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h. 119 cm ; l. 52 cm ; p. 27 cm

Classé au titre des monuments historiques

(4 janvier 1915)

Restauré en 2009 par Clara Stagni nettoyage et refixage de la polychromie, reprises d’anciennes restitutions

Budget : 6 000 €

marne reims  eglise saint-andré

insuffisant et s’est rompu. Certains éléments du livre et des fragments de la terrasse ont été restitués maladroitement.

L’œuvre a été entièrement décapée et ne présente aujourd’hui que quelques îlots de polychromie, restes d’une mise en couleur et d’une dorure tar- dive de la fin du XIXe siècle. Cette polychromie

était constituée d’une gamme colorée, aux tons francs, caractérisée par des couches picturales mates d’épaisseur assez importante. Une sous-couche co- lorée jaune, appliquée sur le bouche-pore original est visible à de très nombreux endroits, à l’excep- tion des carnations. Comme aucun reste de poly- chromie originale n’est observable, on peut penser que l’œuvre n’était pas colorée au départ, mais rien n’est certain. On observe, en revanche, à de nom- breux endroits, une couche blanche appliquée sur l’ensemble de la surface et destinée à masquer les irrégularités constitutives de la pierre.

La restauration a permis de rétablir l’intégrité de l’œuvre et d’en améliorer la lisibilité par le remon- tage du bras dextre, la reprise des ragréages, le net- toyage et l’harmonisation colorées des interventions antérieures. L’intervention menée sur les armatures instables a prévenu de nouvelles dégradations. tiennent au répertoire antique : il porte une tunique

retenue à la taille et des sandales. Son manteau est attaché sur sa poitrine au moyen d’une agrafe représentant une tête de chérubin.

On remarque sur la terrasse l’inscription « Jean Muiron. S. ANDRE, 1586 ».

Le support de l’œuvre était en bon état général de conservation. Cependant, certains éléments cas- sés avaient par la suite été déposés, en particulier sur le bras droit. D’autre part, des manques étaient à signaler principalement sur les montants de la croix, la main droite, la moitié du bras droit déposé. Des éclats et épaufrures étaient également visibles, ainsi que des griffures. Enfin, les armatures origi- nales étaient oxydées en surface et les produits de corrosion avaient migré à la surface de la pierre. La surface, quant à elle, était très empoussiérée et encrassée. La polychromie avait été décapée, grattée et avait presque entièrement disparu. On remarquait également des résidus de colle et des projections.

La surface a d’abord bénéficié d’un dépous- siérage et d’un nettoyage. La couche picturale a été refixée et consolidée. Les armatures instables ont été reprises, exceptées les goujons et agrafes dont l’extraction aurait pu s’avérer dommageable. Les restitutions anciennes et les comblements ont également été repris, en particulier sur le livre et la terrasse. Le bras droit a ensuite été remonté, puis la partie manquante. Les dépôts et salissures ponctuels, notamment ceux présents sur le joint de l’épaule droite, ont été éliminés. Enfin, des retouches d’intégration et d’harmonisation colorée ont été apportées sur les taches de l’ancien collage, les îlots de préparation blanche, les griffures et la restitution de la terrasse en plâtre.

L’œuvre est taillée en ronde-bosse dans un cal- caire où de nombreuses empreintes de coquilles fossiles sont visibles. Elle présente des pièces as- semblées comme le bras droit et la main gauche. On peut souligner la qualité de la taille ainsi que le soin extrême apporté aux assemblages et aux finitions des détails et des surfaces.

Lors des précédentes restaurations, le bras droit, aujourd’hui déposé, avait été recollé au niveau du plan d’assemblage original de l’épaule. Ce col- lage a été réalisé avec une colle au pouvoir adhésif

marne

saint-gilles

eglise saint-pierre

Vierge et Saint-Jean

sculpture

XVI

e

siècle

bois polychrome (noyer)

Vierge : H. 115 cm ; L. 40 cm ; P. 23 cm Saint-Jean : H. 115 cm, L. 33 cm ; P. 25 cm

inscrit au titre des monuments historiques (12 avril 1974)

Restauré en 2003 par Laurence Chicoineau etude stratigraphique, dégagement des restes de badigeon, consolidation du bois, réintégration structurelle de certains éléments

Budget : 8 022 €

S

aint-Jean, ici représenté en pied, sur un socle vert, a les mains croisées sur la poitrine. Il est vêtu d’un manteau rouge, attaché sur sa poitrine, sous lequel nous pouvons voir une robe jaune/dorée à larges manches. Ses pieds sont nus.

Le saint tourne la tête vers la droite et regarde vers le bas. Son visage, imberbe, revêt un aspect juvénile et délicat, encadré par une chevelure ondulée, mi-longue. Ses joues sont roses. Il a les sourcils arrondis et les yeux

Saint-Jean. Eglise Saint-Pierre de Saint-Gilles (Marne) © P. Stritt

marne saint-gilles  eglise saint-pierre

Les repeints avaient pour fonction de camoufler les dégradations apparues avec l’infestation. La Vierge a été repeinte à trois reprises. Les tons de sa polychromie d’origine sont proches de ceux de Jean. Les carnations sont rosées, le drapé doré et la robe intégralement rouge.

Saint-Jean et la Vierge ont retrouvé leur visage par une remise en volume effectuée au niveau du nez. Le regain de polychromie apporté et les retouches d’harmonisation ont aussi rendu du volume à la statue. En revanche, les lacunes qui n’altéraient pas la lisibilité de l’œuvre n’ont pas été comblées. Sa sécurité a été assurée par un dis- positif antivol.

en amandes, en saillie. Son nez est droit, ses lèvres fines, mi-closes.

La Vierge, debout, penche la tête vers la gauche. Elle est en prière mais ses mains ont disparu. Sa chevelure ondulée dépasse de son voile.

Elle porte un manteau aux plis anguleux laissant apparaître dans une fenêtre une robe rouge, décol- letée, à larges manches au-dessous. Son décolleté est caché par un voile.

Infestée par des insectes, l’œuvre avait beau- coup souffert. Le bois était vermoulu et certaines zones étaient extrêmement érodées. La progression des dégradations avait entraîné la perte de certains éléments, comme les mains de la Vierge ou la base du Saint-Jean. Le socle de la Vierge était instable et la statue penchait vers l’arrière. La présence de trous sous la base de la sculpture indique qu’elle était autrefois fixée sur une poutre de Gloire. La surface était très empoussiérée et soulevée par endroits. En raison du mauvais état de conserva- tion du bois, la polychromie s’était fragilisée. Les restes de badigeon blanc, éliminés en partie lors d’une précédente intervention, étaient écaillés. Les restes de badigeon blanc ont d’abord été éliminés. Les surfaces polychromes ont ensuite été refixées et nettoyées. Le bois a bénéficié d’un traitement curatif contre les insectes et il a égale- ment été consolidé après dépoussiérage. Certains éléments ont été ré-assemblés et réintégrés. En effet, le pied gauche de Saint-Jean a été recollé et réintégré visuellement au même titre que son nez et la partie supérieure de son front. Les volumes du nez et le drapé blanc de la Vierge, jusque-là lacunaires, ont été eux aussi réintégrés. Un trai- tement d’harmonisation visuelle des lacunes de polychromie a permis de rendre la cohérence de l’œuvre.

Ce groupe a été taillé dans un seul bloc de bois et était fait pour être contemplé de face, aussi la face postérieure de l’œuvre n’est que sommaire- ment travaillée.

Quatre repeints recouvrent les restes de la po- lychromie d’origine du Saint-Jean. La carnation était rosée et les cheveux, dorés. La robe était de couleur verte, les bordures des manches bleu azurite et le drapé lui aussi doré.

La Vierge. Eglise Saint-Pierre de Saint-Gilles (Marne) © P. Stritt

marne

Venteuil

eglise saint-sébastien des