• Aucun résultat trouvé

Télécharger Télécharger le PDF

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Télécharger Télécharger le PDF"

Copied!
2
0
0

Texte intégral

(1)

Résumé

Dans le contexte de l’Ouest canadien, une écriture dramatique récente donne à entendre un hétérolinguisme et une hétérophonie très accentués, représentatifs de la condition linguistique des francophones en situation minoritaire. Pour circuler sur les scènes francophones nationales et internationales, ces textes doivent passer par la traduction. C’est un défi de taille car la traduction des textes hétérolingues échappe aux modèles théoriques existants, souvent fondés sur le passage d’une seule langue source vers une seule langue cible, et exige qu’on explore de nouvelles modalités de traduction qui s’éloignent du texte pour considérer le spectacle. Qu’elle soit destinée à d’autres publics plus ou moins bilingues ou au public le plus souvent unilingue des métropoles théâtrales francophones et anglophones du Canada et d’ailleurs, la traduction peut mettre à profit la spécificité de la représentation, toujours destinée à un public en particulier, et les multiples ressources de la performance pour donner accès à l’œuvre sans effacer une spécificité linguistique propre à la communauté dont elle est issue et qui la distingue au sein de la francophonie canadienne. Il s’agit d’une conception de la traduction qui met à contribution tout le potentiel de l’acte théâtral pour faire circuler un spectacle sur les scènes du monde sans évacuer ce qui en a fait une œuvre originale et pertinente dans le contexte de sa création.

Abstract:

Within the context of Western Canada, recent theatre works have displayed a decided heterolinguism and heterophonia representative of the linguistic condition of a francophone minority. In order to gain access to national and international francophone stages, these texts must be translated. This is a sizeable challenge as the translation of a heterolinguistic text remains outside the bounds of existing theoretical models, which are often based on the passage from a single source language to a single target language, and necessitates the exploration of new modes of translation that distance themselves from the text in favour of the performance. Whether it’s destined for other more-or-less bilingual audiences or the often unilingual audiences in the francophone and anglophone theatrical centres of Canada and abroad, translation can exploit the specificity of the theatrical event, always directed towards a particular audience, and the multiple resources of performance to provide access to the work without erasing the linguistic specificity of the community it represents and that serves to distinguish it within the Canadian Francophonie. It is a concept of translation that can avail itself of all the potentialities of the theatrical act to enable a play to circulate on the stages of the world without losing the qualities that rendered it original and pertinent in the context in which it was created. Louise Ladouceur est professeure au Campus Saint-Jean de l’University of Alberta et rédactrice adjointe francophone de la revue Recherches théâtrales au Canada. Ses recherches portent sur la traduction théâtrale, les dramaturgies du Canada et les répertoires francophones de l’Ouest canadien. Son ouvrage Making the Scene : la

traduction du théâtre d’une langue officielle à l’autre au Canada, paru aux Éditions Nota bene en 2005, a remporté le Prix Gabrielle-Roy et le Ann Saddlemyer Book Award. Elle a aussi collaboré à plusieurs recueils et revues scientifiques, dont Études françaises,

(2)

Target, International Journal of Translation Studies, Canadian Literature et TTR-Traduction, Terminologie, Rédaction. Diplômée du Conservatoire d’art dramatique de Montréal, elle s’est consacrée principalement au théâtre expérimental et féministe avant de s’intéresser à la traduction. Depuis 1986, elle a traduit sept œuvres pour la scène qui ont été produites professionellement.

Références

Documents relatifs

Ces deux auteurs sont régulièrement cités dans le récit avec d’autres textes, soit explicitement comme De la littérature des nègres (1808) de l’Abbé

Si Madame Rimbaud peut être considérée comme une biographie, les textes dont nous allons nous occuper dorénavant sont à proprement parler des biofictions, non seulement parce

This work is licensed under a Creative Commons Attribution 3.0 License 69 nécessité pour les étudiants de connaître cette langue, d’une part, et, en raison de leur connaissance

N’en déplaise à Pahé, il est difficile de découvrir Dipoula sans penser de suite à Titeuf. Les deux personnages ont à peu près la même taille, Pahé ayant retiré

1) "un sens linguistique : le substantif tire son origine de l’adjectif « francophone » signifiant « qui parle la langue française » ou « personne parlant le français ».

Autrement dit, le récit du déménagement de Butala de la ville à une région rurale isolée, du passage de la vie d’universitaire à celle de femme de rancher, avec

Dans un contexte de fortes tensions, voire de luttes linguistiques, la traduction dans la langue majeure conditionnait le contact avec la langue et la littérature mineures ;

3) Liée à la deuxième propriété, la révision finale de la traduction, effectuée par l’auteur original, tend à être importante. Il ne faut cependant pas généraliser.