K. Dromard Majchrzak R. Barroussel Y. Jackson
introduction
Bien que les campagnes de vaccination du XXe siècle aient contribué à réduire la mortalité et la morbidité de certaines maladies infectieuses en Suisse, le taux de couverture vaccinale chez les adultes n’est pas optimal. Selon une étude effectuée auprès de 3291 participants recrutés de manière non aléatoire en 2009, ce taux ne dépasse pas 50% pour la vaccination com
plète (6 doses) contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et la rougeole (2 doses) chez les personnes nées entre 1966 et 1992.1 En 2003, une étude montrait qu’environ un tiers des employés suisses en bonne santé ne connaissaient pas leur statut vaccinal.2 La couverture vaccinale incomplète de la po
pulation adulte semble en partie liée au niveau de connais
sances insuffisant concernant les risques/bénéfices, excepté lors de voyages, et au manque d’évaluation régulière du statut vac
cinal des patients par les médecins.3 Il est donc important que le médecin de premier recours puisse conseiller adéquatement ses patients sur les vaccinations nécessaires en fonction de l’âge, de l’état de santé, du style de vie et de la profession.
Début 2014, l’Office fédéral de la santé publique et la Commission fédérale pour les vaccinations ont mis à jour les recommandations vaccinales pour la Suisse.4 Le nouveau plan de vaccination apporte ainsi deux changements majeurs concer
nant la vaccination contre le pneumocoque et la grippe saisonnière. Cet article présente les nouveautés 2014, fournit un récapitulatif des recommandations vac
cinales de base et des rattrapages de l’adulte et discute les situations à risque particulier. Enfin, il discute quelques données récentes à propos de la sécurité vaccinale chez l’adulte et propose une liste de ressources à l’intention du praticien.
nouveautés
2014 Vaccin antipneumocoque
Le vaccin conjugué 13valent (PCV13, Prevenar13) remplace le vaccin polysac
charidique 23valent (PPV23, Pneumovax23) et ne doit plus être administré de manière universelle dans la population générale des plus de 65 ans, mais unique
ment chez l’adulte avec risque accru de maladies invasives à pneumocoques (MIP) (cf. rubrique vaccination en cas de maladie), à savoir les pneumonies, septicémies, bactériémies et méningites.5 Une dose unique suffit et doit être administrée au moins douze mois après la dernière dose de PPV23 et un mois après un vaccin antigrippal, sans nécessité de rappel, excepté chez les receveurs de transplanta
The 2014 Swiss adults immunization schedule : guidelines for medical practitionners
The 2014 recommendations regarding adult immunization in Switzerland include the use of the 13valent antipneumococcal vaccine instead of the 23valent in patients at high risk of invasive infection and of the influenza vac
cine during the entire pregnancy. This article reviews these recommendations and discusses situations requiring specific immunizations schemes.
Rev Med Suisse 2014 ; 10 : 1779-85
Les recommandations 2014 de l’OFSP incluent l’utilisation du vaccin antipneumocoque 13-valent au lieu du 23-valent chez les groupes à risque d’infections invasives et du vaccin anti- grippal durant toute la grossesse. Cet article présente ces nou- velles recommandations vaccinologiques suisses pour l’adulte et discute des situations médicales, professionnelles et envi- ronnementales requérant des vaccinations spécifiques.
Vaccination des adultes en 2014 : recommandations pour le praticien
recommandations
Drs Karine Dromard Majchrzak, Robert Barroussel et Yves Jackson Service de médecine de premier recours
Département de médecine communautaire, de premier recours et des urgences
HUG, 1211 Genève 14 [email protected] [email protected] [email protected]
tion. En effet, le PPV23 n’a montré que peu de bénéfices chez les patients sans facteur de risque de MIP et induit une diminution de la qualité de la réponse immunitaire au PCV13 en cas de vaccination préalable par PPV23.6 L’efficacité de la vaccination par le PCV13 est incontestable en cas de risque accru de MIP, dont l’incidence en Suisse était de 11,7 cas/
an/100 000 habitants en 2013 (910 cas déclarés).7 Son effica
cité sur la pneumonie à pneumocoque sans bactériémie n’étant pas connue à l’heure actuelle, il n’est pas indiqué dans la population gériatrique sans facteur de ris que. De même, le manque de recul par rapport à son utilisation ne permet pas de savoir si un rappel est nécessaire.
Vaccin anti-grippe
Le vaccin contre l’influenza saisonnier peut être admi
nistré pendant toute la grossesse : il ne présente aucun danger quel que soit le terme et protège la mère et l’en
fant contre d’éventuelles complications. Il doit être recom
mandé chez toute personne en contact professionnel avec des porcs (et non plus avec des oiseaux sauvages, volailles et cochons) afin de réduire le risque de transmission de l’animal à l’homme.
vaccinationdebase chezl
’
adulte sainDiphtérie et tétanos
Lorsque la vaccination de base diphtérietétanoscoque
luchepoliomyélite (5 doses), ROR (2 doses), Haemophilus influenzae de type b (4 doses) et hépatite B (2 à 4 doses selon l’âge) a été complète pendant l’enfance, seuls des rappels contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche sont néces
saires à l’âge adulte (tableau 1).
Depuis 2012, les intervalles entre rappels diphérietétanos (dT) recommandés et pris en charge par l’assurancemaladie ont été espacés,8 à savoir :
• Entre 25 et 65 ans, un rappel tous les vingt ans du fait de l’efficacité prolongée du vaccin et de la rareté des cas de tétanos en Suisse. Pour rappel, la diphtérie est éradiquée
depuis une trentaine d’années en Suisse.
• Chez les personnes de moins de 65 ans avec immuno
suppression, lors de blessure à risque élevé de tétanos (plaies profondes ou souillées, par écrasement ou péné
tration de corps étrangers, brûlures ou engelures graves et nécroses tissulaires) et chez les sujets de plus de 65 ans (population la plus touchée en Suisse), un rappel tous les dix ans est recommandé.
Coqueluche
La coqueluche fait partie des vaccinations de base chez l’adulte dans l’optique de la prévention des maladies graves du nourrisson de moins de six mois et du fait que la durée de protection vaccinale ne dépasse pas dix ans. Ainsi, il est conseillé d’effectuer un rappel unique (dTPa, Boostrix) entre 25 et 29 ans ou si le patient est en contact familial ou profes
sionnel rapproché avec des enfants de moins de six mois et n’a pas eu de rappel ou de primovaccination.9
Grippe
La grippe reste indiquée chaque année comme vaccina
tion de base chez toute personne de plus de 65 ans. Il est recommandé de la proposer également à toute personne de moins de 65 ans qui serait en contact étroit avec une person
ne à risque de complications grippales, y compris les nour
rissons de moins de six mois ou qui présente un risque particulier (cf. rubrique vaccination en cas de maladie).
Rougeole et varicelle
Dans le but d’éradiquer la rougeole d’ici 2015, en Europe, le vaccin ROR (Priorix, deux doses à un mois d’intervalle minimum) doit être proposé à toute personne non immune née après 1963, c’estàdire non vaccinée et sans preuve sérologique d’immunité et sans antécédent de rougeole. Le ROR adulte est remboursé et même exempt de franchise jusqu’à fin 2015.
Il est également recommandé de vacciner contre la va
ricelle et le zona (VZV) (Varilrix, deux doses à un mois d’in
tervalle minimum) toute personne de moins de 40 ans sans anamnèse de varicelle.
Ces deux vaccins doivent aussi être proposés chez toute personne dont la sérologie contre la rougeole et contre la varicelle est négative, quel que soit son âge, si elle est en contact étroit avec une personne à risque de complications d’une de ces deux infections.
Human papilloma virus (complémentaire)
Finalement, la vaccination contre le HPV (3 doses à 01 ou 2 et 6 mois) chez la jeune femme entre 20 et 26 ans fait partie des recommandations complémentaires et doit être déterminée sur une base individuelle. Elle est indiquée chez les femmes qui débutent leur vie sexuelle à cet âge en l’absence de vaccination préalable ou chez celles sexuelle
ment actives mais dont le risque d’infection est resté faible.
vaccinationen présencedemaladie Certaines pathologies ou traitements mettent les patients adultes à risque accru de maladie infectieuse, évitable par une vaccination. Schématiquement, trois groupes à risque Age Vaccins Intervalle entre Produits disponibles
doses en Suisse
20-26 ans HPV 0, 1-2, 6 mois Gardasil, Cervarix 25-29 ans dTPa 2 ans minimum Boostrix
(4 semaines si urgent pour coqueluche)
VZV si pas 1 mois Varilrix d’anamnèse
45 ans dT 20 ans sauf si Td-Pur
immunosuppression
ou plaie à risque élevé de tétanos
L 65 ans dT 10 ans Td-Pur
Grippe 1 an • Fluad
• Fluarix
• Inflexal V
• Influvac Tableau 1. Schéma de vaccination de base des adultes selon l’âge
dTPa : diphtérie-tétanos-pertussis acellulaire ; VZV : virus varicella-zoster ; dT : diphtérie-tétanos ; HPV : papillomavirus humain.
sont identifiés (tableau 2) :
• Les patients souffrant de maladies chroniques touchant le cœur, les poumons, le foie, le rein, la rate, y compris les patients diabétiques et/ou obèses morbides avec atteinte de ces organes.
• Les patients avec néoplasies hématologiques (lymphome, leucémie, myélome) ou candidats/receveurs de transplan
tation.
• Les patients avec troubles de la réponse immunitaire se
condaires au VIH ou à une immunodéficience congénitale, liés à une maladie inflammatoire autoimmune (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthropathies), et/ou sous traitement immunomodulateur ou immunosuppresseur (corticothérapie
systémique de plus de deux semaines d’au moins 20 mg/j d’équivalent de prednisone, antiTNF alpha, DMARD, etc.).10
Les vaccins suivants font l’objet de recommandations particulières parmi ces groupes à risque.
Grippe
Le vaccin inactivé contre la grippe est indiqué annuelle
ment dans tous les cas. Il est remboursé et exempt de fran
chise.
Pneumocoque
Le PCV13 remplace désormais le PPV23 du fait d’une plus grande efficacité, notamment chez les moins de deux ans
Risque Grippe Pneumocoque Méningocoque Hépatite A/B Varicelle 2 doses
1 dose/an 1 dose 2 doses puis 3 doses (2 si rappel/5 ans hépatite A seule) Insuffisance cardiaque X X (stades 3-4 NYHA)
Cardiopathies, malformation X congénitale
BPCO X X (stades 3-4 GOLD
ou aggravation) Asthme sévère/ bronchiectasies X X
sur carence en anticorps
Autres pneumopathies X
Hépatopathies chroniques X X
Cirrhose hépatique X X X
Insuffisance rénale chronique X X (aggravation ou stades 4-5)
Syndrome néphrotique X X
Asplénie anatomique ou X X
fonctionnelle
Anémie falciforme X X
Diabète avec néphropathie ou X X atteinte cardio-pulmonaire
Obésité avec IMC L 40 X
Lymphome, leucémie, myélome X X (durant traitement d’entretien)
Candidats à transplantation X X (dès la mise en liste X (2-3 doses) X
d’attente)
Receveurs de transplantation solide X X (12 mois après greffe) X (12 mois après greffe) Contre-indiqué
Receveurs de cellules souches X X (3 doses dès 3 mois X (2 doses après 24 mois
hématopoïétiques après transplantation) sauf contre-indication
Maladie auto-immune nécessitant X X (avant initiation du X (hépatite B) X
immunosuppression traitement)
Immunosuppression médicamenteuse X X (corticothérapie, radiothérapie)
Infection à VIH avec CD4 M 200/ml X X X X
VIH avec CD4 l 200/ml X X X Contre-indiqué
Immunodéficiences congénitale, X X X
commune variable, déficit réponse aux polysaccharides, déficit en lectine liant le mannose
Déficits en facteurs de la voie alterne X X
ou terminale du complément
Tableau 2. Vaccinations en présence de problèmes de santé
(apportant une immunité de groupe) et chez les patients porteurs du VIH, et d’une immunogénicité supérieure avec une fréquence identique d’effets indésirables. Il permet de prévenir les MIP qui sont plus graves (létales dans 14%
des cas, surtout en cas d’asplénie/splénectomie, immuno
suppression et insuffisance rénale chronique) et plus fré
quentes chez les patients présentant au moins un facteur de risque (60% des MIP), principalement l’immunosuppres
sion, l’insuffisance rénale chronique, les pneumopathies chro
niques et le diabète.11
La vaccination doit se faire le plus tôt possible après le diagnostic ou avant l’introduction du traitement immuno
modulateur, mais après un intervalle d’un an au moins si le patient a déjà été vacciné par le PPV23. Elle n’est à l’heure actuelle pas remboursée par l’assurance maladie et son coût reste élevé (CHF 91,20).
Méningocoque
La vaccination contre le méningocoque doit être proposée en cas d’asplénie, d’anémie falciforme ou de déficits immu
nitaires congénitaux spécifiques (déficit en facteurs terminaux, en facteurs de la voie alterne du complément, en lectine liant le mannose, déficit en protéine C ou S), de situations expo
sant à un risque élevé d’infection méningococcique grave.
La primovaccination chez l’adulte se fait par deux doses à 12 mois d’intervalle par le vaccin conjugué quadrivalent (MCVACWY, Menvéo) avec rappel tous les cinq ans.
Hépatite B
La vaccination contre l’hépatite B est recommandée sous forme de trois doses à 01 et 6 mois chez les adultes :
• avec hépatopathie chronique, cirrhose y compris, en com
binaison avec le vaccin de l’hépatite A (Twinrix 720/20, 3 do
ses à 016 mois) ;
• lors d’immunodéficience (VIH, traitement immunosup
pres seur) par le vaccin monovalent (EngerixB20, 3 doses à 016 mois).
Un contrôle sérologique est alors effectué un à deux mois après la dernière injection avec nécessité d’injections supplémentaires si les anticorps antiHBs sont inférieurs à 100 UI/l.
vaccinationen fonctiondesrisques professionnelsetdeshabitudesdevie
Le médecin doit aussi considérer les vaccinations né
cessaires en fonction de la profession du patient et de ses habitudes (sexuelles, drogues). Le tableau 3 fournit les principales recommandations en fonction du contexte mé
dical et professionnel du patient ainsi que de ses habitu
des.
rattrapagevaccinal
En présence d’un statut vaccinal incomplet ou douteux à l’âge adulte, le médecin doit planifier des rattrapages. Le tableau 4 résume les stratégies recommandées.
sécuritédesvaccins
Plusieurs travaux récents ont apporté des données ras
surantes sur la sécurité des vaccins de base chez les adul
tes. Une revue sur l’efficacité et la sécurité du vaccin atté
nué contre le virus varicellazoster chez les adultes âgés de
Professions/contextes à risque Situations spécifiques Vaccin
Personnel d’institutions pour handicapés mentaux Hépatite B
Travailleurs sociaux, personnel de prison et de la police Hépatite B
en contact fréquent avec drogués injectables
Personnel de laboratoire selon risque d’exposition Hépatites A/B, varicelle,
méningocoque, pneumocoque, rage
Vétérinaires, personnes exposées qui soignent des animaux, Rage
scientifiques et personnes exposées aux chauves-souris
Travailleurs des canalisations et stations d’épuration Hépatite A
Recrues militaires Méningocoque
Entourage De personnes à risque accru de complications Grippe, varicelle, coqueluche
De personnes infectées Hépatites A/B, méningocoque
De personnes en provenance de pays de haute endémicité Hépatite A Activité sexuelle à risque Changement fréquent de partenaire sexuel Hépatite B
Homosexualité Hépatites A/B
Infection sexuellement transmise Hépatite B
Drogues injectables Consommateurs et leur entourage Hépatites A et B
Résident en maison de soins ou Grippe
établissement pour malades chroniques
Résident ou séjours temporaires en FSME (encéphalite à tiques)
territoire endémique
Tableau 3. Vaccinations lors de situations spécifiques
plus de 60 ans a montré une réduction du risque de zona de moitié (risque relatif (RR) 0,49, IC 95% : 0,430,56) par rapport au placebo et une diminution du risque absolu de 2% (nombre de sujets à vacciner = 50).12 Le risque d’effet indésirable systémique (EIS) était modérément augmenté (RR = 1,29, IC 95% : 1,051,57) avec un nombre de sujets à vacciner pour observer un effet indésirable grave de 100.
La vaste majorité des EIS était d’intensité faible à moyenne.
Malgré ces données, la vaccination n’est systématiquement recommandée en Suisse que chez les adultes de moins de 40 ans séronégatifs pour l’infection à varicellazoster.
Plusieurs auteurs se sont intéressés à la sécurité vaccinale chez la femme enceinte et son enfant. Une étude randomi
sée et contrôlée avec placebo sur l’efficacité et la sécurité du vaccin tétanosdiphtériepertussis (dTPa) administré du
rant la grossesse ou en postpartum a démontré l’absence de différence de risque d’EIS sévère (p = 0,3) et une excel
lente efficacité en termes de protection de la mère et de l’enfant sans altérer la réponse immune aux doses suivantes (dTPa) administrées à l’enfant.13 Une revue systématique a exploré les risques liés au vaccin contre la grippe saison
nière chez les femmes enceintes lors d’administration durant les trois trimestres de la grossesse.14 Par rapport aux femmes non immunisées, l’immunisation ne causait aucun risque supplémentaire d’accouchement prématuré (odds ratio (OR) pour un accouchement à l 37 semaines = 0,97 (IC 95%, 0,93
1,02) et à m 32 semaines = 0,98 (IC 95%, 0,861,12) ou de re
tard de croissance (OR pour l 5e percentile du poids pour l’âge = 1,02 (IC 95%, 0,961,09), et pour l 10e percentile = 1,00 (IC 95%, 0,961,04)).
ressources pourle praticien
Pour faciliter la gestion de la mise à jour des vaccins adultes, plusieurs ressources sont disponibles (tableau 5).
Le site de l’OFSP et Infovac sont les sources d’informations officielles recommandées. Infovac inclut des informations sur la sécurité et la tolérance des vaccins ainsi que des ar
guments basés sur des preuves permettant au praticien d’engager un dialogue éclairé avec ses patients. Par ailleurs, il existe depuis 2011 un carnet de vaccination électronique gratuit, avec mot de passe établi par le patient qui recueille
les données et signale les rappels par notification SMS ou courriel. Les informations sont accessibles à tout profession
nel de la santé après autorisation du patient. Le programme Viavac aide à l’actualisation des vaccins de base ainsi que des vaccinations spécifiques en fonction des facteurs de risque des patients. Pour les voyageurs, Safetravel (gratuit) ou Tropimed (payant) contiennent les informations par pays et les mises à jour des recommandations en fonction des évolutions épidémiologiques.
Vaccin Catégorie d’âge Commentaire
Diphtérie, tétanos, polio Adultes dès 16 ans 3 doses dT-IPV à 0, 2, 8 mois. Première dose dTpa-IPV si contact avec nourrissons
et/ou coqueluche ou si 25-29 ans, les 2 suivantes dT-IPV
Coqueluche Adultes dès 16 ans Si statut vaccinal diphtérie tétanos complet et rattrapage coqueluche seulement, respecter minimum 1 mois d’intervalle après la dernière dose de DT/dT Rougeole, oreillons, rubéole Naissance après 1963 2 doses avec intervalle minimum d’un mois. 1 dose si première dose
préalablement reçue
Hépatite B Tous les adultes sans limite d’âge 4 doses à 0, 7, 21 jours et 12 mois (schéma rapide) ou 3 doses à 0, 1 et 6 mois
Papilloma virus 20-29 ans En fonction du risque sexuel
Tableau 4. Rattrapage des vaccins de base des adultes
Tableau 5. Ressources électroniques à disposition du praticien
Plan suisse de vaccination 2014
www.bag.admin.ch/themen/medizin/00682/00684/02535/index.
html?lang=fr&lang%85=
Informations générales, forum de questions www.infovac.ch
Voyage www.safetravel.ch www.tropimed.ch
Carnet de vaccination électronique sécurisé www.mesvaccins.ch
Aide à la décision
www.viavac.ch (payant ou gratuit si utilisé depuis www.mesvaccins.ch)
Les auteurs n’ont déclaré aucun conflit d’intérêts en relation avec cet article.
Implications pratiques
Le vaccin antipneumocoque 13-valent remplace le 23-valent et doit être administré uniquement chez l’adulte avec risque accru de maladies invasives à pneumocoques
Le vaccin contre la grippe peut être administré pendant toute la grossesse et est recommandé chez les personnes en contact avec des porcs
Un nombre important de situations cliniques ou de facteurs de risque médicaux, comportementaux ou professionnels requièrent des vaccinations spécifiques
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02535/index.html?lang=fr&lang%85=
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Bulletin OFSP 2011;51:1161-71.
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* à lire
** à lire absolument