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Les recommandations et réglementations internationales et nationales

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PJ Les recommandations et réglementations internationales

n y a un peu plus de 100 ans que WC Roentgen découvrit les Rx (Kathren RL, 1996). Une

histoire riche en découvertes s’ouvrit à l’humanité, mais aussi en souffrance. La

radioprotection mit du temps à émerger, elle est souvent restée en-deça des données de la

radio-biologie et de la radio-épidémiologie, encore aujourd’hui.

Pourtant l’existence du détriment fut inmiédiatement recoimue. Mais ce n’est que vingt-cinq

ans après la découverte initiale, que les premières recommandations d’organismes, qui

deviendront officiels, apparurent Faute d’instrument de mesures adéquat, elles furent

empiriques, mais correspondaient bien aux connaissances de l’époque. C’étaient des

recommandations essentiellement du domaine déterministe. Ce n’est que peu après la guerre

40-45, lorsque les premières doimées concernant les leucémies chez les radiologistes furent

largement publiées, que les recommandations riment compte des cancers provoqués par les

radiations ionisantes (par ex. Match HC, 1944). Dès le début des années 50, la

réglementation, telle que nous la coimaissons aujourd’hui, fut mise en place (ICRP, 1955).

Elle consacra le domaine stochastique comme somce normative et en exclut largement

l’irradiation médicale, ainsi que l’irradiation naturelle, soit les deux sources principales de

l’iiradiarion humaine (respectivement comptant approximativement pom 15% et pom 80%).

Les recommandations connurent des petites retouches notamment en 1957 et en 1964, puis

surtout en 1977, dès que les conséquences des irradiations par les bombes nucléaires furent

mieux connues (ICRP n° 26, 1977). Une dernière retouche, substantielle, mais qui ne remet

pas en cause les acquis de 1955, date de 1990 (ICRP n°60, 1990) et prend place actuellement

dans nos réglementations à caractère européen et aux Etats-Unis. Cela ne veut pas dire que

l’évolution de notre réglementation est finie : bien au contraire de nouvelles observations de

la recherche fondamentale, de l’observation des populations humaines sont de nature à

De Brouwer C, Lagcisse R. La directive européenne 96/29/Euratom vue à travers l'histoire de la

radioprotection. Revue Médicale de Bruxelles. 2001 ; 1 : 3341.

mcxleler de façon importante l’architecture actuelle de la radioprotection. Et probablement

qu’il faudra se résoudre à réglementer le domaine médical.

Le modèle linéaire de risque bant l’exposition et les risques de cancer et gonadiques

concernant les faibles irradiations, restera peut-être le modèle clé, car il est simple, même s’il

apparaît comme incomplet au regard des données récentes de radiobiologie. Ce modèle

linéaire sans seuil a comme corollaire la prise en compte de la dose collective , somme de

doses réalisées par le cumul des petites expositions encourues dans une population. A celui-ci

restera également couplé le principe ALARA (as low as readily achievable) introduit par

riCRP 22 de 1973. Les trois principes de la radioprotection : celui de la justification, celui de

l’optimisation (ALARA et contrainte de dose) et celui de la limitation sont donc devenus les

pierres angulaires de la radiopnotection. Une évolution importante au niveau des concepts sera

la mise au point de la dose totale équivalente. Il y avait en efiet une difficulté pour unifier la

comptabilité des doses partielles, touchant des organes éventuellement différents, reçues au

cours du temps par les individus. Ceci se réabsera par la prise en compte pondéré d’un risque

génétique et des risques de cancers, organe par organe (ICRP 26, 1977).

Cependant des éléments nouveaux apparaissent dans notre compréhension du risque :

La prise en compte nécessaire du risque radon dès les années 80, mais clairement précisée

dans les années 90 a modifié considérablement l’importance de l’irradiation natureUe à

laqueUe nous sommes soumis, puisque l’exposition au radon domestique compte pour 50% de

notre irradiation. L’irradiation naturelle est acmeUement de l’ordre de 2 à 2,5 mSv, soit 80%

de notre irradiation moyenne, soit deux fois ou plus la bmite de dose population. Cette donnée

pourrait modifier le calcul de la dose équivalente appbquée au corps total par le biais des

“ weighting factors ” ! (Fritz-Niggb H, 1985)

Et si l’on considère que l’irradiation médicale, largement exclue de la réglementation, compte

pour 15% de notre exposition, les réglementations acmeUes en radioprotection ne couvrent en

réabté que 5% de l’exposition humaine réeUe. C’est dire si les normes, indispensables,

touchent aujourd’hui des limites qu’eUes ne pourront dépasser qu’en prenant enfin pleinement

en compte l’irradiation natureUe et l’irradiation médicale.

Le risque cancéreux apparaît de moins en moins comme une conséquence directe de

l’iiradiation, mais une conséquence complexe et indirecte (de Brouwer C, 1999). Les notions

apparues à la fin des années 80 concernant l’instabilité du génome (Little JB, 1998), et les

inductions de proximité (cytoplasme) et/ou de voisinage (relations intercellulaires) sont des

préoccupations nouvelles qui auront un impact sur nos concepts de radioprotection (Price KM

étal, 1998).

Elles s’accompagnent d’une nouvelle controverse concernant les seuils de risques : y a t-ü ou

non un seuil pour le risque cancéreux, et selon quelle relation ?

Les méthodes épidémiologiques s’améliorant, les émdes d’observations de cohortes humaines

(Ashmore JP et al, 1998), montrant des effets stochastiques pour de très faibles expositions,

s’accumulent, ce qui bouleverse réellement divers concepts plus anciens d’une réglementation

considérée comme trop prudente !

Alice Stewart avait pourtant montré le chemin dès les années 50, en observant des

augmentations du taux de leucémies chez le jeime enfant, irradié in utero lorsque la mère

enceinte réaüsait de simples radiographies de contrôle (1958).

La notion des populations dites fragiles est acmellement émergente, même si le débat reste

timide. Il ne faut pas oubüer que se profilent derrière cette problématique des intentions

d’eugénisme professionnel et IICRP , dans sa pubhcation 79 de 1998 (Genetic susceptibihty

to cancer), admet cette possibilité sans pour autant l'adopter. Parce qu’à l’inverse, la prise en

compte de ce type de population dans les recommandations pourrait imposer une diminution

importante de certaines normes. CeUe-ci ne pourra se réaliser que par l’intégration de

l’exposition médicale et naturelle dans de nouvelles normes.

On est donc devant une difficulté majeure ; diminuer encore l’exposition professiotmelle

apparaît comme possible et probablement souhaitable. Notons cormne P Recht l’avait

suggéré, que les radiations iortisantes ne sont pas spécifiques dans leurs effets cancérigènes, et

qu’il y a un besoin de prendre en compte les autres toxiques dans l’émde du risque global :

“ ...au bon sens en n’exposant pas par exemple à des irradiations importantes des travailleurs

exposés également au benzol ou au plomb ” (Recht P, 1968). Cette diminution est

manifestement possible puisque le niveau moyen d’irradiation des personnes

professionnellement exposées (environ 1 mSv /an, selon l’UNSCEAR de 1988) est très petit

face au seuil normatif de < 50 mSv par an et de < 20 mSv /an en cumul sur 5 années.

L’exposition d’origine technologique semble très marginale dans l’exposition de la

population. Ce serait donc par une diminution progressive de l’irradiation médicale rendue

possible grâce aux progrès techniques de l’imagerie et des imageries non exposantes, ainsi

que par la lutte contre le radon domiciliaire, qu’ime diminution progressive de l’irradiation

humaine semblerait la plus efficace. Ce sont les défis des années 2000.

B/ Les recommandations et réglementations nationales

Sur le plan national, la réglementation belge a suivi assez tardivement les directives

européennes. En effet, l'évolution des réglementations suit un chemin lent, relativement

chaotique, pour plusieurs raisons. La première est d'ordre scientifique et normatif. La

connaissance des risques est progressive et les concepts de plus en plus compliqués. H y a là

une difficulté normative majeure, car les interprétations des données d'observations, ou même

d'expérimentation sont divergentes. L'aspect normatif concernant les limites de doses ne

touche qu'une très petite partie de l'irradiation humaine, moins de 5% de celle-ci. En effet,

l'irradiation médicale, qui individuellement peut être nettement plus importante que les

normes proposées pour l'irradiation technologique, ne fait pas l'objet de limitation. De même

que l'irradiation naturelle n’est pas réglementée, quoiqu'elle fasse l'objet de préoccupations

limitatives, comme c'est par exemple le cas au niveau du radon domestique: les niveaux dits

d'action pour essayer de limiter cette exposition dans les maisons d'habitation. Au niveau

professionnel, il y a une avancée réglementaire pour le personnel navigant des avions, n

n'empêche, les deux causes majeures de l'exposition humaine, l'exposition médicale valant

pour près de 15% de celle-ci et l'exposition naturelle valant pour près de 80%, ne sont pas

prises en compte par nos réglementations, si ce n'est à travers des concepts: ceux de

justification et d'optimisation pour l'irradiation médicale, et de façon informelle, à travers des

niveaux d'action pour le radon de l'environnement.

De Brouwer C, P. Quertainmont P, Lagasse R. L'évolution de la législation beige en matière de

radioprotection médicale des travailleurs - Complémentarité avec les directives européennes et

comparaison avec ia réglementation française. Revue du Droit de la Santé. In press.

Par contre, l'exposition aux radiations ionisantes, issues de l'activité industrielle ou de service

est fortement réglementée. D est vrai que le potentiel de nuisance de ce type d'exposition est

important, et en cas d’accident inversement proportioimel à sa nuisance quotidienne qui

apparaît très faible, ce qui n'est pas le cas pour les causes médicales et naturelles. Tant sur les

plans du transport, de son stockage, des normes de constmction, des déchets, etc. que nous

n'avons pas abordés dans ce travail, la réglementation est profiise, et parfois peu cohérente ou

peu claire. C'est à tel point vrai, que pour des domaines aussi importants que des critères

spécifiques de construction, il faut faire appel au sens commun p>our dénouer des

problématiques devenues trop complexes pour être résolues, parce que les réglementations ne

sont plus capables de définir les termes qu'Us emploient (Conseil d'Etat, arrêt n° 49 438 du 5

octobre 1994).

Le domaine plus strictement médical apparaît comme moins disparate, quoiqu'acmellement

nous arrivions à des sortes d'impossibilités de respect de la norme. Particulièrement au niveau

de la population qui se voit imposer une limite de type "technologique" trois fois moins

grande que l'irradiation naturelle qu'elle subit de toute façon, et ponctuellement de cent à mille

fois moins importante (ou même encore moins), que l'irradiation médicale qu'elle subira l'une

ou l'autre fois. Ceci est d'autant plus vrai que certaines expositions naturelles sont reprises sur

le plan professiotmel. Lorsque l'on étudie l'évolution conjointe de la médecine du travail et de

la radioprotection médicale, on peut y percevoir une distorsion en ce sens que la

radioprotection médicale fut très précoce et préfigura par sa technique de surveillance les

techniques de médecine du travail qui seront adoptées plus tard. Au cours du temps, les

techniques de surveillance de la médecine du travail évoluèrent en technique de santé au

travail multidisciplinaire. La radioprotection n'a pas encore évolué dans ce sens. Elle apparaît

aujourd'hui un peu figée, s'enfonçant dans une incohérence réelle notamment normative,

probablement destractrice d'un système intégré de protection. Compte tenu de l'élargissement

des cormaissances et des techniques de protection, face à une utilisation industrielle des

radiations ionisantes dont le visage se modifie profondément, il serait probablement utile

d'implémenter des techniques de radioprotection, non seulement au itiveau des ingéitieurs et

des médecins du travail, mais aussi au niveau des hygiénistes industriels, des ergonomes et

des spécialistes du psychosocial. Ceci afin de permettre une prise en compte multifactorielle,

et un réajustement plus réahste des risques par rapport à l'impact de ceux-ci sm nos habitudes

et notre économie. En ce qui concerne les maladies professioimeUes, le système belge ne

brille pas par son efficacité. L'ambiguïté de son système, confondant les maladies et le facteur

d'exposition, l'absence de délai de prise en charge, la complexité d'un système

complémentaire d'imputation (présomption irréfragable) basée sur des industries ou

professions, couplée avec des incertimdes médicales importantes, rend la réparation

probablement très inéquitable. Mais à l'opposé, le système français, quoique donnant une

sécurité juridique probablement meilleure, contient également certaines limites, notamment

dans un descriptif incomplet des maladies.

H est paradoxal de constater que les directives européennes concernant la radioprotection

apparaissent parfois plutôt coimne un outil de divergence que de convergence entre les

réglementations nationales, alors que les recommandations internationales de IICRP

(International Commission on Radiological Protection) furent plutôt des outils de

convergence entre les pays. En d'autres termes, les avis proposés par l'ICRP, se retrouveront,

mutatis mutandis, et dans les directives européennes, et dans les réglementations nationales. Il

s'agit par exemple des normes de radioprotection. Mais, à l'inverse, ce qui ne fait pas partie

des matières de base reprises par ces recommandations internationales va trouver des

applications divergentes entre pays membres, chacun maintenant ou accenmant ses

particularismes. Par exemple, le concept d' "expert qualifié" dont la définition assez vague est

placée à l'article 1 de la directive europ>éenne concernant les normes de base de

radioprotection (96/29/Euratom), aura des réalités différentes selon les pays. On peut penser

que les recommandations internationales, relativement précises dans leur formulation, ne sont

probablement que très partiellement influencées par des considérations particularistes, alors

qu'une directive concernant la radioprotection, hors le consensus international, compte tenu de

son cheminement complexe à travers les instimtions européennes, sera plutôt un commun

dénominateur, où chacun peut se retrouver. Cet aspect paradoxal est lié au fait que les Etats

membres jouissent d'une liberté de choisir la forme et les moyens de la transposition, même si

cette transposition doit être complète et son application ne connaître aucune entrave nationale.

La directive est un procédé de législation indirecte nécessitant souvent une interprétation

nationale des règles qu'elle comporte (P. GiUiaux, "Les directives européeimes et le droit

belge". Editions Braylant, Bruxelles, 1997). L'exemple de la radioprotection est

caractéristique à cet égard : lorsque la directive est contraignante (les normes de bases par

exemple), l'ensemble des règles nationales sont réellement communes. Lorsqu'elle est peu

précise, les règles nationales sont largement divergentes les unes des autres. La précision des

directives est probablement secondaire à de multiples impératifs, notamment propre aux Etats,

propre à des intérêts économiques, sociaux, et politiques divergents.

La vue d'ensemble est probablement pessimiste quant aux buts que l'on désire atteindre, la

protection des individus composant notre société, où les impératifs de sécurité individuelle,

bien légitimes, sont brouillés par des impératifs économiques discutables, des lobbyings

politiques parfois inconséquents, et des intérêts individuels à court terme. Il faut espérer que

les principes de précaution, en vue d'une qualité de vie durable, puissent petit à petit modifier

ces incohérences que l'on rencontre sur divers plans: au niveau des concepts de bases, mais

aussi dans l'articulation de ces concepts entre eux, et que l'on puisse évoluer vers des systèmes

moins morcelés, mieux intégrés.

C/ Les nouvelles propositions

L’ICRP, par la voix de son président a engagé une discussion portant sur une modification

fondamentale de la réglementation concernant la radioprotection des radiations d’origine

technologique. La proposition vise au remplacement du système actuel basé sur les doses

collectives et du système de l’optimisation ALARA (as low as reasonably achievable) par un

autre système d’optimisation de l’exposition, sur ime base individuelle, causée par une source.

Ceci permettra une prise en compte beaucoup plus large des sources multiples d’exposition de

l’homme.

n est nécessaire, pour bien comprendre de définir les différents concepts.

a) Domaine de la limitation de l’exposition :

- La dose collective (Faillie I et al, 2000) peut être définie comme la somme des doses

individuelles, reçues par une population sur une période donnée à partir d’une source

spécifique de radiations ionisantes.

b) Domaine de l’optimisation de l’exposition ;

- La dose contrôlable peut être définie comme le contrôle de la dose émise par une

source et reçue par la personne représentative du groupe le plus exposé tout en

s’assurant que la dose émise/reçue est la dose la plus petite que raisoimablement

praticable (ALARP : as low as reasonably practicable) (Clarke R, 1999).

- Le niveau d’action. On pourrait définir le niveau d’action comme un niveau

d’exposition causée par une source déterminée au-dessus de laquelle U est nécessaire

d’agir afin de réduire l’exposition causée par cette source.

- Les contraintes de doses. Les directives Euratom (96/29 et 97/43) les définissent

comme “ une restriction imposée aux doses éventuelles qu’une source déterminée peut

délivrer aux individus et utilisée dans la phase de planification de la protection contre

les rayormements pour toute optimisation. ”

La radioprotection est basée smr une hypothèse de risque simple, linéaire sans seuil. Ce

concept a eu des implications importantes puisqu’en toute logique, il fallait réduire

l’exposition autant que possible et tendre en toute hypothèse vers une situation où l’exposition

technologique n’était absolument plus discernable de l’exposition naturelle.

Le concept est paradoxal puisque rexp>osition humaine d’origine technologique est très faible

et ne représente que quelques % (3%) de l’irradiation globale humaine. Comment faire la part

des choses entre les différentes sources d’exposition humaine sans agir sur les sources elles-

mêmes ?

La proposition est de supprimer les limites classiques de doses coUectives pour la remplacer

par des limites de dose contrôlables aux sources sur une base individuelle, et par l’étude isolée

de chaque source comparée à un référent

Le principe AL ARA (As low as reasonably achievable) serait remplacé par :

1/ le contrôle de la dose reçue d’une source par un membre représentatif du groupe le plus

exposé (control) ;

2/ en s’assurant que la dose résultante sera “ as low as reasonably practicable ” (ALARP).

Dose contrôlable appliquée à une source; annuel le. Dose collective appliquée à une population ;

limite de dose annuelle.

Contrôle et ALARP ALARA

A Risque stochastique de 10'^ et > au-dessus de 30 mSv :

pas d’exposition permise.

Limite de dose travailleur : 50mSv sur un an.

B Risque stochastique de 10'^ : au-dessus de 3 mSv.

Zone des limites de doses professionnelles, du niveau

d’action supérieur pour le radon domestique, pour des

examens médicaux de type CTscan.

20 mSv cumulable sur S ans ;

6 mSv pour les apprentis et étudiants.

C Risques stochastique de lO** : au-dessus de 03 mSv.

Zone de l’exposition naturelle. Limite inférieur du

niveau d’action pour le radon domestique. Limite

inférieure des mesures de protection en cas d’accident

Limite supérieure de dose pour la population : il est

nécessaire de réduire cette dose reçue d’une source si

l’individu n’en retire aucun bénéfice. Limite de dose

pour des examens simples de radiographies.

1 mSv : limite maximum durant la grossesse.

1 mSv : limite d’exposition pour les membres

de la population.

D Risques stochastique de 10'^ : au-dessus de 0,03 mSv.

Dose maximum admissible pour une persoime ne

recevant aucun bénéfice de l’exposition à une source.

E Risques stochastique de < 10'^ : risque trivial.

Le niveau trivial avait déjà été défini dès 1987

par le NCRP 91 : “ negligible individual

dose ” , estimé à 0,01 mSv/an, soit un risque

stochastique de 10'’.

Ce nouveau concept permettrait d’intégrer les autres concepts du domaine de l’optimisation,

comme les niveaux d’action et les contraintes de doses.

Pour permettre de bien comprendre le modèle proposé, on peut prendre comme exemple la

crise belge de la dioxine/PCBs (polychlorinated biphenyl). Quoiqu’il existait déjà des normes

d’incorporation humaine quotidierme d’équivalent dioxine (Tolerated Daily Intake ou TDI),

elles n’étaient pas pertinentes pour résoudre un problème de contamination alimentaire. Pour

résoudre la crise belge, la Commission européerme a du “inventer” une limite de

concentration en PCBs co-planaires (ayant des effets de type dioxine, ce qui permet de

calculer un équivalent dioxine) pour chaque aliment pouvant en contenir et destiné à

l’alimentation humaine. La proposition faite par l’ICRP est très proche de cette méthode ;

pour chaque source de radiations ionisantes, on contrôle la dose émise qui peut exposer la

persorme la plus représentative du groupe. Cette dose ne peut dépasser un(e) niveau/limite de

référence. Cette limite est choisie de telle manière que, même s’il y a plusieurs sources

d’exposition, elles ne sont en général pas nombreuses, le cumul de ces sources ne peut

raisormablement atteindre des niveaux estimés dangereux pour l’homme.

Notons que l’adoption de ce type de système par la Conunission européenne pour résoudre la

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