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Arbres et forêts

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Academic year: 2021

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HAL Id: hal-02605683

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02605683

Submitted on 16 May 2020

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Arbres et forêts

Georges Bertrand

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Revue géographique des

Pyrénées et du Sud-Ouest

Arbres et forêts: L., M. et J. Pardé, Arbres et forêts

Georges Bertrand

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Bertrand Georges. Arbres et forêts: L., M. et J. Pardé, Arbres et forêts. In: Revue géographique des Pyrénées et du Sud-Ouest, tome 37, fascicule 4, 1966. pp. 408-409;

https://www.persee.fr/doc/rgpso_0035-3221_1966_num_37_4_3835_t1_0408_0000_2

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408 BIBLIOGRAPHIE

Les fautes de dessin sont plus graves dans la carte hors-texte (p. 48) indiquant un pendage général au SW; or, dans de nombreux ravins, on voit que le toit de POxfordien inférieur se relève vers le SW, ou reste horizontal (exemples entre 252 et 401 et au N d'Hatton- châtel). Ce dessin doit résulter d'un agrandissement mécanique du 80 000e suivi d'un report brut sur le 50 000e, alors qu'il aurait fallu redessiner, sur la carte en courbes, les affleurements en tenant compte de la topographie; les tracés suggèrent souvent des couches très

ondulées : à l'W de Deuxnouds, on aurait une flexure subverticale de 45 m, et, au SE de Dommartin, un pendage S de 10° environ! Cela nous conduit, du reste, à protester contre le conseil donné p. 39 de replacer sur le 50 000* les affleurements géologiques de la carte au 80 000e en faisant une règle de trois. L'analyse morphologique consiste justement à ne pas faire de calculs mais à utiliser les ruptures de pente. S'il n'y en a pas, on peut placer les affleurements au petit bonheur et, s'il y en a, on les situe avec précision; dans les deux cas, les calculs sont dérisoires et méthodologiquement condamnables.

Par ailleurs, nous nous demandons s'il convient de participer à la survie des idées davisiennes en évoquant « les processus qui ont concouru (à l'élaboration d'une) pénéplaine sous climat tempéré humide », climat bien probablement incapable de modifier quelque peu le modelé sinon en exagérant un peu les incisions reliques qui

défoncent des aplanissements également reliques, tout cela représentant les héritages de climats ni « tempérés » ni même « humides ».

Enfin, signalons un oubli : la notation conventionnelle des cartes géologiques au 50 000' n'est pas du tout la même que celle des cartes au 80 000% ni les lettres ni, surtout, le système des indices chiffrés. Or, la note infrapaginale de la page 33 laisse croire que les deux types de cartes utilisent le même système.

Comme l'ouvrage est bel et bon, il se vendra vite et la deuxième édition fera un sort à ces peccadilles avant qu'elles aient fait trop de ravages dans la pensée de nos étudiants.

G. Viers.

Arbres et forêts

L., M. et J. Pardé, Arbres et forêts. Paris, Colin, 1965, 2* édition, Coll. Armand Colin, n° 212, 224 p.

Jean Pardé, fils et petit-fils des auteurs d'Arbres et Forêts dont la première édition est de 1938, continue l'œuvre familiale en donnant une deuxième édition, entièrement refondue, de cet ouvrage. Ceux qui s'intéressent aux forêts y trouveront sous une forme concise des

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BIBLIOGRAPHIE 409 renseignements normalement dispersés dans les traités de

biogéographie, les manuels de sylviculture, les annuaires statistiques et les traités d'économie. Les facteurs écologiques sont rapidement évoqués. Par contre, le géographe retirera beaucoup de profit de la lecture du chapitre iv qui est une initiation à la technique et au vocabulaire forestiers : futaie régulière et futaie jardinée, révolution,

régénération etc. L'auteur insiste sur l'aspect artificiel, cultivé, de la plupart des forêts des pays économiquement évolués (surtout s'il s'agit de forêts soumises au régime forestier). Dans bien des cas, la forêt n'est pas plus naturelle qu'un champ cultivé! Le biogéographe

débutant qui fait des relevés floristiques et étudie la dynamique végétale ne doit jamais l'oublier.

Après une rapide présentation des forêts du monde et des richesses qu'elles procurent, l'auteur aborde avec plus de détails l'étude des forêts françaises : analyse commode des espèces forestières

spontanées et introduites, types régionaux de forêts, politique du

reboisement avant et après le Fonds Forestier National de 1946. La lecture d'Arbres et Forêts enrichit et captive, car l'auteur parle avec

compétence de ce qu'il aime : « ... de la steppe sans arbres, ne se dégage-t-il pas une tristesse invincible ? » (p. 220).

Georges Bertrand.

Les paysages végétaux de l'Inde

Carte internationale du tapis végétal et des conditions écologiques. International Map of the Vegetation and of environmental

conditions. Publ. by the Indian Council of Agricultural Research. Institut français de Pondichéry.

« Le but de la carte et de sa notice est de constituer une monographie de la région dans les domaines agricole, forestier et

écologique » (notice de « Madras », p. 1). L'ensemble constitue, en effet, un document d'une exceptionnelle richesse. La carte au 1/1 000 000 représente les grands types de formations végétales en s'inspirant à la fois des séries végétales de H. Gaussen et de la classification des forêts tropicales d'A. Aubréville. De part et d'autre de la carte, sont disposés six cartons au 1/5 000 000 : divisions administratives et hypsométrie, géologie et lithologie, sols, bioclimats, types de

végétation (plésioclimax) , agriculture. L'utilisation d'un tel ensemble

cartographique serait plus facile si on y joignait un carton de localisation dans le sous-continent indien. Enfin, un carton représentant la densité de la population agricole permettrait de mieux comprendre certains aspects fondamentaux de la physionomie et de la dynamique du tapis végétal (ampleur du défrichement sur les trapps, agriculture itiné-

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