Septembre 1969,
volume 11, no 1.
M e n s u e l d'information des Diplômés de l'Université d e IVIontréaiOn a retracé
Gudule
Le célèbre Gudule Z dont les pro-pos faisaient les délices des lec-t e u r s du Quarlec-tier Lalec-tin dans les a n n é e s ' 6 0 décide de faire c a m -pagne pour la C a m p a g n e . Page 4
Des diplômés
nouvelle vague
^'expliquent
Des nouveaux diplômés s'ex-pliquent en t o u t e liberté sur des questions d'une brûlante ac-tualité.
Hier,
aujourd'hui,
'emain !
Q u e représente l'arrivée à l'Uni-versité pour des diplômés de trois générations différentes? page 2 0
^^aâîm'^
A I D E Z - N O U S À V O U S P A R L E R
E T À P A R L E R D E V O U S !
O u o i d e n e u f ? ^'^'^'^- T'"nrr--r^r^rrjr—TF^w:i
Emploi? Promotion? Nomination?
Déménagement?
Téléphone?
Mariage? ^ '
4 4 4 414 • ! 4 4 4
Quoi de neuf chez vos amis diplômés? reçoivent-ils l'Inter? ,
6 Siô 6 6 6 GlE 5 S 6
F A I T E S - N O U S LE S A V O I R
B O U G E Z - V O U S ? de toute façon
B O U G E Z - V O U S ! ! !
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Direction et rédaction / Les Diplômés de l'Université de Montréal
Nouvelles et reportages sur I Université / Le Bureau de l'information de l'Université de Montréal Publicité / Jean Séguin et Associés
Maquette et supervision technique / Guilbault. Spénard et Associés Typographie / Rive Sud Type Service
linter
^
ON CONTINUE...
Une
nouvelle
étape
La présente livraison de l'Inter
constitue le début d'une nouvelle
étape pour cette publication de
l'as-sociation des Diplômés de
l'Univer-sité de Montréal. Depuis avril 1947,
date de la première parution d'un
bulletin polycopié intitulé l'Inter,
les transformations ont été
nom-breuses et ont illustré en quelque
sorte, l'évolution de l'Association
elle-même.
Depuis avril dernier, une
augmen-tation radicale des frais de poste
a grandement perturbé le monde
des publications canadiennes. Au
nom d'une "certaine logique" dont
le mystère nous échappe (à moins
qu'elle ne soit trop évidente) le
ministère fédéral des
Communi-cations a laissé la porte ouverte
aux publications étrangères,
quel-que peu augmenté le coût
d'expé-dition des revues de caractère
com-mercial et acculé à la disparition
pure et simple un très grand
nom-bre de journaux et bulletins
d'orga-nismes sans but lucratif.
De $300
à $1,600
L'association des Diplômés, pour sa
part, a vu passer les frais de poste
de l'Inter de $300 à $1,600 par
mois.
Devant cette situation,
l'associa-tion des Diplômés avait le choix
entre suspendre la publication de
l'Inter, adressée mensuellement à
33,000 diplômés ou relever le défi
et continuer. L'inter de septembre
1969 est notre réponse : nous
con-tinuons.
Pour ce faire, nous avons résolu
d'ouvrir nos pages à des entreprises
commerciales désireuses d'offrir
leurs services aux diplômés de
l'U-niversité de Montréal. Au chapitre
de la rédaction, de nouvelles
chro-niques ont déjà fait leur apparition
et d'autres viendront au cours des
prochains mois.
Grâce à la précieuse collaboration
du bureau de l'Information de
l'U-niversité de Montréal dont les
arti-cles sont identifiés par le sigle
BIUM, l'Inter offrira à chaque
mois de nombreuses nouvelles et
reportages concernant l'Université
elle-même.
On a retracé
Gudule
Au cours du dernier été, le
secré-tariat de l'Association a entrepris
la revision complète de son fichier
contenant les noms de tous les
di-plômés de l'Université de Montréal.
Cette vérification nous a permis
entre autres, de retracer le célèbre
Gudule Z dont les propos faisaient
les délices des lecteurs du Çhiartier
Latin dans les années '60. Ses
con-frères seront certainement très
heu-reux de le retrouver mensuellement
dans l'Inter où Gudule a décidé de
faire campagne pour la Campagne.
Le directeur général,
Pierre Gravel
lirter
SEPTEMBRE 1969
VOLUME n , No 1
LE C O N S E I L D ' A D M I N I S T R A T I O N M e C l a u d e - R . M a r c h a n d . Droit ' 5 3 , président M . Yves G u é r a r d . Sciences 5 6 , v i c e - p r é s i d e n tDr Roger Desjardins, Sciences
•45, vice-président M , G a s t o n Pelletier, H E C 59 secrétaire M e G e o r g e s - E . M a r c h a n d , H E C, ' 5 9 et Droit ' 5 8 , Trésorier M e J e a n - C l a u d e D e l o r m e , Droit ' 5 9 , directeur Dr Paul D a v i d , Médecine ' 4 4 , directeur M , Guy J C , J o r o n , Scienceç sociales ' 6 4 , directeur
M . Claude Lafontaine, Phar
macie ' 5 6 , directeur
M l l e H u g u e t t e M a r l e a u , Droit
' 5 4 , directeur
M . Robert P a n e t - R a y m o n d ,
Poly ' 6 5 , directeur
M . Guy SIfcard, Poly ' 5 6 ,
direc-teur M . J a c q u e s Villeneuve, Sciences sociales ' 4 9 , directeur LES M E M B R E S D U C O N S E I L DE L ' U N I V E R S I T É n o m m é s sur r e c o m m a n d a t i o n des D i p l ô m é s J e a n - P a u l Gignac, Poly 47 H o n . J u g e Guy G u é r i n , Droit 53 N O S R E P R É S E N T A N T S C o m i t é de la C a m p a g n e du Cinquantenaire Gérard Fillion, H E C ' 3 4 ,
pré-sident de la section des Diplô-més, vice-président de la cam-pagne
C o m m i s s i o n des sports de l'Uni-versité
J e a n Allaire, Droit 5 4
Richard Bienvenu, Lettres 6 5 R é a m é n a g e m e n t du Centre social
Gilles Duplessis, A r c h i t e c t u r e ' 3 8 Les États généraux du Canada français
Gaston Pelletier, H E C 59 LES C A D R E S P E R M A N E N T S Pierre Gravel, directeur général Albert Ricard, directeur a d m i
-nistratif
D o m i n i q u e Léger, directeur de
la campagne (section des Di-plômés)
J e a n - P i e r r e Papineau, chef du
secrétariat
Les articles qui portent la m e n t i o n
B I U M proviennent du Bureau de l'information de l'Université de M o n t r é a l ,
L ' I N T E R , organe officiel des
D i p l ô m é s de l'Université de M o n t -réal, parait 10 fois par an Les bureaux de L ' I N T E R sont situés à 2 9 1 0 , boul E d o u a r d - M o n t p e t i t , c h a m b r e 3, à M o n t r é a l Tel 3 4 3 -6 2 3 0 R E P R O D U C T I O N D E S A R T I C L E S A U T O R I S É E A f f r a n c h i s s e m e n t en numéraire au tarif de la t r o i s i è m e classe — per-mis no 1 0 0 1 2 — Port de retour garanti
La Vie de l'Association
Les Diplômés
de Montréal
à New-York
L'Association des Diplômés est heureuse d'annoncer la création d'une section régionale à New York, sous la présidence du docteur Lucien J o u b e r t (Méd. '58 et '65). Ce dernier, ainsi que le président de l'Association, Me Claude Mar-chand, participaient en mai der-nier au bal des Universités Cana-diennes à New-York. Plus de 150 personnes, diplômées de diverses universités canadiennes ont partici-pé à cette joyeuse manifestation qui était présidée par M. Guy Beaulne, délégué du Canada aux Nations-Unies et M. Guy Smith, consul général du Canada à New-York.
PHOTO VERNA
Debout, de gauche à droite : M . André Gilbert, Coordonnateur Service de l'Extension, représentant l'Université Laval, Mlle Andrée Foy, Délégation du Québec à New-York, Mme Lucien Joubert, Dr Lucien Joubert, M é d . ' 5 8 , '65, un des organisateurs du bal, représentant l'Université de Montréal. Assis, de gauche à droite : M . et M m e P. Garland, représentant l'Université du Manitoba, M . Jean-Marc Roy, délégation du Québec à New-York, M m e Claude Marchand, M . Claude Marchand, Président, l'A.D.U.M., M m e J.-M. Roy.
' V
Les
Diplômés
au
théâtre
U n groupe de diplômés se sont rendus récemment au T h é â t r e des Prairies de Joliette p o u r assister à une représentation de "La Folle Nuit". Parmi la distribution, on r e m a r q u a i t la présence de Jean-Pierre Masson, (droit '43), qui par-ticipe très activement aux activités de la C a m p a g n e d u Cinquante-naire de l'Université.
Sur la photo, de gauche à droite : Dominique Léger, directeur de la Campagne section des Diplômés, Bernard Landry, droit ' 6 3 , et madame,
Jean-Pierre Masson, droit ' 4 3 , Guy Joron, se. soc. ' 6 4 , membre du Conseil d'Administration des Diplômés, et
Pierre Gravel, directeur général.
Au golf,
Michaud
tourne un " 7 1 "
et demeure
champion
Avec un "71", Louis Michaud a
remporté au Club de Golf
Isle»-mere, son 4e championnat de golf
de l'Association des Diplômés de
l'Université de Montréal et s'est
vu décerner le trophée de
l'Asso-ciation.
Au classement par faculté, la
Chirurgie Dentaire méritait le
tro-phée Melchers grâce à :
Pierre Archambault — 73
Robert Lambert — 78
Jean-Marcel Lafrenière — 80
Guy La Haye — 82
Rémi Décary pour sa part
rece-vait le trophée Air France pour le
"low net".
Parmi les golfeurs invités se sont
plus particulièrement signalés :
le "pro" André Gagnier — 77
Robert "Bob" Rousseau — 77
Maurice "Rocket" Richard — 91
Nouveau conseil
d'administration
des Diplômés
Lors de son assemblée générale
annuelle de juin dernier,
l'Asso-ciation s'est donnée un nouveau
conseil d'administration :
Président : Me Claude-R.
Mar-chand, Droit '53
Vice-président : M. Yves Guérard,
Sciences '56
Vice-président : Dr Roger
Desjar-dins, Sciences '45
Secrétaire : M. Gaston Pelletier,
H.E.C. '59
Trésorier : Me Georges E.
Mar-chand, H.E.C. '54 et Droit '58
Directeurs : Me Jean-Claude
De-lorme, Droit '59 ; Dr Paul David,
Méd. '44 ; M. Guy J.C. Joron, Se.
Sociales '64 ; M. Claude Lafontaine,
Pharm. '56 ; Mlle Huguette
Mar-leau, Droit '54 ; M. Robert
Panet-Raymond, Poly '65 ; M. Guy Sicard,
Poly '56 ; M. Jacques Villeneuve,
Se. Sociales '49.
A cette même occasion, on a
pro-cédé au tirage au sort de deux
bil-lets d'avion à destination de
Pa-ris offerts aux diplômés ayant
par-ticipé à une visite du campus dans
les cadres de l'Opération
Cinquan-te. Le hasard a favorisé Madame
Monique Gagnon - Archambault,
Droit "55.
Gudule
en
campagne
par Jacques Guay
Notre appel aux diplômés a été entendu. Hier après-midi un ancien carabin, célèbre à l'époque toute récente, Gudule Z, B.A., LL.L., est. venu nous offrir sa collaboration.
"Je suis fier de mon université, cette insti-tution de Haut-Savoir, si justement construite sur la montagne, et grâce à laquelle j'ai com-mencé à gravir les échelons d'une carrière qui s'annonce des mieitx réussies," a-t-il lancé d'un trait en mettant les pieds dans notre bureau.
Elégamment vêtu, il a peu changé si ce n'est qu'il a les cheveux plus longs et un collier. Après avoir retiré ses gants et déposé son attaché-case il nous a d'abord remis une carte qu'il a tirée d'un étui de cuir naturel. "Je pratique mainte-nant le Droit chez-moi à Saint-Néciphore oit je viens d'ouvrir un bureau dans le centre profes-sionnel en association avec l'ancien député et l'un de mes confrères . . ." Depuis la fin de ses études universitaires en 1963, Gudule a parcouru beaucoup de chemin. Il est revenu de Paris il y a un an. "Un stage à l'éna, glisse-t-il modeste-ment. Echange de fonctionnaires. J'étais alors au ministère de la Justice . . ."
En i960, Gudule a fait campagne pour l'Union Nationale. "Les bleus m'avaient eu une bourse." En 1962 son oncle, grand maître de la patente, l'a convaincu qu'il fallait appuyer l'éta-tisation des compagnies privées d'électricité. Il a fait quelques discours sur le sujet. "Dans les cellules de l'Ordre avec René Lévesque. Je vou-lais pas m'engager trop publiquement. Je trou-vais que Johnson non plus n'avait pas tout à fait tort. Un référendum c'était bien. Les libéraux, je trouvais que depuis 60 ils allaient trop vite."
Mais l'entrée de Claude IVagner dans le par-ti libéral en 1964 l'a rassuré tout à fait. "J'ai toujours été un homme d'ordre." Peu après les élections partielles de l'automne 64, il entrait au ministère de la Justice. "A la rédaction des textes de loi."
En 1966 il est choisi comme stagiaire à l'Ecole nationale d'administration, l'éna. "J'ai appuyé à fond les libéraux durant les élections de juin. Mais dans ma famille seulement. Comme fonc-tionnaire, j'osais pas trop . . ."
Eu revenant d'Europe il est "mis sur les ta-blettes." "Ou me faisait plus rien faire."
Gudule avoue qu'il a complètement perdu confiance dans les vieux partis. "Avec eux y'a plus moyen de se fier. En 60 je suis national, les rouges gagnent. En 66 je suis rouge, les bleus rentrent . . . "
"El ils sont tout divisés . . ."
Gudule a finalement choisi le Parti (luébé-cois. "La présence du Dr Laurin et celle de Gilles Grégoire m'ont rassuré. Et même mon associé, l'ancien député, est membre anonyme. Et j'ai des bonnes chances d'être candidat. Dites-le pas mais c'est pour ça que j'ai décidé de pra-tiquer dans mon patelin . . ."
Et tout en soulignant, "ça a rien à voir avec mon devenir politique," Gudule a décidé de faire campagne pour le fonds du cinquantenaire de l'Université. "A chaque mois je vais vous envoyer une lettre ouverte à mes confrères. Si l'Université du Québec est à l'Etat, je vais leur rappeler que l'Université de Montréal est à eux. Il y a bien assez que j'ai perdu mon Petit Sémi-naire . . ."
Un million et quart en cinq ans
P o u r bâtir l'Université de l'an 2000, 1,675 diplô-més o n t souscrit $323,456. au cours de la première p a r t i e de la c a m p a g n e du C i n q u a n t e n a i r e q u i se ter-m i n a i t en j u i n dernier.
R a p p e l o n s q u e les Diplômés se sont engagés à verser à leur Aima mater, au cours des cinq prochaines années (1968 à 1973) la somme de un million et q u a r t
La deuxième phase : un défi !
La première étape étant complétée, ils entrepren-n e entrepren-n t m a i entrepren-n t e entrepren-n a entrepren-n t la d e u x i è m e phase avec comme ob-jectif : $250,000.
Au cours de l ' a u t o m n e , les dirigeants de la cam-p a g n e e n t r e cam-p r e n d r o n t de solliciter les dicam-plômés en
de dollars.
Cet objectif s'inscrit d'ailleurs dans l'objectif gé-néral de la campagne du C i n q u a n t e n a i r e q u i e n t e n d recueillir une somme de 19 millions auprès d u sec-teur j)rivé, c'est-à-dire environ 10% d u coût total du programme de développement (188 millions) le reste devant provenir des pouvoirs publics.
formant des équipes d'auxiliaires à l'intérieur des fa-cultés et des promotions.
N i d d o u t e que le succès rem]3orté au cours de la première année, près de 130% de l'objectif, stimulera l'enthousiasme des solliciteurs et la générosité des sol-licités.
LA CAMPAGNE Section/diplômés
Statistiques de la première période de sollicitation
Faculté ou Ecole A g r o n o m i e A r c h i t e c t u r e &: U r b a n i s m e Arts C h i r u r g i e d e n t a i r e D r o i t H . E . C . H y g i è n e & E d u c a t i o n physique Lettres & Bibliothéconomie Médecine, D i é t é t i q u e , R é h a b i l i t a t i o n & T e c h , médicale Médecine vétérinaire M u s i q u e N u r s i n g O p t o m é t r i e P h a r m a c i e P h i l o s o p h i e , Psychologie, Etudes médiévales P o l y t e c h n i q u e Sciences Sciences de l'Education Sciences sociales
T h é o l o g i e & Sciences religieuses
N o m b r e de diplômés : N o m b r e de diplômés sollicités : N o m b r e de souscripteurs : Nombre de Nombre de diplômés souscripteur 620 500 1,300 1,510 2,480 2,280 650 1,770 3,250 600 120 1,200 570 1,510 1,010 4,000 1,490 1,400 1,500 1,770 29,530 23,000 1,675 24 47 21 33 169 231 17 68 101 72 3 33 15 105 36 287 59 3 102 59 Montant i souscrit 1,495 15,130 3,455 4,625 66,225 56,524 569 4,315 15,991 3,226 65 818 952 10,482 2,050 44,550 7,992 100 9,453 10,960 M o n t a n t total Moyenne par Moyenne par Moyenne par souscription 62.29 321.90 164.52 140.15 391.86 244.69 38.76 63.45 158.32 44.80 21.66 24.78 63.46 99.82 56.94 155.22 135.45 33.33 92.67 185.76 souscrit : souscription : d i p l ô m é : Moyenne pa diplômé 2.41 30.26 2.65 3.06 26.70 24.78 1.01 2.43 3.61 5.37 .54 .68 1.67 6.94 2.02 11.13 5.36 .07 6.30 6.18 r % de participation 3.8 9.4 1.6 2.2 6.8 10.1 2.61 3.84 3.10 12.00 2.5 2.75 2.63 6.95 3.56 7.17 3.95 .21 6.8 3.33 3323,456 $193 514.06
rieur
r
" >LE MINISTRE... EN POSTE
On m'affirme qu'il y a des
contribuables assez timbrés
pour se scandaliser de la
ré-cente augmentation des frais
de poste. J'ai peine à le croire.
D'autant plus que cette saine
valorisation du timbre à six
cennes coïncide heureusement
avec une logique diminution
de la qualité des services
of-ferts par les gens en poste.
D'abord, l'augmentation des
tarifs aura permis la
dispari-tion de très nombreuses
pu-blications d'organismes sans
but lucratif qui ne devraient
pas avoir le droit d'exister
dans une bonne société
capi-taliste où la seule notion de
profit devrait être tolérée.
Que viennent faire dans un
tel contexte des journaux de
syndicats, des bulletins
d'oeu-vre de bienfaisance et à plus
forte raison des revues
d'as-sociations de diplômés ?
La dimitiution de la qualité
des services postaux s'inscrit
dans la même logique. A une
époque où la plus m,odeste
famille du plus petit village
du coin le plus reculé du pays
dispose de tous les appareils
tnodernes de communication,
vidéo - phone, téléscripteur,
circuit fermé de télévision,
pourquoi voudrait-on
perpé-tuer cette détestable
habi-tude d'utiliser le courrier
pour communiquer avec ses
semblables ou recevoir son
journal du samedi ? Dire que
certains esprits chagrins ont
songé à protester et se sont
même permis de s'adresser
directement au ministre ...
par la poste.
VERGAL
Les Presses
de l'U. de M.
Les Presses de l'Université de
Montréal viennent d'être
accueil-lies au sein de l'Association des
Presses universitaires américaines
(Association of American
Universi-ty Presses, A.A.U.P.). Cette
asso-ciation groupe environ 70 presses
universitaires des Etats-Unis, du
Canada et d'autres pays. Au
Ca-nada, sont déjà affiliées à cette
organisation les Presses des
Univer-sités Laval, McGill et de Toronto.
L'admission des Presses de l'U.
de M. illustre l'activité croissante
de celles-ci. Leur programme
sa-tisfait aux exigences et critères de
l'Association qui, en les acceptant,
reconnaît leur maturité et leur
effi-cacité. En effet, depuis leur
fon-dation, il y a six ans, les P.U.M.
ont déjà publié plus de cent-vingt
titres et font paraître six revues.
Les Presses universitaires : leurs butsL'objectif essentiel des Presses
universitaires est de travailler en
étroite collaboration avec
l'Univer-sité dont elles portent le nom. Elles
mettent à la disposition des
pro-fesseurs et spécialistes tous les
moyens techniques d'une maison
d'édition, assumant la
responsabi-lité matérielle et financière des
pu-blications. Entreprises sans but
lu-cratif donc, mais aussi centres de
rayonnement culturel : en
appor-tant un soin particulier à l'édition
même des textes retenus, en
veil-lant à la qualité et à l'intérêt de
ces textes, en manifestant leur
dy-namisme par la création de
collec-tions, la prise en charge de revues,
en déveloj)pant leur rythme de
pro-duction, les Presses universitaires
entendent répondre aux besoins du
milieu universitaire, et plus
géné-ralement de leur public :
profes-seurs, étudiants, spécialistes . . .
En élargissant toujours
davan-tage leur cliamp de diffusion, elles
assurent également le prestige de
l'Université à laquelle elles
appar-tiennent.
Pour les Presses de l'Université
de Montréal, l'admission à l'A.A.
U.P. signifie, encore plus qu'un
honneur, la reconnaissance de leur
réussite présente, en même temps
qu'une marque de confiance pour
l'avenir.
Sur le Campus,
Ça bouge
( B I U M ) " N o u s devons sans plus de délai ré-examiner nos structures a c a d é m i q u e s de m ê m e q u e les mé-thodes de gestion q u i en décou-lent . . . Bien sûr, ce n'est pas à moi, mais à l'ensemble de l'institu-tion q u ' i l a p p a r t i e n d r a de décider des dispositions précises qui de-v r o n t être arrêtées p o u r recréer cette nouvelle université."
Ces paroles d u recteur G a u d r y , lors de la collation des grades d u 31 m a i dernier, soulignent l'urgen-ce de l'urgen-certaines réformes à l'Univer-sité. Ce discours, q u i n'avait rien d e la r h é t o r i q u e p r a t i q u é e habi-t u e l l e m e n habi-t au cours de cérémonies de ce genre, témoigne de la pro-fonde évolution dans laquelle l'Université veut s'engager. Des me-sures concrètes o n t déjà permis d ' a m o r c e r cette remise en question: le Conseil et l'Assemblée universi-taire o n t confié à u n e Commission le soin d ' e x a m i n e r le rôle de l'Uni-versité dans n o t r e société et les re-lations e n t r e les divers groupes de la c o m m u n a u t é universitaire. En o u t r e , dans son r a p p o r t sur "les structures", le Comité de dévelop-p e m e n t a c a d é m i q u e a dévelop-prodévelop-posé u n e c o m p l è t e réorganisation des facul-tés.
70 mémoires, 123 témoins
La Commission conjointe d u Conseil et de l'Assemblée, créée en n o v e m b r e 1968, déposera son r a p p o r t au cours d u mois de sep-t e m b r e . Elle a reçu 70 mémoires, t e n u 14 séances p u b l i q u e s et 12 séances privées au cours desquelles elle a e n t e n d u 123 témoins, d o n t 30 de l'extérieur de l'Université. "Ces témoignages d'individus ou g r o u p e s les plus divers m ' o n t fait c o m p r e n d r e l'intérêt q u e susite le bien-être de l'Université", a déclaré M e fuies Deschênes, président de la Commission. " T o u s n ' o n t pas la m ê m e c o n c e p t i o n de ce bien-être, mais ils o n t en c o m m u n le désir d e p a r t i c i p e r à son développe-m e n t . " L a Codéveloppe-mdéveloppe-mission a en o u t r e
c o m m a n d é au Centre de recherches sur l'opinion p u b l i q u e ( C R O P ) d e u x enquêtes sur le milieu diant, l'une effectuée chez les étu-diants de l'Université de Montréal et l'autre chez les étudiants de sept C E G E P de la région métropolitai-ne. Selon Me Deschênes, "ces en-quêtes fournissent des données très intéressantes sur les préoccupations et désirs de ceux q u i fréquentent actuellement l'Université et de ceux qui s'y inscriront d'ici quel-ques années. Les résultats intéres-seront non seulement l'Université de Montréal, mais aussi les autres universités québécoises, et sans doute le ministère de l'éduca-tion. "Après 42 séances de délibé-rations, la Commission termine actuellement une p r e m i è r e rédac-tion du r a p p o r t . Le r a p p o r t final, c o m p r e n d r a en annexe les résultats des enquêtes de C R O P .
Décloisonner l'enseignement
De son côté, le Comité de déve-l o p p e m e n t académique (CDA) s'at-taciie particulièrement à étudier les structures académiques de l'Uni-versité. Le 2 j u i n dernier, il pré-sentait à l'Assemblée universitaire u n r a p p o r t dans lequel il souligne l'urgente nécessité de décloison-ner l'enseignement afin de favori-ser la création de programmes d'é-tudes interdisciplinaires et de dé-velopper la recherche. P o u r ce faire, il r e c o m m a n d e u n e réorga-nisation générale des structures : le système de faculté actuel est aban-d o n n é et le aban-d é p a r t e m e n t aban-devient l'unité de base. Les d é p a r t e m e n t s , écoles ou instituts sont regroupés en q u a t r e secteurs : sciences pures et appliquées, arts et h u m a n i t é s , droit et sciences sociales, santé. Pour assurer la coordination e n t r e ces secteurs, le Comité r e c o m m a n d e la création de postes de doyen des grades généraux, doyen des grades spécialisés et doyen des études su-périeures, chacun assisté par un co-mité où siègent les doyens de
cha-cun des secteurs et u n é t u d i a n t par secteur. En outre, la définition et l'orientation des politiques de dé-veloppement des études sont con-fiées à la commission des premiers grades et à la commission des étu-des supérieures, les deux faisant r a p p o r t à l'Assemblée universi-taire.
Ce r a p p o r t a suscité u n vif inté-rêt. 21 mémoires, 31 d e m a n d e s d'audience : telle a été jusqu'à ce m o m e n t la réponse à l'invitation du président du comité, le Dr Lus-sier, de présenter commentaires et suggestions. O n note toutefois q u e jusqu'à ce m o m e n t deux é t u d i a n t s seulement ont d e m a n d é à être
en-tendus. Après u n e première série de séances du 14 au 25 juillet, le Comité a repris ses travaux le 18 août. Il espère pouvoir soumettre ses commentaires à l'Assemblée universitaire peu après la fin des audiences.
Un microcosme :
20 000 personnes
C'est donc u n e université en voie de transformations profondes q u i accueille de nouveau 16 000 étu-diants, I 300 professeurs et 2 000 personnes affectées à l'administra-tion et à divers services. C'est tout un microcosme q u i r e p r e n d vie.
N o n pas q u e l'Université ait été déserte p e n d a n t les mois d'été : plusieurs facultés, de m ê m e q u e le Service d'éducation perm;«iente, ont continué de dispenser des cours, surtout à l'intention des professeurs désireux de se perfec-t i o n n e r p e n d a n perfec-t les vacances. En outre, cardiologues, géologues, den-tistes, physiciens, et autres, y o n t tenu d ' i m p o r t a n t s colloques.
En m ê m e temps, l'aspect physi-q u e d u campus a subi des transfor-mations : la construction du sta-t i o n n e m e n sta-t ésta-tage essta-t presque sta- ter-minée, des travaux d'excavation sont en cours dans le q u a d r i l a t è r e formé p a r les rues Marie-Guyard, Decelles, Jean-Brillant et par le pavillon de droit et sciences sociales jjour la construction de l'édifice des H a u t e s Etudes commerciales et à l'arrière du C e n t r e c o m m u n a u t a i -re p o u r la construction de rési-dences d'étudiants.
R e n é Bonenfant
(BIUM) Tous, ils sont parmi les plus brillants de leur promotion, et appelés sans doute, chacun dans son domaine, à occuper une posi-tion influente dans la société de demain. Le jeu-questionnaire au-quel ils se sont soumis ne vise pas à l'exactitude scientifique d'une enquête sociologique. Il s'agit d'un jeu. • Il faut leur être reconnais-sant néanmoins de s'exprimer francliement, voire brutalement sur des problèmes actuels, parfois fort controversés.
LrONEL GENDRON ROBERT LEONARD PIERREHE RAILE vingt-quatre ans, licencié en
théo-logie. Sera ordonné prêtre le 31 mal. Profession du père : ouvrier dans la construction. Famille de onze enfants originaire du Nou-veau-Brunswick. — Voeu le plus cher : " V i v r e sainement.'"
trente ans, licencié en musique. Montréal. Marié depuis six ans, un enfant. Devise : "Remettre en ques-tion." Ambition : la direction de choeurs et d'orchestres. Envisage le doctorat dans la mesure où il y sera accordé une plus grande place à la recherche.
vingt-trois ans, licence en droit. Secret du bonheur : Réussir mon,
f o y e r , ma p r o f e s s i o n , avoir la sa-tisfaction d ' ê t r e utile à la société.
Se destine à la pratique du droit, Père financier. Famille de trois en-fants. Originaire de Montréal.
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SYSTEME
POLITIQUE
IDÉAL
Démocratie libérale. Système de Socialisme, libre entreprise.
Système d é m o c r a t i q u e . R é g i m e avancé c o m m e en Suède, et un peu socialisant.
RELIGION
Elle correspond à la vie moderne. Je ne serai pas un prêtre contesta-taire. La contestation actuelle porte le plus souvent sur l'aspect h u main de l'Eglise. J'insisterais p l u -tôt sur son aspect d i v i n .
Equivaut au m o t " l é g e n d e . " Je L'Eglise est périmée, mais il faut suis athée. une morale h u m a i n e adaptée à
chacun-INDEPENDANCE
DU
QUÉBEC
J'éprouve de la réticence vis-à-vis du mot " i n d é p e n d a n c e " . Je tiens au Canada, mais j'aimerais un Qué-bec plus autonome au sein de la Confédération.
Souhaitable. Possible et souhaitable mais pas
avant une dizaine d'années.
CONTESTATION
Elle outrepasse ses droits. Elle peut Bonne q u a n d il s'agit d'une remise Trop n é g a t i v e . Rien ne sert de dé-cependant avoir un aspect positif, en question de choses sérieuses, molir si l'on ne peut rien proposer Les actuels contestataires sont gé- mais je m'oppose à la violence. en échange,
néralement t r o p radicaux.
PARTICIPATION
M pourrait y avoir une participation plus grande des étudiants aux politiques de l'Université, mais t o u -jours en respectant la dimension éducateur-éduqué.
Cela se fait de plus en plus à la Faculté de musique. Il y a vrai-ment eu entente. Les résultats en sont satisfaisants. Il f a u t espérer que l'année prochaine la participa-tion sera plus grande encore.
Participation des étudiants au pou-v o i r de l'Unipou-versité est possible dans certains cas, c h o i x des profes-seurs par e x e m p l e ; mais sur cer-tains points les étudiants sont in-compétents (finances, e t c . ) .
PUBLICITE
Trop tendancieuse. Ne fait appel t r o p souvent qu'au plus bas dans l'homme, n'invite pas au dépasse-ment.
Contre. C'est d u c o n d i t i o n n e m e n t sur une grande échelle.
Ça d o n n e un s w i n g à l'économie I
ARGENT
Contre " l ' a r g e n t pour l'argent'.. Il f a u t être réaliste : un minimum est nécessaire !
GUERRE
Il y aurait moyen de les éviter en La g u e r r e , c'est toujours stupide. Rien ne d é t r u i t plus l'humain, s'en référant plus souvent au mes- Je suis objecteur de conscience
sage du Christ.
AMOUR LIBRE
Conséquence de l'abrutissement moderne. Contraire à ce besoin de permanence, d'unité qui existe en tout homme.
C'est au Québec un tabou en train de tomber. A u p o i n t de vue sexe, il y a une é v o l u t i o n i m p o r t a n t e depuis quelques années. Tant mieux ! L'amour libre c'est un pro-blème qui d é p e n d de chacun.
Je n'a q u e ce parties.
rien contre, à condition soit clair pour les deux
DROGUE
Déshumanise l'homme. Il faut ac- Je n'en ai jamais pris. La d r o g u e Un m o y e n d'évasion q u i fait pitié. cepter les limites naturelles de me laisse i n d i f f é r e n t . l'humain.Tous les hommes sont mes frères.
RACISME
Je ne suis pas raciste d u t o u t . L'at- Je suis contre, mais il m'est plus t i t u d e des blancs dans le Sud est facile de me p r o n o n c e r ici que si c o m p r é h e n s i b l e , mais s t u p i d e . je vivais en G é o r g i e .
ART
Il faut accorder une place impor-tante à l'art. Ma conception de l'art est proche de la conception orientale. L'art, pour m o i , est lié au mot gratuité. Il est le contre-poids de l'immédiatement utile.
O n faisait de l'art au Québec, q u a n d on n'était pas assez i n t e l l i -g e n t pour le reste. Dans l'esprit de plusieurs, cela reste v r a i . Il y a beaucoup de travail à faire dans ce d o m a i n e .
Occupe un g r a n d e place, surtout la musique.
ROBERT
CHARLEBOIS
Je le t r o u v e o r i g i n a l , sans être pour. Il veut t r o p traduire l'abru-tissement. Il manque d ' h u m a n i t é .
Assez intéressant, mais Forestier et 11 m'est s y m p a t h i q u e , mais je suis Deschamps le sont plus. Sur le plan contre le scandale récent à Paris, strictement musical, Charlebois
n'apporte rien. O n se demande ce q u ' i l est allé faire à Paris.
MICHEL AUBE JEROME ROUSSEAU GHISLAINE LEGENDRE JACQUES BEAULIEU vingt-quatre ans, doctorat en
mé-decine, spécialité médecine interne, compte poursuivre ses études. Montréal. Marié depuis deux ans, sans enfant. Père syndicaliste.
" P o u r se sortir des d i f f i c u l t é s , il n'y a rien c o m m e le travail."
Socialisant, c o m m e en Suède !
Les cadres de l'Eglise sont peut-être p é r i m é s , mais la r e l i g i o n est a c t u e l l e .
vingt-deux ans, maîtrise en anthro-pologie. Sujet de thèse : l'adoption chez les Esquimaux. Spécialité : an-thropologie sociale. Compte pré-senter son Ph.D. à Cambridge. Père : botaniste et ethnologue, pro-fesseur à l'Université Laval. Famille de trois enfants.
vingt-trois ans, licence es lettres, département d'études françaises. Pas de mariage en vue. Pas d'am-bition précise sinon les réaliser toutes comme elles viennent et être heureuse. Devise : Faire ce qui
me plaît, q u a n d et comme cela me plaît. Famille de trois enfants
ori-ginaire de Montréal.
vingt-deux ans, baccalauréat en sciences ( physique ) . Bénéficiaire d'une bourse Rhodes qui lui per-met de faire un doctorat à O x f o r d , mais lui interdit de se marier avant la dernière année de sa bourse. Ambition : d e v e n i r président de
c o m p a g n i e . Profession du père :
avocat. Famille de deux enfants originaire de Montréal.
Je n'en connais pas. En Yougosia- Un système basé sur une pensée Le système nord-américain se rap-v i e , on commence, rap-v e r b a l e m e n t du socialiste. proche le plus de l'idéal, moins, à d o n n e r la p a r t i c i p a t i o n
aux gens. C'est déjà un bel e f f o r t .
Je suis i n d i f f é r e n t . C'est d u passé. Cela p o u r r a i t faire une très belle m y t h o l o g i e .
Les principes essentiels sur lesquels la r e l i g i o n c a t h o l i q u e est basée sont plus que jamais d'actualité.
Pour. J'espère q u ' e l l e se fera dans u n avenir r a p p r o c h é . Ce serait un d é f i intéressant à relever.
Je ne suis pas un séparatiste for-cené, mais je suis f a v o r a b l e à l'idée. Les Québécois sont t r o p velléitaires
pour le m o m e n t . Faire
l'indépen-dance nécessitterait une transfor-m a t i o n d u caractère national.
tl f a u t la faire au plus t ô t . Dans v i n g t ans il sera peut-être t r o p t a r d .
Il n'y a pas de c o n t r a d i c t i o n entre " Q u é b e c d ' a b o r d ! " et le Canada. Les politiciens ont i n v e n t é la con-t r a d i c con-t i o n .
T r o p souvent une f a ç o n p o u r les gens d ' é c h a p p e r à leurs responsa-b i l i t é s .
J'y ai beaucoup participé. Elle d e - Il la f a u t g l o b a l e , v r a i t être g l o b a l e . Que chacun
p r e n n e conscience de ses p r o b l è -mes, serait une première étape p o u r améliorer la s i t u a t i o n .
Basée pour le plus g r a n d n o m b r e sur l'insatisfaction visàvis d u q u o -t i d i e n , pour la m i n o r i -t é sur l'espoir d'instaurer un nouveau r é g i -me. Il est très m a l h e u r e u x que l'établissement de p o l i t i q u e s n o u -velles ait d û se faire sous la me-nace.
Je suis pour une p a r t i c i p a t i o n l i -m i t é e . Il f a u t se s o u -m e t t r e à l'ex-périence des plus v i e u x . Je suis o p p o s é à ce q u e des jeunes soient placés à u n n i v e a u égal p o u r le c h o i x des professeurs.
La p l u p a r t des administrateurs de l'Université, parfois avec bonne foî, ont un parti pris a n t i - p a r t i c i p a t i o n . Il f a u d r a i t habituer les enfants, dès le plus jeune âge, à participer aux décisions q u i les concernent.
Pour une p a r t i c i p a t i o n g l o b a l e
au-t a n au-t des ouvriers, des paysans que des étudiants. Pas de p a r t i c i p a t i o n par d é l é g a t i o n .
Pour la p a r t i c i p a t i o n à tous les n i -veaux. Je sais par e x p é r i e n c e q u ' i l est très d i f f i c i l e de t r o u v e r des étudiants prêts à siéger dans les divers comités.
Foncièrement m a l h o n n ê t e . Nécessité dans un système capi Ne devrait pas jouer dans le c o n -taliste. C'est une f o r m e de violence t e x t e " v e n t e - a c h a t " , mais aider au à laquelle je suis opposé. mieux-être de la p o p u l a t i o n .
Il f a u t faire la d i s t i n c t i o n e n t r e p u b l i c i t é et i n f o r m a t i o n . Le p u b l i c se d é f e n d bien contre les c o i r -merciaux.
Il en f a u t assez p o u r p e r m e t t r e d'assurer les besoins de base (Pour une f a m i l l e avec d e u x e n f a n i s : 6,500 à 7,000 d o l l a r s par an.
Pas i m p o r t a n t en soi, utile pour réaliser ce q u ' o n désire.
M o t e u r très i m p o r t a n t . L'argent est la source de la création p u i s q u ' i l est la cause et la conséquence de t o u t t r a v a i l .
Je serais dans le camp de tous Je suis objecteur de conscience, ceux q u i s ' o p p o s e n t à la présence Favorable néanmoins aux guerres américain au V i ê t - N a m . Je suis de l i b é r a t i o n nationale,
c o n t r e le service m i l i t a i r e o b l i g a -t o i r e , mais p o u r -te service c i v i l .
A bas les Américains ? Je t r o u v e cela i g n o b l e . Je ne me fais pas t r o p d'illusions : on ne pourra les éviter.
Répugne à ma f a ç o n de penser. En soi, aucun p r o b l è m e . Domaine Bravo I mais je l'accepte p o u r les gens où il f a u t laisser à chacun sa vé-instables. rite.
S'il y en a que ça amuse .
G r a n d p r o b l è m e ! . . . J'ai encore b e a u c o u p à a p p r e n d r e sur le sujet.
Je n'en ai jamais pris. D'après ce que j'en ai l u , cela semble nuisible.
Laissons à chacun la l i b e r t é oe D'apfès ce q u e j'en sais, c'est assez p r e n d r e o u non la d r o g u e . d a n g e r e u x . Il ne me v i e n d r a i t pas
à l'idée d'en p r e n d r e . Cela s ' e x p l i q u e f a c i l e m e n t en é v o
-q u a n t certaines lois b i o l o g i -q u e s mais cela ne se c o m p r e n d pas si o n é v o q u e la q u a l i t é des f o n c t i o n s mentales supérieures de l ' h o m m e . Je n'aurais pas d ' o b j e c t i o n s à v o i r ma f i l l e épouser un noir.
Le Canadian français est plus xé-n o p h o b e q u e raciste. Se marier avec une noire o b j e c t i v e m e n t peut causer des p r o b l è m e s . Je n'aurais pas d ' o b j e c t i o n s à ce que ma f i l l e se marie avec un noir. Ce serait son a f f a i r e .
Le Canadien français n'est plus ra-ciste. Le racisme se fait à ses dé-pens (Anglais-Français).
Il est t o u t a fait aberrant d ' e m p ê -cher un i n d i v i d u de d o n n e r son p l e i n r e n d e m e n t . La diversité est b o n n e . Le racisme est la pire stu-p i d i t é q u ' o n ait stu-pu inventer.
I m p o r t a n t . C'est u n m o d e d e con-naissance b i e n d i f f é r e n t de l'ap-p r o c h e r a t i o n n e l l e h a b i t u e l l e . L'art tire de cette d i f f é r e n c e sa valeur.
Très i m p o r t a n t . Plus q u ' u n e éva-sion. A l'art e n g a g é , je p r é f è r e " l ' a r t p o u r l ' a r t . "
Très i m p o r t a n t . Il f a u d r a i t q u e les gens reçoivent une éducation telle q u e la beauté soit une nécessité ab-solue pour eux. O n f a i t t o u t p o u r tuer la sensibilité. L'art actuellement est un luxe réservé à certains.
Impossible de v i v r e sans. Il est d i f f i c i l e de c o m m u n i e r avec l'au-teur d'une page de p h y s i q u e .
P e r s o n n i f i e un malaise d i f f i c i l e à saisir. Ses chansons me d i s e n t q u e l -q u e chose. Il est d i f f i c i l e p o u r la p l u p a r t des gens d'accepter sa franchise b r u t a l e ( O l y m p i a ) mais
ie l'accepte. ^
Encore ! Créer plusieurs autres Pa-ris !
Je ne le connais pas é n o r m é m e n t . Je pense q u ' i l c o r r e s p o n d v r a i m e n t à q u e l q u e chose au Q u é b e c . M i s à part ses nombreuses frasques, j'ai l'impression q u e c'est un m d i -v i d u assez r e m a r q u a b l e .
Une initiative
révolutionnaire :
le micro-enseignement
(BIUM) A l'Ecole Normale Su-périeure de l'Université de Mont-réal, un p r o g r a m m e révolution-naire de formation des maîtres est en cours.
Vingt-neuf normaliens s'entraî-nent à enseigner sous l'oeil des ca-méras. C i n q u a n t e écoliers, âgés de
15 ans, payés u n dollar vingt-cinq l'heure, servent de cobayes et, après chaque leçon, évaluent les qualités pédagogiques de leur professeur.
Le futur maître visionne le cours qu'il vient de donner, se cote lui-même et reçoit les critiques de ses collègues et de son conseiller.
Le "micro-enseignement" sera complété par u n e année d'internat dans trois commissions scolaires : Montréal, Maisonneuve et Outre-mont-Mont-Royal.
L'Université de Montréal est la seule, avec trois autres établisse-ments d'enseignement supérieur américains, à utili.ser la méthode d u micro-enseignement.
U n jeune professeur essaie tant bien que mal d'expliquer à une vingtaine d'adolescents comment naissent les lois. A première vue, rien ne distingue cette classe des miniers d'autres classes du pays : elle a son lot de cancres, de forts en thème et de rêveurs. Pourtant ni la classe ni l'ctole ne sont ordinaires. Quoi qu'ils fassent, les élèves n'en seront pas renvoyés. Ils continue-ront même d'être payés pour assis-ter aux cours et leur seul pensum, après la leçon, sera d'évaluer la qualité du professeur.
Les écoliers
cotent leurs maîtres
"le meilleur juge d'un enseigne-ment, c'est l'enfant qui le subit, af-firme M. Marc Gagnon". Cette école où, paradoxalement, se sont les élèves qui d o n n e n t de bonnes ou de mauvaises notes à leurs pro-fesseurs, participe à un vaste et nouveau jjrogramme de formation
70 L'INTER / SPTEMBRE 1969
des maîtres inauguré cet été par l'Ecole Normale Supérieure de l'Université de Montréal.
"Nous avons voulu reconstituer des classes identiques à celles des ê(oles publiques. U n n o m b r e égal d'enfants de milieux socio-écono-miques élevés, moyens et faibles ont été choisis. La même sélection s'est laite p o u r le rendement acadé-m i q u e et le coacadé-mporteacadé-ment en clas-se, explique M. Marc Gagnon. res-ponsable du programme. T o u s les élèves, âgés d'environ quinze ans, sont payés .$1.25 l'heure. Nous ne leur garantissons aucun enseigne-ment. Ils sont là simplement p o u r ])ermettre aux futurs maîtres d'ap-prendre leur métier. T o u t l'été, les candidats ])rofesseurs s'exercent sur CCS classes-cobayes."
Cet e n t r a î n e m e n t (le micro-en-seignement) constitue la première étape du p r o g r a m m e de la maîtrise es arts en enseignement. P e n d a n t
l'année, o u t r e les cours à l'Univer-sité, les candidats seront payés p o u r enseigner deux heiues par j o u r dans une commission scolaire et a u r o n t à rédiger un m é m o i r e sur leur expérience de l'enseignement.
L'audio-visue! au service de la
formation des maîtres
Un certain n o m b r e d'habiletés qui font d'un enseignant un excel-lent proïesseur ont été illustrées chacune par un court m é t r a g e : le futur m a î t r e doit s'efforcer de les mettre en p r a t i q u e , d'abord pen-dant cinq minutes devant u n audi-toire restreint de cinq élèves. La durée de la leçon et le n o m b r e d'élèves a u g m e n t e n t progressive-ment si bien qu'à la fin de la ses-sion, la leçon est portée à q u a r a n t e minutes et l'auditoire à vingt-cinq élèves.
Chacun de ces cours est télévisé. I m m é d i a t e m e n t après la leçon,
l'é-t u d i a n l'é-t e n l'é-t o u r é de ses collègues el'é-t de son conseiller visionne le film. C h a c u n a p p o r t e sa critique. Le fu-t u r professeur p e u fu-t ainsi se r e n d r e c o m p t e de ses erreurs par lui-même et de suite r e d o n n e r le m ê m e cours d e v a n t u n a u t r e a u d i t o i r e en te-n a te-n t c o m p t e des commete-ntaires, et des suggestions.
U n professeur chevronné, « le conseiller de l'Université », guide l ' é t u d i a n t p e n d a n t son stage et, p e n d a n t l'année, assiste régulière-m e n t à ce cours, aidé par un pro-fesseur de la Commission scolaire où travaille le candidat. Q u a t r e fois p a r an, ces cours sont télévisés. U n e q u a n t i t é de films et soixante-q u i n z e r a p p o r t s écrits p e r m e t t e n t de j u g e r des progrès et de l'apti-t u d e d u c a n d i d a l'apti-t à l'enseignemenl'apti-t.
Un doctorat pour
enseigner au secondaire
N o t r e p r o g r a m m e ne p e u t fonc-t i o n n e r sans l'appui des milieux scolaires, a e x p l i q u é M. G a g n o n . J u s q u ' i c i nous travaillons en colla-ijoration avec la C.E.C.M., les ré-gionales M a i s o n n e u v e et Outre-m o n t - Mont-Royal. N o u s n'avons pas reçu b e a u c o u p d'encourage-m e n t d u d'encourage-ministère. Cela p e u t se c o m p r e n d r e . Il en coûtait jusqu'ici $300. e n v i r o n p o u r former u n maî-tre. A nous, cela nous coûte plus de $1,000. et l ' é t u d i a n t n'en dé-fraie pas la moitié.
N o u s dépassons, au p o i n t de vue q u a l i t é , toutes les exigences du m i n i s t è r e . A v a n t d'être admis, nos c a n d i d a t s d o i v e n t déjà posséder un p r e m i e r g r a d e (licence ou bacca-l a u r é a t ) . Ibacca-ls sont soumis à u n e en-t r e v u e d e v a n en-t en-trois professeurs. C e u x des é t u d i a n t s q u i en ont
besoin sont obligés de suivre des cours d'élocution.
D'ici peu, u n e maîtrise es arts, p o u r enseigner au secondaire, sera un m i n i m u m .
Il y a quelques années, un bache-lier en sciences pouvait enseigner au C E G E P . Cette année, il faut u n e maîtrise. En 1970, d'après les statistiques, la Faculté des sciences de r u . de M. r é p a n d r a sur le mar-ché de l'enseignement tellement de docteurs q u e nous connaîtrons au Québec la m ê m e situation q u ' a u x Etats-Unis où les professeurs du niveau collégial le plus souvent possèdent un doctorat.
Des stages
à travers le pays
Nous ne p r é t e n d o n s pas posséder la seule formule p o u r former un professeur. U n e foule de gens ont maîtrisé cet art d'enseigner par eux-mêmes. Mais il faudrait employer avec eux u n e tout a u t r e technique. La maîtrise es arts n'est pas u n e entreprise de recyclage ou de per-fectionnement des maîtres. Nous avons n é a n m o i n s des projets dans ce sens-là. Avec la collaboration de l'Association des institutions d'en-seignement secondaire, des syndi-cats et des commissions scolaires lo-cales, nous comptons p e n d a n t l'an-née offrir dans les écoles des ate-liers d'im j o u r ou deux.
A M o n t r é a l , les professeurs peu-vent facilement constater sur place n o t r e façon de procéder. Nous comptons donc aller dans les ré-gions excentriques, toujours défa-vorisées : le Nord-Ouest québécois, le lac St-Jean et le bas d u fleuve. Mais c'est très difficile. Il faut de-m a n d e r des volontaires, leur
assu-rer la plus complète discrétion, q u e l'administration n'aie pas ac-cès a u x résultats de leurs travaux, etc.
Un service offert
aux professeurs
Les Ecoles normales vont dispa-raître. D o r é n a v a n t , l'Université du Québec formera les maîtres. A l'U-niversité de Montréal notre rôle évolue graduellement. Cet été, nous avons vingt-neuf inscrits. Nous voulons nous limiter à for-mer cent professeurs par an. Il y aura bien sûr b e a u c o u p plus de postes à pourvoir c h a q u e année. Nous voulons nous intéresser surtout à la recherche. T o u s nos diplômés seront appelés à occuper des postes-clés. L'idéal serait q u e notre façon de p r é p a r e r les maîtres, dans la mesure où elle satisfait d'autres groupes, puisse se répan-dre.
U n e caractéristique i m p o r t a n t e du p r o g r a m m e , c'est qu'il est en perpétuel changement, et qu'on p o u r r a le transformer et l'adapter selon les rétro-actions que l'on en recevra de nos élèves et du milieu scolaire.
En fait, nous voulons offrir un service aux professeurs. L e u r licen-ce ou leur bacalauréat leur suffi-raient p o u r enseigner. U n a u t r e point très nouveau, d o n t on p e u t se féliciter, c'est la collaboration q u i s'est établie entre l'Université et certaines commissions scolaires.
L'U. de M. à la pointe
du progrès
Cette formule d'avant-garde a été mise au p o i n t à l'Université Stan-ford (Californie) où M. G a g n o n a eu l'occasion de l'étudier p e n d a n t deux ans. Aux Etats-Unis, quel-ques universités seulement com-m e n c e n t à l'appliquer (Massachu-setts State, T e x a s State et Chicago).
La formule a été adaptée au mi-lieu québécois par l'Ecole N o r m a l e Supérieure, dirigée par M. Abel G a u t h i e r .
L'Université de M o n t r é a l , mière université c a n a d i e n n e et pre-mière dans le m o n d e I r a n c o p h o n e à dispenser cet enseignement, pas-se ainsi à la fine p o i n t e du progrès en ce qui concerne la formation des maîtres.
I \ a n Steenhout
Bureau de l'information llniversité de M o n t r é a l
L'Université
sous le soleil d'été
(BIUM) Même l'été, même dé-serté par la plupart des étudiants réguliers, le campus a continué de grouiller d'activité. De n o m b r e u x congrès s'y sont tenus. Des cours y ont été donnés. Des visites gui-dées y ont été organisées.
La longue marche . . .
Cet été, les touristes étaient à eux seuls plus d'un millier, tant Européens qu'Américains ; plus d'un millier d'entre eux ont vu le laboratoire de physique nucléaire, le centre de calcul, les clinicjues de chirurgie dentaire, le géant Beaupré, etc.
Plus d'un millier de touristes multipliés par plus de huit milles de corridors, cela représente la dis-tance plus que respectable de Montréal à Vancouver, aller-retour, à pied.
U n e longue promenade, émaillée de moments amusants : le jeune Da-niel Rioux, 15 ans, au laboratoire de physique nucléaire malgré le règlement formel qui en interdit l'accès aux moins de 18 ans. Fana-tique des sciences, Daniel Rioux a réussi à reproduire dans sa chambre certains appareils du la-boratoire, et discute d'accélération de particules et d'énergie atomique, comme d'aiures parlent de la pluie et du beau temps. "Il est très fort" a conclu l'adjoint au directeur, M. R. DesRochcrs. Si fort q u e ni le photographe ni les journalistes pré-sents n'ont j)ii comprendre grand-chose aux propos techniques de l'ingéniein" et du j e u n e expert.
Les activités les plus baroques
Il [Hus, il V eut les étudiants
d'été : plus de deux mille, venus se perfectionner dans les disciplines les plus variées : depuis la musique à la médecine vétérinaire, en pas-sant par la pédagogie, le français, l'audio-visuel, l'anglais, les scien-ces, la médec ine et la théologie pas-torale ; deux mille étudiants, dans tous les coins et les lecoins du cam-]3us. fjccupés aux activités les plus baroques : construire des théâtres
de marionnettes, créer des envi-ronnements audio-visuels, appren-dre, les écouteurs aux oreilles, dans les laboratoires de langue q u e le "tailor is rich !", s'initier aux ins-triunents de musique ou, sous l'oeil des caméras, devant des classes d'a-dolescents turbulents, reconstituées tout exprès, s'entraîner à l'enseigne-m e n t secondaire.
Sans compter les étudiants de l'Ecole française d'été. Certains ve-naient du fin fond des Etats-Unis, d'autres de la lointaine Colombie b r i t a n n i q u e , non seulement pour
étudier le français, mais p o u r s'im-merger le plus c o m p l è t e m e n t pos-sible dans un bain de vie franco-p h o n e .
Rien n'a été négligé p o u r ren-dre leur séjour a t t r a y a n t : films québécois et français, concerts à la Place des Arts, visites du musée d'art c o n t e m p o r a i n , du vieux Montréal, de Radio-Canada, bal costumé, excusions à travers le pays, et même présentation p a r les étu-diants d'une pièce de Ionesco, "le Rhinocéros". Les responsables de l'Ecole se félicitent du n o m b r e de
professeurs inscrits à ce program-me. Agir sur les professeurs, c'est é v i d e m m e n t r e j o i n d r e u n audi-toire m u l t i p l i é .
Vivre en français
"Vivre en français," préoccupait sans d o u t e les é t u d i a n t s de l'Ecole, mais encore et au plus h a u t p o i n t les m e m b r e s de l'Association des professeurs de français de Mont-réal, r é u n i s en congrès, ceux-ci o n t r e c o m m a n d é , e n t r e autres : — " q u e le g o u v e r n e m e n t d u Q u é b e c pren-ne les moyens de contrôler tous les organes d e radiodiffusion et d e télédiffusion d u Q u é b e c en créant u n e régie des ondes québécoises et q u ' i l n'y ait au Q u é b e c q u ' u n e seu-le radio-télévision d'Etat et qu'elseu-le soit d e l a n g u e française ; — q u e l'enseignement d e l'anglais langue seconde ne d é b u t e q u ' a u secondaire et ne soit dispensé q u e là où il y a des professeurs compétents p o u r le faire selon les m é t h o d e s m o d e r n e s adaptées à cet enseignement ; —
l'instauration d ' u n système scolaire u n i q u e et français au Q u é b e c ; — q u ' à l'avenir les i m m i g r a n t s sa-c h e n t q u e leurs enfants devront s'intégrer au système scolaire uni-q u e et français".
Flash sur le flysch
U n p e u plus tard, le Mont-Royal et d'autres collines de la région o n t été envahis p a r quel-q u e 700 géologues et minéralogistes nord-américains ; d u 5 au 7 juin, l'Association géologique d u Cana-da, l'Association m i n é r a l o g i q u e d u C a n a d a et la Mineralogical Society of America se sont réunis à Mont-réal sous les auspices d u Départe-m e n t de géologie de l'Université et d u D é p a r t e m e n t de génie géolo-gicpie de l'Ecole p o l y t e c h n i q u e .
P e n d a n t le congrès les minéralo-gistes o n t eu l'occfision d e par-courir certaines des collines monté-régiennes q u i s'étendent d ' O k a au m o n t M é g a n t i c . Ces formations, assez particulières, c o n t i e n n e n t d u c o l u m b i u m , des m i n é r a u x extrê-m e extrê-m e n t rares et peut-être extrê-m ê extrê-m e d u d i a m a n t .
Les géologues, e u x . o n t étudié la sédimentologie de flysh ; le flysh semble précéder d e très près u n e d é f o r m a t i o n m a j e u r e des chaînes de m o n t a g n e s . L ' é t u d e d u phéno-m è n e flyshique aide à c o phéno-m p r e n d r e la s é d i m e n t a t i o n m a r i n e des
gran-des profondeurs et certains dépôts du faciès flysh o n t u n e g r a n d e im-portance économique (gisements de pétrole dans le flysh de Californie).
Le point sur le coeur
A peu près en m ê m e temps, se sont tenus à l'Université les Etats généraux de la greffe cardiaque, présidés p a r le D r Pierre G r o n d i n , où plusieurs centaines de spécia-listes i n t e r n a t i o n a u x des transplan-tations cardiaques venant de 25 pays, de cinq continents, o n t fait le point sur leurs travaux devant les sommités médicales d u m o n d e entier.
Organisée sous les auspices du g o u v e r n e m e n t d u Québec, de la ville de Montréal et de l'Institut de cardiologie, affilié à l'Univer-sité, cette rencontre r é p o n d a i t au voeu e x p r i m é p a r les l,S partici-pants d u p r e m i e r symposium, tenu £n juillet 1968 au C a p , en Afrique du Sud.
Les chirurgiens, à l'issue du con-grès o n t décidé d'essayer, moins de c o m b a t t r e les symptômes de rejet q u e d ' a u g m e n t e r la tolérance du recevein- p o u r son nouveau coeur. Ils se sont également e n t e n d u s siu l'emploi t e m p o r a i r e d u coeur arti-liciel en a t t e n d a n t de t r o u \ e r un d o n n e u r .
PHOTO KEYSTONE
U n événement h e u r e u x a mar-q u é la rencontre : le d o n d ' u n mil-lion de dollars versés p a r u n finan-cier montréalais, M. Jean-Louis Lévesque au Fonds d e recherche de l'Institut de cardiologie de Mont-réal.
Fonctionnaires de tous
les pays
A u x environs d u 15 j u i n , se ter-m i n a i t le cours de planification d e la santé organisé p a r l'Ecole d e santé p u b l i q u e , sous l'égide de l'Or-ganisation m o n d i a l e de la santé, et auquel assistaient des fonctionnai-res de l'administration d u Québec, du C a n a d a et de divers pays d o n t : la France, le B u r u n d i , le Congo-Kinshasa, la Côte d'Ivoire, le Da-homey, le G a b o n , H a ï t i , les Iles Seychelles, l'Iran, le Mali, le Maroc, le Niger, Porto Rico, la Syrie, le T o g o et le Viêt-Nam.
Le b i u de la r é u n i o n était d'in-iormer des techniques modernes les gouvernements q u i veulent inté-grer à leur p o l i t i q u e générale u n p r o g r a m m e de ])lanification de la
••.•uitc.
Les subventions \ersées p a r le ministère des .-^Haires Intergouver-nenientales d u gou^•ernement du Québec o n t permis a u x stagiaires d'environ 16 p a \ s de suivre ces ( o m s .
L'Institut canadien
de recherche
en relations industrielles
Les 18 et 19 juin, avait lieu le con-grès annuel de l'Institut canadien de recherche en relations indus-trielles, organisé conjointement par M. J. E. Montagne, président de L C R . R I . et par M. Louis-Ma-rie Tremblay, directeur du Dépar-tement de relations industrielles. Cette rencontre dont le thème était : "Relations du travail et rap-port de l'équipe spécialisée en re-lations du travail" a réuni des pro-fesseurs de diverses universités ca-nadiennes telles que McGill, Laval, T o r o n t o , Western Ontario, M o u n t Allison, N.B., et Colombie Britan-nique.
Le dernier cri ?
L'analyse globale
Dans le courant du mois de juil-let, 120 des jilus éminents mathé-maticiens du monde se réunissaient au Département de mathémati-ques, p o u r assister à la huitième session du séminaire de mathéma-tiques supérieures, subventionné par la Société m a t h é m a t i q u e du Canada, le gouvernement du Qué-bec et l'Université. Parmi les invi-tés, on notait la présence de MM. James Pepps Cornell University), Max Karoubi (Université de Stras-bourg), Joseph ]. Kohn (Princeton University), Nicolaas H. Kuiper (Université d'Amsterdam), Masa-take Kurashini (Columbia Uni-versity), Raghavan Narasimhan (Université de Genèse), Donald C. Spencer (Princeton University).
Le thème général de la rencontre était "l'analyse globale et la théorie des déformations," sujet fort à la mode ces temps-ci chez les mathé-maticiens en raison des progrès im-portants réalisés dans ce domaine récemment", a déclaré M. Jean-Ma-rie M a r a u d a , directeur du Dépar-tement de mathématiques et orga-nisateur de ce séminaire.
La femme au foyer ?
Les 19 et 20 août, plus de 400 déléguées de l'Association féminine d'éducation et d'action sociale, ve-nues de tous les coins de la pro-vince, se sont réunies à l'Université et ont adopté plusieurs résolutions importantes concernant le bien-être de la famille et les ont adres-sées à divers ministères, n o t a m m e n t au ministère de l'éducation
(limi-tation du n o m b r e d'étudiants des polyvalentes, tuteurs, etc.), au mi-nistère des finances (réforme des lois régissant les prêts a u x parti-culiers), ministère du Revenu na-tional (salaire minimal fixé à ,11.50 l'heure).
Certaines recommandations in-sistent sur le droit de toutes les femmes à l'éducation p e r m a n e n t e ( — "que la femme ayant dû rester à la maison au service de sa famille, mais également au service de la société au même titre q u e tous les autres travailleurs, puisse égale-ment avoir la possibilité de se per-fectionner par u n e scolarité plus avancée et recevoir une aide finan-cière lui p e r m e t t a n t de faire face aux dépenses encourues dans ce but").
M. Philippe Garigue, doyen de la Faculté des sciences sociales, président du Conseil supérieur de la famille et, depuis cet été, prési-dent de l'Union internationale des organismes familiaux qui regroupe 400 organismes privés et gouverne-mentaux de 54 pays, invité à pren-dre la parole p e n d a n t le congrès, a déclaré n o t a m m e n t que l'efficacité globale d'une politique familiale est autant la conséquence de l'ac-tion des familles que de la législa-tion gouvernementale elle-même".
"La famille a une mission essen-tielle dans la création de la nou-velle société, a ajouté M. Garigue. C'est toute la politique, dans ses aspects les plus variés (éducation, loisir, santé, travail, justice) qui doit être définie en fonction des besoins des familles. T o u t e autre conception de l'avenir de la société ne saurait aboutir qu'à une illu-sion de progrès".
Au rendez-vous
des physiciens nucléaires
Enlin, du 25 au 31 août, l'Uni-versité a reçu plus de 750 physi-ciens, venus de 38 pays, dont l'UR-SS, la Hongrie, la Bulgarie, la You-goslavie et la Tchécoslovaquie, as-sister à la Conférence internatio-nale siu les propriétés des états nu-cléaires.
Commanditée par l'Union inter-nationale de physicjue pure et ap-pliquée, l'Association canadienne des physiciens, le centre d'étude nu-cléaire de l'énergie a t o m i q u e d u Canada de Chalk River et par l'U-niversité, la Conférence a été prési-dée par le Dr Eugen Wigner, de
l'Université Princeton (Prix No-bel).
L'Université de M o n t r é a l , o ù l'étude de la physique nucléaire a d é b u t é en 1951, on le sait, a inau-guré l'an dernier u n l a b o r a t o i r e dernier cri doté n o t a m m e n t de deux accélérateurs de particules, le Dynamitron et l'accélérateur Van de Graaff et de trois salles de cibles.
Une autre invasion
Quelques jours à peine après le d é p a r t des physiciens, l'Univer-sité a subi u n e nouvelle et défini-tive invasion : celle des étudiants réguliers. L'an passé, ils étaient près de 18,000 ; on p e u t s'attendre à ce qu'ils soient aussi n o m b r e u x cet-te année, sinon plus.
Ivan Steenhout, Bureau de l'information
Usage
d'ordinateurs
au symposium
de "l'American
Society
of O r a l Surgeons"
( B I U M ) Le symposium de l'A-merican Society of Oral Surgeons, organisé par la Société C a n a d i e n n e des chirurgiens buccaux réunissant 200 chirurgiens (canadiens et amé-ricains), a eu lieu récemment à rL'niversité de M o n t r é a l .Pour la première fois, les prati-ciens utilisaient u n o r d i n a t e u r pour évaluer leur sens clinique et leur a]3titude à interpréter et à coordonner des symptômes. Les praticiens a \ a i e n t à partir de dia-positives illustrant des lésions os-seuses et muqueuses à établir u n diagnostic. L ' o r d i n a t e u r compilait les réponses et fournissait instanta-nément, des résultats sur g r a n d é-cran. Cette expérience a été r e n d u e possible grâce à la collaboration de la Faculté d e n t a i r e et du C e n t r e de calcul de l'Université de Mont-réal. L'appareil utilisé est u n ordi-n a t e u r "Coordi-ntrol D a t a " (C.D.S.) iordi-ns- ins-tallé à l'Université de Montréal et conçu pour des travaux scientifi-ques : il peut exécuter un million de calculs par seconde, s'occuper à la fois de sept programmes diffé-rents et lire et i n t e r p r é t e r 1200 car-tes p a r m i n u t e .