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Fernand Léger et Le Corbusier

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Academic year: 2022

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Fernand Léger et Le Corbusier

BAUDOUI, Remi, DERCELLES, Arnaud

Abstract

L'objet de cet article est de situer la nature des relations entre Fernand Léger et Le Corbusier depuis leur rencontre initiale dans le Montparnasse de l'après-seconde guerre mondiale jusqu'au décès de l'architecte en 1965.

BAUDOUI, Remi, DERCELLES, Arnaud. Fernand Léger et Le Corbusier. In: Centre Georges Pompidou. Fernand Léger. Paris : 2017.

Available at:

http://archive-ouverte.unige.ch/unige:94920

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F ERNAND L EGER ET L E C ORBUSIER

Arnaud DERCELLES et Rémi BAUDOUÏ

La relation qui unit Léger et Le Corbusier s’inscrit pleinement dans le renouveau artistique et culturel parisien né des soubresauts de la première guerre mondiale. C’est dans le Paris rive-gauche du début des années folles qu’ils se rencontrent la première fois.

Fernand Léger situe cet épisode fondateur dans le Montparnasse de l’année 1920 à travers sa fameuse description : « Je vis venir devant moi, très raide, un extraordinaire objet mobile, tout en ombres chinoises, surmonté d’un chapeau melon avec des lunettes et un pardessus de clergyman. L’objet avançait lentement à bicyclette, obéissant strictement aux lois de la perspective. » Il semble plus probable que la rencontre ait été un peu plus tardive, sans doute facilitée le galeriste Léonce Rosenberg.

Trop heureux d’avoir fui le carcan provincial culturel de la Chaux-de- Fonds, Charles-Edouard Jeanneret -trentenaire dont le nom peine à s’imposer- poursuit depuis 1918 ses pérégrinations parisiennes pleines de promesses. Dans ce contexte il ne peut qu’être fasciné par cet aîné de six ans qui, bâti comme un roc, est sorti vivant de l’enfer de Verdun et fait déjà figure de solide connaisseur des mœurs de la capitale en tant qu’ancien arpenteur et « piéton de Paris ».

Rappelons en effet qu’au début des années vingt, Léger qui a troqué ses habits de paysan normand au profit de ceux de dandy est un parisien d’adoption depuis au moins vingt ans. Quoique sans doute moins présent qu’Amédée Ozenfant, un des mentors de Jeanneret, Léger incarne la figure d’un aîné à même de le guider dans les dédales de l’effervescence des débats culturels et artistiques du moment par l’expérience et la connaissance acquise des œuvres de Cézanne, Braque, Picasso et aussi d’Apollinaire. Venu à Paris pour étudier l’architecture qu’il a aussitôt abandonnée au profit de la peinture, mis en échec à l’Ecole des Beaux-Arts, il fréquente la Grande Chaumière et affiche ainsi son dédain pour tous les académismes. Déjà consacré, mais néanmoins rebelle à toute forme de peinture fin de siècle, Léger incarne pour le jeune Charles-Edouard cet esprit de fronde et de rébellion qu’il entend lui-même développer

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dans ses efforts de révision du cubisme au profit du purisme.

L’aventure de L’Esprit Nouveau, comme il en fut avec de nombreux artistes, écrivains et intellectuels, fut le creuset initial de l’approfondissement de leur relation. Au franc parler de Léger, sa gouaille parisienne, son appétence libertaire en dehors de tout dogmatisme, son à-propos mais aussi son naturel et la sensation d’y être arrivé uniquement par son seul travail en dehors des institutions de la nouvelle méritocratie, font écho les propres analyses et convictions de Le Corbusier sur les conditions et modalités de son ascension en matière de création plastique et architecturale. Ces éléments fixent les conditions de constitution d’une amitié et d’un respect mutuel bien plus solides et indéfectibles que ne le furent ceux entre Jeanneret et Ozenfant.

Fernand Léger est partie prenante de l’aventure de L’Esprit Nouveau.

On retrouve de nombreux échanges corroborant cet épisode mais également deux articles, l’un sur le « Ballet mécanique », dans le numéro 28 de janvier 1925 ainsi que ses « Notes sur le règlement de la mise en scène » dans le numéro 18 de novembre 1923.

Léger partage avec Jeanneret la conviction selon laquelle le déluge d’acier qui s’est abattu sur l’Europe pendant quatre années de suite a rompu un ordre existant et a hissé au sommet de la pyramide sociétale les organisateurs, ingénieurs, industriels et

« constructeurs » fondateurs du nouvel ordre capitaliste et techniciste. Pour suppléer une commande architecturale qui peine à venir, Charles-Edouard se rêve en industriel. Il peint La cheminée au moment où il fonde tous ses espoirs de réussite professionnelle dans la mise en œuvre pour la reconstruction des régions dévastées, de sa briqueterie d’Alfortville. Au même moment, Léger procède picturalement à la déconstruction du corps humain dans la mesure où sa nouvelle consistance procèderait moins d’un ordre naturel que du nouvel ordre machiniste émergeant. Le corps élancé disparaît au profit d’un corps trapu défini par sa structure. Les mains épousent les formes des machines pour rappeler leurs nouvelles fonctions de production. Les roues dentelées des machines s’exhibent comme symboles de ce nouvel ordre machiniste fondé sur la rationalisation des tâches, l’organisation scientifique du travail (OST) et la mise en œuvre d’un modèle taylorien. Dans cette hymne à la gloire de la machine, ils partagent également d’autres passions communes telles

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que la voiture et l’avion. Léger découvre ce dernier en 1913 au salon de l’aviation en compagnie de Brancusi et de Marcel Duchamp1. Avec l’architecte lyonnais Gabriel Voisin fabricant malheureux d’avions pendant la première guerre mondiale reconverti en constructeur d’automobiles, Le Corbusier saisit bien l’importance pour l’après- guerre de ces nouveaux moyens de locomotion mécanique.

Dès l’épopée de L’Esprit Nouveau, la bienveillante complicité est au cœur de la relation qui unit Léger et Le Corbusier. En 1925 l’architecte appelle le peintre pour présenter l’un de ses mural dans le pavillon de L’Esprit Nouveau. L’année suivante le peintre signale à l’architecte la venue à Paris d’un de ses éminents collectionneurs, le brésilien Paulo da Silva Prado, débarquant avec un projet de construction de la future capitale Planaltina. Il propose à Le Corbusier de déjeuner avec lui pour en discuter. Dans le domaine pictural, Le Corbusier semble également profiter des conseils prodigués par son aîné. Leur complicité fait évidence et il s’enorgueillit de la caution artistique de Léger. Le 23 octobre 1927, il va jusqu’à confier à sa mère l’échange de toiles que Léger lui propose, témoignage d’une amitié sincère mais aussi marque profonde d’une reconnaissance de son talent. La célèbre photographie de Brassaï qui immortalise Le Corbusier dans son séjour du 20 rue Jacob nous dévoile les deux huiles qui appartinrent à la collection de l’architecte : une petite Nature morte de 1928 ainsi que la très belle Composition avec profil de 1926 qui figurera parmi les œuvres exposées, en 1935, dans l’exposition d’art primitif que Le Corbusier organise avec le galeriste Louis Carré dans leurs appartements respectifs de l’immeuble Molitor édifié par l’architecte. Cette exposition accueille également une très belle tapisserie de Léger2 à laquelle Le Corbusier accole la reproduction d’un Moscophore grec (6ème siècle AV. J.C) en plâtre mis en couleurs par ses soins, à grand coup d’aplats de couleurs appliqués à la paume de la main.

En 1927, dans la perspective de l’inauguration du Weissenhof Siedlung, Le Corbusier pense pouvoir s’y rendre en compagnie de Léger. La famille Léger est désormais très proche de la famille Corbu

1 Françoise Ducros, « Fernand Léger » in (sous la direction de Jacques Lucan), Encyclopédie Le Corbusier, Paris, Centre Georges Pompidou, 1987, p. 231.

2 Il s’agit de Composition aux trois figures, 1932.

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comme en témoignent les projets conjoints de vacances au Piquey et de week-end en Normandie. Le Corbusier associe aussi le peintre aux visites de ses réalisations et consigne avec satisfaction dans la lettre à sa mère du 12 juillet 1928 les propos admiratifs de Léger à propos de la réalisation de la villa Stein-de Monzie à Garches : « Ça c’est le chef d’œuvre, c’est mis dans le mille ». Le 4 septembre suivant Le Corbusier se félicite de l’échange de peinture qu’il a fait avec son ami Léger. Il rappelle également à sa mère en décembre suivant qu’en matière d’œuvre picturale seul « Léger connaît ce que je fais ». Avec Yvonne Le Corbusier se rend régulièrement en week-end à Lisores dans l’Orne où Léger possède la ferme héritée de sa mère. Le 19 juillet 1930, un voyage automobile est organisé en Voisin à travers l’Espagne. Il rassemble Le Corbusier, son frère Albert, son cousin Pierre et Léger. Dans la mesure de ses disponibilités, le peintre fait partie de l’aventure moderne de l’architecture que son ami écrit. Il est présent au IVème CIAM d’Athènes et harangue les architectes présents sur les nécessités de coopérer rapidement avec les peintres et les sculpteurs pour produire la nécessaire Synthèse des Arts majeurs.

Présents sur le continent américain avant Le Corbusier, Léger semble directement le préparer à ses voyages en Amérique du Nord et en Amérique latine. Leur passion commune de la modernité, des grands travaux et du nécessaire traitement des problèmes par le gigantisme technique et industriel se reflète dans le choix des thèmes des cartes postales échangées à la gloire de la puissance du génie humain constructeur. A New-York, Léger n’hésite pas à se faire l’ambassadeur de son ami auprès de la communauté des architectes. Il loue auprès de Richard Buckminster Fuller et de Wallace Harrison qu’il connaît très bien les recherches de Le Corbusier. Après l’exposition de Léger puis celle de Le Corbusier au MOMA, le peintre reste incontournable dans l’ensemble des dossiers américains de l’architecte. Ce dernier le sollicite en effet pour « pousser la roue auprès de Nelson Rockefeller et Harrison » pour régler la question des maquettes restées dans le prestigieux musée américain. Et de rajouter avec ironie qu’il a bien envie « de le nommer ambassadeur définitif aux USA »3. Pour sa part, apprenant par Yvonne que Le Corbusier est tombée malade durant la traversée maritime, Léger ironise affectueusement en lui conseillant : « Fais-moi le plaisir, au moins pour tes amis, de mettre

3 Archives FLC E2(8)63, lettre de Le Corbusier à F. Léger, le 17 novembre 1937.

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un chapeau quand il y a du soleil et un casque quand tu vas à l’eau »4. Le peintre est ainsi chargé de la vente de la maquette du Palais des Soviets au MOMA et de la relance du projet de musée pour la Baronne Rebay. Le Corbusier attend aussi de son ami toute aide qui lui permettrait d’obtenir d’Harrison la publication aux Etats-Unis de La Ville Radieuse.

Membre du salon des « Peintres Révolutionnaires » tenu par l’Association des Ecrivains et Artistes Révolutionnaires (AEAR) à la Porte de Versailles en janvier 1934, Léger affiche clairement son engagement politique aux côtés d’André Lhote, Jacques Lipchitz, Frans Masereel et Jean Lurçat. Il participe activement à l’aventure du Front populaire en accompagnant sous l’égide de la Maison de la Culture toute réflexion ayant trait au devenir de la peinture et de la sculpture. Les déclarations favorables de Le Corbusier en faveur du Front populaire, son souhait de pouvoir œuvrer directement en tant que bâtisseur à son œuvre culturelle et sociale renforce, quand bien même le besoin s’en eût fait sentir, l’amitié entre les deux hommes.

Ils se retrouvent côte à côte pour débattre des enjeux de la production de l’art et de la responsabilité des artistes dans La Querelle du Réalisme engagée par Louis Aragon, dans le sillage des deux débats sur le réalisme en peinture organisés par la Maison de la Culture5. C’est une opportunité pour les deux hommes de clamer leur proximité intellectuelle et esthétique mais aussi de se porter l’un l’autre. Quand Léger estime que « la classe ouvrière » a également droit «au mur blanc et à la lumière » de Le Corbusier, pour peu qu’on

«lui donne le temps de s’y installer et y vivre elle aussi et les aimer »6 , Le Corbusier revient sur la polychromie architecturale et sur l’union de la peinture murale et du statutaire, deux théories chères à Fernand Léger.

La Défaite militaire française et l’armistice de juin 1940 séparent Le Corbusier et Léger. Devant la perspective de l’entrée des

4 Archives FLC, E 2 8 58, Lettre de F. Léger à Le Corbusier, le 3 septembre 1938.

5 Nicole Racine, « La querelle du réalisme, 1935-1936 », Sociétés & Représentations, 1/2003, n°15, pp. 113-131.

6 Fernand Léger, « Le nouveau réalisme continue » in La Querelle du réalisme. Deux débats organisés par l’Association des peintres et sculpteurs de la Maison de la culture, Editions sociales internationales, Coll. « Commune », 1936, pp.76-77.

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troupes allemandes à Paris l’architecte et le peintre désertent Paris pour s’élancer vers le Sud. Le premier se rend à Vézelay pour ensuite gagner le petit village pyrénéen d’Ozon qu’il connaît pour y avoir travaillé à proximité en 1939, le second choisit de se rendre à Marseille. Rapidement l’architecte fait le choix de se rendre à Vichy pour y chercher du travail dans le cadre du nouveau régime. De passage à Vichy en septembre 1940 le peintre ne parvient pas à rencontrer Le Corbusier. Alors qu’il lui annonce son départ pour New York via Lisbonne, il souhaite à son ami de pouvoir « reconstruire », tant « Hautecoeur a de grands projets »7. En dépit du travail obtenu sur place, le peintre est nostalgique de son univers parisien perdu. Il rappelle ainsi le 28 mai 1941 à son ami : « J’ai peut être fait une erreur en partant, convaincu que mon métier serait foutu jusqu’à la fin de la guerre. J’apprends que tout le monde travaille à Paris et qui plus est (je parle pour les peintres) vendent assez bien leur camelote.

Naturellement je n’avais pas perçu cela car dans ce cas j’aurai peut- être agi autrement »8. Ce choix fut d’autant plus raisonnable qu’Yvonne depuis Vézelay informe le 23 octobre 1941 à son mari à Vichy qu’un tableau de leur ami Léger se trouve être présenté à Paris dans le cadre de l’exposition Le Juif et la France qui se tient au Palais Berlitz sous l’égide de l’Institut d’études des questions juives.

L’éloignement de la France pendant toute la durée de la guerre n’a pas raison de l’amitié entre les deux artistes. Leur retrouvaille sur les ruines du monde machiniste de la seconde guerre mondiale semble toutefois relever de l’amertume et de l’angoisse de certitudes définitivement ébranlées. Pour sa part Le Corbusier engagé hors de France se vit désormais comme un exilé qui serait « « un juif errant » ou le Fliegende Holländer »9.

Même si leur relation semble plus épisodique, l’après-guerre n’aura pas raison de leur amitié ni de leur envie mutuelle de travailler ensemble.

Depuis son Calvados, fraîchement rentré de son exil américain, Léger vante auprès de Le Corbusier son projet de constituer « Le Ministère

7 Archives FLC, E2(8)73, Lettre de F. Léger à Le Corbusier, le 30 septembre 1940.

8 Archives FLC E2(8)75, Lettre de F. Léger à Le Corbusier, le 28 mai 1941.

9 Rémi Baudouï, Arnaud Dercelles, Le Corbusier. Correspondance. Lettres à la famille, 1947-1965, Infolio, Gollion, 2015, p. 400.

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International du Miracle », dans lequel il souhaite l’embarquer ainsi que d’autres « Saints très authentiquement dégagés des préjugés et dogmes anciens plus quelques communistes » afin de pouvoir régler les problèmes du monde. La présidence de ce très improbable ministère serait confiée à l’écrivain Henri Miller qui « est très au- dessus des nationalismes étroits »10. Une fois encore le bel idéalisme de ce projet rejoindra l’océan des projets avortés et des rêves oubliés.

Une dernière opportunité de collaboration, toute aussi utopique, tentera d’unir le travail du peintre-architecte à celui de l’architecte- peintre. En 1948, c’est au tour du projet de la Basilique universelle de la Paix et du Pardon de la Sainte-Baume - pourtant portée par l’enthousiaste Edouard Trouin et le très motivé Révérend-Père Couturier- de se heurter à la réalité économique d’un monde en reconstruction dont la réalité des problèmes estompent les rêves.

Une brochure illustrée par Léger fixera sur papier cette aventure humaine qui se promettait de faire sortir de la roche de Plan d’Aups un lieu spirituel et culturel.

Les années cinquante sont loin d’entamer la proximité des deux compères, malgré des agendas chargés et des déplacements récurrents, ils continuent à se voir, que cela soit à la faveur d’une visite parisienne, méridionale ou autour d’un cocktail à Paris, en compagnie de Charlotte Perriand, Pierre Winter, Albert et Pierre Jeanneret11.

De retour d’une visite du chantier de l’unité d’habitation de Marseille, Léger adresse à Le Corbusier une analyse, fataliste, de ces rendez- vous professionnels manqués :

« notre camaraderie à nous deux aurait peut-être pu donner, mais rien ! Voilà, vieux Père, l’histoire d’un peintre moderne lâché en 30 ans dans l’architecture. »12

Sans résignation mais avec lucidité, Le Corbusier contredit l’espoir né de la harangue de Léger durant le CIAM d’Athènes : « Je pense que notre génération n’est pas celle qui fera la synthèse des Arts

10 Archives FLC E2(8)79, Lettre de F. Léger à Le Corbusier, septembre 1946.

11 Lettre d’Albert Jeanneret à Le Corbusier du 13 avril 1950 in Rémi Baudouï, Arnaud Dercelles, Ibid, p.135.

12 Archives FLC T2(20)421, Lettre de F. Léger à Le Corbusier, le 17 septembre 1951.

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majeurs ; il faut laisser la place aux forces nouvelles »13

13 Archives FLC T2(20)419, Lettre de Le Corbusier à Fernand Léger, le 6 septembre 1951.

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