• Aucun résultat trouvé

LA PROBLEMATIQUE DE L EXECUTION DES TRAVAUX D ENTRETIEN ROUTIER PAR LES AGENCES D EXECUTION : CAS DU SENEGAL

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "LA PROBLEMATIQUE DE L EXECUTION DES TRAVAUX D ENTRETIEN ROUTIER PAR LES AGENCES D EXECUTION : CAS DU SENEGAL"

Copied!
14
0
0

Texte intégral

(1)

LA PROBLEMATIQUE DE L’EXECUTION DES TRAVAUX D’ENTRETIEN ROUTIER PAR LES AGENCES D’EXECUTION : CAS DU SENEGAL

Réunion GF – AO de l’AFERA

6 – 8 avril 2016 (Bamako)

(2)

L i n é a i r e d u r é s e a u r o u t i e r n a t i o n a l c l a s s é 1 6 4 9 5 k m ( r é s e a u n o n c l a s s é é v a l u é à 4 0 0 0 0 k m ) :

5 9 5 6 k m d e r o u t e s c l a s s é e s r e v ê t u e s ( 7 4 % e n b o n o u m o y e n é t a t ) ;

1 0 5 3 9 k m d e r o u t e s n o n r e v ê t u e s ( 4 7 % e n b o n o u m o y e n é t a t ) .

Le s e c t eur d e s t ra n sports e s t e s s e ntie l à l ’é c o nomi e s é n é ga laise .

I l e s t c o n s t i t u é d e s t r a n s p o r t s t e r r e s t r e s ( f e r r o v i a i r e e t r o u t i e r ) , d u t r a n s p o r t m a r i t i m e , d u t r a n s p o r t a é r i e n e t e n f i n d u t r a n s p o r t f l u v i a l ;

I l c o n t r i b u e à h a u t e u r d e 4 % ( e n p r i x c o u r a n t s e t e n v i r o n 3 % e n p r i x c o n s t a n t s ) a u P I B ;

Il d é p e nse e n mo ye n n e 2 % d u PIB a l o rs q u e l ’AICD re c o mma n de 3 à 3 ,5 % d u PIB p o ur l e s p a ys n ’a ya n t p a s c o n nu d e s o u s -investis seme n t.

M a l g r é l e s e ff o r t s s u b s t a n t i e l s c o n s e n t i s d a n s l e s e c t e u r c e s d e r n i è r e s a n n é e s , i l d e m e u r e q u e l e S é n é g a l s o u f f r e t o u j o u r s d ’ u n s o u s - i n v e s t i s s e m e n t e n m a t i è re d ’ i n f r a s t r u c t u r e s r o u t i è re s .

INTRODUCTION

(3)

Les transformations opérées depuis 2000 cadrent par faitement avec les exigences d’ef ficacité et de rapidité souhaitées par l’Etat ainsi que les usagers de la route dans la gestion du patrimoine routier. Il s’agit de la création des Entités suivantes :

•Une Agence chargée de la gestion du réseau (AGEROUTE) : organe d’exécution doté de pouvoir s pour agir sur le réseau routier en toute circonstance dans le cadre des missions qui lui sont conférées par le Ministre chargé des Infrastructures ;

•Un Conseil de Sur veillance (CS) chargé de super viser l’Agence mais

également de veiller à la bonne exécution des prestations confiées à l’A gence ;

•Un Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA) chargé de la collecte des

fonds de la redevance sur les taxes pétrolières et les fonds de contributions directs et de l’administration de tous financements mis à la disposition du secteur routier ;

•Une Direction des Routes, chargée d’élaborer la politique routière et la

stratégie pour sa mise en œuvre, ainsi que la planification des projets et programmes de développement du réseau routier ;

REFORMES ET ORGANISATION DU

SECTEUR :

(4)

 Le « Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA) » et l’ «Agence des Travaux et de Gestion des Routes (AGEROUTE) » ont signé des contrats de performance avec l’Etat du Sénégal, couvrant la période du 1er juillet 2014 au 31 décembre 2016.

 Dans la composition du Conseil d’Administration du Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA), ainsi que du Conseil de Surveillance de l’AGEROUTE figurent outre les représentants de l’Administration, des représentants des consommateurs, des élus, des organisations patronales, des transporteurs.

Cette constitution permet d’assurer une prise en charge

satisfaisante des préoccupations spécifiques des différents

usagers du réseau routier.

(5)

 Pour l’élaboration de ce programme qui est essentiellement conçu en

utilisant HDM4 (Highway Development and Management), six (6) études ont été menées.

 Ces études, dont l’objectif est de recueillir les données et les informations concernant l’état des routes, la nature et la répartition de la demande de transpor t sur l’ensemble du réseau routier classé (15 309 km dont 5 304 km de routes revêtues et 10 005 km de routes non revêtues) , ont permis de réaliser :

▪ une Inspection Sommaire (IS) des Routes en Terre ;

▪ une Inspection Sommaire (IS) des Routes Revêtues ;

▪ une campagne de comptage du trafic routier et d’enquête origine -destination (O/D);

▪ une campagne de sondage,

▪ une campagne de mesure de déflexion ;

▪ une campagne de mesure d’uni.

 L’élaboration du PTG est faite à par tir des données principales suivantes :

▪ l’état du réseau routier obtenu à partir des auscultations (IS, mesures d’uni, mesures de déflexion, sondages);

▪ les différents volumes de trafic obtenus à partir de la campagne de comptage ;

▪ les normes d’entretien ;

▪ les coûts unitaires des travaux ;

PROCESSUS D’EVALUATION DU PROGRAMME TRIENNAL GLISSANT ET DU PROGRAMME

D’ENTRETIEN ROUTIER 2016

(6)

1 . PTG élaboré par un consultant et approuvé par le CA du FERA

PHASAGE PERA

2 . PERA correspondant à la déclinaison annuelle du PTG soumis par AGEROUTE et approuvé par le CA du FERA (au plus tard le 10 novembre)

3 . Convention signée entre le FERA et l’AGEROUTE (En contrepartie de la mise à disposition de ressources, des résultats sur la qualité du réseau sont attendus..)

4 . Suivi et contrôle de la mise en œuvre de la convention (Engagements / Exécution Travaux / Décomptes)

5 . Evaluation Convention et orientations

(7)

ACTIVITES D'ENTRETIEN REGIONS CONCERNEES ELEMENTS QUANTITATIFS Travaux pré - hivernaux

(curage caniveaux, etc.) Dakar Vingt quatre (24) sites et/ou points bas concernés Pompage des eaux de pluie Dakar Vingt deux (22) sites et/ou

points bas concernés Désensablement Dakar/ Les grandes villes des

régions

Itinéraires et sections de routes pour un linéaire de plus de 300

Km Travaux généraux (élagage,

curage, etc.) Toutes les régions sauf Dakar Environ 2 274 Km Préservation des routes en

terre (Barrières de pluies) Toutes les régions Cent (100) itinéraires concernés Entretien courant et

périodique routes revêtues Toutes les régions Sections de routes/itinéraires linéaire total de 2 614,8 Km Entretien et/ou réhabilitation

de pistes Toutes les régions Sections de routes/itinéraires linéaire total de 900 Km Entretien et/ou construction

des ouvrages Toutes les régions Un contrat de maîtrise d’œuvre pour chaque région Maitrise d’œuvre Toutes les régions Un contrat de maîtrise d’œuvre

pour chaque région

EVALUATION QUANTITATIVE

(8)

Désignation

Montant F CFA Pourcentage par rapport au budget

E RR Programme d'Entretien des Routes Revêtues 23 894 468 415 54.1%

E RT Programme d'Entretien des Routes non Revêtues 12 290 829 683 27.8%

OH Programme d'Entretien et de construction

d'Ouvrages Hydrauliques 2 267 178 288 5.1%

TG Programme des Travaux Généraux et

assainissement 599 767 174 1.4%

DESENS Désensablement 1 250 000 000 2.8%

GEN GENIS 1 000 000 000 2.3%

URGEN Travaux d'urgence 750 000 000 1.7%

CANT Cantonnage 300 000 000 0.7%

ÉTÉ & MO Etudes techniques et Maitrise d'Œuvre PERA 1 543 756 440 3.5%

SUR Surveillance du réseau 208 000 000 0.5%

Autres Séminaire et conférence/Préparation et mise en

œuvre 40 000 000 0.1%

Total 44 144 000 000 100.0%

REPARTITION DES RESSOURCES (SANS

FONCTIONNEMENT) DU PERA 2016

(9)

 Déficit de financement Entretien Routier : Besoins en travaux d’entretiens estimés à 70 Milliards F CFA alors que seuls 45 Milliards F CF sont effectivement affectés aux travaux. Ce qui ressort, un déficit de 25 Milliards FCA

 Ressources trop peu diversifiées par rapport à l’assiette définie par le décret de création : 52 Milliards F CFA en 2016 (Taxe d’Usage de la Route (TUR) : 27 Milliards F CFA & Dotation Etat : 25 milliards F CFA)

 Difficulté de recouvrement de la part BCI avec d’importants retards dans le règlement des décomptes (cf tableau)

 Forte dépendance des circuits du trésor (visa chèques)

Dégradations prématurées de certains tronçons routiers

 Non-respect de la réglementation sur les charges à l’essieu

 Prise en charge insuffisante de l’entretien du réseau routier non- classé (collectivités locales)

 Gestion insuffisante de la communication et de la perception par les usagers

DIFFICULTES & MANQUEMENTS

(10)

CIRCUIT DE REGLEMENT DES DEMANDES DE PAIEMENT

Etablissements décomptes Entreprises de Travaux & Missions de contrôle

Etablissements certificats de paiements

AGEROUTE

Etablissements mandats de paiement et chèques

FERA

Visa des chèques Trésorier Général (trésor Public)

•48 heure pour la TUR;

•Non maîtrisé pour la dotation Etat.

(11)

ETAT DE QUELQUES PAIEMENTS INTERVENUS EN 2016

Marché Décompte Titulaire Montant TTC (F CFA) Date Emission

Cheque Date Visa Trésor Durée Traitement Trésor (j)

TA2/793/AGR

DCT 3 (acpt

2) EIFFAGE SENEGAL 257 343 530 04-nov-15 27-janv-16 84

TA2/779/AGR DCT 4 AREZKI 230 799 706 11-déc-15 09-mars-16 89

TA2/801/AGR DCT 4 CDE 459 893 355 11-déc-15 27-janv-16 47

TA2/786/AGR DCT 1 SENTHRAS 112 324 200 11-déc-15 12-janv-16 32

TA2/802/AGR DCT 6 SOTRACOM 331 683 593 29-déc-15 27-janv-16 29

(12)

L’Etat a ainsi pris des mesures for tes dans ce domaine en décidant

l’application des règles communautaires dans ce domaine pour s’assurer que les poids lourds respectent les normes de poids et de charge

maximale à l’essieu.

Suite à un appel d’of fres suivant le modèle par tenariat public -privé (PPP), l’Etat a confié à un concessionnaire, la construction d’un réseau de 16 stations fixes et mobiles sur l’ensemble du territoire et l’exploitation d’un centre national de sur veillance à distance des stations.

Cependant des dif ficultés majeures sont notées dans l’application du R14 :

Absence de délestage ;

application d’une tolérance sur les poids de 20% ;

application d’une tolérance sur les amendes de 80% .

Coef ficient d’A gressivité Moyen de 3,84, soit une durée de vie ef fective de 5 ans au lieu des 15 ans escomptés.

CONTROLE DE LA CHARGE A L’ESSIEU :

(13)

Proportion du budget du FERA issue de la dotation de l’Etat (BCI) inférieure à 20% ;

Proportion du budget du FERA issue du péage routier supérieure à 10% ;

Relèvement de la TUR qui sera portée au moins à 50 Milliards F CFA ;

95 % des travaux financés sont effectivement inscrits au PTG

;

Révision des textes du FERA ;

90 % des usagers intègrent les principes généraux de gestion du réseau routier national et ont une appréciation positive des performances.

PERSPECTIVES & OBJECTIFS CIBLES A

L’HORIZON 2020

(14)

MERCI DE VOTRE ATTENTION

Références

Documents relatifs

291.1 La restriction ou l’interdiction de circuler prévue à l’article 291 peut être partiellement levée, par une signalisation appropriée, pour permettre de se rendre à

Dans l'ensemble, les répondants considèrent que l'état des autoroutes est relativement bon alors qu'ils portent un jugement nettement plus critique en ce qui concerne les

Pour le réseau routier municipal, le registre peut être constitué du formulaire V-3046 « Réseau municipal – Limite de vitesse temporaire dans une zone de travaux routiers »,

L'Êconomie de la-province était, avant 1957, essentiellement basée sur le développement de l'agriculture, de l'exploitation forestière et du tourisme ont entraîné la

Enfin, en ce qui concerne le milieu urbain, il remplace le dépliant Aide à la détermination des limites de vitesse sur le réseau routier municipal, publié en 2008 par la Table

On retrouve le roc à plus de 40 ou 50 mètres de profon- deur sauf pour quelques affleurements localisés surtout dans la partie nord-est de la zone d'étude de même que du côté

À cette fin, le Guide d’élaboration d’un plan d’intervention en infrastructures routières locales s’appuie sur les meilleures pratiques de gestion des

ü Route nationale dont le débit journalier moyen annuel est inférieur à 500 véhicules par jour, route régionale dont le débit journalier moyen annuel varie de 500 à 2