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Pour certains, le travail n'empêche plus la pauvreté

Pour certains, le travail n'empêche plus la pauvreté

Elles se distinguent des autres personnes en situation de pauvreté parmi lesquelles on peut identifier des groupes plus homogènes : familles sans activité déclarée, plutôt âgées, viv[r]

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Travail et pauvreté en Russie : évaluations objectives et perceptions subjectives

Travail et pauvreté en Russie : évaluations objectives et perceptions subjectives

u cours des dix dernières années, les pays en transition, et plus particulièrement ceux de la Communauté des États Indépendants (CEI) (1), ont connu une évolution très contras- tée de leur PIB. En Russie, le niveau du PIB réel en 1999 a atteint 55 si l’on prend 100 comme base pour 1989 (2). Cette chute a été précédée ou accompagnée d’une très forte inflation (Ban- que Mondiale, 1996). Celle-ci a dépassé 1 000 % en moyenne dans les pays de la CEI durant trois années consécutives (1992-1994) (3), et a directement affecté la baisse des salaires réels, qui atteignait en Russie 43,6 % entre 1993 et 1999 (BERD, 2001). Elle a également contri- bué à augmenter la part de la population située en dessous du seuil de pauvreté, qui représentait 30 % de la population russe totale en 1998. À partir de 1999, les indicateurs macroéconomi- ques sont redevenus positifs (4). Mais l’effet de la croissance sur la réduction des inégalités et de la pauvreté est jusqu’à présent resté très limité. Malgré une croissance du PIB en termes réels de plus de 14 % depuis 1998, la part de la popula- tion en dessous du seuil de pauvreté reste proche de 30 %. Les revenus des 10 % les plus riches excèdent ceux des 10 % les plus pauvres de presque 14 fois. Le coefficient de Gini (5) et le niveau de pauvreté sont très élevés (6). À l’heure actuelle, le système de protection sociale russe ne répond pas aux besoins des per- sonnes les plus vulnérables, malgré les différen- tes tentatives des autorités pour le réformer. Le système tel qu’il existe n’est pas efficace, et se caractérise par des prestations très faibles et uni- verselles (cf. tableau C en annexe 1). Il n’intè- gre presque aucun transfert individualisé (7). La littérature économique récente (Lollivier et Verger, 1997) sur la pauvreté insiste sur le fait qu’il s’agit d’un phénomène multidimensionnel et que la situation matérielle ne correspond pas systématiquement à l’évaluation que font les agents eux-mêmes de leur pauvreté relative (8). Les données d’enquête sur la Russie ( Russia Longitudinal Monitoring Survey , RLMS , vagues 5 à 9, 1994-2000) (9) permettent d’évaluer les déterminants de la perception subjective et ceux de la pauvreté objective. On se propose donc d’étudier les déterminants des deux mesures de la pauvreté en se concentrant sur les différents statuts du marché du travail russe. Dans un con- texte de forte de réduction des revenus du sec- teur formel et de crise du salariat, il est en effet nécessaire de prendre en compte la diversité des activités possibles (c’est-à-dire le secteur infor- mel et la pluri-activité) car les activités complé- mentaires, informelles ou non, permettent d’améliorer la situation matérielle des indivi-
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Hommes et femmes face aux inégalités et à la pauvreté au travail

Hommes et femmes face aux inégalités et à la pauvreté au travail

entreprises qu’ils dirigent et de leur environnement économique, au risque d’entreprendre, à la réussite personnelle et aux effets de la conjoncture. L’importance relative de l’emploi indépendant est souvent interprétée comme un signe de pauvreté car, pense-t-on, ce type d’emploi fonctionne comme un refuge contre le chômage et le sous-emploi des travailleurs qui ne disposent pas des qualifications requises par les segments les plus lucratifs du marché du travail, ou comme sphère d’investissement de petits capitaux des familles qui ont un accès réduit à d’autres branches d’activité, ou encore répond à des situations d’offre excédentaire de force de travail. L’emploi indépendant correspondrait donc à la situation matérielle la plus précaire, serait subordonné au manque d’emplois mieux rémunérés dans d’autres activités et représenterait un exutoire pour des personnes dépourvues d’emploi et possédant un faible capital. Au Pérou, beaucoup de micro-entreprises créées en milieu rural ne dégagent aucun bénéfice d’exploitation en raison principalement du volume réduit des opérations, de la facilité d’entrée dans les professions concernées (artisanat, commerce, transport, services aux ménages), de la faible qualité des produits fabriqués, de la productivité insuffisante du travail et de la faiblesse de la demande (Phélinas, 2003). La stratégie prédominante dans ces activités est la minimisation des coûts par unité d’input plutôt que la maximisation des gains de productivité. Cependant, les emplois les plus rémunérateurs sont aussi des emplois d’indépendants. Certains micro-entrepreneurs péruviens gagnent autant sinon plus que les ouvriers d’usine des industries modernes de grande dimension. Dans les villes d’Ouzbékistan de très nombreux salariés de l’administration ou des usines ont délaissé leur emploi du fait de l’effondrement des rémunérations, devenues dérisoires ou épisodiques après la chute de l’URSS. Ils tentent alors de trouver de meilleures sources de revenus, plus régulières, dans des activités indépendantes. Ils sont remplacés dans beaucoup de manufactures par des migrants venus des zones rurales, fuyant eux- mêmes la pénurie de liquidités qui y sévit du fait du déclin des kolkhozes (Bazin, ibid. ). Ces constats ôtent toute pertinence à une vision globalisante du « secteur » non salarial comme secteur regroupant des emplois de moindre qualité. La caractéristique principale des emplois indépendants est leur extrême diversité.
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Pauvreté et arbitrage entre scolarisation et travail des enfants au Mali

Pauvreté et arbitrage entre scolarisation et travail des enfants au Mali

10 duquel les ménages enverront tous leurs enfants à l’école. En revanche, en dessous de ce seuil, les enfants seront contraints de travailler car l’utilité marginale associée au revenu issu du travail de l’enfant dépasse celle des gains futurs de l’enfant devenu travailleur qualifié à l’âge adulte. Ce modèle montre que, sous les conditions d’accès au crédit et de rendement élevé de l’éducation, la pauvreté ne constitue pas un frein à la scolarisation de l’enfant. Dans la même perspective, Baland et Robinson (2000) montrent que lorsque les parents ont la possibilité de transférer sur les enfants à l’âge adulte une partie du coût de formation du capital humain, alors les décisions des parents de mise au travail des enfants sont toujours efficientes. Cette efficience est due au bon fonctionnement du marché et à la possibilité de legs entre les parents et les enfants. En revanche, la décision de mise au travail sera inefficiente lorsque le ménage fait face à une contrainte de crédit due à l’imperfection du marché. Les auteurs démontrent, par ailleurs, que la pauvreté et l’imperfection du marché de crédit ne constituent qu’une partie de l’explication du travail des enfants. Pour eux, l’essentiel de l’inefficience du travail des enfants réside dans l’impossibilité de la condition de l’altruisme mutuel à travers l’engagement mutuel. Les auteurs montrent que, lorsqu’il y a altruisme mutuel entre les parents et les enfants, les premiers anticipent les revenus de transfert que les seconds verseront lorsqu’ils deviendront adultes. Ils choisissent alors le montant à investir dans le capital humain de ceux-ci en fonction du montant du transfert espéré. Quant aux enfants, ils rembourseront l’emprunt contracté par les parents pour leur éducation. Mais à cause de l’impossibilité de nouer un contrat intrafamilial dont le non- respect serait considéré comme illégal, les parents ne peuvent pas miser sur les revenus futurs des enfants pour décider de scolariser leur enfant. Ainsi, puisque l’engagement mutuel ne peut être obligatoire entre parent et enfant, le coefficient d’actualisation du parent devient très élevé, réduisant la valeur actualisée des revenus futurs. L’intérêt du parent serait alors de faire travailler l’enfant pour permettre d’augmenter ou de maintenir le niveau de consommation actuelle du ménage.
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Pauvreté urbaine et exclusion sociale : pistes de renouvellement du travail social auprès des personnes et des communautés locales en difficulté

Pauvreté urbaine et exclusion sociale : pistes de renouvellement du travail social auprès des personnes et des communautés locales en difficulté

correspond pratiquement jamais à des situations concrètes c'est-à-dire à des communautés et des régions précises vivant des processus sociaux déstructurants. Rarement, surtout en ce qui a trait à la pauvreté urbaine, s'attarde-t-on à la dimension territoriale de celle-ci, à sa concentration de plus en plus marquée, à la spécialisation sociale de l'espace urbain. Les rapports du Conseil des affaires sociales du Québec (C.A.S., 1989 et 1990) sont d'heureuses exceptions. Rarement aussi s'attarde-t-on à intégrer les deux dimensions de la pauvreté, sa dimension plus sociale faite de vulnérabilité de personnes, de groupes sociaux et de communautés et sa dimension économique avec le déclin des économies locales... Finalement, rarement aussi s'attarde-t-on à examiner le travail d'organisation communautaire qui s'y accomplit et l'état des forces vives de ces milieux en difficulté. Une revue sommaire de la littérature portant sur la pauvreté fait globalement ressortir trois types d'explications auxquelles se greffent des modes d'intervention correspondants. Sur un premier registre d'explications, on fait surtout ressortir les facteurs socio-sanitaires ou
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La place du droit du travail dans la lutte contre la pauvreté

La place du droit du travail dans la lutte contre la pauvreté

Ainsi en 2003, lors de la conférence annuelle internationale du travail au sein de l’OIT, le directeur général du Bureau international du travail avait affirmé dans son rapport 10 la volonté de faire du droit du travail un droit vivant au service du progrès de la société civile. La solution réside dans l'adoption de politiques qui produisent ce que M. Somavia a appelé "les dividendes du travail décent". Parmi les dividendes du travail décent, le Directeur général du bureau international du travail cite "un revenu plus stable et un emploi productif, des règles équitables, le respect des droits fondamentaux au travail et la protection sociale, la capacité de se faire entendre grâce à l'organisation, à la mobilisation et à l'autonomisation, des salaires accrus et des possibilités d'emploi indépendant grâce à l'accès aux services financiers, à la formation et à l'amélioration des qualifications, des politiques pour soustraire les enfants au travail et les scolariser et pour mettre un terme au travail forcé, l'élimination de la discrimination, des foyers et des lieux de travail sains et sans danger". Le rapport insiste que les apports de la réduction de la pauvreté pour l’ensemble de la société civile en précisant que « les dividendes du travail décent ne seront pas réservés aux seuls pauvres mais à l’ensemble de la société, gouvernements et employeurs inclus ».
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Des manœuvres de l'industrie à la fraction surinégalisée du salariat 
(à propos des relations entre "travail non-qualifié" et "pauvreté")

Des manœuvres de l'industrie à la fraction surinégalisée du salariat (à propos des relations entre "travail non-qualifié" et "pauvreté")

La différenciation inégalitaire des qualifications revêt ainsi la forme phénoménale d'une différenciation fonctionnelle, alors qu'elle traduit en réalité la division capitaliste du tra[r]

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Quand le courant pédagogique "des compétences" empêche une structuration des enseignements autour de l'étude et de la classification de questions parentes.

Quand le courant pédagogique "des compétences" empêche une structuration des enseignements autour de l'étude et de la classification de questions parentes.

Ces analyses renvoient à la catégorisation des questions et donc à leur « disciplinarisation », ainsi qu’aux paradigmes et méthodes qui ont été au principe de cette catégorisation. Par exemple, comme développé dans E.U. (1980), l’émergence de l’histoire en tant que discipline scientifique s’est accompagnée d’une spécification des questions étudiées et des méthodes associées qui relèvent tantôt de l’histoire géographique, de l’histoire économique ou de celle des mentalités. Les concepts eux- mêmes autorisent une classification plus fine, ainsi qu’illustré par le cours d’A. Maingain (2000), cité supra. Et, au niveau plus basique de l’étude du milieu, on peut bien imaginer l’intérêt de distinguer, par exemple, les milieux ruraux des milieux urbains, en ce sens qu’ils relèvent sans doute d’invariants distincts. L’analyse de la transposition didactique, engagée depuis longtemps en mathématiques, est encore balbutiante dans d’autres disciplines. Je la vois poindre dans ces propos de didacticiens belges de l’histoire et de la formation historique : « La question des savoirs à enseigner mériterait également d’être (re)posée. La finalité ultime du cours d’histoire se marie-t-elle harmonieusement avec la persistance d’un cadre de contenus-matières que d’aucuns jugeront classiques. Le choix d’inscrire, au cœur de la nouvelle approche, l’apprentissage de concepts – et de ces concepts-là – est-il pertinent ? Sur le plan plus strictement didactique, comment ce travail de conceptualisation progressive va-t-il se moduler, dans le concret des classes ? De quel outillage conceptuel l’élève terminant ses humanités générales disposera-t-il effectivement ? » (J.L. Jadoulle et M. Bouhon, 2003). Ces questions signent, parmi d’autres, une réflexion proprement didactique et on peut se demander pourquoi leurs auteurs cherchent à se disculper de les avoir posées.
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Les personnes souffrant d'incapacités quittent le marché du travail plus jeunes mais liquident leur retraite plus tard

Les personnes souffrant d'incapacités quittent le marché du travail plus jeunes mais liquident leur retraite plus tard

handicapées passent plus de 8 années sans emploi ni retraite Vers 60 ans, environ une personne sur dix déclare être fortement limitée dans les activités de la vie quotidienne, et est donc considérée dans cette étude comme handi- capée. Environ une personne sur six se dit limitée mais pas fortement, et le reste de la population, soit trois personnes sur quatre, ne déclare aucune incapacité (encadré 2). Être limité dans les activités de la vie quo- tidienne n’empêche pas l’exercice d’un emploi, mais réduit fortement les capa- cités de travail. En pratique, quel que soit l’âge après 50 ans, moins de 40 % des personnes fortement limitées sont en emploi. En conséquence, elles passent un temps assez long sans emploi ni retraite : 8,5 années en 2018, soit nettement plus que les personnes qui ne déclarent aucune incapacité (1,8  année). Durant cette période, elles peuvent éventuellement bénéficier de revenus de remplacement (allocations chômage, pensions d’inva- lidité…), de minima sociaux ou n’avoir aucun revenu personnel et vivre des reve- nus de leur conjoint (D’Isanto, Hananel et Musiedlak, 2018).
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Les actifs en situation de pauvreté : quelles expériences de la pauvreté ?

Les actifs en situation de pauvreté : quelles expériences de la pauvreté ?

Il a fait une demande d’aide au conseil général pour le Fonds Solidarité Energie, qui lui a été refusée car ses ressources sont trop importantes compte tenu du fait qu’il est propriétaire et ne paie donc pas de loyer. Il a le sentiment d’être pauvre. « Etre pauvre, c’est ne pas s’en sortir. C’est sûr que j’ai un toit et que je mange, même si on se prive sur beaucoup de choses. Mais je travaille beaucoup, depuis longtemps, et je n’arrive pas à boucler le mois. Alors oui, je dois dire que je me sens pauvre. » Son discours témoigne d’un sentiment d’indignation lié au fait que son travail ne lui permet pas de vivre correctement. « Est-ce que vous vous rendez compte que je travaille ? Je travaille vraiment, et pour quoi ?» En creux, apparaît le besoin d’une reconnaissance de son travail, qu’il estime ne pas avoir obtenue. « Je suis désolé, mais mon salaire, vue mon ancienneté, ce n’est pas une reconnaissance. Ça veut dire qu’on ne reconnaît pas que je travaille et que je travaille dur. »
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Pauvreté monétaire, pauvreté non monétaire : une analyse des interactions appliquée à la Guinée

Pauvreté monétaire, pauvreté non monétaire : une analyse des interactions appliquée à la Guinée

pauvreté, si elle n’est pas au cœur des préoccupations, peut néanmoins être étudiée à travers le prisme de la relation de l’homme à son travail. 1.1.1. L’utilitarisme : d’une philosophie hédoniste à un principe économique L’utilitarisme classique est une philosophie morale qui pose comme principe premier que la vie bonne est celle qui permet à l’être humain d’être le plus heureux possible. Cette philosophie s’inspire très largement de l’eudémonisme grec qui stipule que le bonheur – eudaimonia – est le but de la vie ; Bentham [1789] faisant de la quête du bonheur le sens de l’existence humaine. Toutefois, il s’agit d’un eudémonisme hédoniste car cette quête du bonheur passe par les sensations de plaisirs et de peines que l’homme éprouve. Pour citer Bentham [1789: 11] : « la nature a placé l’homme sous l’emprise de deux maîtres, les peines et les plaisirs ». Le bonheur est, quant à lui, défini (Bentham, [1829: 323]) comme l’ « agrégat composé des plaisirs et de l’évitement des peines ». Cette recherche constante du bonheur pousse l’homme à identifier peines et plaisirs 33 , puis à attribuer à chacun des éléments une valeur qui en reflète sa perception. Puis, par un calcul arithmétique, il classe les différents états selon l’utilité retirée. L’utilité étant définie par Bentham [1789] comme : « la propriété présente en tout objet de tendre à produire bénéfice, avantage, plaisir, bien ou bonheur (toute chose qui, en l’occurrence, reviennent au même) ou (ce qui revient encore au même) à empêcher que dommage, peine, mal ou malheur n’adviennent au parti dont on considère l’intérêt ». L’homme étant enclin à rechercher les plaisirs et à éviter les peines, il est évident qu’il va chercher à rendre maximale la différence nette entre valeurs des plaisirs et valeurs des peines pour chaque action qu’il compte entreprendre. Cette motivation individuelle le pousse à se comporter de manière à maximiser son utilité cardinale. L’homme serait donc une machine à maximiser, un calculateur 34 qui ne prendrait ses décisions qu’en fonction de l’utilité qui découlerait de l’action. Smart [1993: 14] définit cet utilitarisme comme étant un utilitarisme de l’acte ou conséquencialisme, c’est-à-dire : « la vue selon laquelle la justesse ou la fausseté d’un acte doivent être jugées à la lumière des conséquences, bonnes ou mauvaises, de l’acte lui-même. » Bentham stipule que la recherche du maximum d’utilité est un fait avéré, un principe non réfutable qui est universellement inscrit dans l’inconscient collectif.
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Avoir un emploi rend la pauvreté plus difficile à vivre

Avoir un emploi rend la pauvreté plus difficile à vivre

non d’assisté et le choix d’un travail peu rémunérateur mais apprécié. Monsieur G., 49 ans, vient d’être embau- ché comme plombier municipal dans sa commune de résidence. Il touche un peu plus que le SMIC. Avant cet emploi, il est resté trois ans au RMI après que sa propre entreprise de vente par correspon- dance ait fait faillite. Il a un niveau bac. Il est retourné vivre chez sa mère quand il s’est retrouvé au RMI. Sans toute l’aide que sa mère lui apporte (elle met sa voi- ture à disposition), il pense qu’il ne s’en sortirait pas ; c’est pour cela qu’il se considère pauvre. Il a suivi une forma- tion de plombier, après avoir réalisé que ses compétences en informatique ne lui permettraient pas de trouver un emploi. Il espère dans un avenir proche créer son entreprise de plomberie, comme son grand-père…
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Handicap, dépendance et pauvreté : les Français solidaires des plus vulnérables

Handicap, dépendance et pauvreté : les Français solidaires des plus vulnérables

réduite (recherche d’emploi, temps partiel) ou des personnes de 50 à 64 ans (graphique 5). Les personnes déclarant apporter une aide ont une vision assez négative de leur propre situation : les trois quarts d’entre elles disent souffrir d’un manque de considération des pouvoirs publics. Cette opinion a toutefois été recueillie avant l’en- trée en vigueur de la loi d’adaptation de la société au vieillissement 9 . Celle-ci prévoit des dispositions en faveur des aidants, en particulier un « droit au répit », afi n qu’ils puissent se reposer ou dégager du temps pour eux, ce qui se traduit par un accueil de jour ou de nuit de la personne dépen- dante ou par un relais à domicile. Cette évolution législative devrait donc contri- buer à réduire la charge pour les personnes aidantes. L’ouverture de centres d’accueil de jour pour personnes dépendantes est une mesure souhaitée par plus d’un tiers d’entre elles (tableau 3). Les autres options propo- sées dans le Baromètre traduisent la variété des situations et des besoins de ces aidants : 24 % souhaitent une aide fi nancière, 17 % voudraient en priorité bénéfi cier de forma- tions et 17 % d’un aménagement de leur temps de travail.  
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Sur certains ensembles normaux

Sur certains ensembles normaux

valeurs dans un intervalle borné I telle que A = B(A)? Dans l’affirmative, nous cherchons alors à minimiser la longueur de l’intervalle I. Dans les cas les plus simples, où A C Z, ce problème se ramène à minimiser le degré de Q ~ R[X], avec la contrainte "PQ a tous ses coefficients positifs", pour des

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La protéolyse de SNX2 par les caspases empêche l’assemblage du complexe rétromère et augmente la signalisation du récepteur Met

La protéolyse de SNX2 par les caspases empêche l’assemblage du complexe rétromère et augmente la signalisation du récepteur Met

25 1.6.4 Reconnaissance et triage des cargos Le complexe rétromère est impliqué dans la reconnaissance des cargos. Certaines de ses sous-unités reconnaissent des séquences spécifiques dans la queue cytosolique de certains récepteurs bien que pour plusieurs cargos, aucune séquence n’a été identifiée. Vps35 reconnait un motif de triage tripeptidique consensus (F/W)-L-(M/V) dans la queue cytosolique de CI-MPR (motif WLM) et Sortiline (motif FLV) (Seaman, 2007). Vps26 reconnait également une séquence FANSHY dans la queue cytosolique de SorLA (Fjorback et al., 2012). Le récepteur DMT1-II (Divalent metal transporter 1) possède également un motif FLV mais c’est plutôt une séquence YLL qui est importante pour sa liaison au complexe rétromère (Tabuchi et al., 2010). Une récente étude démontre que SNX3 serait directement impliquée dans le recrutement des cargos au complexe rétromère (Lucas et al., 2016). Dans ce nouveau modèle, l’interaction concomitante de SNX3 avec Vps26 et le cargo DMT1-II induirait un changement conformationnel de Vps26, créant ainsi une interface entre SNX3 et Vps26 qui permettrait la liaison du motif canonique ØX(L/M) (où Ø est un résidu aromatique) retrouvé chez plusieurs cargos (CI- MPR, Sortiline, DMT1-II, Wntless). Ainsi, la reconnaissance du cargo serait couplée à la liaison du complexe rétromère à la membrane. Par ailleurs, les cargos transportés par le complexe rétromère dépendant de SNX27 possèdent tous un motif de reconnaissance du domaine PDZ (PDZbm, PDZ-binding motif) de type I ou un motif NPxY reconnu par SNX27 via respectivement son domaine PDZ ou FERM, quoique certains cargos n’aient pas de domaine spécifique connu (Ghai et al., 2012). Certaines séquences spécifiques augmenteraient également leur affinité envers SNX27 (Clairfeuille et al., 2016). De plus, SNX27 lierait simultanément Vps26 et le cargo (Derivery et al., 2009; Gallon et al., 2014; Gomez et Billadeau, 2009; Steinberg et al., 2013; Temkin et al., 2011).
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Diversification et fragmentation du travail. Le passage de l'emploi salarié typique à des formes de travail atypique chez des travailleurs de plus de 45 ans

Diversification et fragmentation du travail. Le passage de l'emploi salarié typique à des formes de travail atypique chez des travailleurs de plus de 45 ans

Le premier sous-groupe est formé de deux répondants sans emploi au moment de l’entretien et ayant collectionné ces dernières années les petits boulots sans lien avec leur compétence et d’une répondante qui, détentrice d’un statut de « remplaçante permanente » dans une grande entreprise, voyait approcher l’échéance de son contrat, sans savoir si et comment il serait renouvelé. Pour ces trois personnes, la précarité matérielle se double d’une perte de sens : forcées d’accepter des emplois peu intéressants et mal payés, « les jobs de bouche-trou, celles que les autres ne veulent pas faire », elles désinvestissent émotivement la sphère du travail. Cela constitue un revirement très important pour l’un des répondants, qui fut d’abord très défini par sa profession de designer industriel et qui renonce progressivement à cette identité professionnelle, ce qui est très douloureux (le fait de recommencer à zéro entraîne une perte d’estime « sociale », ainsi qu’une perte d’estime à ses propres yeux). Cette vision de la « profession », et par extension de la carriè re, cadre bien avec les aspirations propres à la société salariale ; le répondant précise d’ailleurs que ce sont les gens « de son âge » qui ont de la difficulté à voir les choses autrement.
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La perception de la pauvreté en Europe

La perception de la pauvreté en Europe

Or il semble, d’après les données déclaratives de cette enquête, qu’une part importante des personnes interrogées dans chaque pays prend déjà part à la lutte contre la pauvreté : 66% [r]

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La réalisation audionumérique DIY de groupes rock au Québec : pour une méthode de travail plus efficace

La réalisation audionumérique DIY de groupes rock au Québec : pour une méthode de travail plus efficace

Quand je pense à ces projets d’enregistrement, j’ai tendance à les qualifier d’enregistrements « DIY » pour plusieurs raisons directement liées aux méthodes de travail et à l’expérience en studio de Stéphane Michaud et de Gilles-Vincent Martel. Bien que nous n’ayons pas enregistré ces albums nous-mêmes, Stéphane et Gilles-Vincent enregistraient leur propre musique eux-mêmes en testant constamment leur nouveau matériel d’enregistrement ainsi que des techniques de captation qu’ils avaient observées dans des studios professionnels ou dont ils avaient entendu parler, le tout en jouant des chansons composées par eux. Leur équipement d’enregistrement était plutôt minimal, et ce, pour cause de budget limité. Quelques microphones très modestes faisaient partie de leurs outils de travail. De petites consoles, et de vieux ordinateurs ayant peine à exploiter le logiciel audionumérique Cubase 5 étaient la base de leur matériel. Ils étaient restreints dans leurs opérations à cause d’un nombre limité d’outils d’enregistrement. Il ne faut pas oublier qu’en 2002, la technologie d’enregistrement était moins développée que de nos jours. Au fil des ans, ils ont testé dans leurs différents projets leurs micros, leurs techniques et méthodes de travail ainsi que leurs salles d’enregistrement et sont devenus bien plus efficaces en situation d’enregistrement et de mixage. Gilles-Vincent a même décroché un contrat de musique de film (Derrière moi du réalisateur Rafaël Ouellet), car la qualité sonore et artistique de ces différents projets devenait de plus en plus professionnelle et intéressante. C’est donc dire que Stéphane et Gilles-Vincent ont appris à enregistrer de la musique eux-mêmes et l’ont fait dans un environnement non professionnel, donc DIY. En mode autoapprentissage, qui est typique du DIYer en enregistrement, ils ont expérimenté en jouant différents rôles, en portant différents chapeaux. D’un projet à l’autre, ils tenaient aléatoirement les rôles d’ingénieur sonore, de réalisateur, d’ingénieur de mixage et de prématriçage, de musicien et de compositeur. Ils occupaient ces rôles parfois tous en même temps pour s’enregistrer eux-mêmes, parfois en duo pour enregistrer des artistes locaux. Selon Spencer 7 , « The do-it-yourself approach to music making is all about producing your
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Les individus motivés sont-ils plus performants? : examen des liens entre la quantité et la qualité de la motivation au travail et la performance individuelle au travail

Les individus motivés sont-ils plus performants? : examen des liens entre la quantité et la qualité de la motivation au travail et la performance individuelle au travail

Définition de la performance Deux perspectives s’opposent lorsque la performance est concernée : la perspective des résultats et celle des comportements. Selon la perspective des résultats, la performance peut être définie par « l’ensemble des résultats générés par l’individu au cours d’une activité pendant une certaine période de temps » (Bernardin et Beatty, 1984, p.7, traduction libre). Dans les études visant à examiner les relations avec la motivation, la performance a souvent été définie et mesurée par des résultats (Blau, 1993; Bernardin, Hagan, Kane, & Villanova, 1998; Katzell et Thompson, 1990; Klehe et Anderson, 2007; Locke et Latham, 1984; Pinder, 1984; Rau, Goa et Wu, 2008; Tauer et Harackiewicz, 2004). Une seconde perspective existe. Certains privilégient en effet les mesures comportementales de la performance au détriment des mesures de la performance établies à partir des résultats (Campbell et al., 1993; Campbell, Gasser et Oswald, 1996; Dalal et Hulin, 2008; McCloy, Campbell et Cudeck 1994; Motowidlo, 2003; Viswesvaran et Ones, 2000). Selon ces auteurs, la perspective comportementale est plus juste parce que, les individus ne peuvent contrôler tous les aspects relatifs aux résultats alors qu’ils auraient une emprise plus solide sur leurs propres comportements (Campion et Lord, 1982). En d’autres termes, les tenants de la perspective comportementale allèguent que les mesures de résultats sont contaminées par des aspects autres que l’apport de l’individu. On distingue deux types de performance comportementale au travail soit la performance de tâches, qui concerne l’ensemble des activités apparaissant dans la description de tâches formelle, et la performance contextuelle, qui regroupe les comportements hors description de tâches qui viennent appuyer l’efficacité organisationnelle (Borman & Motowidlo, 1997; Motowidlo, 2003).
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La Coopérative Bon Ménage-Plus: une coopérative d'insertion de jeunes sur le marché du travail

La Coopérative Bon Ménage-Plus: une coopérative d'insertion de jeunes sur le marché du travail

Annexe 3 Les CDÉC et l'expérience du RÉSO, Regroupement pour la relance de l'économie et de l'emploi du sud-ouest (Extraits de Favreau et Lévesque, 1996: 83-87) Les CDÉC constituent sans aucun doute des organisations pivots dans le développement local des quartiers en difficulté. Elles sont des organismes de développement local multipartenaire (secteur associatif, secteur privé et secteur public) à l'intérieur desquels le leadership communautaire s'exprime de diverses façons et de manière contrastée selon les quartiers. Elles sont «communautaires» de plusieurs façons: premièrement, par la mission prioritaire de développement de la communauté locale qu'elles se donnent; deuxièmement, par la provenance et la formation des employés très souvent issus du secteur associatif local ou régional; troisièmement, par la présence forte des associations et groupes communautaires dans leur structure organisationnelle. Plus précisément, la mission des CDÉC comprend quatre volets. En premier lieu, un volet de formation de la main-d'oeuvre résidante des quartiers en difficulté qu'elles desservent. En deuxième lieu, un volet de relance et de développement d'entreprises locales (associatives, privées ou coopératives). En troisième lieu, elles négocient l'entrée de la main-d'oeuvre locale dans les moyennes et grandes entreprises implantées dans le secteur. Enfin, elles déterminent, par consultation des forces vives du milieu, les priorités de développement sur leur territoire respectif.
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