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THÈME S INFORMER : UN REGARD CRITIQUE SUR LES SOURCES ET MODES DE COMMUNICATION CHAPitre INTRODUCTIF : COMMENT S INFORME-T-ON AUJOURD HUI?

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Academic year: 2022

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THÈME S’INFORMER : UN REGARD CRITIQUE SUR LES SOURCES ET MODES DE COMMUNICATION

CHAPitre INTRODUCTIF : COMMENT S’INFORME-T-ON AUJOURD’HUI ?

Qu’est-ce qu’une information ?

« Informare » : donner forme à / se former, se construire une idée. Donc, c’est à la fois le message à communiquer et les moyens pour le faire.

Informations : données qui permettent se faire une idée sur quelque chose / un thème (politique, culture, science…) à différentes échelles (monde, nationale, locale…) et de diverses façons.

Cela répond à un besoin : il faut des connaissances pour comprendre, se faire une idée, interagir avec les autres et le monde.

Une info doit répondre à 3 critères : avoir un intérêt pour le public, être factuelle, être vérifiée (Les Décodeurs, le Monde, 23/1/17).

Beaucoup de progrès techniques, surtout depuis le XIXe siècle, ont permis de multiplier les moyens de s’informer : pluralité des médias et des supports d’informations. Et les gens consomment de plus en plus d’informationss :

Dans le monde, on passe près de 8h par jour sur les médias et ça progresse en permanence.

 L’usage de la télévision reste important mais les supports traditionnels (journaux, revues, radio) ne dominent plus.

 Aujourd’hui, ce sont les supports individuels (ordinateurs personnels, smartphones, tablettes) qui prennent de plus en plus de place grâce à l’essor d’internet et du haut débit depuis fin 2000’. Cela modifie l’accès à l’information et sa circulation avec comme premier média les réseaux sociaux.

Chronologie des médias

COMMENT SINFORME-T-ON AUJOURDHUI, PAR QUELS MOYENS ET LES PRATIQUES SONT-ELLES LES MEMES QUELS QUE SOIENT LES GENS ET LES LIEUX ?

1 Des médias et des supports de communication qui n’ont jamais été aussi NOMBREUX et

diversifiés ... 2

1.1 Il existe une grande variété de médias ... 2

1.2 LES MÉDIAS TRADITIONNELS ... 2

1.2.1 La presse écrite ... 2

1.2.2 La radio ...3

1.2.3 La TV ...3

1.3 Les NOUVEAUX MEDIAS ... 4

1.3.1 Ce sont plus de nouveaux supports que des nouveaux médias (sauf réseaux sociaux). ... 4

(2)

2 Des pratiques d’info DIFFÉRENCIÉES selon les INDIVIDUS, les groupes soc et les

TERRITOIRES ... 5

2.1 LES NOUVELLES PRATIQUES SELON LES INDIVIDUS OU GROUPES SOCIAUX ... 5

2.2 DES PRATIQUES DIFFÉRENCIÉES SELON LES TERRITOIRES ... 7

1 D ES MEDIAS ET DES SUPPORTS DE COMMUNICATION QUI N ONT JAMAIS ETE AUSSI NOMBREUX ET DIVERSIFIES

1.1 I

L EXISTE UNE GRANDE VARIETE DE MEDIAS

Quels types de médias connaissez-vous ? À l’oral et bilan 1 p.278 + exp francais en pwp 5 (on peut faire un sondage avant dans la classe et comparer…).

 Traditionnels : presse papier, radio, tv.

Chronologie page 279

 Internet et réseaux sociaux sont récents, mais beaucoup de contenus viennent encore des medias traditionnels.

 La Majorité des consommateurs ont plusieurs supports pour accéder à l’info : 3 en moyenne par Français (la tv est un écran parmi d’autres : ordi, tablette, smartphone).

 Il faut bien faire la différence entre média et support: un média peut utiliser plusieurs supports. Exemple : Journal Le Monde qui transmet les informations par un support papier / un support site web …

Media : moyen de diffusion d’un message, d’une information, acteurs qui produit de l’information Support : outil de transmission.

1.2 LES MÉDIAS TRADITIONNELS

(évolution générale en doc 2 pwp 6)

1.2.1 La presse écrite

 Media historique (depuis l’imprimerie) : s’est fortement développée fin XIXe siècle (écoles…), elle a été très puissante, encore vue comme le 4ème pouvoir aux EUA (plutôt la tv aujourd’hui : Nixon a dû démissionner, Trump est « en guerre avec elle, et lui twitte). Selon La Croix (2018), 6% des Français la lisent.

(3)

 Elle est variée : quotidienne ou périodique, généraliste ou spécialisée, internationale, nationale, PQR (presse quotidienne régionale) …, payante ou gratuite.

Pwp 6 :

 Elle doit s’adapter car elle est en crise (perd 3% de lecteurs par an depuis 2012). De grands titres ont disparu : Life en 2007 (EUA), France soir (2011), la PQR recule aussi, voire s’effondre.

 La presse traditionnelle, écrite, s’est donc souvent doublée d’une version numérique (elle varie les supports : newsletters gratuites, articles en ligne, souvent payants).

 À côté de cela, les journaux gratuits fidélisent de nouveaux lecteurs dans les transports en commun des grandes villes. Cela modifie le comportements : on s’informe vite, de façon très sommaire (« fast info »).

pwp 7

 Il y a aussi création de journaux présents uniquement sur le net (« pure players »), gratuits ou payants : Huffington Post en 2005 (EUA, devenu Huffpost en 2015), Médiapart en France (2008). Il y a aussi une multiplication des blogs spécialisés +/- sérieux…

Pure player : entreprise d’information qui exerce son activité uniquement sur internet.

1.2.2 La radio

 Elle remonte à fin XIXe / debut 20e , reste très importante aujourd’hui (moyen de s’informer pour 18% des Français).

 Autour de 900 en France, de tous les genres : privées / publiques, généraliste / spé, internatio... locales…

 On l’écoute surtout le matin, elle s’est dotée de podcast pour permettre de la souplesse dans l’écoute (en différé, à la demande et se filme de plus en plus : cf France Inter et les chroniques de Charline Vanhoenecker : joue sur le caractère filmé de la radio)… Elle s’aligne donc sur les avantages du net.

 Il y a aussi des webradios, n’existant que sur Internet, souvent développées par des amateurs.

1.2.3 La TV

 Elle s’est développée dans l’Entre-deux-guerres et surtout dans les années 50-60’. Elle a été le 1er média, la référence tout au long de la deuxième moitié du XXe siècle.

Pwp 8 / 9

 Elle doit aussi s’adapter face à la multiplication des chaines, la création des chaines d’infos (CNN en 1980, France : LCI, BFM, C News, France Info…) en continu à l’échelle nationale ou internationale, qui se sont multipliées ces dernières années.

 Les chaines perdent de l’audience (donc crise aussi), qui se divise entre toutes chaines (TNT : de 6 à 25 chaines depuis 2005) et autres médias.

 On crée des services pour la regarder en décaler… on la regarde de moins en moins en direct : WTC est un marqueur.

Pwp 10

 Donc plus de liberté pour les gens, plus d’infos accessibles. Ce qui pose aussi des problèmes.

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1.3 L

ES

NOUVEAUX MEDIAS

1.3.1 Ce sont plus de nouveaux supports que des nouveaux médias (sauf réseaux sociaux).

Internet

 57% hommes sont connectés, avec de fortes disparités : 86% en Europe, 36% en Afrique.

« Métamédia » : il mêle images, textes, sons et vidéos, offrant une info surabondante et souvent gratuite.

Risque d’« infobésité » : trop d’infos, qu’on ne sait pas utiliser, vérifier les sources, comprendre, trier…. On a de l’info en permanence, en abondance, de façon nomade. Mais se pose-t-on la Q du sérieux des contenus ? Les réseaux arrivent-ils à les gérer ? L’info est -elle un produit de consommation comme un autre ?

Le smartphone (tel qui a un système d’exploitation conçu pour accueillir des applications via une connexion internet) est devenu rapidement un support de masse à l’échelle mondiale (surtout les jeunes)

Pwp 11

 50% des hommes ont le net grâce à lui dans le monde, mais 2/3 ont un téléphone mobile, il y a donc des inégalités. C’est surtout vrai dans le PID et les émergents.

 Sur le marché de smartphones : 1 Chine, 2 Inde, 3 EUA, 80% des Africains ont un mobile même si la couverture est très inégale.

1.3.2 45% des gens vont sur les réseaux sociaux (surtout les jeunes) : application ou site internet qui met en relation le plus grand nombre d’individus ayant des gouts en commun et partageant des infos.

 En moyenne 2h16 / jour Facebook, Twitter, Instagram…

Pwp 12

 Ils sont à la fois un media d’informations rapide, très sélectif (on voit ce que l’on veut bien…), et un support de communication fondé sur l’interaction.

 Les autres médias y signalent / déposent leurs contenus (une partie gratuite, le reste payant le plus souvent) et les consommateurs les commentent, les relaient et produisent leurs propres infos...

 L’information est plus rapide, les sources sont nombreuses et tout le monde peut participer. Ce qui pose le problème des sources et des fake news…

Schéma bilan :

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2 D ES PRATIQUES DIFFÉRENCIÉES SELON LES INDIVIDUS, LES GROUPES SOCIAUXET LES TERRITOIRES

Le rapport à l’info change avec la multiplication des supports. S’informer devient une pratique individuelle (individualisée ?), consommée à tout moment : le rituel de la

« grand-messe » du 13h (Pernault : en ce moment, plutôt les « vieux ») ou 20h (Patrick Poivre d’Arvor dans les années 1990-2000) regardé en famille disparait.

2.1 LES NOUVELLES PRATIQUES SELON LES INDIVIDUS OU GROUPES SOCIAUX

Les pratiques d’info ont beaucoup changé : cela dépend beaucoup de l’âge, des CSP et du diplôme.

Pwp 15 (stats), 16 doc 1 p.280 (texte / âge : montrez quelles sont les médias privilégiés selon les âges), et 16 doc 3 (CSP : montrez que le rapport à l’information semble changer selon le milieu social auquel on « appartient »).

Les personnes plus âgées, politisées ou diplômées lisent la presse écrite, vont directement sur les sites de médias : attachement à la source (idem pour télévision) et à

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la multiplication des sources. La presse écrite a aussi un lectorat de plus en plus vieillissant alors que seuls 60% des +70 ans utilisent le net.

Pwp 17 : sources d’infos pour les jeunes

 Les jeunes et catégories plus populaires ont un rapport plus pratique à l’info (surtout perçue à travers les faits divers, la télévision) et utilisent beaucoup le net (et de plus en plus sur smartphone : jeunes) ou la télévision (classes populaires).

Jeunes : plus grands consommateurs de contenus d’info en mobilité (plus grands détenteurs de smartphones) et ont un usage intensif des réseaux sociaux et seuls 1%

consultent la presse écrite.

 Avec un flux continu d’info entretenu par les alertes et notifications, il y a une organisation différente de la consommation de l’info : le plus souvent, formats court le matin et articles plus longs le soir.

Ça devient un objet de consommation : on consulte, paye à la demande selon ses centres d’intérêts (encore marginal).

Problème : cette immédiateté d’accès et cette individualisation atomisent les sources d’info, ce qui peut engendrer un manque de recul et d’analyse, voire de scepticisme face à l’info (« c’est écrit donc c’est vrai », « j’ai vu quelque part que… »).

 Les internautes consultent surtout de l’info non spécialisée. Ils ont accès à l’info à travers les portails de leurs fournisseurs d’accès, les premiers résultats des moteurs de recherche, les réseaux soc. Ils voient souvent les gros titres comme une source fiable et suffisante (on lit les titres et les deux premiers paragraphes). On parle de lecture de prélèvement.

Cette différenciation pose le souci de l’hétérogénéité des connaissances, des infos (on n’a pas les mêmes selon l’âge, les CSP…)

Pwp 18

 En fonction de ses centres d’intérêts, ses possibilités on n’a pas les mêmes infos, on

« oublie » tout un pan du monde…

Pwp 19 (2ème colonne)

 Le problème de l’infobésité entraine un manque de recul, pas de sureté des sources, pas d’échange (interaction avec d’autres, débats…). Donc possibilité d’être manipulé, influencé, victime de fake news. (cf. conclusion du thème)

 Il faut bien faire la différence entre la communication (message avec une cible et un but précis, possibilité de manipulation de l’info) et l’information (doit apporter quelque chose, une connaissance, un fait, doit être le plus objective possible – même si chaque média a un angle de vu, une ligne éditoriale , varier les sources pour laisser l’autre interpréter, se faire une idée : besoin de recul, d’esprit critique…).

Pwp 20

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Cela peut devenir un problème pour la démocratie car plus de sujet commun à discuter, pour confronter l’info obtenue, vérifier (fake news) … : besoin d’esprit critique, pas toujours simple lorsqu’on est de plus en plus seul face à l’information.

2.2 DES PRATIQUES DIFFÉRENCIÉES SELON LES TERRITOIRES

Pwp 21/22 (2 et 5 p.281 : stat et texte : au choix, mêmes données) :

Selon le développement du pays, le niveau d’équipement collectif (qualité du réseau : débit, fibre), ou individuel (matériel possédé ou non, capacité à utiliser le net… on revient aux problèmes d’âge ou de formation…) dans un pays, … il y a un problème de fracture numérique (inégalité d’accès aux technologies informatiques, dont l’accès à Internet selon les territoires ou les individus).

 Villes à haut débit VS campagnes ou montages, zones blanches (donc médias plus traditionnels, pas le choix) ….

Pwp 23 :

 C’est entre les pays développés et ceux en développement que l’on trouve le plus grande fracture numérique, avec une forte corrélation entre avoir un smartphone et avoir accès au net : beaucoup de personnes dans les PED n’ont le net que grâce à leur tel. Les forfaits 3 ou 4G sont 4x plus nombreux dans les Pays industrialisés et développés que dans les PMA.

Pwp 24 exemple des PID

 Cependant, les habitudes peuvent varier au sein des catégories de population de chaque pays (voir avant) ou entre des pays de même niveau de développement.

Problème d’une information accessible en permanence

 Avec une information pléthorique et en continu, on a du mal à suivre, comprendre, retenir… : cela va trop vite pour trier, comprendre, analyser…

 + chasse au buzz des médias : peut-on avoir confiance, le journaliste a-t-il vérifié ? Cela entraine une méfiance, la crainte d’une uniformisation des médias (pwp 25 : caricature 5 p.279), des rumeurs et des théories du complot se multiplient… (pwp 25, 2ème colonne, la 1ère est un rappel de ce qui a déjà été vu) et Cela peut entrainer une recherche d’informations encore plusindividuelle et sans avoir toujours les outils de lecture (cercle vicieux) …

pwp 26 (4 p.281)

Problème : la presse et internet peuvent être censurés, manipulés et donc l’info tronquée, manipulée. Cela a déjà été évoqué dans les thèmes précédents :

pwp 27 pour info :

 Les dictatures comme la Chine filtrent le contenu des sites s’opposant au gouvernement (elle a coupé le Net près de 30 fois depuis 2006 dans le pays, elle sanctionne les internautes…), des journalistes connaissent la répression… les lanceurs d’alerte sont en danger.

Printemps arabe

 L’accès à l’info est un enjeu démocratique.

(8)

 Parfois autocensure dans les démocraties : crainte du procès (cf : EUA, France classés dans

« bonne ») … cela malgré la liberté de la presse. Cependant, l’accès à l’information et au Net est totalement libre.

Pwp 28 :

 Moyens de lutte : « netizens » Des citoyens du web qui innovent (langage codé, émoticons, contournement des blocages…) pour permettre un accès à une info libre et indépendante… cela reste un combat difficile et très risqué.

CCL

AVEC LAPPARITION DES TECHNOLOGIES ET LE DEVELOPPEMENT DES RESEAUX SOCIAUX, IL EST AUJOURDHUI TRES FACILE DE PRODUIRE UNE INFORMATION ET DE LA FAIRE CIRCULER TRES RAPIDEMENT SUR UN RESEAU.

MAIS CES « PRODUCTEURS » DINFOS, AMIS, PARENTS, INCONNUS NE SONT PAS JOURNALISTES, ET LES INFOS QUILSPARTAGENT NE SONT PAS SOUMISES AUX EXIGENCES JOURNALISTIQUES.POUR ETRE SUR QUE LINFO PARTAGEE EST DE QUALITE, IL FAUT :

VERIFIER LA/LES SOURCES (DOU VIENT CETTE INFO, QUI A PRODUIT LINFO, A QUELLE DATE...)

BESOIN DEDUCATION A LINFO, DE DEVELOPPER SON ESPRIT CRITIQUE, ECHANGER / CONFRONTER LES IDEES, LES INFOS.

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