Haut PDF Pronostic de l’accouchement en présentation de siège : accouchement vaginal vs accouchement par césarienne

Pronostic de l’accouchement en présentation de siège : accouchement vaginal vs accouchement par césarienne

Pronostic de l’accouchement en présentation de siège : accouchement vaginal vs accouchement par césarienne

RESUME La présentation du siège est le type même de l’accouchement à haut risque dont l’issue demeure incertain, à la lumière de cette étude rétrospective comparant l’accouchement par voie basse par rapport à la césarienne et réalisée au sein du service de gynéco-obstetrique «A » du CHU Mohammed VI à Marrakech à propos de 400 cas de présentation de siège et sur un total de 12503 accouchements, durant 2 ans et 8 mois d’exercice, nous avons noté que l a présentation du siège a représenté 3,19% de l’ensemble des accouchements et que la voie basse a été le mode d’accouchement chez 70% des parturientes alors que la césarienne a été réalisée dans 30% des cas d’une manière prophylactique ou après échec de la tentative d’accouchement par voie basse. Par ailleurs, la mortalité périnatale globale a été évaluée à 47,7‰ (19 cas), tandis que la mortalité périnatale corrigée a été de 22,6‰ (9 cas). La voie basse s’est accompagnée d’un taux plus élevé de mortalité et de morbidité périnatale que la voie haute, cette morbidité élevée est probablement liée aux manoeuvres d’extraction et à la prématurité. Nous avons noté que la tentative de la voie basse s’est accompagnée d’un taux plus élevé de mortalité et de morbidité périnatales que la césarienne prophylactique et que la mortalité maternelle a été nulle tandis que la morbidité maternelle a été légèrement plus élevée après accouchement par voie haute.
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Accouchement du siège et utérus uni-cicatriciel : évaluation du pronostic materno-fœtal

Accouchement du siège et utérus uni-cicatriciel : évaluation du pronostic materno-fœtal

43 En 2008, dans son étude cas-témoins, rétrospective, bicentrique dans les maternités de Port-Royal et Robert Debré, portant sur 197 patientes, Lepagnol [3] a voulu déterminer l’effet du travail, de la présentation et de la cicatrice utérine sur les issues maternelles et néonatales. Pour cela elle a réparti les patientes dans quatre groupes : un groupe cas (« tentative de voie basse ») et trois groupes témoins (« césarienne programmée », « utérus cicatriciel » et « utérus cicatriciel et présentation céphalique »). Elle définissait la morbidité maternelle sévère selon les critères suivants : la rupture utérine, l’hémorragie de la délivrance (perte de plus de 500 ml de sang dans les 24 heures suivant l’accouchement), le périnée complet, les complications thromboemboliques ou infectieuses dans le post partum et la mort maternelle. De plus elle a établi une variable déterminant un mauvais état maternel, définie par la présence d’au moins un des critères suivants : l’hémorragie sévère du post partum (c.à.d. une hémorragie nécessitant une intervention complémentaire à type de transfusion sanguine, d’embolisation artérielle, de ligature artérielle, de capitonnage utérin ou d’hystérectomie d’hémostase), les complications thromboemboliques à type d’embolie pulmonaire ou de thrombophlébite des membres inférieurs et le décès. Elle conclut qu’il n’y avait pas de différence significative au niveau de la morbidité maternelle sévère entre le groupe cas et les trois groupes témoins.
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Accouchement en présentation siège : à propos de 481 cas

Accouchement en présentation siège : à propos de 481 cas

Roseneau (16), Irondelle (36) précisent que la déflexion primitive de la tête fœtale se retrouve dans 10% des cas environ. Les études récentes déterminent la flexion de la tête fœtale par échographie (20). Dans notre série, 141 radios du contenu utérin ont été précisées. Ce qui a permis de relever 18 cas de déflexion primitive de la tête, soit une fréquence de 12,76% des cas ayant bénéficié de cet examen. L’attitude de la tête défléchie constitue une indication formelle de césarienne. Pour le pronostic fœtal des nouveau-nées dont l’attitude de la tête est malfléchie (Intermédiaire ou défléchie) la mortalité périnatale était nulle et la morbidité périnatale plus élevée dans les têtes intermédiaires vue que les têtes défléchies sont accouchées par voie haute.
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Accouchement du siège sur utérus cicatriciel

Accouchement du siège sur utérus cicatriciel

L’essai randomisé de Hannah et al. est venu renforcer voire confirmer l’hypothèse, pour certains, d’une amélioration de la santé néonatale en cas de césarienne programmée. Cet essai randomisé multicentrique regroupe 2088 patientes de 121 centres issus de 26 pays. Le recrutement des centres pour cette étude s’est effectué dans des pays développés et dans des pays en voie de développement. Le résultat principal montre une réduction significative du critère de jugement principal (mortalité périnatale ou mortalité néonatale ou morbidité néonatale sévère) dans le groupe césarienne systématique par rapport au groupe tentative de voie basse (17 sur 1039 nouveau-nés [1,6%] vs 52 sur 1039 nouveau-nés [5,0%] ; risque relatif 0.33, intervalle de confiance à 95% [0.19-0.56] ; p< 0.0001). Il n’y avait pas de différence significative en terme de mortalité ou de morbidité maternelles entre les deux groupes dans les 6 semaines qui suivent l’accouchement. Les auteurs concluent qu’une politique de césarienne systématique est nettement plus favorable qu’une tentative de la voie basse en cas de présentation du siège à terme [5], cette stratégie est adoptée par la société de gynécologues et obstétriciens au Canada SOGC et Royal Collège Of Obstetricians and Gynaecologists (RCOG) [22-25] et par d’autres associations et ont contre-indiqué l’épreuve de travail en cas de présentation du siège sur utérus cicatriciel.
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La macrosomie : accouchement du plus de 4000g, état des lieux au centre hospitalier universitaire de Rouen

La macrosomie : accouchement du plus de 4000g, état des lieux au centre hospitalier universitaire de Rouen

Concernant les différentes voies d’accouchement, nous obtenons des résultats différents de l’enquête nationale de 2016 avec 63% d’accouchements par voie basse spontanée, 8% de naissances par extraction instrumentale, 29% de naissances par césariennes ce qui est supérieur aux résultats nationaux (67,4% d’accouchements voie basse spontanée, 12,2% de naissances par extractions instrumentales et 20,4% de naissances par césariennes)(2). Le nombre augmenté de césariennes s’explique par le fait que la macrosomie est un facteur de risque de césarienne durant le travail par disproportion fœto- pelvienne, stagnation de la dilation, non engagement à dilatation complète, qui sont d’ailleurs les principales causes relevées de césariennes durant le travail. Une étude menée en Europe sur 10 ans montre qu’en cas de macrosomie il y a 10% d’allongement de la deuxième phase du travail, 13% de césarienne en urgence et 10,9% d’extractions instrumentales(64). Notre taux de césarienne observé est similaire à ceux habituellement reportés dans la littérature lors de l’accouchement d’un enfant macrosome (49 ; 58).
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Accouchement des grossesses gémellaires en cas de premier jumeau en présentation podalique‎ : à propos d'une série continue de 75 cas au CHU d'Amiens-Picardie

Accouchement des grossesses gémellaires en cas de premier jumeau en présentation podalique‎ : à propos d'une série continue de 75 cas au CHU d'Amiens-Picardie

Alors que la littérature anglo-saxonne prône la césarienne prophylactique et que les recommandations du CNGOF ne favorisent pas un mode d’accouchement plutôt qu’un autre, nous avons observé dans notre série, que la tentative voie basse et l’accouchement par voie basse restaient une pratique fréquente dans notre série, puisque nous avons obtenu un pourcentage prépondérant de TVB. En effet, elle était majoritaire avec 64%, par rapport à la césarienne avant travail qui représentait 36% de la série. En excluant les césariennes en urgence avant travail pour indication maternelle ou fœtale, nous retrouvons même un taux de 24% de césariennes véritablement programmées. Lorsque l’épreuve du travail est acceptée, il y avait 50% de réussite de la voie basse dans notre étude, soit une proportion égale d’avoir une césarienne pendant le travail ou d’avoir un accouchement par les voies naturelles. Nous constatons que le taux de réussite correspond globalement à ceux des études décrites précédemment dans la première partie comme celles de Martin et al (2013) avec 50% de taux de réussite de la TVB [17], Bourtembourg et al (2011) avec 54% [9], Sentilhes et al (2007) avec 48% [18] et Bats et al (2006) avec 44% [19] (résultats indépendants de la parité et du terme).
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Conception, grossesse et accouchement. L’enchantement des figurines du Levant Sud à l’âge du fer

Conception, grossesse et accouchement. L’enchantement des figurines du Levant Sud à l’âge du fer

Dans ce qui suit, nous présenterons trois figurines sélectionnées dans le but de diriger l’attention tout d’abord sur la diversité des figurines féminines levantines et notamment transjordaniennes de l’âge du fer II, c’est-à-dire de la période allant du X e au VI e siècle. Cette diversité se manifeste à travers une variation des types représentés – d’une période et d’une région à l’autre –, mais aussi en ce que les phases principales de la reproduction féminine auxquelles il est fait référence sont chaque fois différentes : conception, grossesse ou accouchement (2). Ces observations effectuées à partir des trois objets figurés ci-après seront ensuite mises en relation avec quelques textes choisis, originaires de la région et datant à peu près de la même époque : il s’agit de dégager des deux médias – image et texte – les associations magico-religieuses liées à la fertilité et à la reproduction féminine (3). Dans un dernier temps, on reprendra la question de la double appartenance des figurines à la fois au domaine du culte et à la sphère domestique, en tant qu’elles renvoient aux phases de la reproduction féminine, en montrant comment elles lèvent le voile sur une religiosité faite d’images et de stimulation émotionnelle, en contraste avec un mode de religiosité doctrinal représenté prioritairement par des textes, des rituels routiniers et une persuasion d’ordre intellectuel (4). Cette classification des modes de religiosité permet de saisir la complémentarité, à cette époque et dans la région concernée, entre la gestion des enjeux socioculturels et sociopolitiques par les lettrés – majoritairement de sexe masculin – d’une part, et la gestion des expériences existentielles des femmes en âge de procréer d’autre part.
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Une prise en charge différente pour un accouchement moins médicalisé : les maisons de naissance sont-elles possibles en France ?

Une prise en charge différente pour un accouchement moins médicalisé : les maisons de naissance sont-elles possibles en France ?

12 pour répondre à leurs attentes. Cependant un constat ressort de cette étude et est commun à la majorité des couples (que leurs souhaits semblent respectés totalement, partiellement, ou pas du tout) : ils aimeraient échanger d’avantage avec le professionnel ayant acco mpagné l’accouchement (Annexe III tableau 1). Les femmes ont ainsi plusieurs demandes concernant leur liberté de mouvement (déambuler, choix de position) (Annexe III, graphe 1), un accompagnement personnalisé de la douleur (soutien pour un accouchement sans péridurale et possibilité de choisir le moment de la pose de péridurale), et le refus de l’épisiotomie ou du moins, être prévenue avant que celle-ci soit réalisée en cas de nécessité médicale. De plus, les parturientes mettent l’accent sur les conditions de travail et le manque de personnel (Annexe III, graphe 2). En effet, l’ensemble des acteurs de la périnatalité mettent eux-même en avant l’envie et la nécessité de retrouver « l’humain », face à des maternités de plus en plus grandes et aux personnels soumis à des situations de contraintes importantes.
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Menace d'accouchement prématuré : mesure de la longueur cervicale et accouchement prématuré

Menace d'accouchement prématuré : mesure de la longueur cervicale et accouchement prématuré

L’objectif de l’étude était d’évaluer la prévalence de la mesure de la longueur cervicale (LC) chez les patientes hospitalisées pour MAP à membranes intactes, la pertinence [r]

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IVG, grossesse, accouchement : quand la crise sanitaire menace les droits des femmes

IVG, grossesse, accouchement : quand la crise sanitaire menace les droits des femmes

Dès le 18 mars 2020, l’OMS avait rappelé le droit des parturientes à être accompagnées d’une personne de leur choix pour l’accouchement, y compris pendant la crise sanitaire.. Pour fa[r]

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Grossesse, accouchement et post-partum des sages-femmes et des femmes gynécologues obstétriciens

Grossesse, accouchement et post-partum des sages-femmes et des femmes gynécologues obstétriciens

Cl~ La détresse psychologique des femmes durant le post-partum appelée « post-partum blues» ou plus communément« baby blues» a été décrite comme un « changement d'humeur transito[r]

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Facteurs prédictifs de la réussite d'un accouchement voie basse après césarienne pour stagnation de la dilatation. Étude rétrospective et comparative sur 118 dossiers

Facteurs prédictifs de la réussite d'un accouchement voie basse après césarienne pour stagnation de la dilatation. Étude rétrospective et comparative sur 118 dossiers

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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Accouchement en salle nature : état des lieux au Centre hospitalier de Grasse

Accouchement en salle nature : état des lieux au Centre hospitalier de Grasse

Méthodes : Etude rétrospective monocentrique basée sur l’étude de 233 dossiers de patientes ayant réalisé un parcours physiologique et un accouchement physiologique au Centre hospitalier de Grasse. Résultats : Parmi les femmes étudiées, 70% ont accouché en salle nature, 30% en salle conventionnelle pour divers motifs. Parmi elles, 39% sont primipares et 61% multipares. Le temps de travail moyen est de 6 heures pour les primipares, 4 heures pour les multipares. La baignoire, la mobilité et le ballon sont les principales méthodes d’analgésie non médicamenteuses utilisées. La moitié des femmes accouche autrement qu’en décubitus dorsal. Le taux de périnées intacts est de 60%et on compte seulement 6,4% d’épisiotomies. Il y a 6,6% d’hémorragies en cas de délivrance naturelle contre 12,1% en cas de délivrance dirigée.
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Prédiction des enfants petits pour l’âge gestationnel par biométrie fœtale et étude de l’impact du délai échographie-accouchement

Prédiction des enfants petits pour l’âge gestationnel par biométrie fœtale et étude de l’impact du délai échographie-accouchement

false-positive rate 34 . The detection rate for the prediction of SGA neonates delivering≥ 5 weeks from the time of assessment was 53%. In another recent study, Triunfo et al. have compared routine third trimester ultrasound to a contingent approach according to risk accrued in the second trimester in an unselected population 38 . The authors concluded that a policy of third-trimester ultrasound in 50% of the population based on combined first- and second-trimester risks achieves a diagnostic performance for late fetal growth restriction that is equivalent to that resulting from third- trimester US performed routinely in all pregnant women. Further studies should examine the timing of third trimester ultrasound (early vs. late) based on risk assessment in the second trimester.
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Pépite | Échographie avant un accouchement instrumental : peut-on prédire la difficulté ?

Pépite | Échographie avant un accouchement instrumental : peut-on prédire la difficulté ?

Dans notre étude, nous avons modifié le critère composite utilisé par Kasbaoui et al. qui ont inclus une durée d’OVD >10 minutes dans le critère composite "extraction difficile" (20). Nous avons également constaté que la durée de l’OVD était plus longue dans le groupe OVD difficile que dans le groupe contrôle (13,8 min ± 6,3 vs 7 min ± 3,3, respectivement ; p < 0,001). Le taux de césarienne dans notre étude pour l'échec d’OVD était de 3,5% (10/286). Cela correspond aux résultats de Dall'Asta et al. et de Ramphul et al. qui ont rapporté des taux de 2,75% et 3,9%, respectivement, dans leurs échantillons de nullipares (15,32). En revanche, Kasbaoui et al. ont rapporté seulement 3 césariennes pour échec d’OVD sur 659 accouchements instrumentaux (20). Nous avons également constaté une augmentation significative des hémorragies du post-partum immédiat dans le groupe des OVD difficiles (13 [20%], contre 11 [5%] dans le groupe témoin, p < 0,001) et une augmentation significative du nombre de pH artériel < 7,10 (20 [31,8%] contre 31 [14%] ; p < 0,001). De même, Dall'Asta et al. ont constaté une augmentation du taux d'hémorragie du post-partum dans leur groupe d’OVD (p = 0,02)(32). Kahrs et al. ont les mêmes résultats avec un nombre plus important de pH artériel < 7,10 dans leur groupe avec une HPD > 35 mm (8/40 [20%] contre 2/144 [1,4%] dans le groupe HPD < 35 mm ; p = 0,01) (1).
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Le processus spirituel des femmes vivant un accouchement vaginal face à la question de l'anesthésie épidurale. Entre faire face à l’inconnu et accoucher de moi-même.

Le processus spirituel des femmes vivant un accouchement vaginal face à la question de l'anesthésie épidurale. Entre faire face à l’inconnu et accoucher de moi-même.

50 planifié ») afin d’ajuster les soins à la femme qui se trouve devant soi en adaptant la préparation, le soutien, et la prise de décision. Au Québec, le rapport Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) sur la réduction du nombre d’interventions obstétricales indique un similaire souci éthique de mettre de l’avant « le rôle central des femmes dans la prise de décision concernant les interventions qui leur sont proposées » (Rossignol et collab., 2012, p. 116). On y critique ainsi le mandat même du rapport commandé par le ministère de la Santé et des Services sociaux : « les femmes sont-elles intéressées par une politique de réduction des interventions obstétricales lorsqu’il est question, par exemple, du soulagement de la douleur pendant leur propre travail et accouchement? » (Rossignol et collab., 2012, p. 2) On y rappelle que « [l]es choix obstétricaux, pratiquement inexistants il y a 50 ans, sont devenus aujourd’hui adaptables aux femmes et à leurs situations propres » et réitérant « que les mesures énoncées dans ce rapport n’ont pas pour but de baliser l’expérience de la naissance, mais bien au contraire, de rehausser l’autonomie des femmes dans une démarche de décision partagée avec leurs cliniciens. » (Rossignol et collab., 2012, p. 110) Une lecture critique est faite d’un certain positionnement sur la douleur déjà inscrit dans le paradigme dominant de soulagement de la douleur, précisant le rôle « des professionnels de la santé qui ont presque balisé l’expérience d’enfanter ‘sans douleur’ » (Rossignol et collab., 2012, p. 36) et la couverture par l’assurance-maladie publique de l’épidurale et non d’autres moyens non pharmacologiques efficaces à réduire la douleur, tel « l’accompagnement prénatal et périnatal [qui] requiert des déboursés de la part des femmes. » (Rossignol et collab., 2012, p. 38) Le rapport conclut que :
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Le vécu de la pré-éclampsie sévère de femmes à un mois de leur accouchement et amélioration continue de la prise en charge psychologique

Le vécu de la pré-éclampsie sévère de femmes à un mois de leur accouchement et amélioration continue de la prise en charge psychologique

"Est ce que je vais bien ou est ce que je ne vais pas bien?" (Femme 3) De ce fait, ces femmes ont minimisé la gravité de la situation: "si je suis limite, je peux encore tenir et atteindre le huitième mois" et ne se sont pas préparées à la fin rapide et brutale de leur grossesse. En effet, dans la pré-éclampsie sévère, la césarienne peut avoir lieu à tout moment. Et le fait de ne pas savoir quand elle aura lieu et si le conjoint sera présent sont des éléments très anxiogènes pour les femmes. Même si elles en sont conscientes, elles n'y sont pas du tout préparées. Pour certaines, le fait d'aller bien physiquement est une entrave à la compréhension de la nécessité de la césarienne. Par exemple, la cinquième femme que nous avons rencontré regrette de ne pas avoir vu les résultats de ses bilans sanguins pour comprendre qu'elle n'allait pas bien et pour assimiler que la césarienne était vraiment nécessaire à ce moment là.
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Évaluation de la prise en charge de la douleur après un accouchement par voie basse dans le post-partum au CHU de Caen

Évaluation de la prise en charge de la douleur après un accouchement par voie basse dans le post-partum au CHU de Caen

5. Analyse comparative des résultats avec une autre étude Un mémoire de sage-femme réalisé en 2014 par Julie Pelletier (53) dresse un état des lieux de la prise en charge par les sages-femmes des douleurs du post-partum après un accouchement par voie basse au CHU de Grenoble. La différence majeure avec notre étude est la durée : en effet, nous avons considéré le séjour entier de nos patientes en suites de naissance alors que Madame Pelletier a évalué la prise en charge de la douleur de l’accouchement à J1. De plus, sa population était de 30 patientes alors que la notre est de 100 patientes. La méthodologie utilisée diffère aussi de celle de notre étude. Elle a cherché à estimer par le biais d’observations si la douleur était dépistée et évaluée selon les bonnes pratiques mais aussi si la prise en charge antalgique des patientes était conforme aux recommandations, notamment en terme de traçabilité et de mise en place de traitement adaptée.
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Audit clinique cible portant sur le dossier obstétrical informatisé (partie partogramme, accouchement et post-partum immédiat)

Audit clinique cible portant sur le dossier obstétrical informatisé (partie partogramme, accouchement et post-partum immédiat)

En 2015, à la maternité de niveau III de la région Auvergne, les renseignements concernant le fœtus sont conformes à 70,62% aux recommandations (Tableau IX). La variété de la présentation, particulièrement au moment de la rupture de la poche des eaux présente de moins bons résultats lors de la seconde évaluation de cet audit que ceux publiés par la Haute autorité de santé ou que ceux de l’audit de 2006 de l’Hôtel Dieu. Ce manquement est probablement lié à une méconnaissance de la présentation elle-même. En effet, en cas de rupture prématurée de la poche des eaux et/ou lorsque le fœtus est haut situé par rapport au bassin maternel, il peut être difficile d’identifier convenablement la variété de la présentation. Pour autant, le logiciel Icos® offre la possibilité de renseigner la variété de la présentation comme « inconnue ». Pourtant, dans la majorité des cas la variété de la présentation n’était pas renseignée du tout.
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Impact des discours de la mère et des grands-mères d’une femme enceinte primigeste nullipare sur la représentation de son accouchement : à partir de 15 entretiens

Impact des discours de la mère et des grands-mères d’une femme enceinte primigeste nullipare sur la représentation de son accouchement : à partir de 15 entretiens

femme sous stress présenterait en effet une susceptibilité à la dépression postnatale. L’état anxieux et dépressif de la mère pendant la grossesse interférerait négativement sur l’investissement émotionnel du fœtus [2]. Le stress serait une modalité adaptative de l’organisme à un changement d’environnement. Le métabolisme s’apprête ainsi à se mobiliser pour affronter la situation ou fuir. Le stress alerte l’axe hypothalamo-hypophysaire-surrénalien en vue de diverses modifications physiologiques dont le cortisol est un des médiateurs essentiels. Lorsque la femme enceinte sous stress produit trop de cortisol, le placenta ajoute à la réponse maternelle une sécrétion de corticotropine releasing hormone (CRH) qui est envoyée au fœtus. Or le CRH aurait un rôle activateur de la mise en route du travail. L’importance de ce facteur dans le mécanisme de l’accouchement vient du fait que celui- ci stimule la production de prostaglandines et d’ocytocine, et donc la survenue de contractions utérines. Durant la grossesse, la progestérone et l’oxyde nitrique diminuent ce facteur. Il a été démontré une corrélation positive entre l’anxiété maternelle mesurée spécifiquement pendant la grossesse et le taux de CRH entre 28 et 30 semaines de gestation. Les femmes ayant un accouchement après le terme ont des taux de CRH significativement plus bas durant le troisième trimestre de la grossesse. L’augmentation du stress pourrait aussi induire une susceptibilité à l’infection qui elle-même va augmenter la production des cytokines. Les cytokines augmentent la synthèse des prostaglandines, et ont donc un rôle dans l’apparition de contractions utérines. De plus le stress pourrait avoir des effets indirects sur l’accouchement prématuré, puisqu’il peut agir sur les comportements de la femme enceinte vis-à-vis du tabac ou de l’alimentation. Or le tabagisme et une mauvaise alimentation seraient associés à l’accouchement prématuré [8].
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