Quel lien entre précarité et modes de vie ? Colloque Démocratiser l accès à la prévention

Texte intégral

(1)
(2)

QUEL LIEN ENTRE PRÉCARITÉ ET MODES

DE VIE ?

(3)

0

0,5

1

1,5

2

2,5

3

3,5

4

0

2

0

0

4

0

0

6

0

0

8

0

0

1

0

0

0

1

2

0

0

1

4

0

0

1

6

0

0

1

8

0

0

2

0

0

0

2

2

0

0

2

4

0

0

2

6

0

0

2

8

0

0

3

0

0

0

3

2

0

0

3

4

0

0

3

6

0

0

3

8

0

0

4

0

0

0

4

2

0

0

4

4

0

0

4

6

0

0

4

8

0

0

5

0

0

0

D

ONNÉES DE CADRAGE SUR LES REVENUS

Distribution du revenu par unité de consommation (avant impôt et prestations sociales)

Source : à partir de Cazenave, Duval, Eidelman, Langumier et Vicard (2011). Données INSEE, DGFiP ; Cnaf ; Cnav ; CCMSA, enquête Revenus fiscaux et sociaux 2008 (actualisée 2010).

Note : sur l’axe vertical, on trouve la proportion d’individus ayant le niveau de vie indiqué sur l’axe horizontal (par tranche de 100 €). Le niveau de vie — mensuel — correspond au revenu disponible (après impôt) du ménage pondéré par les unités de consommation de ce même ménage.

Seuil à partir duquel les

Français estiment que l’on peut

se sentir riche

5000 euros avant impôt

La moitié des salariés gagnent

moins de 1600€ par mois

(4)

L’

ASCENSEUR SOCIAL DESCEND

-

IL

?

Les trajectoires descendantes sont de plus en plus

nombreuses : 22% en 2003, contre 19% en 1983

Mais elles restent minoritaires (22%) par rapport aux

trajectoires ascendantes (39%)

Source : Camille Peugny, « Éducation et mobilité sociale : la situation paradoxale des générations nées dans les années 1960 », Économie et statistiques, n°410, 2007, sur Internet : http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/Ecostat410B.pdf

(5)

Part des dépenses contraintes dans le budget des ménages, selon les déciles de niveau de vie (en %)

Source : à partir de Mareuge et Ruiz (2008). Les auteurs ont utilisé les enquêtes Budget de famille de l’INSEE.

Lecture: Entre 1979 et 2005, le poids des dépenses contraintes dans le budget des catégories pauvres (D1) a doublé, passant de 24% à 48% ; chez les hauts revenus, la progression a été beaucoup moins forte, +7 points en 26 ans

LE POIDS DES DEPENSES CONTRAINTES AUGMENTE PLUS

RAPIDEMENT DANS LES CLASSES LES PLUS DEFAVORISEES

24

22

21

20

19

20

31

32

28

24

23

23

42

39

32

28

26

24

48

46

38

32

29

27

0

5

10

15

20

25

30

35

40

45

50

Catégories

pauvres

Catégories

modestes

Classes moyennes

inférieures

Classes moyennes

supérieures

Catégories aisées

Hauts revenus

(6)

80%

DU BUDGET DES CLASSES MOYENNES INFÉRIEURES SONT

ACCAPARÉES PAR LES DÉPENSES CONTRAINTES ET INCONTOURNABLES

Source : Estimations Crédoc, à l’aide des enquêtes sur les revenus fiscaux et sociaux (2007) et budget de famille (2006) de l’INSEE

Lecture: Les catégories pauvres, disposant de 642 € par mois de ressources pour une personne, consacrent chaque en moyenne 308€ aux dépenses contraintes (logement, eau, gaz, électricité, assurance…).

170

290

1480

252 416 601 1608 308 441 544 1142

82

0

500

1000

1500

2000

2500

3000

3500

4000

4500

Catégories pauvres

Catégories

modestes

Classes moyennes

inférieures

Hauts revenus

Dépenses contraintes : logement, eau, gaz, électricité,

assurance…

Dépenses incontournables : alimentation, transport,

santé, éducation

Ce qui reste pour les loisirs, les vacances, l'équipement

ménager, l'épargne

Ressources

642 €

Ressources

1026 €

Ressources

1434 €

Ressources

4232 €

Ressources et dépenses en € / mois

87%

84%

80%

65%

(7)

C

ATÉGORIES MODESTES

:

MOINS DE PRATIQUES SPORTIVES

Taux des pratiques sportives selon la profession

Agriculteurs

Artisans,

commerçants,

chefs d’ent.

Prof. Intellectuelles

Cadres sup.

Prof.

intermé-diaires

Employés

Ouvriers

1967

5%

5%

67,7%

57,6%

35,1%

31,5%

1985

52%

78,1%

90,8%

85%

73,2%

67,5%

2000

66%

83%

92%

92%

86%

81%

(8)

Vous pouvez manger

tous les aliments que

vous souhaitez

68%

Vous avez assez à

manger mais pas

tous les aliments que

vous souhaitez

28%

Il vous arrive parfois

de ne pas avoir

assez à manger

3%

Il vous arrive souvent

de ne pas avoir

assez à manger

1%

8

Parmi les situations suivantes, quelle est celle qui correspond le mieux à la situation actuelle de votre foyer ?

Base : N=1 200 en 2013, Enquête CCAF 2013

MAIS

4%

DE

F

RANÇAIS SONT EN INSÉCURITÉ

ALIMENTAIRE QUANTITATIVE

Baromètre alimentation 2013, Ministère de l'agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, CRÉDOC

32 % pop Totale en

Insécurité quanti ou quali

59 % des revenus

mensuels <1 000 €

54 % des monop. inactifs

51 % de ceux en HLM

49 % des chômeurs

48 % des budget alim.

très faibles

45 % des monop. actifs

43 % des inactifs

38 % des 18-24 ans

36 % des femmes

4 % de la population

déclare ne pas avoir

assez à manger en

quantité :

14 % des chômeurs à la

recherche de leur 1

er

emploi

14 % des plus petits revenus

12 % des familles

monoparentales

11 % des sans-diplômes

10 % des agriculteurs,

artisans-commerçants

10 % des détenteurs du plus

petit budget alimentaire

8 % des actifs inoccupés

7 % des résidents du Nord

7 % des résidents de HLM

(9)

ET PLUS DE RISQUES DE DÉFICIENCES

Pourcentage d’adultes présentant des apports inférieurs aux besoins nutritionnels moyens selon le revenu : présentation

des nutriments pour lesquels l’effet revenu est significatif (dans un model à effet simple)

(10)

10

L

ES PLUS MODESTES SONT CEUX QUI ONT LE PLUS DE REPAS PRIS SEUL

ET ONT LE MOINS DE REPAS CONVIVIAUX FESTIFS

Types de repas selon le niveau de revenu du ménage (sur l’ensemble des déjeuners et dîners dans les carnets de

consommation)

Source : CREDOC, CCAF 2007

0% 10% 20% 30% 40% 50% 60% 70% 80% 90% 100% Moins de 9 909 € De 9 909 € à moins de 12 958 € De 12 958 € à moins de 18 294 € De 18 294 € à moins de 30 490 €

Plus de 30 490 € NSP, Ne veut pas répondre

Repas pris seul

Repas conviviaux < 33,5 min

Repas conviviaux entre 33,5 min et 1h

Repas conviviaux d'au moins 1h

(11)

11

Le petit-déjeuner n’est plus un réflexe quotidien

- Environ 30% des enfants (25% des 3-11 ans et

40% des 12-14 ans) et 20% des adultes ne

prennent pas de petit-déjeuner tous les matins.

- Les populations les plus touchées sont les jeunes

et les

populations défavorisées

LE PETIT-DÉJEUNER, UN REPAS ESSENTIEL DE

PLUS EN PLUS DÉLAISSÉ ET SIMPLIFIÉ

Source : CRÉDOC, Enquêtes CCAF 2004, 2007, 2010 et 2013

% d’enfants sautant au moins

1 petit-déjeuner par semaine

(12)

12

Avez-vous remarqué dans votre classe

qu’un ou plusieurs élèves arrivaient le matin le ventre vide

?

POUR LES INSTITUTEURS : 47% DES ÉLÈVES DU CP AU CM2 ARRIVENT

EN CLASSE LE MATIN LE VENTRE VIDE – MOYENNE PLUS ÉLEVÉE EN

REP+

A combien évaluez-vous le nombre moyen

d’élèves arrivant le matin le ventre vide dans

votre classe ?

(13)

L

ES NON CONSOMMATEURS D

ALCOOL SONT PLUS SOUVENT

I

NACTIFS

,

EMPLOYÉS OU OUVRIERS

Distribution de la CSP pour chaque profil de consommateur d’alcool (règles OMS)

22,0 28,0 37,9 43,0 36,6 27,7 23,7 30,1 37,1 36,4 32,4 32,4 33,0 33,6 21,7 17,4 16,9 19,6 20,8 28,1 32,2 26,2 17,6 8,9 5,0 10,2 11,2 10,5 0,0 10,0 20,0 30,0 40,0 50,0 60,0 70,0 80,0 90,0 100,0 Agriculteur exploitant, artisan, commerçant, chef d'entreprise Cadre, Prof, intellec, sup,, Profession libérale

Employé Non concerné / Inactif Ouvrier Profession intermédiaire Retraité non consommateurs modérés risque modéré risque important

(14)

L

ES PLUS MODESTES ONT DES CONTRAINTES ÉCONOMIQUES DE PLUS EN

PLUS FORTES

Suivent moins le modèle alimentaire Français ….

… sautent de plus en plus le petit-déjeuner en raison de la baisse du

sommeil

… les plus jeunes consomment de moins en moins de fruits et légumes

et ne sont pas adeptes du fait maison comme les classes moyennes

Et sont plus à risques au plan nutritionnel

… toujours moins d’activités physiques (mais effet de rattrapage)

Figure

Updating...

Références

Updating...