HAL Id: jpa-00207207
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Submitted on 1 Jan 1972
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Niveaux rotationnels de spin élevé dans 171Lu
D. Barneoud, C. Foin, Alain Baudry, J. Gizon, A. Gizon, Jérôme Valentin
To cite this version:
D. Barneoud, C. Foin, Alain Baudry, J. Gizon, A. Gizon, et al.. Niveaux rotationnels de spin élevé
dans 171Lu. Journal de Physique, 1972, 33 (1), pp.15-22. �10.1051/jphys:0197200330101500�. �jpa-
00207207�
NIVEAUX ROTATIONNELS DE SPIN ÉLEVÉ DANS 171Lu
D. BARNEOUD
(*),
C.FOIN,
A.BAUDRY,
J.GIZON,
A. GIZON et J. VALENTINInstitut des Sciences
Nucléaires,
Cédex257, 38-Grenoble-Gare, (Reçu
le 6septembre 1971)
Résumé. 2014 Les
énergies
et les intensités des rayonnements 03B3 émis dans la réaction 169Tm(03B1,
2n)
171Lu ont été mesurées avec des détecteursGe(Li).
Les bandes de rotation construitessur les états
7/2+ [404] (fondamental) 1/2- [541], 1/2+ [411], 5/2+ [402], 9/2- [514]
ont été identifiées par coïncidence 03B3-03B3 etanalysées
par les méthodesclassiques.
Laperturbation importante
mise enévidence dans la bande
1/2- [541]
peuts’expliquer
par uncouplage
de Coriolis avec la bande3/2- [532]
dont le niveau3/2-
se situerait à 674 keV.Abstract. 2014
Energies
and intensitiesof gamma-rays following
169Tm(03B1,
2n)
171Lu reaction have been measured withGe(Li)
detectors. Rotational bandsinvolving
the7/2+ [404] (ground-state), 1/2- [541], 1/2+ [411], 5/2+ [402], 9/2- [514]
intrinsic states have been identifiedby
means of two-dimensional 03B3-03B3 coincidences
technique
andanalysed
with classical methods. Thelarge perturba-
tions observed for
1/2-
[541]band
are studied in terms of Coriolismixing
with the3/2- [532]
band.The best fit is obtained when the energy of the
3/2- [532]
band-head is between 600 and 700 keV,supporting
a tentative identification of this state at 674 keV.Classification Physics abstracts :
12.10, 12.20
1. Introduction. - Le schéma des niveaux
de 1 71 lu
déduit de ladésintégration
de1 71 Hf
a étéprésenté
récemment
[1].
Laposition
des étatsintrinsèques
estbien établie et les
premiers
états rotationnels ont été mis en évidence. Les bandes construites sur les étatsintrinsèques
situés à faibleénergie
étantgénéralement
très
peuplées
dans les réactions(ions lourds, xn),
il estintéressant de les étudier et de les identifier par les
rayonnements
gamma émis lors de la réaction169Tm (a,
2n) 171Lu,
une ciblemétallique
de thuliumnaturel
monoisotopique
étant facilement réalisable.17 ’Lu
adéjà
faitl’objet
deplusieurs expériences
enligne,
soit par"’Tm (oc,
2ny) 17 ’Lu [2], [3], [4], [5], [6],
soit
par l’lYb (d,
2ny) 171 Lu [5] ; cependant, plusieurs points
ne sont pascomplètement
élucidés.Des travaux récents en
(oc, xny) entrepris
d’unepart
à Stockholm sur la détermination trèsprécise
des éner-gies
et des intensités des transitions gamma duspectre
direct[7]
et d’autrepart
à Grenoble surl’analyse
soi-gneuse de coïncidences y-y, confirment les
principaux
résultats des
expériences
antérieures et donnent de nou-velles informations concernant en
particulier
les bandesrotationnelles
9/2- [514]
et5/2+ [402].
2.
Dispositif expérimental
et résultats. - La tech-nique expérimentale employée
àGrenoble,
sur lecyclo-
tron
isochrone,
adéjà
été décrite par ailleurs[8].
Dansle
présent travail,
la ciblemétallique
de thulium estbombardée par des
particules
a de 28 MeV. Pour les coïncidences y-y, divers détecteursGe(Li)
ont été uti-(*) Cet article fait partie du travail de recherche de Monsieur D. Barnéoud en vue d’une thèse de Doctorat ès Sciences-Phy- siques enregistrée au C. N. R. S. sous le numéro A. 0. 4 754 et
qui sera soutenue auprès de la Faculté des Sciences de
Grenoble. ’
lisés,
degéométrie plane (0,6-5
et 10cm’
devolume)
oucoaxiale
(12
et 40cm’
devolume),
ainsiqu’un
circuit decoïncidences
classique
dutype lent-rapide (temps
derésolution - 20
ns). L’acquisition
des résultats s’effec-tue à l’aide d’un calculateur PDP
9,
sur bandemagné- tique compatible IBM,
cequi permet
uneanalyse bipa- ramétrique
512 x 512 canaux.SPECTRES DIRECTS. - La
figure
1 montre lesspectres
gammaenregistrés
à 900 parrapport
au faisceau. Le tableau I contient lesénergies
et les intensités corres-pondantes
des diverses transitions observées.FIG. 1. - Spectres gamma directs (basses et moyennes énergies) enregistrés à 90° par rapport au faisceau.
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:0197200330101500
16
TABLEAU 1
TABLEAU 1
(suite
(’)
Transitioncomplexe d’après
les coïncidences etd’après
la radioactivité.(b)
Transitioncomplexe d’après
les coïncidences et lespectre
haute résolution de Stockholm[7].
(C)
Transitioncomplexe d’après
lespectre
haute résolution de Stockholm[7].
(°)
Voir texte,position 3/2- [532].
_18
COINCIDENCES y-y. - Les
principaux
résultats obte-nus et nécessaires pour
l’interprétation
du schéma deniveaux proposé,
sont rassemblés dans le tableau II. Ilfaut
noter queplusieurs pics
duspectre
direct sontcomplexes
et quel’analyse
des coïncidences y-y doit être faite avec un trèsgrand
soin.Lorsque
les fenêtres de la voieanalyse
sont choisies sur de telspics complexes,
ilest nécessaire de suivre la variation
progressive,
canalpar
canal,
desspectres
encoïncidence,
de manière à déterminerquelle
transition est effectivement respon- sable de la coïncidence.3. Discussion des résultats. - Les états intrin-
séques
de171 Lu peuplés
parcapture électronique
àpartir de 171 Hf [1] ont
été identifiés de la manière sui- vante :7/2+ [404]
comme étatfondamental, 1/2- [541] ]
à
71,1 keV, 1/2 + [411] ]
à208,1 keV, 5/2+ [402]
à295,8 keV, 9 j2- [514]
à469,5
keV et7/2- [523]
à662,0
keV. Toutes les bandes de rotation cons-truites sur ces états ont été trouvées par la réaction
169Tm (ce,
2nI’) 1 71 Lu,
àl’exception
de la dernière pourlaquelle
seul le niveau7/2-
est faiblement excité. Le schéma de niveaux déduit de cesexpériences
est tracésur la
figure
2.BANDE
7/2+ [404].
- Lepremier
état excité de cettebande est situé à
122,07
keV[1].
Parmi les transitionsobservées en coïncidence avec la raie de 122
keV,
seulecelle de 409 keV est
simple
et d’intensité suffisante pourpermettre
une étude en coïncidence. Les résultats cor-respondants
sontprésentés
sur lafigure
3. Sur la transi-tion de 528
keV,
onenregistre
les mêmespics
en coïn-cidence : la bande
peut
ainsi être établiejusqu’au 23/2+,
situé à 1 614 keV
(Fig. 2).
Enportant (EI - E1-1)/2
1en fonction de 2
1’,
à la manièrehabituelle,
on obtientune variation
approximativement
linéaire : l’état7/2+ [404]
est doncpratiquement
pur.L’énergie
desétats de rotation
peut
s’écrire sous la formegéné-
rale
[9] ]
Les écarts entre les valeurs calculées et les valeurs
expérimentales
sont inférieurs à0,14
keV avecet
A7
=15,3
eV pour la bande7/2+ [404].
BANDE
1/2- [541].
- Issu de l’état deproton h9/2
dumodèle en
couches,
l’état1/2 - [541 ] a
été identifié par radioactivité dansplusieurs isotopes : 17 5Lu [10], 173Lu [11], 171Lu [1], 177 Ta [12], 181Re [13].
Dans laTABLEAU II
Les transitions
placées
entreparenthèses
sont détectées avec une faible intensité.FIG. 2. - Schéma des niveaux de
1 ]]Lu
obtenu par 169Tm (a, 2 ny) 17’Lu.FIG. 3. - Coïncidences y-y sur 409 keV, fond soustrait.
désintégration de l’iHf,
la transition de71,1
keV est denature E 3
[14],
en accord avec la durée de vie corres-pondante
du niveau(79 s) [15]. L’énergie
de la transi-tion
5/2 --> 1/2
de cette bande est inférieure à1,5 keV,
celle de la transition E 2(9/2
-->5/2) atteignant 86,3
keV[1].
Dans le tableauII,
onpeut
voir que le gamma de86,3
keV excité dans la réaction169Tm (a,
2ny) 171Lu,
est en coïncidence avec ceuxde
177, 220, 270,
362 et 449 keY. Lafigure
4représente
les coïncidences obtenues en utilisant le
pic
de177}keV
comme fenêtre : il est clair que les transitions de
86,3-177,3-270,4-283,1-362,0-449,4
et597,2 keV appar-
tiennent à la même bande.
FIG. 4. - Coïncidences y-y sur 177 keV, fond soustrait.
A cause du
grand paramètre
dedécouplage positif
attendu pour cette
bande,
la branche pourlaquelle (I
+2)
est un entierimpair,
doit être abaissée enénergie
et fortementpeuplée
par réaction(a, xny) [16].
Par contre la branche pour
laquelle (I
+2)
est unentier
pair
a vraisemblablement une intensité très.faible.
20
Il est
possible
deplacer
les niveaux15/2-
et11/2- respectivement
à 932 et 618 keV : les transitions de86,3-177
et 283 keV sont en coïncidences avec la raie de 314keV, correspondant justement
à la différenceentre 932 et 618 keV. Dans le même
spectre,
une tran- sition de 240 keV resteinexpliquée ;
onpeut
supposerqu’il s’agit
de la transition située entre le11/2-
à618 keV et le niveau
7/2- qui
serait à 378 keV. Dansces
conditions,
les transitions de306,6
et220,2
keViraient de ce niveau
respectivement
vers9/2-
et5/2-.
Ilest
important
de comparer cessuggestions
aux résultatsobtenus en
radioactivité,
où les transitions considérées ci-dessus ont une intensitétrop
faible pourpermettre
une étude en coïncidence y-y mais leur
multipolarité
aété déterminée :
220,2
keV(M
1 + E 2 ou M1)- 306,6
keV(E
2 ou M 1+ E 2)-286,6
keV(M 1)- 460,6
keV(E
2 ou M 1 + E2).
Ces natures sont tout àfait
compatibles
avec les attributionssuggérées plus haut,
et seule l’absence du niveau3/2-
reste un pro-blème. Par
désintégration,
on détecte des transitions de172,8 keV,
E 2 et de133,4 keV,
M 1 ou(E
2 +M 1).
Sur
faisceau,
une raie de(133,2 ± 0,3)
keV a étéobservée
(tableau I)
et dans lespectre enregistré
àhaute
résolution,
à Stockholm[7],
des transitions de133,3-133,9
et172,5
keV sont détectées. En combinant lesrésultats,
on propose le niveau3/2-
à204,9
keVavec la transition de
172,8
keV entre les niveaux7/2-
et
3/2 - .
En
portant (EI - E1-1)/2 1
en fonction de12
pourles niveaux bien définis
expérimentalement
et enextrapolant
les variations linéaires obtenuesrespecti-
vement pour les branches
(I
+1/2) pair
et(I
+1/2) impair,
on déduit aussi uneénergie
de 133keV pour
lesniveaux
3/2-
et5/2- (Fig. 5).
Parailleurs,
en utilisantle
pic
de 194 keV commefenêtre,
une transition de 206 keV est observée en coïncidence. Le gamma de 194 keV est situé dans les bandes7/2+ [404]
et1/2+ [411].
En sommant lesspectres
en coïncidence obtenusrespectivement
sur lespics
de 247 et 340keV,
FIG. 5. - Variation de l’inverse du moment d’inertie effectif pour la bande 1/2 [541]. A correspondent aux points expéri-
mentaux ; 0 correspondent aux points déduits par extrapolation pour 1= 5/2- et 1= 3/2-.
qui appartiennent
aussi à la bande1 /2+ [411],
Kemnitz et al.
[5]
ont identifié une transition de 292 keV. Les transitions de205,9
et292,1 keV
se situeraient entre les niveaux7/2+
de la bande1 /2 + [411 ]
et9/2 -, 5/2 -
de la bande1 /2 - [541] ; 363,7
keV étantl’énergie
du7/2 +,
celle des niveaux5/2-
et
9/2-
seraitrespectivement 71,6
et157,9
keV. Il n’est paspossible
de vérifier l’existence des transitions faiblesqui pourraient
paranalogie
relier le3/2+
de labande
1 /2 + [411 ] aux 1 /2 -
et5/2 -
de la bande1 /2 - [541 ],
leur
énergie appartenant
au domaine trèscomplexe
147-148 keV.
En utilisant la relation
(1)
lejeu
deparamètres
lemieux
adapté (A
=9,44 keV, B
= -0,67 eV,
a =
3,76
etB1
= - 97eV)
fournit des écartsqui
attei-gnent 5,6
keV entre les valeurs calculées et lesénergies expérimentales.
L’état1/2- [541]
étant issu du niveausphérique h9/2,
on s’attend à uncouplage
de Coriolisintense avec les autres orbites issues de cette couche -
en
particulier
avec les niveaux de la bande3/2- [532].
Iln’est donc pas
surprenant
que la relation(1) s’ap- plique
assez mal. Un traitement exact ducouplage
deCoriolis est alors nécessaire. Les calculs correspon- dants ont été effectués par
Piepenbring [17]
pour lecouplage
entre les bandes1/2- [541]
et3/2- [532].
La
position
de la bande3/2- [532]
n’étant pasconnue par les
expériences, l’énergie
du niveau3/2-
aété considérée comme un
paramètre
variable. Lesénergies
ainsi calculées des 11 niveaux identifiés de la bande1/2- [541] présentent
un écart inférieur à 3 keV avec les valeursexpérimentales,
avec uneénergie comprise
entre 600 et 700 keV pour la tête de bande3/2- [532].
Par des considérations
arithmétiques
sur les transi- tions gamma duspectre direct,
nous avons tenté deplacer
le niveau3/2 - [532]
dans le schéma de171 lu.
La seule
possibilité
est basée sur des transitions pou- vant relier les bandes3/2- [532]
et1/2+ [411],
à savoirdu niveau
3/2-
vers1/2+
et3/2+
par466,5
et455,4keV
et du
5/2-
vers3/2+
et5/2+
par530,0
et415,7
keV.Dans cette
hypothèse,
l’état3/2-
se situe à 674 keV etson
premier
niveau de rotation à 749 keV. Nous avonsrepris
une série de coïncidences y-y pour donner unsupport expérimental
à cessuggestions,
mais les inten-sités des transitions de 466 et 530
keV,
utilisées commefenêtres,
étanttrop faibles,
nous n’avons obtenu aucuneconfirmation.
BANDE
1/2 + [411 ].
- Pardésintégration de 17 ’Hf [1],
l’état
1/2+ [411] est
situé à208,1
keV et se désexcite parune transition E 1 de
137,0
keV. Le groupe de Stock- holm a estimé à(33
±8)
ns[7]
la durée de vie corres-pondante.
La bande étant connue
jusqu’au
niveau11/2+
parradioactivité et la transition de 247 keV étant intense et bien
séparée
dans la réaction(a,
2n),
c’est ellequi
fournit le meilleur
spectre
encoïncidence, indiquant
les
pics
intenses de137, 144, 263,
339 et 415 keV et lespics plus
faibles de 113 et 124 keV(Fig. 6).
Onpeut
FIG. 6. - Coïncidences y-y sur 247 keV. a) Spectre en coïnci-
dence brut sur le pic ; b) Spectre en coïncidence sur le fond.
atteindre ainsi le niveau
19/2+
à 1 366 keV. La bande1/2+ [411] obtenue
est tout à fait semblable à celle de16’Tm [18].
Lesénergies expérimentales
s’accordentavec un moment d’inertie de
13,6 keV,
unparamètre
de
découplage a
de -0,68
et des termes correctifsBANDE
5/2+ [402].
-D’après
les résultats obtenusen
radioactivité,
l’étatintrinsèque
est situé à295,8
keV.Le
premier
état excité est99,1
keVplus
haut et lesénergies
des autres transitions situées entre les niveaux de rotation sont toutes très voisines de celles observées dans la bande fondamentale7 j2+ [404].
Pour identifiercorrectement la bande
5/2+ [402]
sur lefaisceau,
il estdonc
nécessaire, après
avoir travaillé en coïncidencesur
295,8
keV et 99keV,
de suivreprogressivement
lesspectres
obtenuslorsque
la fenêtre d’entréeglisse progressivement
de 122 à 124keV,
de 147 à 151 keV et de 171 à 173 keV. Un telexemple
est illustré sur lafigure
7 et l’ensemble des résultats estregroupé
dans letableau II. Les transitions de
99-124-151-172-223,6- 275,6 appartiennent
à cette bande5/2+ [402]
et vrai-semblablement une faible transition de 200 keV. Des coïncidences effectuées sur le
pic complexe
de200 keV
[7]
font ressortir d’unepart,
avec une faibleintensité,
les transitions de99,
151 et 295 keVapparte-
nant
uniquement
à la bande5/2+ [402]
et d’autrepart
des transitions de122, 124, 147,
149qui peuvent
s’ex-pliquer
enplaçant
un gamma de 200 keV entre le niveau9/2- [514]
et le niveau11/2+
de la bande fonda-mentale
7/2+ [404]. D’après
lespectre
à haute résolu- tion[7]
lepic complexe
de 200 keV sedécompose
en200,1
et200,7 keV ;
pour des raisonsarithmétiques,
ilsemble
plus
correct deplacer
le200,7
keV dans la bande5/2+ [402]. Toujours
en utilisant lesénergies pré-
cises des transitions onpeut
aussi considérer les gamma de323,2
et372,3
keV comme cross-overrespectifs
destransitions de
151,4
et171,8
keV et de171,8
et200,7 keV, portant
ainsi le niveau15/2+
à 1 043 keV. Les 6 états établis dans cette bande5/2+ [402]
fournissentFIG. 7. - Evolution des spectres en coïncidences y-y obtenus
sur le pic complexe de 144 à 151 keV (fonds soustraits).
et
As
=0,162 keV ;
les écarts entre les valeurs cal- culées et lesénergies expérimentales atteignent 0,48 keV,
ce
qui peut
être considéré comme satisfaisant. Les valeurs relativement élevées des coefficients B et C montrent néanmoins l’existence d’uncouplage
deCoriolis avec d’autres bandes. Il
n’y
a certainement pas dans ce cas une bandeprivilégiée
pour cecouplage
(comme
pour la bande1/2- [541]).
L’orbite5/2+ [402]
est en effet issue de la couche
sphérique dS/2
et onsait
[19]
que l’intensité d’uncouplage
de Coriolis entredeux états issus d’une même couche
sphérique
estparti-
culièrement élevée
uniquement lorsque le j
de cettecouche est
grand ( > 7/2).
Un calcul du genre de celui effectué pour la bande1 /2 - [541] ]
n’est donc paspossible
ici.BANDE
9/2- [514].
- Cette bande est, elleaussi,
faiblement excitée par la réaction16 9Tm (a,
2n) 171 Lu
et les écarts entre les niveaux de rotation sont voisins de ceux observés dans la bande
7/2+ [404]
fortementexcitée. En étudiant les
spectres
obtenus en coïncidencesur les transitions
simples
de 347 et 469 keV et sur lespics complexes
147-151(Fig. 7, 8),
171-173 keV(tableau II)
onpeut
établir la bande9/2- [514] jusqu’au
niveau
21/2-
à 1 570 keV. Seuls deux faibles cross- over de273,5
et321,5
keV sont détectés.Le niveau
9/2- [514]
étant issu de la couchesphé- rique h11/2
onpeut
s’attendre à uncouplage
de Coriolis très intense entre les niveaux de la bande9/2- [514]
etceux construits sur les autres états
intrinsèques
issusde
h11/2
etplus spécialement
avec le niveau7/2- [523]
également
observé dans ce noyau.BANDE
7/2- [523].
- L’étatintrinsèque
et lepremier
niveau excité de cette bande sont fortement alimentés par radioactivité
[1]
et se situentrespectivement
à662,0
22
FIG. 8. - Coïncidences y-y sur 347 keV, fond soustrait.
et
788,3
keV. Dans lesexpériences
surfaisceau,
nousavons mis en évidence à l’aide des détecteurs
Ge(Li) coaxiaux,
deux transitions faibles de(662,5
±1)
et(539,5
±0,5)
keVqui correspondent
vraisemblable- ment à la désexcitation du niveau7/2- [523]
vers lesniveaux
7/2+
et9/2+
de la bande fondamentale maisnous n’observons pas le
premier
état excité de cettebande.
Un calcul exact du
couplage
de Coriolis entre lesbandes
7/2- [523]
et9/2- [514]
effectué parPiepen- bring [20] permet
de décrire les 9 niveaux observés à l’aide de 4paramètres ajustés :
lesénergies
intrin-sèques
des têtes de bande sont ’97,2 = 465keV,
£9j2
= 173keV,
le facteur d’inertieet l’élément de matrice effectif
de j
+ est4. Conclusion. - Une
comparaison
entre les sché-mas de niveaux de
177 Ta [3]
et171 Lu,
montre que les bandes7/2 [404], 1/2 [541 ], 9/2 [514]
et5/2 [402]
appa- raissent dans ces deux noyaux. Lespopulations
respec- tives de ces bandes sont différentes. L’étatintrinsèque 1/2 [411],
et sa bande de rotation n’ont été mis en évi- dence quedans l’ 1 Lu.
Parcontre,
un état à troisquasi- particules
n’a été trouvé que dans177 Ta.
Si l’on veut tenter de donner uneexplication
à cesdifférences,
il estnécessaire d’étendre l’étude aux noyaux voisins
17 5Ta
et
169Lu,
étudequi
est en cours au laboratoire etdonnera lieu à de
prochaines publications.
Remerciements. - Nous tenons à remercier les
équipes
de conduite ducyclotron
de Grenoble et du calculateur PDP 9 et nousexprimons
notre satisfaction pourl’agréable coopération qui
s’est établie avec legroupe de
Stockholm,
enparticulier
avec les docteurs H.Ryde,
S.Hjorth
et B.Skânberg.
Bibliographie [1]
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