Haut PDF Voyage dans l'image, entre réalité et fiction.

Voyage dans l'image, entre réalité et fiction.

Voyage dans l'image, entre réalité et fiction.

dire qu’elle se transforme petit à petit en pensée, et cette pensée va s’imaginer, se représenter, affabuler sur ce qu’elle vient de voir. Dans ce mémoire je parle de rêveries, ces rêveries sont définies en tant que représentation mentale depuis une action, un texte, une image, etc. Je ne parle pas du rêve qui est une action dans notre inconscient lors de notre repos décrit par Freud notamment, mais je vais en parler comme une phase consciente lors de notre éveil. S’imaginer des choses part du principe que l’on a un élément de base quel qu’il soit et que notre cerveau par la pensée le transforme, le modifie, etc. Dans le film La vie rêvé de Walter Mitty (2014) de Ben Stiller, nous avons cette idée illustrée, c’est-à-dire qu’au dé- but du film le personnage s’inscrit sur un site de rencontre mais il ne remplit pas entièrement son profil, il appelle la plate-forme pour un problème mais celle-ci lui demande pourquoi il a laissé plusieurs cases de son profil vide, par exemple mes voyages et ac- complissements, elle lui demande ensuite s’il n’a rien fait de digne et de remarquable. A partir de là le personnage à eu un élément déclencheur qui est la conversation et va partir dans une rêverie, un délire, il va s’imaginer toute une scène complètement irréaliste et mentale. Nous entrons dans le film avec cette scène, ainsi elle annonce le caractère du personnage et son environnement, dans la suite du film il va continuer a avoir des absences qui laisseront place à ces rêveries.
En savoir plus

112 En savoir plus

Les mondes de l'image: entre fiction et réalité

Les mondes de l'image: entre fiction et réalité

• le producteur, le programma- teur ou le diffuseur. Grâce au titre du programme ou du film, les affi- ches ou les bandes-annonces, le gé- nérique et la promotion dans les di- vers médias, ces instances de produc- tion et de médiatisation prescrivent le bon usage, selon eux, du bien cul- turel diffusé. Ces stratégies tiennent sans doute plus de place à la télévi- sion. L’étiquette reality show, par exemple, faisait ressortir le pro- gramme de la réalité, quoi qu’il en fût des moyens fictifs ou ludiques employés (reconstitution, jeux, ani- mateur, etc.). Il arrive même que des films de fiction soient présentés par les chaînes comme de véritables do- cuments sur la réalité, prétexte à dé- bat sur une question de société. Les producteurs de films recourent d’ailleurs, eux aussi, de plus en plus fréquemment, à l’argument de la réa- lité pour vendre leur film: les affiches estampillent le produit “ basé sur une histoire vraie ” et les acteurs se ré- pandent dans les médias pour expli- quer comment leur jeu s’est modelé sur l’observation de telle ou telle ca- tégorie sociale représentée par la fiction (chirurgien, professeur ou
En savoir plus

19 En savoir plus

Entre image(s) et réalité(s), quelle architecte devenir ?

Entre image(s) et réalité(s), quelle architecte devenir ?

N.B. : Plusieurs réponses possibles qui travaillerait avant tout pour les autres, voire pour le bien commun, ce qui est sans doute à mettre en lien avec la troisième caractéristique la plus perçue par le groupe : le lien à la politique (37%). Ainsi, nous pourrions estimer que l’architecte n’est pas uniquement perçu comme concepteur mais également comme un individu ayant un rôle plus étendu et notamment à la politique, soulevant ainsi la notion d’engagement chez l’architecte. Ensuite, vient la vision d’une personne aux idées utopiques (30%) - contre 19% pour une personne terre-à-terre - rejoignant les résultats de la JPO (33%), qui peuvent d’une certaine façon donner raison à l’image de l’architecte présente dans la fiction : un individu aux idées un peu idéalistes lui conférant parfois le rôle de « l’artiste-fou » mais qui peut être aussi perçu comme la capacité des architectes à trouver de nouveaux modes d’habiter et de faire société. Finalement, si cette notion est présente chez chacun des groupes interrogés, on peut se demander quelle définition y est associée. De la même façon, 30% des personnes interrogées perçoivent en l’architecte un chef d’entreprise, l’associant sans doute à son rôle de maître d’œuvre et de travailleur libéral. On peut également le mettre en lien avec les autres résultats obtenus qui sont la vision d’une personne d’autorité (22%) et charismatique (22%) qui illustrent l’idée selon laquelle l’architecte fait preuve d’une certaine posture du fait de ses responsabilités pouvant demander une certaine assurance. Et si 22% des
En savoir plus

89 En savoir plus

La fiction à la première personne en réalité virtuelle

La fiction à la première personne en réalité virtuelle

répercussion sur l’environnement ou sur la continuité temporelle de l’histoire, conditionne « le voir » et affecte « le savoir ». Alors même si la trame est prédéfinie, le parcours de la lecture, habituellement organisé par le « narrateur filmique 3 » (Gaudreault 1999, 102), est en partie personnalisé par le spectateur. La libre intervention de chaque spectateur donne ainsi lieu à des représentations légèrement différentes, uniques et éphémères. La perception et la compréhension du récit sont alors affectées par la variation des points de vue lors de chaque visionnement. Cette contribution du spectateur ne constitue-t-elle pas une participation active à l’énonciation filmique? Pour sa part, Catherine Guéneau ne restreint pas la participation du spectateur à son action sur l’« apparence visible » uniquement —les opérations de sélection, de positionnement et de navigation. Pour elle, « la participation [est également] affective, sensorielle et intellectuelle » (Guéneau 2006, 71). Il s’agit d’une dimenssion primordiale qu’il ne faut pas négliger. Les divers gestes et actions pour contrôler la structure ou la durée des séquences, pour choisir les points de vue ou le sens de la navigation, sont après tout le résultat d’un suivi attentif du récit et d’une longue activité d’interprétation mûrie préalablement. Timothy Leary insiste quant à lui sur l’engagement du spectateur dans les expériences en réalité virtuelle. L’important est de ne pas « se retrouver passivement dans un état de conscience alterné comme celui provoqué par la drogue, mais d’avoir un engagement interactif avec l’image et le son » (cité par Chan 2016, 16).
En savoir plus

64 En savoir plus

Body-Picture Morphology : le corps comme espace de transition entre image et réalité

Body-Picture Morphology : le corps comme espace de transition entre image et réalité

Une série suédoise créée par Lars Lundström portant le nom Real Humans : 100% humain (Äkta människor, « les véritables personnes » de son titre original) est une projection de science-fiction dramatique qui montre notre quotidien « futur » où l'on peut s'offrir un robot à forme humaine, pour lui faire faire une multitude de corvées. Les réactions du robot sont garanties semblables à celles des humains, avec l'avantage qu'il obéit à tout ce que lui dit de faire son propriétaire. Satisfaire ses besoins sexuels, garder les enfants mais surtout travailler à la chaîne dans l'usine, sont autant de tâches pour lesquelles, les humains d'abord réticents vont progressivement préférer les robots. Diffusée sur la chaîne Arté depuis 2013, la série se compose pour l'instant de deux saisons, elle propose de questionner notre rapport à la technologie, aux progrès. Puis au fur et à mesure l'attachement entre robots et humains se crée. Faudra-t-il alors voir le robot comme « autrui » ? Quel statut donner à ces machines ? Enfin, l'ultime question est : lorsque certains décident de transférer leur esprit dans un robot pour ne plus être dépendants de leurs besoins organiques, faut-il y voir du fantastique ou une interrogation pertinente ?
En savoir plus

179 En savoir plus

<i>Treasures from the Wreck of the Unbelievable</i> de Damien Hirst. Entre réalité, fiction et réappropriation

<i>Treasures from the Wreck of the Unbelievable</i> de Damien Hirst. Entre réalité, fiction et réappropriation

théorie, il n’est pas précisé la personne ou le groupe qui en est le théoricien. La citation de différents personnages existantes tend à rendre réel le discours comme nous avons pu l’observer précédemment avec les auteurs et personnes connues cités au sein des textes du catalogue 194 . Nous pouvons percevoir dans les romans de Verne des dominantes différentes. C’est-à-dire que Vingt mille lieues sous les mers est un roman à dominante sérieuse, se référant davantage à des ouvrages scientifiques tandis que Voyage au centre de la Terre est plutôt réaliste puisqu’il est associé à des références scientifiques et littéraires (Humboldt, Cuvier, Boucher de Perthes, mais aussi Virgile, Shakespeare, Hoffmann). Ce procédé de référencement cherche à effacer les origines des références. Cela a pour but de limiter l’invasion de l’histoire par d’autre voix que celle du narrateur. Ainsi ces voix perdent leur autonomie dans le discours. C’est le narrateur qui récupère la richesse de ces propos. Ils sont réunis et unifiés par la voix unique du narrateur. C’est très clairement la dominante réaliste qui ressort de l’analyse des textes des catalogues concernant l’exposition de Hirst, permettant à l’auteur d’utiliser comme il l’entend les références, afin qu’elles appuient son argumentaire ou son expérience. Les références scientifiques et littéraires ont pour but de faire rentrer les textes dans la réalité. C’est un des moyens utilisés dans le texte vernien pour entrer en rapport avec le réel. Cela permet de donner une certaine vraisemblance au récit. La fiction s’appuie sur la réalité pour exister. Or, traiter une information qu’elle soit scientifique ou non avant de la retranscrire dans le texte augmente sa distance par rapport au réel. Cette distance est compensée par le fait que les informations proviennent de textes scientifiques et réels, ce sont des sources considérées comme sérieuses et solides. Par conséquent, l’éloignement du réel est compensé par la réalité des références qui renforce l’aspect sérieux du récit. Verne se permet de créer un effet d’autorité ou un effet testimonial grâce aux références. La mention d’un nom connu témoigne de la véracité de ce qui est dit et permet à
En savoir plus

153 En savoir plus

Le <i>Poisson-Scorpion</i> de Nicolas Bouvier, entre fiction et récit de voyage

Le <i>Poisson-Scorpion</i> de Nicolas Bouvier, entre fiction et récit de voyage

Scorpion,   l’écriture   du   voyage   est   faite   a   posteriori,  puisque   Nicolas   Bouvier   a   publié   cette   œuvre   vingt-­‐cinq   ans   après   son   voyage   à   Ceylan.   L’écriture   est   donc   bien   un   travail   de   mémoire,   où   la   subjectivité   de   l’écrivain   a   toute   sa   place.   Ce   travail   de   mémoire  a  plusieurs  buts  dans  le  cas  de  cette  œuvre  :  elle  permet  d’exorciser  et  de   conjurer   l’expérience   néfaste   vécue   à   Ceylan,   ce   que   l’épigraphe   de   Céline   souligne,   tout   en   étant   un   moyen   de   comprendre   l’expérience   vécue  :   «  c’est   un   exercice   de   pudeur  extravertie,  un  moyen  divinatoire,  magique  presque,  pour  déchiffrer  ce  qui  a   été  vu   28 ».  Nicolas  Bouvier  ,  en  se  remémorant  son  voyage  à  Ceylan,  tente  de  donner   des  clés  de  lecture  à  travers  son  travail  d’écriture.  Ainsi,  Le  Poisson-­‐Scorpion  débute   par  la  traversée  du  narrateur  vers  l’île  de  Ceylan,  et  «  l’image  de  la  traversée,  associée   à  l’écriture,  n’est  pas  une  variation  de  plus  sur  un  motif  cent  fois  repris  :  elle  figure  de   manière  analogique  l’expérience  du  sujet  qui  écrit  le  poème  de  sa  vie  grâce  à  la  faculté   maîtresse   qu’est   la   mémoire   29 ».   La   traversée   vers   l’île   symbolise   le   travail   de   mémoire,   c’est   un   franchissement   temporel,   entre   le   moment   de   l’écriture,   et   le   voyage   vécu   dans   le   passé.   Il   y   aurait   donc   un   double   trajet  :   spatial   au   moment   du   voyage,  et  temporel  au  moment  de  la  réécriture  de  l’expérience  vécue.  
En savoir plus

73 En savoir plus

Intelligence artificielle : entre science et fiction

Intelligence artificielle : entre science et fiction

La représentation fictionnelle de l’IA évolue aussi en suivant le contexte des avancées scientifiques. La SF d’aujourd’hui ne reproduit plus, par exemple, cette image d’un ordinateur géant, centralisé et omnipotent mais bien cette IA dématérialisée, présente dans de petites unités, partout et nulle part à la fois, comme dans HER de Spike Jonze (2014) ou dans Les Machines fantômes d’Olivier Paquet (2019). L’IA est désormais représentée comme une entité impalpable qui envahit le monde. On nage ici en pleine réalité car les IA sont désormais partout (assistant personnel, voiture, téléphone, etc.). Ainsi, souvent, l’imaginaire dépasse la réalité car il repose sur un postulat indépassable, celui d’une IA ayant surpassé l’humain.
En savoir plus

6 En savoir plus

L’autonomie professionnelle des enseignants dans l’enseignement supérieur français: fiction ou réalité?

L’autonomie professionnelle des enseignants dans l’enseignement supérieur français: fiction ou réalité?

“gratifiant”. Un collègue apprécie en effet que l’on puisse “compter sur [lui]” que ce soit pour constater des “progrès […] visibles” ce qui constitue une “grosse satisfaction” ou pour accompagner l’étudiant dans son projet plus globalement: “J’aime le contact avec les étudiants, les voir évoluer, les encourager, les inciter à aller à l’étranger pour un stage ou une poursuite d’études”. Et pourtant, le double défi est bien là. Il s’agit, d’une part, d’encourager les étudiants pour qu’ils puissent dépasser leurs préjugés car, on peut constater que, “pour l’anglais, ils débutent très souvent avec pas mal d’a priori qui remontent au secondaire et tenter de les faire changer d’avis [lui] plaît beaucoup”. D’autre part, les étudiants peuvent aussi être le moteur du changement et “[pousser] à améliorer le cours et à le diversifier”, permettant d’éviter la routine. Enfin, les collègues et/ou le réseau professionnel semblent contribuer de manière efficace au plaisir que tirent les enseignants de leur travail: “J’apprécie aussi beaucoup le contact et les échanges avec les collègues dont plusieurs sont devenus des amis proches”. Si nos collègues plébiscitent leur propre plaisir, quid de celui des étudiants? Les besoins des étudiants semblent importants pour les personnes interrogées. Les étudiants sont- ils censés prendre du plaisir à l’apprentissage parce qu’ils ont satisfait leurs besoins? Ou sont-ils censés prendre du plaisir à l’apprentissage parce que leurs enseignants en prennent à enseigner? Difficile de répondre avec précision à ces questions. Cette image, qui semble idyllique, est certainement à nuancer.
En savoir plus

18 En savoir plus

Le lipdub, entre réalité et fiction

Le lipdub, entre réalité et fiction

change donc dans le lipdub, c’est la distribution, l’obtention d’un équilibre entre les deux composantes pour assurer les fonctions assignées à ce type de document. Cet équilibre n’est pas le résultat d’une globalité où les fragments seraient marqués par des priorités alternantes. Il est observable à chaque instant, pendant toute la durée du film. Comment cet équilibre est-il obtenu filmiquement ? Les critères de définition de l’image et du plan filmique sont communs aux autres genres filmiques. Les valeurs allouées ne sont pas nouvelles, le lipdub n’est pas le résultat d’une expérimentation plastique. Il est une forme qui s’inscrit dans un projet de communication et c’est dans ce cadre que nous devons appréhender ses spécificités. Le « réel » et la « fiction », deux composantes des formes filmiques, y sont prises en considération pour prendre en charge les fonctions du document, lesquelles ne sont autres que la présentation et la valorisation de l’image communicationnelle d’une organisation.
En savoir plus

12 En savoir plus

Donner un consentement éclairé à un soin : réalité ou fiction? Exploration de l'effectivité du consentement éclairé aux soins

Donner un consentement éclairé à un soin : réalité ou fiction? Exploration de l'effectivité du consentement éclairé aux soins

Néanmoins, de par son acception large et des possibilités quasi-infinies de recherche qu’elle offre, l’effectivité normative doit également être attentivement circonscrite à la nature de la norme étudiée et des sources de données disponibles dans le cadre d’un projet de recherche particulier. C’est ce que nous avons souhaité faire dans le présent chapitre. En nous penchant d’abord sur les différents paradigmes qui ont sculpté l’effectivité du droit jusqu’à nos jours, nous avons déterminé que trois critères d’évaluation offrent une approche compréhensive en vue de déterminer l’adéquation entre le droit et les pratiques : la conformité, les effets et les facteurs d’effectivité. Alors que la conformité s’attarde à constater le taux de comportements conformes aux prescriptions normatives, les effets permettent d’interroger un éventail plus varié de données. Les effets du droit permettent en effet de constater des comportements, des attitudes et des perceptions qui, sans être tributaires directement de la conformité, sont tout de même en lien avec la finalité de la norme et nous permettent de poser un regard sur l’adéquation entre le réel et le droit.
En savoir plus

405 En savoir plus

Les métamorphoses, entre fiction et notion

Les métamorphoses, entre fiction et notion

discours scientifique et le discours poétique ? Rappelons, pour essayer de le comprendre, que la fable ovidienne attire déjà l’attention non pas sur la beauté des coraux mais sur les modalités de leur génération. Et ce qui nourrira ensuite la dispute sera bien la question du « genus corallii » (qui renvoie conjointement au problème de la classification et à celui de la génération). Aussi Ovide propose-t-il une forme de modèle « explicatif » via la fiction. Car c’est surtout l’attitude des nymphes qu’il s’at- tache à décrire (et non celle de Persée ou d’autres personnages) : incrédules, celles-ci adoptent une posture proto-scientifique, cherchant immédiatement à reproduire l’expérience à laquelle elles ont pris part, comme pour vérifier la validité du procédé. Elles éprouvent même une forme de joie lorsqu’elles réussissent à le reproduire. C’est ainsi la répétition du prodige qui est mise au jour, et c’est ce geste opéré par les nymphes – qui « ensemencent » ainsi l’eau – qui aurait selon le mythe donné naissance aux coraux. Giorgio Vasari, dans sa version de Persée et Andromède (1570), insiste sur cet aspect : on aper- çoit, dans le quart inférieur gauche de son tableau, des nymphes s’emparant d’une profusion de coraux, les faisant circuler de mains en mains, signe que 14 Michel Foucault, Les Mots et les Choses, Paris, Gallimard, Tel, 1966, p. 40-49.
En savoir plus

357 En savoir plus

Du réel qui toujours déborde. Réalité, fiction et usages dans l'oeuvre d'Olivia Rosenthal

Du réel qui toujours déborde. Réalité, fiction et usages dans l'oeuvre d'Olivia Rosenthal

Insistant sur les modes d’action de la fiction dans le réel, Rosenthal est parfois tentée par le modèle quasi-magique de la performativité de la fiction. Ainsi, dans On n’est pas là pour disparaître, elle craint qu’écrire sur l’Alzheimer ne lui fasse contracter la maladie (OEPL : 33) ; tandis qu’elle avoue, dans Que font les rennes après Noël ?, avoir longtemps cru que sa mère avait regardé Rosemary’s baby de Polanski alors qu’elle était enceinte d’elle, ce qui aurait expliqué son sentiment d’hybridité. Mais elle abandonne ce modèle 16 , s’apercevant qu’écrire sur l’Alzheimer l’aide surtout à s’accoutumer à l’idée de sa propre disparition, comprenant que les légendes familiales sont davantage construites que prophétisées (QFLR : 34). Ainsi, pour Rosenthal, aussi belles et puissantes qu’elles soient, les fictions n’ont jamais la force de passer outre les usagers, mais seulement la puissance d’agir comme éventuel catalyseur de nos émotions singulières et collectives, et comme embrayeur possible de nos actions sur nous-mêmes et sur autrui.
En savoir plus

16 En savoir plus

Compte rendu de Thomas Michaud, La réalité virtuelle. De la science-fiction à l'innovation

Compte rendu de Thomas Michaud, La réalité virtuelle. De la science-fiction à l'innovation

4 La troisième partie reprend un article de l’auteur paru en 2017 dans Innovations. Revue d’économie et de management de l’innovation. Cette reprise fait sens dans le contexte thématique du livre mais la transformation de l’article en un chapitre du livre a fait disparaître toutes les références sources scientifiques mobilisées dans le texte initial. Cette perte affaiblit le texte et le rend parfois abscons (par exemple, des propos sont prêtés à Eugene Thacker, sans que cette personne ne soit présentée ni qu’aucun texte de référence ne soit cité). Dans ce chapitre, l’auteur se focalise sur le « rôle de la science- fiction dans le processus d’innovation dans le secteur des équipements de réalité virtuelle » (p. 141). Il soutient à deux reprises et à trois pages d’écart que « les entrepreneurs de la Silicon Valley revendiquent de temps à autres [sic] l’influence de la science-fiction sur leur activité » (p. 143 et 146). Il apporte néanmoins peu de preuves de cette revendication. Son argumentation se cantonne plutôt, d’après les éléments collationnés, à de brèves citations d’éléments anecdotiques d’œuvres de science-fiction, émaillant les discours de certains entrepreneurs. Michaud propose ensuite une lecture des deux ouvrages de science-fiction qui sont, d’après lui, les plus cités (mais il n’est pas dit sur quel corpus d’interviews l’auteur se fonde pour soutenir cette affirmation) : Le Samouraï virtuel [Snow Crash] de Neil Stephenson (1992) et Player One [Ready Player One] de Ernest Cline (2011). Un ajout inattendu complète l’article original : une sorte de résumé de quelques contributions concernant les métavers 1 , tirées du livre dirigé par Julien
En savoir plus

5 En savoir plus

Classes sociales et fiscalité : Comment perçoit-on la classe moyenne? Des résultats confrontant la réalité et la fiction

Classes sociales et fiscalité : Comment perçoit-on la classe moyenne? Des résultats confrontant la réalité et la fiction

Cette classification est cependant arbitraire et réductrice. Le caractère arbitraire vient du fait que c'est nous qui avons, par exemple, décidé qu'un revenu de 100 000 $ marquait la frontière entre la classe moyenne et la classe plus fortunée. Le caractère réducteur vient du fait qu'on ne tient pas compte ici de la taille du ménage : une personne seule qui a un revenu de 100 000 $ annuellement et un pareil revenu pour une famille de quatre personnes ne génère pas le même niveau de vie. Le même problème se pose d'ailleurs si on cherche à faire des comparaisons dans le temps ou avec d'autres juridictions, où évidemment les mêmes niveaux de revenus ne désignent pas le même niveau de richesse matérielle. C'est pour cette raison que ce genre de définition, quoique très intuitive, n'est pas utilisée par les chercheurs.
En savoir plus

49 En savoir plus

Image, mythe et réalité dans le cinéma de Victor Erice

Image, mythe et réalité dans le cinéma de Victor Erice

univers distincts/ bien qu'il existe de nombreux points communs entre elles; elles ne sont pas seulement différentes dans leur architectonique/ dans la façon dont elles o[r]

464 En savoir plus

Voyage entre le réel et l'abstrait

Voyage entre le réel et l'abstrait

Cependant, cette caméra doit être manipulée et déplacée dans l'espace en utilisant des outils de navigation qui sont bien étrangers à notre monde et aussi bien éloignés de nos sens et de[r]

62 En savoir plus

Rennes/Saint-Malo : « effet de contexte linéaire » à grande échelle ? Entre réalité et fiction, une mise à l’épreuve des logiques d’axe

Rennes/Saint-Malo : « effet de contexte linéaire » à grande échelle ? Entre réalité et fiction, une mise à l’épreuve des logiques d’axe

107 km de voie verte longeant le canal, relient Rennes à st Malo. Elles sont aménagées, sécurisées et réservées aux modes de déplacement non motorisés. Pour un tour complet, il est conseillé aux utilisateurs de cette voie verte de prendre le vélo dans le train à Rennes, jusqu’à Saint-Malo, d’embarquer sur le passeur pour franchir la Rance et rejoindre Dinard. Et redescendre enfin pour deux ou trois jours de vélo le long de la Rance jusqu’à Dinan, puis du Canal d’Ille-et-Rance, jusqu'à Rennes. Cependant les relais ne sont pas fermement établis entre les différents modes de transport. Il n’y a pas exemple pas de prise en compte de l’utilisation de la voie navigable . Par ailleurs, il est raisonnable de penser que la promenade puisse être effectuée par tronçons à partir des haltes ferroviaires. A ce titre, l’intermodalité entre canal et chemin de fer reste à étudier et organiser : elle représente un potentiel de développement de type touristique local qui fédère les communes concernées. Il s’agit de faciliter les relais d’utilisation du train, du canal en péniche, du vélo ou du piéton sur les chemins de halage en mettant en valeur de manière symbolique les intersections.Sur ces thèmes plusieurs communes sont concernées, nous avons retenu quelques sites pour les raisons suivantes.
En savoir plus

141 En savoir plus

Ontologie du numérique. Entre mimésis et réalité

Ontologie du numérique. Entre mimésis et réalité

Hautement instable, le statut de la fiction tout comme celui du document pose évidemment de nombreuses questions d’ordre épistémologique, mais aussi éthique - dans un contexte qui a vu émerger des concepts tels que les « fake news » ou les « faits alternatifs ». À cet égard, les contributions de Miruna Craciunescu et de Renée Bourassa, qui s’appuient toutes deux sur une remise en perspective à la fois théorique et historique, parviennent à prendre toute la distance nécessaire pour contribuer à la compréhension de ces phénomènes médiatiques. Miruna Craciunescu, d’une part, interroge l’évolution des rapports entre fictionnalité et référentialité depuis le début des années 1990 à partir des travaux de Françoise Lavocat et Carlo Ginzburg. En faisant dialoguer deux disciplines rarement réunies dans les études comparées, l’historiographie et la théorie des genres littéraires, elle plaide pour une interprétation des relations entre les notions de “vérité” et “mensonge” selon un modèle non plus binaire, mais plutôt « analogique », permettant de mieux comprendre l’hybridité interprétative qui résulte de l’usage quotidien des plateformes numériques. Renée Bourassa, d’autre part, propose une réflexion sur cette « fragile frontière qui sépare la fiction acceptable socialement de la fraude ou de mensonges qu’amplifient les réseaux numériques ». À partir d’une lecture du texte de Borges (« Tlön, Uqbar, Orbis Tertius »), elle explore les théories de complot et démontre l’importance de l’imaginaire dans la construction de la réalité sociale.
En savoir plus

12 En savoir plus

Le récit de voyage polonais : entre anthropologie et reportage

Le récit de voyage polonais : entre anthropologie et reportage

Chaque génération de Polonais est parvenue à expédier vers des destinations lointaines quelques artistes, savants ou reporters, quel que soit le contexte politique (partages de la Pologne, entre 1772 et 1918 ; enfermement et censure durant la période de la République populaire de Pologne). On n’est pas surpris de trouver, parmi les auteurs étudiés dans le présent volume, une majorité de contemporains, souvent nés sous le régime socialiste, et ayant commencé leur carrière littéraire ou journalistique autour de 1989. Cette date ouvre une période de démocratisation du voyage et du tourisme, dans les pays de l’ancien bloc de l’Est, même si les destinations lointaines ne sont accessibles qu’à une minorité de privilégiés. Elle ouvre aussi une période d’essor de la presse, enfin libre, qui devient – notamment grâce au quotidien Gazeta Wyborcza [Le Journal électoral], crée en 1989 – une
En savoir plus

16 En savoir plus

Show all 10000 documents...