POINT 24 – Versement d'une subvention complémentaire de fonctionnement au CCAS
M. NAZEYROLLAS – Oui, je voudrais évoquer trois points, qui ont été évoqués ici, et l'un qui est une information
Et donc, à l'occasion de cette réunion auxquels le Conseil Général et le Conseil Régional étaient représentés par des vice-présidents, nous avons pu faire le point sur l'avancement du projet.
J'ai été très étonné tout à l'heure d'entendre dire que les travaux, quand est-ce qu'on allait démarrer les travaux, que les travaux n'apparaissaient pas.
Je pense qu'il suffit de mettre une bonne paire de lunettes, d'aller sur le chantier.
Alors évidemment, les 400 pieux qui sont enterrés, ils sont difficiles à voir.
Mais il y a déjà une dalle qui a été coulée.
Je pense qu'il y a suffisamment d'engins sur le chantier pour montrer que ça avance, même si, c'est clair, c'est un chantier qui n'est pas facile.
Parce que c'est un concept qui n'est pas facile.
Et donc la mise au point des plans d'exécution, des ferraillages, etc. …, est une difficulté pour l'entreprise. Mais c'est une entreprise qui sait faire, et ça avance.
Et donc à l'occasion de ce comité de suivi, j'ai informé nos partenaires que nous serions amenés à constituer une association de préfiguration pour une période évidemment limitée, et en attendant que se constitue le cadre juridique définitif qui sera un EPCI ou un EPCC.
Les formules juridiques, ce n'est pas à Monsieur BERTINOTTI que je l'apprendrai, sont difficiles à choisir, parce que selon que l'on prend l'une ou l'autre, il peut y avoir des incidences fiscales en matière de TVA ; donc il faut intégrer à la fois les éléments politiques, les éléments financiers, et les éléments fiscaux.
Ce n'est pas très, très simple.
En ce qui concerne la médiathèque, qui est un sujet qui a été évoqué à plusieurs reprises, notamment en communauté d'agglomération, je voudrais faire une mise au point.
L'idée de comparer la médiathèque avec la BPI, qui est intégrée dans le Centre Pompidou à Paris, est une idée qui est complètement erronée.
La BPI, je rappelle que Beaubourg que l'on baptise du nom global de Centre
Pompidou, ce sont quatre activités :
- c'est le Musée National d'Art Moderne, et c'est lui qui est notre partenaire dans cette opération
- c'est la BPI
- c'est l'IRCAM, c'est l'Institut de Rercherche sur les Musiques Actuelles
- et c'est le Centre de Création, c'est le CCI qui est le Centre de Création Industrielle.
La BPI est un établissement spécifique, au sein de Beaubourg qui a plus d'un million de documents dans ses fonds, et qui accueille essentiellement des chercheurs, des universitaires, des étudiants.
Et le Centre Pompidou, les dirigeants du centre, comme ceux du Musée National d'Art Moderne, nous ont dit à plusieurs reprises qu'il n'y avait aucune corrélation entre la fréquentation de la BPI et la fréquentation du Musée.
Les gens qui vont à la BPI ne vont pas au Musée.
C'est comme ça que ça se passe, et c'est eux qui nous l'ont dit.
Et c'est quasiment étanche, car je ne parle pas des touristes provinciaux qui vont visiter le Centre Pompidou et qui vont faire un tour.
Mais ce n'est pas ça l'essentiel des visiteurs.
Plus de 50 % des visiteurs du Centre Pompidou, de Beaubourg, sont des gens qui vont à la BPI.
Et pour le reste, l'essentiel va effectivement au Musée National d'Art Moderne.
Mais il n'y a pas, sauf de façon complètement marginale, ce n'est pas la même clientèle, ce ne sont pas les mêmes objectifs.
La deuxième observation c'est que, comparer une médiathèque aussi
intéressante et importante qu'elle soit à la BPI, ça n'a aucun sens.
Dans le projet initial, c'est aujourd'hui une question que nous avons. Dans le projet initial, il était prévu que la médiathèque prenne place à côté du Centre Pompidou.
C'est une réflexion sur laquelle aucune décision n'a été prise. Mais c'est une réflexion que nous avons engagée, en concertation d'ailleurs avec le Centre Pompidou, Paris, le Musée National d'Art Moderne parce que nous considérons que l'implantation de la médiathèque, dans le quartier de l'Amphithéâtre, est un élément important et qu'elle y sera implanté.
Aujourd'hui, il ne nous paraît pas évident, en plus, cela pourrait présenter certaines difficultés du point de vue, les confrontations architecturales, ne paraît pas évident qu'elles doivent être exactement à côté du Centre Pompidou.
Voilà ce que je tenais à dire, pour mettre les choses au point et pour couper quand même un peu court à ces comparaisons qui, hélas, ne sont pas raisons entre la BPI et la médiathèque.
M. le Maire – Bien.
Alors moi je répondrai sur un sujet plus polémique, mais je vais essayer de ne pas être polémique.
D'abord, un fait.
Hier, une certaine Madame COLIN, qui est à la fois une femme de communication, de production et autres, qui était à la base de l'émission des Racines et des Ailes qui a été faite sur la place Stanislas à Nancy, est venue avec 25 journalistes internationaux à Metz, pour visiter le marché de Noël de Metz, et pour visiter les nouvelles places de Metz.
Eh bien tous ces journalistes, sans aucune exception, ont demandé à voir le Centre Pompidou. Enfin, ce qu'il en est, ce qu'il en est déjà.
Oui, à visiter le site.
A visiter le site.
Et moi j'en ai reçu certains le soir, dans mon bureau, et il y en a qui sont partis par le train, d'autres qui sont même restés cette nuit à Metz, et alors j'en ai reçu plusieurs, par deux ou par trois, dans mon bureau.
Ils m'ont tous dit que la chose exceptionnelle de Metz était le Centre Pompidou, et ils m'ont dit "comment est-ce que vous avez pu faire pour obtenir cela ?
C'est exceptionnel ce que ça va vous amener comme résonances, comme notoriété, dans le monde entier."
Alors je leur ai raconté, excusez-moi, je vous rappelle l'histoire, parce que si on parle prix, autant commencer par le départ.
Madame Catherine TRAUTMANN avait créé, en 1997, une association pour fêter l'arrivée de l'an 2000.
Elle m'avait demandé si nous souhaiterions y rentrer, j'ai dit oui. Et j'avais délégué Mademoiselle RAFFIN dans cette association.
Catherine TASCA qui est venu un an, ou un an et demi après, a coupé les crédits. Ça arrive.
Et Monsieur AILLAGON qui avait été nommé par Catherine TRAUTMANN présidente de l'association de l'an 2000, de préfiguration de l'an 2000, a invité Mademoiselle RAFFIN à déjeuner, peut-être pour la consoler, mais en tous les cas pour lui annoncer que Metz n'était plus retenue, et qu'en raison du fait que les crédits étaient coupés, on ne pouvait plus rien faire à Metz.
Et il a raconté à Mademoiselle RAFFIN qu'il voulait décentraliser le Centre Pompidou, et qu'il était allé voir un certain nombre de maires, telle que Madame AUBRY à Lille qui lui a dit, moi ça ne m'intéresse pas j'ai Villeneuve d'Ascq, tel que le Maire de Caen, à l'époque, je ne sais plus comment il s'appelait, c'était un homme, qui a dit, moi ça ne m'intéresse pas parce que je ne me représente plus, tel que le Maire de Montpellier que tout le monde connaît, Georges FRECHE qui a dit à AILLAGON, si vous le payez, je le prends.
Et le Maire de Nancy a dit, moi je ne peux pas le faire, je n'ai pas d'argent.
Alors Mademoiselle RAFFIN a dit à AILLAGON, venez à Metz, on va discuter.
Et j'ai discuté avec AILLAGON, et je lui ai dit ça va coûter combien ?
Alors AILLAGON a dit, 25 millions d'euros.
Alors j'ai dit, vous vous f…tez de moi, j'ai été ministre, j'ai discuté avec François MITTERAND de ces grands travaux, j'ai vu ce que coûtent tous les grands travaux à travers le pays, tous les musées, etc. …, et j'ai vu que leur valeur estimée au départ était souvent multipliée par deux, par trois, par quatre, par cinq, parce que l'Etat s'en f…t, et quand un ministre suit un autre ministre eh bien on donne une rallonge et on ne discute même pas.
Non, ce n'était pas … qui est le maire de Caen, c'était un autre.
Alors j'ai dit à AILLAGON, mais je pense que si on discutait sur la base de 50 millions d'euros, on approcherait un peu plus le prix.
Et AILLAGON m'a dit, ah non, jamais de la vie, etc. …, peut-être 30 millions maximum.
J'ai dit, 50.
Et après il m'a dit, donc vous ne prenez pas.
J'ai dit, si. Je vais soumettre à mes Adjoints, à mon Conseil Municipal, et au Conseil de Communauté, ce projet, pour 50 millions d'euros, mais pas pour 25, comme vous dites.
Et vous m'avez tous fait l'honneur de l'approuver à l'unanimité pour 50 millions.
J'y ai peut-être cru, aux 50 millions.
Mais je ne me suis pas cassé la tête là-dessus.
Je vais être très honnête, aujourd'hui, j'ai pensé, 50 ça devrait à peu près coller.
Ça devrait à peu près coller.
Seulement, c'était un prototype exceptionnel.
Alors je vais vous dire aussi qu'au moment du jury on était 6 élus, dans le jury.
Il y avait d'une part, Patrick THIL, Christine RAFFIN et moi. Et d'autre part, André NAZEYROLLAS, André BOHL et Monsieur HASSER.
- plusieurs personnes parlent en même temps –
M. le Maire – Comment ? M. …. – Jean-Luc BOHL.