Haut PDF Quartiers défavorisés : Du social, mais surtout des services

Quartiers défavorisés : Du social, mais surtout des services

Quartiers défavorisés : Du social, mais surtout des services

Le « développement social des quartiers » est une opération lourde dans la­ quelle la Ville, la Région, le Département, l'office des HLM, la Caisse d'Allo­ cations Familiales se trouvent[r]

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Privatisation des services urbains et desserte des quartiers défavorisés : une responsabilité sociale en partage.<br />Le cas des services d'eau et d'assainissement, d'électricité et de télécommunications dans les quartiers « carenciados » de l'agglomérat

Privatisation des services urbains et desserte des quartiers défavorisés : une responsabilité sociale en partage.<br />Le cas des services d'eau et d'assainissement, d'électricité et de télécommunications dans les quartiers « carenciados » de l'agglomération de Buenos Aires (Argentine) de 1991 à 2004

secteur de l’eau et de l’assainissement une place singulière au regard des autres secteurs : contrairement au système de concession privée adopté pour la construction et la gestion des infrastructures urbaines comme le métro, les lignes de chemin de fer, l’électricité, le téléphone et d’autres secteurs encore, le choix effectué dans le secteur de l’eau a été celui d’une prise en charge de l’Etat, au nom de la santé publique. Puisqu’il se heurtait aux critères de rentabilité du secteur privé de même qu’aux capacités financières réduites de la municipalité, le secteur de l’eau, ressource considérée comme bien social, est passé, à partir de ce moment, sous l’autorité du gouvernement de la Nation. Il a progressivement affirmé son rôle au niveau national, malgré quelques entreprises privées florissantes en province, et a décidé, en 1912, la création d’Obras Sanitarias de la Nación (OSN), qui s’est par la suite imposée comme un véritable pilier de la politique argentine. Comme le souligne T. Bodard 107 , la tendance argentine, prenant le contre-pied de nombreux exemples où la gestion de l’eau était jugée comme relevant par nature du niveau local, illustre, in fine, un fédéralisme en trompe l’œil où la Nation est la seule collectivité publique à disposer de moyens financiers suffisants pour mener une politique de service social. En effet, les enjeux sanitaires, les coûts importants d’infrastructure d’eau dépassant le budget municipal de même que les critères de rentabilité du secteur privé, ont progressivement poussé l’Etat fédéral à affirmer son rôle dans le secteur. En ce sens, Obras Sanitarias de la Nación, créée en 1912, a été conçue comme le « modèle » de service public du fait de sa triple vocation : hygiène publique, redistribution des revenus et aménagement du territoire 108 . En 1919, la loi n°10 998 confia à OSN « l’approvisionnement en eau potable de toute population urbaine à partir de 3000 habitants ainsi que l’assainissement complet de celles qui dépass[aient] le nombre de 8000 habitants », par convention entre OSN, les provinces et les municipalités.
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La revitalisation urbaine des quartiers défavorisés de l’Île de Montréal à travers le programme de revitalisation urbaine intégrée : une 
étude de cas de la démarche d’Hochelaga-Maisonneuve

La revitalisation urbaine des quartiers défavorisés de l’Île de Montréal à travers le programme de revitalisation urbaine intégrée : une étude de cas de la démarche d’Hochelaga-Maisonneuve

Les solutions pour contrer la gentrification ne sont pas nombreuses, mais nous avons identifié quelques pistes qui permettraient de résister aux effets de ce phénomène dont les principales conséquences sont la hausse des loyers et la conversion des immeubles locatifs en copropriété divise qui résulte un départ des populations les plus démunies. En effet, nous l’avons souvent entendu durant notre enquête, les loyers ont beaucoup augmenté, et les gens craignent qu’ils augmentent encore au point d’être contraints de devoir s’en aller du quartier. Plusieurs répondants nous ont suggéré l’idée qu’il serait nécessaire d’avoir un registre des loyers tenu par la régie du logement qui permettrait de connaitre le loyer du bail précédent et de suivre l’évolution des prix du loyer. Cependant, cela n’empêchera pas les augmentations de loyer abusives appliquées par les propriétaires. D’autres ont suggéré la construction de plus de logements sociaux qui permettrait de maintenir les populations les plus pauvres au sein du quartier, mais le retrait du gouvernement fédéral du financement des logements sociaux rend difficile la mise en place de ce type de projet. L’un des moyens de développer du logement abordable et social serait d’être capable de négocier, avec les promoteurs privés, un pourcentage de logement abordable et social grâce au nouveau règlement, d’inclusion de logements abordables dans les nouveaux projets résidentiels, mis en place par la Ville de Montréal. Les solutions proposées ne sont que des compromis ou des moyens de ralentir un processus qui semble être inévitable.
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Explorer ce qui fait bien-être dans son cadre de vie : une recherche ancrée dans le vécu des habitants de quartiers défavorisés en France.

Explorer ce qui fait bien-être dans son cadre de vie : une recherche ancrée dans le vécu des habitants de quartiers défavorisés en France.

la santé/bien-^etre, et à quel point il est tentant de substituer à cette ignorance nos propres conceptions d’expert extérieur, pourtant construites potentiellement de manière différente en termes de priorités et de finalités. Pour ne prendre encore qu’un exemple, en quoi les statistiques de pauvreté, la simple présence d’aménités ou de services, nous permettent d’accéder au vécu des citoyens, forgé dans des trajectoires de vie singulières ? Le risque est de tomber dans une santé publique de type « pr^et-à-porter » se satisfaisant de modèles et catégories s’appliquant à des individus moyens théoriques. Ainsi, dans l’EIS sur l’aéroport de Genève, les auteurs apprécient positivement l’insonorisation des logements exposés, sans jamais question- ner l’expérience de vie dans ceux-ci, les aspirations de leurs occupants qui peuvent ^etre, en réalité, contrariées (ouverture des fen^etres ou vie en bas d’immeuble). Pourtant, dans le champ du bruit environnemental, des arbitrages contraires à la logique de l’expertise ont été mis en évidence (voir par exemple le cas de Champlan [22] ). Cette approche nous semble avoir négligé le volet psychosocial des impacts liés à l’activité aéroportuaire et le bien-^etre dans son cadre de vie, passant outre des aspects comme l’exclusion ou l’isolement social, le contrôle sur sa vie ou son environnement de vie, l’estime de soi en lien avec le pouvoir d’agir.
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Rôle des associations de quartier dans l’organisation des services publics  dans les quartiers précaires à Port-au-Prince : Une étude de cas à Village Solidarité

Rôle des associations de quartier dans l’organisation des services publics dans les quartiers précaires à Port-au-Prince : Une étude de cas à Village Solidarité

Les éléments mentionnés ici soulèvent toutefois le défi pour les associations de quartier de concilier la recherche de solutions palliatives immédiates à des solutions durables en termes d’implication des autorités publiques et la création de sources de revenus sur un plus long terme. Les problèmes qui sont à la base des initiatives communautaires sont généralement la conjugaison de facteurs économique et social. (Favreau et Fréchette, 2002). Nous ne pouvons pas mettre de côté cette réflexion dans notre démarche puisqu’à l’intérieur des quartiers qui nous intéressent, c’est la prédominance des activités économiques informelles qui pour la plupart n’assurent que la survie des familles. Les acteurs engagés dans les dynamiques pour l’organisation des services ou dans les luttes sociopolitiques à travers les associations ou groupes communautaires sont avant tout des personnes en quête d’un revenu décent afin de faire face à leurs obligations quotidiennes.
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Impacts sanitaires néfastes perçus à la chaleur et leurs déterminants: enquête transversale dans les quartiers défavorisés de neuf villes du Québec: Rapport final.

Impacts sanitaires néfastes perçus à la chaleur et leurs déterminants: enquête transversale dans les quartiers défavorisés de neuf villes du Québec: Rapport final.

toutefois très hétérogènes, car elles touchent différents lieux géographiques, attributs sociodémographiques et facteurs d'adaptation locale 3 . Plusieurs mettent également l'accent sur un seul ou quelques effets sanitaires spécifiques. En outre, la plupart ont évalué les consultations médicales, les visites à l’urgence ou les hospitalisations comme indicateurs de résultats; très peu semblent toutefois avoir estimé les effets autorapportés sur la santé. Or, la validité de la santé perçue, de comportements et de diagnostics autorapportés (versus cliniques) a été bien établie dans plusieurs pays au fil du temps et par diverses méthodes de collecte de données. En particulier lorsque ces données autorapportées sont utilisées comme outil de sondage épidémiologique ou de prédiction des risques aux fins de suivi des interventions préventives et de santé publique 5-8 , y compris pour les personnes âgées 9 . La santé perçue est donc une mesure subjective fiable et valide de l’état de santé général. Elle peut refléter certains aspects de la santé difficiles à identifier cliniquement (par exemple, première étape d’une maladie), sans compter qu’elle est souvent plus efficace que les mesures cliniques pour prédire les comportements de recherche d’aide et l’utilisation des services de santé 10-17
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OPTICOURSES "Mettre en place et évaluer une démarche interventionnelle participative visant à influencer favorablement les approvisionnements alimentaires de personnes vivant dans des quartiers défavorisés au Nord de Marseille". Rapport final de la recher

OPTICOURSES "Mettre en place et évaluer une démarche interventionnelle participative visant à influencer favorablement les approvisionnements alimentaires de personnes vivant dans des quartiers défavorisés au Nord de Marseille". Rapport final de la recherche interventionnelle

10 Le gradient social en nutrition est expliqué par l'accumulation de contraintes d'ordre économique, structurel, et psycho-sociales. Il existe un fort gradient socio- économique en matière de nutrition [17,18] et d'obésité [6,19] dans les pays industrialisés. En particulier, en France, les personnes en situation d'insécurité alimentaire pour raison financière représentent 12% de la population adulte [20]. Leur alimentation est éloignée des recommandations pour la prévention primaire des cancers, puisqu'elle est caractérisée par une faible consommation de fruits et de légumes, une faible densité nutritionnelle et une forte densité énergétique [20]. Le gradient social en nutrition est expliqué par l'accumulation, quand le statut socio-économique décroit, de contraintes économiques, structurelles et psycho-sociales qui limitent l'adoption de comportements alimentaires sains. Le budget alimentaire est faible mais pèse lourd dans le budget total des ménages à bas revenu [21]. Le prix des aliments devient alors le premier critère de choix alimentaire [22]. Des problèmes d'accessibilité physique à des aliments sains, en quantité et en variété suffisante, pourraient également contribuer à expliquer les inégalités nutritionnelles [23-25]. Enfin, il est fondamental de prendre en compte les facteurs psycho-sociaux et culturels pour comprendre les comportements alimentaires car ils définissent ce qu'il est socialement acceptable et souhaitable de manger [26]. Les croyances, les connaissances et les attentes en matière d’alimentation et de nutrition [27], ainsi que des traits psychologiques comme la préférence pour le présent [28], la sensibilité aux normes sociales, à la publicité et aux effets d’offre [29], ou l’aversion au risque [30], sont autant de facteurs susceptibles d'expliquer les comportements alimentaires et de les infléchir sous l'effet d'une intervention nutritionnelle.
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Améliorer la sécurité des piétons des quartiers défavorisés : l’expérience britannique d’une approche socio-spatiale de la sécurité routière

Améliorer la sécurité des piétons des quartiers défavorisés : l’expérience britannique d’une approche socio-spatiale de la sécurité routière

Cet enjeu d’améliorer la place du piéton se traduit également par l’aménagement de Home Zones. Deux projets parmi les dix initiatives financées par la NRSI font état d’une mise en place d’une Home Zone. Une Home Zone est aménagée dans un quartier résidentiel et se définit par une meilleure hiérarchisation du réseau, un quartier à voirie partagée avec une place importante accordée aux modes doux, une prise en compte des usagers les plus vulnérables, et des plantations végétales et aires de jeux. Les déplacements ne sont pas le seul objectif, l’amélioration du cadre de vie a pour but d’inverser les tendances migratoires actuelles : « La transformation des rues en des espaces d’interactions sociales est donc censée engendrer une réduction de l’exclusion sociale en conférant aux rues réaménagées en Home Zones le statut de lieu privilégié de l’inclusion sociale. Le lieu doit permettre de faire du lien social pour redonner vie aux quartiers résidentiels » [29]. Dans les quartiers pauvres, l’aménagement de rues donnant plus de droit aux piétons et aux cyclistes est donc un outil pour favoriser l’inclusion sociale dans un contexte urbain dense et fortement approprié par les habitants, notamment par les enfants.
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« Lui, c’est un “grand” » / « Eux, c’est nos “p’tits” » : dynamique de catégorisation et ordre social chez les jeunes des quartiers populaires

« Lui, c’est un “grand” » / « Eux, c’est nos “p’tits” » : dynamique de catégorisation et ordre social chez les jeunes des quartiers populaires

partie la présence de forts niveaux de violence dans les quartiers défavorisés américains. Cette thèse, qui semble faire autorité chez les chercheurs travaillant sur de tels quartiers, a même fait l’objet d’une vérification quantitative. En étudiant des données statistiques issues de près de 200 villes aux États-Unis, Parker et Reckdenwald (2008) ont pu confirmer les arguments d’Anderson et démontrer que la présence de modèles masculins traditionnels dans un quartier réduit les taux de violence chez les jeunes afro-américains. Cette distinction semble se rapprocher de celle qu’opère Duret (1995) dans son étude des « grands frères » ; ainsi, il met en lumière la lutte entre le modèle des « insérés » et celui des « bads », ces derniers valorisant des formes d’intégration ancrées dans l’illégalité. Pour Duret, ces deux modèles cohabitent dans les quartiers populaires, entraînant une lutte d’influence et de reconnaissance auprès des plus petits, les « insérés » reprochant aux « bads » d’utiliser les petits, de les opprimer, de les monter contre leur père, de les inciter à dealer et/ou à consommer. Les « bads », eux, mettent en avant leur rôle protecteur et sécurisant, et reprochent aux pouvoirs publics leur impuissance : démunis, ces derniers passeraient en quelque sorte le relais aux « bads » et à l’économie parallèle (Duret, 1995, p. 75).
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Services à la mobilité dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville : bilan exploratoire des méthodologies et des outils de mesure

Services à la mobilité dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville : bilan exploratoire des méthodologies et des outils de mesure

A la même époque, J.-L. Madre en 1981 3 , en interrogeant le rôle de la tarification comme politique sociale, précède de loin les réflexions et orientations abordées dans le rapport du CNT en 1991. Il analyse les effets redistributifs de la tarification en utilisant des enquêtes menées dans différentes villes de France (dont Paris) entre 1973 et 1978. En classant les mesures de tarification sociale des moins redistributives (comme par exemple les réductions en faveur des familles nombreuses), aux plus redistributives (la gratuité accordée aux personnes âgées et aux chômeurs), il montre que « l'utilisation des tickets à l'unité est principalement le fait d'usagers modestes ». Il note à ce sujet : le fait « que les ménages modestes utilisent d'autant moins les abonnements que leur prix est plus élevé et qu'ils sont les principaux utilisateurs des tickets à l'unité mène à penser que l'aspect mise de fonds est un frein important à une utilisation économiquement rationnelle de la tarification par les plus pauvres ». Ces observations ont été revalidées en 1994 par des études sur le même sujet, réalisées par l’Agence d’urbanisme de Lyon et l’Observatoire Social de Lyon. 4 . En ce qui concerne la mobilité en soi, J. Rémy et L. Voyé 5 font, en 1992, une analyse de la spécialisation des quartiers et de l’inégale capacité de mobilité induite par celle-ci et les revenus. Ils pensent que si « la capacité de mobilité est condition de participation au milieu urbain […] un problème se pose dans la mesure où cette capacité n'appartient pas également à tout le monde : à côté des différences liées à l'âge et à la santé, la capacité de mobilité est, en effet, étroitement liée et à la capacité financière des individus, et peut-être plus encore à une certaine capacité culturelle qui développe ou limite les exigences d'un enracinement spatial concret et stable ».
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Réduire les inégalités de risque d’accident dans les quartiers défavorisés : le succès d’une expérimentation britannique

Réduire les inégalités de risque d’accident dans les quartiers défavorisés : le succès d’une expérimentation britannique

Ce rapport s’appuie sur des recherches des années 1990 qui ont démon- tré des inégalités devant l’insécurité des déplacements, surtout chez les enfants (Kendrick, 1993 ; Ward et al., 1994 ; Christie, 1995). La littérature scientifique montre une imbrication des disparités face au risque d’accident de la route sous trois aspects : social, spatial et socio-spatial. Concernant la dimension sociale, il existe des inégalités sociales devant le risque d’accident, autrement dit les popu- lations avec de bas niveaux socio-économiques sont davantage impliquées dans les accidents (Laflamme et Engstrom, 2002 ; Zambon et Hasselberg, 2006). Concernant la dimension spatiale, des travaux de recherche montrent que les quartiers défavorisés concentrent des accidents de la circulation (Bagley, 1992 ; Aguero-Valverde et Jovanis, 2006). Il ne s’agit plus du risque encouru pour cer- taines populations, mais bien de la fréquence d’occurrence d’accidents dans un quartier donné. Enfin, concernant la dimension socio-spatiale du risque d’acci- dent, le niveau de pauvreté d’un quartier est mis en relation avec l’accidentologie de ses habitants. Les résultats montrent qu’il existe des corrélations positives entre ces deux variables (Abdalla et al., 1997 ; Reimers et Laflamme, 2005). Les habitants de quartiers pauvres sont plus impliqués dans un accident que des ha- bitants de quartiers aisés (Edwards et al., 2006 ; Fleury et al., 2010 ; Haddak et
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Caractéristiques des quartiers et développement de comportements antisociaux de garçons canadiens-français issus de milieux défavorisés de Montréal.

Caractéristiques des quartiers et développement de comportements antisociaux de garçons canadiens-français issus de milieux défavorisés de Montréal.

Besse, 2011). C’est moins le cas au Québec, avec notre système de financement scolaire qui est relativement centralisé et la présence, sur l’île de Montréal, du Comité de gestion de la taxe scolaire de l’Île de Montréal. D’autres programmes sociaux (santé et services sociaux) sont centralisés au Québec. Ces programmes offerts de façon universelle ont des répercussions bénéfiques sur l’espace social montréalais qui n’est pas marqué par des zones d’exclusion sociale importante (Séguin et Germain, 2000). L’architecture de l’État-providence québécois, comparativement à celui des États-Unis, explique sans doute partiellement le fait que nous n’observons pas une variabilité importante de comportements antisociaux chez les jeunes en fonction des caractéristiques socio-économiques des quartiers. La particularité de l’État-providence pour contrer les effets de quartier est aussi une hypothèse émise par Andersson (2001) pour la Suède et par Musterd et Ostendorf (1998) pour les Pays-Bas, des pays caractérisés par des systèmes providentiels généreux (Van Amersfoort, 1992; Musterd et Ostendorf, 1994). De plus, les inégalités de revenu sont moins élevées dans ces pays comparativement aux États-Unis. Les résultats de quelques études réalisées en Suède ont néanmoins révélé des effets de quartiers sur le fait d’être sans emploi (Musterd et Andersson 2005; 2006) et sur les revenus (Musterd, Galster et Kauppinen, 2005). En conséquence, il semble plausible que les effets du quartier soient moins significatifs dans certains pays européens, au Canada et au Québec qu’aux États-Unis.
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Les quartiers des Parisiens

Les quartiers des Parisiens

Repli de l’attachement sur le quartier résidentiel La première montre une forte coïncidence entre quartier de résidence et quartier d’attachement et une très forte concentration des quartiers d’attachement autour du lieu de résidence. Leur portée reste limitée aux arrondissements contigus. Cette forme d’association est particulièrement fréquente pour les personnes résidant dans les quartiers centraux (le 4 e et dans une moindre mesure, Bastille). Les habitants de ces espaces centraux semblent vivre repliés sur eux mêmes : on peut voir là un effet à la fois de taille et de centralité : ces quartiers de taille réduite peuvent être aisément parcourus et bénéficient de très nombreux équipements, commerces et lieux de loisirs. Si, de surcroît, les habitants travaillent à proximité, ils ont peu de raisons de sortir de ce périmètre réduit et y nourrissent de fait leurs attachements.
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Réintégrer les décrocheurs dans le système éducatif et social : le challenge des services d’accrochage scolaire

Réintégrer les décrocheurs dans le système éducatif et social : le challenge des services d’accrochage scolaire

En Communauté française de Belgique, il existe des Services d’Accrochage Scolaire (SAS) qui ont pour mission de prendre les décrocheurs en charge et de les aider à réintégrer le système[r]

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Stress parental, soutien social, comportements de l’enfant et fréquentation des services de garde.

Stress parental, soutien social, comportements de l’enfant et fréquentation des services de garde.

Le cumul de temps hebdomadaire passé dans un service de garde serait également associé aux problèmes de comportement ultérieurs chez l’enfant. Certains rapportent que les enfants ayant passé plus de 45 heures par semaine en service de garde durant leurs 4,5 premières années de vie sont ceux dont le niveau de comportements agressifs est le plus élevé lorsqu’évalué à l’âge de 54 mois (NICHD Study of Early Child Care, 2001, 2002; 2003). Ces associations demeurent même significatives sur le plan statistique lorsqu’on contrôle la qualité du milieu de garde et les caractéristiques familiales comme le revenu et la scolarité des parents. Par ailleurs, les corrélations observées entre la qualité de l’environnement de garde et les comportements agressifs des enfants seraient plus fortes chez les enfants âgés entre deux et trois ans comparativement aux plus jeunes. Les chercheurs du NICHD (1998) soulignent aussi que les enfants qui fréquentent des services de garde de faibles niveaux de qualité montrent des taux plus élevés de problèmes de comportement que ceux observés dans la population en général. Enfin, la recherche révèle également l’importance de la stabilité de l’expérience de garde pour le développement socioaffectif de l’enfant. Ceux qui expérimentent plusieurs modes de garde à la fois ou qui changent fréquemment de service de garde au cours de la petite enfance seraient plus susceptibles de développer des problèmes de comportement que ceux qui demeurent dans le même service de garde au cours de la même période (Bachara et Baumeister, 2003; De Schipper et al., 2003; Youngblade, 2003).
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Quartiers prioritaires la nuit, quartiers prioritaires le jour ?

Quartiers prioritaires la nuit, quartiers prioritaires le jour ?

En observant l’évolution du taux d’exhaustivité au cours des 24h de la journée (fig. 2), on constate une nette diminution des valeurs entre le jour et la nuit. Alors que 27 % de la popu- lation pauvre francilienne est présente dans les QPV entre 22h et 6h du matin, ce taux tombe à 19 % à 10h du matin. Les actions publiques qui se déploient dans les QPV entre 10h et 17h risquent donc de laisser de côté une part importante (81 %) de la population pauvre à laquelle ces interventions peuvent être destinées. Cette baisse du taux d’exhaustivité peut aussi être envisagée positivement : il signifie que les populations pauvres ne restent pas captives des quartiers prioritaires. De fait cette diminution pendant la journée est à mettre en relation avec la baisse générale de la ségrégation sociale observée en Île-de-France au cours de la journée (Le Roux et al., 2017).
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Social services in France  :  A Public/Private Partnership

Social services in France : A Public/Private Partnership

matters or in the field of justice decisions following-up, are in the domain of the public sector. The part that non-profit organisations play in facilities for the elderly is smaller (29 per cent of beds) and public agencies prevail in this field. Explanations of this prevalence are that during the last two decades, many public hospital beds were in excess and have been converted in hospital nursing homes (long séjour). The management of homes for the elderly also attracts commercial companies, since the income of the elderly has dramatically grown in the last decades. 7 Powerful hotel trades (such as Sodexho, Accor, Veolia, Vivendi) are screaming the high-income clients. This situation has adverse consequences on the financial equilibrium of non- profit organisations. The recent development of housekeeping and home care services is at the origin of strong and interesting debates on the specific roles for non-profit organisations. The State incites to the development of these services, because of a double observation: on one hand, a huge unemployment of unskilled people, especially women, and on the other hand unsatisfied needs in an ageing population. Home services are delivered at 70 % by the third sector, and about 85 000 FTE wage earners are employed by non-profit organisations for these services and much more in headcounts as part-time work is the rule.
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SOCIAL AND COLLABORATIVE SERVICES FOR ORGANIZATIONS: BACK TO REQUIREMENTS

SOCIAL AND COLLABORATIVE SERVICES FOR ORGANIZATIONS: BACK TO REQUIREMENTS

Key words: social and collaborative services, mechanistic form, organic form, organizational evolution, servitization, coordination 1. INTRODUCTION IT services within the enterprises are enabling technologies applied to facilitate the execution of the enterprise’s business activities and hence, increase their performance and improve their productivity. Traditionally, these services have been the Information Systems (IS), being delivered in different models such as intranet, Enterprise Resource Planning (ERP) and Electronic Data Interchange (EDI). A continuous evolution of these services is yet observed and new products labelled as “social” or “web 2.0” have appeared and swept through the popular culture to reach the industries. From Computer Supported Collaborative Work tools to Enterprise 2.0 to Enterprise Social software, these social and collaborative services are increasingly being considered in organizations’ strategic IT roadmaps. They are attracting enterprises’ top management as they contribute to value creation. Based on a survey covering 4,200 companies around the world, the McKinsey Global Institute outlines that 70% of these companies are deploying social and collaborative services (Chui et al. 2012). However, this deployment is not been adequately successful. Only 3% of the companies are declared as fully benefiting of these services.
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Social Enterprises in Community Services in Belgium

Social Enterprises in Community Services in Belgium

and more complex demands, including long - term care for elderly people, and various needs connected with family breakdown. To respond to these needs at a time of great change, new initiatives have emerged. Innovative forms of co-ordination among all those involved first developed informally, at the initiative of doctors, nurses, associations or public bodies. Since 1989 a decree has recognised and promoted the co-ordination of the different kinds of care and services delivered in the home to improve the overall quality of care for dependent persons. However, within the associative sector, this decree has revealed tensions between the structures close to mutual organisations - which are responsible in Belgium for the interface between the general public and the national health insurance system - and the more independent associations. These two groups take markedly different approaches to co- ordination, the first group focusing on medical needs, and the second on trying to enhance the central role of aid to families as part of the overall support of users.
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Revue consommation / La diffusion des services collectifs : phénomène économique ou social ?

Revue consommation / La diffusion des services collectifs : phénomène économique ou social ?

Ce bref rappel des résultats acquis par les économistes ou les socio­ logues permet de mettre en relief des convergences révélatrices de la tendance à intégrer de plus en plus de dépens[r]

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