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DESIR DE NAZARETH PSUAME- 131

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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DESIR DE NAZARETH

PSUAME- 131

Anand TALLURI

Pourquoi Nazareth ? « De Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ? » (Jn 1,46). C’est une petite ville dans la province de Galilée. Dans cette ville Jésus a grandi, soumis à ses parents, (Lc 3,51) Marie et Joseph pendant 30 ans. Jésus a soumis aussi aux coutumes, aux habitudes et usages de son environnement. Nous ne savons presque rien de Jésus de Nazareth pendant 30 ans. Assurément il n’y a rien de particulier, rien de sérieux à raconter de ce temps de Nazareth, sauf les tentatives des évangiles apocryphes qui racontent l’enfance prodigieuse de Jésus.

Ce Silence des Evangiles sur 30 ans de Jésus est devenu une grande source d’une Spiritualité à beaucoup et il est même devenu un chemin de Sainteté. L’Esprit Saint a conduit l’Eglise de contempler les paroles et gestes de Jésus et en outre le Silence de 30 ans de Nazareth. En revanche, ce n’est pas un Silence mais un Quotidien, une routine pas dans le sens péjoratif mais dans le sens d’un quotidien, les mêmes choses modestes, la prière avec les parents, les jeux de petit et adolescent Jésus, l’apprentissage de la langue, études, métier, en bref, la vie de tous que Jésus a sanctifié et que Jésus a trouvé la Sainteté. L’Evangile de Luc présente brièvement mais clairement cette vie de Nazareth en deux phrases, « …il leur était soumis…sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur…Jésus croissait en sagesse, en taille et en grâce devant Dieu et devant les hommes. »Lc 2, 51-52. La Soumission de Jésus, la Contemplation de Marie et la Croissance de Jésus devant Dieu et devant les hommes, sont trois aspects qui sont extraordinaire dans l’ordinaire de Nazareth.

Mettre sur une seule assiette l’Ordinaire et l’Extraordinaire de Nazareth nous rappelle l’hymne Christologique dans l’Epitre aux Philippiens (Ph 2,6-11) qui parle de la Kénosis, le Videment de Fils de Dieu. C’est la grande vertu divine : l’Abaissement, l’Humilité. C’est cette Virtue Humilité, ce Kénosis de Nazareth qui met ensemble deux réalités : L’Ordinaire et Extraordinaire, Divinité et Humanité, Quotidien éternel et La Sainteté d’un quotidien. Le drame du monde c’est diviser et polariser ces deux Réalités jusqu’au point de mépriser la Routine, l’ordinaire, vie humaine et petitesse.

Jésus de Nazareth, nous enseigne exactement cette assiette de l’Humilité qui tient ensemble sa Divinité et son Humanité, l’Ordinaire et l’Extraordinaire – le Quotidien et la Sainteté.

Le Psaume 131 petit dans sa dimension, profond dans son expérience spirituelle et belle dans son intériorité, nous fait simplement voler dans la contemplation de Nazareth et il nous donne l’envie de cette assiette de l’Humilité qui tient la divinité et l’humanité en nous. Ce psaume nous semble de voler tellement haut qu’il dépasse le temps en arrivant directement au cœur de Jésus de Nazareth. Ainsi il trouve sa place en Nazareth en Jésus, le Fils de Dieu, l’Enfant de Marie. Imaginons la scène où Jésus, Marie et Joseph prie ce Psaume. Le Kénosis de

15.08.2020 Méditation-13

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Nazareth est tellement important que nous puissions arriver au Salut obtenu par la Rédemption du Sauveur, par l’abaissement de notre Esprit et en ayant l’Esprit des Enfants que Jésus même déclare plusieurs fois dans l’Evangile. Ainsi ce Psaume nous se révèle le sommet de la Spiritualité du Royaume de Dieu. Ce Psaume dans sa simplicité nous semble une compréhension immédiate. Cette une prière du Psalmiste pour lui-même non pour les autres, il parle de soi-même et pas d’autres, pourtant tardivement, connu pour sa profondeur ce Psaume devient un Psaume de la prière communautaire. Il est une manifestation de la maturité spirituel u Psalmiste car le fidèle n’adresse plus à Dieu pour lui demander des faveurs, ni pour demander l’intervention divine contre des impies, ni se confie en soi-même et ses efforts (qu’on dit pélagianisme). C’est une prière où l’une âme se sent d’être contre sa mère. Les Psaume de la Confiance ont la tonalité où ils se réfugient chez le Seigneur par peur des impies et des ennemies, mais ici, c’est exactement l’expérience des ténèbres a purifié l’âme et se confie en Dieu pour Dieu.

Dimension Littéraire : Les biblistes, pour la Sérénité et la confiance du Psalmiste, le classent dans les psaumes Post-Exiles. Ce Psaume c’est un des psaumes de pèlerinage qui racontent que la Vie n’est pas marcher sans destination ni fuite vers un vide ; et que c’est toujours vers le Seigneur avec un précis itinéraire constante et persévérante où le Pèlerin doit y marcher avec une grande humilité, confiance et Espoir. C’est un Psaume de Confiance Personnelle. Ce psaume n’a pas le but de donner des directifs morale ou religieux mais c’est une prière où la Pauvreté spirituel et l’abandon du Psalmiste sont exposés et qui aident la communauté à marcher sur le chemin d sainteté. A propos d’un tel chemin, St. Thérèse de Lisieux écrit, « La Sainteté n’est pas dans telle ou telle pratique, elle consiste en une disposition du cœur qui nous rend humbles et petit entre les bras de Dieu, conscients de notre faiblesse et confiants jusqu’à l’audace en sa bonté de Père. »

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Structure du Psaume

Le mouvement dans le Psaume est divisé en trois parties, marquées par le sens négatif et positif. La première partie se commence avec le cœur qui est le siège d’émotions et désirs, suivi par les yeux qui joue un rôle fondamental dans le jugement et se termine avec les pieds qui prennent un chemin. Prendre un chemin dans la Bible signifie la conduite morale. Cette première partie du Cœur, le regard et le chemin est marquée par une négation. C’est un mouvement de l’intérieur vers l’extérieur. Le Psalmiste nie ses actes de vanité et l’orgueil. Ce Mouvement de l’intérieur vers l’extérieur est renversé dans la deuxième partie. Ce mouvement revient vers l’intérieur. Cette partie révèle l’état profondeur et psychologique du Psalmiste qui ne s’est pas alterné par les mouvements extérieurs cités dans la première partie. Cet état tranquille et solide est marqué par la figure d’enfant contre sa mère. En bref, les quatre éléments le cœur, les yeux, les pieds, et l’âme forme un seul être du psalmiste sous différent aspects des pensés, jugement, action morale, et l’équilibre profonde. Voilà ce petit psaume est riche des symboles somatiques. Cette totalité de l’Etre, le corps, le cœur et l’âme nous indiquent aussi la totalité de Jésus de Nazareth. En fin, le Psalmiste qui raconte l’état de son être, professe sa foi solennelle en YHWH. Ce nom de Dieu YHWH ouvre le Psaume et ferme le Psaume. La clé de tétragramme sacré de Dieu qui ouvre et ferme le Psaume rend le Psaume più solennelle et liturgique. En bref, la Première partie décrit ce que le Psalmiste ne veut pas être et ne veut pas faire à vis -à- vis du Seigneur. Dans la deuxième partie, le Psalmiste raconte ce qu’il veut être et il veut faire à vis -à- vis du Seigneur et le Psaume termine en élargissant cet horizon à tout Israël. Maintenant regardons le Psaume en détails :

PARTIE – 1 (v. 1) Négatif

PARTIE – 2 (v. 2) Positif

(-ve) (+ve)

Ame

Enfant-Mère Ame

Le Lien (v.3)

Espoir – Confiance en YHWH

COEUR YEUX PIEDS

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PARTIE 1- VERSET :1

Le nom d’YHWH : Comme nous venons de noter que ce petit Psaume se commence et se termine par le nom sacré d’YHWH. Invoquer le nom de Dieu, c’est invoquer sa Présence, se mettre dans la présence du Seigneur. C’est toujours fondamental de commencer tout en nom de Dieu, invoquer le nom de Dieu et de référer et confronter tout à et avec Dieu, juste comme nous faisons avant chaque œuvre, « Au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit » et les musulmans, Bismillah , الله مسلاب, : Au nom de Dieu. Pour comprendre ce nom de Dieu, il est convenable de remonter à la vocation de Moise, qui est un peu la vocation mère de nous tous. Moise qui a vu la misère de ses frères a tué l’égyptien et il lui a dû de s’enfuir. Dieu aussi a vu la misère de son peuple. Tous les deux Dieu et Moise ont vu la même réalité, tous les deux ont eu la compassion, Moise a fait une action que Dieu aussi fera mais Dieu a un Projet, une Promesse, une Alliance. Dieu descend pour son Peuple dans la forme du Buisson ardent et Moise désire voir Dieu. Mais ici, il apprend ce qui vu par Dieu et se couvrant sa face, il apprend à voir ce que Dieu voit, et voir comment Dieu le voit. On apprenant ce regard de Dieu et ce qui est vu par Dieu, il apprend à se voir, à se connaitre par rapport à Dieu, à partir de Dieu, à partir de la réalité qui appartient à Dieu. Cette expérience envoie Moise et Moise trouve ce Dieu qui le précède partout. Son envoie, son être ont désormais une direction : la Terre Sainte, qui est l’endroit de la Relation avec Dieu. Avant de partir, et commencer notre journée il faut savoir cette vibration de notre relation avec le Seigneur, la vibration de Dieu pour son peuple. Sinon, on parle on parle et on parle de Dieu sans le connaitre. Et on part ici et là en Mission sans savoir ce qui nous pousse aller loin. Le nom de Dieu est une vibration…est un regard…qui nous met en mouvement. Le Psalmiste, ayant connu ces vibrations pathos de Dieu, l’adresse ainsi.

V.1 Le Secret de l’Ascèse: « Je n'ai pas le cœur fier, ni le regard hautain. Je n'ai pas pris un chemin de grandeurs ni de prodiges qui me dépassent. ». Le premier verset est très riche. De mon enfance j’ai toujours entendu dire « Dream High » de rêver haut. Nous avons de grand désir et même dans la vie spirituelle, nous avons l’objectif le chemin de la perfection et vers les sommets. Comme ce psaume, la vie spirituelle est un escalade, un monter et une ascèse. Car, le croissement c’est dans notre DNA (ADN). Mais ce verset nous semble de prendre une autre direction. Un autre regard. Un bref, c’est un chemin de trois négations. L’Histoire de Salut nous a montré que Dieu a choisi ce chemin, le Chemin de la descente pour pouvoir cheminer vers les sommets. La vraie foi nous aide à réaliser notre vocation : devenir les vrais hommes et femmes. Notre vocation n’est pas devenir les anges, juste comme le psalmiste. C’est possible que le psalmiste soit une femme qui regarde soi- même et parle de soi au Seigneur. Le Psalmiste décrit les comportements négatifs qu’elle a surmontés, sans doute, avec fatigue et elle ne les veut plus. Il précise trois Non ! Ces trois Non sont évoqués en invoquant le nom d’YHWH. Ce sont trois types

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de nuits que le Psalmiste surmonte dans la recherche d’une nouvelle naissance.

Peut-être aussi trois preuves de Jésus dans le Désert, à la fin de la vie de Nazareth.

Et la grande négation de Jésus sur la Croix. Ces trois négations font un petit chemin vers trois négations pendant le rite du baptême vers le mystère de paques. Ce sont trois négations du Premier Psaume qui déclare bienheureux l’homme qui ne suit pas le conseil des impies, ne s’arrête pas, et qui ne s’assied pas avec les injustes.

Ces trois négations forment trois piliers de la vertu de l’Humilité. Ces trois négations de l’orgueil sont représentées en dimension de l’Espace : Verticale et horizontale appliqué aux symboles somatiques, cœur, yeux et pieds. La dimension verticale est appliquée au cœur et aux yeux. Cela a été exprimé avec deux verbes, gabaah

ּהַ֣ בָג

, qui signifie être élevé, l’état de domination et arrogant. Il a été appliqué au cœur qui aime être élevé et dominer avec arrogance. Deuxième verbe raamu

וּ ַ֣מ ָר

, a été appliqué aux yeux qui signifie regarder de la hauteur : mépriser les autres.

1. La première description c’est qu’il n’a pas le cœur fier. Le cœur comme nous savons, c’est le siège des désirs, sentiments, volonté et des décisions. Comme nous avons vu le verbe utilisé c’est gabaah

ּהַ֣ בָג

, qui signifie être élevé, l’état de domination et arrogant. Le livre de Proverbes parle largement du cœur gonflé.

« Avant la ruine, le cœur humain s’élève » Pr 18,12. Le Pape François écrit dans l’Exhortation Apostolique n° 86 de « Garder le cœur pour de tout ce qui souille l’amour, c’est la sainteté » Un cœur gonflé est une auto destruction, car, il devient autoréférentiel, il détruit relations dans la communauté : Car sa conduite et décisions sont intouchables et en fin il détruit la relation entre lui et Dieu, car, un cœur gonflé prend la place de Dieu. Voyons ce que disent les pères du désert au sujet de l’orgueil.

2. Le Psalmiste continue à raconter son état. Il décrit l’humilité de ses yeux. C’est un mouvement de l’intérieur du cœur vers l’extérieur à travers les yeux. «… ni le regard hautain ». Comme nous avons vu, il emploie le verbe raamu

וּ ַ֣מ ָר

, a été appliqué aux yeux qui signifie regarder de la hauteur vers le bas, c’est mépriser les autres. Les yeux sont les fenêtres de notre corps et cœur. Ils évaluent, jugent et donne une valeur à chaque chose. Les intentions du cœur peuvent restées secrètes et invisibles mais les yeux commencent à nous révéler ou deviner ce qui se passe dans l’intérieur. Mais le Psalmiste raconte qu’il ne tient pas un regarde hautain.

Aujourd’hui dans la psychiatrie on l’appelle Mégalomanie. Un Mégalo est une personne qui manifeste des idées de grandeur, un orgueil excessif. En Spiritualité nous l’appelons la Superbe. La Bible est très dure contre cette attitude de l’homme car, l’orgueil est pierre d’angle des Péchés. Jésus même averti souvent contre cette attitude, surtout en racontant la parabole du Pharisien et le Publicain. La dynamique de cette Parabole est exactement contraire aux 3 négations de ce Psaumes : Le cœur plein de lui-même, les yeux qui sont fixé sur le haut de lui-même et méprise le publicain et ses pieds suivent le chemin de la charité pour sa propre gloire. Cette

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attitude du Pharisien a été condamné et Jésus même reprend et exhortent les 3 négations de ce Psaume. Saint Benoit dans la Regola, chapitre 7 reprend et recommande la figure du Publicain pour les moines. Avec les yeux inclinés à la terre, le moine regarde le reflet fragile et Terranité de soi-même. Et donc il se laisse illuminer par la présence du Seigneur et il relève avec le Christ ressuscité.

3. La troisième négation se développe dans la dimension horizontale de l’Espace.

« Je n'ai pas pris un chemin de grandeurs ni de prodiges qui me dépassent ». En réalité, les prodiges dans la Bible réfèrent aux œuvres transcendantes de Dieu. La grandeur utilisé ici c’est תוֹ ֖ל ֹד ְג ִּב , biḡ·ḏō·lō·wṯ. Dans le livre d’Exode le gadol, le plus grand c’est YHWH (Ex 18,11) Et les prodiges nifla’ot

תוֹ ַ֣אָל ְפִּנ ְבוּ

. Ce sont des prodiges que Dieu a fait pour Israël, et Moise dans le livre d’Exode raconte à Jethro son beau- père. Un Superbe prend le chemin où il désire la Grandeur de Dieu et il a l’ambition de faire les mêmes prodiges que de Dieu. Le Psalmiste raconte son mouvement du Cœur vers l’extérieur à travers les yeux et maintenant ses pieds qui prennent un chemin et une direction précise contre toutes les séductions. Le Psalmiste ne prend pas le chemin des superbes, il ne se laisse pas prendre par les perfections, les hauteurs et des grandeurs. En revanche, il est capable de les affronter sans les ignorer, il est même capable d’aimer ses fragilités, incapacités et ses imperfections.

Oui, nos imperfections et nos limites nous humilient mais elles nous apprennent à faire confiance. En même temps le Psalmiste ne suggère pas un chemin des médiocre ni des minimalistes. Non ! Il Suggère le chemin de Perfection qui est en Dieu seul. Le Psalmiste ne succombe pas à la tentation du Serpent de douter la Bonté du Seigneur et de Désirer un Dieu sans Dieu, une liberté qui fait de lui un esclave. Non ! Il connaît désormais ces tentations même si elles sont très attirantes.

PARTIE 2 - VERSET : 2

1. Ame : « Non, je tiens mon âme en paix et silence; comme un petit enfant contre sa mère, comme un petit enfant, telle est mon âme en moi. » Dans cette deuxième Partie, le Psalmiste présente la contraste de son attitude du Premier Verset et il raconte ce qu’il désir d’être vis-à-vis du Seigneur. Maintenant après avoir raconté de son état avec ses membres du corps qui sont visible, maintenant il présente son âme, nèfesh י ִׁ֥ ש ְפ ַ֫ נ, son intériorité ce qui est invisible. 1. Ame- Premier mouvement : Le Psalmiste utilise deux verbes. Le premier c’est shawah י תי ִּ֨ ו ש

,

rendre calme en paix. Il a surmonté les grandes tentations de la Superbe et ses tendances de la grandeur. Il ne raconte pas en détails toutes ses épreuves et combats spirituels.

Mais ces deux verbes racontent combien il a été mis à l’épreuve. Il a fait un travail comme Jean le Baptiste appelait les Jean au Jourdain, l’aplanissement des collines et rendre le terrain plat. Le deuxième verbe utilisé c’est damam י ת ְמ ַ֗ מוֹד ְו, qui signifie un Silence tranquille et serein. C’est comme entre deux amis, nous pouvons dire qu’ils sont de vrais amis quand le Silence entre, on est tranquille. Ceux qui ne sont pas encore des amis intimes, parlent et inventent des arguments pour approfondir l’amitié ! Dans la vie spirituelle, ce Silence est l’Adoration de la Présence de Dieu.

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2. Enfant : Le mouvement c’est un mouvement intérieur. Le Psalmiste raconte l’aplanissement et la tranquillité silencieuse avec l’image d’un enfant contre sa mère. Un superbe est celui qui supère soi-même, agrandit son image mais l’enfant accepte sa condition telle quelle est et sa stature de Petitesse. Une superbe n’accepte pas Dieu car Dieu empêche sa liberté. Mais le croyant se met devant le Seigneur et comme un enfant il s’attache au Seigneur. Il ne cherche que le bras et le sein de son Dieu. L’enfant une fois asservi gamul לֻ֖ מָּג כ ne se pleine plus, il endorme tranquillement. L’enfant il est content d’être avec la maman, elle est son refuge.

Quand l’enfant est asservi, c.à.d. l’enfant devient un peu indépendant il vit une petite séparation de la maman. Elle n’est pas seulement une fabricatrice de la nourriture mais elle est la mère. L’Enfant l’obéit et découvre le trésor de sa mère. Il n’y a pas besoin de trop parler pour communiquer avec elle. Ils s’entendent très bien. Et pour cela l’enfant s’abandonne dans les bras de sa mère. Le Psalmiste nous raconte son Enfance mur. 3. L’âme est

יַ֣ לָע

asservi sur la maman. C’est la joie de se jeter dans les bras de sa maman.

Partie 3 : Verset 3 : Le chant du Psalmiste est désormais celui de la Communauté.

Espoir de Rencontre le Seigneur est la vertu fondamentale de la Résurrection. Ainsi ce psaume est un Psaume de l’humilité dans l’attente du Seigneur.

Le Désir de Nazareth :

Le Désir de Nazareth que je propose pour notre méditation n’est pas savoir de la Vie caché, comme une donnée. Le savoir de ce qui est non révélé n’est jamais un aspect spirituel. Cette tendance de savoir tout et tout le temps n’est pas bon pour l’âme qui risque de devenir commérage et bavardages inutiles. Pourtant, l’humilité n’est pas nier et renoncer toutes les choses. C’est connaitre la Vérité.

L’Humilité procure une la connaissance des mystères que le Père révèle aux petits et aux humbles. Nazareth nous enseigne cette Humilité qui tient ensemble l’Ordinaire et l’Extraordinaire comme le Psalmiste qui descend pour etre dans les bras du Seigneur. Selon la vie monastique, Nazareth peut nous proposer une échelle pour pratiquer l’humilité de Nazareth. C’est comme l’Echelle des anges qui descendaient et qui montaient. L’échelle a différentes degrés. Vivre cette échelle dans notre quotidien nous aide à vivre Nazareth où il y a Jésus.

1. La Présence de Dieu : C’est le Sommet de l’Echelle. Prendre conscience de la Présence de Dieu. Marie et Joseph à Nazareth avaient fortement cette conscience de la Présence de Dieu. Ce n’est pas se sentir comme une cage des regards de Dieu mais regarder comme Dieu Enfant Jésus qui t’aime et il ne veut qu’embrasser Marie.

Nos frères musulmans peuvent nous aider à nous prendre conscience de Cette présence de Dieu, chaque fois qu’ils disent Bismillah, الله مسلاب.

2. Soumission: La religion d’Islam est une grande Soumission. Pour nous c’est plutôt l’Abandon. L’Abandon est primordial à Nazareth. Jésus dans sa soumission à ses parents exprime son Abandon à son Père qui nous montrera sa plénitude sur la

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Croix. L’abandon de Nazareth est chercher la Volonté de Dieu. Ce n’est pas ignorer qui nous sommes et que nous sommes, en revanche, l’abandon est une vraie conscience de soi même: reconnaitre nos fragilités et les offrir au Seigneur. Faire chaque moment possible une offrande continuelle au Seigneur, une Eucharistie continuelle.

3. L’Ecoute: Ecouter l’autre est une vraie croix dans la vie communautaire. Nous tous nous le savons, la difficulté de cet aspect. Jésus la Parole a écouté pendant 30 ans. Il était Israel qui a oublié le Shema Israel. Il a écouté avant son ministère de l’Enseignement du Règne de Dieu. Ecouter les autres parfois est très humiliant. Mais c’est l’echelle vers Dieu.

4. Affronter: C’est dans notre Apostolat où nous devons confronter avec les injustices et des faux systèmes. Nazareth nous enseigne à agir et dire en vérité.

Nazareth n’est pas un endroit de se cacher mais de vivre le quotidien. Accepter à combattre et recevoir des humiliations et en fin, aimer les personnes qui nous offensent est une vraie humilité.

5. Etre content : Nazareth nous enseigne une humilité où nous avons la joie et sérénité dans le cœur malgré toute la tempête autour. Si pouvons être triste mais pas amères. Garder cette confiance en Dieu, car, nous ne cherchons pas notre volonté.

Méditation Personnelle :

1. L’Abandon : « Comme un petit enfant asservi contre sa mère »

Avant de contempler nous dans les bras de Dieu, contemplons Dieu qui se jette dans nos mains tous les jours dans l’Eucharistie et qui habite dans notre sein.

Puis, regardons-nous-mêmes, pensons aux moments durs de notre vie communautaire et de l’apostolat où nous désirons être dans les bras du Seigneur.

Exprimons notre désir à Lui !

Un Frère demanda à un Ancien, « Quel est la voie étroite ? » Il répondit « Ceci est la voie étroite : Casser les pensées de soi-même et casser la propre volonté. C’est ainsi signifiera vraiment ce que nous disons souvent ‘Nous avons tout laissé et nous t’avons suivi’ »

2. Humilité : « Je n’ai pas le cœur fier »

Contemplons Humilité de Jésus qui apprenait tout à Nazareth, sans doute, au début, il se trompait à l’écriture, aux leçons, à la charpenterie. Humilité de Marie et Joseph qui se laisser enseigné par leur fils un autre regard de la Vie et de la Torah. Le Quotidien de Jésus était juste quotidien pendant 30 ans. La patience attente du Dessein de Dieu est une grande humilité. Entrons la maison de Nazareth et prenons Raha ةَحار une pause !

Un Ancien disait, « Il est impossible de construire un navire, s’il ne accepte pas de clous »

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