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Poétique de la neige

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Academic year: 2022

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Poétique de la neige

LÉVY, Bertrand

LÉVY, Bertrand. Poétique de la neige. In: Ardua. Horizons de Kenneth White. Littérature, pensée, géopoétique. Paris : Isolato, 2008. p. 97-105

Available at:

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Paru in : Ardua, Horizons de Kenneth White. Littérature, pensée, géopoétique, Ed. Isolato, Paris, 2003, pp. 97-105.

POETIQUE DE LA NEIGE

Par Bertrand Lévy, Département de Géographie, Université de Genève

« La neige vous éblouit. » (Kenneth White, La Route bleue1)

J’ai toujours aimé la littérature qui me parle du vécu, dit simplement Paul-Émile Victor, un autre explorateur du monde blanc. La littérature a toujours été source de confirmation, d’approfondissement, de ressouvenir d’événements vécus, et j’ai prisé la géopoétique pour cette raison dans une géographie qui s’objectivait toujours davantage, qui neutralisait les points de vue personnels portés sur l’espace. J’y ai bien sûr retrouvé un certain goût de la terre et des éléments, mais sans la relation phénoménologique qui unit le moi au monde, une relation d’ordre fusionnel, je n’aurais jamais été aussi fasciné par la démarche géopoétique que je découvris après mes recherches sur Hermann Hesse, qui m’avaient donné la clé d’accès au paysage.

Dans mon pays, la neige, associée au froid, au ciel et au vent, fournit des sujets de conversations prisés, l’hiver. J’imagine que la neige prend la place de la mer sous d’autres cieux : matière nourricière, objet de contemplation, terrain de jeu et de défi humain au sein de la nature. Dans sa poétique des éléments, Gaston Bachelard n’en parle pratiquement pas ; il traite des cristaux de glace, mais la glace, c’est une matière presque antithétique à la neige. Dans La Route bleue, la neige est associée au renouveau, elle fait partie du monde blanc qui symbolise la quête géopoétique, mais il serait trop facile de poser l’équation neige=monde blanc :

«et ce monde était un nouveau monde et ma pensée aussi était nouvelle rien qui ressemble à un « esprit » seulement les traces bleues sur la neige le vol des oies sauvages

et les feuilles rouges de gel » (Kenneth White, La Route bleue2)

Remontons à l’enfance. Jura, terre de neige. L’arrivée de la première neige était toujours sujette à excitation. Il fallait la voir voltiger, la

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nuit, sous la lampe suspendue qui chavirait sous la tempête, ou qui se tenait bien droite, éclairant à la verticale les lourds flocons, denses et mouillés, qui tombent dru juste avant leur transformation en pluie, et qui mettaient toujours un certain temps à tenir au sol. Cette année, au parc, j’ai vu pour la première fois la neige tenir d’abord sous les arbres parce que le sol y était plus froid que sur la pelouse à découvert.

Premières heures rêveuses, de nuit généralement, aiguillonné par le grand frère – un fou de neige et qui l’est resté – avec qui je la regardais tomber. Nous habitions au centre d’une petite cité historique aux rues pavées, au-dessus d’une fontaine baroque et peinte. Jean- Christophe Bailly3 explique très bien pourquoi l’éclairage moderne en grappes ou diffusé par des réverbères rigides ne parvient jamais à composer une lumière qui ondoie sur les façades d’immeubles, comme dans un film de géopoétique muet.

Matin blanc. Les rugosités du sol ont disparu. Les bornes du minuscule carré floral du jardin ont été réunies en une guirlande, le lilas croule, il faut dégager le chemin. Je me suis toujours demandé pourquoi je ressentais un tel plaisir à dégager le chemin. Il n’y avait pas uniquement la joie enfantine d’accumuler verticalement la matière, il y avait aussi le plaisir de m’adonner à une activité constructive, manier une substance douce qui donnait lieu à une rêverie sans fin. Travailler en rêvant. Tout le contraire des activités ludiques déployées dans des aires spécialisées auxquelles j’ai échappé, et qui ne m’auraient de toutes façons pas comblé. Si la neige était poudreuse, je donnais d’énergiques coups de balai qui l’éventaient à gauche à droite ; si la matière était plus consistante, j’utilisais la lame d’acier avec une certaine prudence car le sol de l’allée était gravillonné. Première mesure d’enfant de la consistance et de la séparation des corps. Tracer son chemin, construire un chemin pour que d’autres l’empruntent, je ne pensais pas en termes métaphysiques, mais j’éprouvais une belle joie en élargissant l’avenue plane et blanche et en déplaçant les amas qui ne devaient jamais devenir des murs.

Ma deuxième expérience de la neige fut sans conteste le ski, pratiqué très tôt, sur les hauts de la ville que je gagnais le plus souvent en solitaire. Je grimpais dans le champ de neige d’abord en chevrons puis en escaliers à partir du surplomb du milieu, là où s’arrêtaient les skieurs du dimanche. J’aime toujours le bruit étouffé que font les skis qui s’enfoncent dans la neige vierge. En tassant la neige, on délie ses articulations, physiques et mentales, on travaille pour soi, pour les autres, on accomplit une petite œuvre civilisatrice qui ne dure pas.

Faire sa trace, ne jamais laisser sa trace. Dans le souvenir, j’ai

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l’impression qu’on ne faisait que grimper. Vingt minutes d’ascension pour une minute de gloire.

Le sommet du mont était occupé par une forêt. Des traces d’animaux sauvages voisinaient avec des traces de pas humains, que l’on associait dans notre imaginaire d’enfant à des êtres de la forêt.

C’étaient des fils de paysans qui provenaient du village voisin, situé de l’autre côté de la montagne. Avec qui, nous, petits urbains, avions toutes les peines du monde à établir le contact. Ils ne parlaient pas la même langue, ils s’exprimaient dans leur patois incompréhensible et ne cherchaient pas à se faire comprendre. Ils étaient vêtus de pantalons bouffant, chaussés de chaussures de ferme qui s’adaptaient par force aux fixations d’alors, de simples courroies de cuir prolongées d’un extenseur. Quand nous étions en groupe, ils nous défiaient non pas à la descente, car nous avions davantage de technique et surtout un matériel plus récent qu’eux, mais au saut, brutal, primitif, dangereux, de trois bosses qui se succédaient au bord du mont, sur leur territoire.

Leur esprit, ils le réservaient pour la feuille qu’ils éditaient au temps du carnaval, une feuille satirique où les notables de la ville étaient épinglés avec un humour décapant. La distribution du journal se faisait en pleine nuit, à quatre heures du matin, dans un tintamarre de bruit de casseroles. Le carnaval pouvait commencer. Leur village était connu pour son esprit rebelle, vieux reste de tradition anarchiste qui avait marqué la région. Ils demeurent dans le souvenir comme des modèles contre toutes sortes de conformismes et de fascismes qui nous menacent.

Aujourd’hui, la neige est profonde. Je tiens volontairement les chevilles serrées pour retrouver cette sensation ancienne de rester uni, de faire corps avec la neige. Les spatules fendent la mer diamantine, elles disparaissent puis réapparaissent au gré des vagues. Epouser les courbes du terrain. Un amas de neige légère se forme au bas des chevilles, tout est léger, on vole. J’aime aussi à enchaîner les S sur les pentes, mais la magie des deux sillons parfaitement rectilignes est incomparable. Elle réunit les mythes d’Icare et de Prométhée, la douceur de se voir pousser des ailes et la force humaine de création.

Dans la nature, on ne trouve jamais de lignes parfaitement droites.

C’est aussi l’ancien mythe de la piste qui resurgit. Qui mieux que Jack London, dans Construire un feu, a évoqué le sens et la forme de la piste dans un contexte autrement plus tragique, épique ?

« Il se retourna et contempla le chemin qu’il avait parcouru. Le Yukon s’étalait, large d’un mile et caché sous trois pieds de glace. Et

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cette glace était ensevelie sous autant de pieds de neige. Tout était d’un blanc pur, avec de légères ondulations là où des blocs s’étaient entassés lorsque le gel avait saisi le fleuve. Au nord et au sud, aussi loin que portait le regard, l’homme ne voyait que blancheur, interrompue seulement par un mince trait sombre et sinueux qui apparaissait, au sud, au détour d’une île couverte de sapins et qui serpentait, sinueux, vers le nord, où il s’effaçait derrière une autre île couverte de sapins. Ce mince trait sombre était la piste – la grande piste – qui menait au sud (…).

Mais tout cela – la piste mystérieuse, lointaine, mince comme un cheveu, l’absence de soleil dans le ciel, le froid terrible, l’atmosphère étrange et fantastique – l’homme n’en était pas impressionné.»

(Jack London)4

Ce soir il a beaucoup neigé, il y a peut-être un mètre cinquante à deux mètres dans le grand champ surplombant le chalet. Je chausse mes bottes, et j’escalade l’immense tas de neige durcie qu’a laissé le chasse-neige au bout du chemin, puis j’enfonce précautionneusement une jambe dans la neige profonde. J’en ai jusqu’à la taille. J’extirpe la jambe avec effort puis la dépression du terrain se comble, j’arrive à mettre une jambe devant l’autre, très lentement. Cette résistance de la matière me rappelle celle de l’eau à Venise avec la différence que l’on ne s’asperge pas le dos ici. Au bout d’une heure, j’atteins le premier sapin distant de quelques centaines de mètres, et je pense au millier de miles de la piste de Béring, aux -60o, à la « barbe de cristal », aux chaussettes transformées en « fourreaux d’acier », aux lacets en « tiges de fer », et à ce feu, ce feu aux brindilles si laborieusement amassées, qui commence à crépiter :

« Il n’aurait pas dû construire son feu sous le sapin. Il aurait dû le construire à découvert. Mais il avait trouvé plus commode de tirer des branches de broussailles et de les jeter directement sur le feu. Or l’arbre sous lequel il avait fait cela portait sur ses branches une masse de neige. Il y avait des semaines que le vent n’avait soufflé, et chaque branche était aussi chargée qu’elle pouvait l’être. Chaque fois qu’il tirait une brindille, l’homme avait communiqué à l’arbre une légère agitation – une agitation imperceptible, en ce qui le concernait, mais suffisante pour provoquer la catastrophe. Tout en haut de l’arbre, une branche déversa son chargement de neige. Celui-ci tomba sur les branches en dessous et les fit verser à leur tour. La chute continua, s’accéléra, s’étendit à l’arbre entier. Elle grossit comme une avalanche et descendit sans crier gare sur l’homme et sur le feu, et le feu fut

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anéanti ! Là où il avait brûlé gisait en désordre une cape de neige fraîche »5 (Jack London).

Le combat entre la neige et le feu, j’en eus une vision prémonitoire dans ma petite ville d’enfance. Les deux incendies les plus impressionnants eurent lieu la nuit, par temps de neige : la plus haute tour habitée de la ville prit feu un soir de Noël et les grands magasins qui nous faisaient face, abandonnés car promis à une rénovation, se mirent à brûler d’un feu rouge-orange intense un soir de très forte neige. Le feu crépitait à travers les fenêtres béantes, il ravagea très rapidement les trois maisons mitoyennes formant le magasin, puis menaça le reste de la rue. La neige entravait sérieusement le travail des pompiers et les badauds s’agglutinaient à chaque extrémité de la rue. J’étais plus fasciné que terrorisé par ce combat, les clameurs du public recouvraient le bruit des lances à eau quand une charpente s’écroulait, les ordres claquaient, et il fallut attendre le petit matin que le feu soit définitivement vaincu. Alors, la neige recouvrit de son silence les cendres encore chaudes et toutes sortes d’objets noircis. Je pris conscience de la remarquable capacité d’oubli de la neige ; ce décor d’après la catastrophe possédait une certaine beauté, qui dura plusieurs semaines, car personne n’était pressé de dégager les décombres tant que la neige n’avait pas fondu.

Monde blanc

« Ce monde d’arbres blancs Il est là devant moi

Bouleaux dans le gel, nus Présents, vivants, patents Seul le feu peut écrire Sur pareil fait ultime Je réclame du feu

DU FEU pour détruire et créer DU FEU pour brûler l’illusoire DU FEU pour écrire sur le blanc » (Kenneth White, En toute candeur 6)

Topophilie/topophobie

Les expériences topophiles de la neige remontent probablement à la nuit des temps. Elles commencent à se dessiner dans la littérature de

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montagne du 16e siècle mais c’est au 17e siècle qu’elles s’affirment réellement, comme dans ce haïku de Matsuo Bashô :

« Viens

allons voir la neige

jusqu’à nous ensevelir ! »7

En France, le Sonnet de Saint-Amant, « L’hiver des Alpes » (1643), cité par Jean Rousset dans son Anthologie de la poésie baroque française, célèbre, dans son style métaphorique et maniéré la neige comme une fête pour les sens. C’est une neige ensoleillée et étincelante, associée à la pureté de l’air et de l’âme, une substance brillante, innocente et éphémère qui est glorifiée. La fin du poème, d’un tragique léger, envisage la neige comme un tombeau idéal :

« Ces atômes de feu, qui sur la Neige brillent, Ces estincelles d’or, d’azur, et de cristal,

Dont l’Hiver, au Soleil, d’un lustre oriental

Pare ses Cheveux blancs, que les Vents esparpillent :

Ce beau Cotton du Ciel, dequoy les monts s’habillent Ce pavé transparant, fait du second metal,

Et cet Air net, et sain, propre à l’esprit vital,

Sont si doux à mes yeux, que d’aise ils en pétillent.

Cette Saison me plaist, j’en ayme la froideur, Sa Robbe d’innocence, et de pure splendeur, Couvre en quelque façon les crimes de la Terre :

Au prix du dernier chaut ce temps m’est gracieux ; Et si la Mort m’atrappe en ce chemin de verre, Je ne sçaurais avoir qu’un Tombeau precieux » (Saint-Amant8)

Chez Hermann Hesse, la neige est généralement topophile. Dans Narcisse et Goldmund, elle apaise les sens tourmentés du héros ; dans Description d’un paysage, l’auteur s’adonne avec joie au ski qui lui offre un espace de respiration et de renouveau psychique durable.

Hermann Hesse a été l’un des pionniers du ski dans les Alpes, il a initié cette mode – certainement malgré lui. Il adorait gagner les pistes en marchant et il a conçu une véritable phénoménologie du mouvement (et de l’immobilité) dans « Devant un chalet d’alpage dans l’Oberland bernois » (1914), « Vacances hivernales » (vers 1927)

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ou « Arosa » (1934)9. Toutefois, l’expérience de la neige ne prend chez lui un tour positif que dans la mesure où bientôt, elle cédera la place au printemps et aux doux effluves de l’air du sud. Hermann Hesse est un homme du Nord qui possède une imagination méditerranéenne. En 1914, il envisage la neige comme l’ultime tombeau des soldats :

Hiver 1914

« Je n’aperçois partout que ténèbres, que deuils, Et la neige en tombant couvre mille cercueils, Etendant sur le calme et sanglant reposoir Son paisible manteau qui voile tout espoir.

Et pourtant le printemps va bientôt refleurir Et nous rebâtirons un limpide avenir

Pour que ceux que la neige engloutit à présent

N’aient pas en vain pour nous répandu tant de sang » (Hermann Hesse10).

Le contraste entre la neige et le sang, le blanc et le rouge, se retrouve de manière métaphorique dans l’un des plus beaux poèmes de Nicolas Bouvier, écrit à Tabriz en 1953, alors qu’il traversait une période de grâce.

Novembre

« Les grenades ouvertes qui saignent sous une mince et pure couche de neige le bleu des mosquées sous la neige les camions rouillés sous la neige

les pintades blanches plus blanches encore les longs murs roux

les voix perdues

cheminent à tâtons sous la neige toute la ville jusqu’à l’énorme citadelle s’envole dans le ciel moucheté » (Nicolas Bouvier11)

Restons en Perse, avec Abbas Kiarostami. Poèmes douloureux, géopoétiques certes, mais aussi sociopoétiques, au sens pas si caché que cela, qui posent le problème de l’accès à la neige :

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« Qu’il est dur

dans la chaleur de l’été de croire à le neige » *

« L’enfant fiévreux regarde par la fenêtre avec envie

le bonhomme de neige » *

« Des ouvriers de la mine aucun n’a vu tomber

la première neige de l’hiver » (Abbas Kiarostami, Avec le vent12)

La neige obstacle mais privilège aussi, moment privilégié, au cœur de la montagne comme au cœur des villes. Lors des mémorables chutes de neige de 1985, les gens fraternisèrent à nouveau, partagèrent quelques sentiments premiers, non pas contraints par l’adversité qui oblige à la solidarité, mais par plaisir, par une sorte de joie innocente qui plonge ses racines dans des expériences d’enfance, ensevelies sous des mètres, des dizaines de mètres de neige, bien tassée. Aucun élément de la nature n’a ce caractère enfantin, innocent - on dit immaculé - aucun élément de la nature ne change si rapidement d’état, n’est si sensible aux sautes d’humeur du climat, n’est si fragile ni si malléable. On parlera bien sûr de la neige qui tue, qui isole, qui refroidit, mais de toutes les substances chères à la géopoétique, n’est- ce pas celle qui se rapproche le plus du monde blanc, d’un certain vide de l’âme, d’une conscience prête à l’oubli, à l’allègement, à l’envol ? Amis, restons fidèles à la neige !

« Mouvements dans le silence neigeux cette ligne-ci

cette ligne-là

toute signification en allée reste une calligraphie

une écriture vide et sans nom qui sait dire sans dire

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la plénitude foisonnante de le murmure intérieur de ce silence de neige »

(Kenneth White, Hautes Etudes13)

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Références bibliographiques

1Kenneth White, La Route bleue, Traduction Marie-Claude White, Grasset, Paris, 1983, p. 185.

2 Id. p. 218.

3Wolfgang Schivelbusch, La Nuit désenchantée, Le Promeneur, Paris, 1993, cit. in Jean-Christophe Bailly, La Ville à l’œuvre, l’Imprimeur, Besançon, 2001, pp. 61-62.

4Jack London, Construire un feu, trad. de l’américain par Christine Le Bœuf, Actes Sud, Arles, 1995, pp. 8-9.

5Id. pp. 25-26.

6Kenneth White, En toute candeur, traduction de Pierre Leyris, Mercure de France, Paris, 1964, p. 91.

7Matsuo Bashô, Anthologie du poème court japonais, traduction par Corinne Atlan et Zéno Bianu, Poésie/Gallimard, Paris, 2002, p. 174.

8Saint-Amant, « L’hiver des Alpes. Sonnet », cit. in Claude Reichler, Roland Ruffieux, Le Voyage en Suisse. Anthologie des voyageurs français et européens de la Renaissance au XXe siècle. R. Laffont, coll, Bouquins, Paris, 1998, pp. 149-150.

9 In : Hermann Hesse, Description d’un paysage. Miniatures suisses, trad. par Michèle Hulin et Jean Malaplate, José Corti, Paris, 1994.

10Hermann Hesse, « Hiver 1914 », Poèmes choisis, trad. par Jean Malaplate, José Corti, Paris, 1994, p. 95.

11Nicolas Bouvier, « Novembre », Le dehors et le dedans. Poèmes, Zoé/La Découverte, Genève, Paris, 1991, p. 18.

12Abbas Kiarostami, Avec le vent, traduit du persan par Nahal Tajadod et Jean-Claude Carrière, P.O.L., Paris, 2002, pp. 57, 139, 147.

13Kenneth White, « Hautes Etudes », Atlantica. Poèmes, Grasset, Paris, 1986, p. 55.

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