• Aucun résultat trouvé

et 26 blessées en une journée P 16

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "et 26 blessées en une journée P 16"

Copied!
16
0
0

Texte intégral

(1)

n° 3540 - Jeudi 31 octobre 2019 - site web : www.lecitoyenonline.com - e-mail : [email protected]

Accidents de la route

6 morts et 26 blessées en une journée

P 16

Le 1er novembre 1954

Un seul héros, le peuple algérien

Le 1er novembre 1954, date du déclenchement de la guerre de libération nationale, qui avait sonné le glas sur le mythe de “l’Algérie française”, demeure une date symbolique pour les tous les Algériens, qui célèbrent cette année son 65ème anniversaire qui coïncide avec le hirak et les élections

présidentielle de 12 décembre 2019 .

P 2

Général de Corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah

L’élection présidentielle aura lieu à la date prévue

P 4

m inistre de La s anté , de La popuLation et de La r éforme hospitaLière , m ohamed m iraoui

Le secteur de la santé bénéficie d’une augmentation de 2,28 % dans le PLF 2020

G rève des maGistrats

Un événement inattendu qui

ébranle le pouvoir

L utte antiterroriste

Destruction de quatre

casemates pour terroristes

à Batna

P 16

P 16 P 4

(2)

2

A C T U A L I T E

Jeudi 31 octobre 2019

L e 1 er novembre 1954

Un seul héros, le peuple algérien

Le 1er novembre 1954, date du déclenchement de la guerre de libération nationale, qui avait sonné le glas sur le mythe de

“l’Algérie française”, demeure une date symbolique pour les tous les Algériens, qui célèbrent cette année son 65ème anniversaire qui coïncide avec le hirak et les élections présidentielle de 12 décembre 2019 .

L

a déclaration du 1er no- vembre 1954 montre, d’une façon explicite, la volonté des Algériens de casser le joug du colonia- lisme, par les armes, pour arracher leur liberté. Le déclenche- ment de la guerre de libération était le thème “principal et unique” re- tenu “à l’unanimité” lors de la réu- nion historique du groupe des 22 en juin 1954 à Alger. Les participants à cette réunion, ont accepté “à l’una- nimité et avec enthousiasme” le passage à la lutte armée, parce qu’ils étaient convaincus que c’était le seul moyen de se libérer du joug colonial. La date du déclenchement de la lutte armée était “minutieuse- ment préparée” et constituait “un pas grandiose” accompli par le peu- ple algérien pour le recouvrement de la liberté spoliée et la concrétisa- tion de l’indépendance. La répres- sion et les souffrances subies au quotidien ont poussé le peuple al- gérien à accueillir la lutte armée

“avec une joie immense”. La révolu- tion algérienne s’est distinguée des autres révolutions par ses principes et sa détermination. A Mostaga- nem, l’évènement est d’autant plus important, pour sortir les martyrs du Dahra de l’oubli. Appelé nuit de la Toussaint par les coloniaux, nuit de l’espoir pour le peuple Algérien, qui a fait battre le cœur de ces hommes. Premier coup de feu, à 23 heures 45 en cette veille de novem- bre et pour être précis le 31octobre, sur le nommé Laurent qui se diri- geait vers Khadra (ex Picard située à

prés de 80km de Mostaganem). Il sera aussi le mois de la déferlante coloniale, et des arrestations de Bel- hamiti, Sahraoui Aek, Meziane Bou- taiba, Senouci, Hassaine, et ce, dès les premiers jours. Cet interlude his- torique, sera ponctué par de nom- breux crimes perpétrés contre des civils par l’autorité coloniale dans la région de Sidi Ali « ex Cassaigne », Hadjadj « ex Bosquet », Benabdel- malek Ramdane « ex Ouillis », Sidi Lakhdar « ex Lapasset », Douar Es- mara, Ouled El Hadj pour ne citer

que ceux-là. Dans cette région les coloniaux, tuaient pour le plaisir et c’est ce qui ressort de certains té- moignages, surtout concernant le Criminel De Jeanson, propriétaire à l’époque d’une ferme aux abords de Hadjadj plage (ex Bosquet). Il sera l’auteur de nombreux crimes perpé- trés contre la population de Had- jadj, commettant des assassinats, et c’est dans la forêt d’Ain Brahim plage, qu’il s’adonnait à son jeu de massacre, à savoir tuer des inno- cents. La région de Sidi Ali « ex Cas-

saigne » quant à elle s’illustrait par son camp de la mort où les prison- niers subissaient les pires tortures, disparaissaient ou assassinés sans aucune forme de procès. Connue pour être une zone très sensible, l’armée coloniale y était concentrée, de par le renforcement des unités de spahis et du 2ème bureau répu- tés pour leurs atrocités. Le choix de ce camp dans la Région, n’était pas fortuite pour ne pas oublier de citer entre autres la prison d’Oued El Kheir située à point zéro aussi répu-

tée pour les tortures et les sévisses.

Repères chronologiques 1er novembre 1954 Déclenchement de l’insurrection armée par le F.L.N.

nouvellement créé.

12 mars 1956 L’Assemblée nationale vote la loi sur les « pouvoirs spé- ciaux » pour l’Algérie.

20 août 1956 Congrès de la Soum- mam où le F.L.N. définit sa stratégie.

7 janvier 1957 Début de la « bataille d’Alger ».

13 mai 1958 Création, à Alger, d’un Comité de salut public présidé par le général Massu.

1er juin 1958 De Gaulle investi par l’Assemblée nationale, avec pou- voirs spéciaux.

4 juin 1958 De Gaulle aux colons d’Alger : « Je vous ai compris. » 19 septembre 1958 Formation, au Caire, du Gouvernement provisoire de la République algérienne (G.P.R.A.) dirigé par Ferhat Abbas.

23 octobre 1958 De Gaulle propose la « paix des braves ».

16 septembre 1959 De Gaulle re- connaît le droit à l’autodétermina- tion du peuple algérien.

22 avril 1961 Tentative de putsch des anciens généraux Salan, Challe, Jouhaud et Zeller.

17 octobre 1961 À Paris, manifesta- tion des « Français musulmans d’Al- gérie », sévèrement réprimée.

18 mars 1962 Signature des accords d’Évian donnant l’indépendance à l’Algérie.

3 juillet 1962 Proclamation par la France de l’indépendance de l’Algé- rie.

L e ministre des m oudJahidine , t ayeb Z itouni

“Si le nombre de moudjahidine est bien établi, le moment n’est pas encore venu de le communiquer”

L

e ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni a mis en avant hier le “riche” programme tracé, en collaboration avec plu- sieurs secteurs, dans le cadre des festivités commémoratives du 65e anniversaire du déclenchement de la Guerre de libération nationale.

Dans un entretien à l’APS à la veille de la commémoration du 65e anni- versaire du déclenchement de la Guerre de libération nationale, M.

Zitouni a précisé que la Commission nationale chargée de la préparation des fêtes nationales qu’il préside avait à cette occasion tracé, en col- laboration avec plusieurs secteurs, un “riche” programme de festivités prévoyant des activités historiques, culturelles, sportives et scientifiques outre des portes ouvertes sur les musées. Cet anniversaire est égale- ment l’occasion de baptiser et de re- baptiser des rues et des édifices, a-t-il ajouté, précisant que ce pro- gramme de festivités lancé le 18 oc- tobre se poursuivra jusqu’à la première semaine du mois de no- vembre. Il a également indiqué que le ministère des Moudjahidine coor- donnait avec celui de l’Education nationale pour l’organisation de concours et d’expositions itiné- rantes à travers les 45 musées rele- vant de son département à travers les wilayas du pays.A une question sur les chantiers ouverts récem- ment dans le secteur, M. Zitouni a fait savoir que le ministère “a

achevé l’élaboration d’un fichier nu- mérisé comportant les noms de tous les moudjahidine et moudjahi- date et ayants droit”, soulignant que

“si le nombre de moudjahidine est bien établi, le moment n’est pas en- core venu de le communiquer” car, a-t-il dit, “l’Algérie est en négocia- tion avec la partie française et les statistiques algériennes ne doivent pas être exploitées dans ces négo- ciations”. Concernant l’enrichisse- ment des archives, le ministre a signalé que l’enregistrement des té- moignages était “très avancé”, le mi- nistère ayant enregistré les témoignages de la plupart des offi- ciers de l’Armée de libération natio- nale (ALN), a-t-il dit, affirmant que toutes ces archives, actuellement au niveau du ministère, seront “mises à profit par les chercheurs et les his- toriens pour étoffer davantage les connaissances sur l’histoire et la transmettre aux générations mon- tantes”.M. Zitouni a, dans ce cadre, noté que la Commission nationale chargée de la préparation des fêtes nationales s’employait, en coordina- tion avec plusieurs départements ministériels, notamment celui de l’Education nationale, à “exploiter les archives se trouvant au niveau des musées pour faire connaître l’histoire de la Révolution”, a-t-il dit.Le premier responsable du sec- teur a, par ailleurs, fait état de la si- gnature d’une convention avec le ministère du Tourisme pour déve-

lopper le tourisme historique à tra- vers l’exploitation des sites histo- riques, rappelant que le ministère avait recensé 1.277 cimetières de chouhada, 126 carrés des martyrs, 3.487 sites historiques et 1.461 cen- tres de torture à travers le territoire national.Concernant le projet de loi relatif au moudjahid et au chahid, M. Zitouni a réaffirmé que ce texte juridique est toujours “en cours d’examen” et que ses articles se ba- seront sur “les aspects sanitaire et social” au profit des moudjahidine, indiquant que le ministère a lancé des consultations” avec plusieurs associations et organisations dans ce sens.

Absence de volonté politique sincère des autorités françaises,

une entrave au règlement des dossiers en suspens Evoquant les dossiers en suspens entre l’Algérie et la France (récupé- ration des archives et des crânes des martyrs de la résistance nationale, disparus, indemnisations des vic- times des essais nucléaires), le mi- nistre a indiqué que la partie algérienne a accordé un intérêt par- ticulier à ces dossiers car il s’agit là

“du passé, du présent et de l’avenir de l’Algérie”.Lors de ses rencontres avec la partie française, le ministère des Moudjahidine a souligné que

“les relations entre l’Algérie et la France ne peuvent être naturelles qu’après régularisation des dossiers

en suspens”. Pour ce qui est du dos- sier des disparus, “plus de 3.000 dis- parus ontété recensés jusqu’à aujourd’hui et l’opération se pour- suit en coordination avec leurs fa- milles, les collectivités locales et les directions du ministère au niveau national”, a précisé M. Zitouni.

S’agissant du dossier des archives, le ministre considère qu’il “revient de droit aux Algériens”, soulignant que

“la partie algérienne a formulé des propositions et attend une réponse de la France depuis plus d’un an”.

Les Algériens “sont lassés des décla- rations des responsables français”, a-t-il lancé. Lors de sa dernière vi- site, le président français Emanuel Macron s’était engagé à “procéder au règlement de deux dossiers sur un total de quatre, à restituer aux Algériens des copies des archives, dans une première étape, avant de leur restituer les archives authen- tiques et à régler le dossier de resti- tution des crânes des martyrs”, mais ces engagements sont restés lettre morte, a-t-il dit. “A la demande des autorités françaises, une correspon- dance officielle signée par les minis- tres des Moudjahidine et des Affaires étrangères leur a été pré- sentée pour faciliter la publication d’un décret présidentiel portant res- titution des crânes”, a-t-il expliqué, déplorant le fait qu’il n’y ait aucune suite favorable. C’est une sorte d’ab- sence de volonté politique chez les pouvoirs français de parvenir à ré-

gulariser les dossiers en suspens, a estimé le ministre, affirmant que les Algériens “n’auront pas à attendre les Français de bien vouloir écrire l’histoire de l’Algérie pour la trans- mettre aux générations futures”.Par ailleurs, le responsable à la tête du ministère des Moudjahidine a rap- pelé que le Premier ministre, Nou- reddine Bedoui “avait levé le gel sur le projet de réalisation du film Zi- ghout Youcef, dont les procédures administratives anticipant le tour- nage sont en cours”, annonçant “la réalisation de deux autres films re- traçant le parcours de Mohamed Bougara et Si El Haouas”, dont les scénarios se trouvent actuellement au niveau du Centre national d’études et de recherches sur le mouvement national et la révolu- tion du 1er Novembre 1954 (CREMN54).Evoquant les marches

“pacifiques et civilisées” qu’a connu l’Algérie lors des huit derniers mois, M. Zitouni a estimé qu’un tel mou- vement dénotait “le sens patrio- tique des jeunes algériens qui, drapés d’emblème national, ont battu le pavé portant des portraits de chahids et réclamant des reven- dications légitimes et réalisables”.Le prochain rendez-vous électoral amorcera un véritable dialogue et de grands chantiers de réformes dans tous les domaines, qu’aura à assumer celui qui bénéficiera de lé- gitimité constitutionnelle et popu- laire”, a-t-il conclu.

(3)

3

Jeudi 31 octobre 2019

A C T U A L I T E

J

usqu’à l’indépendance de l’Algérie, la région a vécu au rythme des attaques et ba- tailles héroïques menées par les moudjahidine, les pertes infligées à l’armée d’occupa- tion et l’accueil du Congrès de la Soummam, qui posa les jalons de l’Etat algérien et de l’Algérie indépen- dante.Auparavant bastion du mouve- ment national où toutes les formations politiques, MTLD (Mou- vement des triomphes des libertés démocratiques)- UDMA (Union dé- mocratique du manifeste algérien)- PCA (parti communiste algérien) et les Eulémas, étaient implantées, la région connaissait “un bouillonne- ment révolutionnaire et une atmo- sphère de lutte bien avant le déclenchement de la Guerre de libé- ration” témoigne l’ancien officier de l’Armée de libération nationale (ALN), Djoudi Attoumi.Le MTLD était im- planté dans toute la région alors que l’UDMA de Ferhat Abbas et le PCA, étaient surtout actif au sein de la pe- tite bourgeoisie et du mouvement ouvrier des villes de la région, Béjaia, El Kseur, Sidi-Aich, Ighzer-Amokrane, Akbou et Tazmalt.Formations poli- tiques et zaouias locales, celles d’Ath Ouaghliss, Tamokra, Ighram et Béni- Mlikèche, ainsi que les mederssa des Eulémas qui accueillaient des étu- diants venus des hauts-plateaux, “ont tous contribué, chacun dans son champ d’intervention et à sa ma- nière, à l’éveil d’une conscience na- tionale dans la région” soutient Attoumi.Et ce sont ces mêmes mili- tants qui animaient la vie politique et n’attendaient que le bon moment pour en découdre avec les colons et la situation de misère qu’ils faisaient subir aux populations autochtones, qui deviendraient plus tard les me- neurs de la lutte armée dans la ré- gion.C’était, notamment, le cas de Hamai kaci devenu commandant de l’ALN, Si H’mimi Oufadhel, Rachid Ta- riket, Mohand Akli kabach, Salem Ti- touh, Tahar Amirouchen, Hemou Amlikeche, Hocine Salhi et Mokrane Mourah ou du capitaine Oudek Mo-

hand Arab et son groupe constituée avant même le déclenchement de la lutte armée et de tant d’autres en- core qui se sont illustrés par leurs faits d’armes.

Les hommes de “bonne volonté”

Au lendemain du déclenchement de la Guerre de libération, le 1er novem- bre 1954, et les premiers échos des attaques contre l’armée française menées à Azazga (Tizi Ouzou) et dans les Aurès qui parvenaient à la région, des groupes de baroudeurs se jetè- rent dans l’action révolutionnaire et commencèrent à harceler l’armée française.Partout à travers la vallée, de Tazmalt à l’Ouest jusqu’aux confins de l’actuelle wilaya de Jijel à l’Est, et malgré le contexte très diffi- cile, des petites actions sporadiques étaient alors menées par des groupes d’hommes, au nombre réduit et à l’armement rudimentaire, mais ani- més d’une volonté de fer de contri- buer au combat libérateur du pays du joug colonial.C’est ainsi qu’en février 1955, Abderahmane Mira procéda,

avec un petit groupe, à la destruction des poteaux téléphoniques près de Maillot (M’chedallah à l’est de Bouira), du village touristique des co- lons à Ain Zebda (limite entre les wi- laya de Tizi-Ouzou et Bouira), tandis que de leurs côtés, Rachid Tariket et Hocine Salhi sabotèrent les lignes té- léphoniques au lieu-dit “Les Ruines”

à El kseur.Au mois de mars, des relais téléphoniques ainsi que la ligne de chemins de fer reliant Takrietz à Igh- zer Amokrane furent détruits pous- sant l’armée française à intensifier sa présence dans la région en implan- tant des postes militaires à Tibane et Vieux-Marché, dans la commune de Sidi-Aich.Le 1er novembre 1955, marquant le 1er anniversaire du dé- clenchement de la lutte armée, plu- sieurs actions militaires furent déclenchées en concordance par les différents groupes de moudjahidines de la région.Destruction des poteaux téléphoniques entre Ighzer Amo- krane et El Kseur, sabotage des routes et ponts et harcèlement de tous les postes militaires de la région

et attaque de plusieurs gares de che- min de fer comme à Takrietz, Ighzer Amokrane, Laazib et Allaghan.Les ba- roudeurs de la Soummam, soutient Attoumi, ont bénéficié, également, au début de leurs actions “de l’expé- rience des permissionnaires de l’ar- méefrançaise, des jeunes appelés du service militaire, déserteurs sans armes, qui ayant bénéficié de permis- sion après le déclenchement de la guerre, ont préféré rejoindre le ma- quis”.”Ils venaient les mains vides mais avaient une expérience du mé- tier des armes” explique-t-il précisant que ce n’est qu’à partir de 1956 que

“des déserteurs, avec armes et ba- gages ont commencé à rejoindre les rangs des moudjahidine”, citant Che- rif Benmansour, Smail Azoug, Boua- lem Zane, Madani Bettache et d’autres.Plusieurs d’entre eux devin- rent des responsables militaires et ont marqué leur parcours par leur courage et leur bravoure, à l’exemple de Yousfi El Hocine, dit Moustache, qui a déserté d’une caserne d’El- Eulma (Sétif) en décembre 1955 à

bord d’un véhicule 4x4 surmonté d’un fusil mitrailleur, des armes et une dizaine d’hommes gagnés à la cause nationale, et qui devint chef d’un bataillon de choc.

1956, une année charnière Le début de l’année 1956 fut marqué par le déclenchement généralisé de la lutte armée à travers toute la vallée de la Soummam et l’intensification des attaques contre les colons et l’ar- mée d’occupation française.Elle com- mença par la bataille du pont d’Amassine, dans la commune de Se- maoun, le 20 janvier qui s’est soldée par d’énormes pertes infligées à l’en- nemi et la mort de six moudjahidine dont l’adjudant Arezki l’Aurès, com- pagnon d’armes de Mustapha Ben- boulaïd.Des convois et postes militaires sont attaqués, des gen- darmes, administrateurs et responsa- bles locaux assassinés et des armes sont récupérées. Tout au long de cette année, l’armée française n’a point connu de répit et a subit des pertes en hommes et en matériel lors des batailles devenues de plus en plus fréquentes et mieux organi- sées.Elle fut, également marquée par l’organisation du Congrès de la Soum- mam à Ifri-Ouzellaguène, où pendant 11 jours, du 09 au 20 août, les diri- geants de la Guerre de libération pla- nifiaient l’avenir de l’Algérie, au nez des autorités et de l’armée coloniale qui encerclait la région.Jusqu’à l’Inde- pendence, la région sous le comman- dement du Colonel Amirouche, a vécu au rythme de la poudre et des grandes batailles, à l’instar de celle d’Iguirvane, dans l’actuelle commune d’Ighram, en juin 1958 qui coïncida avec la visite du général de Gaulle dans la ville d’Akbou.Et le 03 janvier 1962, 02 mois avant le cessez-le-feu, en réponse à la propagande coloniale sur la décimation de la résistance, une bataille spectaculaire est livrée à un bataillon de l’armée française à Bordj-Mira qui se solda par la mort de 30 soldats français et la récupéra- tion de 18 armes.

L

a wilaya de Boumerdes abrite, à ce jour, de nombreux vestiges de camps et centres de tortures ré- putés durant la période coloniale française, pour être de hauts lieux pour des pratiques barbares portant atteinte aux droits les plus élémen- taires de l’humain algérien de l’époque.”Au nombre d’une quaran- taine, ces camps de tortures ont été créés par l’ennemi français durant la période allant de 1955 à 1962, dans plus d’une vingtaine de communes de la wilaya. A cela s’ajoutent d’in- nombrables camps de concentration crées avant le déclenchement de la guerre de libération nationale”, a in- diqué à l’APS la directrice des moud- jahidine de la wilaya, Habiba Bouterfa.Ajoutant que les lieux d’im- plantation de ces “camps et centres de tortures, dont la capacité d’accueil allait de 20 à 400 détenus”, selon les témoignages d’un nombre de moud- jahidines, ayants survécu aux tortures subies en leurs sein, “étaient expres- sément choisis au niveau des régions réputées pour leur résistance fa- rouche contre le colonialisme fran-

çais, à travers 22 communes de la wi- laya”, a-t-elle précisé.

“Haouch Goutier”, un symbole de la barbarie coloniale Le tristement célèbre camp de tor- tures “Haouch Goutier”, dans la com- mune de Souk El Hed (à l’est de Boumerdes), fait partie de ces té- moins vivants des atrocités commises par l’armée coloniale française contre les Algériens, notamment à travers certains vestiges, encore debout, re- présentés par de minuscules geôles et de vieux murs.A l’origine, ces geôles étaient des caves destinées à la conservation et production du vin, avant d’être transformées, par l’ar- mée coloniale, en cellules d’épou- vante, destinées à tous ceux ayant osé porter les armes, contre elle, pour revendiquer leur liberté.Ce cen- tre de torture mitoyen à la RN5 re- liant l’Est et le Centre du pays, fut, selon les témoignages de moudjahi- dines de la région ayant survécu à cette période douloureuse de l’his- toire de l’Algérie, créé en 1956. D’une capacité d’accueil de 200 détenus, ce

site, spécialement sélectionné pour son isolement extrême, a abrité les

“pires tortures pouvant être perpé- trées à l’ égard des algériens, les moudjahidine du Front de libération nationale (FLN), voire même tout civil suspecté d’être contre la France colo- niale”, se rappellent des témoins de ce haut lieu de tortures.”Brûlures par le feu, ingurgitation d’eau savon- neuse, électrocution, torture audi- tive, planches à clous, étaient le quotidien de tous les détenus de ce camps de concentration, dont les mé- thodes étaient interdites à l’échelle mondiale”, ont assuré les mêmes té- moins.

“Haouch Germain”, un camp secret de la torture à la française Il était situé à environ trois km à l’Est de Legata (Est de Boumerdes). A l’ori- gine, le lieu actuellement appelé

“ferme Saifi”, était une ferme créée, en 1930, pour la production du vin, avant d’être transformée en juin 1957, en centre de tortures exploité par un bataillon de l’armée française du nom “Dragons”.Ce camp était

considéré parmi les plus abjects lieux de tortures mis en place par la France coloniale, “au vu de son emplace- ment tenu secret et non déclaré au- près de la Croix rouge internationale(CRI)”, selon les témoi- gnages vivants de nombre de moud- jahidines de la région.Prés de 300 détenus (entre moudjahidines et ci- vils suspectés de soutien à la Révolu- tion) pouvaient être réunis dans ces lieux, ou se pratiquait les plus viles méthodes de tortures, ont assuré, en outre, certains survivants de ce camps de la mort, à l’instar des moudjahidine Kouri M’hamed, Zem- mouri Mohamed, Kesraoui Lakhdar Benramdane, et Hafidh Said.Ils ont cité, parmi elles, la méthode consis- tant à réunir les détenus dans une geôle dont la hauteur ne dépassait pas un mètre sur 1,5 mètre de lar- geur, en les poussant à travers une ouverture de pas plus de 40 cm, qui était ensuite fermée.Selon les mêmes témoignages, de nombreux détenus n’ont pas survécus aux méthodes de tortures inhumaines pratiquées sur eux, durant des mois.

D’autres lieux de tortures toujours aussi infâmes

D’autres lieux de tortures aussi in- fâmes existaient dans la wilaya, à l’exemple de « Haouch El Bouchi », au Nord de la commune de Kharrouba.

D’une capacité d’accueil de prés de 400 détenus, il a été crée en 1957, en pleine période d’intensification des actions de la Révolution algérienne.

Ce camp était particulièrement des- tiné aux militants politiques, dont les femmes et autres moudjahidines.A cela s’ajoutent d’autres centres de tortures crées, entre autres, à “Ouria- cha”, au sud -est de Naciria(Est de Boumerdes) en 1956, d’une capacité d’accueil de 50 détenus. Le camp de

“Bastos” créé en 1955 au nord de Bordj Menail(à l’Est), et le camp de

“Cortés” (600 à 700 détenus) créé 1956.D’autres témoignages ont cité l’existence de “Houch Errol” (50 déte- nus) créé à 1956 à Tidjelabine (à l’Est), outre les centres de tortures de

“Stora” (70 détenus) créé en 1955 à Kherrouba, et “Gualota” (60 détenus) créé en 1956 à Dellys.

L a vaLLée de La s oummam

Une région au cœur de la Guerre de libération

La vallée de la Soummam, dans la wilaya III historique, a été le théâtre d’un combat lutte acharné contre l’occupant français durant la Guerre de libération nationale, marquant de son empreinte, à travers de différentes rudes batailles, la lutte pour

la libération du pays du joug colonial.

Les camps de tortures à Boumedes, un autre témoin de la barbarie du colonisateur

(4)

4

Jeudi 31 octobre 2019

A C T U A L I T E

G

énéraL de

c

orps d

armée

, a

hmed

G

aïd

s

aLah

L’élection présidentielle aura lieu à la date prévue

Le vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le Général de Corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah a affirmé, hier à Alger, que l’élection présidentielle

aura lieu à la date prévue, à savoir le 12 décembre prochain.

d

ans une allocution d’orien- tation lors de la visite de travail effectuée au Com- mandement des Forces de défense aérienne du territoire, le Gé- néral de Corps d’Armée a souligné que l’ANP soutient l’Autorité natio- nale indépendante des élections (ANIE) qui supervise toutes les étapes du processus électoral, un soutien qui se poursuivra “jusqu’à la réalisation de l’objectif ultime qui est le déroulement de l’élection prési- dentielle à la date fixée, soit le jeudi 12 décembre 2019”. Il a affirmé, dans ce cadre, que cette échéance “aura lieu à la date fixée car cette dé- marche nationale noble émane de la volonté du peuple, à savoir “toutes les catégories du peuple algérien, à l’exception de la bande et de ceux qui orbitent autour d’elle”. “L’objectif du peuple algérien, soutenu par son armée, est d’asseoir les bases d’un nouvel état national, qui sera dirigé par le président élu jouissant de la confiance du peuple et qui lui accor- dera la légitimité populaire”, a-t-il soutenu.Tous ces facteurs permet- tront au président élu de “concrétiser les aspirations populaires compati- bles d’ailleurs avec les aspirations de la jeunesse et accéder au rang des

pays développés, tel que le souhai- taient les chouhada et ce à quoi as- pirent et rêvent les générations montantes de l’Algérie indépen- dante”, a poursuivi le vice-ministre de la Défense nationale.Le Général de Corps d’Armée a mis en avant l’in- térêt “inégalé” porté par le peuple al- gérien alors que le pays est à l’aube de la Présidentielle, ce qui dénote, a-

t-il dit, d’une “prise de conscience populaire de haut niveau quant à l’importance de cette échéance na- tionale vitale, et traduit une pro- fonde perception populaire de l’impératif de se diriger vite vers une sortie de notre pays de cette conjoncture sensible”.Le Chef d’Etat major de l’ANP a évoqué, également, les jeunes qui ont fait montre “d’un

degré élevé de conscience” en se di- sant déterminés à aller vers les urnes de la prochaine Présidentielle, met- tant en échec ainsi les plans de la bande et de ses relais, habitués de la politique de chantage politique à tra- vers des porte-voix exploitant cer- taines tribunes médiatiques tendancieuses qui tentent vainement d’échouer ces efforts nobles”.

é Lections présidentieLLes

Les travers d’une politique à deux sens

L

e premier ministre ordonne la libération du ma- tériel roulant en souffrance au port, la ministre de l’industrie veut booster le secteur de l’as- semblage automobile, et rassure sur son essor, le mi- nistre de la justice fait vibrer le secteur, avec un mouvement touchant 2998 magistrat, et plonge le secteur dans une grève illimitée, l’ANIE reçoit la can- didature de 22 prétendants à la magistrature su- prême, le secteur des hydrocarbures fait petite mine avec un recul dans ses recettes, en plus de l’adoption de la nouvelle loi, les réserves de changes se rédui- sent à près de 52 milliards de dollars, l’APN appelle à augmenter la durée de vie des voitures d’occasion importées à 5 ans, et le hirak ne jure que par la glo- rification du 1er novembre , pour donner à la contes- tation toute sa détermination et son refus aux prochaines élections.C’est entre autre, ce qui anime le quotidien du citoyen algérien en terme de rebon- dissements politiques et économiques, à la veille d’un scrutin, dont le processus a été inébranlable,

notamment dans sa première phase, celle dédiée à faire émerger les candidats potentiels pour l’échéance électorale du 12 décembre prochain.

C’est dire à quel point la situation est complexe est nécessite impérativement, la mise en place d’un ordre de priorité et d’urgence dans la choix des voies de sortie de crise.Or, dans ce foisonnement qui ren- seigne fortement sur la précarité avec laquelle, les plus grands maux du pays sont abordés, il est décon- certant d’entendre, d’une part, le discours des can- didats aux élections présidentielles, notamment leur certitude à détenir les solutions pour tous les pro- blèmes de l’Algérie, et leurs capacités à les appliquer.

D’autre part, tous font montre d’une soudaine prise de conscience et d’un aveu sans précédent, sur une gestion bancale qui a duré plus de 20 ans, et qui dés- ormais colle exclusivement à la peau de l‘ancien ré- gime, comme si ce dernier se composait de responsables qui se seraient évaporés avec la chute du clan bouteflikiste.

La croisée des chemins du Hirak Par ailleurs, ce qui rend la situation inquiétante est, sans conteste, la division qui semble remonter des entrailles de la société, autour du processus électo- ral. Du fait que plus que visibles, les marches paci- fiques qui ont su donner au peuple une légitimité sans précédent en matière de liberté politique, de recouvrement de son statut d’acteur à part entière, revendique aujourd’hui son droit de refuser qu’on lui impose des élections, qui risqueraient de redon- ner aux germes de l’ancien régime l’occasion de re- naître. Alors que lorsqu’on voit que plusieurs candidats, ont pu en quelques jours, réunir l’aval de 50 000 citoyens pour les soutenir dans leurs candi- datures, on est forcé d’admettre, qu’un bon nombre d’algériens sont pour les élections présidentielles.Au delà des foyers de discorde qui éclatent, et qui tra- duisent soit par des grèves ou par des résistances improvisées les préoccupations de tout un chacun,

le plus grand danger qui se profile sur l’Algérie de demain, est celui de l’amnésie, de la perte de vue , des acquits réalisés jusqu’ à aujourd’hui, au risque de les phagocyter par les nouveaux attributs d’une gouvernance qui trouve sa force dans l’exercice de mesure populistes , pour se défaire de son statut de gouvernement dédié à régler les affaires courantes.Cependant , il faudrait avoir les moyens de sa politique, car convaincre les algériens, qu’il est possible d’organiser des élections présidentielles transparentes, d’apporter des réponses urgentes à tous les dossiers brûlants, de remettre l’économie nationale sur pieds, et de maintenir les transferts sociaux a leurs niveau, alors que tous les indicateurs macro économiques pointent dangereusement vers le bas, et que la souffrance et l’injustice social conti- nuent de sévir, serait sous-estimer la conscience po- pulaire, et le parcours de la contestation populaire.

Car désormais il y a « un avant » et « un après » Hirak

i

l n’est pas dans les habitudes des magistrats et, encore moins, de leur syndicat composé de personnes triées sur le volet en fonction de leur fidélité au régime, de faire dans la contestation de rue. Le Hirak leur a donné l’occasion de la faire à deux re- prises, lorsqu’il démarra le 22 février der- nier et depuis le 27 octobre dernier.Si la première fronde avait un objectif pure- ment politique, consistant à apporter ou- vertement le soutien des juges au soulèvement populaire né du refus d’un 5é mandat pour Abdelaziz Bouteflika, la seconde, toujours en cours, est mue uni- quement par des problèmes socioprofes- sionnels dont souffre la corporation, notamment depuis que le ministre de Justice a décidé d’autorité d’effectuer un vaste mouvement de mutation et de pro- motion, qui n’agréé gère la majorité de juges et procureurs concernés.Pour mar- quer leur fidélité au pouvoir, aujourd’hui incarné par l’état major de l’armée, le syndicat des magistrats constitué, faut-il le rappeler, de juges en bonne partie dé- signés par l’ex ministre de la Justice Tayeb Louh, ont immédiatement publié un communiqué confirmant l’entière dis- ponibilité des magistrats en grève à su- perviser l’élection présidentielle du 12 décembre prochain imposée, comme on

le sait, par le haut commandement mili- taire.Il ne s’agit donc pas, comme on au- rait tendance à le croire, d’une insurrection des juges contre un proces- sus électoral, dont ils se sont dépêchés d’affirmer leur soutien, ni même, d’une volonté d’obtenir l’autonomie de la Jus- tice en s’affranchissant du pouvoir judi- caire, mais seulement, d’un mouvement social destiné à rappeler des droits, mais aussi et surtout, des lignes que leur tu- telle ministérielle ne doit pas franchir, quand l’intérêt de la corporation risque d’être compromis.Certes, le souhait d’in- dépendance de la Justice figure dans la plate forme de revendication, mais elle est loin d’être, du moins pour le mo- ment, une priorité et, pour preuve, le juge du tribunal de Bir Mourad Rais a, bel et bien, décidé de prolonger, en pleine grève des magistrat, l’incarcération pro- visoire de l’icône de la lutte de libération, le commandant Lakhdar Bouregaa, très certainement sous pression du chef de l’état major militaire.Mais quelles qu’en soient ses motivations, cette grève des magistrats n’est pas une grève comme les autres et son intrusion dans une conjoncture peu favorable à un pouvoir politique attaqué de toutes parts, risque de lui porter un coup fatal, en le privant notamment de sa seule source de léga-

lité dans la gestion de cette lame de fond populaire, qui le conteste depuis plus de huit mois.Privé de cette institution qui lui permet de jeter en prison et de condam- ner avec une facilité déconcertante des leaders politiques et de simples manifes- tants, l’état major militaire qui détient la réalité du pouvoir, aura bien du mal à se parer de cette façade légaliste qu’il a su vendre, notamment, aux puissances étrangères. Sans ces magistrats aux or- dres, les militaires seront forcement contraints d’user de violences illégales et disproportionnées contre des manifes- tants pacifiques, ce qui n’est évidem- ment pas fait pour accréditer cette bonne image d’une armée qui accom- pagne fraternellement le Hirak, que le haut commandement militaire tente de faire valoir auprès des étrangers.Mais au-delà de toutes ces considérations, le plus grand danger que constitue ce dé- brayage pour le pouvoir, réside en réalité dans la date et le contexte dans lesquels il intervient. Cet événement surgit en effet, au lendemain d’une grève natio- nale des avocats qui avait ébranlée les tribunaux en mettant, notamment, en évidence les très graves violations de la loi par des juges (ceux du tribunal de Sidi M’Hemed et Bab El Oued notamment) qui envoyaient, à tours de bras, des in-

nocents en prison. L’excès de zèle et la volonté de plaire aux hiérarchies, ont en effet pris le pas chez certains magistrats, sur la morale et la rigueur profession- nelle, au point où les juges sont au- jourd’hui stigmatisés sur les réseaux sociaux, qui sont allés jusqu’à publier les photos des procureurs et juges qui ont brillés par la cruauté de leurs jugements (cas du procurer de Annaba qui avait re- quis dix années de prison contre une personne ayant porté l’emblème ama- zigh et certains magistrats du tribunal de Sidi M’Hemed et Bab el Oued connus pour l’extrême sévérité de leurs déci- sions).Autre effet gênant pour le pouvoir, cette grève illimitée se produit à, à peine 45 jours du scrutin du 12 décembre 2019, et à la veille d’un appel à une gi- gantesque manifestation du hirak, no- tamment à Alger, le vendredi 1er novembre. Une marée humaine en pro- venance de plusieurs régions d’Algérie y est attendue, précisément pour expri- mer leur opposition sans nuance à la farce électorale que veut imposer le chef d’état major de l’armée. La date du dé- brayage des magistrats correspond en outre, à un vaste mouvement de grèves sous l’égide d’une ligue de plusieurs syn- dicats et aux manifestations nocturnes (tintamarre de bruits d’ustensiles de cui-

sine et clacksons de voitures) qui ont lieu chaque jeudi soir, pour réclamer la libé- ration des détenus d’opinion. La grève il- limitée des magistrats a donc introduit un désordre de plus dans les calculs de l’état major qui voulait absolument tenir, si nécessaire par la force, le pari de l’élec- tion présidentielle à la date fixée.Tous ces événements, auxquels s’ajouteront certainement d’autres encore plus forts au fur et à mesure qu’approche la date du scrutin, éloignent donc chaque jour d’avantage la certitude de la tenue de cette élection controversée.Même si le chef d’état major donne l’impression de tenir encore droit dans ses bottes, il ne pourra certainement pas aller jusqu’au bout de sa logique suicidaire, à moins qu’il veuille délibérément mettre en dan- ger la stabilité du pays, mais aussi et sur- tout, celle du régime politique en place.

De ce fait, le scrutin du 12 décembre pa- rait de plus en plus hypothèque et, les prochains jours, beaucoup enclins à des propositions d’ouvertures politiques, présageant d’une issue négociée à cette crise, essentiellement due à la rigidité d’un commandement militaire qui a choisi de sauver le système politique qu’il incarne, plutôt que la patrie.

G rève des maGistrats

Un événement inattendu qui ébranle le pouvoir

p

résidentieLLedu

12

décembre

Une halte où les Algériens prouveront leur attachement à la tendance novembriste

de l’Etat algérien

L

e président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Slimane Chenine a affirmé, hier à Alger, que la Prési- dentielle du 12 décembre prochain sera “une nou- velle halte où les Algériens prouveront leur attachement à la tendance novembriste de cet Etat” et que le sang des Chouhada demeure la raison qui nous oblige à porter le serment d’assurer la continuité de l’Etat, loin de tous les obstacles. “Nous sommes à l’orée d’importantes échéances, en l’occurrence la Présidentielle du 12 décem- bre, une autre étape où les Algériens prouveront encore un fois leur attachement à la tendance novembriste de cet Etat en tant que seul référent et d’affirmer qu’il n’y a d’au- tre souveraineté que celle du peuple”, a souligné M. Che- nine en marge de sa visite à une exposition de photos, organisée à l’hémicycle de l’APN, à l’occasion de la célébra- tion du 65e anniversaire du déclenchement de la Révolu- tion. “Le sang des Chouhada demeure la raison qui nous oblige à porter le serment d’assurer la continuité de l’Etat, loin de tous les obstacles, réels ou manigancés”, a assuré M. Chenine. Le peuple algérien qui “s’est érigé face à tous les défis prouvera, comme par le passé, qu’il est un peuple d’une trempe spéciale qui n’adhère pas aux analyses de tous bords et ne se laisse pas duper par les plans tissés ça et là”, a-t-il insisté. La Proclamation du 1e Novembre dont l’ingéniosité déconcerte toujours les intellectuels, de- meure “le référent sur lequel a été bâti l’Etat algérien et auquel le peuple algérien demeure attaché en voulant concrétiser le rêve des chouhadas, pour l’établissement d’une République démocratique sociale et populaire, loin de la corruption, du despotisme où le peuple à le droit de dire son mot”, a conclu le président de la chambre basse du parlement.

(5)

Jeudi 31 octobre 2019

La 5

s

upervisant l’inauguration de ce centre et la signature d’une convention secto- rielle entre l’EPSP Bouche- nafa et le Centre anti-cancer Pierre et Marie Curie d’Alger (CPMC), à l’occasion de la manifestation “Oc- tobre rose”, Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mohamed Miraoui a fait savoir que ce centre référentiel de diagnostic et de suivi du cancer du sein “assure une meilleure prise en charge au malade, notamment à travers un système de travail basé sur la chaine des soins concernée par la lutte contre cette maladie”.Pour la chargée de ce pro- jet, Djamila Nadir, cette chaine,

composée d’un médecin généra- liste, d’un psychologue et d’un sé- nologue, procède au diagnostic et au dépistage au niveau de ce centre

pilote. Si le diagnostic du cancer est confirmé, le médecin transmet les radios et le dossier du malade en question au CPMC, pour lui éviter

de se déplacer.L’annonce à la pa- tiente du diagnostic de la tumeur cancéreuse, aussi bien pour le can- cer du sein que celui du col de l’uté- rus, se fait en présence d’un psychologue, afin de préserver sa santé mentale et psychologique, a- t-elle précisé.A cet effet, M. Mi- raoui a insisté sur l’impérative généralisation de ces centres au ni- veau de la wilaya d’Alger et à tout le territoire national, qui est à même d’assurer “une proximité entre le secteur de la santé et les ci- toyens, outre le diagnostic précoce de la maladie et une meilleure prise en charge des patients, grâce aux efforts consentis par les profession- nels du secteur”.L’Algérie enregistre

annuellement près de 12.000 nou- veaux cas de cancer du sein qui touche généralement des femmes âgées de 40 ans et plus.Pour sa part, le professeur Kamel Bouzid, président de la Société algérienne d’oncologie médicale avait affirmé que le cancer du sein qui vient en tête des cancers en Algérie, coûtait à l’Etat une enveloppe financière de 300.000 DA/cas, au début de la maladie, et 5 millions de DA, en phase avancée de la maladie.Grâce au dépistage précoce et un traite- ment efficace, le cancer du sein compte désormais parmi les mala- dies chroniques, outre l’améliora- tion de la qualité de vie des patientes atteintes .

Ouverture du premier centre pilote de diagnostic, de dépistage et de suivi du cancer du sein à Alger

Le premier centre pilote de diagnostic, de dépistage et de suivi du cancer du sein a été ouvert, mardi à l’Etablissement public de santé de proximité (EPSP) Bouchenafa (El-Madania-Alger), dans l’objectif de garantir une meilleure prise en charge des malades.

Environnement : la femme est le “maillon fort”

dans le processus du développement durable

L

a ministre de l’Environnement et des Energies renouvelables, Fatima Zohra Zerouati a mis en avant, mardi, l’impératif d’œu- vrer pour promouvoir le rôle de la femme maghrébine, en la quali- fiant de “maillon fort” de la chaîne sociale pour un développement durable. Elle s’exprimait lors de la clôture de l’atelier relatif au pro- gramme régional ayant pour thème “Promotion du rôle des femmes au Maghreb”, initié par GTZ (Agence allemande de coopé- ration internationale) tenu à Alger.

Dans son discours inaugural, Mme Zerouati a mis en avant les points communs qui caractérisent les femmes maghrébines sur le plan socio culturel et

géographique, considérant que la femme est le “maillon fort” d’une chaîne sociale pour un développe- ment durable. “Il est impératif d’in- tégrer davantage la femme dans tous les domaines ayant trait à l’environnement car nous estimons qu’elle est la première concernée par les problèmes de la pollution et les aléas du changement clima- tique”, a-t-elle déclaré lors de cet événement à auquel à assisté l’am- bassadrice d’Allemagne en Algérie, Ulrike Knotz, le directeur de GIZ, Ahmed Fekairi, ainsi que des repré- sentants des structures associa- tives et des collaborateurs de la GIZ.A ce propos, la ministre a rap- pelé le 4ème congrès mondial de l’ONU tenu en 1995 à Pékin au

cous duquel il a été décidé d’asso- cier les femmes dans la prise de décision dans le domaine de l’envi- ronnement, d’évaluer l’impact des politiques du développement et de la protection de l’environnement sur la femme et de promouvoir, au- près d’elles ,les techniques et les pratiques respectueuses de la na- ture .Concernant les efforts consentis par son secteur pour in- tégrer la femme dans la protection de l’environnement et la promo- tion du développement durable, Mme Zerouati a évoqué trois pro- jets développés avec la GTZ. Le premier projet baptisé Upcycling, a permis de former 80 femmes dans le domaine du recyclage des déchets, de les valoriser en les

transformant en produit utiles . Le deuxième projet qui a profité à 88 femmes rurales a concerné le ren- forcement du rôle de la femme dans l’utilisation et la commercia- lisation des produits agricoles en leur permettant de s’organiser en coopératives pour pouvoir s’impo- ser sur le marché. Enfin, le dernier projet a permis la formation de 149 femmes sur le renforcement du rôle de la femme rural pour s’adapter au changement clima- tique.Pour sa part, le directeur de GIZ, M.Fekairi, a expliqué la finalité de ce programme régional qui consiste à apporter “un appui tech- nique” pour renforcer la promo- tion de la participation des femmes dans les secteurs priori-

taires de la coopération allemande au Maghreb.”Ce programme régio- nal qui concerne l’Algérie, le Maroc et la Tunisie est destiné aux femmes et concerne essentielle- ment le secteur de l’environne- ment “, a-t-il expliquéIl a fait savoir que son agence avait reçu beau- coup d’idées innovatrices de femmes rurales concernant le dé- veloppement et la préservation de produits agricoles bio, de revalori- sation de plastiques dont les bâches publicitaires afin de renfor- cer l’économie circulaire et préser- ver l’environnement, en faisant constater que les femmes sont très engagées dans le développement de l’économie verte en Algérie.

Création de deux laboratoires de recherches dans le secteur du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale

d

eux laboratoires de recherches, spécialisés dans les questions et activités de terrain du secteur du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, ont été créés, pour impulser une dynamique à ce secteur, au service du citoyen et du développement durable, et ce en vertu de conventions signées, mardi à Alger, entre le ministère du Travail et celui de l’Enseignement supérieur.En marge d’un atelier de travail intersectoriel, une convention cadre de coo- pération en matière de recherche et développement technologique dans les domaines du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, a été signé par le ministre du Travail, de l’Emploi et de la sécurité sociale, Tidjani Hassan Haddam et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tayeb Bouzid.Par ailleurs, une convention a été signée par l’Institut national du travail (INT) et l’Ecole des hautes études commerciales de Kolea, ainsi qu’une autre signée entre l’Ecole supérieure de la sécurité sociale (ESSS), l’Université de Médéa et le laboratoire du développement local durable de cette université, visant à établir les principes et objectifs stratégiques et scientifiques et définir le mode de fonctionnement de ces deux laboratoires.Prononçant une allocution à l’occasion, M. Haddam a affirmé que la recherche scientifique constituait “le socle” du déve- loppement et du progrès, notamment dans les domaines économique, social et culturel, soulignant l’im- portance d’”accorder un intérêt particulier au renforcement de la coopération et à l’échange entre la recherche scientifique et les entreprises publiques économiques (EPE)”, en vue d’ériger la recherche scien- tifique en “catalyseur de l’économie nationale”.M. Haddam a mis en avant “les efforts consentis par le gou- vernement, à travers la mobilisation d’énormes moyens et d’importantes ressources humaines pour garantir la diffusion des connaissances scientifiques au profit du développement économique”, ajoutant que le pays

“recèle de grandes potentialités humaines et matérielles dans le domaine de la recherche scientifique et du développement économiques ainsi que de laboratoires de recherches à exploiter”.La création des deux laboratoires de recherche dans ce secteur vise à “impulser une dynamique pour permettre à l’ESSS et à l’INT de devenir deux institutions actives dans le domaine de la recherche scientifique, assurer des activités de ter- rain “orientées et concrétiser leurs résultats au service du citoyen et du développement durable”, a-t-il sou- tenu.Pour sa part, M. Bouzid a réaffirmé la détermination du secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à “soutenir les entités de recherche durant la prochaine période”, lesquelles “seront créées au sein des entreprises publiques du secteur du travail, de l’emploi et de la sécurité sociale, pour leur permettre de s’acquitter, avec compétence et professionnalisme, de leurs principales missions”.Le ministre a exprimé “la dispo- sition de secteur à orienter et encadrer tous les professionnels du secteur, en vue de contribuer au choix des thèmes de recherches inhérents aux préoccupations de terrain des domaines du travail et de l’emploi, outre la modernisation du système de sécurité sociale et le renforcement du service public.

Bouzid se réunit M.

avec le Syndicat national des enseignants chercheurs

hospitalo-universitaires

L

e ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scienti- fique, Tayeb Bouzid, s’est réuni mardi au siège de son département avec les membres du bureau national du Syndicat national des en- seignants chercheurs hospitalo-universitaires (SNECHU), indique un com- muniqué du ministère.Le ministère précise qu’au cours de cette réunion

“plusieurs dossiers d’ordre pédagogiques et socio-professionnels ont été discutés”.Les points soulevés à l’occasion de cette réunion, qui s’inscrit “dans le cadre de la continuité du dialogue avec l’ensemble des partenaires so- ciaux”, concernent “les problèmes socio-professionnels des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires au niveau des facultés de médecine des universités de Laghouat, Béchar et Ouargla, la création d’un centre hospitalo-universitaire au niveau de Mostaganem, le problème de logement et la question relative aux concours de chefferie de service, de professeurs, de maître de conférence (MCA) et maîtres-assistants”.Il s’agit aussi “des difficultés que rencontrent les enseignants chercheurs hospitalo-univer- sitaires pour la création des laboratoires de recherche, la réfection des amphithéâtres situés au niveau des centres hospitalo-universitaires et l’aboutissement du dossier de retraite des hospitalo-universitaires”, précise le communiqué du ministère.Lors de cette rencontre “cer- tains éléments de réponses ont été apportés à la connaissance du partenaires social et une démarche commune a été adop- tée par les deux parties pour la prise en charge effective des autres revendications”, a fait savoir le ministère.

(6)

Jeudi 31 octobre 2019

r é g I o n s 6

skikda

Réception de la décharge publique contrôlée de la commune de Tamalous

La nouvelle décharge publique contrôlée de la commune de Tamalous (wilaya de Skikda) vient d’être réceptionnée, a indiqué le responsable du service de l’environnement urbain et industriel et directeur

par intérim de l’Environnement, Moussa Sahnoun.

p

rès de 300 citoyens du site précaire Denden relevant de la daïra de Besbes (El Tarf) ont observé, un mouve- ment de protestation devant le siège de la wilaya pour dénoncer leur ‘’exclusion des opérations de

relogement”, a-t-on

constaté.Munis de banderoles

exprimant leur désappointement et mécontentement de se voir

“exclus des listes des bénéfi- ciaires”des opérations de reloge- ment, les protestataires ont déclaré à l’APS que leur site da- tant de l’époque coloniale, “n’a pas bénéficié d’une quelconque initiative pouvant les soulager

de la précarité des conditions de vie”. Les protestataires qui inter- pellent le wali pour une éven- tuelle prise en charge de leur revendication ont soutenu que

“leur attente dure depuis l’opé- ration de recensement de l’habi- tat précaire effectuée en 2007, dans le cadre de l’éradication de

la résorption de l’habitat pré- caire (RHP)”.Contacté à ce sujet, le chef de daïra de Besbes, Na- cereddine Zehour, a déclaré que les protestataires, reçus en pré- sence du chef de cabinet et du président de l’assemblée com- munale (P/APC), ont été rassurés quant à la prise en charge de

leur préoccupation dans ‘’les meilleurs délais possibles’’.”Les chantiers dédiés à ce type de lo- gements qui étaient à l’arrêt viennent d’être redynamisés”, a- t-il indiqué, précisant que “les listes des bénéficiaires seront af- fichées dès la réception des pro- jets”.

L

es participants à une confé- rence sur “l’importance du débat politique”, organisée à l’université “Djillali Liabès” de Sidi Bel-Abbès, ont plaidé pour la di- versification des sources pour en- richir la recherche sur l’époque de la guerre de libération natio- nale.Les intervenants, des univer- sitaires et historiens, ont insisté sur l’importance des sources

dans les archives pour enrichir et promouvoir l’écriture de l’histoire de la glorieuse guerre de libéra- tion nationale et sa grandeur.Tizi Miloud, de l’université Djilali Lia- bès, a considéré que “tout ce qui a été écrit sur l’histoire de la Ré- volution de novembre par des Al- gériens et des étrangers demeure faible en raison du manque d’ar- chives à leur disposition” ce qui

nécessite, a-t-il dit, d’enrichir les écrits historiques avec des témoi- gnages d’acteurs vivants ayant vécu à cette époque importante de l’histoire de l’Algérie.Abdelka- der Beloufa, de l’université d’Oran 2, a soutenu, dans son in- tervention, que “la guerre algé- rienne contre le colonialisme français est une grande Révolu- tion dont l’histoire est écrite plus

par les étrangers que par nos compatriotes”.Le conférencier a appelé à intensifier la recherche en se référant à différentes thèses de militaires et de diri- geants politiques témoins de la guerre de libération nationale,comme matières pour enrichir et alimenter les écrits historiques sur la Révolution algé- rienne.La rencontre, initiée par le

département des sciences hu- maines et sociales de l’université Djillali Liabès dans le cadre de la célébration du 65e anniversaire de la guerre de libération, a été marquée par des communica- tions d’universitaires et cher- cheurs abordant les dimensions de cette guerre et les témoi- gnages livrés par des moudjahi- dine.

sidi bel-abbès

Plaidoyer pour la diversification des sources pour enrichir la recherche historique sur la guerre de libération nationale

el tarf

300 citoyens du site précaire Denden dénoncent “leur exclusion” des opérations de relogement

r

éalisée sur une su- perficie de 20 hec- tares pour une capacité théorique de 320.000 m3, cette dé- charge livrée au profit du cen- tre d’enfouissement technique (C.E.T) ‘’Clean sky’’, a nécessité une enveloppe fi- nancière de plus de 300 mil- lions de dinars, selon la même source.Ce site devra prendre

en charge les déchets domes- tiques de 182.000 habitants relevant des communes de Tamalous, Bin El Ouidan, Sidi Mezghiche, Beni Oualban, Ain Bouziane, Kerkera et Oum El Toub, a-t-il ajouté.Le directeur par intérim de l’Environne- ment de Skikda , dans de ce même contexte, fait état des travaux en cours pour la réali- sation de deux autres dé-

charges similaires dans les communes de Ben Azouz et El Harrouch devant être récep- tionnées durant le premier semestre de l’année 2020.Ayant nécessité un montant global de 480 mil- lions de dinars, ces deux dé- charges seront consacrées à la collecte des déchets des communes de BenAzouz El Marsa Bekouche Lakdhar Zer-

daza, Ouled Hebaba, Salah Bouchaour et Medjez Edde- chiche, selon le même res- ponsable.M. Sahnoun a par ailleurs annoncé le lancement prochain des travaux de réali- sation d’une autre décharge publique contrôlée dans la daïra de Zeitouna soulignant

“qu’il ne reste plus qu’à dési- gner le site devant accueillir ce projet”.

tamanrasset

Le secteur militaire d’In-Salah baptisé du nom du Chahid Mohamed Bida

L

e secteur militaire d’In-Salah, relevant de la 6ème Région militaire (6ème RM- Tamanrasset), a été baptisé du nom du Chahid Mohamed Bida, lors d’une cérémonie dans le cadre des festivités du 65ème anni- versaire du déclenchement de la Révolution du 1er Novembre 1954.La cérémonie, mar- quée aussi par la baptisation du nom du dé- funt moudjahid Ahmed Diali d’une garderie d’enfants au niveau de la Région militaire, a été présidée par le commandant de la 6ème RM, le général-major Mohamed Adjroud, en présence notamment d’officiers et cadres de la 6RM, de compagnons d’armes et de mem- bres des familles du Chahid et du défunt Moudjahid, honorées à l’occasion.”La bapti- sation de ces structures reflète la fidélité in- défectible aux sacrifices consentis par nos glorieux Chouhada et Moudjahidine’’, a sou- ligné dans son allocation le commandant de la 6RM, ajoutant que “la Révolution du 1er Novembre 1954 est une épopée historique, source de fierté’’.Né en 1928 dans la wilaya d’Adrar, le Chahid Mohamed Bida, qui a re- joint les rangs de l’Armée de Libération Na- tionale (ALN) en 1957 dans la zone de Hassi-Sakka, puis promu au grade de lieute- nant, au regard de son courage et de ses ac- tions de bravoure, et a mené diverses batailles contre les forces coloniales, dont celles de Hassi-Djedid Chergui et de Hassi- Tesselgha, avant de tomber au champ d’hon- neur en 1958.Pour sa part, le défunt Moudjahid, Ahmed Diali, né en 1934 à Ta- manrasset, a rallié en 1957 l’organisation ci- vile de l’ALN jusqu’à 1962, puis a poursuivi ses activités militantes au sein du parti du Front de libération nationale après l’Indépendance.

Il est décédé le 4 septembre 2011.L’opération intervient en application au programme ar- rêté par le haut commandement de l’Armée nationale populaire portant baptisation des structures et installations militaires de noms de Chouhada de la glorieuse Révolution dans le but de perpétuer le souvenir du sacrifice des Chouhada ayant permis à l’Algérie de vivre aujourd’hui dans la liberté et la dignité.

L

a réalisation d’une cen- trale électrique pouvant répondre aux besoins des habitants des 21 com- munes de la wilaya de Bechar est devenue “une nécessité”

pour améliorer la qualité de la distribution, a-t-on indiqué à la commission de l’Assem- blée populaire de wilaya (APW) chargée du suivi de la production et de la distribu- tion de l’électricité.Cette ins- tance, qui a établi un diagnostic des causes des coupures répétées du réseau de distribution durant la der- nière saison estivale, estime que bien qu’alimentée à par- tir de la wilaya de Naâma par deux (2) lignes de haute ten- sion (400 et 220 kilovolts) et d’une ligne de transport de

60 kilovolts à destination des communes de Bechar, Ke- nadza, Lahmar, Taghit ,Abadla et Béni-Ounif , la wi- laya “gagnerait à être dotée de sa propre centrale élec- trique”, a précisé le président de cette commission, Youcef Makhloufi.Il est également nécessaire de moderniser le réseau de distribution et de doter les services compé- tents de la société de distri- bution de l’électricité et du gaz (Sonelgaz) en moyens mobiles et de détection des pannes sur les réseaux de transport de cette énergie à travers les vastes étendues de la wilaya, a-t-il ajouté.Ceci, sachant que les installations électriques peu- vent être soumises à une

panne, qu’elles soient vé- tustes ou modernes, de même que les dysfonctionne- ments d’une installation élec- trique peuvent être de différente source et nature, notamment en période esti- vale ou l’on enregistre une surchauffe des câbles, raison pour laquelle il est recom- mandé, suivant l’avis de plu- sieurs experts locaux en la matière, le renouvellement des lignes de transport à des- tination des collectivités en câbles torsadés qui s’adap- tent au climat saharien de la région, a expliqué M.Makh- loufi.La wilaya de Béchar, qui enregistre un taux de 97%

d’électrification avec un total de 80.288 abonnés à la basse tension, a bénéficié, au titre

de plusieurs programmes sectoriels de développe- ment, d’un investissement de 387 millions DA, dont 290 millions DA représentant la part de l’Etat.”Elle est large- ment bien servie en cette énergie mais son renforce- ment par une centrale élec- trique pouvant contribuer à mettre un terme définitif aux coupures répétées du réseau de distribution dans cer- taines localités et contribuer à l’augmentation de l’offre en la matière,est nécessaire”, selon les membres de la com- mission de l’APW qui ont pré- senté un document officiel de leur recommandation à l’APW et aux autorités locales pour l’amélioration de la si- tuation dans ce domaine.

bechar

La réalisation d’une centrale électrique, “une

nécessité” pour améliorer les prestations

Références

Documents relatifs

Le premier dimanche de juin, salariés et bénévoles se mobilisent pour accueillir, dans une ambiance conviviale, un public toujours très nombreux, pour lui présenter les

Cet article se propose donc de retracer l’historique d’évolution des indicateurs de la santé et de l’éducation dans la société algérienne pendant la

Pour le Gprép : dans la classe ; le complément la classe sélectionne la préposition dans pour exprimer bel et bien une inclusion dans un espace bien défini, la classe en tant que

Ainsi, le département d'appartenance, l'ancienneté dans la fonction d'enseignant, le grade et le fait d'avoir ou non bénéficié d'une formation pédagogique nous semblent

De plus, les réformes économiques algériennes traduisent une certaine volonté de changement de système économique et social ; véhiculée par les nouvelles orientations de

En effet, Basow (1995), Centra et Gaubatz (2000) ont constaté qu’il n’y avait pas de différence dans les scores de l’EEE attribuée par les étudiants des deux genres

La linguistique du texte comme théorie générale de la textualité a pour but de rendre compte des formes les plus ordinaires comme les plus élaborés de

Elle peut présenter en plus des crises, des troubles plus ou moins spécifiques (intéressant une ou plusieurs fonctions cérébrales), provoqués soit par un fonctionnement