Haut PDF La relation éducative : le point de vue des parents et des jeunes

La relation éducative : le point de vue des parents et des jeunes

La relation éducative : le point de vue des parents et des jeunes

Les parents ne se différencient donc que peu par l’âge ou par le sexe dans la définition de l’éducation en elle-même : l’orientation à donner à l’éducation, principalement nous l’avons [r]

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Le rôle des limites et des risques dans la construction de la relation entre les professionnel-le-s et les familles dans les Centres d’Éducation et d’Accueil des Jeunes Enfants de 0 à 3 ans : le point de vue de puéricultrices

Le rôle des limites et des risques dans la construction de la relation entre les professionnel-le-s et les familles dans les Centres d’Éducation et d’Accueil des Jeunes Enfants de 0 à 3 ans : le point de vue de puéricultrices

31 Cependant, l’idée de hiérarchisation dans la relation avec les parents ressort de l’analyse de nos entretiens. Comme nous l’avons déjà relevé, l’utilisation fréquente des termes « partenariat, collaboration, respect » pour qualifier les relations parents-professionnel-le-s, semble montrer l’importance d’une participation des parents dans le secteur de l’EAJE, mais une analyse plus approfondie fait ressortir une autre idée, celle que les parents devraient « apprendre » des professionnel-le-s. Sans nier le fait que beaucoup de parents recherchent un soutien pour mieux exercer leur rôle parental, et que les services de l’EAJE ont certainement un rôle central à jouer, on peut remarquer que ce soutien est encore souvent considéré comme « unidirectionnel ». Une puéricultrice, par exemple, dit : « […] avant, les parents nous demandaient des conseils, “il ne dort pas la nuit”, etc., puis les parents ils nous écoutaient. Ils allaient à la maison et ils faisaient ce que nous leur avons dit, et on y arrivait tout doucement. Mais maintenant, ils nous demandent des conseils, donc ça prend du temps, et puis ils vont à la maison et ils font ce qu’ils veulent... C’est leur droit, mais nous, maintenant, quand ils viennent beaucoup des fois avec la même question, on leur dit : “vous voyez, Mme, on vous a déjà répondu, maintenant vous pouvez faire comme vous voulez” ». Une autre puéricultrice dit : « La société a changé. Les jeunes de maintenant sont différents. Nous, nous avons été élevés dans le respect de la hiérarchie : il y a un chef et on doit le respecter. Maintenant, les parents se sentent être au même niveau que la directrice. […] C’est plus difficile […] pour nous. […] C`est la même chose avec les collègues plus jeune. Pour nous, quand la directrice disait “tu fais cet horaire-là”, tout de suite
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Le suivi de l'apprentissage en famille de type unschooling : le point de vue de parents unschoolers et le droit de l'enfant à l'éducation

Le suivi de l'apprentissage en famille de type unschooling : le point de vue de parents unschoolers et le droit de l'enfant à l'éducation

militante et engagée dans le mouvement du unschooling en France, estime qu’il serait profitable pour les enfants unschoolers de bénéficier du flexischooling, un système en vigueur en Grande-Bretagne et dans plusieurs États américains, qui permet aux parents d’utiliser des services éducatifs dans le système scolaire (participation à des cours, des ateliers, des sorties, etc.) de façon flexible ou «à la carte». En outre, elle recommande que l’institution scolaire organise des échanges réguliers entre les familles et le personnel éducatif au sujet des ressources et des pratiques pédagogiques. De plus, tout comme l’approche «aucune interaction», celle-ci offre une grande liberté aux familles sur le plan pédagogique et leur garantit un respect de leur droit d’offrir le type d’éducation souhaitée à leur enfant. Selon Brabant (2013), cette approche permet de « compenser les faiblesses éventuelles des parents-éducateurs [parents AEF] et de nourrir leur confiance et leur coopération » (Brabant, 2013, p. 178) avec les autorités institutionnelles. Comme cette approche est de l’ordre de l’incitation plutôt que de la contrainte (Brabant, 2013, p. 173), on peut croire qu’elle présente un potentiel d’adhésion fort auprès des familles unschoolers, ce qui peut favoriser de meilleures conditions d’apprentissage et de soutien permettant aux parents d’assurer plus facilement le respect du droit à l’éducation de leur enfant. Finalement, compte tenu des nombreuses ressources mises à leur disposition, cette approche favorise un enrichissement de l’expérience éducative des enfants et permet de protéger davantage leur droit à une éducation de qualité.
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La Rue Par Les Professionnels Du Travail Social Au Cameroun : Le Point De Vue Subjectif Des Jeunes

La Rue Par Les Professionnels Du Travail Social Au Cameroun : Le Point De Vue Subjectif Des Jeunes

« prédélinquants » vont disparaitre au profit des slogans « enfant de la rue, enfant dans la rue, enfant à la rue ». Plusieurs chercheurs vont dès lors mener des recherches sur l’enfant de la rue au Cameroun (Tchombe, Mapoi et Tarpeh, 2001 ; Ekomo Engolo et Nana Fabu, 2009 ; Mengue, 2004 ; Amana, 2012). La rue devient un terrain de recherche privilégié au même titre que la famille. De nombreuses ONG (Organisations Non Gouvernementales) vont aussi s’engager aux côtés de l’Etat pour la résorption de ce phénomène. Leur objectif principal est d’assurer un bon encadrement des enfants et des adolescents de la rue sur tous les plans: éducation, entretien, sécurité. On trouve alors dans la rue des personnes qui s’occupent au quotidien de ces adolescents et qui assurent les fonctions qui s’apparentent à celles qu’exercent les parents dans les familles, sans toutefois les remplacer à l’identique. C’est ce que Durning (1995) appelle « fonction de suppléance parentale ». Ces personnes sont des professionnels du travail social (assistants sociaux / éducateurs). Ils représentent, pour partie, la loi et l’autorité dans la rue. L’on devrait, en principe, s’attendre qu’après avoir bénéficié de leur
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La communication des résultats de recherche en génétique : réflexion sur le point de vue de parents d'enfants souffrant d'autisme

La communication des résultats de recherche en génétique : réflexion sur le point de vue de parents d'enfants souffrant d'autisme

Comme le résument Ravitsky et Wilfond dans leur réponse aux commentaires (2006b), certaines critiques adressées à leur modèle provenaient d’auteurs réticents au retour d’information individuelle. Une des principales raisons invoquées concernait le statut du chercheur, qui, bien qu’ayant l’obligation de protéger le participant à la recherche, n’a ni devoir particulier, ni habileté à servir les intérêts individuels des participants. Ce serait d’ailleurs confondre leur rôle que de les y contraindre (Dressler & Juengst, 2006). D’autres auteurs, dans la même veine, indiquent que retourner les résultats individuels de recherche serait confondre les pratiques médicales et celles de recherche. En effet, dans le contexte médecin-patient, le médecin a un devoir éthique, mais aussi un devoir légal d’agir dans le meilleur intérêt de son patient. Les principes éthiques l’obligent à partager les résultats individuels génétiques avec son patient. Son but est d’ailleurs de considérer les besoins, les préférences et les intérêts spécifiques de son patient. Par contre, dans le contexte chercheur- participant, ce n’est plus cette relation fiduciaire que l’on retrouve, car le but premier de la recherche n’est pas et ne peut pas être d’agir dans l’intérêt du participant. Le but de la recherche est de produire des connaissances généralisables pour la société en général (Meltzer, 2006). Nous ne reviendrons pas davantage sur ce commentaire, car il a déjà été présenté plus haut dans ce mémoire, dans le passage relatant les arguments en défaveur du retour d’information et qui traitait, de façon plus approfondie, de la notion de malentendu ou méprise thérapeutique.
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Freins à la prise en charge de l’obésité pédiatrique : le point de vue des parents, par une étude qualitative en Rhône-Alpes

Freins à la prise en charge de l’obésité pédiatrique : le point de vue des parents, par une étude qualitative en Rhône-Alpes

Résultats : Les 12 entretiens réalisés ont permis d’obtenir des résultats variés, et mettent en avant de nombreuses causes aux difficultés dans la prise en charge. Quatre grands types de freins ont été identifiés. Les freins liés aux parents sont composés des problèmes au sein du couple, ainsi que des difficultés à identifier les causes de l’obésité de leur enfant. Les freins liés à l’enfant sont principalement dus à des freins psychologiques et au comportement alimentaire. Les freins secondaires à des difficultés de la relation parents enfant rassemblent des anomalies relationnelles, ainsi que des difficultés dans l’éducation. Les freins externes à la famille regroupent tous les freins sociétaux et liés au système de santé. Nombres de ces freins sont accessibles à une prise en charge par le médecin généraliste.
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L’implication des enfants en médiation familiale : le point de vue et l’expérience des parents dans un contexte de partage des responsabilités parentales

L’implication des enfants en médiation familiale : le point de vue et l’expérience des parents dans un contexte de partage des responsabilités parentales

situation familiale conflictuelle, et ce, après la séparation des parents (Buchanan, Maccoby, & Dornbusch, 1991; Johnston, Kline, & Tschann, 1989; McIntosh & Long, 2005; Sarrazin & Cyr, 2007; Whiteside, 1998). Une recherche longitudinale démontre que plus les enfants sont exposés aux conflits parentaux après la séparation, plus ils sont à risque d’être impliqués et utilisés dans ces conflits étant donné la distance physique qui sépare désormais les parents (Johnston et al., 1989). Dans un même ordre d’idées, des chercheurs rapportent qu’une relation parentale post-séparation marquée par la discorde, l’hostilité et une faible coopération est prédicatrice du sentiment chez le jeune d’être piégé entre ses parents (Buchanan et al., 1991). Bien entendu, d’autres facteurs doivent être pris en compte dans la capacité d’adaptation des enfants aux conflits parentaux post-séparation, tels que leurs caractéristiques personnelles comme l’âge et le sexe (Buchanan et al., 1991; Sarrazin & Cyr, 2007). Par ailleurs, lorsque les conflits entre les parents après leur séparation s’avèrent chroniques et sévères, des chercheurs signalent la possibilité d’émergence du phénomène d’aliénation parentale (Sarrazin & Cyr, 2007). L’aliénation parentale peut prendre forme lorsqu’un parent, en colère contre son ex-conjoint(e), créer une alliance avec son enfant dans le but de détruire la relation qu’il entretient avec l’autre parent (Sarrazin & Cyr, 2007). Cette dynamique émerge souvent dans un contexte de séparation conjugale intense et conflictuel (Kelly & Johnston, 2001). Ce contexte serait alors favorable pour qu’un parent, heurté par la rupture, manipule son enfant afin qu’il prenne parti pour lui, et qu’il développe une vision très hostile de la séparation et de l’autre parent. Ces émotions et jugements négatifs que l’enfant aliéné entretient à l’égard d’un parent peuvent d’ailleurs s’intensifier avec le temps (Kelly & Johnston, 2001). Les effets à long terme d’un tel phénomène sont donc gravement dommageables, à la fois pour les enfants, mais aussi pour les autres membres de la famille (Sarrazin & Cyr, 2007).
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Obligation vaccinale et compliance des parents : le point de vue des médecins généralistes du Gard et de l’Hérault

Obligation vaccinale et compliance des parents : le point de vue des médecins généralistes du Gard et de l’Hérault

Ce refus de soins du médecin repose sur un support juridique, se situant « hors le cas d’urgence et celui où il manquerait à ses devoirs d’humanité » (45). Les raisons de ce refus de prise en charge peuvent être multiples. Il peut s’agir de raisons personnelles, le médecin pouvant évoquer la clause de conscience. Ainsi, si la décision de ne pas vacciner un enfant est contraire à ses principes, il peut en informer les parents et refuser de suivre leur enfant. Il peut également s’agir de raisons professionnelles, le médecin ne se sentant pas à l’aise dans la relation de confiance qui devrait s’installer entre ces parents et lui, ou estimant que le suivi de cet enfant serait trop compliqué pour lui s’il doit envisager à chaque épisode infectieux une des maladies couvertes par la vaccination. Il peut également craindre que ses propositions de soin soient souvent refusées par les parents, rendant chronophages et non concluantes les consultations ultérieures. La qualité, la sécurité et l’efficacité des soins qu’il prodiguerait à cet enfant risqueraient alors d’être moindres.
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Déficience cognitive et parentalité : point de vue des parents : remaniements intrapsychiques, intersubjectifs et représentations des dispositifs de soutien

Déficience cognitive et parentalité : point de vue des parents : remaniements intrapsychiques, intersubjectifs et représentations des dispositifs de soutien

Il désigne cette différence sous le terme de stigmate et lui attribue un effet de discrédit dans la relation à l’autre. Le stigmate peut se donner à voir ou être connu dans l’immédiat de la relation, l’individu est alors « discrédité ». Mais le stigmate peut également renvoyer à une réalité invisible, non immédiatement perceptible, la personne devenant alors « discréditable ». Werner, Corrigan, Ditchman & Sokol (2011) montrent qu’aujourd’hui encore, les personnes déficientes cognitives appartiennent à un groupe fortement stigmatisé ayant des conséquences en termes de socialisation, mais également en termes psychologiques en particulier sur l’estime de soi. La plupart des personnes déficientes cognitives ont conscience de ce stigmate et des valeurs négatives qui lui sont associées car elles en font l’expérience dans les relations quotidiennes aux autres (Werner, Corrigan, Ditchman & Sokol, 2011). Par ailleurs, Dargère (2014) montre le rôle stigmatisant des orientations dans les structures médico-sociales. En effet, elles assignent un statut de personne handicapée au sujet, au risque de le maintenir dans cet état. Néanmoins, pour Goffman, un dégagement de postures semblant figées est possible, l’identité d’un sujet se construisant au gré de l’évolution des interactions sociales créées et des situations rencontrées. L’individu peut alors devenir acteur de sa propre position sociale pour être inclus dans la société.
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Identités sexuées et expériences scolaires : le point de vue de jeunes enfants scolarisés à l'école maternelle

Identités sexuées et expériences scolaires : le point de vue de jeunes enfants scolarisés à l'école maternelle

discursives singulières et présentent une grande hétérogénéité de représentations scolaires et de connaissances des rôles de sexe non réductibles aux seules variables de genre et de l’âge. Toutefois, le repérage de la cohérence de certaines représentations en fonction des groupes de sexe et en fonction des groupes d’âge témoigne de l’émergence progressive des spécificités développementales de l’identité sexuée et de la signification croissante de l’expérience scolaire. Ainsi, nous pouvons nous interroger sur l’existence de liens entre la construction de l’identité sexuée et l’expérience scolaire chez les jeunes enfants scolarisés à l’école maternelle. Nous pouvons donc nous questionner sur les effets de la socialisation de genre sur le développement identitaire du jeune enfant et sur la manière dont il s’approprie les diverses influences présentes dans ses milieux de vie. Un élément de réponse à cette question se dessine au fil de l’analyse de contenu des entretiens. En effet, la parole des enfants met en exergue l’importance des relations interpersonnelles dans leur construction identitaire. Les enfants accordent une place significative aux autrui présents dans leurs différents milieux de vie et avec eux, aux diverses influences de la socialisation de genre. Ainsi, que ce soit au sein de la famille ou au sein de l’école, le jeune enfant appréhende les codes et les normes de la société à travers des agents d’influence qu’il s’agisse des pairs d’une part (fratrie, amis, camarades de classe…), ou des adultes référents (parents, enseignants…) d’autre part.
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Le point de vue des intervenants travaillant avec les jeunes contrevenants sur le recours à la médiation dans les cas de crimes graves

Le point de vue des intervenants travaillant avec les jeunes contrevenants sur le recours à la médiation dans les cas de crimes graves

Par contre, pour deux intervenants, les situations de délits intrafamiliaux seraient trop lourdes pour une démarche en médiation et ils ne considèrent pas qu’une rencontre entre la victime et le jeune soit la mesure appropriée. R : C’est toujours particulier ces cas de médiations-là, je pense que ça peut être ben intéressant, mais ça l’a des grandes limites, parce que ce qu’on voit souvent dans un cas de violence intrafamiliale, ça c’est mon point de vue bien personnel là, mais je pense que quand un jeune en vient à frapper ses parents, y a eu toute une escalade avant ça, t’sais ça arrive pas, pas du jour au lendemain que tu frappes ta mère là pis elle appelle la police. Je pense que quand sont rendus là, sont ancrées dans une dynamique qui va nécessiter plus qu’une ou deux rencontres de médiation. (ok) J’ai déjà vu une famille où c’était une jeune fille qui avait frappé sa mère. (…) Physiquement, ça l’avait blessée, mais émotionnellement, c’était difficile pour la mère de l’expliquer, et elle pleurait pendant la rencontre et tout ça, faque, t’sais… je savais que la mère voulait une médiation, parce qu’elle voulait revenir sur l’événement et elle voulait parler avec sa fille et tout ça, mais c’est sûr que c’était pas assez, c’est sûr qu’avec une ou deux rencontres… et la mère disait « j’aimerais ça faire plusieurs rencontres comme ça, » comme une thérapie si on veut et qu’on oblige sa fille à participer à cette thérapie-là. Ça c’est les limites de la médiation aussi, faque ça fait qu’on les a référées à leur CLSC mais on a dû mettre fin après deux rencontres de médiation, parce que, euh, visiblement c’était un travail à long terme, (oui) puis c’était pas les premiers événements qui se passaient et tout ça. Faque dans les cas de violence intrafamiliale… je dirais que ça l’a plus de limite.
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La Garantie jeunes du point de vue des missions locales : un modèle d’accompagnement innovant, mais source de bouleversements organisationnels

La Garantie jeunes du point de vue des missions locales : un modèle d’accompagnement innovant, mais source de bouleversements organisationnels

des ML. Celles-ci sont de plus basées sur des cultures professionnelles exogènes, le plus souvent en provenance du secteur de la formation des adultes. La ML de CHATEAU présente ainsi un cas sur- prenant. Elle est dotée d’une équipe de conseillers entreprises expérimentée, dont certains ont été formés à la méthode IOD (et ont même fait partie d’équipes « pilotes »), l’une des sources théo- riques et pratiques de la médiation active. Cette équipe applique même cette logique d’offre de ser- vices auprès des entreprises qui recrutent en EAV : les conseillers emploi multiplient les bilans dans l’entreprise avant la prise de poste, au début de la relation de travail et rapidement après quelques mois (pour un nombre de bilans réalisés dans la première année supérieur à ce qui est prévu par les guides). Cette relation vise bien à sécuriser la rencontre entre un employeur et une recrue. En re- vanche, l’équipe GJ (une quinzaine de jeunes conseillers dédiés dont plus de la moitié nouvellement recrutés) dispose de beaucoup moins d’expériences et de savoirs pratiques en termes de relations entreprise. Ces conseillers n’ont pas d’expérience dans le monde de l’entreprise et ont une appré- hension pour le moins imprécise du marché du travail local, comme nous l’avons vu plus haut (en- cadré §3.3.). « On n’a pas une vision du marché du travail, des secteurs porteurs », expliquent-ils ; ils ne connaissent qu’approximativement les secteurs en pénurie – « c’est de l’à-peu près ». Ils réa- lisent les bilans en entreprise quand ils disposent de temps, qui est fortement entravé par la pression sur les tâches administratives. Surtout, les conseillers GJ disposent généralement de peu de bagages théoriques pour réaliser ces bilans. Pendant la première année de la GJ, la ML CHATEAU n’a pas organisé de liens entre ces équipes. La direction a constaté que ce mode d’organisation n’était pas optimal et a défini de nouveaux process de travail pour recréer du lien entre les équipes
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Jeunes parents et précarité : des écrans refuge

Jeunes parents et précarité : des écrans refuge

nombreuses circonstances. Selon une enquête réalisée aux Etats-Unis en 2016 le temps moyen consacré aux écrans est passé de 18 minutes par jour en 2008 à 2heures 46 minutes en 2015 2 . Cela ne signifie pas que tous les utilisateurs d’écrans aient des conduites addictives mais logiquement une telle augmentation de l’usage implique une plus forte chance de voir augmenter les pratiques excessives, génératrices de pathologies. Avant d’en arriver à ce stade on note toute de même que l’usage incontrôlé des écrans individuels a des incidences fortes sur le rapport au réel et sur les codes relationnels. Ainsi regarder son écran alors même que l’on est dans une relation de face à face avec un interlocuteur, avoir des absences dans la conversation avec un groupe de personnes car on est affairé à répondre à un message « urgent » ou « important » constituent des comportements auparavant socialement inacceptables mais aujourd’hui tolérés et pratiqués par des personnes de tout niveau social et de tous âges. On peut regretter que personne n’ait à cœur de respecter un minimum de «bienséance numérique», ce qui peut être catastrophique d’un point de vue éducatif. Quand le président de la République évoqué plus haut se laisse aller à consulter son portable lors d’une audience avec le Pape, on a là, au-delà de l’anecdote, un cas révélateur de l’absence d’exemplarité en matière d’usage des écrans. Cette absence d’exemplarité se retrouve dans les comportements des adultes qui reconnaissent eux-mêmes avoir des pratiques excessives et ne peuvent ensuite que difficilement agir efficacement pour réguler l’usage que font leurs enfants de ces nouvelles technologies. En l’absence de modes de régulation régulés par un consensus social, les conduites addictives peuvent s’installer surtout quand elles touchent des populations malmenées par la réalité.
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Parrainage initiatique et confiage rituel. Une relation de pseudo-parenté du point de vue des enfants (pays kabyè, Togo)

Parrainage initiatique et confiage rituel. Une relation de pseudo-parenté du point de vue des enfants (pays kabyè, Togo)

  accroupis   pendant   que   l’oncle,   puis   l’ami   du   père,   viennent   faire   une   prière   devant   eux,   une   calebasse   de   bière  de  sorgho  à  la  main.  L’oncle  dit  sa  satisfaction  de  voir  sa  nièce  ou  son  neveu  en   bonne  santé,  et  menace  les  membres  du  patrilignage  de  l’initiant  de  s’en  prendre  à   eux   s’il   le   ou   la   voit   un   jour   «  dans   la   cendre  »   (malade,   dans   la   misère).   Il   recommande  à  l’initiant.e  de  respecter  ses  aînés  mais  de  se  défendre  face  à  un.e  de   ses   co-­‐‑initié.e.s   qui   lui   ferait   des   problèmes  :   «  si   ton   égal.e   t’effraie,   tu   n’as   qu’à   l’effrayer  lui/elle  aussi  ».  Il  l’enjoint  ainsi  à  mûrir  et  à  prendre  des  initiatives  face  aux   problèmes   sans   toujours   faire   appel   à   ses   parents   comme   le   ferait   un   enfant.   Il   exprime  aussi  le  souhait  de  se  voir  bientôt  annoncer  le  mariage  de  son  neveu  ou  de   sa  nièce.  Il  verse  un  peu  de  bière  sur  le  sol  pour  clôturer  son  discours,  puis  une  tante   maternelle  de  l’initiant.e  lui  prend  la  calebasse  des  mains,  la  présente  à  l’initiant.e,   qui  donne  un  coup  avec  une  main  dans  la  calebasse  et  la  projette  en  l’air 32 .  Sous  les  
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L'impact de l'usage du tutoiement sur la relation de soin en médecine générale, le point de vue du médecin généraliste dans les Hautes Alpes

L'impact de l'usage du tutoiement sur la relation de soin en médecine générale, le point de vue du médecin généraliste dans les Hautes Alpes

Comment réagis-tu quand tu es tutoyé par quelqu'un que tu vouvoies ? Comment je réagis. Tout dépend de... non en général je garde le vouvoiement. Effectivement les fois qui ont pu me faire passer au tutoiement, c'est vraiment quant au cours de la discussion je me suis rendu compte que je partageais des choses avec le patient, hors médical. S’il vient pour un certif de sport et qu'on fait le même sport ou bien qu'on a voyagé au même endroit, finalement quand on parle de choses extra-médicales et que je me dis que j'aurais pu le rencontrer au cours d'une pratique sportive ou activité diverse et variée, et que lui m'a tutoyé, je peux me mettre, de manière totalement arbitraire, à tutoyer ce patient. Ça m'est arrivé aussi à contrario. Par contre il y a des fois où je me sens presque offensé, c'est peut-être un peu fort. Des fois je me sens investi d'une mission un peu éducative. C'est un peu comme le curé, le maître d'école. Des fois tu te dis : « bon ce patient il tutoie un peu tout le monde et finalement non, je le vouvoie, peut-être qu'il se rendra compte... ». Parce que dans cette société il y a des codes, et c'est presque l'aider que du lui montrer un peu comment sont les codes. Encore une fois tutoiement ou vouvoiement c'est pas trop mon trip, mais ça existe. En France c'est comme ça, et s'il arrive à un entretien d'embauche et qu'il tutoie la personne en face, il va être recalé. Donc d'une manière générale je lui montre que là, non, il faut vouvoyer. Je le fais dans ce but- là. Il n’y a pas de raison qu'on se tutoie, dans la vraie vie il n’y a pas de raison que tu tutoies une personne comme moi enfin tu voies, donc vouvoiement en fait.
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Étude exploratoire sur le point de vue des enfants placés vivant l'expérience d'avoir des visites supervisées avec leurs parents

Étude exploratoire sur le point de vue des enfants placés vivant l'expérience d'avoir des visites supervisées avec leurs parents

dans l’optique de mieux saisir le point de vue de chacun de ces acteurs, surtout l’enfant et le parent dont les points de vue sont très peu sollicités. Le point de vue de l’enfant tel que traité dans ses travaux sera présenté dans la deuxième partie de ce chapitre. Deux-cent cinq intervenants de l’Aide sociale à l’enfance en France ont répondu à un questionnaire sur leur pratique professionnelle en lien avec les visites supervisées. Lorsqu’interrogés sur le sens des visites, 82 % des intervenants répondent que ces visites sont d’abord un espace qui permet aux parents de maintenir un lien avec l’enfant. Comme dans l’étude réalisée par Morrison, Mishna, Cook et Aitken (2011), les intervenants ont noté l’obligation de faire respecter les ordonnances émises par les tribunaux qui, à leur avis, est imposée tant aux intervenants qu’aux parents. Selon 68 % des intervenants ayant pris part à l’étude, outre le fait de maintenir des liens parent-enfant, l’objectif de ces visites serait orienté vers un travail à faire sur les habiletés éducatives du parent à l’égard de son enfant. Sellenet (2010) rappelle que, malgré le fait que les visites supervisées s’inscrivent d’abord comme un droit du parent et de l’enfant, les intervenants attribuent en grand nombre une fonction éducative à ces visites. Toutefois, près de la moitié des intervenants interrogés croient que ces visites ne sont pas susceptibles d’apporter des changements significatifs et disent ressentir de la déception face aux résultats. Dans le cadre de la recherche menée par Sellenet (2010), trente parents ont été interrogés, dont dix-huit bénéficiaient de visites supervisées avec leurs enfants en contexte de protection de l’enfance. Certains parents reprochaient aux intervenants de ne pas bien clarifier leurs attentes envers eux lors de ces visites et de ne pas toujours expliciter les objectifs poursuivis.
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L’adoption tardive internationale : l’intégration familiale de l’enfant du point de vue des parents et des grands-parents.

L’adoption tardive internationale : l’intégration familiale de l’enfant du point de vue des parents et des grands-parents.

choses au clair avec tous leurs enfants : ils ne font pas de gardiennage. Ils considèrent avoir trop de petits- enfants et surtout qu’ils ont assez travaillé. 7. Les grands-parents paternels Laurette et Marcel Laurette et Marcel sont tous les deux à la moitié de la soixantaine. Tout comme Simone et Maurice, ils ont été élevés sur une ferme et ont pris la relève de leurs parents. Ils ont eu 8 enfants et pour l’instant ils ont 14 petits- enfants, dont 4 ont été adoptés par un de leur fils. Laurette, que nous avons rencontrée seule, est une femme très active et très impliquée dans sa communauté, mais elle trouve toujours le temps de visiter ses frères et sœurs, ses enfants et ses petits-enfants. Elle organise aussi annuellement deux gros « partys de famille » qui regroupent environ 125 personnes. Laurette aime le monde et a l’habitude d’être entourée. En effet, à la suite du décès de son père, sa mère en est venue à considérer que pour nourrir ses 10 enfants demeurant toujours à la maison, elle « élèverait des enfants du Service social ». C’est ainsi qu’elle aura la garde quasi permanente d’une dizaine d’enfants issus de deux familles différentes. Laurette a très bien connu ces derniers malgré qu’ils soient arrivés à la maison après son départ. Aujourd’hui ils participent à tous les rituels familiaux. Contrairement à ses plus jeunes frères et sœurs qui eux ont vécu leur enfance avec ces enfants, elle ne les considère pas comme faisant partie de la famille nucléaire, mais plutôt de la famille élargie. Elle les perçoit comme des cousins et cousines. Compte tenu de cette histoire familiale peu banale, Laurette était mieux préparée que son mari à la filiation adoptive. Marcel, lui, s’est plutôt demandé pourquoi son fils et sa femme « forçaient la nature ». Laurette avait toujours été attirée par les petites filles asiatiques : les petites sœurs chinoises Charlotte et Virginie (2 et 5 ans) furent donc très bien accueilles. Trois ans plus tard un nouveau projet d’adoption se dessine de deux garçons noirs de 6 et 9 ans et Marcel émet encore des réserves, malgré son attachement aux fillettes. Quant à Laurette, elle avouera qu’ils ont eu davantage hâte de rencontrer les filles que les garçons. Aujourd’hui elle considère être un peu plus proche des garçons que son mari et avoir peut-être aidé celui-ci à accepter ses petits-enfants noirs, Jérôme et Marc-André. Ils jouent beaucoup avec leurs petits-enfants, mais ils les gardent seulement pour dépanner les parents. Ils habitent relativement proche de la famille adoptive et de la majorité de leurs autres enfants.
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La perception des conséquences du décrochage scolaire du point de vue des jeunes

La perception des conséquences du décrochage scolaire du point de vue des jeunes

« décrocheurs » et de potentiellement sonder l’intérêt de ces derniers à participer à la présente étude. En plus de permettre la mise en place d’une affiche (annexe 3), les personnes responsables qui ont été contactées ont permis à la chercheuse de leur présenter son projet ou de le présenter directement aux jeunes fréquentant leur ressource. Chacun à leur manière, les différents organismes où la chercheuse a réussi à recruter des participants accompagnent des jeunes dans l’atteinte de certains objectifs personnels. Dans la rue veille aux besoins immédiats des jeunes de la rue et travaille avec eux afin qu’ils puissent acquérir les compétences et les ressources nécessaires pour mener une vie plus autonome et plus enrichissante 3 . Dans la rue offre ses services via un centre de jour, un abri d’urgence, une roulotte, des appartements et des visites à domicile pour les jeunes de la rue qui deviennent nouveaux parents. Les Dîners St-Louis, pour leur part, interviennent auprès des jeunes de la rue de 18 à 30 ans afin de les outiller vers l’insertion sociale. Ceci en offrant des repas, un lieu de répit pour une partie de la journée (centre de jour) et un accompagnement dans leurs démarches de reprise en charge 4 . L’organisme met aussi à disposition des jeunes de la rue et des jeunes présentant des troubles de toxicomanie le Ketch Café (centre de soir). Finalement, l’organisme offre la possibilité aux jeunes de profiter d’un studio d’enregistrement et de logements de transition. Insertech, quant à elle, est une entreprise d’insertion, à but non lucratif, qui aide des jeunes sans emploi à retourner sur le marché du travail 5 . L’entreprise offre des contrats de travail de six mois aux jeunes de 18 à 35 ans sans emploi et qui ont de la difficulté à intégrer le marché du travail. Le recrutement officiel des participants s’est fait à la suite de la présentation du projet. Dans les deux ressources venant en aide aux jeunes de la rue, le recrutement avait lieu sur l’heure du dîner, alors que l’ensemble des participants était présent. À une occasion, un intervenant de première ligne a participé activement au recrutement. Sinon, le recrutement a été effectué de manière autonome, par la chercheuse, dans ces deux organismes. Pour ce qui est de l’organisme d’insertion, le recrutement des participants a gracieusement été offert par le
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Activité physique et sédentarité des jeunes : quels enjeux du point de vue de l’École ?

Activité physique et sédentarité des jeunes : quels enjeux du point de vue de l’École ?

Si les responsables associatifs de l’USEP sont majoritairement enseignants, l’organisation des temps périscolaires est l’occasion de regrouper des acteurs multiples (parents, collectivités, clubs sportifs, etc), de les associer et de les reconnaître dans leur implication autour d’un projet commun, un projet d’éducation à la santé. L’USEP se vit au sein d’associations d’école où chaque membre, qu’il soit enfant ou adulte, peut trouver une place au sein du projet. Les adultes, enseignants, parents accompagnateurs et/ou impliqués dans l’association, les sportifs, les animateurs, les pairs soutiennent et encouragent la pratique physique. De fait, la rencontre sportive offre des moments riches en relations interpersonnelles. Elle rassemble dans son organisation et dans la déclinaison de ses actions la communauté éducative dans son ensemble et permet d’agir ainsi sur tous les temps de l’enfance. Les projets de santé se déclinent en sachant partager, échanger, s’enrichir de l’autre, installer un climat de confiance pour progresser ensemble. L’éducation à la santé est affaire de coéducation. L’évolution des comportements des enfants passe par un encouragement à la pratique physique et sportive par tous les adultes qui les entourent et à chaque période de l'enfance. Permettre à chacun, adulte comme enfant, de trouver une place au cœur du projet, est le principe même de l’association sur lequel nous ancrons notre action : être acteur, concepteur, organisateur et spectateur pour le meilleur apprentissage de la vie associative.
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Pratiques éducatives des parents d’enfants ayant un TDA/H : le point de vue des parents et d’un observateur

Pratiques éducatives des parents d’enfants ayant un TDA/H : le point de vue des parents et d’un observateur

le parent plus vulnérable au stress. Ces parents auraient ainsi tendance à être plus irritables, à critiquer davantage et à être plus punitifs auprès de leur enfant (Webster-Stratton, 1990). La deuxième catégorie de facteurs inclut la contribution de l’enfant, qui agirait de façon transactionnelle sur les pratiques parentales. Selon Belsky (1894), les caractéristiques des enfants les rendant potentiellement plus « difficiles » influencent la quantité et la qualité des soins qu’ils reçoivent. Finalement, la troisième catégorie inclut les éléments de soutien et de stress provenant du réseau social de l’individu, de la relation avec le conjoint et du milieu de travail. Ces éléments extérieurs à l’individu influencent le sentiment de bien-être du parent et sa santé mentale qui en retour influencent les pratiques des parents. Selon ce modèle, les ressources psychologiques du parent jouent un rôle protecteur de la relation parent-enfant. Ces ressources, lorsqu’optimales, permettent au parent de continuer à utiliser des pratiques efficaces malgré le contexte d’adversité provenant de l’environnement et des caractéristiques individuelles de l’enfant. Ces ressources constituent les facteurs les plus déterminants des pratiques parentales. L’environnement et finalement, les caractéristiques de l’enfant influenceront les pratiques parentales. Bien que Belsky identifie l’importance relative des catégories, il est difficile d’établir l’influence particulière de chacun des facteurs permettant des pratiques efficaces et un développement optimal chez l’enfant.
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