Electrotechnique
Electrotechnique
Application des lois de la physique à la production, au traitement, au transport et à l’utilisation de l’énergie électrique
• Application des lois de l’électricité : Lois de Kirchoff ( loi des mailles et loi des nœud), loi d’Ohm,…
• Application des lois de la mécanique : principe fondamental de la dynamique,…
• Application des lois de l’électromagnétisme : loi de Faraday, loi de Laplace, loi de Lenz,…
• Autres domaines : thermodynamique, mécanique des fluides, chimie
Application de l’Electrotechnique
Du W au GW
Alimentation de batterie (1 à
100W)
Appareil électroménager
(100 à 1kW)
Véhicule électrique (qqkW à 10kW)
Production électrique éolienne (qqkW à 10MW)
Production électrique solaire (du MW à 500MW)
Centrale nucléaire (qq100kW à 2GW)
Représentation générale d’un signal
Composante alternative
t
t Tout le signal
Signaux décomposables en deux termes
est la composante alternative (AC) (valeur moyenne nulle) ou ondulation est la composante continue (DC) ou valeur moyenne
t Tout le signal
+ =
𝑋𝑚𝑜𝑦 = 𝑋 = 𝑋 = 𝑥 𝑡 = 1
𝑇 𝑥 𝑡 𝑑𝑡
𝑇
0
Grandeurs électriques continues
Alimentation continue : Alimentation avec des grandeurs considérées constantes (ondulation nulle ou très faible)
Exemple de convertisseurs permettant d'obtenir une tension continue
• Machines à courant continu
• Redresseurs
• Hacheurs
Grandeurs caractéristiques
• Valeur moyenne = valeur efficace en continu
Grandeurs électriques alternatives
Valeur efficace d’une grandeur
Exemple
Signal sinusoïdal
Différentes représentations possibles
• Représentation mathématique :
• Représentation temporelle :
• Représentation vectorielle (Fresnel ou plan complexe) :
à t = 0
Déphasage entre 2 signaux sinusoïdaux
y1
t
2 t
0
2/1
1 2
y2
Représentation temporelle Représentation vectorielle (Fresnel ou plan complexe)
Y1
1
2/1
2 Y2
O
Y3 = Y2 – Y1
Exemple courant et tension aux bornes d’un dipôle
U
1 O
I
i/u= u - i
u
t 0 t
i/u
i
Représentation temporelle Représentation vectorielle (Fresnel ou plan complexe)
u
j u)
(
U 2 cos ω t
CU Ue
u
t
i
j i)
(
I 2 cos ω t
CI Ie
i
tComposants électriques : les sources d’énergie
Deux types de sources de tension distinctes
La Source de tension : impose la tension à ses bornes
La Source de courant : impose le courant qui la parcourt
Définies par la valeur moyenne en continu
Définies par la valeur efficace en alternatif
Impédance et admittance complexes de dipôles
I Z U
X R
sin Z cos
Z
Z j j
sin Z
X
cos Z
R
R arctg X
X R
Z
2 2
R est la Résistance X est la Réactance
Impédance Z Admittance Y
U I Z
Y 1
B G
sin Y cos
Y
Y
* j
* j
*
*
sin Y
B
cos Y
G
G arctg B
B G
Y
*
2 2
G est la conductance B est la susceptance
La résistance (ou conducteur ohmique)
u
t
t
i/u = 0
i
U
O 1
i = u I
Symbole de la résistance
Relation entre la tension et le courant
en temporelle
Relation entre la tension et le courant
en complexe
Représentation dans le plan complexe
𝑣(𝑡) = 𝑅𝑖(𝑡) 𝑉 = 𝑅𝐼
Caractéristiques de la résistance
L’inductance (ou bobine)
U
O 1
I
= + 2 π
u
t 0 t
i/u =
i
2 π
Relation entre l’inductance et la réactance
Caractéristiques de l’inductance et de la réactance
Symbole de l'inductance ou la
réactance
Relation entre la tension et le courant
en temporelle
Relation entre la tension et le courant
en complexe
Représentation dans le plan complexe
𝑣(𝑡) = 𝐿 𝑑𝑖(𝑡)
𝑑𝑡 𝑉 = 𝑗𝐿𝜔𝐼 = 𝑗𝑋𝐼
Le condensateur
U
1 O
I
= -
2
u π
t 0 t
i/u = - i
2 π
Caractéristiques du condensateur
Symbole du condensateur
Relation entre la tension et le courant
en temporelle
Relation entre la tension et le courant
en complexe
Représentation dans le plan complexe
𝑖(𝑡) = 𝐶 𝑑𝑣(𝑡)
𝑑𝑡 𝑉 = 1
𝑗𝐶𝜔 𝐼
Puissance électrique instantanée p(t)
p(t) = v(t).i(t)
Transfert d’énergie électrique v
i
conducteur parfait
AMONT AVAL
sens positif pour p(t)
« Source » S1
orientation G
« Utilisation » S2
orientation R
Puissance électrique en continu
Pour un dipôle électrique avec une tension V à ses bornes et parcouru par un courant I
Sa puissance électrique est donnée par le produit courant – tension
𝑃 = 𝑉𝐼
Puissance électrique en alternatif (réseau monophasé)
Pour un dipôle électrique avec une tension à ses bornes et parcouru par un courant déphasé d’un angle
Définitions des puissances :
• Puissance instantanée :
V
I
i
t
i/u u
t
t
P = (p)moy
+
p
Puissance électrique en alternatif (réseau monophasé)
Puissance en alternatif (réseau monophasé)
• Puissance active = valeur moyenne de la puissance instantanée
• Puissance réactive
• Puissance apparente = produit des valeurs efficaces
• Relation entre les puissances
• Facteur de puissance :
u
(t)i
(t)
moyP
I V I
V
S
eff
eff
jQ P
) jsin cos
( S
S
en [VA]
en [VAR]
en [W]
Composants électriques usuels
Résistance
• Uniquement de la puissance active absorbée
• Différentes formulations possibles
• Exemple
Composants électriques usuels
Inductance
• Uniquement de la puissance réactive absorbée
• Différentes formulations possibles
Condensateur
• Uniquement de la puissance réactive fournie
• Différentes formulations possibles
Réseau triphasé
Avantages des réseaux triphasés :
•Au niveau de la production : moins volumineux et moins cher
•Au niveau du transport : section de conducteur plus faible
•Au niveau de l’utilisation : deux niveaux de tensions différents
Réseau Triphasé
Deux types de tension :
• Tension simple : Tension entre une phase et le neutre et notée
• Tension composée : Tension entre deux phases et notée
• Relation entre Tension simple et composée :
L
1L
2L
3N
V
1NV
2NV
3NU
12U
23U
31V
iNU
ijjN iN
ij
V V
U
Représentations des tensions
Différentes représentations possibles
• Représentation temporelle
• Représentation mathématique
Représentations des tensions
Différentes représentations possibles
• Représentation vectorielle
Relation entre les tensions efficaces simple et composée :
Puissance en alternatif (réseau triphasé)
: Déphasage entre une tension simple sur une phase et le courant de la même phase
Expression en fonction de la tension simple ou composée
Définitions des puissances :
• Puissance instantanée :
• Puissance active :
• Puissance réactive :
• Puissance apparente :
• Relation entre les puissances :
• Facteur de puissance :
Couplage Etoile
Différentes possibilités pour coupler les enroulements d’une charge ou d’un générateur
Couplage Etoile
• Schéma de Câblage
• Caractéristiques du couplage Etoile
Tension efficace au bornes d’un enroulement : Courant efficace dans un enroulement :
Couplage Triangle
Couplage Triangle
• Schéma de Câblage
• Caractéristiques du couplage Triangle :
Tension efficace aux bornes d’un enroulement : Courant efficace dans un enroulement :
Au niveau des phases
• Couplage Triangle : possibilité d’avoir un courant de phase plus important
• Couplage Etoile : possibilité d’avoir une tension entre phases plus importante
Lois de l’électricité : Loi des mailles
Enoncé : la somme des tensions dans une boucle de circuit est nulle
Exemple de circuit
Représentation vectorielle
Lois de l’électricité : Loi des nœuds
Enoncé : ll n’y a pas d’accumulation de courant dans un nœud. Ainsi, la somme des courants qui y entrent est égale à la somme des courants qui en sortent
Exemple de nœud
Représentation vectorielle
Lois de l’électricité : Théorème de Boucherot
Pour la puissance active : La somme de la puissance active totale absorbée par un ensemble de charges est égale à la somme des puissances actives absorbées par chaque élément de cet ensemble
Pour la puissance réactive : La somme de la puissance réactive totale absorbée par un ensemble de charges est égale à la somme des puissances réactives absorbées par chaque élément de cet ensemble
Pas transposable à la puissance apparente
iT
P
P
iT
Q
Q
Un peu d’électromagnétisme ….
• Pour l’étude des machines électriques, on se limitera au 4 lois de l’électromagnétisme suivantes :
• Les lois d’Ampère, Biot et Savart : « on peut créer un champ magnétique avec du courant électrique »
• Utilisation de ce principe avec des bobines pour créer les électroaimants
• Application pour certains inducteurs (excitation) des machines électriques
• La loi de Laplace : « on peut déplacer des circuits électriques à l’aide d’un courant et d’un champ magnétique »
𝐵
𝐼𝑑𝐿 𝑑𝐿
𝐹
𝐹 = 𝐼. 𝑑𝐿 ∧ 𝐵
Un peu d’électromagnétisme ….
• La loi de Faraday : « Un circuit soumis à un flux magnétique variable est le siège d’une force électrique variable »
• La loi de Lenz : « tout action sur un milieu se traduit par une réaction de celui- ci ayant tendance à s’opposer à l’action, qui lui donne naissance »
𝑛 𝑆
−𝑒 > 0
𝐴 𝐵
𝐼
𝐵
′𝐵
𝑛 𝑆
𝑒
𝐴 𝐵
𝐵
𝑒 = − 𝑑𝜙 𝑑𝑡
𝐵
Généralités
Modification de la forme de l’énergie électrique:
• Possibilité de modifier l’amplitude
• Conservation de la fréquence
Similarité avec le réducteur dans les systèmes mécanique :
• Entrée : Haute tension/ Courant faible comme Vitesse élevée/Petit couple
• Sortie : Basse tension/ Fort Courant comme Petite vitesse/Fort Couple
Attention : Le transformateur ne fonctionne pas en régime
continu (il ne conserve pas la valeur moyenne du signal)
Utilisation du transformateur
Adapter le niveau de tension : un transformateur permet d’élever ou de diminuer le niveau de tension entre l’entrée et la sortie
• Exemple : le transport de l’énergie électrique : 225kV (HT) ou 20kV (MT) Utilisation : 400V (tension entre phases)
Isolation galvanique deux circuits électriques :
• Pas de liaison électrique entre deux circuits électriques (pas les mêmes masses)
• Changement de régime de neutre
• Alimentation flottante
Pour changer le nombre de phase :
• Un système monophasé à un système diphasé
• Un système triphasé à un système hexaphasé ou dodécaphasé
Caractéristiques d’un transformateur
Excellent rendement (95%).
Coût de fabrication modéré et très grande robustesse.
Le transformateur alimenté par une source de tension parfaite :
• comportement au niveau du secondaire comme une source de tension parfaite avec une légère chute de tension.
Courant absorbé à vide très faible voir négligeable (pertes à vide faible).
Possibilité d’avoir un courant d'appel assez important lors de la mise sous tension.
Un transformateur est souvent caractérisé par sa puissance apparente au secondaire :
en monophasé :
en triphasé :
Circuits d’un transformateur
Composé de deux circuits électriques relié par un circuit magnétique :
• Le circuit primaire (ou primaire) : Circuit d’entrée du transformateur : reçoit la tension d’entrée
• Le circuit secondaire (ou secondaire) : Circuit de sortie du transformateur : délivre la tension de sortie
Le circuit magnétique composé le plus souvent d'un empilement de tôle magnétique :
•Pour canaliser au mieux les lignes de champ, Perméabilité relative la plus grande possible (transformateur parfait )
Repérage et notation
Les bornes homologues repérés par un point :
• Un courant entrant par le point crée un flux positif (sort par le point)
• Un flux sortant par le point crée un courant positif (rentre par le point)
Pour simplifier les schémas, on adopte les représentations suivantes :
Les grandeurs au primaire repérées avec l’indice 1 ou P et celle du secondaire avec l’indice 2 ou S
Au niveau des conventions le primaire noté en convention récepteur et le
secondaire en convention générateur
Le transformateur parfait
Un transformateur sans aucune perte
• Uniquement une modification de la forme de l'énergie électrique (valeur efficace)
Une transformation sans pertes veut dire que :
•
La résistance des bobinages primaire et secondaire nulle (pas de pertes joules)• Pas d'hystérésis magnétique
• Pas de pertes par courant de Foucault
Lignes de champ parfaitement canalisés, Pas de fuite magnétique
Rendement d'un transformateur parfait étant proche de l'unité
Magnétisation du transformateur
Fonctionnement à vide lors de la mise sous tension :
• Tension sinusoïdale imposée aux bornes de l'enroulement primaire
• Circulation d'un courant car circuit électrique fermé
• Théorème d’ampère : création d'un flux magnétique variable dans le circuit magnétique
• Loi de Faraday : création de forces électromotrices aux bornes des deux enroulement.
• Au secondaire : tension sinusoïdale et de même fréquence que celle appliquée au niveau du primaire.
• Loi de Lenz : au primaire la force électromotrice aura tendance à s'opposer à l'évolution du courant primaire jusqu'à annuler celui-ci.
• Transformateur magnétisé : courant primaire nul
Application de la loi de Faraday
Loi de Faraday : une variation du flux magnétique crée une force électromotrice dans chaque bobinage :
Il est possible décrire pour chacun, la loi de Faraday :
• Pour le primaire :
• Pour le secondaire :
En écrivant l'égalité au niveau de la variation du flux :
le rapport de transformation : rapport entre la tension efficace au
secondaire et la tension efficace au primaire
Application du théorème d’Ampère
Formulation du théorème d'Ampère par la loi d'Hopkinson dans le circuit magnétique :
En le transposant à notre cas :
Cas d'un transformateur parfait :
Courant en entrée du transformateur (dans le cas d'un transformateur
parfait) :
Type de transformateur et schéma électrique
Type de transformateur en fonction du rapport de transformation :
• : transformateur élévateur
• : transformateur abaisseur
• : transformateur d'isolement
Le schéma électrique équivalent peut alors se représenter ainsi :
Formule de Boucherot
Tension imposée par la source de tension au primaire :
Application de la loi de Faraday :
Intégration pour avoir le flux total :
Flux circulant dans le circuit magnétique :
L'induction magnétique :
Relation entre l'induction maximal et la valeur efficace de la tension :
Permet de partager des spires entre le primaire et le secondaire
Pas d’isolation galvanique
Les avantages de l’autotransformateur
• Diminution du nombre de spire pour réaliser la transformation (spire en commun)
• Diminution de la masse de cuivre
• Diminution des coûts
Spire en commun parcouru par un courant réduit (application de la loi des nœuds)
Circuit magnétique réduit
Possibilité d’avoir une tension réglable (ATV)
Les transformateur spéciaux : l’Autotransformateur
Les transformateur spéciaux : le transformateur de potentiel
Transformateur utilisé pour mesurer des tensions élevés
Impossibilité de placer un voltmètre en haute tension
Pour mesurer cette tension, on utilise parfois un transformateur de potentiel
Transformateur abaisseur où circule très peut de courant : impédance du voltmètre très grande
Elément d’une chaine de mesure : construction très soignée
Utilisé pour mesurer des courants élevés
Composé d’un enroulement au primaire et de plusieurs enroulements au secondaire
• Si on applique le théorème d’ampère :
• Si le transformateur est bien construit, la réluctance très faible alors :
Nécessité de court-circuiter le secondaire : le plus souvent par un ampèremètre
• Risque d’échauffement magnétique, Tension augmentant jusqu’au claquage
• Pas de conservation de la composante continue d’un signal
Le transformateur de courant
Transformateur qui permet d’avoir plusieurs tensions isolées entre elles
Gain de place car un seul circuit magnétique pour plusieurs enroulements
Possible surdimensionnement de l’enroulement primaire
Tension pour chaque secondaire :
Théorème d’Ampère :
Le courant au primaire du transformateur peut alors s’écrire :
Transformateur à plusieurs secondaires
Transformateur à point milieu
Cas particulier du transformateur à plusieurs enroulements
Transformation d’une tension monophasé en un système diphasé
Transformateur qui peut être utilisé pour augmenter la puissance en sortie :
• Deux enroulement en série (doublement de la tension en sortie)
• Deux enroulement en parallèle (doublement du courant en sortie)
Le transformateur réel
Pertes dans les circuits électriques :
• Echauffement des câbles au primaire et au secondaire
• Effets d’auto-induction (faible)
Pertes dans le circuit magnétique
• Pertes par hystérésis
• Pertes par courant de Foucault
Différence par rapport au transformateur réel
• Rendement inferieur à 100%
• Chute de tension au secondaire
• Déphasage différent entre le primaire et le secondaire
• Courant à vide au niveau du primaire
Schéma équivalent général
Rendre compte des différentes imperfections du transformateur :
Imperfections magnétiques magnétisme, elles sont modélisées par deux éléments :
• : réactance magnétisante : perméabilité relative du matériau non infini
• : résistance des pertes fer : pertes magnétiques
Imperfections dues à l’électricité, elles sont modélisées par deux éléments au niveau du primaire et du secondaire :
• et : Réactances de fuite : lignes de champ vues par un seul enroulement
• et : résistances des enroulements : pertes Joules
Schéma équivalent simplifié
Simplification possible :
• Permutation de l’impédance avec l’impédance
• Passage au secondaire de l’impédance: résistance des pertes fer : pertes magnétiques
• Regroupement des impédances de même nature
Schéma équivalent de Kapp
Schéma équivalent simplifié sans les éléments au primaire :
•Pas de modélisation des imperfections magnétiques
• Utile pour étudier la chute de tension
Hypothèse de Kapp : Quand le courant en charge est dix fois plus grand
que courant à vide
Fonctionnement à vide
Transformateur sans charge : Courant faible pour la magnétisation du matériau magnétique
La relation d’Hopkinson :
Aux pertes magnétiques près, courant appelé courant magnétisant
Déphasage entre la tension et le courant à vide
Pas de chute de tension
Détermination du rapport de transformation à partir du fonctionnement à
vide :
Fonctionnement en charge
Impose la tension du secondaire à un récepteur
La relation d’Hopkinson :
Le courant primaire peut alors s’écrire :
En l’exprimant en fonction du rapport de transformation :
Le courant au primaire peut alors s’exprimer :
Présence d’un courant magnétisant : limite le courant participant au
fonctionnement du transformateur
Chute de tension
Schéma équivalent de Kapp rappelé ci-dessous.
Loi des mailles au niveau du secondaire :
Loi des mailles dans le repère de Fresnel (diagramme de Kapp)
Chute de tension
Définition de la chute de tension de tension dans un transformateur :
Approximation : Les tensions et en phase : Vecteurs colinéaires.
Si on zoom sur le diagramme de Kapp
On peut donc écrire la chute de tension :
En utilisant les formules trigonométriques il est aussi possible de dire :
Chute de tension
Chute de tension en fonction des éléments du schéma équivalent :
La tension efficace au secondaire peut donc s’écrire :
La caractéristique de sortie de ce transformateur peut se tracer ainsi :
Mise sous tension du transformateur
Attention à la mise sous tension d’un transformateur :
Régime transitoire qui entraine une surintensité qui dépasse largement le courant nominal
Pas de discontinuité du flux dans le circuit magnétique mais flux forcé par la tension du primaire :
Pour atteindre les plus grandes valeurs de flux le courant évolue de la manière suivante :
Solution pour limiter le courant :
• Mise sous tension progressive
• Résistance lors de la mise sous tension
• Démarreur électronique
Puissance
Au niveau des puissances :
• : puissance au primaire absorbée par le transformateur
• : puissance au secondaire fournit à la charge
Les différentes pertes dans le transformateur :
• : pertes Joules dues à la résistance de l’enroulement primaire
• : pertes Joules dues à la résistance de l’enroulement secondaire
• : pertes fer ou magnétiques (courant de Foucault et Hystérésis)
Rendement
Le rendement : le rapport entre la puissance d’entrée et de sortie
Possibilité de regrouper les pertes joules du primaire et du secondaire sous un seul terme
L’arbre des puissances peut alors se simplifier comme ceci.
Expression possible du rendement
Mesure du rendement : Méthode directe
Mesure directe avec de 2 Wattmètres de et
Méthode peu utilisable
Le rendement d’un transformateur étant proche de 1, difficile d’évaluer la différence entre et , et l’incertitude de mesure.
Difficulté d’avoir une charge capable d’absorber le courant nominal.
Pas de localisation des pertes possible
Méthode des pertes séparées : essai à vide
Essai réalisé sans charge et sous tension primaire nominale
Détermination des pertes fer lorsque la tension primaire est à sa valeur nominale
La puissance absorbée sert uniquement à compenser les pertes fer et les pertes Joule au primaire.
Courant absorbé à vide faible, les pertes joules au niveau du primaire
peuvent être négligées.
Méthode des pertes séparées : essai en court circuit
Court-circuit du secondaire et Tension primaire réduite afin d’avoir le courant secondaire au courant nominal
Essai réalisé sous tension réduite, car courant absorbé important (court- circuit)
La puissance débitée au primaire correspond à la somme des pertes :
Pertes fer faibles car essai effectué sous tension réduite :
Possibilité d’approximer les pertes Joules :
Méthode des pertes séparées : essai en charge
Mesure de la puissance en entrée ou en sortie
Arbre des puissances équivalent
Détermination du rendement :
Détermination des éléments du schéma équivalent
Connaitre au mieux le comportement du transformateur
Les différentes mesures effectuées :
•
Mesure de la tension efficace au primaire et au secondaire• Mesure du courant efficace au primaire et au secondaire
• Mesure de la puissance active au primaire
Deux essais réalisés
• Essai à vide (tension primaire à la valeur nominale) pour déterminer les éléments situés au primaire
• Essai en court-circuit (courant secondaire à la valeur nominale) pour déterminer les éléments situés au secondaire
Détermination des éléments au primaire
Le rapport de transformation défini comme le rapport entre la tension efficace au secondaire à vide par rapport à celle au primaire :
Pour l’essai à vide, la puissance active absorbée par le transformateur correspond aux pertes magnétiques ou pertes fer :
Courant secondaire nul : Pas de puissance active ou réactive absorbée par les éléments situés au secondaire
Avec un bilan de puissance on peut déterminer
Détermination des éléments au secondaire
Les pertes magnétiques négligeables car essai effectué sous tension réduite
Utilisation du schéma équivalent de Kapp.
La puissance étant identique d’un côté ou de l’autre du transformateur idéal (symbole)
A partir d’un bilan de puissance
La conversion électromécanique
Conversion Electromécanique
Energie électrique Energie
Mécanique
Mode Générateur (ou alternateur) Mode Moteur
• La conversion électromécanique permet la conversion de l’énergie mécanique en énergie électrique ou de l’énergie électrique en énergie mécanique : c’est une conversion réversible
• Dans le cas des moteurs électriques, l’énergie mécanique est sous forme d’une énergie en rotation. Selon le type de la machine, l’énergie peut être soit continue soit alternative
Les différents types de machines
Les Machines à Courant Continu
Cette machine possède des grandeurs électriques continues
Historiquement un des premiers moteurs qui a pu être asservie en couple et en vitesse :
moteur assez utilisé mais de plus en plus remplacé par les moteurs à courants alternatifs
Applications : Haute précision (robotique) Engin de levage (couple élevé au démarrage)
Les Machines Synchrones
• Grandeurs électriques alternatives :
• Conversion électromécanique avec un bon rendement
• Fonctionnement en moteur plus complexe:
• Grâce à l’électronique de puissance, utilisation plus fréquente
• Fonctionnement en générateur très largement utilisé
Grandeurs électriques alternatives :
Fonctionnement en moteur assez simple :
Couplage sur le réseau assez simple. La machine possède un couple non nul au démarrage. Régulation de vitesse est bien maitrisée
Fonctionnement en générateur sous certaines conditions mais moins avantageux que pour la machine synchrone
Les Machines Asynchrones
Au niveau des puissances …
• La puissance absorbée est la puissance en entrée de la machine (absorbée par la machine)
• Pour un fonctionnement en mode moteur : 𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝑃𝑒𝑙𝑒𝑐
• Pour un fonctionnement en mode générateur : 𝑃𝑎𝑏𝑠 = 𝑃𝑚𝑒𝑐𝑎
• La puissance utile est la puissance en sortie de la machine (disponible pour l’utilisateur)
• Pour un fonctionnement en mode moteur : 𝑃𝑢 = 𝑃𝑚𝑒𝑐𝑎
• Pour un fonctionnement en mode générateur : 𝑃𝑢 = 𝑃𝑒𝑙𝑒𝑐
• La puissance électromagnétique est la puissance convertie : elle est à la fois de type mécanique et électrique
• Le rendement de la machine est calculé en fonction de la puissance absorbée et utile :
𝜂 = 𝑃𝑢 𝑃𝑎𝑏𝑠
Vocabulaire lié au machines électriques
• Stator :
• Partie statique (fixe) de la machine
• Rotor :
• Partie mobile de la machine, elle a une vitesse de rotation par rapport au stator que l’on notera Ω (en rd/s) ou 𝑁 (en tr/min)
• Inducteur :
• L’inducteur a pour but de créer le champ magnétique qui permettra le transfert d’énergie électrique entre le stator et le rotor
• Induit :
• L’induit est le siège de l’induction magnétique. Il est soumis au champ inducteur
Généralités sur La machine à courant continu (MCC)
Machines à courant continu
Energie électrique
(continu)
Energie Mécanique
(rotation)
• La machine à courant continu est une machine largement répandue car elle à un fonctionnement assez simple. Ces équations de fonctionnement le sont aussi.
• Les applications de la machine à courant continu sont assez variées :
• Robotiques (précision)
• Asservissement de couple, vitesse et position
• Electroménager
• Véhicule électrique (automobile, train)
• Nécessite une alimentation électrique continue (les grandeurs importantes sont continues : tension et courant)
Création d’une force électromagnétique
𝐼
𝐼 𝐼
𝐸 𝐵 𝐹
• Pour créer une force électromagnétique, on applique la loi de Laplace :
• On place une barre métallique mobile sur deux rails conducteurs fixes, le tout placé dans un champ magnétique perpendiculaire au plan des deux rails et de la barre
• Entre ces deux rails conducteurs, on applique une tension
• Le circuit étant fermé, un courant circule dans le circuit
• D’après la loi de Laplace, tout les éléments traversés par un courant subissent des forces électromagnétiques Déplacement de la barre métallique
• La force de Laplace est d’autant plus intense si l’intensité du courant et le champ magnétique est intense
• Le sens de la force dépend du sens du courant et du sens du champ magnétique (règle de la main droite) si on inverse le courant ou le champ magnétique, la force est orientée dans l’autre sens
Création d’une force électromotrice
𝑒 𝐵
𝑥 + 𝑑𝑥 𝑥
𝑀 𝑁
𝑃 𝑂
• Pour mettre en évidence, la création d’une force électromotrice, on reprend le dispositif expérimental précédent :
• Pour voir la force électromotrice, on remplace la source de tension par un voltmètre
• L’ensemble est toujours plongé dans un champ magnétique constant et uniforme, perpendiculaire au plan des rails et de la barre
• La surface MNOP est donc soumise à un flux magnétique 𝜙 qui est perpendiculaire à celle-ci. De plus l’intensité de ce flux est égale à 𝜙 = 𝐵. 𝑆
• Lorsque l’on déplace le barreau, la surface MNOP est modifiée ce qui entraine une variation du flux magnétique
• D’après la loi de Faraday, cette modification entraine la création d’une force électromotrice entre M et P
V
𝑒 = 𝑑𝜙
𝑑𝑡
Constitution de la machine à courant continu
MCC
Ω 𝑇
𝑢𝑈
𝑎𝑖
𝑎inducteur
induit
• Une machine à courant continu est composée de deux parties :
• L’inducteur : il a pour but de créer un champ magnétique constant.
L’inducteur est situé au stator de la machine. Pour créer ce champ magnétique, il y a deux solutions : avec un aimant permanent ou avec un bobinage (principe de l’électroaimant).
C’est la partie passive
• L’induit : c’est l’induit qui réalise la conversion électromécanique, l’induit est situé au rotor de la machine. C’est la partie active de la machine
• Pour réaliser la conversion électromécanique, l’induit a besoin que l’inducteur crée un champ magnétique
Application à la MCC
• Création de la force magnétique : • Création de la force électromotrice :
• La force est maintenant un couple électromagnétique que l’on note 𝑇𝑒𝑚
• Ce couple électromagnétique est fonction du courant d’induit :
𝑇
𝑒𝑚= 𝐾
𝑇. 𝐼
• La force électromotrice est créée par une variation de l’orientation de la surface variation du flux magnétique
• La fem sera proportionnel à la vitesse de rotation :
𝐸 = 𝐾
𝐸. Ω
Application à la MCC
• Avec un fonctionnement en charge de la machine : couple et vitesse non nuls pour la partie mécanique et tension et courant non nuls pour la partie électrique
• On aura à la fois la création d’un couple électromagnétique et d’une force électromotrice
Ces deux phénomènes se superposeront
• La puissance électromagnétique peut s’écrire de deux manières :
• Si on regarde le côté électrique : 𝑃𝑒𝑚 = 𝐸. 𝐼𝑎 = 𝐾𝐸. Ω. 𝐼𝑎
• Si on regarde le côté mécanique : 𝑃𝑒𝑚 = 𝑇𝑒𝑚. Ω = 𝐾𝑇. 𝐼𝑎. Ω
• On peut en déduire que 𝑲𝑬 = 𝑲𝑻 = 𝑲 et que 𝑷𝒆𝒎 = 𝑲. 𝜴. 𝑰𝒂
Schéma fonctionnel de la transformation électromécanique
Circuit électrique : Résistance (pertes) +
inductance
LAPLACE
FARADAY Champ magnétique Courant
d’excitation
Arbre mécanique : Pertes mécanique +
Inertie Courant
d’induit Couple
électromagnétique
𝑖𝑎 𝑈𝑎
Tension d’alimentation
𝐸
+
−
+
− 𝑇𝑒𝑚 = 𝐾. 𝑖𝑎
𝐸 = 𝐾. Ω Ω
Vitesse de rotation Force
Electromotrice Couple de
Charge
𝑇𝑒𝑚 𝑇𝑐ℎ
• Schéma fonctionnel qui permet de décrire le fonctionnement de la machine à courant continu
Principe de fonctionnement : Mode moteur
Courant d’induit 𝑖𝑎
𝑈𝑎
Tension d’alimentation
+
−
Force Electromotrice
Couple
électromagnétique
Couple de charge
𝑇𝑒𝑚
𝑇𝑐ℎ
𝐸 +
−
Rotation du
rotor Ω
• On applique une tension d’induit (tension d’alimentation)
• Cette tension fait circuler un courant car on a la présence de composants électriques (voir modélisation)
• Ce courant crée un couple moteur (couple électromagnétique au pertes près)
• Si ce couple est supérieur au couple de charge (ou couple résistant), le rotor se met en rotation
• Cette rotation vient créer une force électromotrice qui vient s’opposer au courant (diminution) sans pouvoir l’annuler (c’est-à-dire 𝑈𝑎 > 𝐸
Application de la loi de Lenz : les effets magnétiques s’oppose à la cause qui leur a donné naissance
Principe de fonctionnement : Mode générateur
Rotation du rotor Ω
Couple 𝑇
d’entrainement
+
−
Force Electromotrice
Couple
électromagnétique Tension
de charge
𝑇𝑚 𝑈𝑐ℎ
+
−
Courant d’induit 𝑖𝑎
𝐸
• Par l’intermédiaire du rotor, on applique un couple d’entrainement (autre machine, éolienne,…)
• Ce couple entraine une rotation du rotor de la machine
• Cette rotation va entrainer la création d’une force électromotrice
• Si le circuit est fermé en sortie de la machine, on aura une tension de charge aux bornes de la machine et un courant prendra naissance
• Ce courant crée un couple électromagnétique qui s’oppose au couple d’entrainement de la machine
Application de la loi de Lenz : les effets magnétiques s’oppose à la cause qui leur a donné naissance
Technologie de la MCC : Constitution d’une MCC
Pôle principal Pôle auxiliaire de commutation
Encoche corne
Inducteur
Entrefer
• Vue générale de la machine à courant continu
Plan de coupe transversal
Technologie de la MCC : L’inducteur
• Le stator est l’inducteur
• L’inducteur a pour rôle de créer le champ magnétique
• Le système inducteur est la partie passive de la machine. Il est composé de 2 éléments :
• L’excitation qui est la source du champ magnétique. L’excitation peut être faite soit par un aimant permanent (excitation n’est pas réglable), soit par un bobinage jouant le rôle d’électroaimant
• Le circuit magnétique qui a pour but de canaliser le champ magnétique. Il est composé d’une partie fixe (matériau magnétique du stator) et d’une partie mobile (matériau magnétique du rotor) et d’un entrefer qui doit être le plus petit possible (air entre le rotor et le stator)
• Dans le cas d’une excitation avec un électroaimant, il y a différentes manières de placer le bobinage : en parallèle avec l’induit, en série avec l’induit ou indépendant de l’induit (dépend de la machine)
Technologie de la MCC : L’inducteur
• L’excitation est importante car elle joue directement sur la constante 𝐾 qui relie le couple au courant et la force électromotrice à la vitesse de rotation
• Si l’excitation est réalisée par un aimant permanent : le champ magnétique est fixe et la constante 𝐾 ne varie pas
• Dans le cas d’une excitation avec un électroaimant, le champ magnétique est fonction du courant circulant dans la bobine
• Deux parties sur la courbe : zone linéaire et une zone de saturation (phénomène d’hystérésis)
Si l’électroaimant est en série avec l’induit , le courant d’excitation dépend du point de fonctionnement (fonctionnement à flux lié), si l’électroaimant est en parallèle ou séparée (fonctionnement à flux indépendant)
K (Wb)
Iex (A)
Technologie de la MCC : L’induit
• Le rotor est l’induit
• L’induit est la partie active de la machine, c’est dans l’induit que se réalise la conversion électromécanique
• L’induit est composé d’un ensemble de cadres conducteurs placé dans les encoches du rotor
• L’entrée d’une spire est reliée à la sortie de la précédente sur une lame de cuivre
• Chaque cadre forme une spire qui est embrassée par un champ magnétique créé par l’inducteur
• Les différentes spires sont uniformément réparties autour du rotor
• Lorsque qu’un courant circule dans la spire, il y a création d’une force électromotrice qui entraine la rotation du rotor de la machine
spire
lames
Nécessité d’un collecteur
𝐵 𝐹
𝐹 𝑖𝑎
𝐼
• Si on prend le fonctionnement moteur et que l’on s’intéresse uniquement au rotor
• La loi de Laplace dit que si un conducteur parcouru par un courant est placé dans un champ magnétique alors il se crée une force électromagnétique perpendiculaire au courant et au champ magnétique
𝐵
𝐹
• Dans le premier cas le circuit électrique crée un couple de force qui permet la rotation du rotor de la machine
• le couple est dans ce cas maximal et non nul (le rotor peut tourner sur son axe)
𝑂 𝐴
Nécessité d’un collecteur
𝐵 𝐹
𝐹 𝑖𝑎
𝐼 𝐵
𝐹
𝐹 𝑖𝑎
𝐼
• Il tourne jusqu’à un point d’équilibre ou le moment du couple s’annule
• Dans ce le deuxième cas présenté, le couple est nul (pas de projection sur l’axe perpendiculaire à OA)
𝑂 𝐴
• Dans le 3ème cas : si on inverse le sens du courant, les forces s’orienteront dans le sens inverse
• Si il y a un léger décalage, les forces entraineront le rotor jusqu’au nouveau point d’équilibre
Technologie de la MCC : Les balais et le collecteur
• Pour faire fonctionner la machine à courant continu, il est nécessaire d’avoir un contact électrique entre le rotor et le stator
• Le rotor étant en mouvement, ce contact ne peut pas être fait avec des câbles électriques
• De plus, pour permettre un mouvement continu de la machine, il faut s’assurer que les enroulements soient alimentés au meilleur instant (moment du couple maximum) et dans le bon sens
• La solution est d’utiliser des balais (conducteur fixe) qui viennent frotter les lames conductrices au rotor
• A chaque instant les balais sont en contact avec la spire qui permet d’avoir la force électromagnétique la plus grande possible
balai support Alimentation électrique
• Un balai est composé d’un support qui permet le contact entre le fil d’alimentation et un charbon qui vient frotter sur les lames du collecteur
La réaction mécanique d’induit
Pôle principal Pôle auxiliaire de commutation
Encoche corne
Inducteur
Entrefer
• La réaction magnétique d’induit est un phénomène parasite qui est du à l’expression de loi de Lenz :
• Les courants circulant dans l’induit s’opposent, par leur effets aux phénomènes qui leurs ont donnés naissance
• 1er effet de la loi de Lenz
• Apparition pour le mode générateur d’un couple électromagnétique et pour le mode moteur, d’une force contre électromotrice
• 2eme effet de la loi de Lenz
• Naissance d’un champ parasite due à la circulation de courant dans l’induit venant atténuer le champ inducteur
• Solution pour contrer ce deuxième effet
• Placement de pôles auxiliaires pour annuler ce flux parasite
Schémas électriques équivalents
• Modélisation de l’inducteur
• L’inducteur est modélisé par une résistance 𝑟𝑒𝑥. Elle a à ses bornes une tension𝑢𝑒𝑥 et est traversée par un courant 𝑖𝑒𝑥
MCC
Ω 𝑇
𝑢𝑈
𝑎𝑖
𝑎inducteur
induit
𝑢
𝑒𝑥𝑖
𝑒𝑥• Si une machine est correctement excitée (présence d’un champ magnétique uniforme et constant), il est possible de modéliser la machine à courant continu avec des éléments simples
• Modélisation de l’induit
• L’induit est un dipôle actif modélisable (si on reprend le modèle de Thévenin) par une inductance 𝐿, une résistance 𝑅𝑎 et une source de tension 𝐸
• La source de tension correspond à la force électromotrice (dans le cas générateur) ou contre électromotrice (dans le cas moteur) et :
𝐸 = 𝐾. Ω
𝑅𝑎 𝐿
𝐸
= 𝐾. Ω 𝑈𝑎
𝑖𝑎
𝑟𝑒𝑥 𝑢𝑒𝑥
𝑖𝑒𝑥
inducteur induit
Convention récepteur (moteur)
Equation de fonctionnement : Equation électrique
𝐸 = 𝐾. Ω 𝑅𝑎
𝐿
𝑈𝑎 𝑖𝑎
Convention récepteur (moteur)
• Pour l’étude de la machine à courant continu, on s’intéresse principalement à l’induit. Dans la plupart des cas (excitation parallèle, séparé ou par aimant permanent), on considère que l’excitation est établie et constante
• L’équation électrique peut alors s’écrire :
Où 𝑅𝑎 représente la résistance de l’induit, 𝐿 l’inductance de l’induit et E la force contre électromotrice (moteur) ou électromotrice (générateur)
𝑈
𝑎= 𝐿 𝑑𝑖
𝑎𝑑𝑡 + 𝑅
𝑎𝑖
𝑎+ 𝐸
• En régime permanent établi, cette équation peut se résoudre à :
𝑈
𝑎= 𝑅
𝑎𝑖
𝑎+ 𝐸
Puisque 𝑖𝑎 = 𝑐𝑠𝑡𝑒 alors
𝐿
𝑑𝑖𝑎𝑑𝑡
= 0
Equation de fonctionnement : Equation mécanique
Inertie 𝐽 Frottements
𝑇𝑝
𝑇
𝑐ℎ𝑇
𝑒𝑚= 𝐾𝑖
𝑎• Pour trouver l’équation mécanique de la machine à courant continu on applique le principe fondamental de la dynamique (PFD)
𝐽𝑑Ω
𝑑𝑡 = 𝑇𝑒𝑚 − 𝑇𝑝 − 𝑇𝑐ℎ
• On peut aussi écrire cette équation en régime permanent établi
𝑇𝑒𝑚 = 𝑇𝑝 + 𝑇𝑐ℎ Puisque Ω = 𝑐𝑠𝑡𝑒 alors
𝐽
𝑑Ω𝑑𝑡
= 0
Convention moteur
• Le couple 𝑇𝑝 représente le couple de frottement (entre le stator et le rotor); c’est un couple résistant ((signe moins dans le PFD)
• Dans le cas moteur, le couple de charge 𝑇𝑐ℎ est souvent appelé couple utile 𝑇𝑢 Mais 𝑇𝑢 = 𝑇𝑒𝑚 − 𝑇𝑝 donc 𝑇𝑢 = 𝑇𝑐ℎ n’est vrai qu’en régime permanent
Equation de fonctionnement : Equation en régime permanent
Frottements 𝑇𝑝
𝑇𝑐ℎ 𝑇𝑒𝑚 = 𝐾𝑖𝑎
𝐸 = 𝐾. Ω 𝑅𝑎
𝑈𝑎 𝑖𝑎
Convention récepteur (moteur)
• En régime permanent, la machine peut être modélisée par 4 équations
• Une équation électrique
• Une équation mécanique
• Et 2 équations permettant de relier les grandeurs électriques et mécaniques
𝑈
𝑎= 𝑅
𝑎𝑖
𝑎+ 𝐸
𝑇
𝑐ℎ= 𝑇
𝑒𝑚− 𝑇
𝑝𝑇
𝑒𝑚= 𝐾. 𝑖
𝑎𝐸 = 𝐾. Ω
Bilan des puissances : Puissance et couple électromagnétique
• Le couple électromagnétique
• Le couple électromagnétique 𝑇𝑒𝑚 correspond au couple appliqué par les forces de Laplace sur le rotor. Ce couple est soit moteur (fonctionnement moteur) quand il implique le déploiement d’une puissance mécanique, soit résistant (fonctionnement générateur) quand il s’oppose à la rotation et implique la consommation d’une puissance mécanique.
• Puissance électromagnétique
• La puissance électromagnétique est celle convertie, elle est à la fois mécanique et électrique
• D’un point de vue mécanique, cette puissance peut s’écrire :
• D’un point de vue électrique , cette puissance peut s’écrire :
𝑃
𝑒𝑚= 𝑇
𝑒𝑚Ω
𝑃
𝑒𝑚= 𝐸𝑖
𝑎Bilan des puissances : Les pertes
• Pertes Joule
• Ce sont les pertes par échauffement dans les conducteurs de l’induit et de l’inducteur
• Pertes Joule induit (rotor)
• Pertes Joule inducteur (stator)
• Pertes mécaniques
• Ce sont les pertes dues aux imperfections des éléments mécaniques (frottement entre le rotor et le stator)
• Perte fer
• Ce sont les pertes dans le circuit magnétique (pertes par courant de Foucault et pertes par hystérésis)
• Les pertes communes peuvent être déterminées par une mesure de la puissance absorbée lorsque le moteur fonctionne à vide
𝑃
𝐽𝑆= 𝑢
𝑒𝑥𝑖
𝑒𝑥= 𝑟𝑖
𝑒𝑥2𝑃
𝐽𝑅= 𝑅
𝑎𝑖
𝑎2Arbre des puissances : Mode moteur
Puissance électrique absorbée 𝑃𝑎
Puissance
électromagnétique 𝑃𝑒𝑚
Pertes fer 𝑃𝑓𝑒𝑟 Pertes mécaniques
𝑃𝑚𝑒𝑐𝑎 Pertes Joule au
rotor 𝑃𝐽𝑅
Excitation 𝑢𝑖 𝑃𝑎 = 𝑈𝑎𝑖𝑎
𝑢𝑖 = 𝑟𝑖2
Puissance mécanique utile
Pertes Joule au stator 𝑃𝐽𝑆
𝑃𝑒𝑚 = 𝐸𝑖𝑎
𝑃𝑒𝑚 = 𝑇𝑒𝑚Ω
𝑃𝑢 = 𝑇𝑐ℎΩ