LECTURES POUR LA MARQUISE
L’univers en perspective.
Jean-Marie Vigoureux éd. Ellipses, ISBN 978-2- 7298-3113-4.
Voici une présentation de la relativité que je recommande vivement, car elle allie rigueur et précision sans passer par l’outil mathématique.
Tout le monde peut donc se livrer à cette vaste expérience de pensée et s’initier au principe de relativité de
Galilée et à son « extension » à la lumière. On comprend l’ambiguïté des expressions « contraction des longueurs » et « dilatation des durées » en levant certains faux paradoxes.
Plus sérieuse est l’étude de la réciprocité des résultats de la relativité. Je crois avoir enfin compris le problème des jumeaux de Langevin. J’ai longtemps pensé que la rupture de réciprocité venait de l’accélération-décélération auxquelles était soumis un des voyageurs. La cause est plus subtile : chacun suit un chemin différent qui implique un changement de référentiel.
Ne comptez pas sur moi pour résumer l’ouvrage. Mais fiez-vous au talent de l’auteur.
N’oublions pas qu’Einstein lui-même n’a pas hésité à exposer ses idées sur la relativité ou sur l’évolution des idées en physique en « langue vulgaire ». Mais le risque est toujours grand. Ici Jean-Marie Vigoureux réussit pleinement sa présentation.
JNT Lumières d’étoiles.
André Brahic et Isabelle Grenier, éd. Odile Jacob, ISBN 978-2-7381-1343-6
Voici ce qu’on peut appeler un beau livre. Certes, si vous êtes passionné d’astronomie, n’attendez pas de révélations au fil des pages sur le thème connu de l’univers vu dans les différentes longueurs d’onde.
Mais vous apprécierez ce voyage méditatif dans notre perception de l’univers au cours de l’histoire, les couleurs de la naissance des étoiles, de leur explosion
flamboyante, jusqu’aux trous noirs et aux collisions de galaxies. Le livre s’achève
d’ailleurs sur un fond de ciel étoilé portant un immense point d’interrogation.
Les photos sont belles. Nous retrouvons le goût et l’art
d’André Brahic pour partager sa passion, y compris quelques coups de griffe à l’astrologie !
Parmi les citations qui émaillent les chapitres, la dernière, de Laplace, « Ce que nous connaissons est peu de choses, ce que nous ignorons est immense », décrit bien l’esprit du livre.
A conseiller à tout « honnête homme » du XXIe siècle, pour qu’il soit informé des connaissances de son siècle, et qu’il puisse méditer sur ses ignorances, source de motivation et d’enthousiasme pour chercher.
JNT Des hommes, des télescopes, des étoiles.
Charles Fehrenbach, éd. Vuibert, ISBN 978-2-7117- 4038-3
Réédition du livre publié en 1990 dont l’édition était épuisée,
cette version remaniée garde tout
son intérêt car l’auteur, qui vient de disparaître fut témoin et acteur du développement de l’astronomie f
contempor Savez-vous
rançaise aine.
it que
l’OHP aura pu
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s’appeler l’OHS : Observatoire de Haute-Savoie ? Les mécènes à l’origine du projet, Mr et Mme Dina, qui ont beaucoup aidé l’astronomie française au début du XXe siècle, voulaient installer l’observatoire d’astronomie physique et géophysique sur le Salève…
C’est le début d’une histoire avec ses conflits humains, ses conflits d’intérêt, mais aussi ses enthousiasmes.
Nous vivons donc l’histoire de l’Observatoire de Haute-Provence dont Charles Fehrenbach fut le directeur jusqu’en 1983, puis celle de l’ESO dont il présidera la commission des instruments.
Certes, le style un peu sec fait penser à celui d’un rapport parfois, mais le témoignage est précis et précieux, donc n’hésitez pas si vous voulez revivre cette aventure… du siècle passé !
JNT
LA VIE ASSOCIATIVE
Chroniques de Jules
Je voudrais vous parler des Chroniques de Jules.
J'ai eu l'occasion, il y a quelques mois, de rendre visite à un établissement scolaire du Puy en Velay : le collège Jules Vallès.
Je ne venais pas par hasard. Le professeur de physique chimie, Madame Sabardeil, avait amené les élèves d'un atelier d'astronomie à l'Observatoire de Lyon. J'ai rencontré un groupe d'un grand dynamisme. Lors de ma visite, j'ai eu entre les mains un petit journal admirable, rédigé entièrement par des élèves. Cette initiative est passionnante et on aimerait la voir partout, même si c'est un gros travail. Dans les rubriques, j'ai trouvé, bien sûr, un compte rendu de la visite à l'observatoire, un article sur le penspinning (ou comment faire tourner son stylo entre ses doigts), un plaidoyer pour l'usage du savon, une petite discussion sur le thème "lunette ou lentille", un article sur le rap, un autre sur le sommeil et même une petite explication sur ce qui se passe en Colombie. Un journal très éclectique ! A la dernière rubrique, j'ai trouvé des petits jeux fort intéressants. Avec l'autorisation d'un des rédacteurs, Pierre Martin-Dussaud, (soit dit en passant, un élève passionné par l'astronomie), je vous donne un extrait de quelques questions pièges qui m'ont bien amusé :
• Combien de temps a duré la guerre de cent ans ?
• Où sont fabriqués les chapeaux Panama ?
• En quel mois les Russes fêtent-ils la révolution d'octobre ?
• De quoi est fait un pinceau en poil de chameau ?
• Les îles Canaries ont été nommées d'après quel animal ?
• Quel est le prénom du roi Georges VI ?
• Quelle est la couleur de la boîte noire d'un avion de ligne commerciale ?
• Combien de temps a duré la guerre de trente ans ?
La réponse est en page 40 (attention il y a un piège).
Bravo à toute l'équipe de ces rédacteurs en chef en herbes. J'ai oublié de vous dire que chaque numéro est vendu 0,10 euros pour 8 pages couleur.
. Le programme de l'école d'été 2008 L'école d'été d'Astronomie du CLEA aura lieu, comme d'habitude, au col Bayard, près de Gap, du 22 au 29 août 2008. Allez voir le programme sur notre site (clea-astro.eu) et inscrivez-vous vite. Un temps particulier sera consacré à la préparation de l'Année Mondiale de l'Astronomie, AMA2009.
LE COURRIER DES LECTEURS
Les limites de la limite de Roche
Notre collègue, Béatrice Sandré donne une critique très pertinente de l'article intitulé "la limite de Roche revisitée". Elle explique pourquoi :
L'éclatement du satellite est du aux forces de marées. Le champ de marée en un point du satellite est la différente entre le champ de gravitation créé par la planète au point considéré et celui créé au centre d'inertie du satellite. Il vaut donc (en conservant les notations de l'article) :
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