• Aucun résultat trouvé

KHRNAND LOT LA VIE SCIENTIFIQUE

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "KHRNAND LOT LA VIE SCIENTIFIQUE"

Copied!
7
0
0

Texte intégral

(1)

L A VIE

SCIENTIFIQUE

L'écologie, science de notre sauvegarde

A propos d'une opération menée dans le massif de Stelvio, en Italie, pour la protection des cerfs — Operazione cervi —, un quoti- dien titrait récemment : « Le phénomène écologique atteint la pénin- sule », — comme s'il s'agissait d'une sorte d'épidémie...

11 y a seulement quelques années, le grand public avait-il jamais ouï parler d'écologie ? Le terme présentement fait fureur. Il s'inscrit même sur les bannières politiques. On le doit au biologiste allemand Ernst Haeckel, un des premiers avocats du transformisme darwi- nien, qui en 1866 le tira du grec oikos, maison. Un siècle plus tard, et il ne s'agit aucunement d'une mode mais d'une urgence, voici que se développe universellement cette science dont l'objet est l'étude des conditions d'existence des êtres vivants et des interactions qui interviennent entre ces êtres et le milieu environnant. Elle apparaît aujourd'hui comme étant peut-être la plus importante de toutes en ce qui concerne les destinées de l'espèce humaine, puisque se trouve en cause la biosphère, sphère de vie, mince enveloppe autour de la planète, menacée de détérioration irrémédiable par les activités d'une population pullulante. A l'écologie incombe la difficile mission de montrer les voies qui peuvent conduire à exploiter nos ressources terrestres sans risquer de les détruire, soit à planifier l'avenir. (Il ne suffit pas de dire « non » aux centrales nucléaires ou de promettre un square aux habitants d'un quartier déshérité pour se prétendre écologiste...)

Chaque écosystème, c'est-à-dire chaque type d'environnement, pose des problèmes particuliers. Citons : forêts tropicales, forêts tempérées et méditerranéennes, terres à pâturages, savane, prairie, steppe, toundra, zones arides et semi-arides, marais, lacs, cours d'eau, deltas, estuaires, zones côtiéres, mers, îles, systèmes monta- gneux, villages, villes, complexes industriels... Instruit par les géographes, les géologues, les pédologues, les climatologues, les naturalistes, les agronomes, les biologistes, les pathologistes, les

(2)

L A V I E S C I E N T I F I Q U E 451

épidémiologistes, les spécialistes de l'analyse chimique, les sociolo- gues, les économistes, les démographes, les statisticiens, et l'on en passe, l'écologiste a pour tâche de débrouiller l'inextricable, à l'en- seigne, ainsi, d'une multidisciplinarité exigée par le nombre et la diversité des facteurs en cause, par le fait que les rapports entre les êtres vivants et les éléments du milieu sont réciproques. L'environ- nement autour d'un homme, d'un oiseau ou d'une abeille, ce ne sont pas seulement l'air, les eaux, le sol, les radiations, mais aussi tous les autres organismes présents, végétaux, animaux, microbes, et les autres hommes eux-mêmes, ainsi que ce qu'ils ont introduit dans le milieu : des algues, les sargasses, ont modifié toute une étendue océa- nique ; avec leurs constructions « en dur », les minuscules termites ont changé des paysages africains...

La loi fondamentale de l'écologie : Y interdépendance. Prenons un arbre. Il vit du sol, mais crée aussi son propre sol. Il dépend du climat; mais il influe aussi sur le climat local, — ce que Tchékhov notait déjà si bien dans Oncle Vania lorsqu'il fait dire à son porte- parole, le médecin Astrov : « Quand je passe à proximité d'une forêt que j'ai sauvée du déboisement, ou encore quand j'entends bruire un jeune bois que j'ai planté de mes propres mains, je sens que le climat

lui-même est un peu en mon pouvoir. »

D e p u i s des millions d'années, la biosphère est soumise à de perpétuels changements. Il finit pourtant par s'y établir entre les êtres vivants, dans les différentes régions, au terme d'une série de poussées et d'efforts, de conflits, d'adaptations mutuelles, une stabi- lité relative, plus ou moins durable, le pourcentage de chacune des espèces en présence, animaux, plantes, micro-organismes, étant alors à peu près constant. Cet équilibre biologique, œuvre du temps que le temps un jour compromettra, donne son faciès à tel ou tel paysage.

La sylve de notre Sud-Ouest, par exemple, qui est, celle-ci, une heureuse création de l'homme, formée de pins maritimes, avec son sous bois de fougères, de bruyères, d'ajoncs, de cistes, avec ses écureuils et ses renards, ses fourmis et ses cigales, présente un tableau botanique et zoologique bien défini, capable de se maintenir sans altérations sensibles. De même, sur le cordon de dunes qui va de la Gironde aux Basses-Pyrénées, on trouve, fidèles au poste, un certain nombre d'espèces végétales — on en compte trente-deux—, entre autres une épervière, Hieracium eriophorum, dont c'est en France l'unique habitat. Toutes les essences multipliées — sapinière, hêtraie. chênaie... — imposent leurs propres sociologies végétales et animales. Il en va de même pour tous les végétaux dominants dans un site : hautes graminées de la pampa, carex des Everglades de

(3)

Floride, palétuviers des mangroves de la zone tropicale... Ces communautés, des biocénoses, sont, en somme, des symbioses à grande échelle.

Or l'expérience ne cesse de montrer qu'à chaque intervention dans un de ces systèmes complexes en vue d'atteindre un certain résultat, on provoque inévitablement des effets secondaires le plus souvent non désirés. Nous en avons déjà donné des exemples (1).

Il faut toujours à ce sujet rappeler la surprenante observation de Darwin, lorsqu'il s'aperçut un jour, dans la campagne anglaise, que la suppression des chats correspondait, bizarrement de prime abord, à un appauvrissement de la culture du trèfle. Il trouva la clé de l'énigme : les chats disparus, les mulots, leur proie, proliféraient, dévorant les bourdons, lesquels fécondent la papilionacée fourra- gère. Les chats réapparus, c'était de nouveau grande consommation de mulots, beaucoup de bourdons et de trèfles pollinisés. Voilà qui, pour la première fois, montrait de façon saisissante comment peuvent cascader d'imprévisible manière les effets et les causes entre des espèces très éloignées les unes des autres, ce qui doit inciter à une extrême prudence, qu'il s'agisse d'éliminations ou d'introduc- tions.

Qu'on lâche quelques couples de lapins dans l'immense Austra- lie, et quelques années plus tard ces paisibles rongeurs deviennent fléau national ; que les caïmans, chassés pour leur peau, soient exterminés, et l'on assiste à la multiplication dans le bassin de l'Amazone des féroces pirayas ; que des amateurs d'espèces décora- tives importent du Brésil en Afrique et en Asie une charmante lilia- cée, Eichornia crassipes, et cette jacinthe d'eau, dont l'extension était limitée dans les conditions naturelles de son milieu d'origine, s'est propagée ailleurs avec une telle rapidité qu'en Floride elle a été baptisée Million dollars weed en raison des dépenses engagées pour la détruire, qu'en Afrique les affluents du Congo ont été obstrués, et que, gagnant la haute vallée du N i l , elle menace le réseau fluvial du Soudan égyptien, tandis qu'au Bengale des milliers d'hectares ont cessé de son fait d'être cultivables. On en est à envisager de recourir aux bons offices du lamantin, gros mammifère de l'ordre des Siré-

niens, voisin de ceiui des cétacés, qui ne se nourrit que de végétaux aquatiques, et abondamment, étant donné sa taille (de deux à trois mètres) et son poids (de trois cents à cinq cents kilogrammes) — ce qui serait préférable à l'emploi des dangereux herbicides.

Assèche-t-on des marécages ? Il arrive que l'on ait à constater par la suite, comme cela a été le cas en Floride, qu'en réduisant l'ap- port d'eau douce dans les estuaires on accroît leur salinité, ce qui y

(I) Revue des Deux Mondes, octobre 1970. « La protection de la nature ».

(4)

L A V I E S C I E N T I F I Q U E 453

compromet la reproduction des poissons et des crustacés.

Développe-ton l'irrigation en créant de grands barrages et des lacs artificiels comme, en Haute-Egypte, le lac Nasser, et

c 'est

dans les canaux et rigoles la prolifération du mollusque vecteur d'un ver trématode qui y passe une partie de son cycle de vie et qui est responsable de la redoutable bilharziose.

S'il est généralement néfaste de détruire un paysage naturel, il peut l'être également de porter atteinte à certains de ceux que l'hom- me a créés et maintenus au cours des âges avec sagesse. Il en va ainsi pour notre bocage de l'Ouest où les opérations de remembre- ment des parcelles entraînent l'arrachage des haies et le nivellement des talus, utiles abris-vent qui entretiennent un microclimat favora- ble aux cultures et constituent un milieu riche en espèces végétales et animales.

Voyons

d'un peu près les difficultés rencontrées lorsqu'il est

« simplement » question de maintenir un lac « en bonne santé ».

Récemment ont été inaugurées à Thonon-les-Bains, en Haute- Savoie, les nouvelles installations de la Station d'hydrobiologie lacustre de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA). Depuis 1964 l ' I N R A y entretient une équipe de chercheurs que l'on vient ainsi de doter de laboratoires appropriés pour l'étude approfondie des diagnostics et de la lutte contre l'eutrophisation.

C'est là un phénomène naturel. Tous les lacs tendent à se combler peu à peu, à la fois par les matières minérales et organiques qui sont le produit d'un processus qui leur est propre : l'eutrophisa- tion (du grec eu, bien, et trophia, nourriture — le préfixe « bien » signifiant ici « trop »...). Même soustrait à toute influence humaine, un lac reçoit des substances fertilisantes issues des sols, des êtres vivants du bassin versant et des pluies. Or l'entraînement de ces substances par l'émissaire du lac est inférieur aux apports, de sorte que le lac s'enrichit en azote, en phosphore et en autres éléments de croissance, ce qui favorise le développement des algues consomma- trices de l'oxygène dissous dans l'eau et qui se décomposent au fond du lac. Celui-ci s'appauvrit donc en oxygène, perd sa transparence, bref, au cours d'une évolution lente mais inéluctable, vieillit.

Lorsque les activités de l'homme se développent sur le bassin versant, elles rejettent des matières fertilisantes qui s'ajoutent aux apports naturels, et le processus s'accélère, donnant au lac en quel- ques années les caractères « séniles » qu'il n'aurait acquis naturelle- ment que des dizaines ou des centaines de siècles plus tard. Particu- lièrement actives, les eaux usées industrielles (industries alimentai- res, engrais, produits chimiques) et ménagères, ces dernières véhicu-

(5)

lant les fertilisants provenant de l'excrétion humaine ou ceux que renferment des produits d'usage domestique, tels que les polyphos- phates des détergents. Et le traitement des eaux résiduaires en station d'épuration ne diminue guère ces apports", car il se borne à transformer des matières organiques en matières minérales.

Ainsi sur-nourris, les lacs, encombrés de végétaux aquatiques, cessent de pouvoir être utilisés comme sources d'eau potable. Or ils fournissent nombre d'usagers (environ 400 000 quant au Léman) et l'on y recourra de plus en plus comme réserves d'eau d'alimentation.

Non seulement les matières végétales en décomposition affectent les qualités de celle-ci mais rendent les baignades insalubres. Et l'abon- dance des plantes flottantes contrarie les sports nautiques. D'autre part, certaines espèces de poissons « nobles », qui vivent au fond des lacs, disparaissent. Comme quoi fertilisation devient ici synonyme de pollution.

En l'occurrence, les agronomes s'efforcent d'identifier les causes principales d'eutrophisation accélérée et recherchent les moyens de protection. Pour cela, il faut étudier la croissance des algues, expéri- menter en laboratoire, observer le milieu naturel très complexe, écosystème dans lequel on peut intervenir par les voies biologique, physique ou chimique. Et l'on doit recourir aux mathématiques, avec le concours des ordinateurs, pour analyser les innombrables réactions en jeu et aboutir à des modèles prévisionnels. Il s'agit de savoir avec certitude ce que seront les réactions du lac aux traite- ments appliqués (aération, siphonnage, dragage de sédiments, préci- pitation des agents fertilisants...) afin de ne pas être amené à des résultats coûteux ou finalement nocifs. Des études économiques très poussées ont été entreprises pour apprécier le bilan coût/bénéfice de la protection, en faisant entrer en ligne de compte leur valeur touris- tique, élément non négligeable. L ' I N R A a déjà été appelé à conseil- ler le Syndicat des communes riveraines du lac d'Annecy dont la restauration est en cours. Le vaste lac Léman (582 km2) est l'objet de mesures prises selon les directives de la Commission franco- suisse de protection de ses eaux, à laquelle participe l ' I N R A . Etant donné les résultats déjà obtenus, on peut espérer que des solutions propres à chaque lac seront trouvées et mises en œuvre à temps pour les sauver.

Quant aux lacs artificiels, outre qu'ils modifient parfois grave- ment les sites, leur création peut provoquer un phénomène tout inat- tendu : des secousses telluriques, comme ce fut naguère le cas en Inde où l'on s'émut d'un séisme qui résulta des tensions souterraines engendrées par l'énorme poids de la masse d'eau accumulée dans le lac-réservoir de Koyna : une fois rempli, le soubassement craqua.

(6)

L A VIE SCIENTIFIQUE 4 5 5

Un lac, sommairement défini, ce n'est que de l'eau dans un creux au milieu des terres, qu'une île d'eau, pour reprendre l'image d'Anna de Noailles. Et voilà quelques-uns des problèmes qu'il peut soulever...

Au su de tous les périls présentement encourus — alerte aux gaz d'échappement, au smog photochimique, aux marées noires, aux boues rouges, au strontium, au mercure, à l'amiante, à la dioxine, aux nitrates, aux insecticides, aux herbicides, aux colorants alimen- taires... - , on pourrait mettre en tête du chapitre Pollution le dernier mot de la Lucrèce Borgia de Hugo : « Messieurs, vous êtes tous empoisonnés ! »

La situation a suscité la naissance d'une nouvelle branche de la toxicologie, qui étudie les effets au sein de la biosphère des facteurs générateurs de nuisances, essentiellement chimiques. Il y a donc lieu maintenant de former des exotoxicologues qui auront pour tâche, en premier lieu, d'élaborer la méthodologie appropriée, tenant compte des conditions de vie et de la physiologie particulières des différen- tes espèces et — face aux polluants innombrables — de désigner les urgences, notamment quant à ceux, insidieusement redoutables, qui, comme le D D T , tendent à s'accumuler dans les organismes et dont les effets se manifestent à long terme à la suite d'expositions répé- tées, cela même à des doses infimes, toxicités dont certaines provo- quent des mutations retentissant sur la descendance. Et pour nombre d'entre eux il n'est pas de frontières, entraînés qu'ils sont par les fleuves, par les courants aériens et marins, et capables alors de contaminer des régions très éloignées de leur lieu d'origine. Ajou- tons qu'ils peuvent non seulement additionner leurs effets mais, en outre, les exalter par synergie. En obtenir de biodégradables, c'est bien — à condition que tels produits de leur dissociation ne se montrent pas, ce qui peut arriver, aussi dangereux, voire plus nocifs, que le produit d'origine.

Autres alarmes : demain, épuisement des réserves de houille, tarissement des gisements d'hydrocarbures, risque d'un réchauffe- ment planétaire du fait de la libération en quantités croissantes de gaz carbonique par les combustions industrielles, diminution des espaces verts et, par suite, de l'activité photosynthétique par laquelle les végétaux fixent l'énergie solaire sous forme des composés organi- ques nécessaires à la vie des animaux et de l'homme. Il y a de quoi s'émouvoir quand on apprend qu'à chaque minute disparaissent plus de cinq hectares de ces forêts tropicales humides qui figurent parmi les plus puissantes communautés végétales du monde et qui,

(7)

avec leurs centaines d'espèces différentes, représentent aussi de si précieux réservoirs génétiques.

Enfin, il y a la menace des menaces : les armes terrifiantes mises entre les mains des militaires, spécialistes de la destruction par tous moyens, et qui ont déjà, au Vietnam, si implacablement inauguré la guerre écologique — un écocide, a-t-on pu dire.

N'avons-nous donc pas suffisamment affaire avec les fatalités naturelles ?

«Il faut qu'Avril jaloux brûle de ses gelées Le beau pommier trop fier de ses fleurs étoilées » a dit le poète. La « Nature » ne cesse d'attenter ainsi à « elle-même » avec toutes les perturbations météorologiques, froid, chaleur, séche- resse, tempêtes, orages, cyclones, avec les éboulements, les avalan- ches, les éruptions volcaniques, les séismes, les raz de marée, les épidémies... Il incombe à l'écologie de s'opposer à ce qu'on ajoute encore à de tels maux, ce qui nous serait fatal.

Récemment, à la télévision, le commandant Cousteau évoquait l'histoire de ces Polynésiens qui, persécutés par des tribus ennemies, se réfugièrent sur une petite île isolée du Pacifique, plus tard appe- lée île de Pâques. Ils y trouvèrent de quoi survivre, s'y multiplièrent, mais finirent par en détruire la végétation et par faire de cet asile exigu un radeau aussi démuni que celui de la Méduse. Epilogue : ils s'entretuèrent. La Terre n'est-elle pas, elle-même, un îlot perdu dans l'espace ? Ménageons-la, aménageons-la. A la course aux arme- ments devrait se substituer la course aux solutions écologiques. De celles-ci dépend la survie de l'humanité.

F E R N A N D L O T

Références

Documents relatifs

Cela ne concerne évidemment pas ceux qui ont pris la suite du zoologiste : il y a toujours de l'animation en même temps que des recueillements studieux dans la grande maison

Cela passe aussi par les travailleurs précaires, pour conquérir et gagner des nouveaux droits avec un salaire décent et de meilleures conditions de travail et de vie.. En mon nom,

Calculer le coˆut (comparaison de couleurs) au pire et au mieux de cet algorithme en ayant une liste de taille n et un nombre m 6 n de couleurs.. On donnera des exemples “au mieux”

Les deux rampes de l'escalier sont représentées par une chaîne de molécules d'acide phosphorique et de désoxyribose en alternance régulière ; ses degrés, ce sont des bases

2 — A l’exception de 2 espèces parasites de Rongeurs Geomyidae, qui ont des affinités avec le genre Litomosa Yorke et Maplestone, 1926, les espèces de

Par l’hypertrophie de ses arêtes latérales et le faible nombre des arêtes dorsales et ventrales, cette espèce possède un système d’arêtes cuticulaires qui

Cette certitude serait acquise du fait que, dans un choc à haute énergie, la probabilité de production d'un corpuscule décroît vite quand sa masse augmente, si bien qu'il apparaît

Ce sont là des résultats analogues à ceux enregistrés par Illmensee et Hoppe à Genève sur les embryons de souris, mais sur celles-ci le rendement était très faible et il