.o
I
obiectil principal du
PhYtoPa-I
thologiste est d'ceuvrer dans laperspective d'une
lutte
préventi-ve
ou
curative contre lesmala-dies des plantes' Dès
lors,
la
capacité àidentifier correctement et à mettre en évi-dence, de façon sûre et précoce, un agent pathogène dans une plante.infectée
repré-r..rt. ,ttt.
étape essentielle de sa mission'À
cet
égard,l'évolution
contemporaine des systÈ-esde production
agricoles erhorricoles accroit
la
nécessité de pouvoirdisposer
de
techniques
de d-iagnostic simples, rapides, sensibles, fiables, appli-cables àun
grand nombre d'échantillonset
d'un
coûi
acceptablepour
lesutilisa-Or:l;
le
passé,l'introduction de
nou-veaux agents pathogènes dans des zones'
géographiq,t.idont
ils étaient iusqu'alorsàbrà"rr
a
grandementcontribué
à
I'ex-tension
des maladies des plantes culti-vées. L'accroissement considérable du volume des échanges commerciauxintra-et intercontinentaux ainsi que
I'augmen-tâtion
des
vitesses
de
déplacement
constituent
des facteurs contemporainsd'aggravation de ce risque
[1].
?ar
ailleurs, la constitution de zones delibre-échange économique,
au
sein desqueliesies barrières douanières sont supprimées, renforce la nécessité
d'un
contrôlerigou-reux de l'état sanitaire
du
matérielvégé-Tech
niques moléculaires
de
détection
et
d'identification
des
agents
PhYtoPathogènes
Philippe Lepoivre,
Jean Kummert, Dominique
Collnet,
Olivier Duterme,
Christine Anceau
4
:
P. Lepoivre,
J.
Kummert, D. Colinet, O.Duterme, C. Anceau
:
Unitéde
phytopa-thologie,
Facultédes
Sciences agrono-miques, 8-5030 Gembloux, Belgique. Tirés à part : P. Lepoivretal
au départ de
la
production.
Par exemple, tiès récemment encore, chaqueÉtat
membre
de
I'union
euroPéenneconstituait
un
esPacephytosanitaire
fermé ; un produit végétal remplissant lesconditions nécessaires
à
sacommerciali-sation
sur
un
marchénational
pouvait dèslors
ne
pas satisfaireaux
exigencesohvtosanirairàs définies dans le cadre des
!.É"ng.,
internationaux au sein
deI'Union.
La
nouvelle réglementation qui semet en
placeprévoit
la
suppression des doubles contrôles phytosanitaires, au départ et à I'arrivéedu
matériel, 1uPIo-fit-d'un
contrôle unique à la productionqui
serait
associéà la
délivrance d'unj"rr.por,
végéralobligatoire,
attestantàue
le
matériela
étéproduit
selon desnor..,
phytosanitaires définies [21.Les différentes techniques de détection et
d'identification
des agentsphytopatho-gènes basées sur
I'hybridation
des acidesiucléiques,
qui
permettent
d'atteindrecet objectif, seront analysées ici.
Le
diagnostic
des
maladies
parasitaires
des
végétaux
Le problème
du
diagnostic des maladies des plantesinclut
deux comPosantes quldiffèient par
ies exigences techniques etd'organisalion qu'elles impliquent :
-
la
détection
d'un
agent pathogène,dans le cadre d'une procédure de
cerrifi-cation
ou de
quarantaine, exige qr-re lasensibilité
de
la
technique adoptéeper-mette
la
mise en évidence des infectionslatentes chez ies
plantes
ne
présentantpas de symptômes;
-
requiertI'identification
la
mise€n
oeuvrede I'agent
de
techniquescausal môins sensibles que pour la détection maisprésentant des niueau-x
de
spécificité tels qu'ils permettenr de caractériser cet agent"ï..
là
précision
adapréeau
problème considéré (espèce, pathovar, biorype...). Les progrès de la biologie moléculaire (et de 1à eénétique)ont
favorisé l'émergencede .tJ-breutes
rechniquesurilisant
lacaractérisation
de
moiécules immuno-qènes (en particulier les protéines)ou
deiéqu..r..r'd'acides
nucléiques [3i.
Cesméthodes
connaissentdéjà, ou
pour-raient connaître très prochainement, desdéveloppements croiçsants conduisant à
r.r.. .oÀ.tt.t.ialisation
des testsde
dia-qnostic
des agents
Pathogènes
desilrn..r. ll
impoite
dès lors que lesutili-i",.utt
de
cesdifférentes
techniques (patholoqisres,améliorateurs,
produc-ilu.,
d.
i...n..,
et
plants, légiilateurs)soient correctement
informés
desavan-cées techniques
qui
s'y
rapportent,
deleurs potentiàlités et de leurs limites'
Méthodes
immunologiques
Les immuno-essais reposent sur
la
réac-rion
entreun
antigène(Ag)
tt
un
antr-corps(Ac).
Les anricorpssont
des.Pro-téii-res
de haut
poids
moléculatre'
Glossairê,
,'t
ARN monocaténaire
:
acide
ribonucléique simplé brin.
ARN
bicaténaire-: acide
ribonu-cléique constitué de deux brins
complémentaires.
Antigénique
:
qualifie
une
molécule induisant une
réac-tion
immunitaire.
Epitope
:
déterminant
antigé-nique.
Plasmide
:
ADN
extra-chromo-somique capable
d'être
répli-qué dans
lacellule
hôteet
utili-sé
comme vecteur
de clonage.Polyprotéine :
produit
de
latra-duction des ARN
génomiques
des potyvirus, réunissant
I'en-semble des protéines virales
etqui subit
ultérieurement
unematuration
par
clivage
endo-peptidique donnant
naissanceaux protéines fonctionnelles.
Polynucléotide :
chaîneformée
par l'union de
plusieurs
n ucléotides.
obtenus
par
immunisation
d'animaux àsang chaud (souris, lapin, chèvre) par des
molécules immunogènes
(protéines,
polysaccharides,ARN
bicaténaires...). Ilssont
dits,
dansce
cas, polyclonâux, carprovenant
de l'activation d'une
popula-tion
hétérogènede
cellulesde
lympho-cytes
B
dans
le
sang
de l'animal.
Ils constituent de cefait un
mélange d'anti-corps differents, réagissantà
l'égard
de nombreux déterminants antigéniques ou épitopes de la molécule immunogène.la
spécifi cité des réactions anticorps/antigè-ne fait de I'immunologie unoutil
trèsper-formant pour
le
diagnostic des maladiesinduites par les virus, mycoplasmes, bacté-ries, mollicutes et champignons [3, 4].
Un
article craitantdu
problèmedu
dia-gnostic des
champignons phytopatho-gènes à I'aide des techniques sérologiqueset de la connaissance des protéines
spéci-fiques
sera présenté dansun
prochain numéro des Cabiers Agricubures.Le marquage enzymatique des anticorps, desdné
à
révélerla
formation
du
com-plexe anticorps/antigène, aconduit
à un ensemble de tests immuno-enzymatiquesFigure 1. Origines des séquences de nucléotides sélectionnées.
Figure 1. Origin of selected target nucleotidic sequences
(tests
Elisa,
immunoblottizg...)qui
sont utilisés depuis longtemps pourdiagnosti-quer
les agents phytopathogènes (virus,bactéries
et, plus
récemment,champi-gnons).
L'obtention
d'anticorpspeut
rencontrer des difficultésqui
compromettentI'utili-sation
des techniques immunologiques. C'est le câs pour des maladies à étiologiemal définie,
ou pour
des affections dontl'agent ne peut être
cultivé
in
uitro(molécules infectieuses, parasites
obliga-toires). L'approche
sérologique s'avère égaiementdifûcile
dansle
cadre d'uneprocédure
de certification,
iorsque
l'agent
pathogène présenteune
grandevariabilité
et
que les
tests sérologiquessont
spécifiquesd'une (ou
de quelques) souche(s) particulière(s).Enfin,
l'approche sérologique
exigequ'un
antigène spécifique
à
I'agent
pathogèneciblé soit
expriméau
niveaude
la
plante
infectée.Par
exemple, lesformes
L
(procaryotes dépourvus
deparoi)
échappentà
la
détectionpar
desanticorps
dresséscontre
des moiécules constitutives des parois bactériennes. Demême, les protéines enveloppes de virus ne sont pas suffisamment exprimées chez
les plantes virosées après
la
thermothéra-pie.
Cetre
limire
n'existe
pas avec les-lechniques.visant à dérecteri.,
,equ.n.!
de nucléotides.Méthodes
basées
sur I'hybridation
des acides
nucléiques
Le principe de
I'hybridation
moléculaire reposesur
la
capacitéde
deux
chaînesd'acides nucléiques
complémentaires,placées dans des solutions adéquates de salinité et de
pH
appropriés, à sedisso-cier lorsqu'elles sont portées
à
une tem-pérature prochede
100"C,
et
à seréas-socier par refroidissement lent.
Dès
lors,
des
séquences
marquéesd'ADN ou d'ARN
monocaténaire
(séquences sondes)sont
capables' sous.ertàiner conditions, de s'hybrider à leurs séquences complémentaires (séquences
cibles présentei
au
sein
d'un
mélangel-^"--.r--r*tr*
1
BsLl
I
ADN génomique Virus à ADN
I
+
ADN génomique
Virus à ARN ou viroïde
I I
+
. ARN viral ou viroidal
purifié
. ARN bicaténaire (formes réplicatives)
. ARN total extrait de plantes infectées I I
J{
ADNcr_l
@c:J
Cahiers
Agricultures 1994 ; 3 :
217-11.5Acide nucléique cible immobilisé
l-t
r---1
n
r-ï-f1
t- r
I
l-t
aA?
{")
Ô
rt-A--1
t-
r
I
l-l
Hybridationde
Ç
la sondeDIG
I
lncubation avec
anti-DlG
f,
+ phosphatase alcalins
Lumière Précipité coloré
1
Â
1
Â
$
Détection avec Lumigen PPDDétection par mesure colorimétrique avec NBT
et X-phosphate
DIG: digoxigénine;
Ngf : Aeu nitrélélâzolium chlorure;
X-phosphate : 5 -bromo-4-chlo ro- 3- indolyl'phosph ate ;
Lumigen PPD . 4-méthoxy'(3'phényle phosphale) spiro'(1,2-dioxétane-3,2''adamantane)
Jus brut de plantes Extraction des acides nucléiques
+
Dénaturation (chautfage)+
Électrophorèse sur gel+
Séquence nucléotidique sélectionnée (cible) Dénaturation (chauffage)+
Dépôt sur membrane+
I Y+
Clonage I*
Multiplication dans Escherichia coliTransfert sur
....*
Fixation membrane Figure utilisate;
Préhybridation
Marquage+
Hybridation + RévélationFigure 2. Schéma général des tests d'hybridation moléculaire sur membrane.
Figure 2. Flow chart of molecular hybridization tests on membrane. 3.Testd,hybridationavecmarqueurnonradioactif,>
ilisant la chémoluminescence ou la colorimétrie.
Tigure 3. Non-radioactive hybridization assay using chemolumi-nescence or colorimetry.
complexe de polynucléotides) en formant des
duplex
stables marqués, permettantde
la
sorteI'identification de
séquencesnucléotidiques spécifiques. Dès à présent,
la
technique
d'hybridation
moléculairesur
membrane
(dot bloù
est
utilisablepour
ia
détection des différents
types d'agents pathogènes des plantes [3].La
mise aupoint
et l'utilisation
de testsd'hybridation
moléculaire
comportentplusieurs étapes.
Préparation
de
la sonde
Dansle
cas des agents phytopathogènes de type cellulaireou
des virus à génomed'ADN,
la séquence de I'acide nucléiqueciblé
qui
sera utiliséepour
fabriquer lasonde
(très
généralement
de
i'ADl'l)
peur être directement purifiée à
partir
deI'agent extrait
de la
plante
infectée oucultivé
in
uitro. Pour les virus à génomed'ARN,
la séquence cible devra être pré-parée àpartir
de. virus purifiés (ou àpar-tir d'ARN
bicaténaires oud'ARN
totauxdirectement extraits des plantes virosées) et convertie en
ADN
par synthèseréver-se
d'ADN
complémentaire (ADNc)
(fgure
l).
Les
fragments
d'ADN
sélectionnés
seront clonés par insertion dansun
plas-mide
qui
seramultiplié
dansla
bactérie Escherichia coli en fournissant de grandesquantités
de
sondedéterminée.
Cettetechnologie a permis de développer
I'hy-bridation
moléculaire comme méthodepratique de diagnostic (fgure 2).
Marquage de la sonde
La
détection
d'une
sonde,fixée
à
desséquences
de i'acide
nucléiquecible
deI'agent pathogène que
l'on
recherche, est réalisable grâceà
la
liaison
d'un
mar-queur sur
I'ADN
ou I'ARN
de la sonde.Dans
le
cas de sondes radioactives, cette reconnaissance sefait
grâce àl'incorpora-tion
d'un
nucléotide marqué au 32P lors dela
synthèse dela
sonde. Aprèshybri-dation de cette
dernière
avec I'acidenucléique de I'agent
pathogène,
ces nucléotides marquésseront
révélés parauroradiographie.
Bien que
I'utilisationde la radiàactivité confère aux tests
d'hy-bridation une
très grande sensibilité, ladurée de
vie
des sondes radioactives est courte ( demi-vie de quarorze jours pourle 12P) et leur utiIisarion exige une infra-structure complexe.
Plus
récemmàt,
des sondes dites froides (car ne comPortant pas d'élémentsradio-'a
actifs)
ont
été misesau
point
[5]'
Bi,encue leur
emploi
entraîneune
moindre sensibilitéd.. t.rt,
d'hybridation
molé-culaire,
leur intérêt
réside dansle
fait
oue
leur
svnthèseet leur
utilisation
ne,ié...rit..rt'
prs
d'infrastructures spécialesoour
la
manipulation
et
le
stockage desproduits
radiàactifs.Leur
détection faitappel
à
des
sYstèmes enzYmarlques,i*p1.,
(p.roryàate ouphospharase.alca-line),
qui
transformentun
substratinco-lore
et- solubleen
un
produit
coloré ouluminescenr, permettant ainsi sa
visuali-sarion rapide.^À parrir de ce principe, de
nombreuies techÀiques
ont
été élaborées,qui
sonr
fondéesioir
sur la
détectiondir..,.
de I'hybride moléculaire Pâr cou-Dlage covalentde
I'enzymeà
Ia
sonde, ,oir"sr.t,la
détecrion indirecte deI'hybri-de
à
l'aide de
systèmesutilisant
desmolécules
intermédiaires (biotine
ou haorènes) capablesde
reconnaitre
des mâtifs fixés su, la sonde nucléique [6,7]'
Ces molécules intermédiaires
sont
elles-mêmes couplées, directement
ou
non,
àI'enzyme dJ visualisation choisie.
Préparation
des
échantillons
à
tester
L'hvbridation
sur membrane de nitrocel-lr.,lJ.e or.tde nylon, sur
laquellea
été préalablement déposé er fixé l'échantillonil.r,.,
(dot btit),
constitue une
rech-nicue de
diasnostic
sensible,facile
et."o'id..
Elle
piésente I'avantagede
pou-uoi,
ê,r.
réaliséeà partir
d'exrraits
deplante
relativement Peu purifiéset
Per--.t d.
tester des échantillons multiplessur
un
même suPPortlfgure
3).Le
pro-tocole de prépiration de
l'échantillon
doir
être
aâaptéà
I'agenr pathogène àdétecter.
À
pàrtir
d'extraits brursou
de brovatsd.
piante. réalisés dans un milieu rarnponné,'l'acide
nucléique
peu-t êrrerend-u accessible à la sonde par différents procédés
:
traitement à la chaleur,hydro-iyse alcaline, traitement
par
une protéi-nrse.... Les rechniques actuelles demar-ouase
non
radioacriF des
sondes,àup"té.r
à des systèmes de révélarionfai-sani
"ppel
àla
chémoluminescence,per-^.tt.nf
de
rencontrerà la
fois
les exi-sences de sensibilité er de spécificité, enEli.ninrn,
les
problèmcsdc
colorationnon
spécifique Provenant
des extraits bruts àe plante déposés sur la membrane support de I'hYbridation'Ourre
le
dot blot
classique,une
autre manière d'envisagerla
transpositionpra-tique des tests de diagnostic par
hybrida-tion
moléculaire consisteà
réaliser unehvbridation en sandwich en
milieu
liqui-a..
On
utilise
à
cet
eFfecdeux
sondes marquées diFféremment et correspondantà
des séquences nucléotidiques voisines,mais
non
chevauchantes, de I'organismecible [8]. La
première sondepeut
être marouéeà la
biotine,
la
réaction étant alors réalisée dans les plaques demicroti-tration sensibilisée à la srrepravidine
(for-mation
d'un
complexebiotine-streptavi-dine).
Le
marquage
de
la
deuxièmesonde peut utilisèr le système
digoxigéni-ne-anticorps anridigoxigénine (couplé .à
la
ohosoharasealcaline).
ou
encore
le*"io,.r"Ë.
direct àla
peroxydase.Le
test,.r,
.nùèt..enr
réalisé dans des plaques detitration
à 96 puits. La présence d'un agent pathogènepourra être
détectée àl'"aid.
à'""
fhotomètre,
comme dans ie cas dela
lecture des plaques de microti-tration lors des tests sérologiques Elisa.Réaction
de polymérisation
en chaîne
(PCR)
La sensibilité des tests
d'hybridation
pardot blot se trouve
iimitée
parle
nombrede
molécules u cibles,
présentes dansl'échantillon
à
caractériser.Le
recours àl'amolification
moléculaire uia
la
réac-tion
de
polymérisation en chaine (PCR,encadrë
i,
frruu
4
l9l
a permis derecu-ler
les
limiies de
sensibiliré des
tech-niques de diagnostic basées surla
détec-tion
d.
séquËnces spécifiques d'acides nucléiques. La PCR a également.grande-ment iacilité
les opérations d'obtentionet
de
clonage des- sondes,lorsque
les séquencesÀucléotidiques
de
I'agent
oathoeène
en
causesont
connues malsàu.
I'Ëbt.nrion
de prépararions purifiéesi. ..,
"n.n,
estdifficile
(virus
instable.,/ou
,.,iribl.
aux
ribonucléases.myco-olasme
ou
bactérie
non culrivable
iz;'uitro).
Dans
le
casdes
mycoplasmesnotamment,
les
techniques d'obtentiond'ADN
cloné
sPécifique
à Partir
desacides nucléiques
totaux
extraits depré-oararions
de
plantes infectéessont
trèsio*pl.*.r.
L'ànalyse des séquences desARNs ribosomiques
l65
des
mYco-olasmesa
permis
de définir
diFférenrsioupl.,
d'rÀor.es
soit polyvalentes, soit,"u
èontr"ire, spécifiquesd'un
mycoplas-me déterminé
[10].
Des sondes peuvent être facilement développées après clonagedes
produits d'amplification PCR
dansdes plasmides bactériens.
Un
des problèmes liés àI'utilisation
de laPCR
réside
dans
la
préparation
des échantillons d'acides nucléiques purifiés, cequi
renddifficile
sonemploi
courantdani le
domainedu
diagnostic. Ceci estparticulièrement
vrai pour
les
virus
àgéno*.
d'ARN,
pour lesquels la réactionFCR
n.
peut être réalisée qu'aprèsrétro-transcripiion sous
forme
d'ADNc
(RT-PCR)
à
partir
des
séquences viralescontenues^dans une préparation purifiée
des
ARN totaux de
plantes
infectées'Des
adaptations Permettent, dansc€r-tains
cai,
la
réalisation
des différentes ;:îiË
iî
,T,î'oî'
t,'
;Ï:
:i:,î"1;
l*Ïb
tion
er àmplificarion de IADNc)
direcre-ment dans-un seul et même tube.
Une approche très prometteuse en terme de sensibilité rePose sur I'utilisation com-binée de I'immunocapture des particules virales
sur
plaquede microtitration
pardes antico.ps
àppropriés, suivie
de
laPCR.
Dans
le
.is d.
la
détection
duvirus
dela
sharkadu
prunier,
les cher-cheursde
l'Inra
de
Bordeaux[11]
ontmontré
que I'immunocapture co^uplée àla PCR éiait 250, 625 ou 5 000 Êois plus
sensible
que,
resPectivement,la
PCRdirecte,
Ihybridalion
avecune
sonded'ADNc
marquée au 32P ou la technique Elisa.Si
les produits d'amplificarion
sont quantifiéspar
spectrofluorométrieappli-quée direcrem.nt tl.tt la plaque de
micro-tlrration, I'immuno-PCR
devient
plus-senslDle et aussl IaPlucquç
,, ttt""'"-J
sérologique Elisaer
peut
également ètre-fa.il.fient
automatisée'Nolasco
rr
a/'[12] ont montré
que
ia
détection
duvirus de la Tristeza des agrumes à parrir
de ius bruts de rameaux d'orangers était réalisable, jusqu'à
une
dilurion de
10--' par la technique immuno-PCR couplée ài"
so..ttofluoromérrie,et
seulementjus-qr't'i .rn. dilurion de
10-Jpar
sérologie Elisa utilisant le même anticorPs'Critères d'évaluation
des
techniques
de diagnostic
L'imporrance
desenieux
économiquestiat
i t,
certification
phyrosanitaire sti-mule ouissammenrla
recherche de nou-velles mérhodes de diagnostic des,agents phyropathogènes avec,comme
obJectlr'Encadré 1. La
méthode
PCRLa
méthode
PCRs'appuie sur
lesprincipes suivants
:-
extrémités 5' des deux brins d'un fragment d'ADN
deux oligonucléotides (ou
amorces)
s'hybrident
bicaténaire' Dans
respectivement aux
lecas
du
diagnostic des
virus
à génome d'ARN,
la
PCRdoit être
précédéed'une
étapede rétrotranscription
(RT) de ces ARNs (RT-PCR)(figure
4l;
-
d'ADN modèle
I'ADN polymérase synthétise
à
partir des extrémités
les
brins complémentaires
3'
des oligonucléotides
du
fragment
servant
d'amorce.
Lefacteur de multiplication est de deux à l'issue de ce
pre-mier
cycle ;-
les produits issus
de cepremier
cyclesont dénaturés
pa1la chaleur;
-
les
'amorces
oligonucléotidiques sont
à
nouveau hybridées avec
lapréparation originale d'ADN cible ainsi qu'avec I'ADN produit lors
duirremier cycle
d'amplification,
chaque
brin
disponible servant ensuite
demodèle à l'ADN
polymérase.L'emploi d'une ADN
polymérase thermostable
(TaqADN
polymérase)
apermis de
développer des cycleurs automatiques
pour
I'usage
en
routi-ne
de la
PCR.I'amélioration de la sensibilité, de 1a
spé-cificité
et dela
facilité d'emploi des testsqui
consrituent les critères
principauxpermettant d'évaluer
l'inrérêt
potenrield'une technique.
Spécificité
des techniques
de
diagnostic
La
spécificité
d'une
technique
de
dia-gnostic
doit
être évaluée enfonction
desa
ûnalité
de
miseen
ceuvre.Dans
un laboratoire chargé de contrôlerle
respect des réglementations phytosanitaires dequarantaine ou de certification,
la
dispo--nibilité
de tests de diagnostic peuspéci-Oou.t
(capablesde
dZtecteriou,.i l.t
-souches
appartenantà
un
même agenr pathogène, voire même de mettre en évi-dence plusieurs âgents appartenant à un même groupe taxonomique) peut contri-buer à réduire le nombre de tests àréali-ser
et, donc,
le
coût de
la
procédure[1, 13]. La polyvalence des techniques de
diagnostic est particulièrement
importan-te pour
la
certification de plantes infec-téespar
des complexes parasitaires dont l'étiologie demeure maI précisée, commec'est
le
câspour
lesvirus
de
la
patate douce[i4]
ou de I'igname. Cette polpra-ience peut être obtenue grâce à des testssérologiques capables
de
reconnaître desépitopes communs
à
plusieurs
agentspathogènes.
Un
anticorps
monoclonaldressé contre des structures
d'ARN
bica-ténaire, (correspondant à
la
formerépli-cative des
virus à
ARN
monocaténaire,qui
est
normalement absente dans des plantes saines), rencontre également cecritère de polywalence [15].
En
matièred'hybridation
moléculaire, larecherche
de
séquences nucléotidiqueshautement
conservéeschez différents
virus
permet
égalementde
rencontrerI'exigence de po[1-e[ence,
tout en
main-renant une sensibilité élevée grâce àl'uti-lisation de la PCR.
Ainsi,
parmi les virusinfectant
la
patate douce,
plusieurs
agents appartenant aux porywirusont
étéfiéquemment décrits
[16], justifiant
ledéveloppement
d'une
technique
dedétection
polywalente desvirus de
cegroupe. Dans ce contexte, nous
avons recherché des amorces polyvalentesper-mettant
l'amplification
de tous lespory-virus infectant
la
patate douce, avec diÊ férenciation subséquentepar
analyse de la taille des fragments amplifiésetlou
deleurs profils de restriction. Sur base de la séquence en acides aminés de la polypro-téine codée par plusieurs porywirus, nous avons sélectionné plusieurs régions
pré-sentânt
un
haut
pourcentaged'homolo-gie
[17J.
Des
amorces synthétiques
ieprésentant
tous
les
oligonucléotidespouvant coder
pour
ces
séquences d'acides aminés ont été synthétisées.L'analyse,
par
électrophorèse
en
geld'agarose
et
coloration au
bromure
d'éthidium,
desproduits
d'amplification(obtenus à
partir
de transcritsADNc
desARNs
totaux
de la
planre
soumise autest)
pour
I'un
de ces couples d'amorces(fgure
5)
révèleI'infection
soit par
uni.'.,1
vi.us, soit par un
complexe
viral
[18].
Cette approche polywalente ne requiert pasla
purification
préalable des.o-posJntes
du
complexe
viral.
Elles'a,rére
donc particulièrement utile
quand les
tests
sont
réalisésdans
lecontexte de quarantaine
ou
decertifica-tion
de
l'état
sanitairede
plantes dontl'étiologie
des agentsviraux
est
encoreimprécise.
Par
ailleurs,le
clonage dansun
plasmide bactériende
fragments dugénome
d'un
agent
pathogène,ampli-fié par PCR à
I'aide
d'amorcespolyva-lentes,
permet I'obtention de
sondesmoléculaires
pour
lesquelles
les
testsd'hybridarion
pardot
É/or s'avèrent trèsspécifiques vis-à-vis
de
I'agent
dont
lesséquences
ont
été
amplifiées. Ces tests sont déjà utiiisables dans des travaux detaxonomie ou d'épidémiologie [18].
La relation entre
la
spécificitédu
test dediagnostic
et
le
pouvoir
pathogène d'unagent déterminé dépend
de
I'utilisation, comme molécules cibles,de
facteurs de virulence spécifiques dela
relation hôte-parasite chezle
couple plante-pathogèneconsidéré.
Une
cible
inappropriée
conduit en
effet
à
un
test
sérologique manquant de spécificiré ou, au contraire' présentantune
spécificitétrop
poussée,ce
qui le
rendrait
incapablede
recon-naître
I'ensemble des sérotypes
d'un
même agent pathogène. Considérant que les pectate lyases(PL) d'Enuinia
caroto' uora sont des déterminants de lavirulen-ce de virulen-cette bactérie, des anticorps
mono-cionaux
dresséscontre les PL
ou
dessondes moléculaires correspondant
à
des fragmentsd'ADN
complémentaire des gènes PLont
été recherchés pour les uti-liser comme technique de diagnostic spé-cifique des souches bactériennesresPon-sables de la pourriture molle.
Si la distinction des races physiologiques
(biorypes) des agents pathogènes arrive
progressivement
à
ia
portée des
tech-niq"es
d'analyse
de
génomes,
il
faut
cependant garder à I'esprit que laperfor-mànce technique n'est pâs une
fin
en soiet que le degré de spécificité requis pour identifier i'agent d'une maladie
doit
être en relation, notâmment, avec la méthodede lutte qui
sera ensuite appliquée. La désinfectiond'un
sol paria
chaleur peut être décidée après identiûcationsommai-re d'un
agent pâthogène parceque
ceprocédé
de
lutte
est
peu
sélectif. Au
ào.rtraire, un niveautrèi
élevé despécifi-cité
est requisquand
il
s'agit
de
gérerrationnelleÀent
des gènesde
résistance dans une culture en i'appr.ry"ntsur
l'in-venraire
des gènesde'uirulence de
lapopulation
des agents parhogènes, ouq"ând
il
fautchoiiir,
de-la façon.la plus"déq,t",.
possible, une moléculephytosa-nit"ire
.n
dé,..,".t,
précocement
les souchesd'un
agent pathogène résistantesà un pesticide [19].
\
Séquence cible Transcription inverse ARN ARN ADNc
Effiffi!
Hybridation des amorces (30 à
6o"c)
u
ffig,"-.ffi'æffi:
t' t't---tl
uEN
Ëlongation (Taq polymérase + dNTP)I
oenuturation (90 à 95"C)u'@'
nn
J
tror'o"tion
des amorces (70 à 75'C)5 _-3
ldia*f..8ffiffi.s-tæa
n
J
t'onnution
(Taq polymérase + dNTP)5
-3
I.j;Trt.)S'$&rltià":# ti :'i+riI
.'uu'
I
ounu,rration
(90 à95'c)
+|;..--,=-.-
..---3
t'
[---tl
ufdiffiH
.[Tu'
s' Dénaturation (90 à 95"C)u'ffit'
s',-3'
1ffiffi
r'
t_---F
u3
-5'
ttl
Figure 4. Schéma de mérisation en chaînela technique RT-PCR (RT = transcriptase inverse, PCR = réaction de
poly-de l'ADN).
Sensibilité
des
tests
de
diagnostic
Les niveau-r de sensibilité des techniques
de
diagnosticdoivent être
compatibles avec 1'utilisation d'échantillons de petitetaille et
permettrela
détectiond'infec-tions
latentes,ainsi que
celles d'agentsirrégulièrement
répartis
dans 1'hôte oudont la
concentration varieau
cours dela saison de cuhure.
Les seuils de sensibilité
pour la
détectiondes bactéries par les principales techniques sérologiques (Elisa
et
immunofluorescen-ce) varlent de 10 000
à
1 000 000 cellulesi.;ir'i,::l'iiîi:l*ùkh*:r::*J
(100
cellules bactériennes/lenticelle dansle
casd'Erwinia
cttrltouorl, I'agent de lapourriture
molLe
des tubercules
depo..r*.
de terre), alors que ces dernières présenrent le plus de danger dans Ieradred'une procédure de cerrification [20']. Les
méthoàes moléculaires (hybridation
molé-culaire,
PCR) constit,r.nt
dor,.,
grâce à leur grande sensibilité,un
progrèssignifi-catif
à
cet égardet
se prêtentbien à
ladétection
dei
infections latentes chez lesplanres herbacées comme, par exemple' la
mise en évidence de Phyrcphtora fagnriae
dans les plants de fraisiers ott d'Erutinia
cbrysanthemi
dans les tubercules
de pommes de terre [21].Dans le cas des virus, les niveaux de
sen-sibilité
destests
sérologiquesElisa
etd'hybridation
moléculaire
à l'aide
de:
ntî:oî.,î
ï,Iîî3,',,î?
"n'ilt'
:fiil
JïP
génome
du
parasite, Ies techniques dhy-bridation
moléculaire Permettentcepen-dant
de sélectionner plus facilement desmotifs
utilisables
pour
élaborertantôt
des tests pollwalents, tantôt, au contraire,
des tests très spécifiques.
Toutefois,
I'emploi
des techniques de détection très sensiblesdoit
être adapté au but poursuivi et la significationbiolo-eiqu.
à.
très
bas
niuËaud'inoctrlum
iei..te
doit
être évaluée.ll
apparait toutd'abord qu'aucun test
de
détection
nep.nt
ptoJu.t
l'absencetotale de
conta--i.r.,ion,
avec comme corollaire que lau tolérance zéro
,
en terme d'importationne peut
être assuréeque
Par I'embargo total.Un
deuxième élément d'appréciation
consiste à évaluer les seuils de détection requis, en tenant comPte dela
quinlilé
d'i'noculum
qui
assure, avec uneprobabi-lité
raisonnable,le
développemeni ulté-Figure 4. Flowchain reaction)'
chart
of
RT-PCR technique {RT = reverse transcriptase, PCR = DNA polymeraseSummary
Molecular techniques
for
the detection and identification
of
plant
pathogens
P. Lepoivre, J. Kummen, D. Colinet, O. Duterme, C. Anceau
Current developments
in
agricultural and horticultural
production
sys--tems
require sîmple, rapid ànd sensitive techniques for the diagnosis
of
plant
pathogens.
'Progrbss
in-molecular biology and medical diagnosis generated a
num-ber-of
biochemical techniques
that
have been successfully applied
to
crop protection and plant pathogen
detection.
Among
serological methods,
enzyme-linked
immunosorbent
assaY
(Elisa)-is
the most
commonly used technique nowadays
for
viral
and
bacterial detection and identification.
lt
meets the desired requirements
for generalized
use
and
can
be easily automated.
Rec-ently,
molecular hybridization techniques
for
testing
plant
P?t!1o.'gens hàve gained worldwide
acceptance. They
involve the
use
of
label-'ied
complémentary
DNA
or
RNA
(IDNA,
cRNA) prepared
.from
the
nucleic acid
of
the pathogen as a probe (fig.
1l'.Nucleic acid
hybridiza-tion
is generally done by
blotting
test
samples anto a
nyloJt
or
nitrocel-lulose membrane, and then incubating
the
membrane
with
the probe
(fig.
2
and
3).Oie
drawback
in
the
use
of
probes, as commonly applied, was linked
to
radioactive labelling,
which
causes problems
for
developing
"user
friendty"
kits. While radioactive probes
are
reliable
and
safe
in
well-equipÉed laboratories, they are
not
suitable
for
widespread
.use. Non'
ràdioactive labelling, either direct (peroxydase) or indirect
(biotin-strep-tavidin, and digoxigenin
systems),
is
being increasingly
used.
Combined
with the
detection
of
hybrid
molecules
by
chemolumines'
cence, they attow the
use
of
crude sap extracts
of
infected plants
to
beused
as samples.
A
further
sijnificant
advance
in
molecular biologY was
the
advent
of
the
polymeiase chain reaction
(PCR),
which involves
the
enzyma.tic
ampilifiéation
of
a specific
target
DNA
sequence
(fig.
4l'.Once
the
DNA
is àmplified,
it
can be detected by electrophoresis.or nucleic
agilJtVbrj-dizatiôn.
The
potential
increase
i'nsensitivity provided by the
PCRtech'
nique
hasres'ulted
in considerable interest, either for direct detection
of
organisms or for the development of probes from cloned
PCRproducts'
Fdr practical
use,
any method
of
diagnosis
should
be
evaluated
in
terms
of
sensitivity, specificity,
reliability and
cost, according
to
the
problem encountered.
Whereas
technical performance
in
terms
of
sen'
sitivity or
specificity
is not
a
goal
in
itself,
sensitivity
is
becoming
apriority
in
certification procedures which require
the
detection
of
low
levels of pathogens in asymptomatic
fissues.
On the other hand,
lesssensitive,
but more specific
tests,
are generally
required
for
classification
and
taxonomical studies, managing genetic
resources, or detecting
strains
of pathogens
resistant
to
pesticides.
The
PCRprocedure using a batte'ry of group-specific primers allows all
members
of a
viral
group
to
be
detected
by a
relatively rapid
and
simple, yet sensitive, assay.
This
polyvalent approach does not
require.
any
preliminary work of
'separating
or
purifying the
components of
viral
complexes,
and
is
therefore particularly useful
for
quarantine or
certification purposes where the primary obiective
is to
identifY
patho-gen-infected samples, whatever the identity of
the
pathogen involved.
In later stages, the amplified fragments obtained could be cloned into
avector
and sequenced by routine procedures for subsequent
classîfica-tion
and taxonomical studies,
or to
develop virus-specific nucleic acid
hybridization
fesfs.Cahicrs Agriculnres 1994 ; 3 : 2 17-25.
rieur de la
maladieau
champ
dans uncontexte
épidémiologique
dérerminé.Enfin,
la
précisiondu
contrôlephy'tosa-nitaire, mis en ceuvre selon des modalités
d'échantillonnage
statistique,
doit
répondre
aux
exigencesdes
échangesinternationaux. Les protocoles
d'échan-tillonnage
des végétaux
(semences,plantes) cherchent essentiellement à
ren-contrer
le
risque de première
espèce(accepter
un lot
alorsqu'il
estcontami-né). Quand son application est possible, l'analyse de groupe permet d'augmenter
la
précisiondu
test en cherchant àsatis-faire
égalementle
risque
de
deuxième espèce (refuserun lot
alorsqu'il
satisfait aux normes phytosanitaires) 122).Facilité
d'emploi
et
coût
d'utilisation
des
tests
de
diagnostic
Par sa simplicité, sa rapidité, sa capacité
à
pouvoir
être automatisée,à
traiter
degrandes séries d'échantillons
et, donc,
àfaire partie des trousses de diagnostic, la
technique Elisa
a
apportéune
précisionet un confort
incontestables dansle
dia-gnostic
de.routine
des agenrsphytopa-thogènes.
A
I'opposé. dans
[e
cas des virus à génomed'ARN,
la PCRdoit
êtreprécédée
d'une
étapede
rétrotranscrip-tion
desARNs,
ce
qui
exclut
actuelle-ment son utilisation à
partir
de jus brutsde plantes
et
postulel'obligation
d'utili-ser des préparations
d'ARNs totâux,
oud'acides nucléiques
totaux,
obtenues àpartir
desplantes
testées, après traite-ment à la DNase. Ces étapes depurifica-tion,
préalablesà
la
rétrotranscription,sont incompatibles avec
I'utilisation
de laPCR pour
des testsde
diagnostic
desvirus à ARNs portant sur
un
nombreélevé d
échantillons.
L'immunocapturedes particules virales avant l'étape
derétrotranscription,
Iorsqu'un
anticorpsest disponible, apporte une
solution
élé-gante à ce problème.
Les contraintes d'organisation
consti-tuent un
critère
d'appréciationsupplé-mentaire dans
le chol*
des méthodes dediagnostic
à mettre en
ceuur..
À
.et
égard, les techniques
de
diagnostic surmembrane
(dot blot) permettent
unegrande souplesse; les échantillons
végé-i"rr*
p.r.t,r.nt être
déposéssur
la
mem-brane
par
les producteurs
et
envoyésdans
un
iaboraioire centralisé disposantde
I'infrastructure
nécessaireaux
étapesde
I'identification
et de
la
révélation àFigure 5. Carte génétique des potyvirus montrant les positions relatives des amorces polyva-ieites dégénéréés Pot 1 et Pot 2 cônstruites sur la base de deux régions conservées sélection-nées dont la séquence en acides aminés est présentée.
Fiqure 5. Genetic map of potyviruses showing the relative Iocation of polyvalent degenerated pri-mËrs pot 1 and Pot 2 based on 2 selected conserved regions, of which the amino sequence are
pre-se nted.
des interactions hôte/parasite et d'identi-fication des facteurs de virulence.
Le
secteurde I'identification
des agents phytopathogènesne
représentecepen-dant
que
10%
des débouchés globauxdes techniques
de
diagnostic, lesquellessont avant
tout
commercialisées Pour ladérection des maladies humaines
et
ani-males,pour le
contrôle dela
qualité desaliments et pour
la
détection des résiduschimiques
ou
des contaminantsmicro-biologiques (dans les eaux et le sol). Ceci
explique
que l'évolution
des techniquesde
détection
en
phytopathologie
serafonction
deleur
devenir dans les autreslï'::::t,
des troussesd.
di"g,'o,,i.
dJ
agents phytopathogènesdevrait
concer-nèr
.n
priorité
les productionsà
hautevaleur
ajoutée (plantes ornementales etfruitières à multiplication
végétative, semences de bases, cultures alimentaires présentantun
intérêt commercialimpor-t"ttt
.o--.
la pomme de terre, lebana-nier),
ainsi que les espèces utilisées pour les terrains de loisirs, les pelouses de gol{,les
espacessportifs, etc.
Les
trousses concernéesdevront
satisfaire
aux
exi-gences de sensibilité, de spécificité et de rapidité requises par les marchésinterna-tionaux des produits végéraux.
Le
choixdes techniques prendra en compte la glo-balité des problèmes à résoudre ainsi que les modalités de
lutte qui
pourraient être mises en ceuvre.lË:
nt
ï
i
:î.:',:i;:i
ï::
:iî:'i:J
ï
b
plication
généralepour
le
contrôle
dumatériel
végétalde
consommation,
les nouvelles techniques présentées seront exploitées essentiellement au niveau de laproduction du matériel de multiplication
(semences
et
plants). Les cultures qui
échappent aux filières structurées depro-dn.tiÀ., et de
commercialisation
(cul-tures vivrières locales) risquentdonc
dene pouvoir bénéficier des progrès
appor-tés
par
des techniquesde
détection des"g.nt,
tion
moléculaire.p"thogènes baséessur
I'hybrida-Il
est vraisemblableque
ces techniques moléculaires déborderontdu
champtra-ditionnel de
1adétection
des
agents oathosènes (essentiellementla
cerrifica-ii."f iot, ion..rn.'
les étudesépidé-;i;i";q;.t,
la
gestion des facteurs de.ésirtaî.e
eénétique erla lutte
chimiquc.;;,;; l.: "g.;."'
PhYtoPathogènesI'aide de
sondesou
d'anticorps
spéci-fiques.Lés
aspectséconomiques
relatifs
auxcoûts des anaiyses de diagnostic doivent également être pris en compte. L'obiectif
péut être de certifier des planres de haure
valeur unitaire telles que des pieds-mères
de
plantes fruitières
ou
ornementales.Maii
le
diagnosticdoit
parfois être misen
ceuvrepour
des cultures industrielles à faible valeur unitaire, de sorte que soncoût
devra être approprié aux différentscas rencontrés.
détection
et
de
clonage des
acidesnucléiques,
ce
qui a
bouleversél'évolu-tion
des techniquespour le
diagnosticdes agenrs phyropathogènes.
L'évolutioÀ des
testsde
diagnostic
deroutine
résultera avanttout
de détermi-nants économiques, intégrantnon
seule-ment
1ecoût
des troussesde
diagnosticqui
seront commercialiséeset la
valeurajoutée des
produits
végétauxpour
les-ouels ces trousses seront urilisées, mais "r.,ssil.
coût
de la
phasede
recherche-déveloooemenr.L. ,.àLr,
à
I'amplification
molécuhire ne satisfait pas âux exigences de simplici-té des techniques de diagnostic de routi-ne, maisil
constitueune
méthodeper-formante
d'obtention de
sondesmoléculaires
contribuant à réduire
lecoût de
la
recherche-développement. Les retombéesde
ia
rechercheen
biologiemoléculaire concernant le séquençage des
acides nucléiques
d'un
pathogèneconfè-rent également une performance nouvel-le aux travaux de taxonomie moléculaire,
tandis
que
le
clonagedu
génome d'unpathogène
et
sa mutagenèse ouvrent denouvelles perspectives de compréhension
Conclusion
L'utilisation
des tests d'hybridation
moléculaire d'acides nucléiques
pour
le diagnosticen
routine
des agentsphyto-paùogènes
a
éré freinée
jusqu'à
une'oériod". récenre
car
ils
utilisaient
deslond.,
radioacrives.La
rechnique PCRet
I'utilisation de
sondesfroides
ont
considérablement accru les possibilités de
[20]I
Queue poly (A)
Protéines codées par le
génome
Nla : protéine d'inclusion nucléaire aP'l : première
protéine
Nlb : protéine d'inclusion nucléaire b HC-Pro : lacteur de transmission +protéase
(ARN polymérase)P3 : troisième
protéine
CP : protéine enveloppeCl : inclusion
cytoplasmique
6K1 et 6K2 : peptides 6KTrp Cys
lle
Glu Asn
AsPCys Asp
Ala
Asp
Gly
Serr
I
Références
1. Waterworth H. Processing foreign plant germplasm at the National Plant Germplasm Ouarantine Cenler. Plant Dis 1993;77:854-9. 2. Gennatas J. Les contrôles phytosanitaires à
I'importation et à I'exportation des végétaux. Phytoma 1990; 418: 16-22.
3. Hansen MA, Wick RL. Plant disease diagno-sis
:
present status and future prospects. AdvPlant Pathol 1993; 10 : 65-125.
4. Hampton R, Ball E, De Boer, eds. Serological methods for detection and identification of viral
and bacterial plant pathogens.
A
laboratorymanual. St Paul: APS Press, 1990;387 p.
5. Lebacq P. Spécifiques, sensibles et inoffen-sives : voici les sondes nucléîques non radioac-tives, Iechnoscope de Biofutur 1987 ; 1 1 : 12-8.
O,:;i:"i3j'
#:î'at.7:
iï{:"ti;
f
':i'"Jl,3i
genomes in cultured cells and paraffin-embe-ded tissue sections using biotin-labeled hybridi-zation probes. Virology 1983; 126: 32-50.
7. Haber S, Wakarchuk DA, Cvitkovitch S, Mur-ray G. Diagnosis of flame chlorosis, a virus-like disease of cereals, by the detection of disease-specific RNA probes. P/ant Dis 1992; 7ô: 590-4.
8. Palkovics L, Burgyan
J,
Balazs E. Sensitive non radioactive nucleic acid hybridization assayfor plum pox virus detection. lxth lnternational
Congress
of
Virology-Glasgow, 8-13 August1993 ; abstract n" 108.
9. Henson JM, French R. The polymerase chain reaction and plant disease diagnosis. Ann Rev
Pl Pathol 1993; 31 : 81-109.
10. Firrao G, Gobbi E, Locci R. Use of
polymera-se chain reaction
to
produce oligonucleotide probes for mycoplasmalike organisms. Phyfo-pathology 1993; 83 : 602-7.11. Wetzel T, Candresse T, Macquaire G,
Rave-lonandro M, Dunez J. A highly sensltive immu-nocapture polymerase chain reaction method
for
plum pox potyvirus detection.J
VirolMethods 1992 ; 39 : 27 -37 .
Q.
,o,u."o G,. de Btas c, Torres V, Ponz F. A-
method combining immunocapture and PCRamplification in a microtiter plate for the
detec-tion of plant viruses and subviral pathogens. J
Virol Methods 1993; 45 : 201-18.
13. Boligala CR, Olson CJ. lndexing systems for
producing clean stock for disease control in
commercial floriculture. Plant Dis 1985
;
69 : 1 89-92.14. Moyer JW, Salazar LF. Viruses and viruslike diseases of sweet potato. P/ant Drs '1989; 73:
451 -5.
15. Powell CA. Preparation and characterization of monoclonal antibodies
to
double-stranded RNA. Phçopathology 1991; 81 : 184-7.16. Brunt A, Crabtree K, Gibbs A, eds. Viruses
of tropical p/ânfs. Wallingford : CAB
lnternatio-nal, Melksham, Wiltshire, Redwood Press Ltd.,
1990; 707 p.
17. Colinet D, Kummert
J.
ldentification of asweet potato feathery mottle virus isolate from
China (SPFMV-CH) by the polymerase chain
reaction
with
degenerate primers.J
VirolMethods 1993; 45: 149-59.
18. Colinet D, Kummert J, Lepoivre P, Semal J.
ldentification of distinct sweet potato
potyvi-ruses
in
mixed infections by the polymerasechain reaction with degenerate primers. Phyto-pathology 1994; 84: 65-9.
19. Martin LA, Fox RTV. Use
of
polymerasechain react;on for the diagnosis of MBC
resis-tance in Botrytis cinerea. ln:. Brighton Crop
Pro-tection Conference - Pest and Diseases. 1992:
207 -1 4.
20. Coleno A. La contamination des semences et des plântes et les risques agricoles.
ln:
Dacosta Y, éd- Le repérage précoce des mala-dies des plantes. lmpact et conditions de
déve-loppement des nouvelles techniques de dia-gnosfic- Pqris : APRIA, 1988 : 43-55.
21. Chevaugeon J. Place de la détection et du
contrôle dans la stratégie phytosanitaire de demain. ln : Dacostâ Y, éd. Le repérage précoce des maladies des plantes. lmpact et conditions de développement des nouvelles techniques de
diagnostic. Paris : APRIA, 1988 : 57-71.
22. Shu Geng RN, Campbell N, Carter M, Hills
FJ- Ouality-control programs
for
seedborne pathogens. Plant Dis 1983; 67 :237-42,Résumé
L'évolution contemporaine des
sys-tèmes deproduction
àgricoles erhoiri-coles
nécessitela
mise en
ceuvre detechniques
de diagnostic
des
agenrsphytopathogènes
qui
soient
simples,rapides et sensibles.
La
techniqueséro-iogique Elisa répond
à
ces différenrscritères et peut être facilement auroma-tisée
:
elle
a
apporté
une
précision
erun confort
significatifs dans lediagnos-tic
de routine
des agentsphy'topatho-gènes.
La
technologie
des
acides nucléiques(plus particulièrement
I'uri-lisation
des sondesfroides
et la
réac-tion
de polymérisation en chaîne) offre de nouvelles perspectives dedéveloppe-ment
des tests de diagnostic de routine desvirus, viroïdes,
mycoplasmes, bac-téries, champignonset
nématodesphy-topathogènes.
Le
potentiel d'application
des tests dediagnostic
doit
être
évaluéen
termesde sensibilité, de spécificité
et
de coût, enrelation
avec les données de chaqueproblème
à
résoudre.La simplicité
etla
rapidité
d'emploi
consrituent
égâle-ment
des crirères appréciables dans lechoix des méthodes à mertre en ceuvre.
Les
limites et
les potentialités des testsde
diagnostic des
agentsphytopatho-gènes basés
sur
les
techniquesimmu-nologiques
ou la
détection
de séquencesd'acide nucléique
doivent
déterminer