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Sortir du chômage quand on est handicapé

Sortir du chômage quand on est handicapé

Anne Loones, Isa Aldeghi, Marie-Odile Simon Fin 2003, le nombre de demandeurs d’emploi reconnus handicapés et recherchant un travail à durée indéterminée et à temps plein s’élevait à près de 158 000, soit 6 % de l’ensemble des demandeurs d’emploi. Près d’un actif handicapé sur quatre est au chômage. Les personnes handi- capées sont prioritaires dans les différents dispo- sitifs d’aide au retour à l’emploi. Mais force est de constater les difficultés qu’elles rencontrent pour sortir du chômage de manière durable. Depuis le 1 er juillet 2001, l’ANPE a mis en place un service individualisé : le Programme d’action personnalisée pour un Nouveau départ (PAP/ND) afin d’accompagner l’ensemble des demandeurs d’emploi dans leurs démarches. Pour les deman- deurs d’emploi handicapés, cet accompagnement peut être réalisé soit par un conseiller de l’Agence soit par un conseiller de Cap Emploi. Fin 2003, l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (AGE- FIPH) a demandé au CRÉDOC une étude auprès de 1 500 personnes handicapées, inscrites au chô- mage au premier semestre 2002 et ayant bénéfi- cié d’un PAP/ND. L’objectif était de mesurer l’im- pact de ce dispositif sur le retour à l’emploi. Les résultats de l’enquête montrent que, comme pour l’ensemble des demandeurs d’emploi, les per- sonnes handicapées qui ont déjà travaillé ont le plus de chances de sortir du chômage, ainsi que les moins de 50 ans et celles ayant un handicap phy- sique plutôt que mental. L’effet des actions du dis- positif PAP/ND est très marqué : les personnes qui ont suivi une formation, celles qui ont eu un suivi régulier avec un conseiller et qui se sont vues pro- poser des offres d’emploi retravaillent plus sou- vent. Malheureusement, dans la grande majorité des cas, ce retour à l’emploi reste précaire.
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La propriété immobilière est-elle un obstacle pour sortir du chômage ?

La propriété immobilière est-elle un obstacle pour sortir du chômage ?

a l’emploi d’environ 19%. A titre de comparaison, Munch et al. (2006) pour le Danemark et van Vuuren (2009) pour les Pays-Bas avaient d´ ej` a trouv´ e, avec des m´ ethodologies ´ econom´ etriques identiques, que les propri´ etaires avaient des dur´ ees de chˆ omage plus faibles que les locataires ceteris paribus. N´ eanmoins, l’avantage conf´ er´ e par la propri´ et´ e immobili` ere pour sortir du chˆ omage semble plus marqu´ e au Danemark qu’en France : Munch et al. (2006) ont ´ evalu´ e que les propri´ etaires ont une probabilit´ e de retrouver un emploi sup´ erieure de 41% ` a celle des locataires. Par rapport aux travaux d´ ej` a existants pour la France, notre estimation confirme partiellement les r´ esultats de Brunet et al. (2007). Avec une d´ ecomposition plus fine des statuts r´ esidentiels qu’il n’a pas ´ et´ e possible de retenir dans notre ´ etude comparative, ces derniers montraient que, pour la France, la propri´ et´ e immobili` ere augmentait la dur´ ee de chˆ omage pour les propri´ etaires de plein droit, mais diminuait ´ egalement de mani` ere tr` es significative celle des propri´ etaires acc´ edants. On peut en effet supposer que les acc´ edants ` a la propri´ et´ e dont les charges d’emprunt rendent les coˆ uts de mobilit´ e plus ´ elev´ es, auraient tendance ` a manifester lors de leur prospection des salaires de r´ eserves plus bas, d’une part pour acc´ el´ erer leur sortie du chˆ omage en p´ eriode d’endettement, et d’autre part pour retrouver un emploi ` a proximit´ e d’un domicile r´ ecemment acquis dont ils souhaitent conserver les am´ enit´ es. Ne pas supporter les coˆ uts de d´ elocalisation des autres membres du m´ enage est un autre ´ el´ ement qui milite en faveur d’une r´ eduction du rayon de recherche d’emploi et d’un salaire de r´ eserve plus bas de la part des acc´ edants. Or, en France, environ deux tiers des propri´ etaires ont encore des prˆ ets immobiliers ` a rembourser et sont donc consid´ er´ es comme acc´ edants. Il n’est pas donc surprenant que dans notre ´ etude o` u la cat´ egorie des propri´ etaires regroupe ` a la fois les propri´ etaires de pleins droits et les acc´ edants ` a la propri´ et´ e, par un simple effet de structure, l’effet des acc´ edants ait pu en moyenne l’emporter. Si tel est le cas, la propri´ et´ e immobili` ere ne serait pas ` a compl` etement associer ` a une meilleure qualit´ e de l’insertion professionnelle en France. Un retour rapide ` a l’emploi pourrait ˆ
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Au sortir du chômage : précaires malgré un CDI ?

Au sortir du chômage : précaires malgré un CDI ?

Notre étude propose d’observer la segmentation des emplois qui résulte de cette transition à l’œuvre à la sortie du chômage. Elle s’inscrit dans le cadre théorique des approches en termes de segmentation du marché du travail (Doeringer & Piore, 1971). L’approche ici adoptée privilégie une entrée centrée sur le métier, plus précisément par famille d’activité professionnelle (FAP), afin d’analyser les contours de la segmentation des emplois à la sortie du chômage sur une année, en 2009. Elle prolonge d’autres travaux qui ont décrit les mobilités professionnelles en termes de métiers (Simmonet & Ulrich, 2009 1 ; Lainé, 2010). La crise a produit des effets différenciés selon les groupes de métiers (Bessière et al., 2010) et ces tendances ressortent dans nos données. Les domaines professionnels qui ont le moins souffert de la récession se trouvent dans le tertiaire : la santé, l’action sociale, les services aux particuliers et aux collectivit és et, dans une moindre mesure, le commerce, l’administration et la gestion des entreprises. Il s’agit d’emplois moins sensibles à la conjoncture. Le deuxième groupe concerne des métiers très affectés par la crise mais qui ont rebondi fin 2009, du fait du recours aux contrats courts. Il est composé de métiers industriels, des transports et de la logistique. Sur le troisième groupe de métiers, aucun redressement n’était encore observable en 2009 : les offres d’emploi ont chuté tandis que les demandes augmentaient. Il rassemble les métiers de l’informatique, des télécommunications, les cadres de l’industrie, le bâtiment, l’hôtellerie restauration, la banque et les assurances.
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Sortir, s’en sortir. L’innovation pénale dans les aménagements de peine

Sortir, s’en sortir. L’innovation pénale dans les aménagements de peine

- Pour vider l’appartement que mon ex à laissé remplis d’ »affaires », comme indiqué plus haute je me suis dépêché d’acheter un fourgon car l’Opac m’attaque au tribunal solidairement avec mon ex vu que mon nom est sur le bail, cela fait longtemps que j’ai rendu le bail par courrier mais maintenant il faut le libérer ce que de prison je ne pouvais faire ! Bref je contacte l’Opac qui me donne une date qui me convient moins d’une semaine après ma sortie et je tiens ma parole je suis sortie un mercredi et le mardi d’après j’étais a Meaux avec mon frère pour vider l’appartement, un handicapé plus mon frère victime d’un AVC qui vident l’appartement !! Le concierge me fait comprendre que mon ex n’est franchement pas propre d’avoir laissé tout ces détritus dans l’appartement et sur le balcon, d’ailleurs je me fais attraper de suite par les voisins qui se plaignent que « sa coule » chez eux. Dans l’appartement je passe mon temps à remplir les poubelles rien n’est à récupérer sauf des vêtements et je trouve des vieux papiers qui indique que moins de 3 mois après mon incarcération elle était enceinte , bref encore un coup porté au morale tout mes souvenirs disparus plus rien je n’ai même pas une photos de mes enfants, je fini le trie et envoi en recommander vers le 01/10 la permission de reprendre l’appartement et les affaire laissé (essentiellement des meubles de cuisines) j’en fait don à l’association qui viendra les chercher. Le jugement passe vers le 24/10 je ne peux m’y rendre car ma batterie est en panne (lever à 5h), heureusement que j’avais envoyé la copie de mes différentes pièces ainsi qu’un mémo à mon avocat qui as put me représenté. La j’attends le délibérer pour le 04/12 mais j’ai appris que mon ex n’était ni présente ni représentée.
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Le traitement clinique du chômage

Le traitement clinique du chômage

individuelles, et les problèmes liés au système en échecs personnels » (p202). « Le destin collectif se transforme d’emblée en destin personnel, en destin individuel qui s’inscrit dans une société que l’on n’aborde plus que de façon statistique. Pour sortir de l’impasse, il faudrait que ce destin personnel soit réintégré dans le destin collectif. » (p195). Le chômage constitue bel et bien un « risque », au sens de Beck : plus aucun groupe n’est épargné mais les capacités pour y faire face sont inégalement réparties. « On accepte sans grande réaction politique un chômage de cet ordre de grandeur, on s’en débarrasse en l’individualisant. (…) Cette petite dose de démocratisation du chômage de masse a pour corollaire une petite dose de redistribution de la pénurie, un petit peu plus d’égalité des chances, mais dans le mauvais sens. A tout cela correspond un modèle de répartition spécifique (…) : les oppositions générées par l’inégalité sociale se sont transformées en oppositions entre des moments déterminés de l’existence à l’intérieur d’une même vie. » (pp201-202).
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Le déclassement à la sortie du chômage

Le déclassement à la sortie du chômage

sont contraints par l’état général du marché du travail et l’affaiblissement des marchés internes. Ces hypothèses s’appuient sur l’analyse des résultats d’une enquête qui ne fournit qu’une photographie instantanée de la reprise d’emploi, elles mériteraient d’être mises en perspective avec des données longitudinales. Toutefois, plusieurs travaux récents convergent pour souligner l’existence de différences importantes entre la déqualification souvent temporaire des jeunes diplômés et celle certainement durable pour d’autres 20 . La question de l’impact respectif des stratégies individuelles et de l’effet institutionnel mériterait aussi d’être creusée. Cette étude apporte quelques éléments de réponses : la déqualification pour sortir du chômage est à l’évidence un moyen d’y échapper, mais elle ne semble pas être une stratégie efficace en raison de la précarité des emplois retrouvés qui induit une récurrence du chômage et, de surcroît pèse lourdement sur les salaires. Le poids des effets institutionnels peut être approché via les stratégies d’orientation et de tri des agents de l’ANPE afin d’inciter les chômeurs à reprendre un emploi. Ce travail s’exerce en cohérence avec la logique d’activation des politiques de l’emploi et de pression accrue autour de la recherche d’emploi. Cependant, ce rôle des intermédiaires dans la reprise d’emploi doit être perçu dans un contexte de pénurie d’emploi qualifié et de sur-sélection des entreprises.
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Chômage et attitudes politiques

Chômage et attitudes politiques

Ces segmentations vis-à-vis du libéralisme économique traduisent-elles des phénomènes d’attitudes plus larges, par exemple en termes de choix entre les valeurs de l’égalité et celles de la liberté ? – tableau 8). « L’effet chômage » ne joue pas dans le même sens dans les catégories sociales supérieures ou moyennes et dans les catégories sociales populaires : dans le premier cas, cet effet joue à la baisse vis-à-vis des valeurs de l’égalité tandis que dans le second cas, il joue à la hausse : 64% des chômeurs dont la dernière profession était parmi les employés et 59% lorsqu’ils étaient ouvriers se déclarent avant tout favorables à l’égalité plutôt qu’à la liberté. Tout se passe comme si, dans les milieux sociaux à fort capital économique ou culturel, l’expérience du chômage renforçait l’adhésion aux valeurs de liberté (« self-help »), tandis que dans les milieux sociaux moins dotés en ressources pour faire face à cette expérience, on misait davantage sur les valeurs d’égalité et sans doute de solidarité. La conclusion que tirent ces deux types de milieux sociaux en matière de moyens pour s’en sortir, face au chômage, n’est donc pas du tout la même. Le soutien aux valeurs d’égalité que l’on rencontre à un niveau élevé chez les actifs des catégories de cadres supérieurs et de professions intermédiaires constitue davantage que dans les milieux moins aisés une adhésion de principe ; lorsque vient l’expérience du chômage, ce soutien idéologique décline, montrant ainsi la force de « l’effet chômage » pour des milieux sociaux qui en sont davantage protégés habituellement. En revanche, le soutien que l’on apporte aux valeurs d’égalité parmi les milieux populaires actifs sort renforcé de l’expérience du chômage, comme si celle-ci venait conforter l’adhésion à des valeurs qui reposent sur une vision du monde alternative à celle de la liberté individuelle.
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À propos de la culpabilité : le cas des parents ayant un enfant handicapé

À propos de la culpabilité : le cas des parents ayant un enfant handicapé

illégitime. Tout ceci opère en nous sans que l’autre n’ait à intervenir dans le processus ; nous sommes en l’occurrence notre propre juge. Et paradoxalement, plus on a de conscience morale, plus on exige en fait de soi. Éthiquement, on ne gage (face du réglementant) qu’en fonction d’un titre (face du réglementé) et, réciproquement, on n’a de titre qu’en fonction de ce qu’on peut gager. Telle est donc cette réciprocité des faces de la norme qui la clôt sur elle-même. Nous sommes en mesure de comprendre, dès lors, qu’à certains moments, lorsque nous obtenons une satisfaction qui ne correspond pas du tout à ce que nous attendions, nous en venions fréquemment à inverser en quelque sorte le processus ordinaire, tel qu’il vient d’être décrit : nous sommes conduits à nous demander si nous avons bien fait tout ce qu’il fallait pour éviter cette mauvaise surprise. Nous raisonnons alors de la manière suivante, toujours implicitement : « s’il m’est arrivé cela, c’est peut-être que je l’ai mérité ainsi, parce que je suis coupable ». De même, par conséquent, que ce qui advient à l’homme au plan de la personne ne saurait pour lui rester hors raison et que le destin - c’est-à-dire au sens strict l’impersonnel - prendra toujours une certaine figure qui permettra de l’assumer malgré tout historiquement, de même ce qui lui échoit du point de vue de la norme ne peut demeurer sans fondement et le malheur ou l’infortune - soulevant alors la question de sa liberté - se comprendra constamment comme une mise à l’épreuve dont il pourra moralement sortir renforcé.
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Etre handicapé à Paris 
L'accessibilité progresse, mais les contraintes restent fortes

Etre handicapé à Paris L'accessibilité progresse, mais les contraintes restent fortes

Les personnes en situation de handi- cap reconnaissent les efforts entrepris par la Ville de Paris ces dernières années en matière d’accessibilité et de transport. Toutes font part des récents progrès établis dans les bus notamment. Elles évoquent l’accessi- bilité d’un nombre croissant de lignes, la sensibilisation grandissante des chauffeurs. Le service Paris accompa- gnement mobilité (PAM), qui offre un transport individualisé, est évoqué comme une réponse pertinente en dépit d’une certaine saturation. Les réponses pointent le défaut, voire l’ab- sence, d’accessibilité du métro et ce, pour tous types de handicap. Dans la majorité des cas, les personnes évi- tent ou renoncent à utiliser ce mode de transport, y compris sur les seg- ments rendus accessibles, en raison de la panne récurrente des ascen- seurs permettant de sortir de la sta- tion.
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Sortir, s’en sortir. L’innovation pénale dans les aménagements de peine

Sortir, s’en sortir. L’innovation pénale dans les aménagements de peine

Le jour de la sortie : je n’ai bien sur pas dormis et suis prêt à 7h00. Vers les 9h et après avoir fait l’état des lieux et rendu mon pack prisonnier (2couvertures, draps, taie, couverts, bol, verre, plateau) je sors de ma cellule .tout se passe bien, on est 3 : moi j’avais pris 2 ans et les 2 autres sont des « 23 jours » (il y a une grande proportion de petite peine et ceux qui on prit 1 mois moins les RP cela leur donne 23 jours). Bien entendu tout les prisonniers que l’on croise nous encourage et nous souhaite bonne chance et je vois même Ahmed qui était mon compagnon de cellule avec qui je m’entends très bien .j’arrive au greffe et la sa va vite car à ma fouille je n’ai rien, on me donne des médicaments pour 2 jours mais pas d’ordonnance ! Je rends ma carte de prisonnier et récupère le papier d’information des RP/RPS et mon billet de sortie. Je demande si mon CIP à bien demandé un taxi pour moi (je suis handicapé) et bien sur cela n’as pas était fait le greffe refuse d’appeler mais me donne le numéro de tel des taxis et heureusement qu’a une permission de sortie j’avais ramené à la fouille une carte de téléphone. J’en profite pour m’apercevoir que les autres libérer ne sont pas mieux lotis que moi, il y as même un sans papier qui parle très très mal français qui est libérer sans argent, sans ticket de bus bref les poches vide et l’autre qui est Français c’est pareil les poche vide et sa famille n’est pas prévenu qu’il est sortie. Je prête donc ma carte de téléphone à l’un et donne 2 euros à l’autre.
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Quel métier à la sortie du chômage

Quel métier à la sortie du chômage

En moyenne, 23% des salariés ont été embauchés en CDI en 2009 ; ce taux est inférieur à celui observé pour les sortants du chômage (29% en moyenne). Cet écart est a priori surprenant, il convient donc d’observer avec précision la nature de ces emplois en CDI. Les écarts sont en effet assez disparates selon les familles professionnelles. Souvent, mais pas toujours, les anciens chômeurs trouvent des CDI plus fréquemment que la moyenne dans des FAP qui se caractérisent par des taux de rotation de la main-d’œuvre très élevés (tableau 5). Dans d’autres cas, tels que les caissiers ou les vendeurs, le temps partiel subi est particulièrement présent parmi les emplois retrouvés. Peut-on en déduire que certains CDI offerts aux anciens chômeurs sont de moins bonne qualité car à temps partiel contraint ou à très bas salaire ? Ou bien, correspondent-ils à certains modes de gestion de l’emploi qui privilégient les CDI sur les CDD en raison de moindres coûts de rotation (pas de prime de précarité, indemnité de licenciement faible ou nulle avant un an d’ancienneté…) ? En ce sens, Rouxel (2009) a montré qu’environ 10 % des CDI sont des CDI fragiles. Ou encore, sont-ils associés à des métiers en tension, où les employeurs proposeraient davantage de CDI pour attirer des candidats qui sont au chômage ?
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Emploi et chômage des seniors en 2018

Emploi et chômage des seniors en 2018

2003T1 2003T3 2004T1 2004T3 2005T1 2005T3 2006T1 2006T3 2007T1 2007T3 2008T1 2008T3 2009T1 2009T3 2010T1 2010T3 2011T1 2011T3 2012T1 2012T3 2013T1 2013T3 2014T1 2014T3 2015T1 2015T3 2016T1 2016T3 2017T1 2017T3 2018T1 2018T3 Le nombre de seniors s’est accru sensiblement sur la période (+9 % pour les 55-64 ans), alors que la population des 15-54 ans a baissé (-2 %). La par- ticipation au marché du travail des 55-64 ans a fortement augmenté (+18,8 points pour le taux d’activité sous-jacent des 55-64 ans), alors qu’elle a été quasi-stable pour les plus jeunes (+0,1 point pour le taux d’activité sous-jacent des 15-54 ans). En moyenne en 2018, 2,6 % des 55-64 ans font partie du halo autour du chômage, une part quasi stable depuis 2015 (graphique 4). Elle est inférieure à celle de la population des 15-64 ans (3,8 %), qui est restée elle aussi quasi stable depuis 2015. Entre 2007 et 2018, la part du halo autour du chômage a augmenté de 0,7 point en France métropolitaine, contre +0,8 point pour l’ensemble des 15-64 ans. En 2018, comme depuis 2003, la part des chômeurs de longue durée est nettement plus élevée pour les seniors : 60,2 % des 55 ans ou plus au chômage le sont depuis au moins 1 an, contre 41,8 % pour
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RMI et indemnisation du chômage

RMI et indemnisation du chômage

Construit dans le champ des politiques de lutte contre la pauvreté avec une perspective renouvelée d’agencement de transitions et non de simple garantie de revenu, la place du RMI, comme dispositif de protection sociale, s’est très sensiblement déplacée, au cours des années 90. Son articulation avec le marché du travail a gagné en importance sous le double effet de la modification des règles traditionnelles d’indemnisation et de la diversification des formes de l’emploi. Il n’est sans doute pas anodin de noter que cette extension de la couverture chômage, sur le mode particulier d’une allocation différentielle et subsidiaire destinée à traiter la pauvreté, reflète la tendance à l’universalisation ciblée de la protection sociale française. Parallèlement, la décentralisation du dispositif depuis 2002 implique les Conseils généraux dans un champ d’intervention qui en fait des acteurs à part entière du marché du travail, mais sur la base de leurs compétences traditionnelles en matière d’Action sociale. A un niveau plus général, l’importance de ce rôle indemnitaire du RMI et le lien fort qu’entretient une fraction de ses bénéficiaires avec certaines formes d’emploi confortent la place qu’il prend aux franges du marché du travail. Dans cette perspective, la question ne se limite plus à celle du recouvrement entre le chômage et la pauvreté mais fait émerger celle, plus cruciale, des combinaisons entre l’emploi et la pauvreté. Le RMI peut y perdre encore un peu plus de sa légitimité, sauf si l’on reconnaît enfin que son ambivalence même en fait un outil évitant la tâche impossible de trier entre les chômeurs-pauvres et peut être un instrument renforcé de leur accompagnement.
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Les Français et le chômage  -  Nécessité et solidarité

Les Français et le chômage - Nécessité et solidarité

Si leurs opinions sont en général peu caractéristiques, ces Français esti­ ment un peu plus souvent qu’en moyenne que le système des presta­ tions familiales doit lutter contre la pau[r]

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Le rôle de l'incertitude dans la théorie du chômage de Keynes Le rôle de l'incertitude dans la théorie du chômage de Keynes

Le rôle de l'incertitude dans la théorie du chômage de Keynes Le rôle de l'incertitude dans la théorie du chômage de Keynes

la mesure où l’hypothèse d’asymétrie entre entrepreneurs et salariés, prenant la forme du rejet du « second postulat classique », aboutit à exclure le marché du travail de la loi de Walras. L’existence d’un chômage involontaire sur le marché du travail n’induit en aucun cas un déséquilibre symétrique sur les autres marchés, impulsant un processus d’ajustement. Si le taux de salaire réel est tel qu’il n’assure pas l’équilibre du marché du travail, le niveau des prix sur les autres marchés n’a aucune raison de se modifier, puisque du fait de la loi de Walras restreinte, ils sont en équilibre. C’est ce résultat, précisément, qui est inconcevable dans le cadre du schéma walrassien standard.
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Chômage et usages de substances psychoactives : fonctions anesthésiante et stimulante face aux difficultés du chômage

Chômage et usages de substances psychoactives : fonctions anesthésiante et stimulante face aux difficultés du chômage

19 car les situations d’activité et de travail ne se limitent pas à la sphère de l’emploi (par exemple : activités de débrouillardise sociale, bénévolat, travail domestique (cf. Demazière et coll., 2013 ou encore Simonet, 2010). Être au chômage expose par ailleurs à de nombreuses épreuves et certaines substances peuvent ainsi aider les chômeurs à les surmonter. Les chômeurs sont exposés au risque de la désaffiliation (Castel, 1991, 1994) et de l’invisibilité sociale (Le Blanc, 2009). Ils se heurtent à la stigmatisation (Bourguignon et Herman, 2007 ; Demazière, 1996) mais aussi à de nombreuses idées préconçues (Yon, Willaume et Loach, 2017). Les consommations des travailleurs, qu’ils soient en situation d’emploi ou non, sont également envisagées le plus souvent comme des pratiques déviantes. Les recherches et actions de prévention portant sur les consommations de SPA peuvent ainsi être marquées du poids de ces doubles représentations négatives et constituer un frein à l’investigation. Il convient ainsi de dépasser les jugements moraux pour analyser le sens de ces conduites et les fonctions recherchées/trouvées dans ces consommations. Pasquereau et coll. (2017) mettent par exemple en évidence le fait que la consommation de tabac est en phase de devenir un marqueur social, car ce produit permet aux plus défavorisés de « tenir le coup ». C’est pourquoi nous avons cherché à identifier les différentes modalités des usages de SPA chez les chômeurs, en privilégiant une approche non normative. En ce qui concerne la prévention des risques liés à ces consommations pour la santé, il importe aussi de proposer des interventions et des mesures adaptées à la population des chômeurs.
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« Que peut-il sortir de bon de Nazareth ? »

« Que peut-il sortir de bon de Nazareth ? »

mondialisée et moderne de l’art, Ryūsei appartient pleinement à son époque et qu’un rapprochement fécond est possible avec ces auteurs. Toutefois, il faut une grande prudence épistémologique pour effectuer ce rapprochement. On dirait parfois que, étant d’un autre lieu, son œuvre relève d’une autre temporalité. Un sentiment récurrent d’anachronisme, de retard ou d’anticipation. Ryūsei ne tient pas compte de la chronologie qui enchaîne, par exemple, les réflexions de Léonard de Vinci sur la peinture et les théories esthétiques allemandes du XIX e siècle ; il s’inspire des unes et des autres de façon horizontale, parce qu’elles ont toutes deux à ses yeux la même fraîcheur. En outre, en dépit du prodigieux effort intellectuel fourni durant l’ère Meiji par les Japonais, la découverte de l’Occident s’est faite pour Ryūsei à partir d’éléments fragmentaires et douteusement médiatisés. C’est pourquoi on ne peut pas intégrer de façon insouciante sa pensée ou son œuvre à une histoire de l’art européocentrée. L’une comme l’autre sont problématiques. Elles demandent que soient considérées avec beaucoup de rigueur la question de la modernité, dans ses dimensions spatiales et temporelles ; la question de la domination culturelle et des valeurs de progrès sur lesquelles s’est écrite l’histoire de l’art ; la question de la mimesis, que ce soit sur le plan pictural ou comportemental. Ce travail reste pour l’essentiel à faire. Il doit permettre de sortir d’une conception de l’art qui repose encore pour beaucoup sur les deux paradigmes de la domination / réception et de l’altérité / exotisme. Depuis trente ans et les travaux d’Edward Saïd, un travail de réflexion important a été fait pour que l’on accepte d’autres modernités, seraient-elles pour partie entées sur celle que nous disons nôtre. Il faudrait désormais que cet effort se concrétise dans les pratiques pédagogiques et muséographiques.
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Communication et travail : sortir de l'ambiguïté

Communication et travail : sortir de l'ambiguïté

La communication selon la STC Dans le cadre de la STC on peut établir une distinction entre les transactions selon que les artefacts médiateurs ont une dominante principalement physique ou sémiologique. Dans ce second cas on pourra établir une distinction entre des genres informationnels, expressifs et rhétorique (Zacklad 2012). Notons que la notion d’artefact médiateur reçoit une définition très large incluant la gestualité quand celle-ci correspond à une structure reproductible : oralité, gestes instrumentaux, postures… La communication correspond à des transactions coopératives médiatisée par des artefacts à dominante sémiologique. Quand les artefacts médiateurs sont gestuels et incorporés aux sujets, on est alors dans le cadre d’une communication en présentiel, quand ils ont une existence autonomes grâce à la pérennité de leur support, on est dans le cas d’une communication à distance médiatisée par des écrits ou des enregistrements.
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Le chômage involontaire dans les analyses du circuit

Le chômage involontaire dans les analyses du circuit

Il s'agit cependant là uniquement d'un critère microéconomique, car pour l'ensemble de l'économie, les pertes individuelles définissent toujours un endettement auquel correspond soit u[r]

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Réduction du chômage : les réussites en Europe

Réduction du chômage : les réussites en Europe

Il est, on vient de le voir, difficile de mettre en évidence au niveau empi- rique l’effet des caractéristiques institutionnelles sur le niveau du chômage. C’est pourquoi un consensus de plus en plus large semble se dégager pour rechercher leur influence sur la structure, notamment par classe d’âge, de l’emploi et du chômage ou sur la durée moyenne de ce dernier. Ce constat ne clôt cependant pas le débat sur l’importance des choix institutionnels. Les constats statiques risquent de gommer les réalités dynamiques, surtout lorsque les pays partent de situations initiales très dispersées. Or ce sont bien les considérations dynamiques qui intuitivement ont marqué les con- victions en faveur de la vertu supposée d’une déréglementation poussée sur le marché du travail. Ce sont notamment les crises au tournant des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix des modèles phare du « consensus social », allemand, suédois, finlandais, et plus récemment japonais, la persistance du chômage de masse dans les pays régulés de l’Europe continentale, et la décrue du chômage des économies déréglementées anglo-saxonnes, améri- caine, britannique et irlandaise. Mais les économies en crise ont aussi connu des chocs spécifiques liés à leur insertion régionale, à la faillite de leur appareil financier, tandis qu’à l’autre bout du spectre la conduite de la poli- tique macroéconomique a produit, notamment sur le plan monétaire, une contrainte de bien moindre intensité que celle subie par le reste de l’Europe continentale. Ces constats amènent donc à reformuler les questions relati- ves aux institutions selon deux directions.
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