PROGRAMME D’URGENCE DE DEVELOPPEMENT PRIORITAIRE
POUR LES JEUNES ET COUCHES VULNERABLES DANS LA REGION DU
LAC TCHAD (PURDEP)
COMMISSION DU BASSIN COMMISSION DU BASSIN DU LAC TCHAD (C.B.L.T.) DU LAC TCHAD (C.B.L.T.)
LAKE CHAD BASIN LAKE CHAD BASIN COMMISSION (L.C.B.C.) COMMISSION (L.C.B.C.)
GRAMME D D D D D D D D D D D D D D D’ ’U UR RG GE EN NC CE E D DE E E E E E E E E E E E E E E E E E E E E E E E D D D D D D D D D D D D D D D D D D D D D D D DE E E E E E E E E E E E E EVELOPPEMENT PRIORITAI
LES JEUNE E E E E E E E E E E E ES S S S S E ET T C CO OU UC CH HE ES S V VU UL LN NE ER R R R RA A A AB B B B B B B BL L L L LE E E E E E E E E E E ES S S S S S S S S S S S S S S D D DA A A A A A A A A A A A A A A A A A A AN N N N N N N N N N N N N N NS S S S S S S S S S S S S S L L L L LA A A R R R R R R REGION
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Sommaire
1- Résumé... 3
2- Contexte et justification ... 6
3- Objectifs ... 7
3.1‐ Objectifs spécifiques ... 8
4- Résultats attendus ... 8
5- Actions du programme ... 8
5.1‐ Composante 1 : Actions de création des richesses/lutte contre la pauvreté. ... 9
5.2‐ Composante 2 : Infrastructures socio‐économiques ... 9
5.3‐ Composante 3 : Insertion socio‐professionnelle ... 10
6- Zone d’intervention ... 10
6.1- Situation géographique ... 10
6.2- Climat et milieu naturel ... 10
6.3- Population ... 11
7- Coûts et durée du programme ... 13
7.1- Résumé des matrices des projets du plan d’urgence par pays (Financement à rechercher) ... 14
7.2- Synthèse des micro-projets Fonds de Développement Local ... 14
7.3- Synthèse des couts globaux du plan d'urgence ... 14
8- Mécanisme de mise en œuvre ... 15
8.1-Pour le plan d’urgence ... 15
8.2-Pour le fonds de développement local (FDL) ... 15
8.3-Suivi évaluation ... 15
9- Matrice des Projets du Plan d’urgence et des Fonds de Développement Local de la Région du Lac Tchad ... 15
10- Conclusion Générale ... 57
1- Résumé
Le bassin hydrographique du lac Tchad couvre une superficie de 2.434.000 km² ; il s’étend jusqu’en Algérie et au Soudan. Le bassin conventionnel représente l’espace de compétence de la CBLT, correspondant au bassin hydrologique de la partie active du bassin du lac Tchad. Sa superficie s’étend sur 967.000 km², soit environ 40% du bassin hydrographique.
La pluviométrie varie en moyenne de 1 500 à 100 mm du sud au nord du bassin.
Depuis une quarantaine d’années la sécheresse perdure dans le bassin du lac Tchad, attribuée au changement climatique et aux actions anthropiques.
Cette sécheresse a négativement affecté les ressources naturelles du bassin.
La population dans l’ensemble du bassin a été estimée à 47 millions d’habitants en 2013 (IRD, 2013), avec une croissance démographique annuelle de l’ordre de 2,5 à 3,0 % (Banque Mondiale, 2002). Les activités socioéconomiques dans le bassin sont principalement la pêche, l’agriculture et l’élevage.
Depuis des décennies, la région du Lac Tchad fait face à l’épineux problème de précarité des conditions de vie des jeunes et des femmes, ainsi que d’autres groupes vulnérables. Cette situation favorise l’émergence de toutes formes d’actes criminels, dont le terrorisme. De l’avis des analystes, le phénomène d’insécurité dans la région, en particulier la résurgence et l’expansion de la secte terroriste Boko Haram, est la résultante de la pauvreté, notamment celle des jeunes et des groupes vulnérables. Il est admis que la mise en œuvre des programmes de développement à impact rapide et visible peut servir à maintenir cette frange de la population dans les terroirs, par la création des richesses et des emplois. Le présent programme d’urgence s’inscrit dans cette logique et couvre les régions suivantes :
- la région de l’Extrême Nord pour le Cameroun ;
- les Etats de Borno, Yobé, Bauchi, Kano, Jigawa, Adamawa et Gombé au Nigeria ;
- les régions de Diffa et Zinder pour le Niger ;
- les régions du Lac et de Hadjer Lamis pour le Tchad ;
- les préfectures de la Nana Mambéré, Ouham, Ouham Pendé, Nana Gribizi, pour la RCA.
L’objectif global de ce programme qui se déroulera sur dix-huit mois est la
réduction de la pauvreté par la mise en œuvre des actions de développement
dans la région, afin de combattre les causes et les conditions qui favorisent le
développement de l'insécurité. De façon spécifique, il est question : (i) de
mener des actions dans le domaine de la création de richesses par des microprojets (agro-Sylvio-pastoraux, commerces et autres) ; (ii) de renforcer les capacités des jeunes, des femmes, et des groupes vulnérables par le financement à l’insertion socioprofessionnelle ; et (iii) de sensibiliser les populations de la région du lac Tchad sur la sécurité afin de créer un climat de confiance propice à l’amélioration de leur cadre de vie.
Le programme est en cohérence et vient en appui aux plans nationaux déjà existants ou en cours d’élaboration, comme la Stratégie de Résilience et de Relèvement immédiat et le Plan d’urgence triennal au Cameroun, le Programme d’appui à la paix, la sécurité et la stabilité dans la région de Diffa au Niger, le Programme démobilisation, désarmement réinsertion (DDR) en Centrafrique ou encore au Tchad le Plan de réponse globale en faveur des retournés tchadiens de la RCA.
Les résultats immédiats attendus d’un tel programme se résument en : (i) la création d’environ 257.800 emplois nouveaux en faveur des jeunes en développant leurs aptitudes socioprofessionnelles pour l’amélioration des chaines de valeur des principales productions de la région ; (ii) l’augmentation d’environ 30 Milliards de FCFA de revenu brut direct, sans compter les revenus indirects induits par la synergie des actions ; (iii) l’amélioration des conditions de vie des populations de la région par une augmentation de leur pouvoir d’achat.
Le programme, d’un coût global de 37 374 740 357 FCFA, est composé de deux parties : (i) 47 microprojets éligibles au Fonds de Développement Local (FDL) du Programme de Développement du Bassin du Lac Tchad (PRODEBALT) d’un montant de 2 376 835 158 FCFA dont le financement est déjà acquis auprès de la Banque Africaine de Développement (BAD) et (ii) 71 microprojets du Plan d’urgence d’un montant de 34 997 905 199 FCFA dont le financement est à rechercher.
Le Programme d’urgence de développement prioritaire pour les jeunes et couches vulnérables dans la région du lac Tchad est composé de 118 microprojets et s’articule en trois (3) composantes ci-après :
- Composante 1 : Actions de création des richesses (lutte contre la pauvreté)
Cet axe d'intervention comporte 59 microprojets et concerne les activités de
production conduites en priorité par les jeunes et les femmes. Les actions
envisagées portent sur les activités rurales et de protection de l’environnement
vues sous le spectre de l’amélioration de la chaîne de valeur. Le montant estimé de cette composante est de 10.991.502.148 FCFA.
- Composante 2 : Infrastructures socioéconomiques
Cet axe d’intervention comporte 43 microprojets et portera sur la construction ou la réhabilitation d’infrastructures permettant d'accompagner des activités économiques sans oublier celles permettant l'amélioration du cadre de vie des populations. Le montant estimé de cette composante est de 22.030.231.210 FCFA.
- Composante 3 : Insertion socioprofessionnelle
Cet axe d'intervention comporte 16 microprojets et concerne le renforcement des capacités des jeunes dans les domaines spécifiques tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche, la menuiserie, la maçonnerie, la plomberie, la couture, l’artisanat, etc. permettant d’assurer leur insertion dans les secteurs productifs.
Le montant estimé de cette composante est de 4.353.006.999 FCFA.
La mise en œuvre du programme relève de la responsabilité du Secrétariat Exécutif de la CBLT et des Etats membres, en partenariat avec les ONG, la société civile et les organisations spécialisées dans les Etats.
Une évaluation de démarrage du programme sera faite à la fin des six premiers mois, suivi d’une évaluation à mi-parcours après un an de mise en œuvre puis une évaluation finale, sanctionnée par des rapports à présenter aux instances décisionnelles de la CBLT.
Pour assurer le succès et la durabilité de ce programme, il serait indispensable
de le compléter par un large programme de développement à court et moyen
terme basé sur les leçons apprises et consolidant les acquis du présent
programme d’urgence ainsi que ceux des pays membres.
2- Contexte et justification
La région du Lac Tchad est caractérisée par une forte densité de population diversement répartie, de 30 à 2200 hab/km
2, avec plus de 60 % des jeunes dont plus de la moitié est sans emploi et peu scolarisée. La population rurale varie entre 50 % au Cameroun à 82 % au Niger, en passant par 51% au Nigeria, 61%
en RCA et 78 % au Tchad. Elle regorge d’importantes potentialités de développement, mais sous exploitées, exposant ainsi les populations à un fort taux de pauvreté. La proportion de la population vivant avec moins de 1,2 USD par jour se situe autour de 60 %, tandis que l’espérance de vie varie autour de 50 ans. Cette situation démontre la précarité des conditions de vie des populations dans cette région.
Cette précarité rend la région vulnérable au plan sécuritaire, social et politique. Les actes criminels vécus aujourd’hui, notamment les trafics illégaux, la prolifération d’armes et des bandes armées ainsi que des rivalités identitaires constituent un frein au développement de la région. C’est dans ce contexte qu’a fait irruption au Nigeria la secte terroriste Boko Haram, dont les atrocités dépassent tout entendement humain. Cette secte recrute ses adeptes dans les rangs des jeunes désœuvrés à travers des discours illusoires, sous toute forme de prétextes religieux ou d’idéologies rétrogrades aux antipodes du développement, favorisant de fait son expansion rapide, débordant les frontières nigérianes pour se propager dans les pays voisins, notamment le Cameroun, le Tchad et le Niger.
Le groupe terroriste Boko Haram continue de mener de nombreuses attaques dans la région, ciblant les civiles, les forces de sécurité, des églises, des mosquées et des infrastructures publiques, y compris des écoles, des dispensaires, des points d’eau et des marchés hebdomadaires. Cette situation d’insécurité grandissante a contraint des centaines de milliers de personnes à fuir les zones de combats pour se réfugier soit au Nigeria même, soit dans les pays voisins, laissant derrière eux champs, bétails et commerce.
Les frontières entre le Nigeria et les pays voisins au pourtour du Lac Tchad, points de passage important du trafic commercial sont fermées, ce qui crée le renchérissement des produits de première nécessité, notamment dans les pays enclavés comme le Niger et le Tchad.
Le même phénomène d’insécurité est observé en République Centrafricaine
en proie à une crise politico-militaire. Malgré les efforts considérables en cours
indispensable de mener les actions de réinsertion en direction des enfants soldats ainsi que les combattants démobilisés afin d’éviter de voir se développer le grand banditisme et autre phénomène de coupeurs de route très développé dans la région.
Prenant la mesure de la situation, les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Commission du Bassin du Lac Tchad, lors d’un du Sommet Extraordinaire tenu à Niamey au Niger le 07 octobre 2014, ont décidé à l’unanimité de combattre en synergie Boko Haram partout où il se trouve dans la région du bassin du Lac Tchad. Cette décision des Chefs d’Etat et de Gouvernement a été renforcée par le Conseil de Paix et Sécurité de l’Union Africaine qui a voté une résolution (préciser le n° de la résolution) pour le déploiement rapide de la Force Mixte Multinationale. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a également été saisi dans le même sens.
Cependant, même si l’action militaire commence à porter son fruit sur le terrain, elle ne saurait suffire à elle seule à résoudre définitivement le problème.
Car, de l’avis des analystes, la pauvreté, notamment celle des jeunes semble être à la base du phénomène de l’insécurité dans la région.
L’ampleur de la situation exige donc une approche globale d’intervention pour améliorer la résilience des populations vulnérables par la mise en place des programmes de développement à impact rapide et visible afin d’offrir à cette cible d’autres alternatives que celles de se faire enrôler par les terroristes.
C’est ainsi que les Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CBLT, par la voie du Conseil extraordinaire des Ministres du 23 avril 2015 de N’Djamena, ont prescrit au Secrétariat Exécutif de la CBLT de concevoir le plus rapidement possible un programme d’urgence de développement en faveur des groupes vulnérables, notamment les jeunes et les femmes.
Ce programme vient en appui aux différents programme d’urgence déjà existant dans les Etats membres à l’instar de la Stratégie de Résilience et de Relèvement immédiat et le Plan d’urgence triennal au Cameroun, le Programme d’appui à la paix, la sécurité et la stabilité dans la région de Diffa au Niger, le Programme démobilisation, désarmement réinsertion (DDR) en Centrafrique ou encore au Tchad le Plan de réponse globale en faveur des retournés tchadiens de la RCA.
3- Objectifs
L'objectif global du programme est de réduire la pauvreté par la mise en
œuvre des programmes de développement dans la région.
Afin de combattre les causes et les conditions qui favorisent le développement de l'insécurité, il s'agira d'engager des actions plurielles d'urgence pour occuper les jeunes et aider les personnes vulnérables de la région du Lac Tchad à se prémunir contre toute forme de radicalisation et de grand banditisme.
3.1- Objectifs spécifiques Spécifiquement, il s’agira de :
- D’appuyer les actions de création de richesses par de microprojets (agro- sylvo-pastoraux, commerces et autres) ;
- De renforcer les capacités des jeunes et groupes vulnérables par le financement de l’insertion socioprofessionnelle ;
- De sensibiliser les populations de la région du lac Tchad sur la sécurité afin de créer un climat de confiance propice à l’amélioration de leur cadre de vie.
4- Résultats attendus
- Environ 30 Milliards Francs FCFA de revenus bruts additionnels sont générés dans la zone d'intervention ;
- Les jeunes et autres couches vulnérables (257.800 personnes) ont développé des aptitudes socioprofessionnelles et créé des chaînes de valeurs des principales productions du bassin ;
- Les conditions de vie des populations de la région du lac Tchad sont améliorées à travers des emplois ainsi créés et leur pouvoir d’achat a augmenté.
5- Actions du programme
Le programme est constitué de deux principales parties, à savoir les micro- projets éligibles aux Fonds de Développement Local (FDL), dont le financement est déjà acquis auprès de la BAD à travers le Programme de Développement Durable du Bassin du Lac Tchad (PRODEBALT) en cours d’exécution et les micro-projets du programme d’urgence dont le financement est à rechercher.
En somme, les actions sont organisées en trois secteurs principaux devant
permettre une création de richesses conséquentes pour engager une
croissance économique (faire reculer la pauvreté) notamment dans le
domaine de l'agriculture, l'élevage/ressources halieutiques et environnement
structurées autour des chaînes de valeur et les actions de formation
opérationnelle de courte durée et l'insertion professionnelle des jeunes.
5.1- Composante 1 : Actions de création des richesses/lutte contre la pauvreté.
Cet axe d'intervention va s'articuler autour des activités de production conduites en priorité par les jeunes et les femmes. Les actions envisagées concerneront les activités rurales et de protection de l’environnement vues sous le spectre de la chaîne de valeur. Il s'agit plus spécifiquement de :
1. De l’appui aux producteurs des cultures de décrue dans la petite mécanisation, les intrants de qualité et la commercialisation des produits ;
2. De l’aménagement des petits périmètres par la mise en valeur des terres irrigables de moyenne importance, l’accompagnement des jeunes dans l'acquisition des matériels d'exhaure et des intrants nécessaires ; 3. De l’appui aux producteurs des cultures maraîchères, par
l’aménagement des parcelles, la mise à disposition des intrants et petits matériels, l'accompagnement dans la commercialisation des produits.
4. De la création/aménagement des mares artificielles à usage multiple, des étangs/Ouaddis, des petits périmètres pour les cultures maraîchères et des puits pastoraux pour l'abreuvement du bétail ;
5. De l’appui dans la transformation et la commercialisation du poisson fumé et séché par la mise à disposition des matériels de transformation et/ou de séchage ;
6. De la promotion de l'embouche bovine et de petits ruminants, par la mise à disposition de kits (matériel, intrants, vaccin, noyau de cheptel, etc.) ;
7. De la protection de l’environnement par la restauration des terres dégradées, la fixation de dunes, les régénérations naturelles, lutte contre les plantes envahissantes à travers les travaux à Haute Intensité de Mains d’Œuvres (HIMO).
5.2- Composante 2 : Infrastructures socio-économiques
Ces infrastructures permettront en grande partie l'accompagnement des activités économiques sans oublier celles permettant l'amélioration du cadre de vie. Elles concerneront :
1. Construction d’infrastructures modernes de débarquement, de conservation/ transformation et de commercialisation des produits de pêches ;
2. Installation des chambres froides dans les zones de forte production ; 3. Mise en place des unités de production d’alevins ;
4. Mise en place et exploitation d'unités de production de fourrage industriel ;
5. Construction/réhabilitation des points d’eau ;
6. Construction et réhabilitation des infrastructures sociales de base
5.3- Composante 3 : Insertion socio-professionnelle
Cet axe d'intervention permet de renforcer les capacités des jeunes dans les domaines spécifiques devant permettre aux jeunes de pouvoir s'insérer dans le secteur productif.
1. Formation, accompagnement et insertion socioéconomique des jeunes de la région dans divers métiers (agriculture, élevage, menuiserie, maçonnerie, plomberie, couture, artisanat, etc…);
2. Programmes spéciaux en faveur des Jeunes (USEP, DDR, etc.).
6- Zone d’intervention
6.1- Situation géographique
Le bassin hydrographique du lac Tchad couvre une superficie de 2.434.000 km², il s’étend jusqu’en Algérie et au Soudan. Le bassin conventionnel représente l’espace de compétence de la CBLT, ce qui correspond au bassin hydrologique de la partie active du bassin du Lac Tchad. Sa superficie s’étend sur 967.000 km², soit environ 40 % du bassin hydrographique.
6.2- Climat et milieu naturel
La pluviométrie varie en moyenne de 1 500 à 100 mm du sud au nord du bassin.
La pluviométrie détermine ainsi les quatre types de sous-climat que l’on rencontre dans le bassin : le climat soudano-guinéen, le climat soudanien le climat sahélien et le climat saharien.
Depuis une quarantaine d’année la sécheresse perdure dans le bassin du Lac Tchad, elle est attribuée à tort ou à raison au changement climatique. Cette sécheresse a négativement affecté les ressources naturelles du bassin.
a) Géologie : Les formations sédimentaires du Tertiaire et du Quaternaire occupent une place majeure dans la géologie du bassin. Celle-ci se présente comme un bassin fermé, bordé par d’importants reliefs, c’est ce qui attribue au Lac Tchad son caractère endoréique.
b) Pédologie Les sols, en dehors de ceux inféodés aux massifs, se sont
développés au cours du Quaternaire. Ils se distinguent par des surfaces
cuirassées et des sols halomorphes et hydromorphes formés dans les lits des
cours d’eau.
c) Hydrographie : l’hydrographie du bassin est dominée par le système Chari- Logone et dans une moindre mesure par le système Komadougou-Yobé. Leurs apports sont vitaux pour le Lac Tchad, en dehors des précipitations directes.
L’Ouham, une rivière qui traverse la ville de Bossangoa prend l’appellation de Bahr Sarah à son entrée au Tchad. Et l’El-Beid ?
d) Ressources naturelles : le bassin du Lac Tchad présente une variété d’habitats. Il y a les habitats aquatiques constitués de cours d’eau, de plaines inondables, de lacs et de mares qui assurent aux populations d’importants services écologiques et participent à la recharge des aquifères. Il y a également des habitats terrestres qui sont formés de déserts, de steppes arbustives, de savanes et de forêts. Ces écosystèmes constituent un sanctuaire unique dans cette région du Sahel et un refuge de portée mondial, au classement de l’UNESCO. Les aires protégées fauniques sont nombreuses (sans compter les réserves forestières). Elles couvrent plus de 22.577.318 ha de superficie et abritent des une biodiversité composée d’autruches, des guépards, des damans, des crocodiles, des hippopotames et des éléphants.
Elles abritent également dix-sept espèces de sauvagines et 49 autres oiseaux aquatiques, des oiseaux migrateurs et des échassiers. Leurs gestions sont toutefois compromises par l’insécurité grandissante dans la région. La faune et la flore, autrefois riches et très variées dans le bassin, sont menacées de disparition face aux pressions naturelles et anthropiques qu’elles subissent.
6.3- Population
La population dans l’ensemble du bassin a été estimée à 47 millions d’habitants en 2013 (IRD, 2013). La croissance démographique annuelle reste de l’ordre de 2,5 à 3,0 % (Banque Mondiale, 2002). Sur la base de ce taux de croissance, la population dans le bassin aurait augmenté d’au moins 8 millions entre 2005 et 2014 (en 9 ans). On note une répartition inégale de cette population d’un pays à l’autre. Elle est plus élevée dans la partie nigériane du bassin (Etats de Borno, Yobé, Bauchi, Kano, Jigawa, Adamawa et Gombé), où elle est estimée à 26 millions d’habitants soit 16 % de la population totale du pays. Les densités démographiques les plus fortes se situent autour de trois pôles dans le Nord (Kano, Zaria et Jos). En revanche, elle est plus faible en Centrafrique (en Libye également), où l’on compte seulement 1,04 million de personnes habitants la partie du bassin, soit 25 % de la population nationale. La population du bassin se caractérise également par sa jeunesse et par une forte dynamique migratoire due aux aléas climatiques et surtout aux différentes crises militaires qui secouent le bassin.
Les activités économiques dans le bassin du Lac Tchad sont principalement la
pêche, l’agriculture et l’élevage, représentant le secteur primaire. La pêche
lacustre intéresse surtout les régions de l’Extrême Nord pour le Cameroun, les Etats de Borno, Yobé au Nigeria, Diffa au Niger et la région tchadienne du lac ainsi que celle de Hadjer-Lamis au Tchad. La pêche continentale concerne en revanche Bauchi, Kano, Jigawa, Adamawa et Gombé pour le Nigeria et les Préfectures de la Nana Mambéré, Ouham, Ouham Pendé, Nana Gribizi, pour la RCA. L’agriculture se partage en différentes catégories, selon qu’il y ait la maîtrise partielle ou totale de l’eau. Dans la zone soudanienne ayant une pluviométrie plus abondante, les systèmes de production sont diversifiés et soutenus par des techniques culturales manuelles, à traction animale ou motorisée. Les zones soudano - sahélienne et sahélienne se caractérisent par des systèmes de production structurés en fonction de la pluviométrie et autour des points d’eau. On compte quatre catégories : le système des Ouaddis, le système de barrage, le système dunaire et le système des polders du Lac.
Les activités pastorales reposent principalement sur la mobilité : l'élevage transhumant et le nomadisme pastoral dominent. Le domaine sahélien demeure la première région d'élevage, mais toutes les régions sont maintenant concernées à de degrés divers.
Les activités à faible productivité sont dominées par l’informel qui constitue l’essentiel du secteur tertiaire de l’économie. L’industrialisation reste cependant très lente dans le bassin, bien que l’exploitation pétrolière se développe dans la plupart des pays membres. Le programme couvre les régions suivantes :
- la région de l’Extrême Nord pour le Cameroun ;
- les Etats de Borno, Yobé, Bauchi, Kano, Jigawa, Adamawa et Gombé au Nigeria ;
- les régions de Diffa et Zinder pour le Niger ;
- les régions du Lac et de Hadjer-Lamis pour le Tchad ;
- les préfectures de la Nana Mambéré, Ouham, Ouham Pendé, Nana Gribizi,
pour la RCA.
7- Couts et durée du programme
Le coût global du programme d’urgence de développement s’élève à 37.374.740.357 Fcfa dont 34.997.905.199 Fcfa pour le plan d’urgence et 2.376.835.158 Fcfa pour le FDL. Les détails estimatifs sont présentés dans la matrice des projets ci-dessous.
Les actions du programme s’étaleront sur une période de 18 mois.
7.1- Résumé des matrices des projets du plan d’urgence par pays (Financement à rechercher)
COMPOSANTE PROJETS CAMEROUN NIGER NIGERIA RCA TCHAD TOTAL %
1. Activités créatrices de richesse Nbre projets 5 5 9 7 4 30 Coût des projets 1 570 000 000 729 200 000 4 818 011 641 1 829 329 100 439 389 000 9 385 929 741 26,82 Nbre projets 5 3 4 12 6 30 2. Infrastructure socio-économique Coût des projets 4 270 000 000 9 054 000 000 3 993 365 559 1 172 212 900 3 047 310 000 21 536 888 459 61,54 Nbre projets 2 4 1 2 2 11 3. Insertion socio-professionnelle Coût des projets 1 450 000 000 1 702 250 000 414 879 999 114 000 000 393 957 000 4 075 086 999 11,64 Nbre projets 12 12 14 21 12 71 Totaux Coût des projets 7 290 000 000 11 485 450 000 9 226 257 199 3 115 542 000 3 880 656 000 34 997 905 199 100 Revenus bruts 6 076 000 000 9 800 000 000 8 400 000 000 2 500 000 000 3 200 000 000 29 976 000 000
7.2- Synthèse des micro-projets Fonds de Développement Local par pays (Financement BAD)
COMPOSANTE PROJETS CAMEROUN NIGER NIGERIA RCA TCHAD TOTAL %
1. Activités créatrices de richesse Nbre projets 7 3 3 9 7 29
Coût des projets 297 685 325 311 954 504 493 011 111 395 323 792 405 283 000 1 605 572 407 67,55
Nbre projets 4 1 0 8 0 13
2. Infrastructure socio-économique Coût des projets 219 538 000 69 152 251 0 204 652 500 0 493 342 751 20,76
Nbre projets 0 0 3 1 1 5
3. Insertion socio-professionnelle Coût des projets 0 0 190 000 000 35 000 000 52 920 000 277 920 000 11,69
Nbre projets 11 4 6 18 8 47
Totaux Coût des projets 517 223 325 381 106 755 683 011 111 634 976 292 458 203 000 2 376 835 158 100
7.3- Synthèse des couts globaux du plan d’urgence par pays
PROJETS CAMEROUN NIGER NIGERIA RCA TCHAD TOTAL %
Financement à rechercher 7 290 000 000 11 485 450 000 9 226 257 199 3 115 542 000 3 880 656 000 34 997 905 199 93,64
Financement BAD 517 223 325 381 106 755 683 011 111 634 976 292 458 203 000 2 376 835 158 6,36
Nbre total projets 23 16 20 39 20 118
Total 7 807 223 325 11 866 556 755 9 909 268 310 3 750 518 292 4 338 859 000 37 374 740 357 100
8- Mécanisme de mise en œuvre 8.1- Pour le plan d’urgence
La mise en œuvre du programme relève de la responsabilité du Secrétariat Exécutif de la CBLT et des Etats, en partenariat avec les ONG, la société civile et les organisations spécialisées dans les Etats.
Au niveau régional, la CBLT désignera une équipe légère de gestion, sous la supervision de la Direction Technique pour les aspects opérationnels et de la Direction Administrative et Financière pour les aspects financiers.
Au niveau national, la mise en œuvre sera assurée par les structures focales nationales sous la supervision des comités interministériels élargies à la société civile ou les Comités de Suivi Opérationnel le cas échéant.
Toutes les acquisitions de biens, services et travaux se feront selon le Manuel de Procédures Administratives, Financières et Comptables de la Commission du Bassin du Lac Tchad (CBLT).
8.2- Pour le Fonds de Développement Local (FDL)
La mise en œuvre des micro-projets sera assurée par les coordinations nationales du Programme de Développement Durable du Bassin du Lac Tchad (PRODEBALT) sous la supervision de la Coordination Régionale.
La gestion se fera conformément aux procédures de la Banque Africaine de Développement (BAD) qui seront allégées compte tenu des circonstances d’urgence du programme mais aussi de la typologie des porteurs des micro- projets.
8.3- Suivi évaluation
Une évaluation de démarrage du Programme sera faite à la fin des six (6) premiers mois, suivi des évaluations à mi-parcours et finale, sanctionnées par des rapports à présenter au conseil des Ministres.
9- Matrice des Projets du Plan d’urgence et des Fonds de Développement Local de la Région du Lac Tchad
Les différents projets spécifiques du plan d’urgence de la région du lac Tchad et les Fonds de Développement Local des pays membres, sont présentés dans les tableaux ci-dessous.
CAMEROUN
9.1 Plan d’urgence de développement de la région du lac Tchad ( Financement à rechercher )
N° Titre du projet Localisation Cibles Objectifs Résultats attendus Activités durée Coût/FCFA
1. Activités créatrices de revenu
1
Appui aux producteurs des cultures de décrues aux abords du Lac Tchad
Logone et Chari (Hilé Alifa, Blangoua, Makary, Darack, Fotokol)
1000 ha en faveur de 7 000 jeunes
Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à la création d’emplois décents
7 000 personnes accompagnées
Petite mécanisation agricole; Appui en intrants et petits matériels agricoles ; Accompagnement dans la commercialisation
18 mois 200 000 000
2
Aménagement des petits périmètres agricoles
Mayo Tsanaga;
Diamaré; Mayo Sava;
Mayo Kani; Mayo Danay; Logone et Chari
500 ha en faveur de 7 000 jeunes
Augmenter la production agricole et améliorer le revenu des jeunes agriculteurs
500 ha aménagés et mises en valeur
Construction des canaux d’irrigation et cassiers
Appui en intrants et petits matériels agricoles
Accompagnement dans la commercialisation
18 mois 1 000 000 000
3
Appui aux producteurs des cultures maraîchères
Tokombéré, Mora, Pétté, Koza, Mozogo, Bourha, Mokolo, Gazawa
40 ha en faveur de 800 jeunes
Augmenter la production de cultures maraîchères et améliorer le revenu des jeunes agriculteurs
40 ha de parcelles de terres exploités en faveur des jeunes pour le développement des cultures maraîchers
Aménagement des casiers Appui en intrants et petits matériels agricoles
Accompagnement dans la commercialisation
18 mois 40 000 000
4 Projet d’embouche bovine
Hilé Alifa, Fotoko, Logone Birni, Waza, Mora, Kolofata, Mozogo, Koza, Bourha, Mogodé, Gazawa, Hina, Pétté
4000 jeunes
Assurer la sécurité alimentaire à travers l'augmentation de la production de viande
Augmenter le revenu des jeunes éleveurs
13000 têtes de bœufs achetés, engraissés et vendus
4000 personnes directement touchées
Aménagement des unités d’embouches
Achat des animaux Déparasitage
Construction des étables Alimentation et suivi sanitaire Commercialisation
18 mois 300 000 000
5
Transformation et la commercialisation du poisson fumé et séché
Waza, Maga, Logone Birni
700 jeunes concernés
Améliorer les conditions de vie et le revenu des jeunes et groupes vulnérables
- 30 tonnes de poissons fumés achetés et vendus - 50 tonnes de poissons
séchés achetés et vendus 700 personnes directement
touchées
Acquisition du matériel de transformation
Achat du poisson sur les lieux de pêche et sur les marchés Transformation/conservation du poisson
Suivi du stock dans les magasins Commercialisation- suivi-évaluation
18 mois 30 000 000
S/Total 1.570.000.000
2. Infrastructure socio-économique
1
Construction des infrastructures modernes de débarquement, de conservation/
transformation et de commercialisation des produits de pêches
Guéré (Mayo Danay)
800 jeunes
Améliorer la conservation et la transformation des produits de pêche Accroître le revenu des pêcheurs
Une chambre froide construite et équipée
1000 tonnes de poissons sont conservées et transformées chaque année
800 jeunes et femmes par localité ont générés des revenus à partie des activités de pêche
Construction d’un débarcadère Construction d’un fumoir Construction d’un séchoir Construction d’un marché de poisson
18 mois 170 000 000
2
Construction des mares artificielles à usage pluriel (22 dans le Logone et Chari et 10 par Département pour les autres Départements)
Logone et Chari, Mayo Sava, Mayo Tsanaga
8 880 jeunes (agriculteurs, éleveurs et pisciculteurs)
-Accroître la production agricole et halieutique
-Augmenter le revenu des jeunes
32 mares artificielles à usage pluriel sont construites à raison de 3 par localité
12 forages pastoraux équipés de pompe solaire construits à raison 3 par localité
Construction de 32 mares artificielles à usage pluriel Construction de 12 forages pastoraux avec pompe solaire 32 comités de gestion des mares artificielles à usage pluriel sont mis en place à raison d’une par localité
18 mois 3 120 000 000
3
Installation des chambres froides dans les zones de forte production
Kousseri (Logone et Chari), Maroua (Diamaré), Yagoua et Pouss (Mayo Danay)
200 jeunes concernés
Améliorer la conservation des poissons afin de réduire les pertes post-capture ; Créer des emplois en faveur des jeunes désœuvrés
480 tonnes de poissons sont conservées à raison de 120 tonnes par chambre froide au bout de la durée du projet
Construction et équipement des
chambres froides 18 mois 80 000 000
4 Mise en place des unités de production d'alevins
Maroua (Diamaré) ; Maga (Mayo-Danay) ; Mokolo (Mayo- Tsanaga); Kaélé (Mayo-Kani); Logone Birni (Logone et Chari) ; Makalingai (Mayo-sava)
6.000.000 d’alevins par an en faveur 7000 jeunes
Augmenter la production halieutique ; Faciliter l’insertion des jeunes
6 unités de production d’alevins sont construites à raison d’une par Département
Construction de 6 unités de production d'alevin Formation
Appui technique aux pisciculteurs Distribution
18 mois 300 000 000
5
Mise en place et exploitation d'unités de production de fourrage industriel
Maroua (Diamaré) ; Maga (Mayo-Danay) ;
Mokolo (Mayo- Tsanaga); Kaélé (Mayo-Kani); Logone
Birni (Logone et Chari) ; Makalingai
(Mayo-sava)
1080 tonnes
-Augmenter la production du fourrage Faciliter de l’insertion des jeunes
La production de viande et du lait a augmenté
La production du fourrage a augmenté
Construction et équipement de 6 unités de production de fourrage industriel
18 mois 600 000 000
S/Total 4.270.000.000
3. Formation et insertion socioprofessionnelle
1
Formation,
accompagnement et insertion
socioéconomique des jeunes volontaires riverains du Bassin du Lac Tchad dans divers métiers (agriculture, élevage, menuiserie- ébénisterie, artisanat)
Logone et Chari Mayo Sava Mayo Tsanaga
Diamaré (Pétté)
1.000 jeunes
Sensibiliser et former les jeunes en vue de leur insertion
socioprofessionnelle
1.000 jeunes désœuvrés sont formés aux métiers et insérés dans la vie professionnelle
Information/sensibilisation Formation
Appui à l’insertion des jeunes désœuvrés et déscolarisés
Suivi évaluation
18 mois 500.000.000
2
Programme Spécial pour l’Emploi des Jeunes (USEP
Région de l’Extrême Nord (Blangoua, Darack, Hilé Alifa, Makary, Fotokol, Waza, Mora, Kolofata, Mozogo, Bourha)
500 jeunes Renforcer les activités d’insertion professionnelle
500 jeunes sont insérés et exercent des activités socio professionnel
Assainissement
Aménagement des espaces verts Equipements et matériaux utilisés Appui à l’insertion
18 mois 950.000.000
S/Total 1.450.000.000
Total Général CMR 36 940 7 290 000 000
9.2 Volet Fonds de Développement Local ( Financement BAD )
N° Titre du projet Localisation Cibles Objectifs Résultats attendus Activités durée Coût/FCFA
1. Activités créatrices de revenu
1
Appui à la production agricole dans la Région de l’Extrême Nord
- Mayo Tsanaga - Diamaré - Mayo Sava - Mayo Kani - Mayo Danay - Logone et Chari
300 jeunes et femmes
Augmenter la production agricole et améliorer le revenu des jeunes
agriculteurs
40 ha aménagés et mises en valeur
- Construction des canaux d’irrigation et cassiers - Appui en intrants et petits
matériels agricoles - Accompagnement dans la
commercialisation
18 mois 80 000 000
2 Appui à la production des cultures maraîchères
-Mayo Danay -Diamaré -Logone et Chari
-Mayo Tsanaga
200 jeunes et femmes
Améliorer le revenu des jeunes et personnes vulnérables en vue de réduire la pauvreté
La production des produits maraichers est en augmentation de 20% et le revenu des membres de groupements augmenté
- Sensibilisations et renforcement de capacité dans les techniques de production
- Formation en commercialisation des produits agricoles
- aménagement des casiers - Appui en intrants et petits
matériels agricoles
18 mois 40 000 000
N° Titre du projet Localisation Cibles Objectifs Résultats attendus Activités durée Coût/FCFA
3
Appui à l’achat, au stockage et à la commercialisation des produits agricoles
-Mayo Danay -Mayo Kani -Diamaré -Logone et Chari
400 jeunes et femmes
Améliorer les revenus des membres de groupements et assurer la sécurité alimentaire dans la région de l’Extrême Nord
500 tonnes de céréales et autres produits agricoles stockés et commercialisés
- Sensibilisation et formations aux techniques de stockage des produits agricoles - Formation sur la protection
des denrées
- Achat et ventes des produits stockés
18 mois 43 305 850
4
Appui à l’élevage intensif et à l’embouche bovine et l’amélioration des revenus des éleveurs
-Mayo Kani -Mayo Danay - Diamaré -Logone et Chari
200 jeunes
- Améliorer la santé animale -Accroître et améliorer le revenu des éleveurs
500 têtes de bœufs engraissés et placé sur le marché
Les éleveurs initiés à la pratique des techniques d’engraissement;
La santé des animaux est améliorée ;
Le niveau de vie des éleveurs est amélioré
Mise en place des pharmacies vétérinaires ;
Formation des auxiliaires d’élevage ;
Sensibilisation des éleveurs.
Commercialisation des animaux de bonne santé
18 mois 39 065 475
5 Appui l’Elevage de volaille
-Maroua-Domayo -Maroua-Hardé -Kousséri ,
150 jeunes Promouvoir l’élevage avicole dans la zone pour mieux satisfaire les besoins du marché en viande blanche à prix abordable.
3000 têtes de volailles produites
Les conditions de vie des membres des groupements sont améliorées ;
L’exode rural et les aventures des jeunes sont limités
Construction des poulaillers Acquisition des poussins d’un jour, Acquisition de provende et matériels,
Traitement sanitaire ;
Formation des membres sur les bonnes pratiques de gestion des poulaillers ;
commercialisation
18 mois
10 000 000
6
Appui à l’élevage de petits ruminants (Embouche ovine)
Mayo Kani, Mayo Danay, Diamaré, Logone et Chari, Mayo Sava
250 jeunes et femmes
Améliorer le revenu des membres des groupements par l’élevage et la commercialisation des caprins et ovins
Environ 1000 petits ruminants engraissés et commercialisés.
Le revenu des membres des groupements et des jeunes améliorés
Formation des auxiliaires d’élevage ;
Sensibilisation des éleveurs.
Commercialisation des animaux de bonne santé
18 mois 50 000 000
7
Appui à la
commercialisation des produits de pêches
Maga, Yagoua, Logone Birni, Kousseri, Fotokol, Blagoua, Kakitimé, Sagmé, Kai-Kai, Zimado, Guibi
200 Jeunes et femmes
Améliorer le revenu des membres des groupements par la
commercialisation des produits de pêche
200 jeunes démunis sont équipés des matériels adéquats de pêches et pratiquent une pêche responsable et rentable
Achats des équipements et matériels de pêche,
Sensibiliser les membres des groupements ;
Appui à l’insertion des jeunes ; Pratiquer une pêche responsable ; Ecouler les produits de la pêche
18 mois 35 314 000
S/Total 297 685 325
N° Titre du projet Localisation Cibles Objectifs Résultats attendus Activités durée Cout/FCFA 2. Infrastructure socio-économique
1 Appui à la construction des salles de classe
Dacthéka Maroua 1er Bangana-Guéré Gaklé
Kaiu Kai
840 jeunes Relever le niveau de scolarisation des jeunes en âge de scolarisation
07 blocs de deux salles de classe construites pour abriter 840 jeunes élèves dès la rentrée scolaire prochaine
Constructions des bâtiments Equipements de ces salles avec des tables bancs
Sensibilisations des parents à envoyer les enfants à l’école
18 mois 97 700 000
2
Réalisation de forages équipés de pompe à motricité humaine
- Vounaloum - Danay-Diguizi -Madjena,Maroua 1er , Doreissou Gangaye, Barkaya, Mogozi, Melfet, Buégé,Madalam,Yo ugou, -Vounaloum, Kai kai
140 jeunes
Apporter aux élèves des de certaines écoles et collèges de l’eau potable et lutter contre les maladies diarrhéiques
14 forages réalisés Alimentations en eau potable de plus de 5 000 élèves
Réalisation des forages Mise en place des comités de gestion pour une gestion durable des infrastructures
18 mois 66 838 000
3
Construction des magasins stockages des produits agricoles
Koza Mogodé Yagoua Droumka
40 jeunes
Augmenter la capacité de stockage des produits agricoles pour éviter les pertes
04 magasins construits et
disponibles Construction des magasins 18 mois 25 000 000
4 Construction des Centre de Santé
Namaina-Guéré
Mora 20 jeunes Améliorer la santé des populations riveraines des Centre de Santé
Le Centre de Santé de Namaina couvre 9 villages soit près de 10 000 habitants. Celui de Mora servira uniquement à accueillir les femmes et n’y travailleront que les femmes (Culture musulmane est très présente)
Deux Centre de Santé construits
et Fonctionnels 18 mois 30 000 000
S/Total 219 538 000
Total Général FDL CMR 552 537 325
NIGER
9.3 Plan d’urgence de développement de la région du lac Tchad ( Financement à rechercher )
N° Titre du projet Localisation Cibles Objectifs Résultats attendus Activités durée Coût/FCFA
1. Activités créatrices de revenu
1
Mise en valeur de 300 ha de sites aménagés pour le maraichage au profit de 1000 jeunes de la région de Zinder
Départements de Goure, Magaria et Mirriah
300 ha, 1000 jeunes
Contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et à la création d’emplois décents
-Des emplois sont créés au profit de 1000 jeunes désœuvrés
-Les jeunes producteurs sont formés encadrés et organisés dans la conduite du maraichage ;
-Les jeunes producteurs pratiquent le maraichage de manière pérenne ;
-Le déficit céréalier est jugulé grâce à une production additionnelle des cultures irriguées.
-Formation des jeunes sur la pratique du maraichage ;
-Distribution des semences de qualité selon les besoins des jeunes producteurs ; -Distribution des engrais et pesticides -Encadrement des producteurs par les services de l’Agriculture tout au long du processus de production ;
-Organisation des producteurs pour assurer leur autonomie et la pérennité de leurs activités
6-18 mois 160 000 000
2
Projet d’embouche caprine et reconstitution du cheptel ovin dans la région de ZinderDépartement de Mirriah, 5
arrondissements de ville de Zinder, Koleram, Goure,
Tanout, Tenhya, Falenco 3280 chèvres et boucs pour 220 ménages, 200 jeunes, 470 femmes vulnérables
Contribuer à relever le revenu monétaire des femmes, des jeunes et améliorer leur condition de vie.
Les résultats à court terme -Les 470 femmes et 200 jeunes et 220 bénéficiaires sont formés en techniques d’élevage de reproduction d’ovins/caprins - Un encadrement technique rapproché de l’activité est assuré
La formation des femmes et jeunes bénéficiaires
La mise en place d’un comité de distribution des animaux ;
L’achat des animaux ;
La distribution des animaux aux femmes et jeunes bénéficiaires ;
Le déparasitage et la vaccination des animaux ;
Le suivi technique de l’activité ; Le suivi et évaluation du microprojet.
La mise en place et la formation de 20 comités de gestion (COGES)
6-12 mois
220 000 000
3
Création de banques d’aliment bétail Formation et équipement des groupements féminins en techniques de fabrication des blocs multi nutritionnels9 DEPARTEMENTS DE LA REGION (Tanout, Gouré, Belbédji, Takiéta, Kantché, Magaria, Dungass, Goure, Mirriah , Tanout, Damagaram Takaya) , commune rurale de Tenhya, communaute urbaine de Zinder
Environ 200 000 têtes de betail
Accroitre la production animale à travers la disponibilité d’aliments de qualité toute l’année -augmenter le revenu des éleveurs
-lutter contre l’exode rural dans les zones cibles
-Dix (10) broyeuses des aliments grossiers sont disponibles ;
-Des tonnes de résidus et gousses des ligneux valorisées ;
-Des milliers blocs multi nutritionnels sont produits chaque année ;
-Des membres des COGES sont formées ; -Les éleveurs ont adopté l’utilisation des blocs multi nutritionnels.
-200 tonnes d’aliments de bétails sont stockes dans les banques d’aliments
Information/sensibilisation ;
Mise en place des comités de gestion (COGES) ;
Achat des équipements et matériels ; Achat d’intrants ;
Formation des bénéficiaires à la fabrication des blocs multi nutritionnels et à l’entretien du broyeur ;
Suivis techniques de l’opération.
-mise en place des comités A de gestion des banques d’aliments
-mise en place de 200 tonnes d’aliments divers
-Suivi technique des services d’élevage
18 mois
175 200 000
4
Restauration des terres dégradées de la région de Zinder
Tanout, Goure, Mirriah, Matameye, Takeita, Magaria, D. Takaya,
12 000 personnes 746 ménages
Restauration et reboisement de 1400 ha de terres dégradées
- adhésion des populations est réelle et massive
- 7500 000 DLF sont mises en place et 1400ha de terres dégradées récupérées
la mise en place et la formation du comité de gestion,
la mise en place du matériel sur les sites ;
3-18 mois
174 000 000
Dungass, Kantché, Ville de Zinder
3 : 103290 plants d’Acacia sp et du Bauhinia rufescens sont achetés et plantés dans les sites
- des semences de graminées pérennes (1000 sacs) sont ensemencées dans le site - la résilience des écosystèmes est améliorée
- le pouvoir d’achat des populations est amélioré.
collecte et achat des semences de graminées ;
ensemencement des cuvettes de demi- lunes ;
achat et plantation des plants forestiers ; rémunération des travailleurs ;
mise en place d’un mécanisme d’évaluation partiel et définitive ;
rapportage périodique et à la fin du projet ; opérations de regarnis ;
le gardiennage des sites pendant la durée de la mise en défens (3ans)
S/Total 729 200 000
N° Titre du projet Localisation Cibles Objectifs Résultats attendus Activités durée Coût/FCFA
2. Infrastructure socio-économique
1
Amenagement de perimetres irrigues dans le departement de Damagaram Takaya
Damagaram Takaya
Villages de Moulouk, Madda, Kori Kourna
Contribuer à l’atteinte de l’autosuffisance, génération de revenus des manages
40 puisards fonces, 40 ha en cultures irrigues, 94 groupes pompes
-Levée topographique, foncage de puits, supervision des travaux techniques, encadrement des paysans
18 mois 253 000 000
2
Promotion des activités avicoles a Zinder et Dan-Barto
Zinder et Dan-Barto
50 jeunes et 5 promoteurs
-Fournir des œufs frais de consommation et des poulettes de chair aux populations des régions de Zinder et de Diffa ;
-Diminuer le taux d’importation des produits et sous-produits avicoles dans les régions de Zinder et Diffa.
-Un suivi assuré par le service technique de l’élevage.
-Mise de centres avicoles modernes -8000 sujets de chair et pondeuses mis en place
-suivi sanitaire assure -60 promoteurs formés
-produits Avicoles frais disponibles sur les marches
-Construction de trois(3) lots de bâtiments modernes :
-Bâtiments servant de poulailler pour poulettes,
-Bâtiments pour bureaux,
-Bâtiments pour magasin de stockage d'aliments et des œufs).
-Recrutement et formation de manœuvres et gardiens (Création d’emplois) -Achat et mise en place de 1.000 poulettes, -Achat d'aliments pour poulettes et pondeuses,
-Mise en place d'une pharmacie de produit vétérinaire et équipements en petits matériels d’aviculteur.
-Suivi sanitaire et encadrement rapproche du promoteur, manœuvres et gardiens.
Suivis techniques des opérations Achat d’aliments pour poulettes et pondeuses,
- Mise en place d’une pharmacie de produit vétérinaire et équipements en petits matériels d’aviculteur,
- Suivi sanitaire et encadrement rapproché des promoteurs
18 mois
180 000 000
pour les populations de la portion nigérienne du lac Tchad
Réalisation de : 4 AEP multi villages 6 MAEP 8 postes d’eau autonomes 6 stations pastorales Réhabilitation de 4 SPP Réalisation de 10 forages équipés Réalisation de 45 puits Réalisation de 700 latrines 200 latrines scolaires, de 100
Garantir l’hygiène et l’assainissement - Réalisation 6 SPP
- réalisation de 8 postes d'eau autonomes (PEA)
- réhabilitation de 4 Stations de Pompage Pastorales (SPP) ;
- réalisation de 10 forages équipés de pompe à motricité humaine (PMH) ; - Réalisation de 45 puits cimentés
villageois et pastoraux
- réalisation de 1000 ouvrages d’assainissement de base ;
- gestion
(Intermédiation sociale, campagnes d’IEC en hygiène et assainissement, études géophysiques et hydrochimiques suivi et évaluation des ressources en eau ; suivi/contrôle des travaux, appui à la maîtrise d’ouvrage ; mise en place des organes de
S/Total 9 054 000 000
N° Titre du projet Localisation Cibles Objectifs Résultats attendus Activités durée Coût/FCFA
3. Formation et insertion socioprofessionnelle
1
Empoissonnement et Faucardage des mares
Mirriah Kantché Tanout Dungass Damagaram Takaya
Magaria
12 villages et hameaux Village de Gomba 1370 habitants 20 pêcheurs équipés 5 villages autour du lac Mare de Damaou
200 ha de plans d’eau 15ha empoissonnés 8 cuvettes 40 000 tilapias 20 000 clarias
10 villageois formés
17 000 000 payés en cach for work 25 paysans formés en techniques de pêche et équipés
5cuvettes faucardées 10compostières réalisées 2 mares empoissonnées Conditions de vie améliorées Equilibre écologique restauré
Augmentation de la production halieutique 25ha faucardés
4 000 alevins introduits 30 pêcheurs formés 50 mareyeuses formées
Information-sensibilisation des différents acteurs
Formation des équipes techniques Mise en place des COGES Suivi et encadrement et évaluation Formation et équipement des pêcheurs Achat transport des alevins Mise en charge Pêche de contrôle Suivi des activités
6-18 mois 42.000.000
2
Régénération naturelle assistée
Magaria Ville de Zinder
200 paysans Champs agricoles autour de Zinder
Régénération de 350
3500ha récupérés
350000 arbres protégés et entretenus
Rendements des cultures améliorés Information-sensibilisation
Formation des producteurs sur les techniques de repérage
Achat du petit matériel aratoire Entretien et suivi
Formation en techniques de coupe
18 mois 80 000 000
3
Lutte contre les pollutions et nuisances
36 quartiers de la ville de
Zinder 235000
personnes dont 115 000 hommes et 120 000 femmes
-Mettre en œuvre des activités cohérentes et génératrices de revenus pour les communautés bénéficiaires ;
-Renforcer les capacités d'autonomie des familles et des communautés en créant des
- adhésion des populations est réelle et massive ;
- 280 tonnes de plastiques collectées et achetées ;
- 2700 emplois directs sont créés ;
Informer et sensibiliser - équiper le dispositif en matériels - pesée des sacs de plastique et enregistrement des bénéficiaires - Suivre et superviser les chantiers
18 mois 80 250 000
opportunités économiques et sociales favorables ;
-Lutter contre le chômage des jeunes ; -Collecter 280 tonnes de déchets plastiques ; -Augmenter la qualité du cadre de vie de la population
Créer les bases d’un développement durable de la population
- le chômage des jeunes est réduit ; - la qualité du cadre de vie des populations est améliorée
4
Formation, accompagnement et insertion socioéconomique des jeunes volontaires riverains du Bassin du Lac Tchad dans divers métiers (agriculture, élevage, menuiserie-électricité,
ébénisterie, artisanat)
- Zinder ville, takieta, Tanout, Belbedji, Damagaram Takaya, Goure, Tesker,
1.000 jeunes Sensibiliser et former les jeunes en vue de leur insertion socioprofessionnelle
1.000 jeunes désœuvrés sont formés aux métiers et insérés dans la vie professionnelle
Information/sensibilisation Formation
Appui à l’insertion des jeunes désœuvrés et déscolarisés
Suivi évaluation
18 mois 1.500.000.000
S/Total 1 702 250 000
Total Général NGR 12.000 11 485 450 000
9.4 Volet Fonds de Développement Local ( Financement BAD )
N° Titre du projet Localisation Cibles Objectifs Résultats attendus Activités
durée Coût/FCFA 1. Activités créatrices de revenu
1.
Mise en place des périmètres irrigués, des banques céréalières et des décortiqueuses du riz
Commune urbaine de Diffa
0commune urbaine de Maïné Soroa ; Commune urbaine de Goudoumaria ; Commune Rurale de Gueskérou
10 banques céréalières mises en place ; 500 ha aménagés pour les cultures irriguées ;
Accroître la production maraîchère et arboricole ;
Améliorer le revenu de populations et leur sécurité alimentaire
10 banques céréalières sont mises en place ;
500 ha aménagés pour la culture irriguée ;
La sécurité alimentaire et les revenus des populations sont améliorés
- Information sensibilisation des populations ;
- Aménagement des petits périmètres irrigués ; - Construction des
banques céréalières
18 mois 113 033 020
2
Appui à l’amélioration de la santé, la nutrition des animaux et des revenus des familles des éleveurs
N’goryani dans la commune rurale de Foulatari ; Village de N’guel Chawawadjé dans la commune urbaine de Mainé Soroa ; Commune urbaine de Diffa
Environ 10.000 têtes de bétail vaccinées Mise en place de x unités de vaches laitières ; Sécurité les animaux des 40 femmes membres de la
coopérative
Amélioration de la santé animale
Amélioré la sécurité alimentaire des animaux ;
Amélioration des revenus des familles des éleveurs ;
15 parcs de vaccination construits ;
15 banques pour aliment bétail
Information sensibilisation Construction des parcs de vaccination ;
Achat des animaux d’embouche
construction des magasins Achat des aliments bétail Formation des gérants des banques pour aliment bétail
18 mois
181 501 084
3
Appui à l’équipement des pêcheurs et des mareyeuses
Commune de Bosso Commune rurale de Tchétimari Commune rurale de Geskérou
Commune urbaine de N’Guigmi
Equipement des pêcheurs et des mareyeurs
Améliorer le revenu des pêcheurs et des mareyeuses
200 pêcheurs sont équipés en matériel de pêche ;
100 mareyeuses sont équipées en matériel de conservation et transformation de poisson
Equipement des mareyeuses
Equipement des pêcheurs 9 mois 17 420 400
S/Total 311 954 504
N° Titre du projet Localisation Cibles Objectifs Résultats attendus Activités durée Coût/FCFA 2. Infrastructure socio-économique
1 Activités Socio- économiques
Commune Rurale de Foulatari
Commune Urbaine de Diffa
Commune Urbaine de Mainé Soroa
Equipement des marchés hebdomadai res de Foulatari, Boula, Tchillouko et N’guatoupé
Améliorer les conditions de vente dans le marché hebdomadaire de Foulatari, Boula, Tchillouko et N’guatoupé
Allègement des conditions de travail des femmes
12 hangars construits au marché hebdomadaire de Foultari, Boula, N’guatoupé, Tchillouko
Implantation de 3 décortiqueuses de riz padis
Construction d’un magasin de stockage
Fourniture des équipements d’extraction d’huile d’arachide aux femmes de la commune urbaine de Diffa
Implantation d’un atelier de fabrication du grillage
Information sensibilisation Construction des hangars Assainissement du marché Construction de 12 hangars et d’un magasin de stockage Formation des femmes à l’utilisation des matériels d’extraction d’huile d’arachide ; Implantation des décortiqueuses,
Formation à l’utilisation des Décortiqueuses
Formation des jeunes à la fabrication du grillage
18 mois 69 152 251
S/Total 69.152.251
Total Général FDL NGR 381 106 355
NIGERIA
5. Plan d’urgence de développement de la région du lac Tchad ( Financement à rechercher )
N° Titre du projet Localisation Cibles Objectifs Résultats attendus Activités durée Coût/FCFA 1. Activités créatrices de revenu
1
Création de petits périmètres irrigués
Kiyawa,Guri, Kirkasamma, Birniwain, Darazo, Gajuwa, Dambam, Sumaila, Takai, Albasu, Bade, Fune, Nguru, Jakusko and Geidam
Donner du travail a 1500 jeunes
Accroître la production alimentaire et procurer des sources de revenus pour les communautés
a. créer des emplois et procurer des revenus aux bénéficiaires tout au long de l’année
c. Réduction de la migration de la campagne vers les villes
a. Identification des sites de projets et des bénéficiaires.
b. Collection d’une base de données sur les bénéficiaires et les forages artésiens
d. Fourniture de 1200 pompes d’irrigation de 2” a 3” et leurs accessoires.
e. Fournitures d’intrants agricoles f. formation des bénéficiaires.
g. Distribution des kits h. Suivi et évaluation du projet
18 mois 651 240 000
2
Transformation et conditionnement du rizHadejia, Auyo, Kafin Hausa, Kaugama, Kazaure, Jama’are, Ningi, Warji, Itas- Gadau, Shira, Bagwai, Makoda, Warawa, Kura, Bunkure, Maiduguri, Jere Gashua, Nguru and Damaturu
Créer 200 emplois pour les femmes
Accroître la production vivrière et procurer des sources de revenus pour les communautés
a. créer des emplois et procurer des revenus aux bénéficiaires tout au long de l’année
c. augmentation de la production, commercialisation et consommation du riz produit et transforme localement.
a. Identification des sites du projet et des bénéficiaires.
b. Collection des données de base sur les bénéficiaires.
c. Construction de 40 abris de battage pour 40 groupements de femmes.
d. Achat et installation des équipements de transformation de riz.
e. Achat de matières premières (riz paddy) et de
conditionnement.
f. formation des bénéficiaires.
g. Distribution des kits h. Suivi et évaluation du projet
18 mois 240 000 000
3
Séchage et emballage hygiéniques des légumes périssablesHadejia, Auyo, Kirikasamma, Guri and Kazaure, Jama’are, Gadau, Misau,
SakwaAtawari, Bagwai, Jekarade, Thomas,
KwanarGafan Market, Badume Maiduguri, Jere, Gasua, Nguru and Geidam
Créer 200 emplois au profit des femmes
Accroître la production vivrière et assurer sources de revenus pour les communautés
a. augmenter les opportunités d’emplois aux bénéficiaires b. Augmenter les revenus des bénéficiaires
c. augmentation de la production, commercialisation et consommation des produits légumiers secs produis localement
c. Réduction de l’exode rural
a. Identification des sites des projets et des bénéficiaires b. Collecte de bases de données sur les bénéficiaires
c. Achat de 40 kits de séchage e. Achat de produits frais (légumes frais) et équipement d’emballage
f. Formation des bénéficiaires g. Distribution des emballages h.Supervision, suivi et évaluation
18 mois 132 409 200
4
Embouche bovine Babura, Naigatari, Malamadori, Shira, Katagum, Zaki,
Accroître la production de viande et
Création de 1400 emplois pour les hommes
a. augmenter les opportunités d’emplois aux bénéficiaires b. Augmenter les revenus des
a. Identification des sites des projets et des bénéficiaires b. Collecte de bases de données
18 mois 351 600 000