• Aucun résultat trouvé

Niveaux rotationnels de spin élevé dans 171Lu

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Niveaux rotationnels de spin élevé dans 171Lu"

Copied!
9
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00207207

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00207207

Submitted on 1 Jan 1972

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Niveaux rotationnels de spin élevé dans 171Lu

D. Barneoud, C. Foin, Alain Baudry, J. Gizon, A. Gizon, Jérôme Valentin

To cite this version:

D. Barneoud, C. Foin, Alain Baudry, J. Gizon, A. Gizon, et al.. Niveaux rotationnels de spin élevé

dans 171Lu. Journal de Physique, 1972, 33 (1), pp.15-22. �10.1051/jphys:0197200330101500�. �jpa-

00207207�

(2)

NIVEAUX ROTATIONNELS DE SPIN ÉLEVÉ DANS 171Lu

D. BARNEOUD

(*),

C.

FOIN,

A.

BAUDRY,

J.

GIZON,

A. GIZON et J. VALENTIN

Institut des Sciences

Nucléaires,

Cédex

257, 38-Grenoble-Gare, (Reçu

le 6

septembre 1971)

Résumé. 2014 Les

énergies

et les intensités des rayonnements 03B3 émis dans la réaction 169Tm

(03B1,

2

n)

171Lu ont été mesurées avec des détecteurs

Ge(Li).

Les bandes de rotation construites

sur les états

7/2+ [404] (fondamental) 1/2- [541], 1/2+ [411], 5/2+ [402], 9/2- [514]

ont été identifiées par coïncidence 03B3-03B3 et

analysées

par les méthodes

classiques.

La

perturbation importante

mise en

évidence dans la bande

1/2- [541]

peut

s’expliquer

par un

couplage

de Coriolis avec la bande

3/2- [532]

dont le niveau

3/2-

se situerait à 674 keV.

Abstract. 2014

Energies

and intensities

of gamma-rays following

169Tm

(03B1,

2

n)

171Lu reaction have been measured with

Ge(Li)

detectors. Rotational bands

involving

the

7/2+ [404] (ground-state), 1/2- [541], 1/2+ [411], 5/2+ [402], 9/2- [514]

intrinsic states have been identified

by

means of two-

dimensional 03B3-03B3 coincidences

technique

and

analysed

with classical methods. The

large perturba-

tions observed for

1/2-

[541]

band

are studied in terms of Coriolis

mixing

with the

3/2- [532]

band.

The best fit is obtained when the energy of the

3/2- [532]

band-head is between 600 and 700 keV,

supporting

a tentative identification of this state at 674 keV.

Classification Physics abstracts :

12.10, 12.20

1. Introduction. - Le schéma des niveaux

de 1 71 lu

déduit de la

désintégration

de

1 71 Hf

a été

présenté

récemment

[1].

La

position

des états

intrinsèques

est

bien établie et les

premiers

états rotationnels ont été mis en évidence. Les bandes construites sur les états

intrinsèques

situés à faible

énergie

étant

généralement

très

peuplées

dans les réactions

(ions lourds, xn),

il est

intéressant de les étudier et de les identifier par les

rayonnements

gamma émis lors de la réaction

169Tm (a,

2

n) 171Lu,

une cible

métallique

de thulium

naturel

monoisotopique

étant facilement réalisable.

17 ’Lu

a

déjà

fait

l’objet

de

plusieurs expériences

en

ligne,

soit par

"’Tm (oc,

2

ny) 17 ’Lu [2], [3], [4], [5], [6],

soit

par l’lYb (d,

2

ny) 171 Lu [5] ; cependant, plusieurs points

ne sont pas

complètement

élucidés.

Des travaux récents en

(oc, xny) entrepris

d’une

part

à Stockholm sur la détermination très

précise

des éner-

gies

et des intensités des transitions gamma du

spectre

direct

[7]

et d’autre

part

à Grenoble sur

l’analyse

soi-

gneuse de coïncidences y-y, confirment les

principaux

résultats des

expériences

antérieures et donnent de nou-

velles informations concernant en

particulier

les bandes

rotationnelles

9/2- [514]

et

5/2+ [402].

2.

Dispositif expérimental

et résultats. - La tech-

nique expérimentale employée

à

Grenoble,

sur le

cyclo-

tron

isochrone,

a

déjà

été décrite par ailleurs

[8].

Dans

le

présent travail,

la cible

métallique

de thulium est

bombardée par des

particules

a de 28 MeV. Pour les coïncidences y-y, divers détecteurs

Ge(Li)

ont été uti-

(*) Cet article fait partie du travail de recherche de Monsieur D. Barnéoud en vue d’une thèse de Doctorat ès Sciences-Phy- siques enregistrée au C. N. R. S. sous le numéro A. 0. 4 754 et

qui sera soutenue auprès de la Faculté des Sciences de

Grenoble.

lisés,

de

géométrie plane (0,6-5

et 10

cm’

de

volume)

ou

coaxiale

(12

et 40

cm’

de

volume),

ainsi

qu’un

circuit de

coïncidences

classique

du

type lent-rapide (temps

de

résolution - 20

ns). L’acquisition

des résultats s’effec-

tue à l’aide d’un calculateur PDP

9,

sur bande

magné- tique compatible IBM,

ce

qui permet

une

analyse bipa- ramétrique

512 x 512 canaux.

SPECTRES DIRECTS. - La

figure

1 montre les

spectres

gamma

enregistrés

à 900 par

rapport

au faisceau. Le tableau I contient les

énergies

et les intensités corres-

pondantes

des diverses transitions observées.

FIG. 1. - Spectres gamma directs (basses et moyennes énergies) enregistrés à 90° par rapport au faisceau.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:0197200330101500

(3)

16

TABLEAU 1

(4)

TABLEAU 1

(suite

(’)

Transition

complexe d’après

les coïncidences et

d’après

la radioactivité.

(b)

Transition

complexe d’après

les coïncidences et le

spectre

haute résolution de Stockholm

[7].

(C)

Transition

complexe d’après

le

spectre

haute résolution de Stockholm

[7].

(°)

Voir texte,

position 3/2- [532].

_

(5)

18

COINCIDENCES y-y. - Les

principaux

résultats obte-

nus et nécessaires pour

l’interprétation

du schéma de

niveaux proposé,

sont rassemblés dans le tableau II. Il

faut

noter que

plusieurs pics

du

spectre

direct sont

complexes

et que

l’analyse

des coïncidences y-y doit être faite avec un très

grand

soin.

Lorsque

les fenêtres de la voie

analyse

sont choisies sur de tels

pics complexes,

il

est nécessaire de suivre la variation

progressive,

canal

par

canal,

des

spectres

en

coïncidence,

de manière à déterminer

quelle

transition est effectivement respon- sable de la coïncidence.

3. Discussion des résultats. - Les états intrin-

séques

de

171 Lu peuplés

par

capture électronique

à

partir de 171 Hf [1] ont

été identifiés de la manière sui- vante :

7/2+ [404]

comme état

fondamental, 1/2- [541] ]

à

71,1 keV, 1/2 + [411] ]

à

208,1 keV, 5/2+ [402]

à

295,8 keV, 9 j2- [514]

à

469,5

keV et

7/2- [523]

à

662,0

keV. Toutes les bandes de rotation cons-

truites sur ces états ont été trouvées par la réaction

169Tm (ce,

2

nI’) 1 71 Lu,

à

l’exception

de la dernière pour

laquelle

seul le niveau

7/2-

est faiblement excité. Le schéma de niveaux déduit de ces

expériences

est tracé

sur la

figure

2.

BANDE

7/2+ [404].

- Le

premier

état excité de cette

bande est situé à

122,07

keV

[1].

Parmi les transitions

observées en coïncidence avec la raie de 122

keV,

seule

celle de 409 keV est

simple

et d’intensité suffisante pour

permettre

une étude en coïncidence. Les résultats cor-

respondants

sont

présentés

sur la

figure

3. Sur la transi-

tion de 528

keV,

on

enregistre

les mêmes

pics

en coïn-

cidence : la bande

peut

ainsi être établie

jusqu’au 23/2+,

situé à 1 614 keV

(Fig. 2).

En

portant (EI - E1-1)/2

1

en fonction de 2

1’,

à la manière

habituelle,

on obtient

une variation

approximativement

linéaire : l’état

7/2+ [404]

est donc

pratiquement

pur.

L’énergie

des

états de rotation

peut

s’écrire sous la forme

géné-

rale

[9] ]

Les écarts entre les valeurs calculées et les valeurs

expérimentales

sont inférieurs à

0,14

keV avec

et

A7

=

15,3

eV pour la bande

7/2+ [404].

BANDE

1/2- [541].

- Issu de l’état de

proton h9/2

du

modèle en

couches,

l’état

1/2 - [541 ] a

été identifié par radioactivité dans

plusieurs isotopes : 17 5Lu [10], 173Lu [11], 171Lu [1], 177 Ta [12], 181Re [13].

Dans la

TABLEAU II

Les transitions

placées

entre

parenthèses

sont détectées avec une faible intensité.

(6)

FIG. 2. - Schéma des niveaux de

1 ]]Lu

obtenu par 169Tm (a, 2 ny) 17’Lu.

FIG. 3. - Coïncidences y-y sur 409 keV, fond soustrait.

désintégration de l’iHf,

la transition de

71,1

keV est de

nature E 3

[14],

en accord avec la durée de vie corres-

pondante

du niveau

(79 s) [15]. L’énergie

de la transi-

tion

5/2 --> 1/2

de cette bande est inférieure à

1,5 keV,

celle de la transition E 2

(9/2

-->

5/2) atteignant 86,3

keV

[1].

Dans le tableau

II,

on

peut

voir que le gamma de

86,3

keV excité dans la réaction

169Tm (a,

2

ny) 171Lu,

est en coïncidence avec ceux

de

177, 220, 270,

362 et 449 keY. La

figure

4

représente

les coïncidences obtenues en utilisant le

pic

de

177}keV

comme fenêtre : il est clair que les transitions de

86,3-177,3-270,4-283,1-362,0-449,4

et

597,2 keV appar-

tiennent à la même bande.

FIG. 4. - Coïncidences y-y sur 177 keV, fond soustrait.

A cause du

grand paramètre

de

découplage positif

attendu pour cette

bande,

la branche pour

laquelle (I

+

2)

est un entier

impair,

doit être abaissée en

énergie

et fortement

peuplée

par réaction

(a, xny) [16].

Par contre la branche pour

laquelle (I

+

2)

est un

entier

pair

a vraisemblablement une intensité très.

faible.

(7)

20

Il est

possible

de

placer

les niveaux

15/2-

et

11/2- respectivement

à 932 et 618 keV : les transitions de

86,3-177

et 283 keV sont en coïncidences avec la raie de 314

keV, correspondant justement

à la différence

entre 932 et 618 keV. Dans le même

spectre,

une tran- sition de 240 keV reste

inexpliquée ;

on

peut

supposer

qu’il s’agit

de la transition située entre le

11/2-

à

618 keV et le niveau

7/2- qui

serait à 378 keV. Dans

ces

conditions,

les transitions de

306,6

et

220,2

keV

iraient de ce niveau

respectivement

vers

9/2-

et

5/2-.

Il

est

important

de comparer ces

suggestions

aux résultats

obtenus en

radioactivité,

où les transitions considérées ci-dessus ont une intensité

trop

faible pour

permettre

une étude en coïncidence y-y mais leur

multipolarité

a

été déterminée :

220,2

keV

(M

1 + E 2 ou M

1)- 306,6

keV

(E

2 ou M 1

+ E 2)-286,6

keV

(M 1)- 460,6

keV

(E

2 ou M 1 + E

2).

Ces natures sont tout à

fait

compatibles

avec les attributions

suggérées plus haut,

et seule l’absence du niveau

3/2-

reste un pro-

blème. Par

désintégration,

on détecte des transitions de

172,8 keV,

E 2 et de

133,4 keV,

M 1 ou

(E

2 +

M 1).

Sur

faisceau,

une raie de

(133,2 ± 0,3)

keV a été

observée

(tableau I)

et dans le

spectre enregistré

à

haute

résolution,

à Stockholm

[7],

des transitions de

133,3-133,9

et

172,5

keV sont détectées. En combinant les

résultats,

on propose le niveau

3/2-

à

204,9

keV

avec la transition de

172,8

keV entre les niveaux

7/2-

et

3/2 - .

En

portant (EI - E1-1)/2 1

en fonction de

12

pour

les niveaux bien définis

expérimentalement

et en

extrapolant

les variations linéaires obtenues

respecti-

vement pour les branches

(I

+

1/2) pair

et

(I

+

1/2) impair,

on déduit aussi une

énergie

de 133

keV pour

les

niveaux

3/2-

et

5/2- (Fig. 5).

Par

ailleurs,

en utilisant

le

pic

de 194 keV comme

fenêtre,

une transition de 206 keV est observée en coïncidence. Le gamma de 194 keV est situé dans les bandes

7/2+ [404]

et

1/2+ [411].

En sommant les

spectres

en coïncidence obtenus

respectivement

sur les

pics

de 247 et 340

keV,

FIG. 5. - Variation de l’inverse du moment d’inertie effectif pour la bande 1/2 [541]. A correspondent aux points expéri-

mentaux ; 0 correspondent aux points déduits par extrapolation pour 1= 5/2- et 1= 3/2-.

qui appartiennent

aussi à la bande

1 /2+ [411],

Kemnitz et al.

[5]

ont identifié une transition de 292 keV. Les transitions de

205,9

et

292,1 keV

se situeraient entre les niveaux

7/2+

de la bande

1 /2 + [411 ]

et

9/2 -, 5/2 -

de la bande

1 /2 - [541] ; 363,7

keV étant

l’énergie

du

7/2 +,

celle des niveaux

5/2-

et

9/2-

serait

respectivement 71,6

et

157,9

keV. Il n’est pas

possible

de vérifier l’existence des transitions faibles

qui pourraient

par

analogie

relier le

3/2+

de la

bande

1 /2 + [411 ] aux 1 /2 -

et

5/2 -

de la bande

1 /2 - [541 ],

leur

énergie appartenant

au domaine très

complexe

147-148 keV.

En utilisant la relation

(1)

le

jeu

de

paramètres

le

mieux

adapté (A

=

9,44 keV, B

= -

0,67 eV,

a =

3,76

et

B1

= - 97

eV)

fournit des écarts

qui

attei-

gnent 5,6

keV entre les valeurs calculées et les

énergies expérimentales.

L’état

1/2- [541]

étant issu du niveau

sphérique h9/2,

on s’attend à un

couplage

de Coriolis

intense avec les autres orbites issues de cette couche -

en

particulier

avec les niveaux de la bande

3/2- [532].

Il

n’est donc pas

surprenant

que la relation

(1) s’ap- plique

assez mal. Un traitement exact du

couplage

de

Coriolis est alors nécessaire. Les calculs correspon- dants ont été effectués par

Piepenbring [17]

pour le

couplage

entre les bandes

1/2- [541]

et

3/2- [532].

La

position

de la bande

3/2- [532]

n’étant pas

connue par les

expériences, l’énergie

du niveau

3/2-

a

été considérée comme un

paramètre

variable. Les

énergies

ainsi calculées des 11 niveaux identifiés de la bande

1/2- [541] présentent

un écart inférieur à 3 keV avec les valeurs

expérimentales,

avec une

énergie comprise

entre 600 et 700 keV pour la tête de bande

3/2- [532].

Par des considérations

arithmétiques

sur les transi- tions gamma du

spectre direct,

nous avons tenté de

placer

le niveau

3/2 - [532]

dans le schéma de

171 lu.

La seule

possibilité

est basée sur des transitions pou- vant relier les bandes

3/2- [532]

et

1/2+ [411],

à savoir

du niveau

3/2-

vers

1/2+

et

3/2+

par

466,5

et

455,4keV

et du

5/2-

vers

3/2+

et

5/2+

par

530,0

et

415,7

keV.

Dans cette

hypothèse,

l’état

3/2-

se situe à 674 keV et

son

premier

niveau de rotation à 749 keV. Nous avons

repris

une série de coïncidences y-y pour donner un

support expérimental

à ces

suggestions,

mais les inten-

sités des transitions de 466 et 530

keV,

utilisées comme

fenêtres,

étant

trop faibles,

nous n’avons obtenu aucune

confirmation.

BANDE

1/2 + [411 ].

- Par

désintégration de 17 ’Hf [1],

l’état

1/2+ [411] est

situé à

208,1

keV et se désexcite par

une transition E 1 de

137,0

keV. Le groupe de Stock- holm a estimé à

(33

±

8)

ns

[7]

la durée de vie corres-

pondante.

La bande étant connue

jusqu’au

niveau

11/2+

par

radioactivité et la transition de 247 keV étant intense et bien

séparée

dans la réaction

(a,

2

n),

c’est elle

qui

fournit le meilleur

spectre

en

coïncidence, indiquant

les

pics

intenses de

137, 144, 263,

339 et 415 keV et les

pics plus

faibles de 113 et 124 keV

(Fig. 6).

On

peut

(8)

FIG. 6. - Coïncidences y-y sur 247 keV. a) Spectre en coïnci-

dence brut sur le pic ; b) Spectre en coïncidence sur le fond.

atteindre ainsi le niveau

19/2+

à 1 366 keV. La bande

1/2+ [411] obtenue

est tout à fait semblable à celle de

16’Tm [18].

Les

énergies expérimentales

s’accordent

avec un moment d’inertie de

13,6 keV,

un

paramètre

de

découplage a

de -

0,68

et des termes correctifs

BANDE

5/2+ [402].

-

D’après

les résultats obtenus

en

radioactivité,

l’état

intrinsèque

est situé à

295,8

keV.

Le

premier

état excité est

99,1

keV

plus

haut et les

énergies

des autres transitions situées entre les niveaux de rotation sont toutes très voisines de celles observées dans la bande fondamentale

7 j2+ [404].

Pour identifier

correctement la bande

5/2+ [402]

sur le

faisceau,

il est

donc

nécessaire, après

avoir travaillé en coïncidence

sur

295,8

keV et 99

keV,

de suivre

progressivement

les

spectres

obtenus

lorsque

la fenêtre d’entrée

glisse progressivement

de 122 à 124

keV,

de 147 à 151 keV et de 171 à 173 keV. Un tel

exemple

est illustré sur la

figure

7 et l’ensemble des résultats est

regroupé

dans le

tableau II. Les transitions de

99-124-151-172-223,6- 275,6 appartiennent

à cette bande

5/2+ [402]

et vrai-

semblablement une faible transition de 200 keV. Des coïncidences effectuées sur le

pic complexe

de

200 keV

[7]

font ressortir d’une

part,

avec une faible

intensité,

les transitions de

99,

151 et 295 keV

apparte-

nant

uniquement

à la bande

5/2+ [402]

et d’autre

part

des transitions de

122, 124, 147,

149

qui peuvent

s’ex-

pliquer

en

plaçant

un gamma de 200 keV entre le niveau

9/2- [514]

et le niveau

11/2+

de la bande fonda-

mentale

7/2+ [404]. D’après

le

spectre

à haute résolu- tion

[7]

le

pic complexe

de 200 keV se

décompose

en

200,1

et

200,7 keV ;

pour des raisons

arithmétiques,

il

semble

plus

correct de

placer

le

200,7

keV dans la bande

5/2+ [402]. Toujours

en utilisant les

énergies pré-

cises des transitions on

peut

aussi considérer les gamma de

323,2

et

372,3

keV comme cross-over

respectifs

des

transitions de

151,4

et

171,8

keV et de

171,8

et

200,7 keV, portant

ainsi le niveau

15/2+

à 1 043 keV. Les 6 états établis dans cette bande

5/2+ [402]

fournissent

FIG. 7. - Evolution des spectres en coïncidences y-y obtenus

sur le pic complexe de 144 à 151 keV (fonds soustraits).

et

As

=

0,162 keV ;

les écarts entre les valeurs cal- culées et les

énergies expérimentales atteignent 0,48 keV,

ce

qui peut

être considéré comme satisfaisant. Les valeurs relativement élevées des coefficients B et C montrent néanmoins l’existence d’un

couplage

de

Coriolis avec d’autres bandes. Il

n’y

a certainement pas dans ce cas une bande

privilégiée

pour ce

couplage

(comme

pour la bande

1/2- [541]).

L’orbite

5/2+ [402]

est en effet issue de la couche

sphérique dS/2

et on

sait

[19]

que l’intensité d’un

couplage

de Coriolis entre

deux états issus d’une même couche

sphérique

est

parti-

culièrement élevée

uniquement lorsque le j

de cette

couche est

grand ( > 7/2).

Un calcul du genre de celui effectué pour la bande

1 /2 - [541] ]

n’est donc pas

possible

ici.

BANDE

9/2- [514].

- Cette bande est, elle

aussi,

faiblement excitée par la réaction

16 9Tm (a,

2

n) 171 Lu

et les écarts entre les niveaux de rotation sont voisins de ceux observés dans la bande

7/2+ [404]

fortement

excitée. En étudiant les

spectres

obtenus en coïncidence

sur les transitions

simples

de 347 et 469 keV et sur les

pics complexes

147-151

(Fig. 7, 8),

171-173 keV

(tableau II)

on

peut

établir la bande

9/2- [514] jusqu’au

niveau

21/2-

à 1 570 keV. Seuls deux faibles cross- over de

273,5

et

321,5

keV sont détectés.

Le niveau

9/2- [514]

étant issu de la couche

sphé- rique h11/2

on

peut

s’attendre à un

couplage

de Coriolis très intense entre les niveaux de la bande

9/2- [514]

et

ceux construits sur les autres états

intrinsèques

issus

de

h11/2

et

plus spécialement

avec le niveau

7/2- [523]

également

observé dans ce noyau.

BANDE

7/2- [523].

- L’état

intrinsèque

et le

premier

niveau excité de cette bande sont fortement alimentés par radioactivité

[1]

et se situent

respectivement

à

662,0

(9)

22

FIG. 8. - Coïncidences y-y sur 347 keV, fond soustrait.

et

788,3

keV. Dans les

expériences

sur

faisceau,

nous

avons mis en évidence à l’aide des détecteurs

Ge(Li) coaxiaux,

deux transitions faibles de

(662,5

±

1)

et

(539,5

±

0,5)

keV

qui correspondent

vraisemblable- ment à la désexcitation du niveau

7/2- [523]

vers les

niveaux

7/2+

et

9/2+

de la bande fondamentale mais

nous n’observons pas le

premier

état excité de cette

bande.

Un calcul exact du

couplage

de Coriolis entre les

bandes

7/2- [523]

et

9/2- [514]

effectué par

Piepen- bring [20] permet

de décrire les 9 niveaux observés à l’aide de 4

paramètres ajustés :

les

énergies

intrin-

sèques

des têtes de bande sont ’97,2 = 465

keV,

£9j2

= 173

keV,

le facteur d’inertie

et l’élément de matrice effectif

de j

+ est

4. Conclusion. - Une

comparaison

entre les sché-

mas de niveaux de

177 Ta [3]

et

171 Lu,

montre que les bandes

7/2 [404], 1/2 [541 ], 9/2 [514]

et

5/2 [402]

appa- raissent dans ces deux noyaux. Les

populations

respec- tives de ces bandes sont différentes. L’état

intrinsèque 1/2 [411],

et sa bande de rotation n’ont été mis en évi- dence que

dans l’ 1 Lu.

Par

contre,

un état à trois

quasi- particules

n’a été trouvé que dans

177 Ta.

Si l’on veut tenter de donner une

explication

à ces

différences,

il est

nécessaire d’étendre l’étude aux noyaux voisins

17 5Ta

et

169Lu,

étude

qui

est en cours au laboratoire et

donnera lieu à de

prochaines publications.

Remerciements. - Nous tenons à remercier les

équipes

de conduite du

cyclotron

de Grenoble et du calculateur PDP 9 et nous

exprimons

notre satisfaction pour

l’agréable coopération qui

s’est établie avec le

groupe de

Stockholm,

en

particulier

avec les docteurs H.

Ryde,

S.

Hjorth

et B.

Skânberg.

Bibliographie [1]

GIZON

(J.),

BARNEOUD

(D.),

VALENTIN

(J.),

Nucl.

Phys.,

1970, A 148, 561.

[2]

VALENTIN

(J.),

Journées d’Etudes en

Spectrométrie

basse

énergie

et

spectrométrie

par

radioactivité,

rapport

LYCEN-7034, fév. 1970,

72.

[3]

BARNEOUD

(D.),

FOIN

(C.),

BAUDRY

(A.),

GIZON

(A.),

VALENTIN

(J.),

SKÅNBERG

(B.),

HJORTH

(S. A.)

et RYDE

(H.), Colloque

sur les mécanismes des réactions nucléaires, Grenoble, mars

1970,

J.

Physique, 1970,

C

230, 152.

[4]

BARNEOUD

(D.),

GIZON

(A.),

VALENTIN

(J.),

SKÅN-

BERG

(B.),

HJORTH

(S. A.)

and RYDE

(H.),

Annual

Report,

Research Institute for

Physics, Stockholm,

1970, 55.

[5]

KEMNITZ

(P.),

FUNKE

(L.),

HOHMUTH

(K.),

KAUN

(K. H.),

SODAN

(H.)

et WINTER

(G.),

Nucl.

Phys.,

1971, A

164,

513.

[6]

BARNEOUD

(D.),

FOIN

(C.),

BAUDRY

(A.),

GIZON

(A.)

et VALENTIN

(J.),

21e

congrès

de

Spectroscopie

Nucléaire et de Structure du Noyau, Moscou,

janvier

1971.

[7]

SKÅNBERG

(B.),

HJORTH

(S. A.)

and RYDE

(H.),

article suivant de ce

journal.

[8]

BARNEOUD

(D.),

FOIN

(C.),

BAUDRY

(A.),

GIZON

(A.)

et VALENTIN

(J.),

Nucl.

Phys.,

1970, A

154,

653.

[9]

HAMAMOTO

(I.)

et UDAGAWA

(T.),

Nucl.

Phys.,

1969, A

126,241.

[10]

HANSEN

(P. G.),

HORNSHØJ

(P.)

et JOHANSEM

(K. J.),

Nucl.

Phys., 1969,

A

126, 464.

[11]

VALENTIN

(J.),

HOREN

(D. J.)

et HOLLANDER

(J. M.),

Nucl.

Phys.,

1962,

31,

353.

[12]

ADER

(B.), Thèse,

Université de

Paris,

1969.

[13]

HARMATZ

(B.)

et HANDLEY

(T. H.),

Nucl.

Phys.,

1968, A

121,

481.

[14]

BARNEOUD

(D.),

TREHERNE

(J.)

et VALENTIN

(J.),

C. R. Acad. Sci.,

Paris, 1965, 260,

4717.

[15]

GIZON

(J.),

GIZON

(A.)

et VALENTIN

(J.),

C. R. Acad.

Sci.,

Paris, 1967, 265, 297.

[16]

HJORTH

(S. A.),

RYDE

(H.)

et SKÅNBERG

(B.),

Arkiv

Fysik, 1968, 38,

537.

[17]

PIEPENBRING

(R.),

21e

Congrès

de

Spectroscopie

Nucléaire et de structure du noyau, Moscou,

janvier

1971.

[18]

WINTER

(G.),

FUNKE

(L.),

HOHMUTH

(K.),

KAUN

(K. H.),

KEMNITZ

(P.)

et SODAN

(H.),

Nucl.

Phys., 1970,

A

151,

337.

[19]

PIEPENBRING

(R.),

Journées d’Etudes en

Spectromé-

trie basse

énergie

et

spectrométrie

par radio- activité, rapport LYCEN-7034, fév.

1970,

94.

[20]

PIEPENBRING

(R.),

communication

privée.

Références

Documents relatifs

À partir de là, il devient possible de retourner la perspective à propos d’une notion comme celle d’"authenticité" : il s’agira, non plus de la manier au premier degré

Alors soyons attentifs, et dans cette attention nouvelle au contexte spécifique d’émergence des révolutions, c’est d’abord une nouvelle géographie qu’il ne

compte du poids, du volume pour être facilement transportable, des possibilités de rangement..

- Afin de comparer les niveaui atteints dans les réactions induites par Ions Lourds et par a nous avons effectué les expériences 47Ti(a, ny)5OCr et "Ti(a, 2 ny)SoCr.. Nous

[r]

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come

identifiees dans plusieurs isotopes de masse impaire.. de 56Ba, 58Ce et 60Nd [2, 3] ont permis d’etablir expérimentalement 1’existence d’une forme

Dorothée s’exécuta, et comme il était vraiment très rouillé, l’Épouvantail... Dorothée les huila et l’Épouvantail les replia doucement jusqu’à ce