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Cette partie a pour but de présenter et de comparer trois systèmes différents permettant le contrôle du

taux de transmission : un « inner filter plate », un « split inner hemisphere » et le « top cap électrode »,

tel que résumé par Collinson [13].

a) « Inner filter plate »

Principe

Ce premier système introduit par Collinson consiste à

ajouter des déflecteurs électrostatiques (filter plates)

entre la sortie de l’analyseur électrostatique et les MCP

(Figure 20). Lorsqu’une tension est appliquée sur les

déflecteurs ceux-ci vont dé-focaliser radialement le

faisceau de particules sortant de l’analyseur. Tandis

que les particules qui se trouvent au centre du faisceau

vont rencontrer les détecteurs, celles qui se trouvent sur

les bords vont être rejetées par les plaques déflectrices,

réduisant ainsi le taux de transmission.

Figure 20 : Vu en coupe d'un top hat analyseur avec Inner filter plate [13]

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Performances

Ses avantages sont nombreux, le fait que les particules mesurées ont une trajectoire centrale entraine un

facteur k indépendant de la tension des plaques déflectrices et une réponse en élévation qui reste centrée

sur 0°. Cependant, pour avoir une réponse en azimut qui ne dépende pas de la tension des plaques

déflectrices, il faut que les plaques soient suffisamment compactes pour qu’elles n’entrainent qu’une

faible dé-focalisation azimutale comme obtenue en simulation par Collinson (dont le résultat est présenté

sur la Figure 21-A).

Figure 21 : A) étude de la résolution angulaire / B) étude du facteur de géométrie (taux de transmission) [13]

L’évolution du taux de transmission en fonction du rapport entre la tension des plaques et la tension de

l’analyseur (Figure 21-B) montre qu’avec un rapport de tension autour de 3,5 le taux de transmission se

trouve dégradé d’un facteur 2. Pour avoir des variations plus importantes, comme dans le cas d’AMBRE,

il faudrait une haute tension très importante, ce qui n’est pas réalisable en pratique.

b) « Split hemispherical analyzer »

Principe

Le second système présenté ici consiste à séparer la demi-sphère interne en deux électrodes suivant un

angle de séparation θ. Ces électrodes sont polarisées avec des potentiels différents (IH[U] et IH[L])

contrôlés de manière indépendante, comme visible sur la Figure 22.

Figure 22 : vue en coupe d'un split hemispherical

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Le fait d’avoir deux électrodes dans l’analyseur électrostatique entraine l’apparition de deux zones de

filtrage avec des réponses indépendantes, comme illustré sur la Figure 23. La réponse globale de

l’instrument correspond alors à la convolution des deux réponses de filtrage commandées par les

potentiels IH[U] et IH[L] (Figure 23). L’électrode du bas sélectionne les particules qui sont mesurées

par l’instrument, mais cette sélection se fait parmi les particules présélectionnées par l’électrode du haut.

Ainsi, lorsque les deux potentiels sont identiques les réponses en énergie des deux électrodes sont

centrées sur la même valeur et le taux de transmission est maximal, le comportement dans ce cas est le

même que celui d’un analyseur classique. Cependant, en différenciant les deux potentiels, l’énergie des

particules présélectionnées se trouvent en dehors de la bande passante de l’électrode du bas. Ceci

entraine une diminution du taux de transmission. La variation du taux de transmission est contrôlée à

travers le rapport de tensions IH[U] / IH[L].

Performances

Contrairement au système précédent, cette solution a pour effet de modifier la réponse de l’instrument

en énergie et élévation, et cet effet varie en fonction de l’angle de séparation θ (« split angle »). En effet,

si cet angle est trop important la réponse globale de l’instrument est principalement déterminée par la

tension appliquée sur l’électrode supérieure, et donc sa variation entraine la variation du facteur k sans

pour autant faire varier le taux de transmission, comme illustré sur la Figure 24-A. En revanche, si cet

angle est trop faible la réponse de l’instrument est fixée par le potentiel de l’électrode inférieure et la

variation du potentiel IH[U] n’a plus de réelle impact sur le taux de transmission, comme visible sur la

Figure 24-B où l’air sous les courbes (correspondant au taux de transmission) ne subit qu’une variation

mineure.

A B C

Figure 24 : Réponse en énergie de l'analyseur pour différentes tensions appliquées sur l'électrode supérieur avec un angle de séparation de : A- 60° ; B- 10° et C- 19° [13]

Il faudra donc trouver l’angle de séparation θ optimal permettant une grande variation du taux de

transmission sans pour autant entrainer une trop grande variation du facteur k, (ce qui correspond au

comportement de la Figure 24-C avec un choix d’angle résultant d’un compromis entre les valeurs

extrêmes des figures 24-A et 24-C).

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c) « Top cap electrode »

Principe

Enfin le dernier système présenté ici consiste à

polariser la calotte supérieure (« Top Cap ») avec

une tension non nulle pour faire varier le taux de

transmission de l’analyseur. Le principe est le

même que pour le « split hemispherical

analyzer ». La déflection en énergie est divisée en

deux régions qui sont contrôlées de manière

indépendante. Cependant, ici, les deux régions ne

sont pas créées en coupant la sphère interne en

deux, mais en ajoutant une électrode (top cap),

comme visible sur la Figure 25. En appliquant

une tension sur cette électrode, des champs

électriques différents régneront entre la zone

centrale et celle des bords, ce qui amène à un

fonctionnement similaire de convolution de deux

filtrages d’analyseurs.

Performances

En termes de performances, cette solution est similaire à la précédente. Elle modifie aussi la réponse en

énergie et élévation de l’instrument. La principale différence entre les deux dernières solutions vient de

la structure mécanique de l’analyseur, qui entraine un comportement légèrement différent lors de la

variation du taux de transmission. Pour le « Split Hemisphere » : les potentiels des collimateurs, de la

sphère externe et de la calotte supérieure sont tous nuls, la déflection des particules commence

uniquement au niveau de la sphère interne (qui est la seule polarisée). En revanche pour le « Top Cap »

une différence de potentiel apparaît dès la sortie des collimateurs, comme illustré sur la figure 26 avec

les lignes de champs, ce qui entraine une déflection plus importante qu’avec le « Split Hemisphere ».

La variation du taux de transmission pour un même rapport de tension est plus importante de ce fait pour

le « Top Cap » [13].

Figure 26 : Comparaison des lignes de champ entre la solution 2 (gauche) et la solution 3 (droite), Collinson [13]

Cependant, pour que cette solution soit intéressante, il faut que la tension de polarisation de la calotte

supérieure soit de signe opposé à celle de la tension de polarisation de la sphère interne [13] ce qui

complique les circuits de polarisations et augmente leur encombrement.

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