Volume
ensuei d'information des Diplômés de l'Université de M o n t r é a lLe nouveau Conseil
d'Administration
des diplômés
Sur les 12 m e m b r e s élus, 5 nouvelles figures. Page 2
Les diplômés
à l'Assemblée
Nationale
8 5 candidats 2 7 élus. Page 6L'Inter
s'interroge
surl'lnter
L'opinion de 8 diplômésoalendrier dbctiVités
de lassocîatfon
second semestre ï969-î9ro
22 mai.' Voyage Nfo 3 vers 'Pans
26 mai.- pernière réunion
du conseil ,
d'admintetra-tfon 19691970
r - V , 1 l _ » . - " ^ » ^ ^Campagne
du Cinquantenaire
premier semestre 1970-197/
l«MUin-o £ntrêe en fonction
du Conseil
dûicimînîstrâtioa 1970 7/
, juin: Sauta skîs
^5 juins Vc3/age No 4 Vers Paris "
29 JUÎnjTbumoî i
linter
1 ter
Des élections
et encore
des élections
Cela a commencé le 31 mars
dernier par l'élection du nouveau
conseil d'administration de
l'Asso-ciation : 14 candidats ; 2 éliminés;
12 élus pour autant de postes à
combler (voir page 2).
Et cela s'est poursuivi... et fini
par les électiom québécoises : 77
diplômés étaient candidats ; 28 ont
été élus... ce qui signifie que
49 ont été battus (page 6). Que
penser de ces élections ? L'Inter a
interrogé à ce sujet des professeurs
des Universités de Montréal, Laval
et Sherbrooke, qui nous donnent
leurs impressions au lendemain du
scrutin (page 6), sans oublier le
fantôme de l'Université qui nous
dit pourquoi tous les
diplômés-candidats n'ont pas été élus (page
8).
Des enquêtes
et encore
des enquêtes
Désireux de s'instruire,
"s'ins-truire, c'est s'enrichir" (refrain
con-nu), l'Inter, qui s'interroge, a
in-terrogé une demi-douzaine de
di-plômés de tout âge et de tout poil
sur... lui-même d'abord, sa
per-sonnalité, son rôle, sa tenue ...
(page 12) et aussi trois générations
de diplômés sur la participation
et la contestation sans lesquelles
il n'est plus d'université de nos
jours (page 18).
Voici
Vété déjà
Après les visites de facultés dont
il est question en pages 3 et 4,
plaisirs de l'hiver, les Diplômés
préparent leurs activités d'été,
tou-tes orientées vers les plaisirs du
grand air : Voile (page 14) Golf
et... Ski... (page 25).
La deuxième
phase
s^achève
Enfin, en pages 10 et 11, Gudule
et l'Inter font le bilan de la
cam-pagne de souscription et lancent
un dernier appel aux
retardatai-res : l'objectif était de $500,000
pour les deux premières phases.
A 15 jours de la fin de la seconde
phase, il nous manque $75,000
pour atteindre notre objectif.
Avons-nous fait tout ce que nous
devions faire ? Qui a fait sa part...
qui ne l'a pas faite ? (voir page 11).
L'INTER
Mai 1970
V o l u m e 1 1 , N o 9
L ' I N T E R . organe officiel des D i p l ô m é s de
l'Uni-versité de M o n t r é a l , parait 10 fois par an Le: bureaux de L'INTER sont situés à 2 9 1 0 . boul Edouard-Montpetit, chambre 3, à M o n t r é a l Tel 3 4 3 - 6 2 3 0
R E P R O D U C T I O N D E S A R T I C L E S A U T O R I S É E
Affranchissement en numéraire au tarif de la troisième classe — permis no 1 0 0 1 2 — Pon de retour garanti
Les articles qui portent la m e n t i o n B I U M pro-viennent du Bureau de l'information de
l'Uni-versité de M o n t r é a l .
LE C O N S E I L D ' A D M I N I S T R A T I O N M e Claude-R. M a r c h a n d . Droit 5 3 , président M . Yves Guérard. Sciences ' 5 6 , vice-présideni Dr Roger Desjardins. Sciences 4 5 ,
vice-pré-sident
M , Gaston Pelletier. H E C 59, secrétaire M e Georges-E, M a r c h a n d . H E C 59 et Droit
' 5 8 , Trésorier
Dr Paul David. Médecine 4 4 , directeur
M , Guy J C, J o r o n . Sciences sociales ' 6 4 directeur
M . Claude Lafontaine. Pharmacie ' 5 6 ,
direc-teur
M l l e H u g u e t t e M a r l e a u . Droit '54, directeur M Robert P a n e t - R a y m o n d . Poly 6 5
direc-teur
M , Guy Sicard. Poly ' 5 6 , directeur
M , Jacques Villeneuve. Sciences sociales
4 9 . directeur
M e J e a n - C l a u d e D e l o r m e . Droit ' 5 9 ,
prési-dent 1 9 6 7 - 6 8
LES M E M B R E S D U C O N S E I L DE L ' U N I -V E R S I T É
n o m m é s sur r e c o m m a n d a t i o n des Diplômés
J e a n - P a u l Gignac. Poly 4 7 Hon, J u g e Guy Guérin, Droit ' 5 3 N O S R E P R É S E N T A N T S
C o m i t é de la C a m p a g n e du Cinquantenaire Gérard Fillion. H E C 3 4 , président de la
sec-tion des Diplômés
Commission des sports de l'Université J e a n Allaire. Droit 5 4
Richard Bienvenu. Lettres 6 5 R é a m é n a g e m e n t du Centre social Gilles Duplessis. Architecture 3 8 N O S R É G I O N S
A b i t i b i - T é m i s c a m i n g u e . M Yvan Dessureault.
H E C ' 4 8
Bois-Franc. M Louis Presseault H E C ' 4 0 D r u m m o n d v i l l e . M e Jacques Biron, Droit ' 5 9 Victoriaville. M Victor Paul, HEC '41
Sherbrooke. M e Charles Leblanc, Droit ' 5 2 Sorel. M Jacques Messier, HEC '49
Saguenay L a c - S a i n t - J e a n . M Ernest
Dau-phinais, Poly ' 4 1
O t t a w a - H u l l . M Pierre C a m u , Lettres ' 4 7 Québec, M M a x i m e Langlois, Droit ' 5 5 M o n t r é a l . M Gaston P M a r c h a n d , HEC ' 4 0 Dorion-Vaudreuil. M Robert Caron, HEC ' 4 5 S a i n t - H y a c i n t h e . M Paul Murray, HEC ' 3 7 S a i n t - J e a n , M e Yves Deland, Droit ' 4 8 Granby. M Roger Giroux, A g r o n ' 5 1 Bas Saint-Laurent et Gaspésie Trois-Rivières
LES C A D R E S P E R M A N E N T S Albert Ricard, directeur administratif
D o m i n i q u e Léger, directeur de la campagne Jean-Pierre Papineaij chef du secrétariat
Le nouveau
conseil
des Diplômés
Le comité de n o m i n a t i o n de l'As-sociation s'est réuni le 31 mars der-nier pour examiner les candidatu-res en vue du renouvellement du conseil d'administration.
Il n'a retenu q u e 12 des 14 can-didatures qui lui avaient été sou-mises, deux candidatures rejetées J.-Armand Bouchard (Opto *43),
membre de Bouchard & Guertin optométristes à Granby, président de "Champignons Granby Ltée" et vice-président de " O p t i q u e Ri-chelieu Ltée".
Jean-G. Curzi (Poly '59) direc-teur général adjoint et direcdirec-teur des services techniques de la ville de Longueuil.
Paul David (Med. '44) directeur-fondateur de l'Institut de Cardio-logie de Montréal, "Mérite An-nuel" des Diplômés, Médaille du Centenaire du Canada, Médaille du service de l'Ordre du Canada et C o m m a n d e u r de l'Ordre du Bien Public et de l'Ordre Hippolyte U n a n u e (Pérou).
Pierre Fortier (Poly '57) direc-teur du département nucléaire et t h e r m i q u e de Surveyer, Nenniger & Chénevert Inc. ; administrateur de Reprotech Ltée et des Entreprises SNC Ltée, boursier Athlone (1959) et vice-président par intérim de la Société Canadienne de Génie Mé-canique, (région du Québec)
Yves G u é r a r d (Sciences '56) mem-bre assotié du bureau d'actuaires-conseils Lemay, Pouliot, G u é r a r d & Associés Inc., Fellow de la So-ciety of A d u a r i e s et de l'Institut canadien des actuaires.
Claude Lafontaine (Pharm. '56) vice-président et directeur scienti-fique. Laboratoire Pentagone Ltée.
ne lui étant pas parvenues dans les délais légaux.
Conformément à la procédure d'élection de l'Association, ces 12 candidats o n t été élus p a r acclama-tion alors q u e leur n o m b r e corres-p o n d a i t à celui des corres-postes à com-bler.
Les n o u v e a u x membres se réu-n i r o réu-n t à la firéu-n du mois de mai et éliront les président, vice-prési-dents, secrétaire et trésorier de l'As-sociation.
O n trouvera ci-contre la liste des élus par ordre alphabétique :
A n d r é L a u r e n c e (Droit '56) avo-cat d o n t le b u r e a u est situé au 500 Place d'Armes à Montréal.
Jean-Jacques L e m i e u x (Se. So-ciales '59) secrétaire général au Bu-reau d'aménagement des environs du nouvel aéroport international.
GeorgesE. M a r c h a n d (HEC '54 -Droit '59) directeur, Price Water-house Inc.
H u g u e t t e Marleau (Droit '54) Agent de recherche au niveau du recrutement. Commission de la Fonction P u b l i q u e du Québec.
^ 1
R o b e r t Panet-Raymond (Poly '()5) conseiller en administrat?ion chez Ducharme, Déom &: Associés.
Jacques Villeneuve (Se. Sociales '49) président et directeur général de Voicano Limitée.
Claude-R. M a r c h a n d (Droit '53) secrétaire et conseiller jiuidique, La Compagnie internationale des Miciosystèmes Ltée, président de l'Association des Diplômés 1968-1970.
Les Diplômés
de la Faculté
de Droit
C o m m e n o m b r e de leurs confrè-res des autconfrè-res facultés, les Diplômés en droit se sont retrouvés le 10 avril dernier à l'occasion de la vi-site d u campus organisée à leur in-tention. Après avoir fait le tour du c a m p u s en a u t o b u s et visité le la-b o r a t o i r e de physique nucléaire, ils o n t été reçus à la faculté de Droit p a r le doyen J e a n Beetz. La visite
Les Diplômés
de
Polytechnique
Le 24 avril dernier. Me Claude-R. Marchand, président de l'asso-ciation accueillait sur le campus des diplômés de l'Ecole Poly-technique que recevaient M. Ber-nard Lavigueur, président de la Corporation de l'Ecole polytech-n i q u e et M. Jeapolytech-n-Claude Vézeau, président de l'association des Di-plômés de Polytechnique. Ce
grou-Les Diplômés
de la Faculté
des Sciences
s'est terminée p a r u n e réception bavaroie au centre c o m m u n a u t a i -re.
A u cours de cette rencontre, les Diplômés en d r o i t ont élu u n co-m i t é provisoire q u i verra à établir u n p r o g r a m m e d'activité, à orga-niser des rencontres au niveau de c h a q u e p r o m o t i o n ou de diplômés de 25, 20, 15, 10 et 5 ans, à collabo-rer a u x activités de l'Association, etc.
Ce comité est composé de : M e P h i l i p p e Beauregard '27 Me Jean C r é p e a u '58 M e H e l e n a C u r i a n o v a H o m y k '52 M e François Mercier, c.r. '45 M e Gaston N a d e a u '64 Me Maurice P a r e n t '26 M e Guy P r a t t '49, et T h é o l o g i e '53 M e Marcel P r u d ' h o m m e ' 6 1 .
pe imposant fut accueilli au labora-toire de physique nucléaire de l'U-niversité p a r le directeur, Pierre de Pommier et à l'Ecole par le di-recteur Julien D u b u c .
II va de soi q u e si cette visite d u campus a été organisée par l'association des Diplômés à peu près de la même m a n i è r e q u e p o u r les diplômés des autres facultés et avec les mêmes intentions, il n'a pas été question au cours de cette rencontre avec les Diplômés de Po-lytechnique de créer u n comité d'organisation en vue de la parti-cipation des anciens de l'Ecole à la vie de l'association des Diplômés. Les Diplômés de Poly. ont en effet u n e association fort vivante, très d y n a m i q u e qui j o u e ce rôle depuis n o m b r e d'années.
Le comité des Diplômés de la Faculté des Sciences de l'Université constitué le 31 janvier d e r n i e r à l'occasion de la visite des diplômés de cette faculté sur le campus s'est réuni le 20 avril dernier p o u r dé-finir les fonctions de c h a q u e mem-bre. C'est ainsi q u e (de gauche à droite sur notre photo) M. Louis-H . G e n d r o n '47, a été élu respon-sables des réunions de p r o m o t i o n , M. Luc Pauzé '44, président, M. Claude Brissette '58, délégué au comité du Fonds aima mater, M. Jean-Claude Richer '54 et '58, agent de liaison et M. J e a n Deni-ger '65, secrétaire.
Les Diplômés
en médecine
sur le campus
Le 9 avril c'était au tour des di-plômés en médecine de l'Université à visiter le campus. A cette occa-sion les diplômés présents ont de-m a n d é aux de-mede-mbres de la "Fonda-tion des diplômés de la faculté de médecine de l'Université de Mont-réal" d'élargir leur c h a m p d'action en vue d'englober les activités pro-pres aux diplômés de la faculté de médecine, telles q u e les rencontres au niveau de chaque p r o m o t i o n , u n e collaboration soutenue à toutes les activités de l'association des Di-plômés, la participation à la vie de l'Assoriation, à la vie des Diplômés et l'établissement d'un p r o g r a m m e d'activités.
O n se souvient q u e la "Fonda-tion" a été créée le 29 août 1968 en vue de "supporter financière-m e n t la faculté de financière-médecine dans les secteurs p r i m o r d i a u x " .
Le comité de la F o n d a t i o n est composé de : les docteurs J e a n C h a r b o n n e a u , président (notre pho-to) Calixte Favreau, vice-président.
En route
vers Paris
et Osaka
Jean Charbonneau
Jules Hardy, secrétaire, Claude Fa-ribault, trésorier, Françoise Robert-Robillard, Gustave Gingras, Gé-rard Hamel, Raymond Robillard, Edouard Desjardins, Georges Boi-leau, Lucien Coutu, Jean-Louis Léger, Pierre-Paul Julien, Ray-m o n d Rivest, Pierre Bois.
Les
Diplômés
H.E.C.
On connaît les liens particulière-ment étroits qui unissent les Di-plômés des H.E.C. avec leur Eco-le. Aussi l'Association n'a-t-elle eu aucune difficulté à organiser pour eux la visite du campus et tout particulièrement la visite des chan-tiers de leur future école sur le campus de la Montagne.
Et le 6 mai dernier, M. Yves Guérard, vice-président de l'Asso-ciation accueillait un groupe im-portant de Diplômés H.E.C. con-duit par M. Paul-Emile Mallette, président de l'association des Di-plômés de l'Ecole des Hautes Etu-des Commerciales qui en compa-gnie de M. Roger Charbonneau, di-recteur de l'Ecole, avait r é p o n d u à l'invitation de l'Association.
Si, comme les autres Diplômés, les H.E.C. visitèrent avec beaucoup d'intérêt le campus et le labora-toire de physique nucléaire, il va sans dire qu'ils s'intéressèrent tout particulièrement aux travaux de construction de leur future école et si nous les voyons sur notre photo réunis dans l'auditorium de la fa-culté des Sciences sociales c'est non seulement parce qu'il fallait bien qu'ils se réunissent quelque part mais surtout parce que les édifices des facultés de droit et de sciences sociales leur permettaient de se faire une bonne idée de ce q u e sera, bientc'jt, leur école alors qu'elle aura de multiples ressem-blances avec ces édifices.
Le 21 avril, M. Yves Guérard, vcie-président de l'Association rece-vait les voyageurs des voyages vers Paris et Osaka des 12 et 19 mai, au Centre C o m m u n a u t a i r e de l'U-niversité. Après les souhaits de bienvenue et les voeux de bon voyage de circonstance du vice-pré-sident, M. R o b e r t Viau de l'agence de voyages Viau qui offrait cette réception en collaboration avec l'Association aux diplômés-voya-geurs, a fait ses dernières recom-m a n d a t i o n s et r é p o n d u aux ques-tions.
Nouvelles des diplômés
Bon nombro do nouvellot dot dipiâmét, nomlnotioni, promotions, etc., ichap-pont au porionnol administratif ot rédactionnel do L'INTER. Il t'on oxcuso tout on domondant i touf coux qui lont au courant de ce ganro do nouvollo» do coilabertr avoc lui ot do l'avertir do touto» neminationi, promotions, évinomonts do la vio dot dipISmés dont ils auraiont connaissance on so servant du bullatin ci-dossous.
LES DIPLÔMÉS DE l ' U . DE M. CASE POSTALE 6128 MONTRÉAL 101
Veuillez prendre note que M. N o m Faculté Emploi ...
> j t i ^
ps
RjtsJS'
ïSiW
jtssi'^
Promotion D a t e : L i e u :* N o m i n a t i o n , p a r t i c i p a t i o n è une r é u n i o n , conférence, etc. • Vous trouverez ci-joint copie dt
Date : Signature : 4 L'INTER / M A I 1970
Angle des rues
Sherbrooke et St-Denis,
dans l'est de la métropole,
cet édifice
est le siège social
de trois institutions
qui forment un groupe de pointe
dans l'économie du Québec
C O N" O M I E
M l ' T U i ; L I. E L) • A b S U K A N C E
^ S N A ^
Société NATIONALE de Fiducii
Société N A T I O N A L E d'Assurances
ASSIKANCK-VIK - SKKVKLS FIDKIAIKKS - ASSLKANCK GÉNËRALL
3 8 5 est, rue Sherbrooke, Montréal 1 2 9 - Tél.: 8 4 4 - 2 0 5 0
Sous un même toit, trois services complémentaires
qui profitent à la communauté
Réflexions sur les élection!
Beaucoup
d'appelés o o o
et évidemment o o o
peu d'élus
(NDLR) — N o m b r e de diplômés de l'Université se sont lancés à un moment ou l'autre de leur vie dans la p o l i t i q u e . Ils ont d o n n é , à ce jour, notam-ment plusieurs premiers ministres au Canada et au Québec : les Trudeau, Johnson, Bertrand, entre autres, sont des diplômés. Avec l'élection de Robert Bou-rassa (Droit '56), c'est un autre Premier ministre que l'Université donne au Québec . . . et q u i sait si, parmi les élus des dernières élections, elle ne lui donnera pas d'autres ministres. A titre documentaire, nous publions ci-dessous la liste des candidats aux élec-tions d u 29 avril dernier. Le nom des élus est pré-cédé d'un astérisque. Nous publierons les noms des diplômés promus ministres dans une prochaine l i -vraison de l'Inter. Ahuntsic A r g e n t e u i l Bagot Berthier Bourg et Chambly Châteauguay D'Arcy McGee Deux-AAontagnes Dorchester Dorion D r u m m o n d Duplessîs Fabre Gatineau G o u i n Iberville Jeanne-AAance Juliette 6 L'INTER / MAIEuclide Laliberté, Se. Soc. '53 (UN) Jacques Parizeau, H.E.C. ' 5 0 (PQ) Charles Roy, Chir. Dent., '51 (PQ) Jean-Guy Cardinal, Droit ' 5 0 (UN) Claude Joyal, Droit '60 (LIB) Guy Gauthier, M é d . '47 (UN) Gérard Beaudry, Droit '57 (LIB) Camille laurin, M é d . ' 5 0 (PQ) Pierre Laporte, Droit '44 (LIB) Pierre Marois, Droit '64 (PQ) Georges Kennedy, H.E.C. '58 (LIB) Gilles Labarre, M é d . '60 (UN) Léonard Rosen, Droit '57 (UN) Paul Unterburg, Droit '59 (PQ)
J.-G. Bergeron, Chir. Dent. '55 (UN) * Jacques Durand, M é d . Vét. '62 (LIB)
Mario Beaulieu, Droit '55 (UN) Jean Girouard, Se. de l'Ed. '65 (PQ) * Bernard Pinard, Droit '50 (LIB)
René Blanchard, Droit '51 (PQ) Jean Dionne, Droit ' 5 9 (UN) * Gilles Houde, B.A. '54 (LIB)
Jean-Roch Boivin, Droit '55 (PQ) * Roy Fournier, Droit '48 (LIB) * Guy Joron, Se. Soc. '64 (PQ) Pierre Monet, Poly '59 (PQ) Louis Desrosiers, M é d . '42 (UN) Robert Boily, Droit '58 (PQ) * Robert Quenneville, M é d . '47 (LIB)
Bernard Landry, Droit '63 (PQ)
1970 Labelle Lafontaine L'Assomption Laurier Laval Maisonneuve M a r g u e r i t e -Bourgeois AAégantic Mercier MissisquoI M o n t m a g n y Napierville-Laprairie Olier O u t r e m o n t Papineau Richelieu Riv.-du-Loup Rbt-Baldwin Sherbrooke Ste-Anne St-Henri St-Hyacinthe St-Jacques St-Jean St-Laurent St-Louis St-Maurice Stanstead Témisca-m i n g u e Terrebonne Taillon V a u d r e u i l -Soulanges Verchères Yamaska
Fernand-J. Lafontaine, Poly '46 (UN) Marcel Léger, B.A. ' 5 0 (PQ) Jean Perreault, Poly '49 (LIB) Robert Lussier, M é d . '53 (UN) Pierre Desjardins, Lettres '66 (PQ) Raphaël Esposito, Droit '51 (UN) Jean-Noël Lavoie, Droit '51 (LIB) Robert Burns, Droit '60 (PQ) Jean Ethier, M é d . '61 (NPD)
Gilles Gasse, Lettres '67 (PQ) Mare Bergeron, B.A. '56 (UN) Robert Bourassa, Droit '56 (LIB) Pierre Bourgault, B.A. '61 (PQ) Jean-Paul Couture, Droit '54 (LIB) J.-Jaeques Bertrand, Droit '41 (UN) Jean-Paul Cloutier, H.E.C. '49 (UN) Paul Berthiaume, B.A. '59 (LIB) Jean-Pierre Boutin, B.A. '55 (PQ) Lucien Laplante, H.E.C. '56 (PQ) C.-F. Archambault, Droit '64 (UN) Pierre Lefebvre, M é d . '50 (PQ) Roland Théoret, Droit '46 (UN) Maurice Martel, Pharm. '64 (UN) Paul Lafranee, Ch. Dent. '60 (LIB) Arthur Séguin, B.A. '37 (LIB) Jacques Rivest, Poly '57 (PQ) Jean-Paul Blouin, Opto '54 (NPD) Fernand Simard, B.A. '53 (UN) Gérard Shanks, Se. Soc. '50 (LIB) Eloi Gendron, Se. Soc. '35 (PQ) Denis Bousquet, Lettres '51 (UN) André Pinsonnault, Sociologie (PQ) Jean Cournoyer, Droit ' 5 9 (UN) Claude Charron, Se. Soc. '68 (PQ) Roland Tremblay, Droit '53 (UN) Jérôme Proulx, LeHres '61 (PQ) Léo Pearson, Hygiène '63 (LIB) Michèle Jodoin-Keaton, Let. '63 (PQ) Philippe Demers, M é d . Vét. '48 (UN) Albert Fleurant, M é d . Vét. '54 (UN)
Gilbert Théberge, Ch. Den. '42 (LIB)
Denis Hardy, Droit '62 (LIB) J.-Marie Fontaine, Se. Soc. '46 (CS)
Jacques Johnson, Se. Soe. ' 6 0 (UN)
Edouard Beliveau, Droit '52 (UN) Jean Godin, B.A. '54 (PQ) Benjamin Faucher, Hygiène '56 (LIB)
générales du 29 avril 1970
QUE PENSAIENT-ILS
DU RÉSULTAT DES ÉLECTIONS
AU LENDEMAIN SCRUTIN?
(NDLR) Au lendemain des élections dont les résultats ont
étonné tout le monde, y compris les chefs de partis et
leurs plus fervents supporteurs, et parce qu'il semble
bien qu'elles aient revêtu un caractère bien particulier
s'il faut en croire les commentaires faits à travers
le monde à propos de la victoire libérale, de la défaite
de l'Union nationale et des poussées des partis québécois
et créditiste, nous avons cru intéressant de demander
ce qu'ils en pensaient à quatre professeurs
des Universités de Montréal, Laval et Sherbrooke,
au lendemain du scrutin.
MICHEL BRUNET professeur t i t u l a i r e d u d é p a r t e m e n t d ' H i s t o i r e de l'Université de M o n t r é a l Cette élection d é m o n t r e q u e l'électorat québécois est peut-être le p l u s m o b i l e de tout le C a n a d a . I l e n est ainsi depuis u n e dizaine d'années. N o u s sommes en pré-sence d ' u n e masse d'électeurs const a m m e n const en disponibiliconsté. R e m a r -q u o n s -q u ' à c h a -q u e élection, depuis1966, nous changeons de gouverne-m e n t . Pensons, p a r exegouverne-mple, q u ' e n O n t a r i o le m ê m e p a r t i est a u pou-voir depuis u n q u a r t de siècle. Ce-p e n d a n t , il faut constater aussi q u e jamais peut-être le Québec n'a été aussi divisé. Sans le vote anglo-p h o n e d o n n é massivement a u x li-b é r a u x , il est évident q u e le résul-tat serait bien différent. A u t r e fait à r e m a r q u e r , le seul g a g n a n t en vérité est le p a r t i québécois : l'U-nion n a t i o n a l e a p e r d u plus de 2 0 % de ses électeurs d'il y a q u a t r e ans ; le p a r t i libéral a p r o p o r t i o n -nellement moins de votes aujour-d ' h u i q u ' e n 1966. Les partis traaujour-di- tradi-tionnels sont en p e r t e de vitesse et, si nous tenons c o m p t e d u vote an-g l o p h o n e , n o u s constatons q u e le p a r t i libéral n'a reçu l'appui q u e d ' u n e m i n o r i t é des électeurs fran-co-québécois (environ 2 6 % ) . Les créditistes, q u i n ' é t a i e n t pas dans la course en 1966, o n t pris u n e p a r t
i m p o r t a n t e d u vote. E n somme, il devient évident q u e ceux q u i ne sont pas satisfaits, ceux q u i protes-tent, p e u i m p o r t e n t les raisons de leur m é c o n t e n t e m e n t , sont en train de former u n bloc majoritaire d u côté francophone. A part ça, le p a r t i québécois s'affirme réelle-m e n t le v a i n q u e u r de la lutte puis-q u e c'est lui puis-q u i a défini les puis- ques-tions fondamentales en jeu, c'est lui q u i a poursuivi l'éducation po-litique d u corps électoral et il va la poursuivre dans des conditions encore plus avantageuses. A u t r e fait révélateur, c'est le comporte-m e n t des comporte-milieux populaires dans M o n t r é a l . Pensons au comté de St-H e n r i et surtout à ceux de St-Jac-ques et de Ste-Marie où des gens q u i h a b i t u e l l e m e n t ne se déplacent pas ont voté p o u r le p a r t i québé-cois. Ceci p r é p a r e u n e radicalisa-tion d u p a r t i q u i peut devenir u n m o u v e m e n t travailliste. E n m ê m e temps cela infirme le témoignage de ceux o u i p r é t e n d a i e n t q u e le p a r t i québécois se recrutait surtout dans les milieux de l'enseignement et de la petite bourgeoisie. Il est évident q u ' à la suite de cette élec-tion, tout le m o n d e doit réfléchir et reviser l'ensemble d e nos vieilles conceptions politiaues. C'est m ê m e u r ç e n t . Depuis le 29 avril 1970, le n o u v e a u Québec, en gestation de-puis u n q u a r t de siècle, s'est préci-,«é. Ce nouveau Q u é b e c exige éga-lement u n n o u v e a u C a n a d a . Le 4 mai 1970 PIERRE HARVEY économiste directeur de l'Institut d'Economie a p p l i q u é e Ecole des Hautes Etudes Commerciales Université de M o n t r é a l
Le résultat des élections est con-forme, il m e semble, à ce q u e l'on a u r a i t d û en a t t e n d r e sauf, bien sûr, p o u r ce q u i est de la défaite des principales vedettes d u P.Q. Cette affirmation p e u t p a r a î t r e prétentieuse et faire figure de pré-diction rétrospective : ce n'est pas là ce q u e j'essaie de faire. J e veux p l u t ô t dire, étant admis q u e nous nous sommes tous trompés, qu'a-près coup on voit très bien pour-quoi on s'est t r o m p é . E t a n t d o n n é le très fort pourcentage d'indécis, la forme de la carte électorale, la p e u r r é p a n d u e p a r t o u t e u n e série de r u m e u r s alarmistes, on a u r a i t d û s'attendre à ce q u e les indécis basculent massivement du côté de la sécurité. P o u r poser u n tel dia-gnostic, il a u r a i t fallu disposer d ' u n élément q u i m a n q u a i t : u n e mesure de l'impact de la p e u r . C o m m e celle-ci a été très forte, le déferlement libéral a été la m a n i -festation d u conservatisme engen-dré par la peur. C'est là le carac-tère profondément a m b i g u de ce verdict populaire. En somme, nous avons a.ssisté à u n e réédition, en faveur des libéraux, des mécanis-mes de retrait oui ont fait si long-temps la fortune de l'Union na-tionale sous Duplessis.
Par ailleurs, ce n o u v e a u gouver-n e m e gouver-n t libéral accède au pouvoir dans des conditions q u i sont loin d'être p o u r lui avantageuses. D'a-bord la g r a n d e ferveur soulevée p a r le P.Q. a mobilisé à p e u près exac-tement a u t a n t de suffrages cana-diens-français qu'il s'en est d o n n é s en faveur des l i b é r a u x : si on enlè-ve d u 44%(?) de suffrages l i b é r a u x les 2 0 % de suffrages a n g l o p h o n e s , il en reste 2 4 % en provenance des milieux de l a n g u e française. D u cô-té de l'Union N a t i o n a l e , les minis-tres élus étant ceux d o n t les posi-tions sont le plus près d u P.Q., on doit conclure q u e ces positions
sont largement acceptées dans la p o p u l a t i o n .
L e sentiment fédéraliste est donc loin d'être celui q u e l'on sera tenté de mesurer à l'aulne du n o m b r e de comtés : le sol est donc mouvant sous u n édifice a p p a r e m m e n t fort imposant. D'où risque n o n négli-geable d'illusion sur le fond des choses. En second 'lieu, l'équipe Bourassa a été constituée à toute vitesse. R o b e r t Bourassa lui-même a u n e valeur incontestable et ses commentaires à la télévision, au cours de la soirée de lundi et de celle de mercredi, ont d o n n é la preuve d'une grande sagesse et d'une justesse de vue assez rai^e. O n ne peut malheureusement en dire autant de la p l u p a r t de ceux qui l'entourent : le Cabinet risque d'être fait d'une part de nouveaux venus assez ternes et d'autre part de vieux routiers plutôt inquié-tants. La b a r q u e ne sera pas facile à tenir à flot.
Troisièmement, au cours de la campagne, on a insisté lourdement sur le marasme économique du Québec. Ce qui n'est pas conforme à la réalité. En ce premier trimestre de 1970, le taux de chômage est de l'ordre de 6 à 7 % . Par r a p p o r t au comportement du marché du tra-vail du Québec, c'est là u n e situa-tion "normale" en période de dé-b u t de récession. Après tout, en
1961 nous avons dépassé 10% de chômage (moyenne annuelle) et il n'y a pas eu la p a n i q u e de ces der-niers mois. Il en est de même pour les taux d'intérêt. Ces taux de chô-mage étant " n o r m a u x " dans les circonstances, ils vont s'accroître encore dans les prochains mois si la politiaue monétaire et budgé-taire continue d'être restrictive. Pou" .so-tir de l'impasse, l'adminis-tration Bourassa doit compter ou sur un relâchement des contrôles centraux, ce qui est peu probable, ou su*- une politique beaucoup plus favorable au Québec à l'inté-rieur du cadre restrictif général. Ce qui devra amener le gouverne-ment T r u d e a u à acquérir un peu de souplesse. Peut-être en est-il ca-pable . . . Mais la situation de ce côté est p o u r le moins préoccupan-te.
Enfin, dernière r e m a r q u e , la mo-bilisation réalisée par le P.Q. va être suivie d'un affaissement non négligeable des énergies : la popu-lation risque, p o u r u n temps, de redevenir a m o r p h e . Ce q u i ne fa-cilitera pas la tâche d u
gouverne-m e n t surtout si à cette période d'af-faissement succède u n e période de renaissance des tensions, comme c'est probable.
Le résultat de ces élections mon-tre q u e le Parti Libéral s'est com-plètement substitué à l'Union Na-tionale (d'où disparition de celle-ci) comme manifestation des atti-tudes profondément conservatrices d'une large fraction de la popula-tion. Ce ne me semble pas être là u n e source très p u r e d'imagina-tion créatrice. Le 1er mai 1970. VINCENT LEMIEUX directeur d u département de Sciences Politiques de l'Université Laval
Malgré les apparences, ces élec-tions ont sans doute modifié p o u r de bon le système des partis et tou-te la politique au Québec. Bien sûr, le Parti Libéral a obtenu une large majorité de sièges et l'Union Na-tionale formera l'opposition offi-cielle. De ce point de vue stricte-ment formel, peu de choses ont changé. Mais la carte électorale et le mode de scrutin ont masqué u n réalignement partisan qui pourrait bien être définitif. Dans ce réali-gnement, le Parti Québécois cons-tituera un pôle sans doute plus im-posant que l'Union Nationale, et les créditistes viendront troubler 'p jeu des autres forces partisanes. O u a n t au Parti Libéral, il se trouve en b o n n e position, au centre de la m^lée.
Pour Robert Bourassa, c'est u n e victoire personnelle ou presque. L'homme dont on doutait de la po-nularitc dans les publics, comparée :'i relie d'un Claude W a g n e r a con-duit une campagne impeccab'e.
Les sondages ont m o n t r é que de tous les chefs, c'était non seulement le plus populaire, mais aussi celui dont la popularité était la plus for-te par rapport à celle de son parti. On voyait en lui, mieux que dans les aiures, un chef de gouverne-ment, et ce sentigouverne-ment, chez, les indé-cis, a eut-être eu plus de poids q u e les prédictions des sondages.
A ce propos, je ne crois pas qu'il faille interdire la publication des .sondages scientifiques. Il se produit à ce sujet un drôle de p h é n o m è n e : les électeurs qui p r e n n e n t
connais-sance des sondages estiment géné-ralement q u e leur p r o p r e vote en est plus éclairé, mais q u e les son-dages ont des effets néfastes chez d'autres. La morale de cette his-toire me semble évidente : pour-quoi ce qui est bon pour chacun d'entre nous serait-il mauvais pour les autres ? Le 6 mai 1970. EMILE BOUVIER, S.J. professeur titulaire d'économie politique et de Relations industrielles à l'Université de Sherbrooke
J e n'ai a u c u n e autorité pour commenter u n e élection. Mais en guise de réaction personnelle im-médiate, je dois avouer que celle-ci nous a plongés dans la surprise et la stupeur. En janvier à la can-d i can-d a t u r e can-du p a r t i , un jeune incon-nu sans expérience au premier tour de scrutin s u p p l a n t e des collègues racés ; le même h o m m e inconnu et sans expérience 3 mois après balaye la province avec 72 sièges. Il bouscule ainsi le parti au pou-voir et lui inflige u n e humilian-te défaihumilian-te. Avec u n e équipe d'une pâleur sans précédent, son par-ti a éclipsé des candidats de talent qui auraient enrichi l'As-semblée Nationale. Comment ex-pliquer ce raz de marée ? Est-ce l'effet de la peur, de l'inquiétude, de l'angoisse ? C o m m e n t expliquer cette convergence d'effets ? N'y au-rait-il pas un cerveau central qui n'a pas voulu p r e n d r e de risque et qui a a n i m é u n e machine mys-térieuse et efficace qui s'est infil-trée dans tous les comtés de la pro-vince et a réussi le coup dans le silence et le calcul ? Il est vrai que lorsque les affaires vont mal, les gouvernements changent, mais ils changent avec la logique du raison-nement et non avec la panique des fuites de capitaux simulées. Ce ré-sultat me laisse l'impression d'un peunle qui a reculé devant "l'es-f.Tblishment", la concentration des pouvoirs et le rouleau compresseur. C'est u n e victoire mais combien in-q u i é t a n t e ! Elle est t r o p écrasante p o u r être solide et t r o p humiliante p o u r durer. Souhaitons que la po-litique n'a pas triché : elle susci-terait alors plus de dégoût que d'emballement et risquerait de déboucher dans la rue.
Le 5 mai 1970.
1 intérieur
r
A
Réflexions sur les élections
Même si la loi de la belle pro-vince refuse aux morts le droit de vote — et encore que j'en con-naisse qui aient voté — et que de ce fait mais surtout parce que je me suis toujours fait un point d'honneur de ne rien faire com-me com-mes semblables je n'ai pas voté lors des élections du 29 avril dernier. Qu'on me
permet-te cependant de donner ici mes impressions sur ce scrutin dont dépendait une fois de plus — et sans doute pas la dernière — le sort de la "patrie canadienne française".
Sur les quelque quatre-vingt diplômés qui furent candidats de l'un ou de l'autre parti lors de ces élections, quarante-neuf ont mordu la poussière (je me demande pourquoi la poussière pfir exemple) et un certain nom-bre s'en sont mordus les doigts.
En examinant la liste de la page six, on s'aperçoit que trois DUM — candidats du parti libéral du Québec sur vingt et un ont été battus contre vingt et un des vingt-six qui se pré-sentaient sous l'azur de l'Union Nationale ; que vingt-deux des vingt-sept du parti Québécois ont été éliminés et que 100% des DUM — candidats sous la bannière créditiste ou celle du NPD ont perdu leurs élec-tion. (Note de la rédaction : le fantôme semble quelque peu tendancieux en présentant les faits de cette façon. Nous nous en excusons auprès du seul didat créditiste et des deux can-didats NPD diplômés de l'Uni-versité de Montréal même s'ils ont été battus.)
C'est dire que près de 70% des diplômés candidats ont per-du leur élection. C'est énorme. C'est grave surtout lorsqu'on pense à la formule qui dit "que le meilleur gagne !"
Même s'il y avait quelque vingt-huit "meilleurs" parmi les
diplômés candidats faut-il en dé-duire que les quarante-neuf
au-tres ne l'étaient pas ? Rien que d'y penser, c'est faire injure à l'Université ! Comment en effet supposer que l'Université ne for-me pas que des "for-meilleurs" ? Comment pourtant expliquez-vous autrement la victoire des uns et la défaite des autres? (... à moins que ce ne soit le contraire : la victoire des autres et la défaite des uns).
Après mûre réflexion j'ai con-clu que notre système d'ensei-gnement est lourdement respon-sable de cet état de chose et cela pour plusieurs raisons :
1. faiblesse de l'enseignement des mathématiques. Pas-se encore que les chiffres des diplômés et leurs calculs n'aboutissent pas toujours aux mêmes résultats que ceux des autres candidats . . . mais que les calculs des Di-plômés de l'Université ne correspondent pas entre eux selon qu'ils sont d'un parti ou de l'autre, de Québec ou d'Ottawa, cela ne marche
plus.
2. faiblesse de l'enseignement de la langue française. Au cours de cette campagne les mots ont perdu leur sens à tel point que certains par-laient de "marasme" quand d'autres pour décrire la mê-me situation parlait de "si-tuation saine" et que dire de l'emploi du mot "écono-miste" dont on a qualifié si-non n'importe qui à tout le moins des gens qui ne l'étaient pas, dévaluant ain-si le mot pour surévaluer l'homme.
3. faiblesse de la logique en-seignée dans notre aima
ma-ter qui explique que des di-plômés se sont entre-déchirés au lieu de s'entraider com-me devraient faire des en-fants d'une même Mère nourricière. Ce qui dénote également un manque de discipline.
Mais trêve de reproches et de jérémiades ! Le nouveau premier ministre n a pas le choix ; il fau-dra bien qu'il se débrouille avec les députés qu'il a pour former son gouvernement.
Quant à nous, nous lui suggé-rons quelques noms qui de-vraient retenir son attention. Nous voyons très bien M. Fran-çois Cloutier, psychiatre, comme président de l'Assemblée Natio-nale, au ministère . . . de la Fa-mille . . . M. Claude Simard (il est de la "famille" non ? à la Voirie, M. Jean-Noël Lavoie, M. Guy Bacon à l'Agriculture, M. Alfred Bossé au Travail, M. Ben-jamin Faucher au Revenu, M. Bernard Pinard . . . à votre San-té, M. Roger Pilote au Trans-port, M. Laurent Rivest à l'In-dustrie, M. André Marchand au Commerce, M. Jean Bienvenu au Tourisme. M. fean-Paitl L'Al-lier aux Forêts (L'AlL'Al-lier, défor-mation jouale de "Vhallier" ensemble de buissons épais), M. Jacques Durand à la Colonisa-tion, M. Paul Lafranee aux Re-lations avec qui voits savez.
Ce n'est là qu'un exemple de marche à suivre pour former le gouvernement. Il y en a d'autres et nous aurions pu faire le même travail en nous basant sur les noms de comtés plutôt que sur les noms des députés. De toute façon cela n'a guère d'impor-tance en vertu du principe de Peter...
L e fantôme d e l'Université
Cuduie
en
campagne
par Jacques Ouay
CM. Z. B.J. JXJ. .12:
aiiociei AVOCATS CENTRE PROFESSIONNEL 5, RUE PRINCIPALE ST-NÉCIPHORE le 31 mat 1970 Chers diplômé(e)s.Mon oncle de Nicolet, celui qui était le grand maître de la patente dans la région, est revenu de Montréal tout bouleversé. Comme à chaque année il avait fait son pèlerinage dans le vieux quartier latin de Montréal.
Cette année il a cherché en vain la vieille université, rue St-Denis, près Ste-Catherine. Plus rien. Il ne restait pas pierre sur pierre du temple de sa jeunesse.
Déjà il avait regretté que son aima mater abandonne le centre de Montréal pour la monta-gne. Puis il s'était rendu à la raison de ses con-frères. Sur l'autre versant du Mont-Royal, l'Uni-versité de Montréal allait devenir une institution de Haut-Savoir dans un quartier oit les Cana-diens français auraient leur petit Westmount bien à eux.
Mais c'est avec un pincement au coeur qu'il avait vu l'Ecole des métiers commerciaux s'ins-taller dans le vénérable immeuble de la rue St-Denis. "On fait de la vulgaire pâtisserie française là oit j'ai appris la recette du gâteau de noces chez les Romains. Mais enfin les vieilles pierres vivent toujours . . ." répétait-il.
Mais là c'est fini. "Heureusement il y a en-core le restaurant Géracimo et une librairie face à l'église St-Jacques. Mais triste peuple que celui qui détruit ses monuments..."
J'ai dû l'amener de force rue Edouard-Mont-petit. Et encore il n'a accepté de me suivre que pour constater que c'était bien vrai qu'on avait débaptisé "cette affreuse rue Maplewood."
Là il est bien content. "Edouard-Montpetit ! Enfin un nom digne d'une université. Mais la rue quelle honte. C'est pas une rue, c'est pire que le pire rang de mon comté..."
Puis il s'est enfin décidé à regarder l'Univer-sité. De Bellingham ("qu'attend-on pour donner un nom de chrétien à cette artère universitaire?") à Côte-des-Neiges, ou presque, il n'a vu que bâ-timents en construction ou transformés.
"Quoi? l'Université occupe l'Institut Jésus-Marie ? Mais si ça continue elle va envahir l'Ora-toire St-Joseph ?"
Il n'a jamais voulu croire que l'édifice de l'administration n'était que temporaire. "Dans mon temps on n'aurait même pas imaginé un tel luxe".
Il n'a pas voulu visiter le laboratoire de phy-sique nucléaire. "Moi, ce qui est sous terre ça me paraît pas catholique. Et puis ce qui est nu-cléaire c'est dangereux. Mais ça doit donner une réputation internationale . . ."
Devant un immense stationnement de béton, à flanc de colline, il n'a pu s'empêcher de rire aux éclats : "Si Maurice voyait ça ! Lui qui trouvait déjà en 1957 qu'il y avait trop d'autos sur le campus. C'est pour le coup qu'il couperait toutes les subventions. .."
"Tout ça pour les Sciences Sociales? Mais Gé-rard Filion a bien raison. Il sont trop nombreux. Quoi des amphithéâtres ? Comme à la Sorbonne. "Le seul mot "amphi" la réconcilié avec les "ma-nifs". Le rêve irréalisé de mon oncle ça aurait été d'aller étudier à Paris.
Il m'a finalement confié: "T'avais raison c'est incroyable. Il faut que je souscrive au fonds du cinquantenaire. J'ai été un mauvais nationa-liste."
A ce moment-là, les portes des mille et une .miles de cours se sont ouvertes. Mon oncle est de-venu rouge. Il a défait son col. Il n'a pu dire un mot. Longtemps après il s'est exclamé : "De mon temps il y en avait à peu près pas et c'était des chicots à lunettes. Mais a.'s-tu vu ces . . ." Il cher-chait le mot juste. Il a finalement lancé : "ces... ces... ces .. mini-jupes".
Et il a doublé le montant qu'il voulait don-ner.
G u d u l e Z ,B.A., L L . L .
AVONS-NOUS
VRAIMENT FAIT
L'EFFORT M A X I M U M ?
RAPPORT DES SOUSCRIPTIONS PAR FACULTE:
NOMBRE DE M O N T A N T M O V F M N F SOUSCRIPTIONS SOUSCRIT m u i t n n t
AGRONOMIE 41 $ 3,303 $ 8 0
ARCHITECTURE & URBANISME 63 18,420 292
ARTS 34 3,977 117
CHIRURGIE DENTAIRE 99 10,145 102
DROIT 382 106,410 278
H.E.C 314 68,748 218
HYGIÈNE - ÉDUCATION PHYSIQUE 23 756 32
LETTRES - BIBLIOTHÉCONOMIE 78 4,265 54
MÉDECINE - DIÉTÉTIQUE
RÉHABILITATION - TECH. MÉDICALE 218 36,245 166
MÉDECINE VÉTÉRINAIRE 81 4,086 50
MUSIQUE 5 80 16
NURSING - INST. AAARG.-D'YOUVILLE 59 1,260 21
OPTOMÉTRIE 26 1,547 59
PHARMACIE 159 16,103 101
PHILOSOPHIE - PSYCHOLOGIE
ÉTUDES MÉDIÉVALES 40 2,345 58
POLYTECHNIQUE 466 97,710 209
SCIENCES 82 13,974 170
SCIENCES DE L'ÉDUCATION
INST. PÉDAGOGIQUE NOTRE-DAME
INST. PÉDAGOGIQUE FAMILIAL 28 967 34
SCIENCES SOCIALES 124 10,350 83
THÉOLOGIE - SCIENCES RELIGIEUSES 99 12,001 121
DIVERS 15 847 56
TOTAL 2,436 $413,539 $169
|)|,B, _ Ce r a p p o r t inclus les souscriptions d u 1er j u i n 1968 au 3 0 a v r i l 1970. I l ne t i e n t pas c o m p t e des souscriptions reçues d i r e c t e m e n t au
Fends d e D é v e l o p p e m e n t .
S'INTERROGE
SUR L'INTER
Joseph Basile a écrit : " S u p p r i m o n s dans u n g r o u p e
social t o u t échange de signaux o r a u x o u écrits et ce g r o u p e , en tant q u e g r o u p e , cesse d'exister. Ce sont donc les c o m m u n i c a t i o n s d e signes et d ' i n f o r m a t i o n s q u i f o n t v i v r e le g r o u p e ; et plus f a c i l e m e n t s'opère cette t r a n s m i s s i o n , plus il sera v i v a n t et apte à se d é v i e o p p e r . "
L'Inter est sans c o n t r e d i t le p r i n c i p a l , sinon le seul m o y e n d e c o m m u n i c a t i o n de l'association des D i p l ô m é s . L'Association ne serait plus la m ê m e s'il n'existait cette p o s s i b i l i t é d e c o m m u n i q u e r r é g u l i è r e m e n t avec ses m e m -bres. L'Inter est n o n seulement le lien e n t r e ceux-ci, mais aussi le ien e n t r e l'Université et ses anciens q u i o n t u n rôle i m p o r t a n t à jouer auprès d ' e l l e .
Consciente d e l'importance d e l'Inter, l'Association s'est a p p l i q u é e à a m é l i o r e r o u t r e son c o n t e n u , sa p r é -sentation au cours des dernières années. En s e p t e m b r e d e r n i e r , il le f û t une fois d e plus. L'Inter est passé de 16 à 28 pages ; sa " t e n u e " (papier, mise en p a g e , etc.) a é g a l e m e n t été t r a n s f o r m é e .
E n f i n , o n a reconnu la v a l e u r c o m m e r c i a l e d e l'Inter, car d e p u i s s e p t e m b r e 1969 des entreprises l'utilisent rég u l i è r e m e n t comme v é h i c u l e p u b l i c i t a i r e . Cette " c o m -m e r c i a l i s a t i o n " p e r -m e t d e co-mpenser l ' a u g -m e n t a t i o n des frais postaux et à la l o n g u e , c o n t r i b u e r a à soulager le b u d g e t de l'Association.
NJous avons d e m a n d é à q u e l q u e s d i p l ô m é s ce q u ' i l s pensent d e leur Inter.
1 / Pourquoi lisez-vous l'Inter?
2 / Quelle est la section à laquelle vous tenez le plus ? Pourquoi ?
3 / Que devrait-il être selon vous pour répondre davan-tage à des objectifs et notamment pour "faire mieux vivre l'Association" ? (voir citation J. Basile ci-dessus) 4 / Que voudriez-vous y trouver ? Reportage,
chroni-ques, interviews, analyses, opinion du lecteur, etc. 5 / Pensez-vous que Tinter devrait dépasser le stade d e la simple information et songer à une certaine f o r m e d'engagement ?
6 / Que pensez-vous de la "commercialisation" par l'In-troduction de pages publicitaires ?
7 / Si l'Inter était tel que vous le souhaitez ci-dessus, seriez-vous prêt à vous y abonner ($) ?
Et vous, qu'en pensez-vous?
Faites parvenir vos
commentaires a : 12 L'INTER / MAI 1970
l'Inter
Les Diplômés de l'Université de Montréal C.P. 6128 Montréal 101 JEAN DAGENAIS HEC '59 Directeur-gérant Trust Général du Canada Trois-Rivières
L'Inter me renseigne sur les al-lées et venues de mes confrères d'Université. De plus, depuis quel-que temps, la chroniquel-que sur l'évo-lution de l'université m'intéresse particulièrement "évolution physi-que, sociale et pédagogique."
2 /
Il y en a plusieurs. La Vie de l'Association, nouvelles du campus et la vie des diplômés. Une revue de diplômés d'une institution com-me l'Université de Montréal doit p r i m o r d i a l e m e n t renseigner ses membres d'une façon simple et sans prétention, sur avant tout trois sujets : l'Association, l'institution et finalement les diplômés eux-mêmes. La direction de la revue doit s'inspirer d'abord dans sa ré-daction du principe suivant : l'exis-tence de la revue n'est justifiée que par le degré de communica-tion qu'elle peut permettre entre les trois éléments ci-haut mention-nés.
3 /
J'ai répondu un peu à cette ques-tion à l'article précédent. Ces trois éléments doivent être la base de rédaction de la revue. Il va de soi que ces thèmes doivent être ac-compagnés d'articles de fond dont le texte explicite davantage les trois éléments de base.
4 /
Tout ce qui est mentionné dans la question. Cependant, il ne fau-drait pas que les articles de fond soient trop spécialisés, trop scien-tifiques et trop longs. On ne doit jamais oublier que l'Inter s'adresse à des diplômés de toutes les fa-cultés.
5 /
Oui, pour des sujets controver-sés qui regardent spécifiquement l'Université de Montréal ou ses éco-les affiliées, son développement, son existence, création ou dispa-rition d'une faculté ou d'une école (par exemple : transfert à l'Univer-sité Laval de la faculté d'agroi'io-mie). L'Inter, dans ce genre d'en-gagement, ne doit pas refléter l'opinion de la direction de l'Uni-versité uniquement, mais aussi des diplômés. A l'occasion, faudrait-tl demander sous forme de question-naire aux diplômés, leur opinion sur un sujet d é l i c a t . . . ?
6 /
Pleinement d'accord, ça existe présentement. La publicité devrait cependant être choisie selon cer-tains critères : présentation gra-phique, sujet de l'annonce, etc. Il y a un danger, celui que la revue devienne un catalogue publicitaire et, de ce fait, que l'on ne l'oblige à faire ses frais. En principe, la revue n'existe pas pour la publi-cité, mais plutôt pour communi-quer entre les divers éléments qui constituent l'essence même de son existence, soit l'Association, l'Uni-versité et les diplômés.
71
La première année o u i ,
proba-blement encore la deuxième, mais après, négligence, déménagement ou autres . . . A mon point de vue, ce serait faire un pas en arrière. La revue fait connaître non seule-ment l'Association, mais surtout l'Université de Montréal. C'est peut-être le meilleur moyen de rela-tions publiques que possède la di-rection de l'Université. Pour cette principale raison, la revue ne doit pas être vendue, et la publicité payée doit demeurer un faible pourcentage du coût de l'édition.
GUY BEAUGRANO-CHAMPAGNE Sciences Sociales '48 Directeur Service de Formation et d'Animation SMA - f
J'y trouve rapidement et régu-lièrement le minimum de rensei-gnements susceptibles de m'inté-resser à propos de ce qui survient
h l'Université ou de ce qu'on
en-treprend i l'Université, en parti-culier dans les domaines qui ont quelque rapport avec mes activités professionnelles.
2 /
D'abord, les reportages sur des services ou des opérations (Edu-cation Permanente, Audio-Visuel, etc.) ; les recensions et analyses; les nominations, en somme ce qui m'est information pertinente. 3 /
Puisque j'en lis ce qui m'inté-resse personnellement, je ne peux répondre pertinemment à cette question. En fait, je ne prends pas l'Inter comme un moyen de com-munication entre membres d'une association dont je ne suis pas in-timement préoccupé de faire par-tie. Il n'est tout au plus qu'un moyen pour l'Université de me faire savoir succinctement ce qui s'y passe.
4 /
3 /
5 /
Je n'en vois donc pas le besoin. 6 /
Ne me dérange en aucune ma-nière.
71
Du point de vue où je me place, ce serait plut que douteux . . .
JOSEPH SAVARD Sciences Sociales '39 Sciences de l'Education '47 Conseiller d'orientation
Pour connaître ce qu'il peut y avoir de nouveau sur le plan des changements de programme dans chacune des facultés.
2 /
Je m'intéresse à toutes, mais plus particulièrement à celles dans lesquelles il est question de psy-chologie et d'orientation et ce, à cause de ma profession.
71
Oui, si le con^liii besoins, àiS
I * 1 / 2 / "La Vio du g le campus" dont tlon m'intéreiie ment. 6 /7/
P o u r q u o i pas si ! • p r i x est rai-s o n n a b l e p u i rai-s q u ' i l m e r e n d rai- ser-vice ? F E R N A N D OUELLETTE Sciences S o c i a l e s ' 5 2 R é a l i s a t e u r Je le f e u i l l e t t e sans le l i r e . 2/ La p a g e d ' a n n o n c e d e s v o y a g e s . Je suis i n f o r m é d e s v o y a g e s p o s -s i b l e -s . 3/ " F a i r e m i e u x v i v r e " l ' A s s o c i a t i o n n e m ' i n t é r e s s e p a s . Par c o n -s é q u e n t , je n e -sui-s pa-s d ' a c c o r d , e n p r i n c i p e , avec ce t y p e d e r e -v u e . L'Inter ne p e u t être q u ' u n e p l a c e p u b l i q u e a u s e r v i c e d e la v a n i t é d e s p r o f e s s i o n n e l s e t d e s p o t i n s . 4/ L ' é t a t d e la r e c h e r c h e d a n s t o u -t e s les f a c u l -t é s . Q u e l l e s s o n -t les r e c h e r c h e s e n t r e p r i s e s p a r M a r c e l R i o u x , p a r René J . A . L é v e s q u e o u le d o c t e u r B a r b e a u , e t c . 5/ D a n s la p e r s p e c t i v e d e d e v o i r r e s t e r n e u t r e , p o u r p l a i r e à u n e c l i e n t è l e d ' a v o c a t s , d e m é d e c i n s , d e p h a r m a c i e n s , d ' i n g é n i e u r s , d e c o m p t a b l e s , je n e v o i s pas c o m m e n t c e t t e r e v u e p o u r r a i t p r é t e n -d r e à u n v é r i t a b l e e n g a g e m e n t . 6/ D a n s la m e s u r e o ù la r e v u e d e -m e u r e i n d é p e n d a n t e , ça -m e laisse i n d i f f é r e n t .
71
Par D É F I N I T I O N l ' I n t e r n e p e u t pas ê t r e t e l q u e je le s o u h a i t e . Par e x p é r i e n c e , je sais q u ' o n ne f a i t j a m a i s la r e v u e r ê v é e . De p l u s , je r e ç o i s d é j à u n e d i z a i n e d e r e v u e s q u e je n ' a r r i v e pas à l i r e , f a u t e d e t e m p s . R A Y M O N D CYR P h a r m a c i e ' 4 4 C o l l è g e d e s P h a r m a c i e n s d u Q u é b e c A y a n t d é j à f a i t partie d e diverses associations lorsque je f r é q u e n -tais l'Université, j ' y suis encore attaché et l ' I n t e r é t a n t le seul or-g a n i s m e d ' i n f o r m a t i o n , m e p e r m e t d ' e n a v o i r des n o u v e l l e s , d ' e n sui-v r e les p r o g r è s e t les c h a n g e m e n t s . 2/ Le q u e s t i o n n a i r e soumis à trois g r o u p e s d e d i f f é r e n t s âges est très intéressant a m o n sens parce q u ' i l p e r m e t d e v o i r les points d e v u e variés sur divers aspects d e la v i e universitaire e t sur ce q u i d e v r a i t ê t r e f a i t . Sur " l a vie des d i p l ô m é s , "u n e c o l l a b o r a t i o n plus étroite avec les corporations professionnelles o u autres a n i m e r a i t d a v a n t a g e cette section.
3/
Pour " m i e u x faire v i v r e l'Asso-c i a t i o n , " il f a u t q u e l'Inter puisse intéresser non s e u l e m e n t les a n -ciens d'il y a 15 ans et plus, mais aussi les jeunes diplômés e n leur fournissant ce q u i p e u t les intéres-ser et ce q u i pourrait les faire par-ticiper.
4/
" R e p o r t a g e s " avec des étudiants déjà engagés dans diverses asso-ciations et s'occupant activement d e la chose universitaire — " O p i -nions d u l e c t e u r " surtout sur idées positives — "Possibilités" et champs d'action q u i s'ouvrent aux d i p l ô m é s après leurs études et ce dans T O U -TES les disciplines.
5/
l a simple i n f o r m a t i o n est b a n a l e et n é g a t i v e . Je crois à l'engage-m e n t , l'engage-m ê l'engage-m e si certaines personnes p e u v e n t se sentir visées et que ça les blesse, car " d u choc des idées jaillit la l u m i è r e . "
6/
U n e publicité bien présentée et originale peut être très intéressante et attirer l'attention. M e n t i o n n e r le ou les noms des d i p l ô m é s dans une annonce ainsi que l'école et l'an-n é e d e g r a d u a t i o l'an-n serait aval'an-nta- avanta-g e u x pour une f i r m e q u e l c o n q u e .
7/
M o i , je serais p r ê t à m'y abon-ner, mais je ne crois pas que l ' a b o n n e m e n t serait une réponse. Les motivations ne seraient pas suffisantes pour un tel geste. L'In-ter, t e l q u e l , me semble à carac-tère t r o p conservateur et s'il ne d é p l a î t pas, il ne crée pas d ' é m u -lation et ne semble satisfaire que le " b i e n assis." Il ne r é p o n d pas a u x aspirations de plus de 5 0 % des d i p l ô m é s .
M A D E L E I N E L A M A R C H E
Faculté des arts 1965 S e c r é t a i r e La v i e c u l t u r e l l e m'a t o u j o u r s i n téressée et par v o i e d e c o n s é q u e n -ce, j ' a i m e b i e n s a v o i r ce q u i b o u t d a n s la m a r m i t e u n i v e r s i t a i r e . Le r a y o n n e m e n t des u n i v e r s i t é s est t e l l e m e n t g r a n d d e nos j o u r s , q u ' o n ne p e u t rester i n d i f f é r e n t . Il y a aussi les v o y a g e s p a r a v i o n s n o i i s é s o f f e r t s a u x d i p l ô m é s . 2/ Les r e p o r t a g e s c o n c e r n a n t l ' U n i -v e r s i t é e l l e - m ê m e et é m a n a n t d u b u r e a u d e l ' I n f o r m a t i o n d e l ' U n i v e r s i t é d e M o n t r é a l . Ces r e p o r t a g e s p e r m e t t e n t de s u i v r e l ' é v o l u t i o n d e l ' e n s e i g n e m e n t u n i v e r s i t a i r e , le r a y o n n e m e n t d e l ' U n i v e r -s i t é à t r a v e r -s le m o n d e r e l a t é d a n -s les a r t i c l e s c o m m e la m i s s i o n ar-c h é o l o g i q u e e n S y r i e l ' é t é d e r n i e r o u les r e c h e r c h e s d e m o n s i e u r Lio-n e l V a l l é e au P é r o u . 3/ L ' A s s o c i a t i o n sera d ' a u t a n t p l u s v i v a n t e q u e les d i p l ô m é s s e r o n t i n t é r e s s é s à g a r d e r des l i e n s avec l ' U n i v e r s i t é . Le r e c y c l a g e est d e v e n u u n e nécessité, s i n o n o n d e -v i e n t -v i t e u n " a n a c h r o n i s m e " . P o u r q u o i ne pas s e n s i b i l i s e r d a -v a n t a g e les d i p l ô m é s a u x c o u r s o f f e r t s par le S e r v i c e d ' E d u c a t i o n P e r m a n e n t e e n p u b l i a n t d a n s l ' I n -t e r -ta lis-te d e ces c o u r s , les d a -t e s et l i e u x d ' i n s c r i p t i o n , e n i n f o r m a n t les d i p l ô m é s d e s a c t i v i t é s c u l t u -r e l l e s : c i n é m a , c o n f é -r e n c e s . 4/ J ' a i m e r a i s y t r o u v e r les r e n s e i g n e m e n t s m e n t i o n n é s d a n s la r é -p o n s e -p r é c é d e n t e . Q u a n t a u x re-p o r t a g e s , c h r o n i q u e s , interviev^'s, a n a l y s e s , j ' a i m e b i e n la f o r m e act u e l l e . Pour ce q u i esact d e l ' o p i -n i o -n d u l e c t e u r , j ' y r é p o -n d s A la q u e s t i o n s u i v a n t e . 5/ Je ne le c r o i s pas. Il ne f a u d r a i t pas q u e l ' I n t e r d e v i e n n e u n j o u r nal d e c o m b a t , u n v é h i c u l e d ' o p i -n i o -n s p e r s o -n -n e l l e s . Il r i s q u e r a i t d e d e v e n i r u n j o u r n a l d e c o n t e s t a t a i r e s . Je crois q u e l ' I n t e r d o i t d e -m e u r e r u n j o u r n a l d ' i n f o r -m a t i o n o b j e c t i v e p o u v a n t intéresser le p l u s g r a n d n o m b r e d e d i p l ô m é s . N o u s s o m m e s g a v é s d e p o l é m i q u e s dans les j o u r n a u x , à la TV. Je crois q u e l ' I n t e r d o i t rester au-dessus d e la p o l é m i q u e . 6/ Je suis a b s o l u m e n t d ' a c c o r d sur l ' i n t r o d u c t i o n de q u e l q u e s p a g e s p u b l i c i t a i r e s , a f i n d e s o u l a g e r le b u d g e t d e l ' A s s o c i a t i o n . Il f a u t c e p e n d a n t q u e l'espace r é s e r v é à la p u b l i c i t é d e m e u r e r e s t r e i n t .
71
O u i , m a i s je croîs q u e le c o û t d o i t ê t r e m o d i q u e , s i n o n l ' e n v o i d u c h è q u e p o u r r a i t ê t r e r e n v o y é a u x c a l e n d e s g r e c q u e s . N o u s s o m -m e s t e l l e -m e n t s o l l i c i t é s d e t o u t e s p a r t s , q u ' i l f a u t f a i r e u n c h o i x d o n t p o u r r a i t s o u f f r i r l ' I n t e r , JULES L É O N A R D P o l y ' 5 2 A d m i n i s t r a t e u r g é r a n c e des c o n t r a t s e n c o n s t r u c t i o n Je lis l'Inter a f i n de m e t r e m p e r dans cette vie universitaire d ' a u -j o u r d ' h u i si bien décrite dans ses pages, vie f a i t e des aspirations les plus nobles d e la conscience d ' u n p e u p l e et ce, à travers les lignes décrivant les progrès universitairesdus aux administrateurs, profes-seurs, d i p l ô m é s et étudiants.
2/
Je tiens t o u t p a r t i c u l i è r e m e n t à la r u b r i q u e "Sur le c a m p u s " parce q u ' o n y décrit tes é v é n e m e n t s d e la vie dans l'enceinte universitaire. Ainsi, à travers ces é v é n e m e n t s , nominations, démissions, sondages, mesures administratives et autres, le lecteur p e u t se faire une i d é e assez juste d u calibre d e la v i e universitaire.
3/
Je crois que les m e m b r e s d e l'Association n'écrivent pas assez à l'Inter pour f a i r e passer des ar-ticles, messages b é n é f i q u e s aux autres m e m b r e s . Il serait o p p o r t u n de consacrer une r u b r i q u e "Entre m e m b r e s " à cette f i n . Plusieurs prises d e positions valables de la part d u corps professoral ont été publiées dans les journaux sans l'être dans l'Inter. il y a lieu d e songer à intégrer les points sail-lants de ces prises d e positions, a f i n de diffuser la pensée univer-sitaire à son meilleur.
4/
Articles de f o n d concernant les options s'offrant aux m e m b r e s de l'Association face à la d é v a l u a -tion de l'instruc-tion. Résumé des t r a v a u x d u corps professoral o u des m e m b r e s concernant les grands p r o b l è m e s de l'heure. Un éditorial capable d e préciser à travers l'In-ter, l'orientation de l'Université vis-à-vis le m o n d e d u travail et de l ' e m p l o i , vis-à-vis la vie natio-nale.
5/
L'Inter se doit de p r e n d r e u n e n g a g e m e n t vis-à-vis les questions exclusivement universitaires, telles q u e la défense des libertés acad é m i q u e s contre les influences p o -litiques indues. L'Inter sans s'eng a s'eng e r comme support d ' u n e o p i -n i o -n , se d o i t de réserver quelques lignes aux déclarations les plus valables des m e m b r e s de l'Asso-ciation ou m ê m e des hommes po-litiques.
6/
Il ne f a i t aucun d o u t e q u ' u n e publicité choisie a sa place d a n s l'Inter et que cette publicité per-mettra la d i f f u s i o n plus efficace des thèmes propres à intéresser les m e m b r e s de l'Association.
7/
Pour m o i , une r e v u e q u i me m e t en contact avec mes confrères, q u i me renseigne sur la vie d e l'Uni-versité ne s'estime pas e n fonc-tion d u coût et de ce f a i t je m ' y abonnerais volontiers.
1 tCT
POURQUOI PAS LA VOILE?
Ç a . . . ? . . . Ou ça ?
A Montréal, selon le père Con-rad East, professeur à l'Ecole de santé p u b l i q u e de l'Université ( F O R U M VOL. IV, no 29), il tombe en moyenne 6,000 tonnes de polluants par jour. Et contraire-ment à une opinion assez r é p a n d u e il ne faut pas en accuser unique-ment les raffineries de l'est de Montréal. 6 0 % du total des pol-luants dégagés q u o t i d i e n n e m e n t dans la Métropole le sont par les automobiles. C'est assez dire que bien peu de Montréalais ou de banlieusards qui travaillent en vil-le y é c h a p p e n t . . . à moins d'en sortir.
Le moyen d'y échapper ? Le masque à gaz, semble suggé-rer la photo ci-contre qui illustre l'article de Forum intitulé "A q u a n d les masques à gaz ?"
Ou bien alors l'évasion vers des régions plus hospitalières.
U n groupe de diplômés vous propose Vaudreuil-sur-le-lac oià il a fondé le Club n a u t i q u e Deux-Montagnes. Non seulement vous y trouverez l'air p u r que vous cher-chez mais vous y découvrirez éga-lement les joies de la voile et tout u n m o n d e d'activités aussi saines que variées et inépuisables à trente minutes de Montréal.
La voile : mythes et réalités
C o n t r a i r e m e n t à ce q u e l'on croit généralement, la navigation à voile n'est ni dangereuse, ni
dif-ficile. La preuve : il n'est pas rare de voir des enfants piloter parfai-tement de petits esquifs. Et songez donc à cet aviateur qui à traversé, il y a deux ans, l'Atlantique à bord d'un voilier de six pieds !
Apprenez donc que les voiliers à quille, c'est-à-dire grosso m o d o tous ceux qui ont plus de vingt pieds ne peuvent chavirer : la masse de plomb qui alourdit la quille et dont le poids est pro-portionnel aux dimensions du voi-lier, le ramène toujours en posi-tion normale quel que soit le vent ou la vague, et cela en vertu de la loi de la gravité. D'autre part, un amateur de voile, et en fait tout être h u m a i n porteur d'un gilet de sauvetage convenable ne peut cou-ler, se noyer, fût-il évanoui.
A u t a n t de choses q u e vous ap-prendrez à l'Ecole de Voile du C.N.D-M. où les débutants, avant même d ' a p p r e n d r e les rudiments de la navigation à voile, appren-nent les quelques règles simples de la sécurité n a u t i q u e .
Un club familial
Car le C l u b n a u t i q u e Deux-Mon-tagnes ne néglige rien du fait q u e c'est un club familial où parents et enfants peuvent se récréer ensem-ble dans une atmosphère u n i q u e et un cadre enchanteur.
Il occupe une partie des .300,000 pieds carrés d'une propriété parta-gée entre un i m p o r t a n t boisé de grands pins, des pelouses et de
vieilles résidences classées et un terrain de jeu privé. Il vous pro-pose u n lac de vingt-huit milles de longueur, de quoi satisfaire les plus audacieux et tous les goûts. La preuve : les q u e l q u e cent vingt-cinq voiliers de toute grandeur, cou-leur, forme, amarrés au brise-lame tout neuf du Club.
Et il y en a p o u r tous les goûts. Q u e vous vouliez vagabonder, pê-cher, vous baigner, aller jeter l'an-cre dans u n e crique déserte pour y casser la croûte ou simplement rê-ver, que ce soit p o u r un jour, une semaine, u n mois, le Club nauti-que Deux-Montagnes est l'endroit idéal.
A 30 minutes de Montréal
Et ce q u i ne gâte rien : il est à trente minutes d'autoroute sans ar-rêt de Montréal, q u e vous partiez du bas de la ville par l'autoroute Bonaventure et Décarie ou par le boulevard Métropolitain. Vous rou-lez vers l'ouest sur la route trans-c a n a d i e n n e jusqu'à la sortie no 10, vous tournez à droite et vous tom-bez sur le club, juste après le se-cond virage.
Et puis ne vous inquiétez pas p o u r votre voilier. Nous vous ai-derons à le choisir, en connaisseurs. Il y en a de trente-six modèles et d'autant de p r i x . . . et plusieurs ne d e m a n d e n t a u c u n entretien . . .
Alors oui : Vous vous décidez à venir nous r e j o i n d r e ?
B o n n e voile I