V ECTEN
Septième solution ; construction géométrique du problème
Annales de Mathématiques pures et appliquées, tome 2 (1811-1812), p. 307-310
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307
Septième solution ;
Construction géométrique du problème ;
Par M. VECTEN , professeur de mathématiques spéciales
au
lycée de Nismes.
RÉSOLUES.
LEMME I. Si
plusieurs triangles
semblablesACB, A’C’B’ ( fig.
II )
ont leurs
angles homologues C,
C/ inscrits au même arcaC’Cb ,
etque , dans chacun
d’eux ,
on mène la droiteCM ,
C’M’qui joint
lesommet
C , C’
au milieuM ,
M’ du côtéoppose AB, A’B’ ;
lesprolongemens
des droitesCM ,
C’M’ iront tous concourir en un mêmepoint
m , sur la circonférence dont l’arc aC/Cb faitpartie.
Démonstration. Dans les
triangles semblables ,
les droitesqui joignent
les sommetshomologues
aux milieux des côtésopposés
étant des
lignes homologues,
doivent faire desangles égaux
avec leurscôtés
homologues ;
lesangles
bCM et bC’M’ sont doncégaux ,
etdoivent
conséquemment comprendre
des arcségaux
entre leurs côtéspuis
donc que ces arcs ont une extrémité commune b et vont dans le même sens, ils doivent se terminer à un mêmepoint
m.Corollaire. Il suit de là que, le
triangle
ACB étant seulementdonné
d’espèce,
etinconnu ,
tant degrandeur
que de situation parrapport
à la cordeab ,
il est néanmoinspossible
de déterminer lepoint
m où l’arc amb est rencontré par la droite CM menée deson sommet C au milieu M du côté
opposé AB ;
il suffit eneffet,
pour
cela,
de déterminer lepoint
m pour un autretriangle
A’C’B’arbitrairement construit semblable à
celui-là,
etayant
sonangle CI, homologue
àC,
inscrit comme ce dernier à l’arc aC’b.LEMME Il. Soient deux cercles
( fig. I2 ) ayant
la droite ab pour corde commune ; soit un troisième cercleayant
son centre 0sur
ab,
etcoupant
les deuxpremiers
en m et m’ et la droite aben p
et y ; soient menées mp etm’p , prolongées jusqu’à
la ren-contre des deux circonférences en C et
C’ ;
soit enfinmenée
CC’coupant
ab en y ; ils’agit
de prouver que CC’ estperpendiculaire
à ab.
Pour le
démontrer ,
soit d’abord menéemm’ ;
par lespropriétés
- des cordes
qui
secoupent
dans lecercle,
on aura, à latois,
donc les
triangles CpC’
etmpm’
sontsemblables,
d’où il suit quel’angle C, égal
àl’angle m’ ,
est mesure par la moitié de l’arc pm ; mais d’un autre coté ,l’angle 03B3pC , égal
à mpq , doit être mesure par la moitié de rare mq ;donc,
dans letriangle C03B3p ,
la somme desdeux
angles
Cet p est
mesure par la moitié de la demi-circonference pmq ; cette somme vaut donc unangle droit ;
cetriangle
est doncrectangle
en y et parconséquent
CC/ estperpendiculaire
à ab.Corollaire. Si donc on
proposait
ceproblème :
» Deuxpoints
met m’ riant donnés sur deux circonferences
ayant
une corde com-mune
ab ; déterminer ,
sur cette cordeab ,
unpoint p
parlequel
» et par chacun (tes
points
rrz et nzl menant les cordes lnC etm’C’ ,
la droite CC’ soit
perpendiculaire
à ab ? » Ilfaudra!t ,
pour lerésoudre ,
décrire un cercle dont le centre fut surab ,
et dont lacirconference
passât
par lespoints
rll et m’; chacune des intersections pet q
de cette circonférence avec la droite abpourrait
êtreprise
pour le
point
cherché.PROBLÈME
Deuxtriangles étant donnés ,
déterminer surquel plan
ilfaut projeter le premier ,
pour que sa pro-jection
soit semblable àl’autre ;
construire deplus
cetteproiection
ainsi
que l’inclinaison
des deuxplans ;
etdéterminer ,
en outre , lasituation du
triangle
ce celle desa projection
parrapport
à tel communesection de ces deux
plans ?
Analise. Concevons que le
problème
soitdéjà
résolu. Soient ABC( fig. I3 )
letriangle à projeter ,
A’B’C’ saprojection, semblable
RÉSOLUES. 309
à un
triangle donné,
et ab l’intersection de leursplans.
SoientM
et M’ les milieux de AB et
A’B’ ; M’
sera laprojection
deM,
etil est clair que
CA, CM,
CBprolongés
iront concourir aux mêmespoints a , p, b
deab,
avec lesprolongemens
deC’A’ , C’M’,
C/B/.Soient enfin menées
AA’, BB’, CC’ , perpendiculaires
auplan
deprojection ,
etA03B1 , B03B2 , C03B3 perpendiculaires
àab ;
en menantA’03B1,
B’03B2 , C’03B3 ,
ces droites seront aussiperpendiculaires
à ab.Concevons
présentement
que l’on fasse tourner leplan
dutriangle
ACB autour de la commune section
ab , jusqu’à
ce que ceplan
soit devenu le même que celui du
triangle A’C’B’,
comme on le voit( fig. I4 ); dans
ce mouvement , lespoints
a, p,b,
03B1, 03B2, y demeure-ront
immobiles
et les droitesA03B1, B03B2 , C03B3 ,
ne cessant pas d êtreperpendiculaires
àab ,
deviendront lesprolongcmens
deA’03B1 , B’03B2 ,
C’03B3. Quant a
lalongueur
deab,
comme toutplan parallèle
à celuide A’B’C’
peut
êtrepris ,
commelui ,
pour leplan
deprojection
il s’ensuit que cette
longueur
est tout à fait arbitraire.De cette analise découle naturellement la construction suivante.
Construction. Sur l’arbitraire ab
( fig. I4 )
soientdécrits ,
dedifférens
cotes,
des arcscapables
de deuxangles correspondans
Cet C’ tant du
triangle
àprojeter
que de saprojection.
Sur lesparties
restantes des deux
circonférences ,
soient détermines(
Corollaire du LemmeI )
lespoints
m et m’ où ces arcs seraient rencontrés parles
droitesjoignant
les sommetsC ,
CI aux milieux des côtesopposés.
Soit enfin déterminé sur
ab (
Corollaire duLemme 2 )
unpoint
p parlequel
et par lespoints
m et ml menant aux deux cercles les cordes mC etm’C’ ,
la droite CC’ soitperpendiculaire
en 03B3 surab ;
alors C et C’ seront les sommets cherchés : formant donc sur
l’angle
Cun
triangle
ACBégal
autriangle
àprojeter
et" abaissant despoints A, B,
sur ab desperpendiculaires A03B1 , Ba prolongées jusqu’en
A’et BI à leurs rencontres
respectives
avec C’a etC’b,
letriangle
A’C’B’sera la
projection
demandée.Quant
à l’inclinaison des deuxplans
elle sera
l’angle aigu
d’untriangle rectangle compris
entre unehypolhénuse égale
à03B3C,
et un cùté del’angle
droitégal
à;,C’.
Comme le
problème
de la détermination d upoint p a
deux so-lutions ( fig. I2 ),
savoir lepoint p
et lepoint
y, onpourrait
croireque le
problème propose
en a deuxaussi ; mais,
en exécutantl’opera-
tion sur le
point
q , on se convaincra facilement que letriangle
rec-tangle qui
doit donner l’inclinaison des deuxplans
nepeut
êtreconstruite
de manière que le
problème
n’ajamais qu’une
solution auplus.
Ce
problème
serait memeimpossible
si taprojection de l’un
desangles du triangle
àprojeter
devait êtreégale
à cetangle même ;
à moinscependant
que lesprojections
des deux autres ne dussent aussi leur êtreégales ; auquel
cas les deuxplans
devraient êtreparallèles,
et lasituation du
triangle
àprojeter
indeterminée sur l’un de cesplans. (*)
Démonstrations du théorème de géométrie énoncé à la
page I96 de
cevolume ;
Par MM. ENCONTRE , FERRIOT , LEGRAND, POUZIN , PENJON, LEHAULT , BRET, LABROUSSE
etROCHAT.
ENONCÉ.
Dans toutquadrilatère, plan
ougauche ,
la sommedes
quarrés
des deuxdiagonales
est double de la somme desquarrés
des deur droites
qui joignent
les milieux des côtésopposés.
Les démonstrations de cette
proposition
données par MM.Encontre, professeur doyen
de la faculté des sciences de l’académie de Mont-pellier ; Ferriot, professeur
aulycée
deBesançon ; Legrand, professeur
de
mathématiques
àSaint-Brieux ,
etPouzin ,
deMontpellier,
seréduisent
également
à cequi
suit.(*) Tout cela résulte aussi de ce
qui
est dit dans la note de la page 304.( Note des éditeurs. )