Haut PDF Profil immunoclinique des maladies inflammatoires chroniques de lintestin (MICI)

Profil immunoclinique des maladies inflammatoires chroniques de lintestin (MICI)

Profil immunoclinique des maladies inflammatoires chroniques de lintestin (MICI)

D) Le caractère familial des MICI La prévalence des antécédents familiaux dans les MICI reste encore très peu étudiée. Une étude menée par Loste MTA., et al en 2013, traitait de la prévalence des antécédents familiaux de MICI qui était de 12,8%. Parmi ces antécédents de MICI, la MC était plus fréquemment rencontrée (9,8%), par rapport à la RCH (2,2%) et la CI (0,8%) [87]. Dans une étude rétrospective incluant les patients âgés de plus de 60 ans de population menée en Tunisie et traitant le profil épidemio-clinique des MICI, Siala A., et al montraient la présence de 11,7% de cas ayant des antécédents familiaux de MICI. [132]. Une autre étude de population brésilienne, menée par Delmondes LM., et al montrait la présence de la notion d’agrégation familiale dans la MC de l’ordre de 13% pour les patients dont les parents été suivis pour MICI et 10% pour les cas ayant un antécédant chez les frères et soeurs. Dans la RCH 7 % des patients avaient des antécédents de MICI chez les parents et 2 % chez les frères et soeurs [96]. Ces résultats semblent assez élevés, mais peuvent s’expliquer par un effectif de base des populations des études sus-citées qui reste assez faible. Très récemment, une étude rétrospective menée par Bertha M., et al montrait une prévalence du caractère familial de la MC de l’ordre de 8,2% [133].
En savoir plus

210 En savoir plus

Les manifestations extra-digestives des maladies inflammatoires chroniques de lintestin

Les manifestations extra-digestives des maladies inflammatoires chroniques de lintestin

suivent un cours clinique indépendant de l'activité des MICI et nécessitent un traitement spécifique (238).  Acide ursodésoxycholique(AUDC) L’AUDC est un acide biliaire hydrophile épimère 7βde l’acide chénodésoxycholique. Physiologiquement, il représente environ 1 à 3 % des acides biliaires. Sous traitement, il devient l’acide biliaire prédominant en inhibant la résorption intestinale des acides biliaires endogènes. Il stimule le transfert des protéines de transport dans leur cible membranaire, par des voies de signalisation post-transcriptionnelles. Ce mécanisme permet de rétablir la sécrétion hydroélectrolytique de bicarbonates, d’acides biliaires et de bilirubine qui en découlent. Par ailleurs, il s’oppose aux effets toxiques et immunomodulateurs des acides biliaires endogènes. Son effet cytoprotecteur (anti-apoptotique) est bénéfique à la fois pourles cholangiocytes et pour les hépatocytes. Il s’agit du traitement de première intention, chez tous les patients ayant une CBP.Il est administré à la posologie de 13 à 15mg/kg/jour en une prise ou deux. Son efficacité a été largement étudiée. Il est bénéfique sur l’amélioration des tests biochimiques, ralentit la progression histologique et l’apparition des signes d’hypertension portale.Et enfin, il améliore la survie sans transplantation.(239).L’effet bénéfique du traitement semble maximal lorsqu’il est instauré lors de la phase précoce de la maladie, et poursuivi au long cours. Dans les maladies précoces, en cas de réponse biochimique, la survie sans transplantation est identique à celle de la population générale(240).Il est habituellement poursuivi à vie. Très peu d’effets indésirables sont rapportés: prise de poids d’environ 3 kg la première année, perte de cheveux et, rarement, diarrhées et flatulences. Ils sont responsables d’un arrêt du traitement dans moins de 20 % des cas. Il n’y a aucune donnée suggérant une tératogénicité.
En savoir plus

163 En savoir plus

Tolrance des biothrapies chez les patients suivis pour maladies inflammatoires chroniques de lintestin

Tolrance des biothrapies chez les patients suivis pour maladies inflammatoires chroniques de lintestin

Mots clés : biothérapie-anti TNFα - MICI-maladie de Crohn-rectocolite hémorragique- effets secondaires. Introduction : Les MICI sont des pathologies digestives chroniques, fréquentes, graves et invalidantes. Leurs différentes manifestations, digestives et extra-digestives, nécessitent une prise en charge pluri-professionnelle adaptée à chacun des patients. Les anti-TNF représentent aujourd’hui une arme thérapeutique incontournable dans la prise en charge des maladies inflammatoires chroniques de l’Intestin (MICI). Leur efficacité à court et à long termes a été largement démontrée dans la littérature. Néanmoins Les Anti TNFα ont une efficacité variable qui s’expliquerait par une proportion non négligeable d’arrêt du traitement suite à la survenue d’effets secondaires. Le but de notre travail est d’étudier l’incidence des différents effets secondaires survenus chez les patients ayant une MICI sous biothérapie, leur gestion et insister sur leur prévention.
En savoir plus

197 En savoir plus

Prise en charge chirurgicale des maladies inflammatoires chroniques de lintestin

Prise en charge chirurgicale des maladies inflammatoires chroniques de lintestin

Prise en charge chirurgicale des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin 99 RCH [126]. Dix études ont ainsi été identifiées, soit un total de 329 patients. La faisabilité était bonne avec un taux de conversions faible (nul dans cinq études) et une diminution des pertes sanguines peropératoires en faveur de la laparoscopie (diminution de 84 ml en moyenne). Il n’était pas retrouvé de différence en ce qui concerne les taux de morbidité et de mortalité dans les deux groupes. La réhabilitation digestive (diminution de 1,3 jour) et la durée moyenne d’hospitalisation (diminution de 1,7 jour) étaient plus courtes dans le groupe laparoscopie. Une étude de l’équipe de la Mayo Clinic a rapporté les résultats de 100 AIA laparoscopiques (dont 97 réalisées pour MICI) en les comparant à 200 AIA par laparotomie [127]. Cette étude ne retrouvait pas de différence significative en matière de morbidité globale, mais une tendance à une diminution du taux d’abcès intra-abdominal après AIA laparoscopique.
En savoir plus

159 En savoir plus

Indication de la chirurgie lors des maladies inflammatoires chroniques de lintestin

Indication de la chirurgie lors des maladies inflammatoires chroniques de lintestin

I. Histoire des MICI : Le concept de MICI, c’est déjà plus d’un siècle de recherche, d’échecs parfois, d’efforts déçus, d’hypothèses incertaines. Il individualise essentiellement deux maladies: La MC et la RCH Des descriptions sommaires, mais douteuses de maladies inflammatoires de l’intestin sont déjà données dans les textes anciens (Arrêtée de Cappadoce...). Plus structurés, et malheureusement oubliés des historiens, sont les écrits d’Abercrombie, médecin écossais réputé en son temps. Celui-ci consacre dans son ouvrage, édité en 1837, plus de 80 pages « Aux affections inflammatoires de la membrane muqueuse du canal intestinal ». Il y décrit déjà, sur des comptes-rendus d’autopsies, les lésions retrouvées dans la MC et de la RCH, mais il ne propose pas un cadre syndromique.
En savoir plus

185 En savoir plus

Thérapies biologiques et maladies inflammatoires chroniques intestinales

Thérapies biologiques et maladies inflammatoires chroniques intestinales

C. R eenaeRs (1), e. L ouis (2), J. B eLaiChe (3) RÉSUMÉ : La maladie de Crohn (MC) et la rectocolite-ulcé- rohémorragique (RCUH) sont des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) qui peuvent échapper aux traitements conventionnels. Une meilleure connaissance de la physiopathologie a permis le développement d’anticorps (Ac) monoclonaux humanisés, dirigés contre une cible biologique de la cascade inflammatoire. Trois traitements anti-TNF permet- tent aujourd’hui d’induire des rémissions prolongées en cas de MC sévère à modérée. L’infliximab est également efficace dans la RCUH. Le certolizumab pegol permet d’induire des réponses précoces en cas de MC active, mais la réponse à long terme n’est pas satisfaisante. Des inhibiteurs de la migration leucocytaire (inhibiteur des intégrines) ont également vu le jour avec un bon profil d’activité dans la MC. Le natalizumab (anti- α4) n’est plus utilisé en Europe dans la MC compte tenu de ses effets secondaires tandis que le MLN02 (anti-α4β7), toujours à l’étude, possède un bon profil de sécurité. D’autres inhibiteurs cytokiniques trouvent leur place dans le traitement de la MC notamment l’ustékinumab, Ac anti-IL12/IL23, qui présente un bon profil d’efficacité et de sécurité dans les études préliminai- res. Le développement de ces nouvelles molécules a considéra- blement modifié le décours des MICI.
En savoir plus

4 En savoir plus

Contraception chez les femmes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin : étude transversale monocentrique

Contraception chez les femmes atteintes de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin : étude transversale monocentrique

72 actuelles sur la consommation nationale des COC en fonction de leur dosage d’EE mais il est possible que nos patientes suivies pour MICI utilisaient des pilules plus dosées. Concernant le profil des femmes sous pilules : elles avaient le même niveau d’études que les autres femmes de notre étude alors qu’elles étaient plus diplômées dans la population générale. Aucune de nos patientes n’avait eu de résection intestinale pouvant modifier l’absorption, mais la moitié des femmes en poussée étaient sous pilule et donc potentiellement plus à risque de malabsorption secondaire aux diarrhées et vomissements. Enfin, dans notre travail les pilules combinées étaient davantage utilisées par les nullipares de moins de 35 ans : 80 % des utilisatrices de COC n’avaient pas eu d’enfant et elles avaient moins de 35 ans dans 80 % des cas.
En savoir plus

103 En savoir plus

Tableau clinique et mécanismes physiopathologiques des principales maladies inflammatoires chroniques des voies respiratoires du cheval

Tableau clinique et mécanismes physiopathologiques des principales maladies inflammatoires chroniques des voies respiratoires du cheval

D’autres auteurs (Ainsworth et al., 2003) émettent l’hypothèse d’une réponse de type Th1. Ainsi, l’augmen- tation des immunoglobulines G1 (IgG1) et des immunoglobulines G4 (IgG4), deux isotypes reflétant une infection virale, dans le sérum des chevaux pous- sifs (Halliwell et al., 1993) et l’aug- mentation du nombre de copies d’INF- γ associée à une diminution du nombre de copies d’IL-4 (Giguere et al., 2002) supportent l’idée d’une polarisation de type Th1. L’étude d’Ainsworth et col- laborateurs (2003) confirme d’ailleurs ce profil cytokinique et ajoute même qu’à aucun moment pendant les phases de pré-exposition, d’exposition aiguë ou chronique ou de post-exposition, les taux d’ARNm codant pour l’IL-4 et l’IL-13 n’ont augmenté chez les che- vaux poussifs par rapport aux témoins. Il semble actuellement exister un consensus sur le fait que la pousse cor- respond à une hypersensibilité de type IV mais le type de polarisation des lym- phocytes T reste encore controversé. Malgré certaines découvertes qui ten- dent à supporter les hypothèses précé- dentes, il reste de nombreuses zones d’ombre et même parfois des contra- dictions dans les observations. Ainsi, si l’augmentation des ARNm codant pour l’INF-γ soutient l’hypothèse d’une réponse Th1, il serait intéressant de
En savoir plus

14 En savoir plus

Étude des interactions ostéoimmunologiques dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

Étude des interactions ostéoimmunologiques dans les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

22 Dans des conditions normales, les cellules T CD3+ représentent entre 2 et 3% des cellules de la moelle osseuse. Tout d’abord, l’étude du profil membranaire des cellules a montré que ces cellules expriment le facteur CD44. De plus, les travaux de Walunas et al (1995) ont montré que le marqueur Ly6C permettait de définir les populations T CD8+ activées/mémoires. Cependant, les cellules CD8+ ne sont pas les seules à être définies par l’expression de ce marqueur. En effet, en 2009, les travaux de Tokoyoda ont montré que les cellules CD4+ mémoires, présentes à long terme chez la souris, sont associées à l’expression du marqueur Ly6C. Le marqueur Ly6C est un phospho-inositol qui participe à l’interaction entre les différentes cellules immunitaires. Contrairement au marqueur CD44 qui ne permet pas de différencier les cellules mémoires entre elles, le Ly6C permet quant à lui de décrire une population mémoire maintenue pendant des mois dans la moelle osseuse. En effet, les cellules effectrices sont associées à une diminution de l’expression du marqueur Ly6C chez les cellules CD4+. Ainsi, les cellules CD4+ Ly6C lo sont présentes dans les organes lymphoïdes secondaires tels que la rate ou les ganglions alors que les cellules mémoires sont plutôt dans les tissus et la moelle osseuse (Marshall et al 2011). De plus en plus d’études ont décrit le marqueur ly6C comme celui des cellules mémoires bien que son rôle n’ait pas encore été déterminé. Cependant, des études montrent que ce marqueur est associé à une augmentation du marqueur LFA1 au niveau membranaire permettant une plus grande interaction cellulaire avec son ligand ICAM-1 (Jaakkola et al 2003). De plus, les études de Hänninen et al (2011) ont montré que le marqueur LFA-1 est principalement exprimé par les cellules TCM et participerait à leur migration dans les organes lymphoïdes. Il est possible qu’il participe au maintien des cellules dans la moelle osseuse.
En savoir plus

131 En savoir plus

Evaluation des facteurs issus de l'efferocytose comme médicament innovant dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

Evaluation des facteurs issus de l'efferocytose comme médicament innovant dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

141 al. 2006). Notre équipe a montré précédemment (Bonnefoy, Perruche et al. 2011; Bonnefoy, Daoui et al. 2016) que le microenvironnement produit lors de l'efferocytose des cellules apoptotiques par les macrophages in vivo favorise l’expansion des Treg spécifiques de l’antigène, via les pDC qui peuvent contrôler à terme l’inflammation (Bonnefoy, Couturier et al. 2011). Par ailleurs, une étude a montré in vitro que les cellules dendritiques ayant capté des cellules apoptotiques ne répondaient pas au lipopolysaccharide (Stuart, Lucas et al. 2002). En effet, nous avons observé que les cDC et les macrophages issus de la rate de souris colitiques traitées par SuperMApo présentent un profil plus pro-tolérogénique avec moins de réponses aux ligands des TLR ex vivo. De plus, la co-culture de ces mêmes cellules avec des lymphocytes T naïfs favorisent l’induction de Treg et inhibent la production de Th1 ex vivo. L’amélioration des symptômes au cours d’une colite après traitement avec des anticorps anti- TNFα, anti-IFN-γ et anti-IL-1β suggèrent une inhibition de la voie NF-κB et de l’inflammasomme dans les cDC et les macrophages de la lamina propria (Cadwell, Patel et al. 2010; Bauer, Duewell et al. 2012). Depuis des années, il est bien admis que les cellules apoptotiques peuvent inhiber la voie de signalisation du TLR et/ou de NF-κB entrainant une diminution de la réponse inflammatoire (Lucas, Stuart et al. 2006; Amarilyo, Verbovetski et al. 2010). Récemment ces données ont été confirmés in vivo dans un modèle de colite induite au DSS (Grau, Tabib et al. 2015). Il serait donc très intéressant d’étudier la régulation des voies inflammatoires, notamment la voie NF-κB et ou NLRP3 sur les APC intestinales issues de souris colitiques après traitement par SuperMApo.
En savoir plus

166 En savoir plus

Évolution après colectomie subtotale au cours des maladies inflammatoires chroniques intestinales de l'enfant

Évolution après colectomie subtotale au cours des maladies inflammatoires chroniques intestinales de l'enfant

23 DISCUSSION I) Difficultés diagnostiques face à une colite sévère de l’enfant. Si les MICI sont des affections chroniques invalidantes au quotidien, elles sont rarement mortelles. Seules les larges études épidémiologiques récentes ont permis de confirmer qu’elles induisent un risque relatif de décès estimé à 1,52 (27). Parmi les complications graves des MICI, la CAG représente l’une des principales causes de décès. L’apparition de nouvelles thérapeutiques et la définition de protocoles rigoureux de traitement rapide des CAG ont permis de limiter leur risque létal (16). Pour favoriser la survie des patients en CAG, des recommandations internationales très strictes proposent une démarche thérapeutique où l’escalade thérapeutique se doit d’être rapide en l’absence de réponse clinique. Ainsi en cas de d’échec des traitements médicaux la colectomie doit être rapidement envisagée. Le fait de retarder la colectomie dans ce contexte augmente la mortalité (17).
En savoir plus

49 En savoir plus

Rôle de la cellule épithéliale dans l’homéostasie intestinale et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

Rôle de la cellule épithéliale dans l’homéostasie intestinale et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin

> La maladie de Crohn (MC) et la rectocolite hémorragique (RCH) sont les principales maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI), dont l’étiopathogénie est actuellement mal définie. Au cours de ces maladies, la participation de la cellule épithéliale dans l’installation et la pérennisation de l’inflammation intestinale est de plus en plus impliquée. En effet, l’épithélium intestinal, situé à l’interface entre le milieu intérieur tissulaire et la lumière intestinale, est le pivot des mécanismes de l’homéostasie de la barrière intestinale. Cet épithélium peut être schématiquement considérée comme constitué de trois « barrières » distinctes : une barrière physique, une barrière chimique et une barrière immunitaire. Cette fonction de barrière peut être altérée par différents mécanismes physiopathologiques, comme dans les MICI. Le rôle de la cellule épithéliale dans l’homéostasie intestinale et son implication dans les MICI sont analysés dans cette revue. <
En savoir plus

6 En savoir plus

Méthodes d'évaluation de la cicatrisation muqueuse des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI)

Méthodes d'évaluation de la cicatrisation muqueuse des maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI)

Résumé Les enjeux thérapeutiques ont évolué dans la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques inflammatoires de l’intestin (MICI) et un nouvel objectif majeur est l’obtention d’une cicatrisation muqueuse. Celle ci est associée à une baisse du nombre des hospitalisations, des recours à la chirurgie et à une amélioration de la qualité de vie. Différentes méthodes permettent d’évaluer la cicatrisation muqueuse. La plus fréquemment utilisée est l’endoscopie et on parlera de cicatrisation muqueuse endoscopique. La cicatrisation muqueuse peut également être recherchée au plan histologique ou en s’aidant de méthodes – radiologiques ou biologiques – capables de mesurer la disparition de l’inflammation intestinale. Ces dernières méthodes font actuellement l’objet d’études de validation.
En savoir plus

16 En savoir plus

Pépite | Les maladies inflammatoires chroniques de I'intestin, biothérapie par antiTNFα, et prise en charge à l’officine

Pépite | Les maladies inflammatoires chroniques de I'intestin, biothérapie par antiTNFα, et prise en charge à l’officine

L’uvéite, une inflammation qui touche la partie antérieure de l’oeil, souvent bilatérale. Elle peut être asymptomatique ou se manifester par une gêne oculaire voire une vive douleur ave[r]

99 En savoir plus

Manifestations dermatologiques apparaissant chez les enfants traités par biothérapie dans le cadre de maladies inflammatoires chroniques

Manifestations dermatologiques apparaissant chez les enfants traités par biothérapie dans le cadre de maladies inflammatoires chroniques

p. 59 parfois proches, et nous avons préféré utiliser la dénomination « éruption psoriasiforme » ou « éruption eczématiforme » comme dans l’étude de Mälkönen. Surtout, nous avons observé chez près d’un quart des patients un état squameux du cuir chevelu, mineur ou modéré, étant apparu à chaque fois près l’introduction de la biothérapie. Cette atteinte du cuir chevelu aurait pu être décrite par certains comme une dermite séborrhéique du cuir chevelu où les étiologies inflammatoires et fongiques se rejoignent. Par analogie aux autres études ayant analysé les dermatoses paradoxales, nous les avons inclues dans les dermatoses inflammatoires. Le protocole de notre étude ne comprenait pas la réalisation de biopsie pour éclairer ces diagnostics.
En savoir plus

82 En savoir plus

Efficacité et tolérance de la dilatation endoscopique des sténoses coliques et rectales de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

Efficacité et tolérance de la dilatation endoscopique des sténoses coliques et rectales de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin

Au cours du suivi étaient collectées les données suivantes : la réalisation d’une résection colique pour sténose colique, le type et la date de chirurgie, une no[r]

46 En savoir plus

Fertilité chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin à début pédiatrique en Picardie

Fertilité chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques de l'intestin à début pédiatrique en Picardie

17 INTRODUCTION Les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) regroupent la maladie de Crohn (MC), la rectocolite hémorragique (RCH) et les colites indéterminées (CI). Ces maladies constituent un réel problème de Santé Publique. Dans la partie Nord-Ouest de la France, à laquelle appartient la Picardie, l’incidence de la MC est de 7,6 pour 100 000 habitants et celle de la RCH de 4,3 pour 100 000 habitants. L'incidence de la MC a connu une augmentation de 30% entre 1988 et 2008 alors que celle de la RCH est restée stable [1]. Sept à 10% de ces MICI ont un début pédiatrique avec 4 fois plus de MC que de RCH [2]. Une hausse récente et constante des cas pédiatriques est observée [3]. Elles débutent principalement à la préadolescence et adolescence, avec une augmentation exponentielle chez l’adolescent et le jeune adulte [4]. Elles peuvent aussi toucher des enfants plus jeunes, voire des nourrissons. Cependant, les formes très précoces imposent de rechercher un déficit immunitaire. Ces maladies chroniques nécessitent le plus souvent un traitement prolongé. Les formes pédiatriques sont considérées comme plus sévères que les formes à révélation plus tardive [5]. Le sex-ratio est proche de 1 pour la RCH et 1,2 pour la MC. Contrairement à l'adulte, les lésions sont plus étendues, et l’évolutivité est plus importante [6].
En savoir plus

62 En savoir plus

Lactobacillus acidophilus, un futur outil thérapeutique dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ?

Lactobacillus acidophilus, un futur outil thérapeutique dans le traitement des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ?

> Une étude récente parue dans EMBO Jour- nal permet de mieux comprendre comment une souche de Lactobacillus acidophilus peut aider à contrôler les maladies inflam- matoires chroniques de l’intestin (MICI) grâce à la reconnaissance d’un compo- sant de son enveloppe, la protéine SlpA, par un récepteur exprimé par nos cellules immunitaires, la protéine DC-SIGN (den- dritic cell-specific intercellular adhesion molecule-3- grabbing non-integrin). Cette découverte ouvre des perspectives théra- peutiques nouvelles pour traiter les MICI pour lesquelles aucun traitement curatif n’est à ce jour disponible.
En savoir plus

3 En savoir plus

Impact des maladies inflammatoires chroniques intestinales sur la grossesse. Étude de cohorte en centre tertiaire

Impact des maladies inflammatoires chroniques intestinales sur la grossesse. Étude de cohorte en centre tertiaire

A l’inverse, il peut exister des motifs de refuser volontairement d’entreprendre une grossesse pour les femmes atteintes de MICI. En dehors des poussées peuvent exister des douleurs chroniques, des problèmes d’image de soi, la peur de la grossesse soit par conviction personnelle soit due à des conseils médicaux inadéquats. Les dyspareunies sont fréquentes, retrouvées dans jusqu’à 26% des cas après une chirurgie pelvienne, pouvant expliquer une crainte des rapports sexuels et à fortiori de mettre en route une grossesse(29). La crainte de vivre une grossesse compliquée ou de mettre au monde un enfant à la santé précaire peut également pousser les femmes jusqu’à demander un avortement volontaire. Cependant, il s’agit d’une démarche qui ne serait pas réalisée plus souvent chez les patientes atteintes de MICI par rapport à celles de la population générale, comme l’a prouvé une étude récente(30). Cette étude retrouvait en effet un taux d’avortement de 12.4% et 14.9% respectivement pour les patientes atteintes de RCH et de MC, contre 16.9% dans la population générale appariée. Ainsi, les patientes atteintes de MICI seraient même moins enclines à avoir recours à cette démarche. Malgré tout, il s’agit d’une étude danoise, l’accès à l’interruption volontaire de grossesse entrant dans un cadre législatif spécifique à ce pays.
En savoir plus

99 En savoir plus

Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin et grossesse : étude du pronostic de la grossesse et du risque de rechute en post-partum

Maladies inflammatoires chroniques de l'intestin et grossesse : étude du pronostic de la grossesse et du risque de rechute en post-partum

  Afin   d’évaluer   la   sévérité   des   symptômes,   nous   nous   sommes   aidés   du   score   d’activité   CDAI   et   des   critères   de   Morales   décrit   dans   la   thèse   d’A.Béniada   [12] .   Les   symptômes  sévères  étaient  définis  par  la  présence  de  plus  de  4  selles  liquides  par  jour   associée  à  des  douleurs  abdominales  importantes  et  à  une  altération  de  l’état  général,  ou   à  une  perturbation  des  paramètres  biologiques.  A  l’inverse,  les  symptômes  peu  sévères   étaient  caractérisés  par  l’existence  de  plus  de  deux  selles  liquides  par  jour  associée  à  des   douleurs   abdominales   supportables.   Les   patientes   sans   symptômes   étaient   celles   qui   avaient   moins   de   2   selles   liquides   par   jour   sans   autres   signes   cliniques   associés.   Dans   notre   série,   aucun   symptôme   n’a   été   constaté   dans   66,7%   des   grossesses.   Les   symptômes  peu  sévères  ont  été  observés  dans  18,6%  des  grossesses  et  les  symptômes   sévères  ont  été  remarqués  dans  14,7%  des  cas.  De  plus,  nous  avons  retrouvé  une  plus   grande  diminution  des  symptômes  chez  les  patientes  atteintes  de  MC  (71%)  que  chez  les   patientes   atteintes   de   RCH   (58,3%),   mais   la   différence   était   non   significative   entre   les   deux  maladies.  La  difficulté  du  recueil  des  informations  concernant  les  symptômes  de  la   maladie   dans   les   dossiers   médicaux   peut   avoir   engendré   un   biais   de   nos   résultats.   En   comparaison,   une  étude  rétrospective  portant  sur  l’évolution  de  70  grossesses  chez  61   patientes  atteintes  de  MC,  a  observé  une  diminution  significative  de  l’indice  de  Harvey-­‐ Bradshaw,  autre  score  basé  sur  les  symptômes  qui  déterminent  le  niveau  d’activité  de  la   MC  durant  la  grossesse   [13] .    
En savoir plus

68 En savoir plus

Show all 2081 documents...