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Submitted on 22 Mar 2008
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dans les milieux diffusants en phase liquide. Définition et étude d’une configuration adaptée.
Paul Lemaillet
To cite this version:
Paul Lemaillet. Etude de phénomènes non linéaires du second ordre dans les milieux diffusants en phase liquide. Définition et étude d’une configuration adaptée.. Physique Atomique [physics.atom-ph].
Université de Bretagne occidentale - Brest, 2008. Français. �tel-00266422�
(ED SMIS 0373)
THÈSE de DOCTORAT
présentée à
L'UNIVERSITÉ DE BRETAGNE OCCIDENTALE
U.F.R. SCIENCES ET TECHNIQUES DE BREST
Spéialité: Életronique et Optique
par
Paul Lemaillet
Étude de phénomènes non linéaires du seond ordre
dans les milieux diusants en phase liquide.
Dénition et étude d'une onguration adaptée.
Soutenue le 11Janvier2008 devant laommisiond'examen omposée de:
Président GillesLEMERCIER Maître deConférenes, ENS Lyon
Rapporteur JosephZYSS Professeur,ENS Cahan
Rapporteur Pierre-FrançoisBREVET Professeur,Universitéde Lyon 1
JakCARIOU Professeur,U.B.O.Brest
Bernard LEJEUNE Professeur,U.B.O.Brest
YvesLEMEST Professeur,U.B.O.Brest
Reherheseetuées au Laboratoire de Spetrométrie et Optique Laser
6,Avenue VitorLe Gorgeu,C.S. 93837,29238 BREST Cedex3
CetravailaétéeetuéauseinduLaboratoiredeSpetrométrieetOptiqueLaserde
lafaulté desSienes de Brest(Université de BretagneOidentale) sous ladiretion
sientiquedeMessieursBernardLeJeuneetJakCariou,professeurs.Jetiens,enpre-
mierlieu,àleurexprimertoutemareonnaissanepourm'avoiraueilliaulaboratoire
etm'avoirpermisde mener àbien etravail.
Ce travail s'insrit dans le adre du Programme Pluri Formations LYOPO (http:
//www.univ-brest.fr/lyopo) en ollaboration ave une équipe de himistes (UMR
6521)etje tiens donà présenter mesremeriementsà MessieursJakCariouet Alain
Le Bihan quifurent àl'origine du projetetsansqui e travailn'aurait pasvulejour.
Je remerie aussi vivement Monsieur Bernard Le Jeune pour tout le temps qu'il
a pu me onsarer, sans faillir, pour toutes es questions qui sans lui seraient sans
douterestéessansréponse,poursesonseils avisés,pour sapatiene,poursonextrême
gentillesseet pour avoirsu m'épauler dansles moments les plusdiiles.
Je suis d'autre part sensible à l'honneur que m'ont fait Messieurs Joseph Zyss et
Pierre-François Brevet en aeptant d'examiner e travail ainsi que Messieurs Gilles
Lemerier etYvesLe Mesten partiipant àe jury.
J'adresse également mes remeriements sinères à Messieurs Sylvain Rivet et Fa-
brie Pellen ave qui j'ai eu un immense plaisir à travailler et au ontat de qui j'ai
énormément appris. Leurs onseils et suggestions furent à l'origine des publiations
sur lesquelles s'est appuyé e travail de thèse. Ces publiations ont par ailleurs été
grandement améliorées par l'oeil srutateur et avisé de Marie-Paule Frioourt qui non
seulementaidéà leurexpressiondansunanglaisorretmaiségalement ontribué àen
améliorerlastruture logique.Meri Marie-Paule poure temps passé surestravaux.
Je tiens également à remerier les autres membres du laboratoire et eux qui y
étaient au début de ma thèse pour leur soutient et tous es bons moments passés en-
semble. Au ours de e travail, Monsieur Guy Zion a apporté le plus grand soin aux
réalisations méaniques et a aussi soigné ertains shémas et dessins qui apparaissent
danse manusrit. Je leremerie pour etteaide.
Je n'oublie pasde remerier les ollègues himistes qui ont été ompréhensifs pour
lepartage dumatériel etnotamment elui du laser.
Meri aux amis et membres de ma famille qui sont venus m'enourager le jour de
masoutenane.
Je tiens ennà remerierdu fonddu ÷ur Hélène pour sonsoutient ettoute l'aide
qu'ellea pum'apporter pendant eslongues années dethèse.
Table des matières 1
Introdution 5
1 Desription du phénomène de diusion harmonique de la lumière 9
1.1 Introdution . . . 9
1.2 Formalisme artésien . . . 11
1.2.1 Expressionartésienne de l'intensitédiusée . . . 11
1.2.2 Lienave lesomposantesdu tenseur d'hyper-polarisabilité . . . 13
1.3 Formalisme sphérique . . . 14
1.3.1 Déompositiond'untenseurd'ordretroisenomposantesirrédu- tibles. . . 15
1.3.2 Expression de l'intensité de la lumière diusée dans le adre de l'hypothèse de Kleinman . . . 18
1.3.3 Expression de l'intensité de la lumière diusée dans le adre gé- néralde ladiusion hyper-Rayleigh. . . 22
1.4 Conlusion. . . 23
2 Coneption du dispositif expérimental de diusion harmonique de la lumière 25 2.1 Introdution . . . 25
2.2 Polarisation de lalumière . . . 25
2.2.1 Présentation. . . 25
2.2.2 Coneptde lumièrepolarisée . . . 26
2.2.3 Formalisme deJones . . . 28
2.2.3.1 Veteur de Jones . . . 28
2.2.3.2 Matrie deJones . . . 30
2.3 Choixde l'arhiteture dumontage . . . 31
2.4 Expressionde l'intensitédiusée . . . 32
2.5 Conditionnement dusystèmeexpérimental . . . 34
2.5.1 Prinipe . . . 34
2.5.2 Appliation du ritèrede onditionnement . . . 36
2.5.3 Inueneduonditionnement surleserreurs ommisessurlesin- variantsrotationnels . . . 38
2.6 Conguration expérimentale . . . 41
2.6.1 Soure . . . 45
2.6.2 Miseen forme dufaiseau . . . 45
2.6.3 Génération etanalysedes états depolarisation . . . 46
2.6.3.1 Lamesquart d'onde . . . 47
2.6.3.2 Polariseurs . . . 47
2.6.4 Détetion . . . 48
2.6.5 Numérisation . . . 48
2.7 Conlusion. . . 50
3 Étalonnage du montage polarimétrique 51 3.1 Introdution . . . 51
3.2 Étalonnage individueldes lames. . . 53
3.2.1 Prinipede déterminationdesparamètres de haquelame de phase 53 3.2.2 Estimationdes inertitudessurles paramètres de lalame . . . . 56
3.2.3 Montage . . . 57
3.2.4 Résultats . . . 57
3.3 Étalonnage au moyen d'unmilieu onvertisseur de longueurd'onde . . . 63
3.3.1 Prinipe . . . 63
3.3.2 Choixde l'axeoptique . . . 64
3.3.3 Calul du hamp de seonde harmonique sortant de la lame de quartz . . . 68
3.3.4 Caratéristiques optiques duquartzetépaisseur de lalame . . . 71
3.3.4.1 Pouvoir rotatoire duquartz . . . 71
3.3.4.2 Indiede réfrationdu quartz. . . 71
3.3.4.3 Épaisseurde lalame de quartz . . . 72
3.3.5 Montage . . . 73
3.3.6 Détermination expérimentale desparamètres
a
etb
. . . . . . . . 743.3.6.1 Prinipe . . . 74
3.3.7 Étalonnage de lalamede phased'entrée seule . . . 78
3.3.7.1 Prinipe de détermination desparamètres de lalame L1 78 3.3.7.2 Estimation de l'inertitudesurles paramètres de lalame 82 3.3.7.3 Choix desinréments angulaires etoptimisation . . . . 83
3.3.7.4 Résultats expérimentaux . . . 84
3.3.8 Étalonnage de lalame dephase de sortie seule en présenede la lame d'entrée . . . 85
3.3.8.1 Prinipe de détermination desparamètres de lalame . . 85
3.3.8.2 Résultats expérimentaux . . . 88
3.4 Conlusion. . . 90
4 Résultats expérimentaux 93 4.1 Introdution . . . 93
4.2 Expérienessur unemoléule unidimensionnelle :leDR1 . . . 93
4.2.1 Présentation delamoléule . . . 93
4.2.2 Déterminationdesinvariantsrotationnelsaumoyend'unmontage simple . . . 94
4.2.2.1 Prinipe . . . 94
4.2.2.2 Montage . . . 98
4.2.2.3 Résultats expérimentaux . . . 100
4.2.3 Déterminationdesinvariantsrotationnelsen utilisantnotrepola- rimètre . . . 101
4.2.4 Expressionde
I k I ⊥
dans leadrede ladiusion hyper-Rayleigh . . 1014.2.5 Montage . . . 104
4.2.6 Résultatsexpérimentaux . . . 105
4.3 Expérienessur unemoléule otupolaire:leCristal Violet . . . 108
4.3.1 Présentation delamoléule . . . 108
4.3.2 Résultatsexpérimentaux . . . 108
4.4 Conlusion. . . 111
A Composantes sphériquesdutenseur d'hyper-polarisabilitéenfontion des omposantes moléulaires 117 A.1 Considérationsde symétrie . . . 117
A.2 Casgénéral de l'HRS . . . 120
A.2.1 Moléulesplanes . . . 120
A.2.2 Moléulesde groupe de symétrie
43m − T d
(ubique) . . . . . . . 122B Composantes sphériques du tenseur F pour exprimer
I k
etI ⊥
125B.1 Détetion à
90 ◦
et polarisation inidente linéaire en rotation d'angle2φ
(dansleadre del'hypothèse de Kleinman) . . . 125
B.2 Polarisation inidente vertiale et détetion suivant un angle
Γ
(horsKleinman) . . . 127
C Veteur et Matries de Jones 129
D Propagation de l'erreur 131
D.1 Cas d'unevariableàune dimension . . . 131
D.2 Cas d'unevariablemulti-dimensionnelle . . . 132
D.3 Généralisation etexpressionmatriiellede lapropagation del'erreur . . 133
E Fontionsutilisées dans l'étalonnage des lames de phase au moyen de
la lame de quartz référene 137
E.1 Fontions
F
relatives àl'étalonnagede lalame quart d'onded'entrée . . 137 E.2 FontionsG
relativesàl'étalonnage delalame quart d'onde desortie . . 139Prinipaux symboles et notations 141
Bibliographie 150
Table des gures 151
La mise en évidene de phénomènes d'optique non-linéaire [1℄ est historiquement
liée àlamiseau pointdes premiers lasersqui seulspouvaient imposerà lamatière des
hamps életromagnétiquessusamment intenses pour quel'approximationlinéaire ne
soitplusvalable.Lesmatériauxinorganiquesfurentlespremiersàêtreétudiésenoptique
non-linéaireet sont utiliséssous forme demono-ristaux, pour générer, par exemple,à
partir d'une soure Nd :YAG à
1064 nm
, du rayonnement laser visible (532 nm
) etultraviolet (
355 nm
) par doublage ettriplagede fréquene[2℄.Certainsomposésorganiquesprésententunegrandeeaiténon-linéaireetonsti-
tuent des matériaux de hoix pour des appliations optoéletroniques. Ils présentent
l'avantagedepermettre unegrandevariabilitédesstrutureshimiques etleurassoia-
tionavedespolymèresaouvertlavoieàlaréalisationdeomposantséletro-optiques.
L'élément debase pour réer un iruit optiqueestun séparateur de type Y [37℄ per-
mettant de diviserun guide d'onde en deuxou de reomposer deux guides en un seul.
Une appliation prometteuse est la réalisation de modulateurs életro-optiques basés
surundispositif interferométriquede typeMah-Zehnder(Fig. 1).Leprinipe onsiste
à séparer un faiseau laser en deux, à moduler l'indie de réfration par eet Pokels
en appliquant un hamp életrique sur un bras ontenant des hromophores optique-
ment non-linéaires.L'onde ainsimodulée en phaseinterfèreave l'onde nonmoduléeà
la sortie de l'interféromètre, e qui transforme la modulation de phase en modulation
d'amplitude[8,9℄.
V
Fig. 1 Interféromètre de type Mah-Zehnder
La onversion de longueur d'onde téléom est un autre domaine d'appliation de
es polymères optiquement atifs. Cependant, leur utilisation est atuellement limi-
tée par des problèmes de pertes par absorption dansles polymères pour une longueur
d'onde situéedans labande téléom,autour de
1550 nm
.Par ailleurs, de fortes pertesproviennent du fait que la longueur d'onde doublée, ou longueur d'onde de seonde
harmonique, sesitue dans la bande d'absorption des hromophores optiquement non-
linéaires[10℄. Ainsiapparaît lanéessitéd'optimiser leshromophores dédiés à etype
de onversion de longueur d'onde [11℄. Un autre hamp d'appliation des polymères
fontionnalisés par des moléules optiquement non-linéaires est le stokage optique de
données.Larésolution spatialeonstitueunparamètreessentielpouretyped'applia-
tionetlesproessusnonlinéairesprésententl'avantagede néessiteruneonentration
énergétique élevée qui peut être obtenue dans une petite région prohe du point de
foalisationd'unfaiseaulaser[1214℄.
L'optimisation de hromophores pour des appliations spéiques néessite le dé-
veloppement de méthodes de aratérisation moléulaire. Les moléules à forte non-
linéaritéonttoutd'abordsuivilemodèledela"diodemoléulaire"pour laquellelesys-
tème onjugué assureletransfert de harges entreun groupement donneur d'életrons
etungroupementaepteur. Laméthodedearatérisationdeesédiesmoléulaires
àmoment dipolaire permanent onsiste alors àbriserlaentro-symétrie d'unesolution
les ontenant aumoyen d'un hamp életriquestatique(Eletri Field Indued Seond
Harmoni Generation, EFISHG) [15 17℄. En eet, l'émission de seonde harmonique
par un milieu entro-symétrique est impossible etl'EFISHG est don limitée à la a-
ratérisation de moléules polaires. De plus, ette tehnique requiert de onnaître les
valeurs du moment dipolaire
µ
et du tenseur de seonde hyper-polarisabilitéγ
de lamoléule onsidérée, l'intensité du signalmesuré étant proportionnelle à
γ + 5 µβ kT
(k
laonstantede Boltzmann,
T
la température). Enn, seule la omposante vetorielle du tenseur d'hyper-polarisabilitéβ
estaessiblepar etypedemesure.Laaratérisation de moléules non polaires est ependant possible en utilisant latehnique de diusionhyper-Rayleigh(HyperRayleighSattering, HRS)[18,19℄pourlaquelleesontlesu-
tuationsloalesdepositionetd'orientationdesmoléulesensolutionquisontàl'origine
delabrisureloaledesymétrie permettant ausignaldeseonde harmonique d'êtredé-
teté. L'intensité du signalmesuré est alors indépendante du moment permanent
µ
etdutenseurdeseondehyper-polarisabilité
γ
maisdépenddelatotalitédesomposantesdu tenseur d'hyper-polarisabilité
β
. L'HRSest don une tehnique permettant d'aé-deràuneinformationplusrihesurlesmoléulesonsidéréesetpermetpotentiellement
L'analyse reposeentre autre sur le hoix ruial de la longueur d'ondedu faiseauin-
ident.Ainsi, ette tehnique demesurepeut-elle êtreassoiéeà protave une soure
aordableen longueur d'onde.
La polarimétrie onsisteà observer, àtraversune suessiond'élémentspolarisants
(odage et déodage polarimérique), les transformations de l'onde optique engendrées
parunmilieu etaquérirdeefaituneonnaissanedeelui-i.Laréponsenon-linéaire
delasolutionportedesinformationssurlehromophoreétudié,notammentsasymétrie.
EnassoiantHRSetanalysepolarimétrique,nouspouvonsdona priori aéderàune
information plusfournie surleomportement non linéaire desmoléulesétudiées.
Ces onsidérations, assoiéesàla préseneau Laboratoirede Spetrométrie etOp-
tique Laser (LSOL) d'une soure impulsionnelle nanoseonde aordable en longueur
d'onde de l'UV (
222, 5 nm
) à l'infrarouge (1750 nm
), nous ont onduit à mettre enplaeun spetro-polarimètre dédiéauxmesures de diusionhyper-Rayleigh.
Ce manusrit s'organise suivant le déoupage suivant : le premier hapitre est
onsaré aux fondements théoriques de la diusion hyper-Rayleigh. Il s'appuie sur la
déompositionsphériquedutenseurd'hyper-polarisabilitéenomposantesirrédutibles,
pour mettreenévidene queseulement sixinformations,ou invariantssphériques, sont
aessibles surlasolutionétudiée dansleadred'uneexpérienede HRS.L'extration
de es sixinformations requiert la détetion au minimum de six états de polarisation
de la lumière diusée, eux-i ne devant pas seulement être linéaires mais également
elliptiques[20℄. Le seond hapitreestonsaré à laprésentation duonept de po-
larisation de la lumière etrappelle un formalisme vetoriel permettant sa desription.
Celui-iestensuiteappliquéàladiusionhyper-Rayleighetauprinipedenotrepolari-
mètrepuisnousprésentonsune optimisation delaonguration expérimentale hoisie.
Enn, nous dérivons les diérents éléments onstitutifs du montage. Le troisième
hapitre est dédié à l'étalonnage du polarimètre, préalable néessaire an de réduire
leserreursdemesure.Unenouvelle proédurebaséesurl'utilisationd'unmilieuonver-
tisseur delongueur d'onde yestprésentée. Enn, le quatrième hapitreonerne la
validation de notre méthode de mesure par la aratérisation de deux moléules opti-
quement non-linéaires abondamment étudiées danslalittérature.
Desription du phénomène de
diusion harmonique de la lumière
1.1 Introdution
Lorsqu'une onde optique se propage dans un milieu transparent, son hamp éle-
triqueexitelenuageéletroniquedehaqueatomeonstituantlamatière.Cettematière
peut êtremodélisée en première approximation par un ensemble de diples életriques
et sous l'eet de l'onde, haque diple aquiert un moment dipolaire ou polarisation
moléulaire. Sil'exitation de l'onde estde faible amplitude,lemoment dipolaire reste
proportionnel au hamp exitateur et les diples osillent à la même fréquene que
l'onde : la réponse du milieu est linéaire. Certains lasers produisent des ondes dont
l'élairement est de plusieurs ordres de grandeur supérieurs à elle d'une soure las-
sique. Dans ette gamme des forts hamps életriques, la polarisation moléulaire ne
s'exprimeplusuniquementommeunefontionlinéaire duhamp;destermesd'ordres
supérieurs orrespondant au domaine de l'optique non-linéaire apparaissent alors et si
nousnouslimitonsà l'ordre3,nous avons:
p = µ + αE + β • EE + γ • EEE + . . .
(1.1)où
µ
représente le moment dipolaire propre de la moléule,α
est le tenseur de pola-risabilité linéaire,
β
est le tenseur d'hyper-polarisabilité etγ
estle tenseur de seondehyper-polarisabilité.
Le travailquenousprésentons iis'intéresse auxproessusdu seondordreet don
autenseur d'hyper-polarisabilité
β
.Le asgénéral orrespondà lasituation d'additionde fréquenes où deux faiseaux inidents interagissent ave le milieu onsidéré. Dans
le as d'un seul faiseau inident, le milieu réalise un ouplage du hamp életrique
ave lui-même, la lumière émise ayant alors une fréquene double de elle du faiseau
inident : 'est le doublage de fréquene ou génération de seonde harmonique. Nous
pouvonsalors déduire de larelation (1.1) quepour desmoléulesprésentant un entre
d'inversion,
p
doit hanger de signe par inversion du signe deE
e qui implique unenullitédutenseurd'hyper-polarisabilité.L'émissiondesignaldeseondeharmoniqueest
impossibledanseas,lehoixdemoléulesnonentro-symétriquesonstituedonune
première onditiondesymétrie pour l'émissionde seondeharmonique. Auniveauma-
rosopique,lemilieuétudiénedoitpasprésenterunesymétried'inversion[21℄ puisque
les hromophores peuvent alors émettre enopposition dephase ave pour onséquene
une nullité dusignal global émis.Ceionstitue une seondeondition de symétrie.
An de déterminer les omposantes du tenseur
β
de moléules prototypes et dondisponiblesenfaiblesquantités,noussommesamenésàlesanalyserenphaseliquide.Le
milieu étudié présente don une symétrie d'inversion qu'il faut briser pour obtenir un
signaldeseondeharmonique,equiestréalisédansunpremiertyped'expériene,dite
d'EFISHG(EletriFieldInduedSeondHarmoniGeneration).Ils'agitd'orienterles
moléules par un hamp életrique statique, lesignal de seonde harmonique émis par
l'ensembledesmoléulesdemêmeorientation étantalors ohérent etdéteté suivant la
diretiondufaiseauinident.Outrelefaitqueetyped'expérienenéessitel'usagede
moléulespolaires,l'intensitémesuréenepermetpasd'aéderaumaximumd'informa-
tionsurletenseurd'hyper-polarisabilitémaisàuneprojetiondeelui-isurladiretion
duhampd'orientation.Deplus,etteintensité, proportionnelleà
γ + µβ/5kT
,dépendalorsdelatempératureetdutenseurdeseondehyper-polarisabilité
γ
orrespondantau ouplage de 3 hamps, lehampd'orientation statiqueet le hamp de l'onde inidenteave lui-même. La mesurene permetdon pas d'obtenir diretement l'information sur
le tenseur de seonde harmonique et requiert un ontrle rigoureux de latempérature
de l'éhantillon.
L'émission de seonde harmonique par un phénomène de diusion harmonique de
la lumière (DHL) estependant possiblemalgrél'isotropie dumilieu[18℄.Cesontalors
lesutuationsde positionetd'orientation desmoléulesémettries quientraînent une
brisure loalede symétrie permettant ainsi ladétetion d'unsignalnon-linéaire. Cette
expériene estégalement nomméediusion hyper-Rayleigh (Hyper Rayleigh Sattering,
HRS).Elleonerne desmoléulespolairesounonetpermet d'obteniruneinformation
surlatotalitédesomposantesdutenseur.Cependant,lesignalémisrestefaibledufait
desorientationsaléatoires desmoléulesdiusantes.
seonde harmonique pour une expériene de diusion hyper-Rayleigh. Cette intensité
esttoutd'abordexpriméeenutilisantunformalismeartésien;unformalismesphérique
pluspertinent estensuiteprésenté.
1.2 Formalisme artésien
1.2.1 Expression artésienne de l'intensité diusée
Considéronsleasgénéraldedeuxhamps
E(ω 1 )
etE(ω 2 )
defréquenesω 1 6 = ω 2
quiinteragissent au seind'une solutionisotrope etéventuellement entro-symétrique [22℄:
E(ω 1 ) = E ω 1 exp i(k 1 r − ω 1 t)
E(ω 2 ) = E ω 2 exp i(k 2 r − ω 2 t)
(1.2)où
k i = n i ω c i
,n i = n(ω i )
,dansl'hypothèsedehampsd'amplitudeslentementvariables.Chaquemoléulepossèdeuneréponseduseondordreetlemomentdipolaireassoié
projeté suivant la diretion artésienne
I
du repère du laboratoire (Fig. 1.1) est de la forme:p I (r) = X
K,L
β IKL (r)E K (ω 1 )E L (ω 2 )
(1.3)où
E K (ω 1 )
etE L (ω 2 )
sont les omposantes suivantsles diretions artésiennesJ
etK
durepère dulaboratoire relativesauxhamps
E(ω 1 )
etE(ω 2 )
.En utilisant une sommation impliite pour alléger l'ériture et en introduisant les
expressions des hamps exitateurs, nous obtenons pour la partie sommation de fré-
quenes:
p I (r) = β IKL (r)E K (ω 1 )E L (ω 2 )
= β IKL (r)E K ω 1 E ω L 2 exp i[(k 1 + k 2 )r − (ω 1 + ω 2 )t]
(1.4)Ainsi, il y a une osillation dipolaire à la fréquene somme
ω 1 + ω 2
. Nous avonssimplié la notation en ne onservant que la dépendane en
r
indiquant la positionde la moléule de diusant onsidérée par rapport au référentiel du laboratoire, i.e.
p I (r) ≡ p I (ω 1 + ω 2 , r)
etβ IKL (r) ≡ β IKL (ω 1 + ω 2 , ω 1 , ω 2 , r)
.Chaquedipleosillantgénèreunhampàlapulsation
ω 1 + ω 2
donlehampémisψ θ
φ X
Y
Z y
z x
Fig. 1.1 Repère du laboratoire et angles d'Euler
par une moléule situéeen
r v
etobservée enr ′
est :E I (ω 1 + ω 2 , r ′ , r v ) = g(r v )p I (r v ) exp[ik
r ′ − r v
]
(1.5)où
k = k ω 1 +ω 2 = n ω 1 +ω 2
ω 1 +ω 2
c
etg(r v )
estunoeientdeproportionnalité.Pourtoute les moléulesobservéesenr ′
,nousavons:E I (ω 1 + ω 2 , r ′ ) = X
v
E I (ω 1 + ω 2 , r ′ , r v )
(1.6)Nousomettonsmaintenantletermevetoriel
r ′
poursimplierlanotationduhamp.L'intensitédu hampdéteté estalors expriméeomme :
I IJ (ω 1 + ω 2 ) = h E I (ω 1 + ω 2 )E J ∗ (ω 1 + ω 2 ) i
(1.7)oùlesymbole
hi
représente lamoyenne temporelle surletempsd'intégration dudéte- teur. Ensubstituant (1.5) dans(1.7) :I IJ (ω 1 + ω 2 ) ∝ h X
v
| g(r v ) | 2 p I (r v )p ∗ J (r v ) + X
w 6 =v
g(r w )g ∗ (r v )p I (r w )p ∗ J (r v )
× exp[ik
r ′ − r w
] exp[ − ik
r ′ − r v
] i
(1.8)Nousremarquonsque
I = J
(respetivementI 6 = J
)pourunepolarisationretiligne(respetivementnon-retiligne)delalumièredétetée.Lasommationsimpleorrespond
au proessusde diusion inohérente etla sommation double à ladiusion ohérente,
nulle dansleas d'uneorientation aléatoire despartiulesdiusantes. Il reste :
I IJ (ω 1 + ω 2 ) ∝ h X
v
| g(r v ) | 2 p I (r v )p ∗ J (r v ) i
∝ h X
v
| g(r v ) | 2 β IKL (r v )β JM N ∗ (r v )E K E L E M ∗ E N ∗ i
(1.9)Eninvoquant lethéorème d'ergodiité, ettemoyenne temporellepeutêtrerempla-
éepar unemoyenne spatiale aluléesurl'ensembledespositions dehaquemoléule.
Celle-ipeutêtrealorstransforméeenunemoyenne surtouteslesorientationspossibles
d'uneseule moléule [18℄,aboutissant à :
I IJ (ω 1 + ω 2 ) = N G h p I p ∗ J i
= N G h β IKL β JM N ∗ E K E L E M ∗ E N ∗ i
= N G h β IKL β JM N ∗ i E K E L E M ∗ E N ∗
(1.10)où
N
représenteladensitéde moléulesdiusantes,G
estune onstantedépendant deritèresexpérimentaux,
(I, J ) = X, Y, Z
suivantladiretiondedétetionet(K, L, M, N) = X, Y
pour une propagationdesondesplanes inidentes suivantZ
.Lestermes
h β IKL β JM N ∗ i
sont don indépendants delapositionde haque moléule maisdépendentde(ω 1 + ω 2 , ω 1 , ω 2 )
.Dansleadredeladiusionhyper-Rayleigh,ω 1 = ω 2 = ω
etles termesh β IKL β JM N ∗ i
dépendent alorsdu ouple(2ω, ω)
.1.2.2 Lien ave les omposantes du tenseur d'hyper-polarisabilité
La mesure de l'intensité diusée, alliée à la onnaissane expérimentale du hamp
lumineux inident, permet d'aéder a priori aux termes
h β IKL β ∗ JM N i
qui dériventles phénomènes de diusion non-linéaires présents dansla solution isotrope, pour une
mesureeetuéedans leréférentiel dulaboratoire.
L'objetifestengénéraldedéterminerlesomposantesdutenseurd'hyper-polarisabilité
desmoléulesdiusantesdanslerepèremoléulairedonilfauteetuerunhangement
de repère entre le repère du laboratoire (indies majusules) et elui assoié à haque
h β IKL β JM N ∗ i = X
r,s,t
u,v,w
h Φ Ir Φ Ks Φ Lt Φ Ju Φ M v Φ N w i β rst β uvw ∗
(1.11)où :
h Φ Ir Φ Ks Φ Lt Φ Ju Φ M v Φ N w i =
2π
R
0 π
R
0 2π
R
0
Φ Ir Φ Ks Φ Lt Φ Ju Φ M v Φ N w sin(θ)dφdθdψ
8π 2
(1.12)Les
Φ Ir
sont les éléments de la matrie d'Euler reliant les axes du laboratoire(IKL, JM N )
et les axes moléulaires(rst, uvw)
, éléments moyennés suivant toutesles diretions angulaires possibles. En utilisant la onvention de notation des angles
d'Euler indiquée surlagure1.1, lamatrie de passage
(x, y, z) → (X, Y, Z)
est:Φ =
os(
θ
) os(ψ
)sin(θ
) sin(θ
)sin(ψ
)-os(
φ
)sin(θ
) -sin(φ
)sin(ψ
)+os(φ
)os(θ
)os(ψ
) sin(φ
)os(ψ
)+os(φ
)os(θ
)sin(ψ
)sin(
θ
)sin(φ
) -sin(ψ
)os(φ
)-os(ψ
)os(θ
)sin(φ
) os(ψ
)os(φ
)-os(θ
)sin(φ
)sin(ψ
)
(1.13)
L'intégraledéniepar l'équation(1.12) estdon nonnulle pour ertainesombinai-
sonsdes élémentsde
Φ
[24℄.L'équation(1.11)liantlestermesmarosopiquesetlestermesd'hyper-polarisabilité
moléulaires implique le alul de nombreuses moyennes orientationnelles dont les va-
leurs sont bientabulées danslalittérature [25,26℄. L'inonvénient majeur dela formu-
lation artésienne tient au fait que les omposantes du tenseur d'hyper-polarisabilité
quidépendent durepèrehoisi,sontmélangéesparappliation desrotationsdepassage
entrelerepèremoléulaireetlerepèredulaboratoire.Cetenseurestl'expressiondepro-
priétés intrinsèquesdu milieu étudié qui nedépendent pasa priori du hoix du repère
de représentation. Il est don plus judiieux d'opter pour une base de représentation
invariantepar rotation etde passerà un formalismedit sphérique.
1.3 Formalisme sphérique
La base de représentation hoisie est omposée d'harmoniques sphériques réduites
C m J (ϑ, ϕ)
assoiéesàunediretiondel'espaeréelrepéréeparleoupled'angles(ϑ, ϕ)
.Cesfontionsangulairessontfontionspropresdugroupederotation
SO 3
ets'exprimentC m J (ϑ, ϕ) =
r 4π
2J + 1 Y m J (ϑ, ϕ) avec − J 6 m 6 J
(1.14)oùles
Y m J (ϑ, ϕ)
sontles harmoniquessphériques.LesfontionsC m J (ϑ, ϕ)
sont normali-sées,i.e.
C J
= 1
.Un tenseur apparaissant sous sa forme irrédutible vis-à-vis des rotations voit par
dénitionsesomposantessetransformeromme desharmoniquessphériques[28℄.Il va
don s'agir de déterminer ladéomposition en omposantes irrédutibles d'un tenseur
d'ordre 3.
1.3.1 Déomposition d'un tenseur d'ordre trois en omposantes irré-
dutibles
Nous nous intéressons tout d'abord au as d'un tenseur d'ordre 1, 'est à dire un
veteur.Posons:
V =
V x V y V z
(1.15)
pour lequel nouseetuonsle hangement de basesuivant :
V s =
V 1
V 0
V − 1
=
− √ 1 2 (V x + iV y ) V z
√ 1
2 (V x − iV y )
(1.16)
Si nous omparons ette expression ave elle de
C m 1 (ϑ, ϕ)
, l'harmonique sphérique réduite d'ordre 1,C m 1 (ϑ, ϕ) = q 4π
3 Y m 1 (ϑ, ϕ) =
C 1 1 C 0 1 C − 1 1
= √ V 2 1 x +V y 2
− √ 1 2 (V x + iV y ) V z
√ 1
2 (V x − iV y )
(1.17)
nous onstatons que
V s
se transforme ommeC m 1 (ϑ, ϕ)
. Un veteur apparaît donnaturellement sous saformeirrédutible vis-à-vis desrotations.
Unproduittensorieldedeuxtenseursexpriméssousleursformesirrédutiblesabou-
d'untenseurd'ordre 1,nousallonsonstruire deproheen prohe untenseur d'ordre2
puisd'ordre 3an d'endéterminerladéomposition enomposantesirrédutibles.
Unematrieestuntenseurd'ordre2obtenuenréalisantleproduittensorieldedeux
veteurs,noté
1 ⊗ 1
.Ceiorrespondàlaompositionde deuxharmoniquessphériques d'ordre 1, omposition obéissant aux règles de séletion basées sur les propriétés desoeientsdeClebh-Gordan[30℄.Ainsi,pourdeuxharmoniquessphériquesd'ordre
J 1
et
J 2
,l'ordre durésultat esttel que[31℄ :| J 1 − J 2 | 6 J 6 J 1 + J 2
(1.18)Une matrie sedéomposedon en omposantes irrédutibles omme:
1 ⊗ 1 = 0 ⊕ 1 ⊕ 2
(1.19)où
⊕
symbolise la sommetensorielle direte des omposantes irrédutibles du tenseur d'ordre 2.Dans le as d'un tenseur symétrique d'ordre
n
, la déomposition en omposantes irrédutibles est limitée aux omposantes uniques d'ordreJ
telle quen + J
soit paire[27,32℄ don que:
(1 ⊗ 1) sym = 0 ⊕ 2
(1.20)Untenseurd'ordre3estobtenuenréalisantleproduittensorield'untenseurd'ordre
1et d'untenseur d'ordre 2,soit :
1 ⊗ 2 Reductible = 1 ⊗ (0 ⊕ 1 ⊕ 2)
(1.21)En développant ette expression:
1 ⊗ (0 ⊕ 1 ⊕ 2) = (1 ⊗ 0) ⊕ (1 ⊗ 1) ⊕ (1 ⊗ 2)
(1.22)Il s'agit dela sommediretede tenseursrédutibles d'ordres1,2 et3soit :
1 ⊗ (0 ⊕ 1 ⊕ 2) = 1 ⊕ (0 ⊕ 1 ⊕ 2) ⊕ (1 ⊕ 2 ⊕ 3)
(1.23)Un tenseur d'ordre 3 se déompose don en un tenseur d'ordre 0 (salaire), trois
3 (septeur). Cei orrespond au as le plus général de la diusion paramétrique de la
lumière (Parametri Light Sattering : PLS) où deux hamps inidents de fréquenes
diérentes sont ouplés parle milieude diusion [27℄ :
β P LS ∼ 0 ⊕ (1 ⊕ 1 ⊕ 1) ⊕ (2 ⊕ 2) ⊕ 3
(1.24)Dans le as de la diusion hyper-Rayleigh, il y a un seul hamp inident don le
tenseur d'ordre 3 estsymétrique vis-à-vis de deuxindies. Ceiorrespond au produit
d'untenseur d'ordre 1 etd'untenseur d'ordre 2symétrique:
1 ⊗ (1 ⊗ 1) sym = 1 ⊗ (0 ⊕ 2)
= (1 ⊗ 0) ⊕ (1 ⊗ 2)
= 1 ⊕ (1 ⊕ 2 ⊕ 3)
(1.25)Donletenseur d'hyper-polarisabilité sedéompose demanièreirrédutible omme
deuxomposantesvetorielles,uneomposantematriielleetuneomposantetensorielle
d'ordre 3:
β HRS ∼ (1 ⊕ 1) ⊕ 2 ⊕ 3
(1.26)Dans leadrede l'hypothèsede Kleinman où lafréqueneinidenteet lafréquene
harmonique se trouvent hors de la bande d'absorption des moléules diusantes, nous
pouvons appliquer les relations de symétrie de Kleinman qui imposent une symétrie
omplètedutenseur d'hyper-polarisabilité[33℄.Dans ladéompositionen omposantes
irrédutibles d'ordre
J
ne subsistent alors queles omposantesuniques pour lesquelleslasomme
3 + J
est paire don:(1 ⊗ 2) Sym = 1 ⊕ 3
(1.27)Don:
β Kleinman ∼ 1 ⊕ 3
(1.28)Dans le adre de l'hypothèse de Kleinman, le tenseur d'hyper-polarisabilité se dé-
ompose don de manière irrédutible omme une seule omposante vetorielle et une
1.3.2 Expression de l'intensitéde la lumière diusée dans le adre de
l'hypothèse de Kleinman
Demanièregénérale,laformesphériqued'untenseur
T
rédutibled'ordren
esttelleque[27℄ :
T = X
ν,J
T ν,J avec T ν,J = X
− J ≤ m ≤ J
T m ν,J C m J
(1.29)où l'indie
ν
distingue lesparties indépendantes demême ordreJ
.Si nousonsidérons l'équation (1.28) donnant ladéomposition en omposantes ir-
rédutiblesdutenseurd'hyper-polarisabilitédansleadredel'hypothèsedeKleinman:
β Kleinman = β J=1 ⊕ β J=3
(1.30)D'après (1.29) :
β = X
J=1,3
−J≤m≤J
β m J C m J
(1.31)où ilya disparitionde l'indie
ν
aril n'y apasplus d'untenseur demême ordre.Reprenons l'équation (1.3) :
p 2ω I = X
K,L
β IKL E K ω E L ω
(1.32)où
p 2 I ω
orrespondà lapolarisation induiteenseonde harmonique suivant ladiretionI
par les omposantes de diretionsK
etL
du hamp inident, pour une moléulediusante. Pour une diretion dedétetion quelonque, nousavons :
p 2ω = X
I
p 2ω I e I = X
I,K,L
β IKL e I E K ω E L ω
(1.33)Il s'agitd'unproduit ontraté vis-à-visdesindies
I, K
etL
.En formalismesphé-rique, l'expressionde e produitontraté est[24℄ :
p 2ω = β • F
(1.34)où
F = e 2 ω ⊗ E ω ⊗ E ω
(e 2 ω
est un veteur unitaire orrespondant à la diretion de détetion delaseonde harmonique).U • V = X
IKL
U IKL V IKL = X
m,J
( − 1) m + J + n U m J V − J m
(1.35)Pour un tenseur d'ordre
n = 3
, et dans l'hypothèse de Kleinman oùJ = (1, 3)
,( − 1) m+J +n = ( − 1) m
etl'expressionpréédentedevient :U • V = X
J=1,3
− J ≤ m ≤ J
( − 1) m U m J V − J m
(1.36)Danslarelation(1.34),
F
estexprimédansleréférentielmarosopiquedonβ
doitl'êtreégalement.Soit
R Ω (β) J m
,l'expression desomposantessphériquesβ m J
du tenseurd'hyper-polarisabilité dans le référentiel marosopique, obtenue par rotation d'angle
d'Euler
Ω = (ϑ, ϕ, ψ)
.Ainsi:p 2ω = β • F = X
J =1 , 3
− J ≤ m ≤ J
( − 1) m R Ω (β) J m F − J m
(1.37)Pour exprimer l'intensité de lalumière diusée par l'ensemble desmoléules, nous
herhons à aluler la quantité
h p 2 ω p 2 ω ∗ i
, la moyenne étant eetuée sur toutes lesdiretionsangulaires possibles dénies parles angles d'Euler :
h p 2 ω p 2 ω ∗ i = X
J =1 , 3
−J ≤m≤J
( − 1) m R Ω (β) J m F − J m X
K =1 , 3
−K≤q≤K
( − 1) q R Ω (β) K q ∗ F − K q ∗
= X
m,J,q,K
( − 1) m + q h R Ω (β ) J m R Ω (β) K q ∗ i F − J m F − K q ∗
(1.38)Nousavons:
h R Ω (β) J m R Ω (β) K q ∗ i = R
Ω
R Ω (β) J m R Ω (β) K q ∗ f (Ω) dΩ R
Ω
f (Ω) dΩ
(1.39)ave
dΩ = sin(θ)dφdθdψ
etf (Ω)
,une fontion dedistribution orientationnelle.Dans leasétudié ii,la distributiondesdiretions prinipalesdesmoléules diu-
santesest isotrope,e qui entraîne que
f (Ω) = 1
et que:h R Ω (β) J m R Ω (β) K q ∗ i =
R
Ω
R Ω (β) J m R Ω (β) K q ∗ dΩ
8π 2
(1.40)Pour alulerl'intégralemiseenjeudanslarelationpréédente, ilfautexprimerles
omposantes
R Ω (β) J m
.Celles-is'obtiennent enutilisantlespropriétésdesharmoniques sphériquesvis-à-visdesrotations.Eneet,larotationR Ω
d'anglesd'EulerΩ = (ϑ, ϕ, ψ)
desharmoniques sphériques
Y m J
s'érit [29℄ :R Ω (Y ) J m = X
m ′
D m J ′ m (Ω) Y m J ′
(1.41)les oeients angulaires
D m J ′ m (Ω)
étant les éléments de la matrie de Wigner. Cetterelation estbienévidemment valable pour lesharmoniques sphériquesréduites
C m J
.Les omposantes sphériques d'un tenseur irrédutible se transforment omme les
harmoniquessphériques don nouspouvons érireque, demanière générale:
R Ω (T ) v,J m = X
m ′
D m J ′ m (Ω) T m v,J ′
(1.42)sibien queles
R Ω (β) J m
s'expriment omme:R Ω (β) J m = X
m ′
D m J ′ m (Ω)β m J ′
(1.43)Ainsi:
Z
Ω
R Ω (β) J m R Ω (β) K q ∗ dΩ = X
m ′ ,q ′
β m J ′ β q K ′ ∗
Z
Ω
D m J ′ m (Ω) D q K ′ q ∗ (Ω) dΩ
(1.44)Il ya orthogonalitédeséléments de lamatriede Wigner[29℄ don :
Z
Ω
D J m ′ m (Ω) D K q ′ q ∗ (Ω) dΩ = 8π 2
2J + 1 δ JK δ mq δ m ′ q ′
(1.45)D'où :
h R Ω (β) J m R Ω (β) K q ∗ i = 1 2J + 1
X
m ′ ,q ′
β m J ′ β q K ′ ∗ δ JK δ mq δ m ′ q ′
= 1
2J + 1 X
m ′
β m J ′ β m K ′ ∗ δ JK δ mq
(1.46)h p 2 ω p 2 ω ∗ i = X
m,J,q,K
( − 1) m + q 1 2J + 1
X
m ′
β m J ′ β m K ′ ∗ F − J m F − K q ∗ δ JK δ mq
= X
m,J
1 2J + 1
X
m ′
β m J ′ β m J ∗ ′ F − J m F − J ∗ m
(1.47)Les termes
P
m ′
β m J ′ β m J ∗ ′
etP
m
F − J m F − J ∗ m
sont les expressions des normes des tenseurs assoiés. Eneet,par dénition dela normed'untenseur [29℄, nousavons:T ν,J
2 = X
m
T m ν,J ( − 1) m T − ν,J m
(1.48)Don:
β J
2 = X
m ′
β m J ′ ( − 1) m ′ β − J m ′
(1.49)Comme
β m J ∗ ′ = ( − 1) m ′ β − J m ′
:β J
2 = X
m ′
β m J ′ β J m ∗ ′ = X
m ′
β m J ′
2
(1.50)
Demême, omme
F m J ∗ = ( − 1) m F − J m ⇒ F − J m ∗ = ( − 1) m F m J
:X
m
F − J m F − J ∗ m = X
m
F m J F m J ∗ = F J
2
(1.51)
Finalement [34℄ :
p 2ω p 2ω ∗
= X
J =1 , 3
1 2J + 1
β J
2 F J
2
(1.52)
ouenore :
p 2 ω p 2 ω ∗
= 1 3
β J =1
2 F J =1
2 + 1 7
β J =3
2 F J =3
2
(1.53)
Ilapparaîtainsideuxtermesréelsinvariantsentrantsdanslealulde
p 2 ω p 2 ω ∗
[22,35℄.
Les expressions des omposantes sphériques du tenseur d'hyper-polarisabilité en
1.3.3 Expression de l'intensité de la lumière diusée dans le adre
général de la diusion hyper-Rayleigh
Le tenseur d'hyper-polarisabilité est alors omposé de termes irrédutibles symé-
triquesvis-à-visdelapermutationdestroisindiesartésienset determesirrédutibles
anti-symétriquesvis-à-visdelapermutation destroisindiesmaissymétriques vis-à-vis
de la permutation de deux indies artésiens. Suivant la notation de Maker [36℄ (
ss
symétriqueet
ms
anti-symétrique) :β = β ss,J =1 ⊕ β ms,J=1 ⊕ β ms,J=2 ⊕ β ss,J =3
(1.54)D'après (1.35) et(1.37),nousavons(ave
ν = ss, ms
) :p 2 ω = β • F = X
m,ν,J
( − 1) m+J+n R Ω (β) v,J m F − ν,J m
(1.55)L'ordre dutenseur est
n = 3
don( − 1) m + J +3+ q + K +3 = ( − 1) m + q + J + K
.Ainsi:h p 2 ω p 2 ω ∗ i = X
m,v,J
q,v′,K
( − 1) m+q+J+K h R Ω (β) v,J m R Ω (β) v q ′ ,K ∗ i F − v,J m F − v ′ q ,K ∗
(1.56)D'après (1.46) :
h R Ω (β) v,J m R Ω (β) v q ′ ,K ∗ i = 1 2J + 1
X
m ′
β m v,J ′ β m v ′ ′ ,K ∗ δ JK δ mq
(1.57)Don :
p 2ω p 2ω ∗
= X
J =1 , 2 , 3
v,v′=ss,ms
1 2J + 1
X
m ′
β m v,J ′ β m v ′ ,J ′ ∗
! X
m
F − v,J m F − v ′ m ,J ∗
!
(1.58)
p 2 ω p 2 ω ∗
= 1 3
β ss,J =1
2 k F ss,J =1 (E ω ) k 2 + 1 7
β ss,J =3
2 k F ss,J =3 (E ω ) k 2 + 1
3
β ms,J=1
2 k F ms,1 (E ω ) k 2 + 1 5
β ms,J=2
2 k F ms,J=2 (E ω ) k 2 + 1
3
"
X
m ′
β m ss,J ′ =1 β m ms,J ′ =1 ∗
! X
m
F − ss,J m =1 (E ω ) F − ms,J m =1 ∗ (E ω )
+ X
m ′
β m ms,J=1 ′ β m ss,J ′ =1 ∗
! X
m
F − ms,J=1 m (E ω ) F − ss,J=1 m ∗ (E ω )
#
(1.59)
Il apparaît ainsi six invariants, quatre réels et deux omplexes onjugués (voir
l'Annexe A pour l'expression de es omposantes en fontion des omposantes ar-
tésiennes)[22,35℄ .
1.4 Conlusion
Le as spéique de l'hypothèse de Kleinman implique que deux états distints de
lalumière diusée sontnéessaires etsusants pour pouvoir déterminerles termesin-
variants et par la suite les omposantes du tenseur d'hyper-polarisabilité. Cei inite
à réaliser un montage expérimental dans lequel la polarisation inidente est retiligne
etoù l'analyse de polarisation de la lumière diusée s'eetue en hoisissant deux po-
sitions privilégiées du polariseur de sortie [24℄. Cependant, dans le as général de la
diusion hyper-Rayleigh, le nombre d'invariants passe à six e qui implique de déte-
teraumoinssixétats de polarisation linéairement indépendants delalumière diusée.
Ces états de polarisation ne doivent pas seulement être retilignes ou irulaires mais
également elliptiques [35,37,38℄, e qui justied'envisager la réalisation d'unmontage
polarimétrique [20℄.
Dans le hapitre suivant, après un rappel onernant le onept de polarisation
de la lumière et un formalisme vetoriel le dérivant, nous présentons le prinipe de
notre polarimètre appliqué à la diusion hyper-Rayleigh. Nous exposons ensuite les
raisons ayant mené au hoix de la onguration expérimentale puis nous présentons
une optimisation de ette onguration. Enn, nous dérivons en détail les éléments
onstituants notremontage polarimétrique.
Coneption du dispositif
expérimental de diusion
harmonique de la lumière
2.1 Introdution
Le montage polarimétrique estonstitué d'une sourelumineuse, d'undispositifde
mise en forme permettant de générer de façon ontrlée des états de polarisation de
lalumière inidente à l'éhantillon, d'undispositifd'analyse permettant de mesurer la
polarisationdelalumièrediuséeenseondeharmonique etd'unedétetion.L'intensité
détetée dépend bien entendu de
p 2 ω p 2 ω ∗
et des états de polarisation de odage et
d'analyse. Le formalisme de polarisation utilisé est le formalisme de Jones que nous
présenteronsdonii,aprèsunbrefrappelduoneptdepolarisationdelalumière.Nous
appliqueronspar lasuite e formalisme à l'expressionde l'intensité diuséeen seonde
harmonique puis nous présenterons une proédure d'optimisation de notre montage.
Suivraalors unedesription détailléedeséléments leonstituant.
2.2 Polarisation de la lumière
2.2.1 Présentation
Quatre paramètres susent à aratériser une onde optique :son intensité, safré-
quene,sapolarisationet saphase. Notreoeil nedistingue paslanature vetorielle de
lalumière sibienque elle-ialongtemps étéperçueommeune grandeur salaire.Ce
n'est qu'audébut
XIX eme
sièlequelavibration transversede lalumière aétémiseenévidene par Young et Fresnel puis ave le développement de l'élétromagnétisme, la
notion depolarisationa étéintroduite an deomprendre e omportement.
La polarisation d'une onde lumineuse dérit l'évolution temporelle de son veteur
hampéletrique.Sietteévolutioneststationnairependantletempsdemesure,l'onde
est dite polarisée, sinon elle est partiellement ou totalement dépolarisée. Lorsqu'une
onde lumineuse interagit ave un milieu, sa polarisation subit une transformation et
l'étude de ette variation de l'état de polarisation de l'onde permet de aratériser le
systèmeonsidéré. L'étudedupassagedelalumière àtraversunesuessiond'éléments
polarisantspeutêtrefailitée par l'utilisation dediversformalismes évoquésii.
En 1852, Stokes [39℄ posa les fondements de la théorie mathématique de la po-
larisation de la lumière en introduisant quatre paramètres assoiés à des grandeurs
mesurables,onnussouslenomdeparamètres deStokes. Ilaalorsmontréqueette re-
présentationsutàaratériseromplètementl'étatdepolarisationd'uneonde,qu'elle
soit partiellement, totalement ou non polarisée. Par lasuite, Poinaré [40℄ en 1892 dé-
montraquel'ensembledesétats pursde polarisationpeutêtrevisualisé surune sphère,
la sphère de Poinaré, dont les oordonnées artésiennes sont trois des paramètres de
Stokes.
En 1941,Jones [4148℄,à travers unesériede huitartiles,introduisitune nouvelle
méthodede alulpermettant de dérireleomportement d'uneonde polarisée traver-
sant desélémentsoptiques.Ensebasantsurlanaturevetorielled'unétatdepolarisa-
tion, il proposade dérireun opérateur de polarisation par une matrie de dimensions
2 × 2
,dansl'espaevetoriel assoiéauhampéletriquedel'onde.Ceformalisme,très eae présente ependant deuxinonvénientsmajeurs:les paramètres utilisés sont assoiés à des grandeurs omplexes qui ne sont pas
diretement mesurables.
ilne traitequele asdesondestotalement polarisées.
Le formalisme de Mueller (ou de Stokes-Mueller) onstitue une alternative inté-
ressante au formalisme de Jones, puisqu'il permet non seulement de traiter des ondes
polariséesommedesondesdépolarisées,touten étant reliéàdesgrandeurs de dimen-
sionsénergétiques etde e fait mesurables. Il permet de passerd'unveteur de Stokes
à unautre viaune matrie réelle, ditede Mueller[49℄.
2.2.2 Conept de lumière polarisée
Considéronsuneondeplanequasi-monohromatiqueprogressivedelongueur d'onde
λ
et de pulsationω
. Le veteur hamp életrique de ette onde peut être déom-(Ox, Oy, Oz)
etsilefaiseauoptiquesepropagesuivantladiretiondesz
positifs,nousobtenons àl'instant
t
:E(z, t) =
E x (z, t) E y (z, t) E z (z, t)
=
E 0x cos(ωt − kz + ϕ x ) E 0 y cos(ωt − kz + ϕ y )
0
(2.1)ave
(E 0 x , E 0 y )
,lesamplitudesréellespositivesduhamp,k
,lanormeduveteurd'ondetelque
k = 2π λ
et(ϕ x , ϕ y )
,les phasesdénies à2π
près.Laombinaisondesexpressionsde
E x (z, t)
etE y (z, t)
aprèséliminationdelavariable temporellet
aboutitàl'équationdel'ellipsedériteparl'extrémitéduhampéletrique:E x 2 E 0x 2 + E y 2
E 0y 2 − 2 E x E y E 0 x E 0 y
cos(ϕ) = sin 2 (ϕ)
(2.2)où
ϕ = ϕ y − ϕ x
estle déphasageentreE y
etE x
L'étatdepolarisationestentièrementdéniparl'ensembledesparamètresdel'ellipse
(Fig. 2.1), 'est-à-dire son elliptiité
ǫ
, son azimutα
, le déphasageϕ
et du sens deparourt de l'ellipse qui dépend diretement du signe de
sin(ϕ)
. Sielui-i est positif,l'ellipseestditedroiteetparonvention, elaorrespondauasoùpourunobservateur
regardant dansladiretion opposéedu sens depropagation, larotation s'eetuedans
lesens desaiguillesd'unemontre. Dans leasontraire, elle estdite gauhe.
0y 2 E
2 E 0x a
b
ε α ν
Fig. 2.1 Ellipse de polarisation
Diérentes relations relient les paramètres aratéristiques de l'ellipse de polarisa-
cos(2ν) = cos(2ǫ) cos(2α) sin(2ν) cos(ϕ) = cos(2ǫ) sin(2α)
sin(2ν ) sin(ϕ) = sin(2ǫ)
(2.3)L'ellipse de polarisation peut, sous ertaines onditions, dégénérer en un erle ou
une droite :
lorsque
ϕ = 0
ouϕ = π
(modulo2π
),l'onde estpolarisée retilignement.lorsque
ϕ = π 2
ouϕ = 3 2 π
etE 0 x = E 0 y
,l'onde estpolarisée irulairement.La gure2.2illustrediérentsétats de polarisation.
L'onde polarisée la plus générale orrespond don à une trajetoire elliptique de
l'extrémité du veteur hamp életrique. Pour représenter et état de polarisation et
étudiersonévolutionlors du passage de l'onde dansdiérents élémentsoptiques, nous
nous limitons au formalisme vetoriel de Jones puisque 'est e formalisme qui sera
utilisé danslasuite de notreétude.
2.2.3 Formalismede Jones
2.2.3.1 Veteur de Jones
La nature vetorielle de l'état de polarisation de la lumière suggère d'utiliser une
représentation vetorielle de e dernier.Ainsi en 1941,Jones [41 48℄ proposaune nou-
velle représentation dérivant l'étatdepolarisationd'uneondequasi-monohromatique
planesepropageantdansladiretiondes
z
roissants.Cettereprésentations'appuiesur un veteuromplexeV J
appelé veteur de Jones,telque :V J =
"
E 0 x exp iϕ x E 0y exp iϕ y
#
∝
"
E 0 x
E 0y exp iϕ
#
(2.4)
Le veteur de Jones est généralement déni à un fateur de phase près sauf dans
la as d'une superposition ohérente de deux ou plusieurs faiseaux polarisés dont la
relation dephase reste onstante durant le temps demesure.
En normalisant leveteurde Jonesde tellesorte quel'intensitétotalesoit unitaire,
nousavons:
V J N = 1 q E 0x 2 + E 0y 2
"
E 0 x
E 0 y exp iϕ
#
=
"
cos(ν ) sin(ν) exp iϕ
#
(2.5)
Y
Z Y
X O
X
(a) nonpolarisé
Y
Z Y
X O
X
(b)retiligne horizontal
Y
Z Y
X X
O
()retilignevertial
Y
Z Y
X O
X
(d)irulaire
Y
Z Y
X O
X
(e) elliptique