, Guinoe^

equatoriale) ou la fecondite est maintenue k un niveau relativement peu sieve

"par des causes pathologiques plutot que par d&s decisions ou des actions humai-

nes" 6/r, La troisieme exception enfin, \c^mpr-end_ la T\inisie_-§1;.il.^Egypte *o^ la

fecondite a diminu^ grace aux programmes de plonification faniiliale*

12. Pour, une atude comparative plus .complete sur les niveaux et structures de' la

fecondite en Afrique*nouc nonn ldmiterbnr:, dann lee lignea qui cuivent aux "f$' payn qui

ont participe a 1'Enquote Kondiale cur la Fecondite* Le plan dc oondage'adopte par

ces enquetes etait celui d'un ochn.ntillon probobiliste o"fc a plucieurs degrpc, et

roprdeontatif au niveau national r?A L^ fecondita cunulee et la feconditi ini-

tiale serviront de mesure des niveaux de la focondite alors. que la;, structure de.

la fecondits sera otudioe e. jp^rtir des.-fcaux de.'. f ocondito par age. :

2.2C2 Niveau de la fecondite cum-olae ?.i ' ■

13. Le nombre moyen d'enfants nes vivants est une niesure retrospective de la . fecondite. II ntesure le cniaul des naissanoes vivantes que chaque femme a eues depuis le debut de sa vie fecondeo Cependant du fait des omissions et des tteiu«

vaises declarations liees aux enquStes retrospectives, cet indice aboutit ^ene- ralement a une sous—estimation de la fecondite<> Le tableau A2 en annexe presente

2/ Henry, Lo "Some data on Natural Fertility", Eugenics'Quarterly, , Vol. 8, 1961, PP-> 8l-9io

Lj Nations—Unies, World Population Prospects-Estimates and Projections as assessed in 1982, 1984, New York.,

*J Nations—Unies, Annuaire deinojraphique 1977

6/ J.C8 Caldwell, les perspectives de la fecondite et de la mortality

enAfrique, E/CNttl4/POP/l45, octobrc 1979-

2/ Voir la description du plan de sondage dans les rapports dfanalyse des premiers rcrultr^o des enqutites nationales sur la fecondite Vol, 1#

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les donnceo cur le nonbre noycn d1enfants nca vivants des fecxies non cclibertnires

selon Icur £je au aouent de '

14. D'une facon generale, le niariage precoce et universel conduit les femmes africaine's a etre exposes tres tot au risque de procreation et u maxindoer leur

capacite de reproduction. Un nouveau couple' subit en eff et tres souvent des pres

sions sociales de toutes sortes pour la venue -du premier enfant et des enfants suivants. Une femme sans mi3Dance vivante n'a? pour ainsi dire, aucune valeur.

aux yeux de la society, Dans un tcl contexte culturel on devrait s'attondre a, ce que la fccondite soit tres

15. Les rosultats des enquetes nationales sur la fecondito confirment du reste Igd civeaux relativement alevas de fecondite a. tous les ages dans les 13 pays.

16. ^Lea donnees presentees a'u tableau 12 raontrent ainsi? que la Parite moyenne, tout age-confondu, varie entre 3-19 .au Lesotho et 4*84 au Kenya.Les chiffres corres pondents observes en 1982 dans quelques pays industrialises sont les suivants : Republique Federale d'A.llemagne : I.4OJ Prance ; 1.94; Royaume-Uhi : 1.79:

Etats-liiis : 1,89 3/. . 4

17. Presque partout, les femmes-agoes de 45 *49 ans ont eu■■une descendance

finale^, de 6 a 7 enfattts. Les deux exceptions acette regie sont le Lesotho et le Came-

r^un ou la daoaendeUicefinale atteinteo par lec> femmec non cellbatairec ageen de 45 a

49^ans est d'environ 5 enfants. Ce qui traduit probablement 1'incidence de Immigration masculine au Lesotho et -la £i^erili.t4 au Gameroun*

2.2.3 .Incidences de la sterility 9/

18. Le mot sterilite est employe en domographie pour desiner 1'incaDacite

donner ie JOur a des enfants vivants. Lorsque la sidrilite su^lenfant to naissanoe vxvante, on parl.e de steriiite priinaire, par opposition^ ll^

secondaire, qui current apreS procreation d«au moine un enfant.

toute

sterilite prjmaire

^ F de feimes. non

"" n ayant d6clar<S aucune n^issanoe vivante. Cet

MteUte

Ut uau.wme, est relativement bas et SB situe au^essous de 5 p. 100

Population et Societe, N" 173, octobre 1983, ;

ou ste^lelL^terilit/Li-^^-: ^ ^^^ ** fe^mea xnfecondes

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et' mcYic de 4 p* 100 daiiG la plupp.rt doc pays otudiec (tableau A3 en annexe) .,

Le llarocj le Nigeria? le Soudan enregistrent un niveau de sterilito primaire anormalement 61 eve pour des pays ou cette forme de storilite ne semble pas cons--

tiiuer un probleme reel* Ges chiffres ont etc d'ailleurs interpretes avec prudence

par ler. auteurs des rapports d'analyse des resultats des enquetes nationales sur la fecondite qui pensent que le niveau de storilito primaire a du etre surestime du fait des maUVaises declarations et en particulier de la confusion entre le fait de nfavoir eu "aucune naissance vivante" et de n'avoir pas eu "

"d'enfant du tout"* Cfest ainsi q_ue d'apres ces auteurs la meilleure estimation de la. stcrilite primaire. a,u I-laroc serait la proportion de 5^4 P* 100 de femme.s encore "infecondes" observee chez le groupe d'age 40 a 44 ans tandis q_u'au

Nigeria et au Soudan, ce serait respeotivement les proportions de 6p<» "^00 chez le . groupe d'age 30 a 34 anc et 5.3 p. 100 ches le groupe d'age 35 a 39 ana 10/o.

Au Cameroun,- la proportion de 14 p» 100 de femmes ag^es de 45 a, 49 ans aucune naissanoe vivante est .rernarquablement elcvee pour une population natalistes Meme si cette proportion pourrait ne pas traduire le niveau exact de la sterilite du fait des mauv.aises declarations, elle ost a rapprocher a la proportion de 12 p» 100 de femmes a grossesses, imp ro duct iyes au moment de 1'en—

quete consideree comme le niveau reel de la st^rilite primaire qui sfavere ainsi

tres elevc au Cameroun /

b) La sterilite secondaire

22ft II est poscible de as faire une idee de lriHiportance de le sterilite second' daire en etudiant Igg probabilitis d'agrandiEoeinent chez lee feminca dont la fecon—

dita est virtuellemsnt tcrminee0 Cep pocsibilitaq fo'irniGcent; pour un rqng-de naiGGance donnej la proportion do fcmi-iec qul on ont au noino un enfant suppldiaen—

taireo Ellec aont preGGiateec au tableau A4 en annexe et indiquciit que dano I'eiw- oemble, les fcrxiec Sgeec de 45 ^ 49 anc ont' effectiver-ient experimento un raodelc dc fecondite naturellco Clect ainci que, precque partoutj plus dc GO po 100 doc fcixieo de.7 enfaiitrc en ont ua huitiene,

23a Ce uiodslc do fecondite ccablc cependant avoir ate cntrave pour certaincc Caoerounaicec pr,r la Gterilite prir.iairc ot sccondaire, C'ect aiimi que non cculenont pour les feixieo nulliparcc, la probability d* avoir uiig prcoiere naij cct relative^ient faible par rappciH: a-colics obccan'-oeG daiia lee jiutrec payGj V- Inc. ^«.i.niiT7G attcintcc au;: autrco *^?anga attcstent dc 1*augmentation p3w3- xrricfc tante deo foL±icc attcintcG ce ctorilite Gcconc'airo- danc ce'payc» " " ■ • ■ . 24o Lc proble::;e de la ctdrilite ;.ierite bien entenciu pluc d1 attention et dec rccherchoc pouoaucc devraieat Stre ucneoc en vue d'en corner touc Icg aopocts, specialer.ient cai taut quo deter:.iiricirt, du couportcLicnt dei;io^rnphiquc» ■ " ■ ■

EnquSto. Nationalc gur lc. F6conJ.ite et la Planification Fai.d.liale au Rapport national, 19S4 - 7ol# III page 22, The Nigeria "Fortuity Survey '-+' Principal Report, 19G4 - 7ol« IP page 75. The Sudan Fertility Survey - Principal"

Report ? 190l -7ol. I pa3c 53. ■■-■•■ .

y/ Enqu$tc rationale cur la fccoarljto du Caacroun - Ilapport principal,

Vol. I? page 66O ™ ™ . .'■ ..'

:'■*,"■"■

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25* A oe propos, 0« Frank ocrit avec raison que "si le probleme de 1'infooon&ite feminine ne retient pas bientot l'attention, la baisse de la fecondite"- risque d'etre finalement retardee enilfriquej oar 1'incertitude de procroer rend inefficace les

pressions internes et externesvicant arcduire le nombre d'enfants desires" 12/»

26. Prenant 3 p» 100 corame pouroentage de femmes sans naissanoe vivante auquel on devrait hormalement s'attendre dans les pays en d6veloppement? Odile Frank a examine I1incidence de la sterility en ifrique au Sud du Sahara et a pu oircons- crire cert.aines poches de haute sterilite dans une grande partie de l'.\frique centrale s Ropublique oentrafricaine, Sud-Ouest du Soudan? Nord Z?Jire3 Congo, Gabon et Cameroun.*

27. Les causes potentielles de la sterilite sont bien entendu nombreuses. Cepen—

dant, lorsque 1'on examine la littorature contemporaine sur ce sujetj on constate

que les'maladies veneriennes au premier rang desquelles la syphilis et les blennor—

ragies sont considerees comme les principles causes de la sterilito en lfriques qui serait ainsi d'origine pathologiquea L'or^nisation llondiale de la Santo cite en plus certaines maladies associees a des nivea1'"" relativement eleves de sterilite telles que la tuberculose gonitale? les infections abortives ou

puerperalesj la filariose, etca 13/c 11 semble aussi que le regime aljinietiiiairej..

l!etat sanitaire, la malnutritions Iss mariagec endoganes peuvent avoir un effet negatif sur la fecondite*

28. L'abccncc dc donnccc cuffiaantco nc pcrnet nalhcurciiGcxicnt pac d'ovaluor I1incidence dc toutco ccc cauccs potcnticllco de la ctcrilitc en Afrique«

2»2.4 Nivcau do "la foconditc de dobut de n

29« Contraircr.ient a la fecondite cunuleer "la feconditc do debut de r-i

ou fecondite initiale ne gc rapporte qu'aux cinq prcniercG annees de naria£e» II a'a^it done d'analyscr 1c conportoment en natiere do fecondite au debut de la vie fecondc On a couvent pence que dans Ice populations tree peu r.ialthuaien- nec, ou l'intencite de la facondite depend larjcaont a la foio de l'intensite et de la duree de r.iariage? si I1 on arrive a raccourcir la duree d'expoGition au risque de concevoir, on pourrait alora s'attendrc a une bailee du niveau de la descendance finale« C'eot la raison pour laquellc beaucoup de recomnanda- tions invitent a lg elevation de l'Sgc au premier r.ir.ria^c en vue de re^arder le plus possible I1 entree des ferxier. cane la vie feCQnde.. L:fi^e au premier r.iariage est ainsi devenu lfun des instruments de la politique der.iographique qui souleve le uoins dc controrcrses» Si cependant, dans certaines de ces populations

e'est avec le r.iariage que commence la periode de procreation et par consequent celle de 1'exposition au risque de concevoir? tel n'est pas toujours le cas partout, Beaucoup de facteurs tels que la scolarisation3'I1urbanisation? les nornes sociales en inatiere de procreation peuvent bien sflt retarder I1entree en union raax3 en plus entraxner certaines deviations dans lc conportenent procreateur de telle sorte que I1exposition au risque de ^rossesse puissc

avoir lieu en dehors d'une union© ■ ■ .

12/ Odile Frank, Infertility^j.n Sub Saharian Africa s Estimate <tnd Implications.*

Population and Development revie«:s Volume 9 No« 1 March 1953* PP 137-144

OI^S, Epidemiologio c\c lTinfocondite3 oerie de Rapports techniques,

Geneve, 1975, N° 582.

(9)

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30. Noup essa5eronG d1analyser I1incidence cle l'Sge au prer.12.er nariage sur

"la fecondite de d^but de- -.ariase" qui ocra decrite par deux indicateurs s l'intervalle proto^encsique et 1c nombre aoyen d1enfants ncs vivants par femne - au cour$ dec cinq prcoieres' anftees Co nariagOo L*analyse sera par consequent limitce aux fcrxiec riariees pour la premiere foic cinq ans ou plus avant lfen-

que*te« . "+' .

a) L^intervalle entre le debut do la premiere union et la premiere najgoance

31« Log donnpep presentees au tableau A5 et A6 en annexe indiquent la duree

raoyenne de" I1 intervalle profo^'(inoaique ct les pourcentagea dc ferjaes ay&nt des enfants ayant lc i.iariage celon L?a£e au ■preaier i.iariageo

32 n Pour I'enceijible, dec fpovies conaider^cs, la duree noyenne du preaier inter—

valle esf coinprice entre l8 r.iois au Benin et 36 noia au Soudan, Cependant pour la laajoritc dec payoj cette durcc eat ct1 environ 20 a 22 noiG* Selon lc3ge au prer.iier ma'ria£;e;'.le9. durcea les pluc longues aont observeea aux ^Eges au raariage

relativebent jeunca (Sges inferieurs a 15 ans)e Les durees leo plus courtes sont

Sonoralement obcervces pour lee Sgcs au premier mariage suporieurs a 20

33o Lseffet de Vtigc au premier nariage apparaSt plus nettement sur les pourcerf

ta^ea dep feixiec qui ont -eu dea■ naicsaJices--avaiit le premier inariage-(tableau A6).*

On observe une augmentation re^juliere de.ces pourcentagec avec l'clevation de ' l*S2e au premier rnnriageo II y a cependant deux exeeptions a cette regie : , ■ lf Egypte et la Tunicie ou lee naiscanceq illegitimes seiTiblent inexiotantes • Ces rocultatc pourraieait 8tre intprpr^t^e .coi-inie .la consequence dec nornes sociales en matiere de fecondite dainQ les sociotes africaines et qui conduisent les fenpes a vouloir "rattraper" leur feconditti dans le c??3 d!un r.iariage tardifo Ainci^ si l5Sge au premier niariage s'elav^,' la femnie se/'sent" en retard, et elle veut vite "recuperer'o Gela sera d'autant. plus possible- que le mariage devenant plus tardif f les femes sont plus aptcc. physiqaetnent 7 car etant entrees en union a des ages ou leurs facultes procreatrices sont plus developpees0

"b) Nor.ibre moyen ds enfants nos vivants au cours des cinq premieres

annees de r.iariagc ... -

34« Le tableau A7 C11 a-nnexe donne le nonibre moyen de naiosanceo vivantes surve- nues au courc deo cinq prcmiLerec anneeo'de mariage et issues dec fomnies toujours en union au cours de cette periode, scion l?age au, premier mariageo Lsaugmentatibn du niveau de "la fecondite de debut de £ir..ria2enySU£;geree tant6*t par le raccourcis—

aer.ient de la duree :.ioyenne de lcintervalle pratogenesique parallelement a I'aug—

Dentation de l'&gc au premier raariage. est confiroee par! 1f iiz-icatcur coiitcnu ■ cc tnblei-u.

35 o En effet, le noabre moyen c'1 enfants nes vivants durant les ci.nq premieres annees de oariage indique clairement cette tendance a ltaugnentation de "la fecondite de debut de raariage" liee a lfelevation de l"^ge au premier raariage dans les pays studieso

(10)

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36, Le "rattrapage3 de la facondite conraencerait done des les premieres annees de mariatje ch'cz les feranes entrees en union tardivernent, Toutefois, si l'on

accepte que<ces eate^ori.es de feuoas correspondent aux citadines et/ou a celles '

qui pnt un niveau d*instruction relativement eleve, on peut alors penser qu"elles auront tendance a avoir plus rapidenent le nombre dTenfants desires et arrester plus tStde procreero Etant plus infonaees en matiere de soins de sante de base, elles sont en effet plus assurees de la suryie de leurs enfants et aspirent done a unc di^icnsioi* fauiliaie plus reduitec Ce qui ne serait pas le cas des fenroes vivant en milieu rural, gen&raleiaent raarieesa un'Sge plus'jeune et dont les

onfants sont pluc oxpoccc r.u risque de decider., Ces dernieres fenmes procreeraient ainsi au rae'ne rythiuc jusqu'a la fin de leur vie feconde pour esperer la survie du maxinun d!enfants0 Elles ne sont - paa sujettes aux pressions sociales, 37« En resune, inene si ces resultats se present k plusieurs interpretations, ils raontr-ent que si la politique visant a 1*augmentation de l'Sge au premier rarla^e est nocecsaire^ elle nrest pas ouffisante pour inflechir le comportement procroateur dans les pays etudiesj elle deyrait prendre en conipte les mesures

dfacconpa^ner-ient ncceccaires pour enpScher que la realisation de 1'objectif pour-"

suivi ne dq tracluioe par une aujnentatiori de la fecondite et du risque de concep

tions l

2«2.-5 Structure de la fecondite

38#u La-structure de la fecondite cera etudiee a. partir des taux de fecondite

calcules selpn I'S^c. des' nerea gut la periode de cinq annees qui ont precede

I'enquSterj Le tableau A8 en annexe presente les taux de fecondite generale donnant 1^ atructurc par £jc do la feconditeP structure que nous avons standar- diper (tableau A9 en annexe) pour fnciliter la comparaison,

J>9. ^a ,ueG3end?.iicc qui rosuite de ces systeme de taux indique aue

conaonctuxel de la/dQondito reste t vn niveau tr'es Ilevc fZ les Les mveaux observes eoht d-env3.ron t^ois fois plus oleves 21

reqiae pour ^sSurer le rohouvellement d'une

v

(15H9 ans) est relativement 6levoe : les

10° naiSSgJ1ces pour 1000 femmes en Bgypta, u

•"" U-UJlenu 19) p^ssont par leur maximum ontre

le plus .ouvont ontro 25 at 29 «s. Lea courbes reprosentant

tTJT ?™S> mal ^ de°alla^ vers la to>ite 4e U oo U oourbe' des

ce.

?- rSle Semit le r'SUltat de U ^aifioation du

dons oe

i'r6senti6s tibleauAlO en annexe permettent de determiner

sroweB d1^ont ~M^5 ^ tite=r

(11)

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43. La contribution des adolescentes (age infcrieur a 20 ans) a la descendance du moment est de l'ordre de 10 a 15 p. 100 dans l'ensemble des pays Studios? ceci atteste de la "preoocito" du oalendrier ds la facondito dans ces pays excepte la Tunisie ou la fecondite des adolescentes ne rend compte que d'une faible propojw

tion de la descendance du moment.

44. Les femmes agees de 20 a 29 ans et celles agees de 30 a 49 ans contribuent h peu pres dans les meraes proportions a la descendance du moment, ces proportions etsnt souvent nettement superieures a 40 p. 1OO» Dnjis certains pays, la contribu tion des groupes d'ages intermodiaires (20-30 ans) est plus import .ante que. celle

du groupe d'age 3049 t t

(3 a)

blt

t plus import.ante que. celle du groupe d'age 30-49 ans et est meme remarquablement elevee en Egypte et au Maroc ou les femmes agoes de 20 a 30 ans contribuent h elles seules jusqu'a 50 p. 100

a la descendance du moment.

45. En resume la contribution des diffsrents groupes d'age montrent que 1'on est bien en presence d*un schema classique du calendrier de la fecondito dans certains Pays afncains ou la femme procree jusqu'aux approohes de 45 a*s. La menaupose

precoce s'avere ainsi rare.

(12)

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Page 10

III. ESTIMATIONS DES NIVEAUX ACTUEL3 DE LA MORTALITE DANS LES ETATS MEMBRES

DF LA CZA

3.1 C!ia,;p l;; l'etude

46- Les renseignements sur les niveaux? schemas, differences et tendances de

la mortalite sont a divers titres iraportants dans la planification du developpe- raent dans de nombreux pays^ Les donnees relatives a la mortalite, par exemple

concernant les estiaiations de la mortalite infantile ou de 1'esperance de vie a

la naissancey son4: des indicateurs importants de la situation cocio-econoniique et sanitaire dsun payso Les renseigneraents sur les niveaux de mortalite en Afrique sont rares parce qu'il n:existe pas de systeme complet de collecte de donnees relatives a la mortalitef La plupart des pays africaina n'ont pas insti- tue de systemes de statistiques d'etat civil necesGaires pour obtenir des donnees

appropriees sur les estimations de la mortality Toutefois, on a eu recours aux

donnees disponibles provenant des renseignements et enquetes pour obtenir des esti mations qui laissent entrevoir que les niveaux de mortalite atteints en Afrique -

sont parmi les plus cloves du monie0

47. II ressort des recentes estimations des niveaux de la mortalite fournies par

les Nations Unies que les taux de mortalite dans les pays africains sont de l'or- dre de 20 p0 1000 et les taux de mortalite infantile superieure a 100 pn 1000 naissances vivantes^ Une particularity de la mortalite en Afrique est ^incidence elevee et continue des deces des enfants ages de deux ans. On a estime en ef."ot qu:un tiers environ des enfants roc en Afrique uourent avant Ifage de cinq ans.

Ce taux eleve de oortalites en particulier de mortalite infantile et juvenile, explique l'esperance raoyenne de vie a la naissance relativement courte qui est de 50 ans environ dans presq".- tous les pays africains^

48# La presente partie a pour but d^xaminer les etudes rdcentea entreprises par la CEA visant a determiner les niveauxr schemasr tendances et differences de la

mortalite dans queiques pays africainse A ce jour, trois etudes portant sur quatre

pays choisis dans chacune des souG-regions de l!Afrique do l*Est, de 1'Afrique de ll0uest et de 1:Afrique du Nord cnt ete realisees, Los pays sir ieeqaols ont porte les etudes disposaient de donnees recentes issues des recensements de la population

et des enquetes deraographiquoG, dec otatistiques du. o/steiae de l:etat civil et de registres medicaux etabiis par les services sanitaireso Gcect ainsi qu^ont ete cou-

verts le Kenya (recensenent de 1969 et de 1979)p le Lfelawi (recenseaents de 1966 et de 1977), la Republique-Unie de Tanzanie (recerioements de 1956 et de 1978) et la Zanbie (recenseiaents de 1959 et de 1974) en Afrique de l*Esto En Afrique de l'Ouestj les pays couverts ont ete la Gambie (recensenents de 19&2 et de 1973)P le Ghana (recensements de i960 et de 1970)? le Liberia (recenseneats de 1962 et de 197w w« la. Sierra Leone (rec i;sei;ients de 1962 et de 1974)* Fnfin en Afrique du Nord, les pays vises ont ete 1'Egypte (recensements de i960 et de 1976), le Iviaroc

(recensements de i960 et de 197l), le Soudan (recensement de 1973) et la Tunisie (recensement de 1966 et de 1975). Ces series d:etudes continueront de couvrir autant

de pays que possible dans toutes les autres sous-regions afin de disposer de rensei

gnements exhaustifs sui- la mortalite en general et Gur la mortalite des nouveaux nes et des enfants en bas age<,

(13)

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Pago 11

3«2' Niveamc et tendances, de la mortality

49♦ Norafcreux sont les indicateura de la mortalite auxquels on a recours. Cer tains portent sur tous les groupes d'a*ge t^ndis que d'autres se referent a des groupes d'Sge specifiques des cohortes. Le tableau A,11 en annexe presente trois indicateurs de ce type. Le premier indicateur est le taux brut de mortalite (TBR) qui est defini comme le quotient du norabre annuel des deces, tout age confondu, observes dans une population par l'effectif Lioyen de cette population au cours d'une annee donnee. Le TBR est un indicateur brut des niveaux de mortalite puis- qu il est fonction de la composition par Sge de la population,,

50. Le deuxieme indicateur frequenment utilise eat 1'esperance de vie a la naissance (e )* Cet indiee resume la duree de vie raoyenne en appliquant les chiffres que I'on possede sur la mortalite aux nouveaux nes pour calculer le nom- bre d annee prevues de.vie future, vie moyeniie, pour une conorte de nouveaux-nes.

II s agit la d'un indicateur de morta'lite pouss'e, qui-n1 est pas fonction de la distribution par Sge de la population et qui peut gtre utilise pour coniparer les niyeaux de mprtalite entre les pays, Le troisieme indicateur est le taux de mor- talite infantile (TIdl) qui designe le- norabre des deces de aoinc dT'un an survenus pendant un an divise par le norabre total des naissances vivantes enreeistrees au

cours de la ragme annee.

51. Les donnees relatives a la raortalite presentees au tableau A.ll montrent 'en premier lieu que la mortalite est toujours elevee- en Afrique et en deuxieme lieu que les niveaux de la mortality ont baisse durant la periode intercensitaire dans tous les pays figurant dans ce tableau. De plus, ces niveaux different a l'inti- , rieurde chaque sous-region.: Eu egard aux deux series de donnees, les pays presen

tment les estimations les plus elevees de l'esperance de vie a la naissance etaient le Kenya et 1'Egypte dans les sous-regions de l'Afrique de l'Est et de 1. Afraque du Nord respectivement. En Afrique de lJ0uest, apres la Gamble qui pre^

sentai.t les estimations les plus elevees de l'esperance de vie a la naissance au cours des annees 60, c^etait le Gliana qui presentait les ectiniations les plus elevees au cours des annees 70o Ces donnees font en troisieme lieu apparattre que les taux de mortalite rliasculine sont partout superieurs aux taux de mortalite fei.ii- nxne, sauf dans certains pays de 1'Afrique du Nord tels que le Soudan ou les estima tions de 1 esperance de vie a la naissance pour les feames sont inferieures a celles des hommes. Si l'on n<a pas clairement etabli les causes des differences de la mor-

j?,S^r SeXSy iX ressort dependant des donnees sur l'Inde et le Pakistant que"

ces differences tiennent aux meilleurs soins prodigues aux enfants de sexe masculin.

3«3 ■ Schemas et. differences de la mortalite

52. Les niveaux, schemas et tendances de la mortalite sont fonction de l'Sge JU-f^f* ^ nG disP°se <&ns Pratiquement aucun pays, des donnees adequates' per- mettant d*analyser la mortalite par Sge de la population africaine puisqu'il

\*£StG1paS de fyQte^s couplets de.registres d'etat civil. II a toutefois ete

etabli, lorsque l'on dispose de donnees assez fiables, que la mortalite par Sge

(14)

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Page1 12

dans les pays a forte mortalite suit invariablernent une courbe en U, avec deo taux eleves de mortalite infantile et juvenile et dec taux elevec et qui vont

s'accroissant cfcez les groupes d'age plus jeunes et plus a*ges respectivementl4/»

Leo populations africaines se caractexisent par des taux eleven de mortalite**"

infantile et juvenile. On enregistre une baisse relative dec taux de mortality juvenile tardive et de mortalite juvenile precoce, cependant la mortalite eot 'de nouveau forte chez les plus de 35 ans# Faute de donnees comparablec, seule une analyse des diffences de la mortalite par sexe a ete realisSc,

53* Leo schemas de la mortalite par sexe presentee au tableau A»ll montrent que

les taux de mortalite sont plus eleven poor lea homnes que pour les fetnmcsBLes trois indices de la mortalite font apparaJtre une mortality ma-sculine plus ele- vee pour les deux series de donnees dans tous les pays* II convicnt toutefoib de faire une observation particuliere a propos des donnees fournies pour certains pay3 de l'Afrique du Word, a savoir que s'agissant de la serie de donnees de i960, les estimations de la mortalite brute et de la nortalite infantile au Maroc et en Tinisie sont plus faibles pour les homines que pour les fer.u,ies« Par ailleurs>

les estimations de 1'esperance de vie a. la naissance y sont plus elevees pour les homines que pour les femmes, II s'agit la d'une observation qui est restee Vala-

ble au Maroc pour la sarie de 1970, mais qui ne l!a pas ste en Tunisie* Le scheuia de la mortalite par sexe au.;Soudan fait egaleraent apparattre des taux de mortalite

feminine superieurs aujc taux de mortalite rcasculine. Ce schema quelque peu inhabi-

tuel de la mortalite par sexe o'applique aux pays de la sous-region de 1'Afrique du Nord et suggere egalement des etapes importantea de la theorie de transition demographique selon laquelle les pays a forte mortalite ou sont ancrees des valeurs

culturelles solides quant a la survie des fils ont connu un renverceinent des

schemas de la mortalite par sexe. On observe des differences notables de la raorta lite par sexe entre les pays de l'Africjue du Nord. C'est ainsi qu'en Tunisie ou I1on enregistre une baisse de la mortalite,les taux differentiels de mortalite

par sexe donnent a penser que la generalisation de l'enseignement et autres refor- mes sociales en faveur des feonies ont' non seulenent cu pour effet de reduire la

mortalite en general, inais plus precisement la nortalite feminine, plus elevee., Les donnees figurant dans le tableau rnontfent que les pays de l'Afrique de l'Ouest presentaient que les niveaux de mortalite les plus eleves et ceux de l'Afrique du Nord les niveaux les plus faibles. II ressort des estimations de e ° fondees sur les series des donnees de I960 ou de 1970 que les pays de l'Afrique du Nord avaient 1'esperance de vie la plus elevee, suivis par les pays de l'Afrique de lfEst et enfin par les pays de l*Afrique de lI0ucstc

IV, CONCLUSION

54« Les nombreux efforts foumis au cours des dernieres annees tant au niveau de la collecte que de l'analyse des donnees ont perrnis d*avoir une vision plus claite de la situation demographique en AfriqueV

55* S'agissant de la fecondite, on en connait a present globalement leS /liveaux..

Les recerisements en ont donne une estimation et les enque*tesr telles celles reali—

sees dans le cadre de lfEnquete mondiale sur la feconditet en ont fourni les mesures de plus en plus precises.

14/ Niveaux et tendances de la nortalitc depuis 1950, Nations Unies,

STyfeCA7SER^\/74, New York 1983, page 96,

(15)

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Page 13

56, La fecondite se situerait act uel lenient a des niveaux relativement eleves sur le continent. C*est ainsi que lorsqu'une fenmes africaine finit sa periode de pro creation, elle a deja mis au monde 6 a 7 enfants, ce qui traduit un raodele de fecondite "naturelle". L'age auquel la fecondite est la plus elevee se situe entre 20 et 30 ans,

57• Si ces niveaux relativement eleves de la fecondite sur le continent preoccupent de plus en plus les gouvernements africains, un tel probleme ne doit pas en cacher

lcexistence d!un autre, plus dramatique dans le contexte socic—culturel africain, eelui de l'infecondite. L'infecondite ou le sous—fecondite qui sevit dans certaines regions d1Afrique demeure une obsession pour toutes les fetames africaines, "II n'est pas plus grande malediction pour une feuime africaine que la sterilite", dit—on

dans la region*

58. II est egalement apparu que I1elevation de I1age au premier mariage a comme consequence I1augmentation de lTintensite de la procreation dans le premier inter—

valle de naissance, accompagnee d'un raceourcissemerit de la duree moyenne de cet intervalle. On en arriverait ainsi a une hausse de "la fecondite de debut de mariage11 qui peut e*tre, demain, si I1on n'y prend garde, une hausse de la fecondite tout

court.

59« En effetj compte-. tenu de la realisation des objectifs poursuivis par les gouvernements africains et clairement formules dans leur plan de developpement econoraique et social, tels que la poursuite de I1urbanisation et de la modernisa tion, la generalisation de I1instruction, le recul de la mortalite infantile, la baisse de la sterilite, ... il faut s'attendre, dans un proche avenir, a. des changeraents encore plus importants*

60fl II faut par exemple prevoir que non seuleraent le risque sera grand de voir les femmes allaiter de moins en moins leur enfant au sein, mais que la duree de l'allaiteaent sera de plus en plus courte0 De merae l'abstinence sexuelle post—

partum sera mo is courante et de duree plus courte, l'age au premier mariage sera de plus en plus eleve. Ainsi, en l'absence d'une augmentation correspondante de

1'utilisation de la contraception moderne, un tel dereglement des mecanismes

traditionnels de regulation de la fecondite en Afrique risqueraj en s'emplifiant, de rendre les ferames plus exposees au risque de concevoir^ et la consequence sera la hausse inevitable de la feconditeo

61. S'agissant de la mortalite, les estimations recentes dans quelques pays de

lfAfrique de l'Est, de l'Ouest et du Nord montrent que les niveaux restent encore rela'civement eleves sur le continent, L!esperance de vie a la naissance se sirue—

rait ainsi autour de 50 ans en Afrique, alors qu'elle serait nettement superieure a 70 ans dans les pays developpes.

62. La mortalite infantile et juvenile est egaletnent tres elevee et constitue—

rait a elle seule plus de la moitie de I1ensemble des deces dans presque tous les pays africains, Les donnees disponibles ont par ailleurs nontre des variations de la inortalite entre les pays et des differences de niveaux assez significatives entre les regions dfun merae pays et entre les zones urbaines et rurales.

(16)

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Page 14

63. MSme ai la connaissance actuelle sur les niveaux, structures, tendances et determinants-de la mortality aissance actuelle sur les niveaux, structures, tendan l tit ai

.determinants-de la mortality sur le continent est limitee, les donnees praties

suggerent 1'iaoe selon laquelle toute politique demographique visant a la reduc tion de la mortalite devrait avoir pour objectif prioritaire la reduction de la mortalxte xnfantxle et juvenile, Les maladies infectieuses, les parasites et la raalnutrxtxon restant encore les principales causes de deces infantiles, il s'a^ira de developper une politique conscquente d'education en rnatiere de population dans le^but d ainener les parents a prendre les mesures preventives necessaires a toute reduction de la morbxdite et de la mortalite de l'enfance. Une telle ac.tion devrait axierde paxr avec une reorganisation des service de sante,- une meilleure reparti tion des xnfrastructures sanitaires entre les zones urbaines et rurales, et un

developperaent des coins de sante de base.

ti\ ^ ^SUm6' lGS fS^tats P^»«nte8 et analyses dans cette communication permet

tent d affxrmer que la feoondite etla mortalite se sxtuent eneore a des niveau*

relatxvement.eleves dans la plupart ;des pays africains. Cependant, il est encore

£££^t . dete^in<?r avec exactitide ces niveaux a c pupart des pays africains. Cependant, il est encore d 1« b d d dete^in<?r avec exactitide ces niveaux a cause de 1« absence de donnees

C^^r^L!6 techniquea dIl

65. De fait de ceo insuffisances, les conclusions auxquelles nous sommes parvenuos

ne sauraxent Stre considerees comme definitives. Au contraire, elles pourront 8tre corrxgees en faction jie^1'amelioration progressive de la qualite des dohnees a

laquelle xl faut s'attendre dans l'avenir. , wm«ta, a

(17)

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Annexe

Tableau A1

Estimation de 1T off ectif des populgtionsT des taux brut;

de nat?Jite et des taux "brut de reproduction

Regions ou Pays

Estimation de I1 effectif "Estimation du taux "brut

de la population en de natalite et du taux

juillet i980(en milliers) brut de reproduction en

1980 - 1985

TBN TBR

Afrique centrale Angola

Comeroun Congo Gabon

Guiriee oquatoriol,e

Ropublique centrafricaine Sao-Tbme et Principe

Tchad'

Zaire

Afrique de 1'Est Burundi

Comores Djibouti Ethiopie Kenya - Madagascar Malawi Maurice Mozambique Ouganda Reunion Rwanda, Seychelles Somalie

Tanzania - Zambie

Zimbabwe Afrique du Hord

Algerie Egypt e Libye Maroc Soudan Tunisie

44.8

2-&Z.

7 723

, 8 554

1 529 1 074 352 2 290

85 4 477

29 532

4 052 392 310 32 012 16 776

969

704 12 094

955

13 179 525

5 144

4 612

65 1B"86'7"

5 648.

'" 7 360,

5

18 667

41 251

2 974

20 050 18 681

6 393

47.3 43.2 34.644.5

'42.5

44.7 44.2 45.2 49.1 47.8

46.3

49.2 55.1 44.4 52.1 44.1

25.5 49.9

20.5 51.1 46.5 -- ■ 50.448.1 47-2 ■-• -■

41.9

45.1 38.4

45.6 44.0 45.9 34.1

3.15

2.85

2.30

2.95

2.79 2.90

2,90 3.00

3.35 3.17 3.10

3.30 4.00 3.00

3*45 1.35

3.00 3.40 1.10 3.60

■3.00"

3.50.

- 3.33- 3.25

2.93

3.40

2.55

3.50 3.14 3.22 2.A0

(18)

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Annexe Page 2

Tableau Al : (Suite'

Regions ou Pays

Estimation de l'effectif de la population en

juillet i98O(milliers)

Estimation du taux "brut de natalito et du taux brut de reproduction en

1980 - 1985

TBN TBR

de Benin

Burkina Passo Gap-Vert

C3te- d'lvoire

Gambie

Ghana Guinee

Cfuine"e Bissau

Liberia

Mali

Mauritanie Niger Nigeria Senegal Sierra Leone Togo

A-frique australe Bot swana Lesotho Namibie

Afrique du Sud Swaziland

3 6 8 11

4 1

7

1 805 5 3 2

1 1 28

472 174

300 247

583 832 457

809

871

009

631

553311 708 296 534

908 339 612345 558

44.8 51.0 47.8

23.9

46 .0

48.4

47.0 46.8

40.7 48.7

50.2 50.1 51.0

50*4

47.447.7

45.4

39.8 50 »0 41.7

38.7 45.1 47.5

2.97

Source

United Nations - TIorid Population Pro.iects - Estimates Projections as assessed in 19^2. 1Q84T tj^ y

3 3 1 3 3 3 3 2

.45 .20 .30 .30

.15 .20

.05

•65 4.40 3 3.

3".

3.

3.

3<

3.

2.

2.3.

3.

2.

3.

.30 .40 .50.50 ,20 ,02 ,00

.57

,20

,85 000 50 20

(19)

O\<Vin.OJKNOO Tableauft.2

PUS

Benin

Cameroun' ;Nombremoyen

TkP""TTT?iA.^-jJJJii

1982

1978

Coted'lvoire1980■Egypte

VJ11^IX1^

Kenya

Lesotho

Maroc

Mauritanie

Nigeria

Senegal

Soudan

Tunisie 198019791978

1977

1980198119821979■19791978 d'enfanxs

<20

.63

•71.80

.63

.71-94

.49

.27

•99.83

.71

.70.63 nosvivants20-24

1.68

1.73

2..00

1.811.5-92ei6

1*43

1-922*172.10

1.95

2.19

1.52 selon1'a^eau

GROUPESE'ACE

25-29

3»16

3.05"3.40■

' 3.07 *

'2.76

' 3.84 "

*2.62*3.25'

' 3-73 ' 3.31

"

3.52

*'3.42'

2.88'

.momentde1'

\UMOMENTDE

30-34

4.734-194.80*

4.61

4.06'

5«62*

3.95 ' 4.91" '

5.00

4.36 '

5-26'

4.99 ' 4.53 "'

'ennaeteL'ENQUETE35-395*764-095.905.79

5.39

6.864*736.135-795-125-985.915.81 (Pemmes

non

c

'10-44

6e08

5-236.70

6.46

6.U

7-55

5.147.11

5.97

5-15

6.77 6.63

6.60 ;6libatair

i5-i9

6.29 5-25

6,90

6.87

^

6.73

7.90■

5.41■7.08

6*10

5*87

7-216.07

7.04 ENSEMBLE

3.813.473.80

4.133c66

UH

3.19

4.553.88

3.67

4.034.21

4.50

Source:Enquetesn-a-tionalessurlafocondite-Rapportd'analyse-Vol.I

(20)

Tableau A.3 : Pouroentage des femmes non calibybaires sans naissances vivantes selon 1

d'ageaumomentde1'enquete up

PiYS GROUPES

BSnin

Cameroun

Coted'lvoire

Ghana

Kenya

Lesotho

1-iaroc

Ilauritanie

Nigeria

Senegal

Soudan

Tuaisie 15-1920-2425-2930-34

45.0.

46.4

40.152.5

37.337.5

55.4

45.7

36.0

41.643.9

52.3

46.9 35-39

40-44

12.0

16.7

.9.-91.8.1

12.3

11.5

18.3

1%9

13-.7

12.710.8

14.520-.8 '5.011*05-1'

8.5 5.8

5.76.09.9-6.3-

7.44.17.56.6 3.09.64.94.1f.23.53.3

5.6

4.35.1

4.4

5-4

■4.5 4.011.43-1

'3.2

"1.0

'3.0

"4.2

■-6.0

4.05.2-

3.4

5.3

4.1 3.010.8

3'»3

4.12.64.8

^.8

5.45*86.93.5

6.5

3.6 45-494.013.7

5.03.7

2.14.6

4.18.5

3.78.0

3.58.6

3.7 ENSH&IBLE

9.0

16.7

10.9

11.08.2

8.5

12.9

11.7

11.3

11.211.4

11.3

8.5

Source:Enqtietesnationalessurlafscondito-Rapportd'analyse-VolumeI

.a)-d-

w<cu

(21)

H,

3 5

CD tao a-

CD ■

M O

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~4

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\J1 Lj^ j ON CO O ON ON VJI -j —v —j O VO O (\) VJI

CO CO CO CO CO -J C O t\J O-J O ON VJI C .^ 4^- Uj ■ O vo O ^

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ON VJI co ->■

E/ECA/PSD e4/29

Annexe

o

UJ

ON

Co

vo

i O

rage

g

M

as

o

s

M

t-"

CD

4o D*

o*H- d-

W P

CD

CD 03

(22)

Tableau

;\5;

Puree moyenne

en

mois

de

I'intervalle protogonasique

selon

lTage a la premiere union (Femmes mariaes pour la premiere fois 5 ans ou plus avant I'onqueteT

PVYS \CEAUFREJ1IERHA.RHGE

15-17

18-19

20-2122-2425-2930+ ENSEHBLE

Bonin

Cranerouii

Goted'lvojre

Srcypto

Ghana

L(;sotho

Il^roc

Iiauritanie

Nigerias:n^gal

Suudan

Tunisie 19.8

26.5 2-U7

23.230oO

25O6

24o6

24.824.4

24.3

42Oo

2^.8 18O220.119.620.425.322.321#1

24.220.2

20.7

34.5

22.3

16.7

<7.819-219.824.120.120

B2

20.520.4

18.2

29.2

19.3

17o518.1

19.5 19«9 26.4

13B819.921.6

19.0

19.227*5

19c0 16*117-817o518.2

17.6-

18.120O8

19.6I8a4

18.9

30.417-9

17*9

15e421

oO

18c219«3

21.2

22«3

15-6

25.6

16-3 23.7

20,810«3

19-7

18.823.716.614o6

-

18.5

15*7 17o821d

19-920.8

25.1

21d

21C8

23c921,6

21,6

36,3

20*4

Sour_c_e:Enquetesnationalessurlafocondito-Rapportd'analyse?Volr,I

(23)

fi5manees

pour la premxere fois

5ans

ou plus

avantl'enquete)

■E

P\YS

.VGE*uPRH2.IIER

EiYRUGE

^''~—~_._.ENSEMBLE

j3 15 15-17 18-19 20-21 22-24 25-29 30 +

Benin

Cameroon

Coted'lvoire

Egypte

Ghana

Kenya

Lesotho-■

Maroc

Kauritanie

Nigeria

Senegal.•

Tunisie

*25ansetplus

Source:Enquetenationalesurlafecondite-Rapportd1analyse,Vol.I

8.4

5*35.6-■

0.0.■

3.36.2.

2.22.3'

0.6.

6.6r

0.5

-'

0.0..' 12.612.7

12.7

0.07.213.2

2.9

4.21.612.52.1

0.0 15.020.416.10*28.0

'25.0

2.9

%68.3

*12.7

4.8I.I 19.133.029.1

CO*"

7.9■

29.8

*

7.6 ' 4.2 ' 7.3 *

19.512.5

0.0 23.5....44.535.40.2

15.5" 39.9" 7.6' 4.7'

5.6

21.5* 8.3' 0.3'

30.1

55.4.

55.0,

0.5

19.8*

41 .2' 24.2" 8.0 ' 6.9' 29.0* 26.9'

0.5

46..271.3.

89.7 .

0.053.2

30.0 '

14.34.2

49.1

66.7

0.0 ■-15.018.016.00.17.9

18.5 4.5 3.9

2.0

11.7

2.8

0.1

(24)

Tableau17'Nombremoyend'enfantsnesavantouaucoursdescinqpremieresannaesd'unionselon1'agealapremiereunion

15-17 ft.CEkIAPREMIEREUNION

18-19

20-2122-2425-2930et+ TOUS

\GES

-*«.Q)GO

M <§ P-

BeninCamerounCoted'lvoire

Egypte

Ghana

Kenya

Lesotho

Maroc

Hauritanie

Nigeria

Sonogal

Soudan

Tunisie 1.41.01.51.7

1.5

1.61.21.31.21.21.41.4

1.5

1.9

1.51.71.91.61.91.41.81.51.61.6U61.8 1.91.71.82.01.72.0

1.5

1.91.71.71.71.72.0 U92*02.11.91.62.01.7

1.9

1.61.81.61.8

2.1 2.12.22.1

' 1.9

■"2.0

~2.0

' 1.7

'1.8

"1.6'1.9'.'

1.9

1.7

2.1 2.3

2.5

2.91.8'2.01.9'2.02.0'2.02.1

'(2.2) ' 1.6 '2.2

3.53.13.0"

1.2 ' 2.1 '1.3

■2.0

1.9 "1.5 *2.7 X3.0) *1.6 '(1.9)

1.9

1.5

1.81.8

1.7

1.81.5-

1.7

1.3

1.5 1.5 1.5 1.9

Source:Enquetesnationalessurlafacondite-Rapportd'analyse-Vol*I.

(25)

Tf-

.CM«

• § id 1

w P\YS

Benin■■

Cameroun

Coted'lvoire

Egypte

Ghana

Kenya

Lesotho

Karoo

Mauritanie

Nigeria

Senegal

Soudan

Tunisie

Source:Enquetes 15-1915118621699132174

67

93155..173■18811434

nationales 20-24314

295

314256257346293265

264

284304

264

225

surla GROUPS

25-29

329

277

299285

266354289

296

290274

331

283

304

fecondite-- D'.\as\mronENT30-342782202462172423012.42222242231270251261

Rapportd'anolj DEL'ENQUETE35-39193155207130169241186

178

168

147 197

149199

rse,Vol.I 40-44

99106

12948

135166

87

98

.86100

106108

112 45-49

5136

6016

5068

2629

44

6036

35.

37

DESCENIANCEDU

MOMENT

7.11-6*38

7.375.27

6.268.25

5.95

5.916.25

6.35

7.16

6,02

5.86

(26)

Tableau19ITauxrelgtifsdefcconditegenerale

15-19

15—19 GROTJPED!\GEA.UMOMENTHELfENQUE3TE

20-2425-2930-3435*39''40-44

45-49

Bonin

.Comeroun

Coted'lvoire

Egypte

Ghana

Kenya

Lesotho

Haroc

I-1a\iritanie

Nigeria

Sonogal

Soudan

Source;Tableau\l 107146U7941061055679124

..136

13195

3 222231213244205210246224211224212219 233217203271213,215

244251

232216

231235 196173

167

206193182203188194182189208 136122141124135146156151135116138124 708388461081017383

69

797490 36284115•1011222435472529 1000100010001000

1600

1000100010001000100010001000

-4-a*o

fc-J IDID

(27)

Ol(!)H

*5 ^ 8 <£

\10:Contributionrelativea,1ade-J5endancedumomentdesfemmesag^esdemoinsde20ansy

de 20 a 29'ans et de 30 ins'gt plus ".-*1 -.■ , - * .. -. . "

P/VIS

Bonin

Guneroun

Coted'lvoire

Lesotho

Ilaroc

"oud-^n

Tunisie XESCENMCEDUMOMENT 5EC0NDITECONTRIBUTIONR3IATIVSDUMOMENT

15 He

19 on

De

20a29 Be

30a49 PemmesagoesFemmesageesFemmes"'de-de-denoins-de20,,20.5,29ans30a49

7.11

6.38 7.47 5.27

6*26

8.31

5.79

-5*916.25

6.46

7»236.02

5.85

O.76

0.931,080.50O-.66O.870.520*50

6,78 0.87

0.94

0.57

3c222O863cO72.71-2.623.502.622.91.

2-77

2.793.182.75

2.65

2.593.322.062.98

3.94 2.65 2-49 X.70

2.803-11

2.70'

3•03 "1-115■14"10.101199;i314139

■3- •15455142

%

B■1A'-ff

is

45■-■ 44J40

»■■ 39

17

jf-O

•42•;■■43

4343

' 15

,52

SourceTaTxLe~vu

(28)

TableauA11JEstinationsdesindicesdelamortalitedansquelquespaysafricainsfondeessurlesdonnees

collectees au coura des annees 60

et

des annees 70

Stirie

de donnees de

i960

a/ Serie de donnees de 1970 b/

Tatc;:

brut de

'

Taux de

siortal'i-

Eopdrance de vie Taux brut de

Tatc:

Ce

ribrtali-

Esperance

cic

vie mortalite te infantile

.a

la naissance mortality to infantile a

la

naissance

Honmesr Feimaes Honr.ies Feiames !ibmes Ferames- Hosnaes Ferames Hoomes Feiaaes Hoianes Fettmes

Afriquedel'Sst

ICenyc

TanzrZaubi '.nie

.e

AfriruedeI1Quest

GautiGhaiu

Sier;

Afri !.C?c.Leone.

■ueduilord 20,0

L'larocSOUC~A 22,5

22,5 25,4

27,2

25,4 26,7

2G.4"21,1

13,5 17,322,120,320,025,829,325,931,7

21,5

14,7 120,0102,0

15&,O133,0135,0115,0

160,0145,£164,8157,3

44,3 3C,3 4i,3 41,5 35} 3 39,4

37,044,243,2

115,6119,654,0

47,5 42,4 44,i 44,5

39/233,5

37/e

33,-346,2

43,3

52,9 l£>,2

22*5

20,019,2

23,7

23?G22,027,212,515,917,912,9 16,1105,009,020?0224,0193,017,9146,0125,017,1106,090,0

23,3224,0200,022Q

25^7 125,0 107,0

26,0245,0224,0

11,'9106,9100,5

17,4 131;4 135,5 23,4 144,3 153,5 12,o 111,2 108,0 47,1 50,4 4l,5 44,5 44,7 47,3 4S,3 48,5

34.6 40,4 39.7 41,3 40.8 38,5 36,5 36,8

5-5,1 58,3 50.4 48,7 47.5 41,8

55,0

"ZonriOezno:idisponiblec

- / Lee ^to- •■- rec-Tserientc ctaient les suivantes : r.enya 1969, I-'Ialawi 1965, ^dpubliquo-Unie Co Taiizanie 19 "' ZaLi^ X9C0l Gamble 1902, Ghana 196Or Liberia 19&2, Sierra Leone 196?., E-ypte i960, i.ic.roc l5o0 et Tunisic 0/ her. r>tco ^ reconscrjcnt 6taient les.suivants .: Kenya 1979, :.^alawi 1977, Bepublique-Ihiie de Tanzanie 1970, ?74, Grriis 1973F- Ghana 1970, Liberia 1974, Sierra Leone 1974, L^ypte 1976f i:iaroc 1971, ooycan

etTunxsxe,975.

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