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SUR LA L-PSEUDO- SOLUTION D’UN PROBLEME MAL POSE

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Academic year: 2022

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(1)

SUR LA L-PSEUDO- SOLUTION D’UN PROBLEME MAL POSE

Reçu le 27/02/2002 – Accepté le 18/05/2003

Résumé

Dans ce travail, nous considérons une équation à opérateur Ax = u où A est linéaire, défini sur un espace de Hilbert, à inverse non continu et à second membre u n'appartenant pas à l'image.

Evidemment, la solution au sens classique n'existe pas et l'écriture A-1u n'a pas de sens.

Pour résoudre ce problème que posent de nombreux domaines des sciences expérimentales, le second membre u étant souvent le résultat de mesures, nous proposons une procédure récurrente qui converge presque sûrement et en moyenne quadratique vers la L-pseudo-solution, et pour laquelle nous construisons un domaine de confiance.

Mot clés: Equation à opérateur, problème mal posé, quasi-solution, L-pseudo-solution, inégalités exponentielles, domaine de confiance, convergence presque sûre, convergence en moyenne quadratique.

Abstract

In this work, we consider a linear equation Ax = u with an operator A defined in a Hilbert space with a non-continuous inverse and whose second member u does not belong to the image. Obviously, a classical solution does not exist and A-1u does not make any sense.

To solve this problem encountered in many experimental fields of science, where the second member u is the result of measurements, we propose a recurrent procedure which converges almost surely and in the quadratic mean to the L-pseudo-solution and for which we build up a confident field.

Key words: Operator equation, Ill-posed problem, quasi-solution, L-pseudo-solution, exponential equalities, confident field, almost surely convergence, mean square convergence,

Classification: AMS 65J10 ; 47A50.

1- POSITION DU PROBLEME

Soient E, F et G trois espaces de Hilbert, A un opérateur linéaire borné de E dans F à image ImA non fermée dans F et à noyau kerA réduit à {0}

dans E. Soit L un opérateur linéaire bijectif et borné de E dans G.

Notons l'opérateur B=AL-1. Sans nuire à la généralité, nous supposons que B ≤ 1.

Considérons l'équation à opérateur

Ax = u (1 .1) où uF et x est l'inconnue recherchée dans E.

Pour situer ce problème dans le cadre des mathématiques appliquées, nous supposons que le second membre de l'équation (1.1) est le résultat de mesures et n'est donc connu qu'approximativement [2,3] et que A-1 n'est pas borné sur ImA, ce qui est le cas lorsque A est un opérateur compact.

Ce type de problème est appelé problème essentiellement mal posé [7].

Ainsi, en effectuant une série de n expériences indépendantes, on obtient un échantillon {u1, u2,..., un} de taille n.

Pour simuler le processus d'apparition d'erreurs, posons n

i ξ u

unexi , 1,2,..., (1.2) avec uexreprésentant une valeur de référence inconnue et appartenant à ImA et (ξi) une suite d'éléments aléatoires indépendants, de même loi de probabilité et vérifiant la condition de Cramer:

, 2 , 2 ,

! 2 2

1  

mEξ H m N m ξ

E i m m (1.3)

A. DAHMANI F. BOUHMILA A. AIT SAIDI

Laboratoire de Mathématiques Appliquées

Université A. Mira 06000 Béjaia, Algérie

صخلم يف رشؤم تاذ ةلداعم ربتعن ,ةلاقملا هذه

Ax = u

ثيح

A

يطخ ءاضف يف فرعم

Hilbert

وذو رشؤم

يناثلا فرطلا و رمتسم ريغ يسكع ةلداعملل

يمتني لا

دجوي لا يكيسلاكلا موهفملاب لحلا عبطلاب .ةروصلا ىلإ و ةباتكلا

1

A-

دقفت .اهانعم

لحل تلا مولعلا اهحرطت يتلا ةلكشملا هذه ةيبيرج

يناثلا فرطلا ربتعن نيأ ابلاغ

حرتقن ,ةبرجت ةجيتنك

نم براقتم عجارتم راسم

L

- تاذ ةلداعم لح هبش

رشؤم يذلل .ةقثلا ناديم ئشنن

تاملكلأ ةيحاتفملا : ةلداعم ةلكشم ,رشؤم تاذ ةئيس

,حرطلا -

L

,ةيسأ تاحجارتم ,لح هبش ناديم

,ةقثلا

هبش براقت مات

,

براقت

عملا

لد

.يعيبرتلا

(2)

H étant une constante positive et E l'espérance mathématique.

Ceci étant, il est naturel de considérer la moyenne empirique u comme valeur approchée du second membre de l'équation (1.1) et le problème revient à considérer l'équation

u

Ax (1.4) Dans ce travail, nous proposons une méthode stochastique de recherche de solution approchée et stable au problème (1.4).

2. PRELIMINAIRES Quasi-solution [4]

Soit M une partie non vide de E. On appelle quasi- solution sur M de l'équation (1.4), lorsque elle existe, tout élément x* de M vérifiant

Ax* u inf Ax u.

M

x

(2.1)

Nous noterons l'ensemble des quasi-solutions sur M par Qu, c'est à dire

Q x E Ax u Ax u

M

u   x

inf

: *

* . (2.2)

Remarque

Si M est compact, la quasi-solution existe pour tout u

E [7]. Si en outre uAM, il existe une unique quasi- solution et elle coïncide avec la solution exacte de l'équation (1.4).

Proposition

Si l'ensemble M est convexe, alors l'ensemble Qu des quasi-solutions est convexe.

Démonstration

La fonctionnelle xM  Axu étant convexe, son ensemble des minimisants est convexe.

L-Pseudo-solution [1,5]

On appelle L-pseudo-solution de l'équation (1,4) toute quasi-solution dont l'image par L dans G est de norme minimale. Autrement dit si x* est une L-pseudo-solution, alors

* *

*

inf Lx x

L

Qu x

 . (2.3) Théorème 1

Soit P le projecteur orthogonal sur ImA; si PuImA, alors

Qu

x*E:Ax*Pu

(2.4)

et la L-pseudo-solution sur une partie convexe M de E de l'équation (1.4) existe et est unique.

Démonstration

Comme uPu est orthogonal à AxPu, nous avons

Axu2AxPu2uPu 2. (2.5) Si x* est une quasi-solution, alors elle vérifie la relation (2.1).

En appliquant (2.5) aux deux membres de (2.1), on obtient

* Pu.

Ax  (2.6) Inversement, si la relation (2.6) est vérifiée, alors

. inf

inf 2 2 2

2 2

* u Pu u Ax Pu u Pu Ax u

Ax x M x M

 

   

(2.7) Par conséquent, x* est une quasi-solution.

Montrons, maintenant, l’existence de la L-pseudo- solution.

Comme Qu n’est pas vide, l’ensemble

Lx*,x*Qu

n’est pas vide et est minoré dans R. Soit α sa borne inférieure.

La propriété caractéristique de la borne inférieure dans R donne

1. :

, * *

* x Q α Lx α n

N

n  nun  

 (2.8)

Remarquons que la suite

Lx*n

n converge vers α.

L’identité du parallélogramme appliquée aux éléments

n p

Lx* et Lx*n puis à Ax*npu et Ax*nu donne pour tout entier naturel P

 

 

 

2

* 2

*

* 2

*

2 1 2

1

2 n p n

n p

n Lx Lx Lx

Lx

  * 2

*

2

n p

n Lx

Lx

(2.9)

et

 

 

 



 

2

* 2

* 2

*

*

2 1 2

1

2 x Ax u Ax u

A x n p n n p n

.

2

2

*

* x u

A x n p n



 

(2.10)

Soit

. inf Ax u μAx M

(2.11) Comme la suite

 

x*n n appartient à Qu, de (2.9) et (2.10) découlent les relations suivantes

 

2 2

*

* 2 1

2 n n

Lx α Lx n p n

 

et

    0.

2 2

2

* 2 *

2

*

*  



 

 



x u A x

x μ

A x n p n A n p n

(2.12) Ce qui veut dire que la suite

Lx*n

n(respectivement

Ax*n

n) est de Cauchy dans l'espace de Hilbert G

(3)

(respectivement dans F ).

Soit

. lim *

* n

n Lx

x L

Comme

,

* u inf Ax u

Axn x M

par passage à la limite, puisque

A

est continu, nous avons u

Ax u

x

A  x M

inf

* .

Ce qui veut dire que x* est une quasi-solution de l'équation Axu.

D'autre part, par passage à la limite dans (2.8) on obtient

* *

*

inf Lx α

x L

Qu x

 .

Donc x* est une L-pseudo-solution.

L'unicité de la L-pseudo-solution résulte aussi de l'identité du parallélogramme et la convexité de l'ensemble

Qu.

Pour la suite de ce travail, nous proposons la procédure récurrente suivante

Lxn1LxnB*AxnB*uanB*ξn (2.13) où B* est l'opérateur adjoint de B et

 

an nune suite de nombres réels positifs, telle que

lim 0.

n

n a (2.14) Lemme 1

Si PuImA et si on pose Lzn1Lxn1Lx*, alors la procédure (2.13) peut être réécrite sous la forme:

k n n

k k k n n

n D Lz a D B ξ

Lz

0 0 *

1 1 (2.15)

DIB*AL1. (2.16) Démonstration

En retranchant Lx* aux deux membres de l'égalité (2.13), tout en tenant compte de l'appartenance de Pu à

A

Im et du théorème 1, on obtient

* .

1 n n n

n DLz a B ξ

Lz   (2.17)

En itérant cette relation, on obtient (2.15).

Lemme 2

Pour tout z dans G, nous avons . 0

lim 

Dnz

n (2.18) Démonstration

Remarquons d'abord que l'opérateur D est borné dans G et montrons que

D 1. (2.19) Pour ceci, raisonnons par l'absurde.

Soit α1 tel que

sup

* 1

.

1

α z AL B I D

z

(2.20)

En utilisant la propriété caractéristique de la borne supérieure et en développant les calculs, on obtient

22

B . Ce qui contredit l'hypothèse B 1. Donc .

1 D

D'autre part, l'inégalité n D n

D  (2.21) donne

lim 0

n

n D (2.22) et comme n N D, n est un opérateur continu, alors

zG, DnzDn z. (2.23) Le passage à la limite donne le résultat.

Lemme 3

Si

 

an n est une suite de nombres réels positifs convergente de limite 0, alors

. 0 lim

0

n k

k k

n an D

Démonstration

En vertu de la convergence de la suite

 

an n et de la progression géométrique

n

Dn





 vers zéro et de la décomposition suivante

,

0 1

0

 

 

N k

n N

k k

n k k n k

k

n k k

n D

D a D D a

D a

nous obtenons le résultat.

Conséquence

lim 0.

0 2 2

n k

k k

n an D (2.24)

Lemme 4.

Il existe une suite de variables aléatoires

 

ηk kN telles que

2 , 2 ,

5 ) 1

3 ) 2

0 ) 1

* 2

*

 



 

m N m ξ

B D a E η

E

η E ξ

B D a E

η E

m k k n k n m km

km m k k n k n k

(2.25) Démonstration

Soit ζ une variable aléatoire discrète indépendante de ξn telle que:

 

ζ z p

P

p z ζ P

2 1

1 (2.26)

où z1 et z2 sont deux valeurs positives.

(4)

Par ailleurs, nous supposons que la variable aléatoire ζ est telle que:

0, 21, 31. (2.27) Il suffit alors de prendre

* .

k k n k n

k ζ a D B ξ

η (2.28) Corollaire.

cosh cosh .

0 0

* 



 





 

n k

k n

k

k k n k

n D B ξ E t η

a t

E (2.29)

Cette inégalité découle immédiatement du développement en série entière de la fonction cosinus hyperbolique.

3. INEGALITES EXPONENTIELLES

Dans ce paragraphe, nous établissons des inégalités exponentielles du type Bernstein-Fréchet qui vont nous permettre de construire un domaine de confiance pour la L- pseudo-solution de l'équation (1.4).

Théorème 2

Pour tout ε positif, on a .

1 *

2 2

2 2

1 1

exp 16

n n

n k k k

P Lx Lx

E a D

 

 

    

 

 

(3.1) Démonstration

D'après le lemme 1, on a









 

.

0 0 *

* 1

1 Lx ε P D z a D B ξ ε

Lx P

n k

k k n k n n

n

(3.2) En utilisant l'inégalité triangulaire et les propriétés des probabilités, on obtient









 

1 0 .

0

* *

1 Lx ε P a D B ξ ε D z

Lx

P n

n k

k k n k n n

(3.3) D'après le lemme 2, pour n assez grand, nous avons

0 2

1z ε

Dn  . (3.4) Par conséquent, pour n assez grand, on a

 









 

.

0 2

* *

1 ε

ξ B D a P ε x L Lx P

n k

k k n k n

n (3.5)

L'inégalité de Chernoff donne

Lx Lx ε

P n 1 *







 

 

n k

k k n k

n D B ξ

a t ε E

t

0

cosh *

exp 2

2 (3.6)

Il résulte de l'indépendance des variables aléatoires ηk, n

k0,..., et des relations (2.29) et (3.6)

   

 

  

n k

k

n Lx ε E

Lx P

1

1 * exp .

exp 2 (3.7)

En tenant compte de k 0 et du développement limité en 0 de la fonction exponentielle, on trouve

  

2

! . 1

exp

m

km m

k m

η E η t

t

E (3.8)

Par ailleurs

  





  

2

* 2

2 . 5 1 1 !

exp

m

m k k n k n m m

k E a D B ξ

m η t

t E

(3.9) En vertu des relations (1.3) et du lemme 4, on obtient

 

 

1 2 exp

2 1 2 2

2 t D

η a t E

k k

k n





   2

2 2 2

2

2 .

2 5 1 m

m m m

k mk

m an D H

t

(3.10) En choisissant dans l'inégalité précédente

 

H

D t a

k k

n 1 5

1

 

(3.11) on obtient

 

exp .

exp 2 2 2 1 2

 

 a t D η

t

E k n k k (3.12)

Alors l'expression (3.7) s'écrit

 

exp 2 .

1 2 2 1 2

* 2

1 



 

n k

k k

n Lx ε t E ξ an D

Lx P

(3.13) Le second membre de l'inégalité précédente est minimal pour

n

k k k

n D

a ξ E t ε

1 2 2 1 2

*

4

. (3.14)

En remplaçant dans (3.13) t par *t , on obtient

1 *

2 2

2 2

1 1

exp 16

n n

n k k k

P Lx Lx

E a D

 

 

    

 

 

.

(3.15) Remarque

En vertu de l'inégalité (3.15), nous avons

1 *

 

1 * 1 1

2

2 2

2 1 2

1

1

exp 16

n n

n k

k n k

P x x P Lx Lx L

E L a D

 

    

 

  

 

 

(3.16)

(5)

Or, d'après (2.24), on a

2

2 2

2 1 2

1

1

lim exp 0

16 n

n k

k n k

E L a D



 

 

 

 

 

(3.17)

Donc, pour un seuil donné γ, il existe un entier naturel nγ pour lequel nous avons

2

2 2

2 1 2

1

1

exp

16 n n k k

k

n n

E L a D

 

 

   

 

 

. (3.18)

Par conséquent,

P

xnγ1x*ε

1γ (3.19) ce qui veut dire que la L-pseudo-solution appartient à la boule fermée de centre xnγ1 et de rayon  avec une probabilité supérieure ou égale à 1- γ.

4. CONVERGENCES

Dans cette partie, nous étudions les deux modes essentiels de convergence de la procédure (2.13) vers Lx*. Théorème 3

La procédure (2.13) converge presque sûrement et en moyenne quadratique vers Lx*.

Démonstration

La convergence presque sûrement découle du théorème 2. En effet, nous avons

1 *

2 2 2

1 2 1

exp .

16

n n

n k k k

P Lx Lx

E a D

 

 

    

 

 

 (4.1)

En appliquant la règle de Cauchy sur les séries à termes réels positifs à

2 2 2 2 1

1

exp .

16

n n

n k k k

u

E a D

 

  

 

 

nous obtenons

 

,

1

*  



n

n Lx ε

Lx

P (4.2)

d'où le résultat.

Pour montrer la convergence en moyenne quadratique, on utilise la structure hilbertienne de G. Nous avons

n j i

j j n j n i i n i n n

k

k k n k n

n k

j k n k n n

n n

n k

k k n k n n

ξ B D a ξ B D a ξ

B D a

ξ B D a z D z D z

D

ξ B D a z D

. ,

2 , 2

*

* 0

* 2

0 0 * 0 1 2 1

1 0

2

0 0 * 1

En prenant l'espérance mathématique des deux membres de l'égalité précédente, tout en tenant compte de sa linéarité, vérifions que chaque terme du second membre tend vers 0.

En effet, le premier terme étant non aléatoire, d'après le lemme 2

. 0 lim

lim 1 0 21 0 2





E D z Dn z

n n

n (4.4)

L'opérateur DkB* étant linéaire et k0, 2 1 0 0

0 * 0 1

1z ,D z a D B ξ D z

D

E n

n k

k k n k n n

n

,

(4.5) qui tend vers zéro de part le lemme 2.

En utilisant l'inégalité de Cramer (1.3) pour m = 2 et (2.24), on obtient la convergence vers zéro du troisième terme du second membre de (4.3).

En vertu de l'inégalité de Hölder, le dernier terme vérifie

. ,

2 / 2 1 2 *

/ 2 1

*

*

*



 

 

 



j j n j n i

i n i n

j j n j n i i n i n

ξ B D a E ξ

B D a E

ξ B D a ξ B D a E

(4.6) Comme

,

2 / 2 1 12 2

/ 2 1

*

 

 



 

E aniDiB ξni ani Di (4.7) en utilisant le lemme 3, on

. 0 lim

0

2 / 2 1

*  

 



n i

i i n i

n Ean D B ξ (4.8)

Par conséquent



n j i

j j n j n i i n i

nlim E an D B*ξ ,a D B*ξ 0. (4.9) La convergence de l'espérance mathématique de chaque terme de (4.3) vers zéro et la relation (2.15) entraîne la convergence en moyenne quadratique de la procédure (2.13) vers Lx*.

Application

Soient L2 ([-1,+1]) l'espace des (classes de) fonctions de carré intégrable et ℓ² l'espace des suites numériques

N n

cn)

( vérifiant la condition

 

0 2 n

cn .

Considérons l'équation de Fredholm de 1ère espèce

   

t sxsds u

 

t

K

1

1

, (4.10)

K(.,.) est une fonction numérique continue dans le pavé [-1,+1]2 telle que

 

, 1

1

1 1

1

2

 

dsdt s t

K et x(.) une

fonction inconnue recherchée dans L2([-1,+1]).

En posant (4.3)

(6)

 

    

1

1

,s xsds t

K t

Ax ,

il est clair que A est un opérateur compact ; donc ImA ≠ L2([-1,+1]) et A-1 n'est pas continu sur ImA [6,8].

D'autre part, on considère l'isomorphisme L

 

 

,1, 1,

*

: 0

2 2

N p p p β α α x

L L

α0, αpet βpsont les coefficients de Fourier de la fonction x définis par

 

t pπtdt p N x

αp

, cos 1

1

 

*

1

1

,

sinpπtdt p N t

x

βp

.

Supposons que le second membre de l'équation (4.10) est le résultat de n mesures, la ième s'écrivant

) ( ) ( u

(t) t ξ t

uiexi ,

avec uex représentant la valeur exacte, inconnue, du second membre de l'équation (4.10) etξi(t) un bruit blanc gaussien tel que

 

t 0 , 2

 

t σ2 ξ

E ii

et pour lequel la condition de Cramer (1.3) est vérifiée.

Ceci étant posé, l'équation (4.10) devient

Axu. (4.11) où u est la moyenne arithmétique des n mesures observées.

Remarquons que si u n'est pas continue sur [-1,+1],

l'équation (4.11) n'a pas de solution au sens classique car Ax est une fonction continue sur [-1,+1].

Cet exemple illustre parfaitement notre démarche.

Dans la procédure (2.13), notons que

     

, ,

 

,

1

1 1

1

*x t Kt yK s ydy x sds

AA n

 

n

  



et qu'il est suffisant de prendre

an1n et x1(t).

Remarque

Dans la pratique, pour simuler le processus d'apparition d'erreurs pendant les mesures, on utilise des programmes d'informatique de création d'échantillons artificiels.

REFERENCES

[1]- Arcangeli R., "Pseudo-solution de l'équation Ax = y", Comptes Ren. Acad. Sci., V.263, N°8 (1966).

[2]- Bondarev B.V., Dahmani A., "Stochastic approximation in ill-posed problems with random errors", Avtomat. i Telemekh., N°5, (1990), pp.54-63; translation in Automat.

Remote Control 51, N°5, part 1 (1990), pp. 615-623.

[3]- Fedotov M., "Problèmes linéaires mal posés avec des erreurs aléatoires dans les données", Naouka (1982) (en russe).

[4]- Ivanov V.K., "Sur les problèmes mal posés linéaires", Rapports de l'Académie des Sciences de l'URSS, T. 145, N°2, (1962), pp. 270-272 (en russe).

[5]- Morozov V.A., "Sur les pseudo-solutions", JVM et MPH, T.9, N°6, (1969), pp.1381-1392.

[6]- Rudin W., "Analyse fonctionnelle", Ediscience international (1995).

[7]- Tikhonov A., Arsenine V., "Méthodes de résolution de problèmes mal posés", Ed. Mir (1976).

[8]- Trenoguine V.A., "Analyse fonctionnelle", Ed. Mir (1985).

Références

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