HAL Id: dumas-01700650
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Mise en place d’un outil pour une revue de sommaire
Florent Bride
To cite this version:
Florent Bride. Mise en place d’un outil pour une revue de sommaire . Sciences de l’information et de la communication. 2008. �dumas-01700650�
Florent BRIDE
Ml ICDspécialitéSID
Rapportdestage
Missioneffectuée du 7 avril au16mai2008.
Au seindu Centre deDocumentationRogerSalengro,
De l'Hôpital Roger SalengroàLille
Mise en
place d'un
outil
pour une revuede sommaire
Sous laDirectionde :
MonsieurLionel Barbe,responsableuniversitaire Madame AnnickDupond, responsable professionnelle
Soutenule 24Juin2008
UniversitéCharlesde Gaulle Lille-3 UFRIDIST
Table des matières
Introduction 1
I) Description du cadre dustage 2
- LeCHRU 2
-Les Centres de Documentation 3
II) Mission etintégration 6
-Le personnel et leurs tâches 6
-Les stages déjà effectués au Centre de Documentation 6
-L'Intégration au sein du centre etla mission à remplir 8
III)Problématisation et réorientation nécessaire de la mission 10
-Analyse de l'existant 10
-Analyse des moyens mis à disposition 12
-Problématisation etréorientation de la mission 14
IV) Les contraintes et le choix techniques 17
-Deux choix possibles : mail ou RSS 17
-Les contraintes techniques 19
-Vérification de la validité du choix des flux RSS 20
V) L'évaluation documentaire 22
-Sélection des candidats à l'évaluation 22
-Sélection des critères pour l'évaluation 23
-Résultats de l'évaluation 25
- Sélection des sources
pourles flux RSS 27
VI) Mise en place 32
-Réflexions précédant la mise en application 32
-Dispositifs mis enplaceautourdu compte Google Reader 35
Conclusion 37
Bibliographie-Sitographie 38
Annexes 39
Annexe n°l : LeCahier des Charges 39
Annexen°2 : Mail auxusagersettutoriel àleur intention 55
Introduction
La veille documentaire est l'une des activités incontournables du métier de Documentaliste. Se tenir au courant des dernières informations concernant un certain nombre de
sujets estune tâche qui peutêtreaussi nécessaire qu'ardue dans un mondeoù se démultiplient les supportsdeparution de l'information.
Considérons le cas du milieu médical. C'est un milieu scientifique dans lequel, par excellence, on se doit de se tenir au courant des dernières avancées en la matière, des dernières trouvailles en matière pharmaceutique, chirurgicale... Cependant c'est aussi un milieu dans
lequellessources d'informationsontplus qu'abondantes.
Mener une veille en milieu médical est donc une chose nécessaire à ces scientifiques mais
quise fait de plus enplus difficilecarchronophageà tel pointqueleur problème principal peutne
plus être de savoir comment trouver l'information mais comment la trier et l'organiser
efficacementet rapidement.
Or les nouvelles technologies peuvent potentiellement apporter des solutions innovantes à
ces problèmes, encore faut-il que ces solutions soient réellement innovantes et pas uniquement
deseffets marketings.
À
cetitre, le RSS estfréquemmentcitécomme étant «le futur de la veille »LLa questionde savoirquelle estla pertinenceréelle de cette appellationflatteuse s'estposée dans le cadre de monstage. Eneffet, il m'a permis, même sicela n'enétait pasle propos initial, de
me poser la question « Quelle évaluation et quelle utilisation documentaire des flux RSS dans le
milieu médical ».
Afin de répondre à cette problématique je vais tout d'abord exposer le cadre de mon stage et justifier du fait d'en être arrivé à cette problématique puis je vais apporter les éléments de réflexion etde miseenpratique quej'ai pu retirer de monstage.
1
http:/ / www.precisement.org/bIog/article.php3?id article=92 à titre d'exemple -1
-I)
Description
du cadre du
stage- Le CHRU
Mon stage prenait place au sein du Centre Hospitalier Régional et Universitaire de Lille (aussi nommé selon l'acronyme «CHR ou CHRU Lille »). Il s'agit d'un centre qui, comme son
nom nel'indique pas, setrouve àLoos etestdesservipar deux stations demétros, lesquellessont
«CHROscarLambret» et«CHRCalmette».
Ce CHR englobe donc un réseau de Centres Hospitaliers Publics ainsi que des bâtiments universitaires. Ces-derniers neconstituent cependant pas uneuniversité ensoi puisqu'il ne s'agit
«
que» d'une partiede l'Université Lille II. En effet, l'Université Lille IIest uneUniversité «Droit et Santé », par conséquent on y enseigne les sciences médicales et les sciences pénales. C'est
pourquoiles locaux de LilleIIdévouésà l'enseignement médicalsetrouventausein duCHRU de Lille tandis que ceux où se déroule l'enseignement du droit se situent, quant à eux, en un autre lieu de lamétropolelilloise.
Cette proximité entre les bâtiments hospitaliers etlesbâtiments universitaires ne setraduit
cependant pas uniquement par le nom du CHR qui se voit le plus souvent adjoindre un «U » pour Universitaire. Ce voisinage a également une implication directe dans l'organisation globale dupôle hospitalier. Les exemples sontnombreux, contentons-nous de citeràtitred'exemplele fait que certains cours sont prodigués au sein même de Centres Hospitaliers mais également
l'habitude qu'ont des étudiants de venir consulter les documentations disponibles au sein des Centres Hospitaliers et, inversement, le personnel médical d'aller au SCD de Lille II pour s'y documenter. Cette-dernièreétantl'exemplequinous intéressele plusici étantdonné qu'il s'agit là d'une pratiquedocumentairedontj'aid'ailleurs moi-même pu témoignerdurantmonstage.
Or, cette accointance documentaire ne se traduit pas uniquement au travers des pratiques
du personnel etdes étudiants duCHRU mais aussi dans la politique documentaire qui y est mise
enplace. En effet,entrele personnel du SCD de LilleII dédiéà la documentationmédicale etcelui
des différents centres de documentation du CHRU il existe des contacts plus ou moins réguliers. Ceux-ciontpourprincipal objet les périodiques électroniques auxquels souscriventlesCentres de Documentationou bien leSCDde LilleII.
Eneffet, le SCD de LilleII ainsiquele CIDDES-le Centre de Documentationencharge des abonnements électroniques souscrits pour le CHR - ont mis en place une politique de reconnaissance par adresse IP. Sans entrer dans d'inutiles détails techniques le principe de cette reconnaissance est de permettre à tout un chacun d'accéder aux revues auxquelles a été souscrit
unabonnement depuisn'importe quel ordinateur connecté à Internetdepuis leréseau du CHRU.
II fauttoutefoisnoter qu'il existe des limitations àl'application decette reconnaissance etqu'ainsi il arrive que l'on ne puisse accéder à certaines revues que depuis le CHR ou, inversement, que
depuis le SCD. On voit donc au travers de cetexemple qu'il existe la volonté d'une coopération
entreles différents organesdocumentaires du CHRU de Lille.
-Les Centresde Documentation
Ce premier aperçu du lieu où prenait place le stage fait, intéressons-nous à présent à ces différents organes documentaires localisés au sein du CHR de Lille. Plus précisément encore, voyons quels sont les acteurs que nous rencontrerons à nouveau au cours de la lecture de ce mémoire.
Il existe actuellement plusieurs Centres de Documentation au CHR de Lille mais dans le cadre de ma démarche je n'ai été amené à n'en côtoyer que deux, le CIDDES et le Centre de
Documentationde RogerSalengro. Le premierestunCentre de Documentationaveclequelje suis
entré en contact en raison de l'un de ses rôles qui est, comme évoqué précédemment, celui de
gérer les abonnements électroniques auxquels le CHR souscrit. Il est d'ailleurs à noter qu'une
personne y aété tout spécialement engagée afin de s'occuper de cette tâche. Pource qui estde sa localisation, le CIDDES en lui-même se situe dans l'Institut Gernez Rieux qui est l'Institut de formation d'Infirmiers etd'Infirmières du CHR. Cest donc unétablissement hospitalier quin'est
pas pourautantunhôpital.
Le deuxième Centre de Documentation avec lequel je suis entré en interaction est bien
évidemment celui où s'est déroulé ma mission de stage. Il s'agit donc là d'un Centre de
Documentation situé au sein de l'Hôpital Roger Salengro. C'est un Centre de Documentation assez récent puisqu'il a été créé en 2001 enun lieu où, à titre d'anecdote, setrouvait autrefois les cuisines. Le principe de la mise enplace de ce Centre de Documentation a été de centraliser les différents documents papiers quise trouvaientau seindes services de l'hôpitaletqui,jusque-là, y
était entreposés sans avoir de professionnel de la documentation qui était spécialement dédié à leur gestion. Lesecond avantage à cettecentralisation est également qu'il permetà davantage de personnes àavoir accès à ces mêmes documents. En effet, il est alors plus aisé aux internes mais surtout aux étudiants de venir consulter les périodiques qui se trouvaient autrefois disséminés
parmiles multiples services de l'hôpital.
Ajoutons à cette première description qu'un amphithéâtre capable d'accueillir un peu moinsd'unecentaine depersonnes estadjointauCentre deDocumentation. C'estce-dernier quia pour tâche d'assurer les réservations de cet amphithéâtre qui est utilisé à des fins multiples,
puisque peut s'y dérouler une réunion de Cadres, un cours pour les étudiants ainsi qu'un
symposium ou une conférence et autres. Toutefois, le suivi que doit assurer le personnel du Centre de Documentation de Roger Salengro est limité puisque c'est la personne qui a fait la réservation qui doit aller chercher les clefs de l'amphithéâtre à l'accueil de l'hôpital et les y remettre. Cela s'expliquant aisément par les horaires du Centre de Documentation qui
fréquemmentnecorrespondent pas avec ceux desréservations pour l'amphithéâtre- leCentre de
Documentationest ouvertde 9H30 à 17H du lundi aujeudi avec une pause de 13hà 14h et ilest
ouvert de 8H30à 12H le vendredi.
Concernant le fonds bibliographique du Centre de Documentation, il est essentiellement
composé de périodiques, puisque le centre contient environ 180 revues différentes. Il possède
également un fonds monographique mais celui-ci n'est composé que d'un peu moins de 100 ouvrages qui en fait une partie marginale de la documentation du Centre de Documentation. Marginale mais pas inutile car ces ouvrages ne font aucunement doublon avec les périodiques puisque, de par les thèmes qu'ils abordent ou la manière dont ils les abordent ils se distinguent considérablement des périodiques quel'ontrouve dans le Centre.
À
titre d'exemple, on y trouve des ouvrages sur les différents vaccins à faire suivant les pays que Ton veut visiter, commentorganiserletempsdansunhôpitaloubienencorecommentgérerun problèmeavec unpatient.
Cette présence en retrait des monographies n'est cependant pas un indice quant aux
pratiques documentaires éventuelles du personnel de l'Hôpital car chaque service a la liberté de
«jouer le jeu
» ou non, c'est-à-dire de confier sa documentation au Centre ou non. Or, comme presque toujours, les choses ne sont pas binaires: il n'y a pas d'un côté les services tenant à conserver leur documentation intégralement au sein de leur service et de l'autre ceux décidés à
laisser leurs revues et leurs monographies aux bons soins du Centre. En effet, il est apparu au
cours de mon stage que certains services avaient confié une partie seulement de leur
documentation au Centre, choisissant par exemple d'y déposer leurs périodiques tout en
conservant certains ouvrages considérés comme étant des incontournables. Ces services estiment
en effet que, étant donné qu'ils consultent extrêmement fréquemment ces documents, les placer au Centre de Documentation situé au niveau -2 de l'Hôpital les forcerait à de très fréquents
déplacements quiles gêneraientfortement dans le cadre del'exercicedeleursmétiers.
Concernant la politique de prêt du Centre de Documentation, elle est très simple: aucun ouvrage ni aucune revue ne doit sortir du Centre, et à ce titre tous sont équipés d'une puce magnétique supposée déclencher un portique à l'entrée si jamais une personne tentait de faire sortirfrauduleusement du Centreunpériodique ou une monographie. Cette politique estjustifiée
par le besoin de laisser constamment à disposition de tous pour la consultation l'ensemble des documents qui s'y trouvent puisqu'un besoin d'information ponctuel peut être immédiat et ne pas pouvoir attendre plusieursjours voire semaines etle fait que le Centre de Documentation ne
peut pas se permettre de potentiellement «perdre» plusieurs documents en raison de prêts
«non-rendus »puisque les périodiques sont difficilement remplaçables et, de plus, cen'est pasle
Centrede Documentationlui-mêmequi s'y abonne. Une autrejustificationesttrouvée dans le fait
qu'est mise à disposition une photocopieuse au sein du Centre. Une personne peut donc photocopier unarticle pour le consulter à nouveau plus tard, à l'extérieur du Centre. Cependant laphotocopieusemise àdisposition viale SCD de Lille II fonctionne avec unsystème decartesqui semble ne pas être satisfaisant pour les usagers, notamment en raison du fait que l'achat d'une
carte ne peut s'effectuer au seinmême du Centre. Enfin, notons que pour une certaine partie du
II) Missionet
intégration
-Lepersonnelet leurs tâches
Le personnel du Centre de Documentationest actuellement composé de quatre personnes. Il s'agit d'une documentaliste, d'une ancienne infirmière reclassée au Centre de Documentation ainsiquede deuxsecrétairesmédicales.
La documentaliste, Annick Dupond, s'occupe du Centre depuis sa création en 2001. Elle étaitauparavantenposte auseind'unautreCentre de DocumentationauCHR,celui deJeannede Flandre. Elle s'occupe à la fois de gérer le Centre et d'en superviser le fonctionnement. Elle y travaille à temps plein et estdonc la responsable du lieu ainsi que mon tuteurau sein du Centre lors demonstage.
La seconde personne estune ancienne infirmière qui a été reclassée au sein du Centre de Documentation à la suite d'une dépression. Elle y travaille à temps partiel, 70 % du temps plus
précisément. Les tâches dont elle doit s'acquitter sont de remplir des fiches d'événements
indésirables survenus aux urgences etd'aider Annick Dupond pourla gestiondesoncentre.
À
cetitre elle est la personne qui répond aux mails qui sont envoyés au Centre pour la réservation d'amphithéâtres, répond parfois au téléphone et s'occupe du Centre lorsque Annick Dupond est absentepourcausede déplacementsoudecongés.
Enfin, il y a les deux autres secrétaires universitaires. Elles officient chacune dans un ou
plusieurs services de l'Hôpital et sont assignées quelques heures par semaine au Centre de Documentation afin d'en aider le fonctionnement. Elles peuvent donc aider au bulletinage des
revues ausein dulogiciel BCDI etàd'autres tâches usuelles de lavie du Centre. Il està noter que
l'une decessecrétaires estsurlepointdepartir àlaretraite etne serapeut-être pasremplacée.
-Les stages
déjà effectués
au Centrede
DocumentationC'estunCentre de Documentationquiapour habitude d'accueillir des étudiants afin qu'ils
yeffectuent leurstage. Et parmi ceux-ci certains avaientpourobjet la miseenplace d'outilsencore
principal objet lefait de s'occuper de la vie du Centre tandisque d'autres avaientpour objet une mission plus aboutie, le fait demettre enplace quelquechose de précis. Or le fruit deces stages a
euuneconséquencedirecte sur mon proprestage.
Eneffet, les différents stages ontnotammentvu lamise enplace du site Intranetdu Centre de Documentation. Lequel Intranetestintégralement élaborésouslelogiciel GAPI CMSquiestun
logiciel payant de CMS. Il est à noter ici que si les différentes missions de stage menées ont pu s'intéresser à la question du Site Intranet du Centre, elles ont abouti à la démultiplication des
rubriques et ainsi, inévitablement, à un certain nombre de doublons et une certaine
désorganisation au sein de la structure même du site ce qui rend la navigation en son seinassez complexe. D'ailleurs parallèlement à ma mission devait se dérouler un autre stage d'une
camarade de Master qui devait, de son côté, s'occuper de ce même site Intranet. Cependant, il s'est trouvé qu'en réalité la marge de manœuvre dont elle pouvait bénéficier était bien trop insuffisante pour unstage de Master.
Unautre pointnousintéresse icipuisqu'unstageavaitégalement élaboré le protocole dece
qui avait été incorrectement appelé « Revue de presse». Il s'agissait en réalité ici d'une tentative
de «Revue de sommaire » puisque c'était la mise à disposition via l'Intranet des différents
sommaires des revues auxquels le centre était abonné. Le protocole qui était alors mis en place
était hautement insatisfaisant pour plusieurs raisons. Premièrement, il était bien trop long à mettre enplace puisqu'il nécessitaitunephase descannagedu sommaire
-lequelpeutse trouver sur plusieurs pages - puis une phase de sauvegarde du fichier, laquelle était faite enpdf etenfin une phase de mise sur le serveur avec création d'une page sur l'Intranet dédiée à sa mise à
disposition. Cette opération répétée pour l'ensemble des revues pour lesquelles le Centre a un abonnementen cours devenaitvite bien trop longue et fastidieusepour êtremaintenue. De plus, dupoint devue de l'utilisateur, le fichier numériséau final n'étaitpas toujours très lisiblecompte tenu des paramétrages par défaut du scanneret cela demandait beaucoup de manipulation avec notammentle chargement,pour chaquesommaire, d'unnouveaufichier.pdfet donc le lancement par le navigateur de Acrobat Reader. Enfin, notons que cette technique ne permettait aucune recherche au sein des différents sommaires indexés. Laprocédure était donc insatisfaisanteà tous
les points de vue et n'a été réellement appliquée que pendant quelques mois avant d'être abandonnée.
Nous avons vu lors d'un paragraphe précédent qu'un autre stage devait et s'est effectué
parallèlementà mon proprestage mais qu'ilaété trèsrapidement écourté,la personne enmission s'étantvue forcer detrouver un nouveaustageunesemaine etdemieaprèsle début desa mission
au Centre. Or il est à ajouter à cela qu'une troisième mission de stage de Master 1 IDIST devait être menée auCentreenmêmetemps quelamienne, etcontrairementàla précédente celle-ci apu l'être. Il s'agissait de la mise en place d'un Thésaurus pour l'indexation des monographies du Centreenpartantd'un premier Thésaurus misenplaceau CIDDESetdonc nécessitantunemise à
jour,une adaptationparrapportaufonds du Centre de Roger Salengro.
-L'Intégrationau sein du centre et la mission à remplir
Lamission quej'avais àremplirau sein du Centre étaitinitialement de mettre au pointun nouvel outil, une nouvelle procédure permettantune revue de sommaire plus efficace et pérenne que la tentative infructueuse qui avait été mise au point précédemment. L'instruction principale
qui m'avait été donnée par ma tutrice de stage avait été le fait qu'il fallait que cela demande le moins d'entretienpossible de la partdu personnel du Centre afin de s'assurer que l'outil puisse durer dans le temps et ne pas tomber en désuétude de par un besoin d'entretien trop chronophage. Ma tutrice m'avait ensuite indiqué qu'elle souhaitait également que cet outil soit
intégré au sein du site Intranet - lequel à cette époque était toujours supposé être remanié et
simplifié par unecamarade - et qu'il fallait qu'il puisse couvrir l'ensemble des revues auxquelles
le Centre étaitabonné,soitprès de 130 abonnementsencours.
La durée du stage a été de 6 semaines, de début avril à la mi-mai. Durant ce temps ma
tutrice a été absente à de nombreuses reprises en raison d'obligations imprévues lors de la
signature de la Convention de Stage. Au final elle j'ai pu la côtoyer au sein du Centre pendant environ 2 des 6 semaines. Je n'étais toutefois pas « laissé à l'abandon» puisque d'une part il y avaitl'ancienneinfirmière qui étaitlàpours'occuper de lavie du Centreetd'autrepartje pouvais constamment entrer en contact avec elle par téléphone. Il convient de relativiser le constat fait quantàl'infirmière car aucoursde laseconde semaine lapersonne chargée de s'occuper dela vie du Centre a dû prendre un arrêt-maladie. Or les secrétaires médicales supposées se charger
également de la vie du Centre n'y sont pas assignées afin de pouvoir en assurerl'ouverture etle
pris uncongé qu'elle avaitprévu delongue date. Fortheureusement, la seconde secrétaire nous a mis à notre disposition son numéro de téléphone afin de la contacter au moindre problème. De
plus les visites au Centre ont été extrêmement rares durant cette semaine et les sollicitations au téléphone relativementrares. Ainsi nous nous sommes retrouvés plus ou moins dans l'obligation d'assumer un travail que nous ne devions théoriquement pas faire (répondre au téléphone par
exemple) maisqui était suffisamment réduitaufinal pour ne pas nousgênerdans le déroulement
de notre stage. Nous avons, bien entendu, envisagé la possibilité de fermer tout simplement le Centre et d'y effectuernotre stage ainsi mais compte tenu du faible surcoût de travail que nous
avions à assurer - probablement dû à la période desvacances de Pâques - nous avons pu mener
les deux de front. D'ailleurs ce travail supplémentaire a su nous être bénéfique puisqu'il nous a
permis d'entrer directementencontactavecles quelques usagersqui venaient visiterle Centre. Le
fait derépondreàleurs questions, les guider lors de leurs recherchesa punous permettredenous faire une idée, certes tronquée et superficielle mais malgré tout une idée des pratiques
documentaires d'au moins unecertainepartiedesusagers du Centre.
Concernant mon intégration au sein du Centre en elle-même, j'étais assigné à l'un des postes informatiques ordinairement réservés aux utilisateurs duCentre désireux de se rendre sur Internetoubien, pour ceposte-ciplus précisément,de numériser. Heureusementpourmoiil n'y a eu que très peu de cas où des personnes se sont présentées afin de numériser undocument - en
tout etpour toutil n'y en a euque deux - etlorsqu'une personnevenait pourconsulter sesmails
ou autre il était convenu que ce soit la personne anciennement infirmière et nouvellement
reclassée au seinduCentre quilaisse sonposte àl'usager letemps qu'ilenéprouvaitle besoin.
Concernant nos horaires, nouscommencions à 8h du lundi au vendrediet finissions à17h dulundi aujeudi età midi le vendredi. Quantàla pause-déjeuner, nousl'avionsde 13h à 14hdu
lundi au jeudi. Cependant compte tenu de nos moyens de transport nous avions tendance à
arriver à 7h40/45 et donc nous partions le soir à 16h40/45 afin de rééquilibrer avec l'avance du matin. Demême, aprèscalculnous nous sommes aperçus que ces horairesnous faisaient effectuer 36h par semaine. Nousen avons donc référéà notretutrice de stagequinous arépondu quenous
pouvions récupérer cette heure chaque semaine en fonction du moment où cela pouvait nous arranger, soitle matinou soitle soir. Le plus souventnous la prenions le soir afin derentrerchez
III1 Problématisation etréorientation nécessaire de lamission
-Analyse de l'existant
Lors de ma première semaine de stagej'ai décidé de mener une analyse de l'existantafin
d'éviter de me lancer dans une théorisation pure basée sur les enseignements qui m'ont été
prodiguéscette année enMaster 1 mais sansadaptation à monenvironnement de stage. De plus,
le faitd'avoiruneidéeaussi précisequepossible de lasituationdans laquellesetrouvaitlecentre,
decequi avaitétéauparavantfaitetdes possibilitésetnon-possibilités qui s'offraientàmoi.
J'ai donc pris connaissancede la liste desmagazines auxquels lecentre estabonné. J'ai ainsi
pu découvrir qu'il existait un découpage thématique et disciplinaire des revues, lequel se
répercutait au sein du Centre dans le classement desdites revues. Ce classement était donc à la
fois basé sur un principe disciplinaire (« Neurochirurgie» par exemple) et des champs
thématiques (« Hygiène hospitalière » par exemple). Ce découpage m'a donc apparu justifié et
suffisammentorganisépourquej'optepour l'idée de leconserverdans lors de la miseenplace de
mon outil afin de classer les différentes revues, l'idée étant que ce classement était d'une part apparemment satisfaisantetd'autrepartlesusagers du Centre y étaientnécessairementhabitués. Il eut pu être intéressant d'interroger les usagers au sujet de ce classement, savoir ce qu'ils en
pensaient, s'ils avaient des améliorationsà suggérer. Cependant,la diversité des usagers,le faible taux de fréquentation du centre à ce moment du stage ainsi que le fait que je n'avais encore
aucune idéeprécisede cequej'allaismettreenplace m'ont faitremettreàplus tard cetteidée.
Aprèscela j'ai observé les sitesIntranetdesautresCentres de Documentation du CHR, ceci afin de savoirs'ilsavaientdéjàeux-mêmes misenplaceune revue de sommaireet,sic'étaitle cas,
avec quelles modalités. Le seul résultatque j'aialors relevé fut le cas du CIDDES qui avait mis à
disposition une page web recensant les liens directs vers les pages des éditeurs de certaines revues, ces liens ne se contentant pas de conduire vers le site de l'éditeur mais également, directement, vers la page recensant tous les sommaires des différents numéros de la revue. Le défaut immédiat en découlantétant celui de la dépendance de ce système vis-à-vis des éditeurs. Eneffet, àla moindre refonte du sitewebou autrenouvelle version les lienspeuventchanger,être
réalloués à d'autres pagesvoirene plusmener à aucune page. Un autre défautdécoulant decette
sommairesne sontplus disponibles pendant plusieursheures, sice n'estjournées. Ce systèmeme semblait également insatisfaisant à mettre en place car j'ai estimé que la valeur ajoutée qu'il
apportaitparrapportàl'offre préexistante étaitinsuffisante. Eneffet, lessites IntranetdesCentres
de Documentationmettentdéjààdisposition la liste des revuesauxquelles ilssontrespectivement
abonnés, ceci afin de renseignerles usagers sur quels périodiques ils peuvent trouver dans quels Centres. Mais, en plus de cette liste, est mis à leur disposition des liens direct vers la page de l'éditeur présentantle périodique. Or c'est le plus souventen partantde cette page, via des liens relativement bien mis en valeur, que, en un ou deux clics on a accès à cette page contenant les
sommaires des revues.J'ai donc écarté de fait lamise en place d'un telsystème surlesiteweb du
CentredeDocumentationRogerSalengro.
À la suite de ce tour d'horizon je me suis tourné vers les éditeurs de périodiques. Mon objectif était alors de recenser précisément, périodique par périodique, quels étaient les moyens qu'ils mettaient à disposition afin de recueillir leurs tables des matières. Pour cela j'ai d'abord procédé enayant recours auxliens préalablement mis à disposition surle site Intranet du Centre et dontj'ai déjà parlé un peu plus haut. La première constatation queje pus en faire fut qu'un certain nombre de ceux-ci étaient, comme je le craignais, obsolètes. Cela me confirmant mes doutes et mes réserves quant à la technique de revue de sommaire mise en place au sein du CIDDES. La seconde constatation quejepus faire fut celle de l'extrêmeconcentrationdes éditeurs médicaux. Eneffet, laplupart des éditeurs étaient affiliés soitàElseviersoit à Blackwell Synergy. La troisième constatationque je fis fut que presque toutes les revues mettaient à disposition une page où l'on trouvaitles sommaires mais queleurs modes de présentation étaienttrèsdivers. J'ai
ainsi pu noter que si toutes les pages étaienten soit des pages à adresse fixe, leur contenu, lui,
pouvait être dynamique (affichant constamment le dernier sommaire, donc à contenu
régulièrement intégralement misàjour) etd'autres complètement statique (une pagerecensantles
liensvers tous les sommaires avec création d'une page web uniqueet fixe àchaque sommaire de
revue). Dans le second cas on ne peut donc mettre en place de lien pointant directementvers le dernier sommaire de la revue, ceci étant encore une fois une note montrant les limites de la
technique évoquée dansle paragraphe précédent. Enfin, au cours de cetteconsultationau cas par
casj'aipuégalementremarquer que, àde raresoccasions, certaines revues ne proposaientpas du
Le pointprincipal pour madémarche quej'aipurelever lors de cetteétape etqui constitua
unappui déterminant pour la suite demon stage fut la mise à disposition « d'alertes» gratuites.
Le principe étant de faciliter aux usagers la mise en place d'une veille sur les sommaires des revues, très probablement afin de les encourager à s'y abonner ou bien encore à acheter de manière plus ou moins régulière la consultation en ligne de certains articles. Ces « alertes »
prennent deux formes: l'alerte par mail, la plus classique, pour laquelle il suffit d'enregistrer sa propre adresse mail et alors à chaque nouveau numéro le sommairevous sera tout simplement
communiqué à votre adresse email. L'autre forme est l'« alerte » par RSS. Cela nécessite l'utilisation d'un lecteur RSS qui peut être installé sur un ordinateur ou bien être consultable directement en ligne. Je n'entrerai cependant pas ici dans les détails techniques et le comparatif
entre ces deux moyens, c'est une chose que j'aborderai un peu plus tard lorsque le contexte s'y
prêteramieux.
Un autre point à souligner est que lors de cette étape j'ai pu remarquer est qu'un certain nombre de ces revues se trouve être disponible via des portails tels que Science Direct, Blackwell Synergy et WileyInterscience auxquels le Centre de Documentation de RogerSalengro a accès via les abonnements souscrits par le CIDDES et le SCD de Lille II ainsi que la reconnaissance par plages IPquej'aiévoquésbien plushaut. Orces bouquetsproposenteux-mêmes une page propre à chaque revue à laquelle l'on peut avoir accès avec des services d' «alertes » par mail et/ou RSS. Toutefois ces bouquets peuvent constituer des points d'accès précaires pour de multiples
raisons. Ce principalement en raison du fait que si un abonnement papier peut s'accompagner
d'un accès électronique cela n'est pas nécessairement acquis. Il faut également citer le fait que certains accès aux bouquets sont garantispar le SCD de Lille II mais sans assurance que cet accès
durera dans letemps. D'ailleurs, peude temps avantla fin demonstageje recevaisunmail de ce même SCD m'informant du fait que prochainement l'un des bouquets précédemment nommés devrait ne plus être accessible que depuis Lille II et ce malgré toutes leurs tentatives pour faire
perdurerlesystèmetel qu'il existait jusqu'alors.
Il faut enfin signaler qu'à ce moment-là je connaissais déjà la base de données
bibliographiques Pubmed, base de données dont je parlerai à nouveau plus tard et plus longuement. Cependant je désirais alors faireunpremier tour de l'offre immédiate qui était à ma dispositionavantd'élargirà d'autresressources monchamp d'investigation.
-Analyse desmoyens mis à
disposition
L'étapefinale de monanalyse de l'existant futune sortede « retouraux sources»puisqu'il s'agissait alors pour moi de m'intéresser de près au logiciel GAPI CMS, logiciel employé par le CHR pour la création de son Intranet. J'ai fait cela tout d'abord car ma tutrice désiraitque l'outil quejedevaismettreenplacesoitmisenlignesurl'Intranet du Centre deDocumentation.
Le premier point qui s'est dégagé fut que, quels que pouvaient être mes besoins, je ne pouvais avoir recours à aucun logiciel autre que GAPI CMSpour l'interaction avec l'Intranet. En effet, l'Intranet aétédéveloppé sous GAPIet ne peut être modifié qu'avec GAPI. Aussi, quoique je désirais mettre en place, il me fallait tôt ou tard passer par GAPI CMS pour interagir avec l'Intranet. Ce futune première limitation potentiellement handicapante m'obligeant alors àtester
directement les fonctionnalités de GAPI CMSetdetenterde leprendreenmain.
Lesecond pointmarquant estle faitque GAPI CMSestunlogicielqui fonctionneencréant de nouvelles pages web après login et après avoir suivi et rempli toute une série de champs
indiquant des rubriques et des sous-rubriques au sein desquelles se trouve la page web que l'on veutcréer. Oncrée doncla page web enmêmetemps que le contenu,la page ainsicréée est donc
unepagestatique,fixe. En effet,soncontenunepeutêtre aisémentchangé, remis àjour.
Cettelimitation technique appelait automatiquementàun constat :je nepouvais mettre en
place de protocole ou d'outil pour une revue de sommaire qui passerait d'une manière ou d'une autre parl'Intranet sans pour autantnécessiter une sollicitation régulière du personnel du Centre de Documentation. Sollicitationqui au mieuxrelèverait de lamise àjour de pageswebet,au pire, lacréationde nouvellespagesweb.
Or il s'agissait précisément là de ce que ma tutrice m'avait indiqué vouloir à tout prix éviter, m'expliquant qu'alors pour elle cela nécessiterait bien trop de temps, un temps qu'au
Centre de Documentation ils n'avaient pas. Ainsi toute procédure ou outil nécessitant une interventionrégulière sur l'Intranet étaitpromise àcourtvoire moyentermeà neplus êtreutilisé. De là, ma tutrice m'avait demandé àvoir si jamais il n'existait pas un moyen de mettre en place un outil qui, dans le meilleur des cas possibles, se mettrait à jour automatiquement alors que
justement je viens d'exposer el fait qu'avec GAPI CMS on ne peut mettre en place une telle
procédure puisque l'onne peut interagir de manière automatique, directe et efficace avec la base dedonnées des pages que l'oncrée.
C'est ainsi qu'il est clairement et très vite apparu queje ne pouvais satisfaire à la mission que l'on m'avait initialement confié si jamais je restais dans les très stricts termes qui m'avaient
été donnés. Profitant alors de l'absence de ma tutrice de stage j'ai décidé d'investiguer les
possibilités annexes qui s'offraient à moi afin de satisfaire à ma mission de stage mais d'une manièredifférant de ce quel'on m'avaitpremièrementindiqué.
-Problématisation et réorientation de la mission
J'ai tout d'abord opéré en effectuant une recherche sur Internet afin de voir si je n'y trouvais pas des documents susceptibles de m'être utiles dans ma démarche. Je n'ai, hélas, eu
commerésultats qu'excessivement peu d'articles ou d'ouvrages, la problématique d'une revue de
sommaire n'étant pas un sujet documentaire apparemment très investigué. Cependant j'ai trouvé
un blogtenu parun documentaliste médical américain qui m'a été, àce moment-làetpar la suite,
d'untrès grand secours. Il s'agit dehttp:/ / www.davidrothman.net. Leprincipal avantage quej'ai trouvé à ce blog est donc le fait qu'il est tenu par un documentaliste officiant dans le monde
médical et avec manifestement un très grand intérêt pour les nouvelles technologies. C'était un moyenefficace demerenseigner àla fois sur lesdifférentes possibilités susceptibles d'exister ainsi
que sur les retours qu'un professionnel pouvait en avoir lorsqu'il les applique. Le second est
http://www.babouin.fr. Il s'agit également là d'un blog mais qui est ici tenu par un documentaliste médicalfrançais.
J'ai ensuite découvertune expérience qui m'a paruêtre très intéressante puisqu'il s'agissait d'une mise en place d'une procédure de mise à jour automatique de la base de données des
périodiques au sein d'un logiciel documentaire afin de permettre que les recherches portent sur les articlesqui s'y trouvent2. Trouvantcettepossibilité intéressantej'ai consulté en profondeur les pages web du projet afin de savoir si cela était réalisable et selon quelles modalités au sein du Centre oùje me trouvais. Il faut ici préciserque ce Centre de Documentationcomme tous ceux du CHR utilise BCDI afin d'y indexer son fonds bibliographique et de permettre des recherches sur celles-ci. Concernant les périodiques au Centre de Documentation Roger Salengro on indexe traditionnellement la revue avec son numéro mais, étant donné que le nombre de revues reçue
chaque mois est plus que conséquent et que certaines revues peuvent comporter près de 40
articles, le sommairen'estpasindexéauseinde BCDI.
Aprèsplusieurs heures de recherche je dustoutefois merendreàl'évidence etréaliser qu'il
nes'agissait ici «que» d'un projet qui avait été misenplace etqui,bien qu'étant rempli desuccès,
n'avait pas eu de réelle pérennité sur le marché. Si jamais je désirais m'en inspirer directement il m'aurait fallu me lancer dans des connaissances poussées de codage informatique, chose dont je
n'avais naturellement pas le temps et qui aurait dévié de mon but initial, faisant alors de moi davantage un programmeur informatique qu'un documentaliste. De plus, d'après ce que je pus comprendre, même sij'avais eude fortes connaissances en programmationinformatique il n'était pas dit, loin de là, que j'aurais pu mettre en place une procédure de mise à jour automatique
semblable au sein du Centre de Documentation en raison du logiciel BCDI. Ce que je retenais
toutefois decette pisteinfructueuse futquecettetechnologieapparemmenttrès prometteusemais
en jachère se basait sur des flux RSS. Il pouvait donc s'agir là d'une piste intéressante,
potentiellement capable de satisfaireàmesbesoins.
Arrivé à ce point de mon stage il m'apparaissait clairement que je devais réadapter ma
mission aux réalités du terrain. Et, pour réadapter cette mission, il me fallait nécessairement revenir àla base de celle-ci. Ainsij'ai retransformé ma missionen une problématique, j'aiopéré à
une reproblématisation afin de pouvoir avancer dans ma réflexion. Je suis parti du principe
théorique de ce que j'étais supposé mettre en place : un outil permettant aux usagers un accès facilité aux sommaires des revues se trouvant au sein du Centre de Documentation. Or, l'intérêt
d'accéder auxsommaires desrevues estplus précisémentd'accéder àliste des titres etdes articles desditesrevues. De plus,cetaccèsétait supposé être électroniqueetdonc pouvoir êtreeffectuésur
n'importe quel ordinateur connecté au réseau Intranet duCHR. De plus ilme fallaittenircompte
des exigences déjà évoquées de ma tutrice qui me demandait un système aussi automatisé que
possible.
J'ai alors reproblématisé mamissionen ces termes :Mise enplace d'unsystèmeautomatisé permettant un accès facilité, optimisé aux références des articles des revues auxquelles le Centre de Documentationestabonné. J'avais alors déjà dans l'idéeque la possibilité de rechercheau sein des références serait une possibilité clef de ce système car permettant d'augmenter la pertinence
du système puisque, étant donnée l'ampleur du nombre de revues reçues régulièrement par le Centre, la consultation magazine par magazine lorsqu'il s'agissait d'une discipline incluant une
trentaine de revues, la neurologie par exemple, pouvait se révéler plus que fastidieuse pour les usagers.
Dès lors m'est également apparue une dimension que je n'avais alors pas encore
nécessairement prise en compte en raison de l'aspect moins problématisé qu'avait ma mission
jusqu'alors : le souci de l'ergonomie de l'outil afin qu'il soit suffisamment accessiblepour qu'une plus grande partie du public des usagers soit amenée à l'utiliser. En
effet,
il ne suffit pas qu'il aitune valeur ajoutéeforte, qu'il vienne compléter les outils documentaires déjà existants pourqu'il
soit adopté dans les habitudes des usagers du Centre, encore faut-il que ces usagers ne trouvent pas l'outil trop complexe à manipuler et ainsi soient dissuadés d'y avoir recours. Cela m'est apparuêtre unpointcapitalau cours dema démarche puisque, ainsiquecela mel'aété enseigné, j'avais poursouciprincipal deplacerl'usageraucentre etde réfléchir alorsau meilleurmoyen de lui faire parvenir l'information susceptible de l'intéresser mais, dans la configuration du centre,
l'usager se révélait être considérablement multiple. En effet, il me fallait dors et déjà considérer
que le public des usagers queje visaisétait très multiple de par son âge et ses postes. Ainsi, des effets de génération étaient nécessairement à prévoir: les étudiants, usagers les plus jeunes, avaient leplus de chance de s'adapter le plus aisémentà l'outil quej'allais mettreen placetandis que les chefs de service étaient potentiellement la population la plus difficile à convertir à un
nouveau système électronique. Malheureusement je n'ai pas pu entrer en contact direct avec
lesdits chefs de service afin de leurprésenterclairementmon« produit»final, pasplus quejen'ai puletesterenpratiqueaveclesétudiantsoubienencorelesinternes.Cettehypothèse n'a doncpu rester qu'en cet état et j'ai donc malheureusement dû composer avec ce paramètre sans avoir d'idée clairedecequi,dans laréalité, s'appliquait.
Entousles casma nouvelleproblématique faisait plus clairement ressortir unaspectquine cessera de s'affirmer tout au long du stage : l'affinitéentre la tâche que l'onme demandait etune
activité de veille puisqu'il s'agissait, en un sens, de collecter de manière aussi systématique que possible desdonnées précises,enl'occurrence iciles références d'articles decertainspériodiques.
IV) Les contraintes et le choix
techniques
-Deuxchoixpossibles : mailouRSS
Jesuisalors reparti de ma nouvelle problématique afin devoir quelles solutions s'offraient à moi. La première chose bien évidente était le faitque, quelle que soit la solution pour laquelle
j'opterais,jene pourrais nécessairementpas passer parl'Intranetautrementque pourpromouvoir
unsystèmequisetrouverait,quantà lui, disposéenunautreemplacement.
Le premier choixqueje devais faire étaitceluiconcernantla collecte des donnéesprimaires dont j'avais besoin, les références des articles. Soit je tentais de créer autant que possible ces données, les générerpar mes propres moyens, soitj'avaisrecours, autantquefaire sepouvait, aux donnéesmises àma dispositionsurInternet. Faceàla complexité dupremier, la seconde solution
s'imposaitcommeuneévidence.
Le second choix queje devais alors faireétaitcelui du mode de collecte decesinformations. Lors de mon analyse de l'existant j'avais pu relever le système dit d' «alertes », permettant de
collecter automatiquement ces informations. Je me tournais alors logiquement vers eux. J'avais alorsdeux grandes possibilités: le Mail oule RSS. Ilme fallait alorscompteraveclefaitque dans presque tous les cas les alertes par Mail étaient disponibles alors que les alertes par RSS étaient
légèrement plus rares. Aussi, du point devue du silence occasionné, le mode de collecte par Mail semblaitêtrepréférable.
Toutefois, le Mail présente de nombreux inconvénients. Premièrement, il est en quelque sorte victime de sa popularité puisque les boîtes mails ont tendance à déborder de courriels de
provenancesdiverses.De même, le mail procuredes données non-standardisées, ainsila table des
matières d'un éditeur X peut être mise en forme d'une manière considérablement différente de
celle de l'éditeur Y. Se pose alors le problème du décalage nécessaire à l'adaptation de la lecture
lorsque Ton passe de Tune à l'autre et, surtout, la question de savoir comment inter-opérer ces différentes données. Récupérerdes données misesenforme dansuntableaupeut,par exemple,se montrer particulièrement compliqué si Ton veut ne pas avoir à les retraiter ensuite de manière
trop forte. Mais, surtout, la solution du Mail impose nécessairement une répétition de tâches
manuelles, humaines,avec de les reconvertirenautrechosecar, ensoi, jene pouvaisenvisager de