Histoire 5e : Correctif des Consignes 3
Semaine du 20 avril
1) Faire les exercices d'analyse de documents de la page 84.
Correctif :
Les revenus des bourgeois sont tirés de la location de terres ou de logements, des intérêts de l’argent qu’ils ont en banque ou des actions qu’ils possèdent dans les industries. Les bourgeois détiennent le capital. (mot important, voir définition dans le lexique).
Ces revenus permettent aux bourgeois de vivre dans une certaine aisance (confort matériel). Le logement (vaste et confortable) reflète leur statut social aisé.
Les bourgeois emploient généralement des domestiques (au moins une bonne si c’est un petit bourgeois).
Les bourgeois sont généralement soucieux de rendre visible leur statut social par les habits, le logement, les loisirs (théatre, opéra…)
Les bourgeois occupent un rôle dans la vie politique (ex. : Boël), ils constituent la classe dirigeante.
A ajouter :
(p.84 ou sur une feuille annexe)
Mais ATTENTION, il existe une grande diversité de conditions au sein de la bourgeoisie :
La petite bourgeoisie : Composée de petits commerçants et d’artisans.
Malgré la RI, Ils se maintiennent dans tous les secteurs notamment grâce à la croissance des villes et à la diversification des inventions. À la fin du XIXe s., menacés par la grande industrie et les grands commerces, les indépendants se groupent en syndicats pour défendre leurs intérêts. Dans cette catégorie, on retrouve aussi de nombreux employés. En effet, avec le développement des entreprises industrielles, du commerce, avec la naissance des grands magasins, des banques ou de l’administration, ils sont de plus en plus nombreux. Par leur activité
« intellectuelle » et leur mode de vie, ils se distancient des prolétaires (même si leurs salaires sont parfois inférieurs à ceux d’un ouvrier qualifié).
La moyenne bourgeoisie : Composée de fonctionnaires, médecins, avocats, professeurs d’université, membres de professions libérales, cadres des nouvelles entreprises et ingénieurs. Tous veulent grimper dans l’échelle sociale. …
La haute bourgeoisie et l’aristocratie : Ce sont les grands industriels, les banquiers… la bourgeoisie d’affaire. Ils désirent rejoindre le sommet de la hiérarchie et entrer davantage dans le monde privilégié des dominants. La RI n’a pas fait disparaitre la noblesse qui a souvent maintenu son prestige social et sa puissance économique grâce à ses propriétés foncières. Elle place son argent dans les entreprises nouvelles et siège dans les conseils d’administration. Elle continue à jouer un rôle important dans l’État même si elle a théoriquement perdu ses privilèges.
Dans le haut de la page 85 :
La condition juridique : L’ouvrier n’a pas le droit de vote, il n’a pas d’existence politique.
Le livret ouvrier : Instauré en 1803 sous Bonaparte, le livret ouvrier, gardé par l’employeur et indispensable pour trouver un emploi, soumet l’ouvrier à l’arbitraire des patrons, qui y consignent leurs remarques. En cas de conflits, l’article 1781 du Code civil de 1804 stipule que le maître est cru sur parole !
La loi Le Chapelier de 1791, qui supprime les corporations et prohibe les coalitions, est reprise dans le code pénal de 1810.
3) Faire l’exercice de C3 (consignes p.85 du syllabus.
Voir grille d’évaluation en annexe.
Semaine du 27 avril
4) Regarder le film Daens de Stijn CONINX : Je n’ai pas réussi à mettre le film accessible sur le site. Si vous l’avez trouvé par vous-même tant mieux. Je vais encore essayer … Si non, je vous avais aussi parlé du film Germinal, tiré du roman de Zola.
5) Faire les exercices d'analyse de documents des pages 87-88.
La question sociale :
- Réactions chez les bourgeois :
Document 54/4 : Trace du passé, Il s’agit d’un rapport de la Chambre du commerce et des fabriques de Bruxelles, 1er février 1844 (donc durant la RI).
Le document émane de la Chambre du commerce qui est un organisme qui représente et défend les intérêts des professions commerciales (donc la bourgeoisie).
Dans ce document, les causes de la misère ouvrière sont : la démoralisation, l’ivrognerie, la fréquentation des Kermesse, etc.
Dans un premier temps, refus des bourgeois de reconnaitre les vraies causes de la question sociale. Les bourgeois rejettent la faute sur les ouvriers (culpabilisation).
Documents 54/2, 6, 7 : Recours à la force (54/2 et 6) et intervention de l’Etat (54/7)
La classe dirigeante tente de préserver sa position dominante. Elle nie la réalité des problèmes sociaux et réprime les grèves et les émeutes ouvrières.
Elle justifie les inégalités sociales, disant qu’elles sont nécessaire au bon fonctionnement de la société et, pour les chrétiens, voulue par Dieu.
Pouvoir politique, milieux capitalistes, Eglise, armée et police se liguent donc dans la défense de l’ordre établi.
- Réactions chez les ouvriers :
Document 54/1 : L’auteur est Victor Van den Broeck (1821-1871). C’est un médecin belge préoccupé par les questions d’hygiène. Professeur à l’Ecole des Mines de Mons. Il est certe spécialiste des questions d’hygiène mais l’auteur est un bourgeois.
Il n’est pas trop objectif.
Dans ce document, les causes de la misère ouvrière sont : le fatalisme. L’auteur donne l’image d’un ouvrier soumis, qui accepte sa condition. Il est question de l’absence d’organisation, de grèves et révoltes spontanées, et des débuts d’organisation (syndicat…)
A noter Page 89 :
Les mouvements ouvriers :
Les ouvriers sont peu conscientisés. Déracinés de leur milieu agricole originaire (migration vers les villes et centres industriels) et dépourvus d’instruction, ils n’ont aucune idée précise des causes de leur situation et des remèdes à y apporter. Le fatalisme domine.
Les ouvriers tentent de faire entendre leur voix mais ne sont pas organisés.
Des actions spontanées avec des revendications essentiellement locales, généralement liées à un événement ponctuel (diminution des salaires, licenciements, décès suite à un accident du travail, …) apparaissent dès le
début du 19e siècle en Angleterre. En Belgique, les premières grèves apparaissent dans les années 1815 dans le Borinage et la région Gantoise.
Ces premières réactions sont le plus souvent violentes.
Petit à petit l’ « élite ouvrière » va tenter de conscientiser la masse ouvrière et informer les ouvriers de leurs droits (via des chansons, le théâtre, la presse…). Malgré l’interdiction de coalition ils vont organiser des groupements afin de défendre les salaires, etc. Les premières sociétés de secours mutuels (+- mutualités) sont créées mais elles sont très peu nombreuses et ne concernent qu’une minorité d’ouvriers qualifiés.
Pourtant à partir de la seconde moitié du 19e siècle, des ouvriers encadrés par des personnalités issues des classes moyennes et bourgeoises parviendront à organiser le mouvement social. Au sein des milieux politiques traditionnels, certains veulent lutter contre les inégalités sociales (voir chapitre suivant).
Progressivement, des lois « sociales » sont votées et la condition ouvrière est davantage encadrée par des lois qui cherchent à protéger les travailleurs.