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Document de recueil du point de vue des patients et usagers pour l évaluation d un médicament ou d un dispositif médical. ENTYVIO

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Academic year: 2022

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Contribution des associations de patients et d’usagers aux évaluations des médicaments et des dispositifs médicaux.

Document de recueil du point de vue des patients et usagers pour l’évaluation d’un médicament ou d’un

dispositif médical.

ENTYVIO

Pour remplir ce document plusieurs actions ont été mises en œuvre Sur le ressenti des patients

- Un crawling des réseaux sociaux : facebook et twittter grâce au procédé de

pharmacovigilance mis en place par l’Observatoire des MICI (www.observatoire-crohn- rch.fr) et la start-up EvEdrug.

- Remontée des forums de l’afa (www.afa.asso.fr) via une méthodologie développée par un data-scientist (vécu de la maladie sur les 10 dernières années des forums).

- Un questionnaire publié sur le site internet de l’afa et les réseaux sociaux - Des entretiens qualitatifs auprès de malades de Crohn

- Des remontées de témoignages écrits Sur la maladie, son impact etc.

Différents travaux d’enquêtes réalisées et publiées par l’afa - Etude MICI et vie professionnelle 2016

- Etude BIRD sur le ressenti du fardeau de la maladie sur la qualité de vie, enquête réalisée par l’afa et le CHU de Nancy 2014

- Etude Regards croisés sur les MICI 2006

MALADIE DE CROHN : ETAT DES LIEUX UNE MALADIE QUI ISOLE

Les symptômes de la maladie de Crohn sont des symptômes qui isolent. Douleurs abdominales, diarrhées et fatigue rythment le quotidien des malades. Ces symptômes peuvent contraindre les patients à renoncer à nombre de déplacements et, dans les cas plus sévères, les confinent à l’isolement. La fatigue, le manque d’appétit, l’amaigrissement qui accompagnent souvent les poussées, requièrent par ailleurs des efforts considérables pour maintenir l’activité quotidienne la plus normale possible.

Enfin, le tabou de l’évocation en société de problèmes liés à la sphère intestinale demeure fort et s’assortit de la difficulté de vivre avec une maladie dont on ne peut pas guérir.

La maladie de Crohn répond à des phases d’activité d’intensité et de fréquence variable, des

« poussées », qui se traduisent chez le patient par une impossibilité d’organiser sa vie sociale sur le long terme. Si pour certains malades les poussées sont espacées de 2 ou 3 ans, d’autres souffrent en effet de poussées rapprochées et de longue durée dont les symptômes durent plusieurs semaines, quand ce n’est pas plusieurs mois. L’imprévisibilité des poussées (qui imposent de se rendre aux toilettes jusqu’à une quinzaine de fois le jour comme la nuit), rend complexe toute planification de sortie, de voyage ou d’engagement dans une activité de groupe qui requiert assiduité et régularité dans sa pratique.

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IMPACT SUR LA VIE PROFESSIONNELLE

Ce ne sont pas moins de 9% des patients qui font état d’un licenciement directement lié à leur maladie (Etude afa/IFOP Travail et MICI réalisée auprès de 1400 patients en 2016 publication en cours). Nombre de patients modifient leur parcours professionnel à cause de leur maladie et doivent aménager leurs horaires dans l’objectif de pouvoir travailler le plus normalement possible.

En dépit de ces contraintes et bien qu’étant éligibles au statut de travailleur handicapé, rares sont ceux qui s’autorisent à en faire la demande : même redoutables, les MICI peuvent être discrètes au point de susciter l’incompréhension des collaborateurs face à d’éventuels aménagements.

MAUVAISE QUALITÉ DE VIE

L’étude BIRD menée par l’afa et l’université de Nancy en 2014 auprès de 1211 patients

représentatifs (1/3 de formes légères, 1/3 de formes modérées, 1/3 sévères) interrogeait les patients avec 6 questionnaires qui ont permis d’évaluer et de quantifier l’impact de la maladie sur la Qualité de vie, la Fatigue, la Productivité au travail, l’Anxiété/ Dépression.

Elle démontre qu’un patient sur deux souffre d’épuisement y compris pendant les phases de rémission, 50% des patients souffrent de dépression et 30% d’anxiété. 1/3 des patients se disent handicapés dans leur vie au quotidien, 1 malade sur 3 déclare des difficultés dans leur vie professionnelle au point que 10% d’entre eux sont absents au travail du fait de leur maladie.

UNE MALADIE QUI AFFECTE L’ENTOURAGE

• Les difficultés liées à l’entourage sont en premier lieu liées aux tabous de la maladie intestinale. Comme il est indiqué plus haut, l’intimité de la maladie, sa localisation, ses conséquences (diarrhées impérieuses en particulier) font que la maladie paraît aux yeux des patients comme honteuse et « sale », ce dont ils n’ont pas envie de parler.

• Les personnes atteintes de maladie de Crohn ont besoin d’être reconnues dans leurs difficultés par leurs proches mais dans le même temps veulent éviter que tout soit centré autour de leur maladie. Néanmoins, la plupart des patients considèrent que le fait de souffrir d’un handicap « invisible » a des conséquences directes sur leur vie avec leurs proches. Ils semblent souffrir d’un problème de crédibilité et de légitimité d’être malade, d’avoir à se justifier d’être épuisé et dans l’impossibilité de vivre complètement

normalement.

• L’épuisement et les difficultés à s’alimenter « désocialisent », ce qui est parfois mal perçu par l’entourage.

UNE OFFRE THÉRAPEUTIQUE TRÈS LIMITÉE

• Les anti-TNF sont utilisés depuis près de 20 ans dans les MICI et ont représenté les seules nouveautés de l’arsenal thérapeutiques. Ce n’est qu’avec le vedolizumab et maintenant l’ustekinumab que d’autres voies d’activation de l’inflammation ont été ciblées.

• La complexité de la maladie et les profils différents de malades nécessitent une palette variée de cibles thérapeutiques pour répondre aux besoins.

• Le phénomène de forte immunogénéicité des anti-TNF pousse à proposer d’autres

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UNE CHIRURGIE DÉLABRANTE ET NON CURATIVE

La chirurgie ne permet pas de guérir cette maladie, en revanche elle est proposée assez souvent lorsque :

• Il n’y a pas d’alternative thérapeutique. Les patients alors se voient proposer une stomie définitive (de l’ordre de 5% chez les malades de Crohn) Cette situation a un impact majeur dans le vécu de la maladie et les difficultés à poursuivre ou entamer en particulier des relations intimes avec quelqu’un.

• L’inflammation crée un rétrécissement de l’intestin et il semble raisonnable de couper ce segment pour éviter tout risque d’occlusion. Dans ce cas l’intervention si elle se fait à froid se fait en deux fois avec pose d’une stomie provisoire.

• Les fistules, abcès et complications ano-périnéales demandent des chirurgies régulières pour drainer les éventuelles infections. Là aussi l’aspect à la fois douloureux et très intime des lésions provoque généralement des difficultés à poursuivre des relations avec

quelqu’un et a un impact majeur sur l’estime de soi et la qualité de vie.

La chirurgie reste une angoisse pour tous les malades quelque soit le cas de figure dans lequel ils se trouvent, sachant que malgré les traitements actuels, plus d’un patient sur deux se fera opérer un jour.

ENTYVIO : ressenti des patients atteints de la maladie de Crohn traités (Questionnaire)

125 répondants sur le questionnaire de ressenti ce qui équivaut à environ 18% des personnes malades de Crohn suivis actuellement sous Entyvio.

QUI sont ces répondants ?

70% femmes 30% hommes

95,12% des répondants souffrent d’une maladie de Crohn et 4,88% d’une MICI indéterminée.

La moyenne d’âge des répondants est de 39 ans.

Certains répondants sont très jeunes avec des années de maladie et de traitements derrière eux.

Personne née en 1999

:

« J’ai 10 ans de Remicade

donc l’habitude d’aller à l’hôpital toute les 8 semaines. L'Entyvio a été le seul médicament efficace dans mon cas. J'avais essayé toutes sortes d'autres thérapeutiques les unes après les autres selon les recommandations de mon gastro-entérologue. Je n'ai obtenu une rémission complète (y compris endoscopique) qu'avec le Vedolizumab. Ce médicament m'est indispensable. J'ai 18 ans et un Crohn sévère, qui j'espère ne va pas s'aggraver dans toutes les années à venir qui me restent à vivre avec cette maladie.

C’est une réalité de la maladie : les patients diagnostiqués jeunes sont encore jeunes quand ils ont épuisés les traitements. Le besoin d’élargir la palette de possibilités

thérapeutiques est essentiel pour pouvoir assurer à ces personnes une vie de jeune adulte acceptable.

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Efficacité :

83,48 % estiment que l’entyvio soulage les symptômes (cumul de oui, beaucoup et assez) 73,69 % estiment que l’efficacité commence après une durée satisfaisante

81,04 % estiment qu’ils se sentent mieux maintenant qu’avant de commencer l’Entyvio VERBATIMS :

• Si je devais actuellement ne plus avoir ce traitement je reviendrai à mon état initial qui était de me vider 11 à 15 fois par 24 h ! C’est inenvisageable pour moi après tellement d échecs médicamenteux

• Je peux revivre comme avant ma maladie de Crohn. A mon dernier IRM : RAS.

Entyvio marche sur moi, peu d’effets secondaires à part une fatigue pendant les 1ers jours après l’injection. Depuis quelques mois j’ai même repris le sport et je peux sortir sans l’inquiétude de trouver des WC le plus vite possible contrairement au Remicade.

• Depuis que j’ai le vedo, je revis. Je peux me balader tranquillement avec ma fille sans chercher des toilettes en urgence, aller en forêt ou à la mer. Je ne me réveille plus fatiguée comme je pouvais l’être auparavant et sans les douleurs dans le bas du dos. J’ai repris le sport, l’aqua bike, la zumba et le tapis de course. Je n ai pas d’effets secondaires. Ce traitement m a sauvé et m a redonné une vie sociale que je n avais plus forcément avec d autres traitements.

• Depuis plus de 10 ans je n'avais eu aucune réelle période de rémission. C'est le cas depuis que je suis sous entyvio. Ce traitement a changé ma vie, il m'a permis de faire des projets professionnels et personnels ambitieux la ou je me contentais de subir mon quotidien auparavant. Le mode d'administration est un peu

contraignant mais le fait de ne pas avoir de comprimés à prendre chaque jour permet d'en oublier la maladie. de plus, aucun effet secondaire contrairement aux différents traitements que j'ai pu prendre auparavant, qui stabilisait plus ou moins la maladie mais me rendait malade systématiquement sur d'autres aspects. Il faut maintenir l'accès à ce traitement sans lequel j'en suis réduite à une condition de

"malade" ou "handicapée"

Efficacité, délai : VERBATIMS

• L’Entyvio est long à être efficace mais au bout 3/4 mois il est très efficace sans effet secondaire (tous les autres traitements m’ont donné de nombreux effets

secondaires)

• Effet rapide et assez impressionnant pour moi. Beaucoup moins de diarrhées pour en arriver à plus du tout. Les perfusions sont rapides et à part une fatigue intenses, peu d'effets secondaires.

• Efficacité longue à venir (environ 9 mois) avec un passage à une cure par mois mais depuis je revis... j'ai réussi à reprendre des forces, à voyager, à manger tout ce que je veux (sans excès), et j'ai donc repris du poids et surtout j'ai pu refaire du sport. Un peu comme si j'avais repris ma vie juste avant le moment où la maladie est apparue (mais avec presque 10 ans de plus et 25 cm en moins de système digestif). Ya toujours des moments plus délicats et des jours un peu plus durs mais c'est tellement peu par rapport à avant que ça passe limite inaperçu.

• La perfusion est rapide néanmoins il est toujours contraignant de devoir être hospitalisé une demie journée.

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Effets secondaires :

40% répondent qu’ils ont ressenti un effet secondaire 60% répondent qu’ils n’ont eu aucun effet secondaire Sur les 40% qui ressentent un effet secondaire.

73,11 % estiment que les effets indésirables ressentis de l’entyvio n’affectent pas du tout ou un peu les capacités physiques (cumul de non pas du tout et de un peu)

77,18% estiment que les effets indésirables ressentis de l’entyvio n’affectent pas du tout ou un peu les activités de loisirs

78,03 % estiment que les effets indésirables ressentis de l’entyvio n’affectent pas du tout ou un peu les tâches quotidiennes

Effet secondaires ressentis : J'étais allergique au Remicade (plus de possibilité de respirer pendant la prise, des rougeurs pendant des jours, une semaine de récupération post- perfusion en moyenne, fatigue extrême, etc.) Chaque perfusion était pire que la

précédente, à tel point que j'ai songé à arrêter de me faire traiter, préférant risquer une crise que de continuer à souffrir en me faisant soigner. On m'a alors changé mon traitement pour passer à l'Entyvio. Depuis c'est la nuit et le jour. Je vais très bien, plus aucune douleur, plus aucun problème, plus de crise, je vis enfin normalement.

Pour 78,81% l’entyvio ne semble pas contraignant en terme de prise

Contraintes ressentis, VERBATIMS :

• Une perfusion tous les 2 mois pour pouvoir vivre sereinement ne me dérange pas.

Avec l’Humira, je finissais par me piquer tous les 3 jours... alors une perfusion tous les 2 mois ne me dérange pas

• Je ne peux pas me passer de l’entyvio vu qu’il marche pour mon cas donc j’accepte de me rendre à l’hôpital pour la perfusion.

• Mêmes "contraintes" que d'autres traitements qui ont le même type de prise et qui n'ont pas été efficaces et personnellement beaucoup moins contraignant que des cachets ou autre traitement à la maison. Ce n'est pas le ou les traitement(s) qui sont contraignants mais la maladie. Si un traitement est efficace alors franchement on oubli ses contraintes.

• J’ai une perfusion toutes les 4 semaines et grâce à celle ci je me sens mieux donc oui c est contraignant d’aller en hôpital de jour mais les effets sont bénéfiques

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ENTYVIO : ressenti et suivi des patients dont le traitement a été suspendu (entretien individuel )

Suite à l’arrêt de la prise en charge via la liste en sus de l’Entyvio dans la maladie de Crohn, la plupart des établissement privés ont annulé les rendez-vous des perfusions d’Entyvio et suspendu le traitement pour les malades de Crohn. Certains patients ont été pris en charge par des

établissements hospitaliers, d’autres ont été traités autrement. Certains sont « restés sur le carreau ». On estime à environ 700 le nombre de patients suivis actuellement avec ce traitement.

Laure B 33 ans habite la région Parisienne.

• Crohn sévère depuis l’âge de 18 ans.

• Maladie d’emblée sévère traitée sous cortisone + Imurel puis cortisone +

méthotrexate. Puis Rémicade et Humira tout seul puis en combothérapies avec un immunomodulateur qui s’avèrent inefficaces à la longue.

• En 2016, Elle prend de l’entyvio avec une efficacité très rapide à raison d’une perfusion toutes les 8 semaines puis toutes les 4 semaines. Elle est passée de 20 selles par 24h à 6 selles. Elle a gagné en qualité de vie, avec la possibilité de se déplacer, de dormir la nuit et de poursuivre son activité professionnelle.

• En 2017, son traitement est suspendu à l’arrêt de la prise en charge. Son médecin lui a prescrit du Stelara. 1 mois et demi plus tard elle débute une grosse poussée de la maladie.

Prochaine étape : une stomie de dérivation dont, à l’heure où elle a envoyé son témoignage, elle ne savait pas si elle serait provisoire ou définitive.

« Tant qu’un traitement a un impact positif sur la vie, pourquoi le suspendre et prendre le risque d’aggraver une situation ? Le pire cauchemar d’un malade de Crohn c’est la poche.

On sait qu’il n’y a pas de solution miracle mais quand on peut gagner un an ou deux le temps de se laisser du répit est important. Aujourd’hui ma seule perspective c’est la stomie. » Laure.

ENTYVIO : ressenti des patients qui auraient besoin du traitement et à qui on ne le donne pas (entretiens individuels et témoignages écrits).

Il y ceux qui ont eu la chance d’être traités par entyvio avant le 11 janvier 2017 et puis les autres malades de Crohn pour qui cette inégalité d’accès est insupportable

Alexia, 30 ans

« Diagnostiquée en novembre 2013 de la maladie de Crohn j'ai d'abord eu un traitement par entocort, inefficace. Se sont enchaînes la prise de corticoïdes pendant plus ou moins un an (prednisolone) sans grand résultats à long terme et avec de gros problèmes hépatiques, toujours inexpliqué à ce jour. Essai de l'Imurel, pancréatite médicamenteuse. Remicade pendant plus d'un an avec différents dosages et différentes fréquences, toujours sans résultats satisfaisants à long terme.

Introduction de l'Humira à 40 mg/semaine puis bithérapie avec le purinethol.

Janvier 2017, après une poussée sévère il est envisager de changer de traitement mais la sécurité

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Depuis janvier 2017 je suis toujours sous Humira 40 mg/semaine + 100 mg de purinethol par jour.

Ce traitement se révèle inefficace et un examen est prévu pour vérifier la présence ou non de possible fistules.

Aujourd'hui je suis en arrêt de travail depuis plus de 5 semaines, je souffre de douleurs abdominales et de diarrhées et de nombreux abcès à répétition. »

Christine, 50 ans

« Je suis atteinte d’une maladie de Crohn depuis 20 ans, plusieurs résections du grêle.

Ma maladie a évoluée sur mon rein gauche, avec formation de lithiases.

J’ai pris pendant des années du Pentasa, et de l’Imurel sur une courte période.

Je suis en échec thérapeutique.

J’ai eu des effets secondaires importants avec rejet du Rémicade au bout de 3 ans, de l’Humira au bout de 2 ans et demi. J’ai développé le cancer de la peau, exérèse de 2 lésions dans le dos et traitement. L’évolution rapide de cette pathologie m amène à consulter prochainement un Oncologue.

Une dilatation sur sténose a été effectuée le mois dernier. Actuellement je suis sans traitement, hormis la prise ponctuelle d Entocort afin d’éviter une crise. Le seul traitement qui pourrait me convenir reste l’entyvio, mais je suis sur liste d attente.

Je vis tous les jours dans l’inquiétude, avec le stress d avoir une aggravation de ma pathologie et de ne pouvoir accéder au traitement. »

Stéphane, 46 ans

« Malade de Crohn depuis 28 années. Les traitements actuels n’ont plus d’efficacité. J’ai été opéré deux fois en 1998 et en 2013. Cette maladie m’handicape particulièrement dans ma vie

professionnel ( journaliste). Le 17 janvier 2017 après concertation pluridisciplinaire, la décision a été prise de me prescrire de l’entyvio. Ayant eu dejà deux cancers de la peau, les risques élevés de carcinomes cutanés ont conduit à cette prescription. A ce jour, je n’ai pas pu débuté mon traitement. Je suis aujourd’hui sous cortisone et sans projet de traitement. »

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Messages clés /Synthèse

• Les malades de Crohn sont des gens jeunes, potentiellement actifs et mobiles, mais que la maladie handicape au quotidien dans leur vie professionnelle, sociale, sentimentale, intime.

C’est une réalité de la maladie : les patients diagnostiqués sont jeunes et restent jeunes quand ils ont épuisés les traitements. Le besoin d’élargir la palette de possibilités thérapeutiques est

essentiel pour pouvoir assurer à ces personnes une vie de jeune adulte acceptable.

• 20 ans d’anti-TNF optimisés sans actualité thérapeutique majeure (à la différence des traitements de la polyarthrite rhumatoïde avec des voies thérapeutiques diversifiées ce qui a considérablement modifié l’histoire naturelle de la maladie).

• Une seule alternative aux anti-TNF ne fera pas d’économies de santé.

Economie de santé = des traitements avec des voies thérapeutiques diversifiées adaptées à tous les patients y compris les patients sévères.

• Même si les perspectives actuelles thérapeutiques de cette maladie sont en nette amélioration, les échappements thérapeutiques sont en en augmentation du fait du manque de diversité thérapeutique et du phénomène d’immunisation des anti-TNF.

Efficacité ressentie chez les patients malades de Crohn actuellement sous Entyvio (125 patients):

83,48 % estiment que l’entyvio soulage les symptômes (cumul de oui, beaucoup et assez) 73,69 estiment que l’efficacité commence après une durée satisfaisante

81,04 estiment qu’ils se sentent mieux maintenant qu’avant de commencer l’entyvio

Effets secondaires ressentis

40% répondent qu’ils ont ressenti un effet secondaire dont 78,03 % estiment que les effets indésirables ressentis de l’entyvio n’affectent pas du tout ou un peu les tâches quotidiennes 60% répondent qu’ils n’ont eu aucun effet secondaire

Les patients malades de Crohn sont actuellement fortement en

attente d’un accès équitable au vedolizumab.

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Sources et références :

Therapeutic management of inflammatory bowel disease in real-life practice in the current era of anti-TNF agents: analysis of the French administrative health databases 2009–2014 : http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/apt.13835/full

Résumé en français : thttp://eurekasante.vidal.fr/actualites/20444-210-000-francais-atteints-d-

une-mici-crohn-ou-rch-etude-de-leur-prise-en-charge-therapeutique.html

Epidémiologie des MICI : http://ns226617.ovh.net/RDP/2014/9/RDP_2014_9_1210.pdf Nouveaux objectifs thérapeutiques dans les MICI :

http://ns226617.ovh.net/RDP/2014/9/RDP_2014_9_1232.pdf

Les anti-TNF diminuent-ils le recours à la chirurgie ? La lettre de l’Hépatogastro – Laurent

Peyrin Biroulet http://www.edimark.fr/Front/frontpost/getfiles/16012.pdf

BIRD, le fardeau des MICI : http://www.observatoire-crohn-rch.fr/bibliotheque-de-

donnees/infographies/bird-le-fardeau-des-mici-resultats-preliminaires-juillet-2015/

Patient reported outcomes in a French Nationwide Survey of IBD https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27516406

Forums de l’afa : https://www.afa.asso.fr/forum/forum.html

Références

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