Haut PDF Paroles de détenus sur le travail

Paroles de détenus sur le travail

Paroles de détenus sur le travail

Bien sûr, les raisons de ce désir de travail sont multiples et différentes : pour les uns, c’est une question de survie et de rompre avec une situation d’indigence, pour d’autres, il s[r]

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La place du travail dans la réinsertion sociale des ex-détenus : perspective des agents de libération conditionnelle

La place du travail dans la réinsertion sociale des ex-détenus : perspective des agents de libération conditionnelle

En conclusion, la question du travail apparaît comme une notion centrale dans le discours des agents de libération conditionnelle sur leur propre pratique. En effet, la [r]

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Introduction aux journées d'études «Paroles à rire», suivie de considérations sur le recueil de paroles à rire chez les musiciens (Showbiz France)

Introduction aux journées d'études «Paroles à rire», suivie de considérations sur le recueil de paroles à rire chez les musiciens (Showbiz France)

« C’est toujours comme cela depuis la nuit des temps, musicien c’est pas un travail comme les autres », affirment fièrement les musiciens professionnels : nous sommes « ceux qui font le métier » s’autodéfinissent les musiciens. Le groupe partage une identité collective forte, fondée sur les pratiques du travail. Tout en formant un tout homogène, il est segmenté en de multiples sous-ensembles (« clans », « circuits » en langue indigène), dont les oppositions sont fondées sur le type d’instrument, le genre musical (classique, jazz, variétés), la spécialisation dans le système de production (création/interprétation ; disque/spectacle) et le statut du travail (salariés/au noir ; intermittents/permanents). Précisons rapidement que dans le métier de musicien, la mobilité dans le temps et dans l’espace est la norme de la pratique du travail. Le travail est généralement réalisé au sein d’équipes éphémères qui se réunissent autour d’un projet précis (un spectacle, un disque) et se séparent après la réalisation ; chaque opération donne lieu à de nouvelles compositions, ce qui amène les gens du métier à collaborer sans cesse dans des équipes chaque fois nouvelles : « Jamais pareil, toujours les mêmes ». Le « métier » met donc en interactions permanentes un ensemble dispersé d’individus, qui ont travaillé, travaillent ou travailleront les uns avec les autres. Et dans leur travail, les musiciens rient beaucoup.
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Paroles d'experts... Harmoniser par le haut

Paroles d'experts... Harmoniser par le haut

C’est ce que montre l’évolution prévue du ratio inactifs/actifs, les inactifs comprenant ici - outre les handicapés, les femmes au foyer et les inactifs âgés -, les jeunes inactifs, englobés désormais dans le calcul. On comptait, dans ces conditions, 1,20 inactif pour un actif en 2005 ; on passerait à 1,45 en 2050. Nous sommes, cette fois, très loin des 80 % d’augmentation mis en lumière dans le graphique 1. Le ratio ne s’accroîtrait plus que de 20 % ! Mais tous les ac¬tifs ne sont pas au travail : ceux qui sont au chômage, loin de porter le poids des inactifs, sont eux-mêmes, bon gré, mal gré, à la charge des actifs occupés. Ce n’est donc pas le rapport inactifs/actifs qu’il faut calculer, mais bien le rapport inoccupés/occupés (les inoccupés comprenant les inactifs, jeunes et vieux, et les chômeurs).
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Paroles sociales et influences normatives

Paroles sociales et influences normatives

Connaître le contexte social et relationnel où l'on parle de la sexualité, apporte un éclairage sur les conditions dans lesquelles s'élaborent les cultures sexuelles des populations. Dans un second temps nous examinons une réalité plus collective des environnements relationnels : les cercles de socialisation tels que la famille, le milieu du travail, le voisinage, les amis. Certains individus vivent parmi des gens qui agissent et pensent comme eux. D'autres fréquentent des milieux et des personnes dont les comportements sont variés et les valeurs hétérogènes. On analysera la manière dont un acteur perçoit le consensus ou l'hétérogénéité normative de ces cercles en matière de comportements sexuels.
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Le droit aux communications et visites des détenus de droit commun et des détenus pour cause de terrorisme en Colombie et en Espagne (FARC et ETA)

Le droit aux communications et visites des détenus de droit commun et des détenus pour cause de terrorisme en Colombie et en Espagne (FARC et ETA)

66 par le ministre de l’Intérieur ou le Directeur de la Sécurité de l’État 195 . Dans le contexte du terrorisme, l’interprétation des textes joue rarement en la faveur de la personne détenue, et elle est ainsi stricte en ce qui concerne les communications. Les communications téléphoniques sont souvent écoutées et coupées si jugées inappropriées. Une coupure peut également avoir lieu si la personne détenue salue simplement une personne qui n’est pas sur la liste des personnes avec qui elle est autorisée à parler, mais qui se trouve à côté de la personne avec qui elle s’entretient. Dans une affaire jugée par la Audiencia Nacional 196 , une personne détenue s’était vue refuser des appels téléphoniques car dans sa dernière conversation, il avait été « détecté que des appels vers le numéro en question avaient été utilisés pour proférer des paroles de lutte et de participation de la détenue à un congrès de la femme bolivarienne (au Venezuela, selon le rapport), mettant en évidence le mauvais usage fait de l’autorisation d’appeler ce numéro et l’existence d’un risque contre la sécurité de l’établissement ». Dans cette affaire, l’ordre de suspension de l’autorisation n’était pas suffisamment motivé, car il ne faisait que mentionner des « raisons de sécurité ». N’étaient par ailleurs pas indiqués quels mots ou quelles phrases avaient été perçus comme constituant un « mauvais usage de l’autorisation » ni ce qui devait être compris par « lutte », et encore moins le lien de celle-ci avec l’objet de la condamnation de la personne détenue. Aucune information n’était donnée sur le contenu dudit congrès, ni sur la manière dont la détenue allait y « participer », d’autant plus qu’il allait se tenir au Venezuela et non en Espagne. Il n’était pas expliqué non plus dans quelle mesure cette conversation aurait pu compromettre la sécurité de l’établissement. La restriction des possibilités de communication téléphonique imposée à cette femme n’était donc pas légalement justifiée.
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La prison bouleverse la vie des familles de détenus

La prison bouleverse la vie des familles de détenus

Ce rejet de la part du voisinage et le sentiment de culpabilité peuvent conduire les familles ou les conjoints à changer de lieu de résidence (15%). Parmi les familles qui ont dû changer de lieu de résidence à cause de l’incarcération, c’est la raison la plus souvent évoquée. Parfois, le conjoint a dû quitter le logement qu’il occupait avec le détenu, soit parce que le couple était hébergé chez un parent ou un ami du détenu, soit parce que le logement était loué au détenu. Plus rarement, le démé- nagement a pour objectif de se rapprocher du lieu de détention. La vie professionnelle des familles peut elle aussi se trouver perturbée par l’incarcération : 16% des per- sonnes interrogées sont dans ce cas, qu’elles aient repris une activité, qu’elles l’aient arrêtée ou qu’elles aient modifié leur temps de travail.
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Paroles de jeunes ! Cadrages de situation et de préconisations

Paroles de jeunes ! Cadrages de situation et de préconisations

La deuxième phase de l’enquête a consisté en une série de conversations téléphoniques centrées sur la question de la participation des jeunes, que nous avons définie comme l’action menée non seulement pour mais surtout avec les jeunes. Cette étape, qui était l’occasion d’un premier contact, s’est révélée d’un grand intérêt. Spontanément, la réponse à notre question était la plupart du temps que le service ne faisait rien avec les jeunes. Si la validité de tels propos doit être nuancée car elle dépend de la connaissance que notre interlocuteur a de son propre service et de sa perception de ce que signifie « avec les jeunes », il est remarquable qu’au fur et à mesure de la conversation, malgré les exemples que nous donnions de modes de participation possible des jeunes, le constat se soit confirmé. La distance que ne manque de produire un dispositif d’enquête téléphonique permet aussi de limiter les effets affectifs et motivationnels inhérents à un entretien physique ayant lieu sur le lieu même de travail. Le souci et les efforts qu’un interlocuteur déploie pour légitimer son action, son identité professionnelle et parfois sa hiérarchie, sont typiques des entretiens physiques réalisés sur le lieu de travail et privent souvent l’interlocuteur d’un certain recul, d’un regard peut-être plus objectif sur son action ou celle du service auquel il s’identifie. Enfin cette étape permet de relativiser l’impression que peut laisser la dernière phase de l’enquête, celle de l’entretien physique sur place, qui abordait la question de ce que chaque service faisait d’abord à destination des jeunes. Si tous les services ou presque gèrent bien des dispositifs spécifiquement à destination des jeunes, on serait tenter de croire que la prise en compte de la parole de ce public est finalement, et contrairement aux résultats des deux premières phases, assez développée. En effet, la focalisation pendant l’entretien sur ce que les services faisaient à destination des jeunes ne doit pas masquer, comme elle en a peut-être laissé l’impression à nos interlocuteurs, que l’enquête portait bien sur la prise en compte de la parole des jeunes, ce qui est une toute autre problématique.
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Paroles équitables, une expérience théâtrale de l’altérité

Paroles équitables, une expérience théâtrale de l’altérité

Une problématique formulée par le milieu associatif La M.C.M. a fait sien le projet de Paroles équitables après avoir élaboré une analyse critique de la méconnaissance réciproque entre citoyens engagés dans des projets de déve- loppement en Afrique de l’Ouest et Nantais originaires de ces mêmes pays. Bien qu’adhérents d’associations membres de la M.C.M., nombreux sont ceux qui développent leurs actions et réflexions dans une méconnaissance vis-à-vis de l’autre. Au- delà du jumelage artistique entre deux compagnies, l’enjeu du spectacle repose donc sur la volonté de rapprocher ces différentes associations et plus encore, de déclencher une réflexion sur la question de l’étranger, des cultures de l’entre- deux, des forces et des contradictions de l’aide internationale et plus largement des effets de la mondialisation, ici et là-bas. Les pays d’Afrique concernés par cette manifestation sont liés au passé colonial de la France et à l’histoire de Nantes dans le commerce triangulaire. L’expérience théâtrale prend place dans un ensemble de conférences, débats, expositions. Le travail engagé par la M.C.M. et le temps de la construction de l’ensemble du projet vont mobiliser différents types de partenaires et de rôles, parfois portés par les mêmes prota- gonistes : militants, chercheurs, interviewés, comédiens et metteur en scène, spectateurs, participants aux échanges formels et informels à la suite des représentations.
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"In principio erat verbum" ? Quelques réflexions sur les paroles en musique, les paroles de musique et le modèle antique au XVIIe siècle

"In principio erat verbum" ? Quelques réflexions sur les paroles en musique, les paroles de musique et le modèle antique au XVIIe siècle

Musiciens & de tous ceux qui ont suivi leur méthode. Car tout simples que sont ces airs, qui ne roulent que sur trois cordes, ils l’emportent tellement sur ceux où elles sont variées & multipliées […]”. 9 Il faut pourtant noter que Burette, quelque temps avant la publication de sa propre traduction du texte, avait formulé une critique de la traduction de Plutarque par Amyot. L’académicien du XVIII e siècle jugeait le travail de son prédécesseur de “littéral […] & mot pour mot” 10 . De plus, Amyot contrairement à Burette ne procède pas dans son travail en tant qu’historien de la musique mais en tant que philologue. De plus, son édition n’est pas consacrée au seul Peri mousikès mais à la totalité des Œuvres morales du grand biographe grec ; ce dialogue d’attribution douteuse n’occupe que l’extrême fin du second tome de cette première traduction française. Cela étant, l’emploi du mot “poème” à la place de ce qui deviendra “air” quelques années plus tard est révélateur de la volonté d’une filiation à l’idéal du poète lyrique, où verbe et chant ne forment qu’un, où l’excellent musicien est également et avant tout excellent poète. Dans son Solitaire second en 1555, non sans un écho nostalgique, Pontus de Tyard en avait dépeint le portrait : “Je requerrois donq (veu-je dire) qu’à l’image des Anciens […] nos chants ussent
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Intégration sociale des anciens détenus

Intégration sociale des anciens détenus

Une fonction sociale méconnue En 1894, Emile Durkheim donnait quatre leçons sur la théorie des sanctions à la Faculté des Lettres de Bordeaux, puis transmettait son manuscrit à Paul Fauconnet. Ce dernier a poursuivi le travail en développant une thèse assez corrosive (Fauconnet, 1920). Partant des approches durkheimiennes du crime (comportement qui heurte les états forts et définis de la conscience collective) et de la fonction sociale de la sanction (destinée à restaurer l’ordre social troublé par le crime), il souligne que, contrairement à ce qu’on pense souvent, l’objet visé par la sanction n’est pas tant l’auteur de l’infraction que l’infraction qu’il symbolise : « C’est au crime même que s’appliquerait la peine, si elle pouvait le saisir pour l’annihiler » 10 . Mais il n’est pas possible de revenir sur le passé, de faire comme si aucun
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Consentement éclairé et méthodes d'IVG : paroles de femmes

Consentement éclairé et méthodes d'IVG : paroles de femmes

Dans le troisième groupe, la grossesse est une ponctuation, une sorte de "non acte" dans une longue et conflictuelle errance affective. La détresse de ces femmes est souvent dissimulée sous de l'agressivité, de la passivité, une dépression manifeste ou une agaçante légèreté. C'est dans cette catégorie que se situent les femmes qui ont recours à la répétition de l'IVG, le concept de répétition marquant l'échec permanant d'une contraception refusée. Souvent victime d'une dévalorisation constante d'elles-mêmes, ces femmes éprouvent de grandes difficultés à retracer leur histoire personnelle, constituée de ruptures multiples, ou de phénomènes de violence. Elles semblent se chercher une place, comme une quête insatiable d'un impossible bonheur. Ces grossesses marquent un échec, une impuissance à accepter la règle en vue de la restauration d'elles mêmes. L'IVG a alors valeur de symptôme qui se met en travers de la vie de la femme et sera à déchiffrer, comme une nouvelle demande, pour chercher du sens à l'insensé. La compulsion de répétition peut répéter un traumatisme passé, comme "une autre façon de se souvenir" (Freud). L'accompagnement devra être centré sur la restauration de l'image narcissique de la patiente, afin de donner les moyens à la femme d'effectuer son travail de deuil et de restauration d'elle-même. Cette catégorie de femme met souvent en difficulté le personnel soignant, qui se trouve face à sa propre incapacité à pouvoir fournir les moyens nécessaires pour aider la patiente dès la première IVG. (23)
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Murs porteurs : l'affiche, paroles publiques dans la ville

Murs porteurs : l'affiche, paroles publiques dans la ville

tranchées se creusent, les barbes poussent et les casques vissés sur la tête attendent dans la boue. Le pouvoir, reprend la rue, encourageant l’arrière à aller de l’avant, à coup d’images tantôt paternalistes, tantôt accusatrices. Des pans entiers d’opinion sont à reconstruire, on cimente, on renomme, on apaise. Des groupes se créent, revenant aux corps de métiers, une école est fondée sur ces préceptes. La ville, toujours elle, vend le progrès, dans la réclame, elle vante les lignes futuristes, les industries, le travail à la chaîne. Tout est mécanique, l’architecture, le graphisme, l’objet, tout. C’est frénétique, ça court, ça presse, ça documente. Et ... grand silence. On attend, fébrile, on observe au nord le symbole menaçant d’un drapeau rouge à le svastika noir. L’éclair tombe, on évacue, on détruit, on se cache, et ils occupent. Pendant plus de six ans, la vie quotidienne change. Dans la rue, les pancartes sont en deux langues, les bottes claquent le pavé et les affiches sont moins drôles, les couleurs moins variées. Et enfin la radio crépite d’un appel, et les soldats débarquent, avec du chocolat. Et ça chante la liberté,
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L'aide légale aux détenus : avant, pendant, après leur condamnation

L'aide légale aux détenus : avant, pendant, après leur condamnation

Ensuite, entrer en prison n’est pas seulement une peine privative de liberté mais bien plus. Le législateur belge a fait le choix de suspendre tout ou partie des allocations de sécurité sociale des détenus au motif que ceux-ci sont pris en charge par le SPF Justice. Il faut cependant souligner que les prestations fournies en prison sont loin d’être équivalentes aux prestations de sécurité sociale dans le monde libre. Cette situation a pour conséquence que le détenu sera contraint de s’offrir certains biens ou certains services pour améliorer son quotidien ou tout simplement pour faire en sorte de vivre conformément à la dignité humaine. Mais qu’en est-il pour les détenus indigents ? Ceux-ci pourront-ils demander de l’aide à leur famille ou travailler au sein de la prison ? Mais si cela n’est pas possible, quelles sont les solutions qui s’offrent à eux ? La caisse de solidarité des détenus et l’aide sociale au sens strict par le CPAS sont les pistes envisagées dans ce travail. Il faut cependant souligner que les défaillances de l’Etat fédéral pèsent lourd sur le budget et la charge de travail des CPAS lorsque les établissements pénitentiaires ne parviennent pas à garantir des conditions de détention conformes à la dignité humaine.
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L’ accompagnement ergothérapique des patients/détenus dans la reprise de l’autonomie en U.H.S.A.

L’ accompagnement ergothérapique des patients/détenus dans la reprise de l’autonomie en U.H.S.A.

poste, une assistante sociale. Après dans l’équipe qui travaillent comme moi en journée, il y a l’assistante sociale, un éducateur sportif APA, moi en tant qu’ergothérapeute. Dans le projet initial il devait avoir un psychomotricien que nous n’avons plus. Nous avons eu mais qui est parti et du coup c’était un peu compliqué à recruter donc on va très certainement avoir un 2 ème enseignant APA. Voila. Donc nous on travaille autour du patient en fonction des prescriptions du médecin avec des objectifs qui sont fixés par le médecin qui peuvent être divers et varié. Ils sont adaptés en fonction de la clinique du patient. Après notre champ de compétence, il passe par différents biais. Au niveau des ateliers… C’est beaucoup des ateliers de groupe mais la prise en charge individuelle est possible aussi pour certains cas. On démarre toujours la prise en charge par un entretien d’accueil. Que ce soit moi ou l’enseignant APA, on a la même façon de fonctionner. On fait un entretien d’accueil avec le patient, une fois que les objectifs ont été fixé par son médecin. On le voit, on fixe des objectifs, on voit avec eux ce qu’ils attendent, on donne des explications. On définit avec eux un rythme de prise en charge. Il y a plusieurs types d’ateliers. Il y a l’atelier polyvalent, il y a pas mal d’activités manuelles, d’activités ergo assez classiques j’ai envie de dire. Des ateliers qu’on trouve souvent classiquement avec diverses médiations. Du coup la prise en charge est un peu individualisée. Chacun peut travailler sur … à partir d’une médiation. Le travail est sur plusieurs séance. Ce n’est pas forcément la même médiation pour tout le monde, chacun peut travailler à son rythme sur différentes choses. On choisit les médiations en fonction des patients, des capacités… On travaille aussi sur un atelier de remédiation cognitive plutôt en individuel mais cela peut être en groupe c’est déjà arrivé. On peut pour plusieurs patients, suivant leurs objectifs avoir un groupe homogène ou pas. On travaille avec des exercices papier crayon ou des logiciels sur informatique. On a un jeu de conversation le dixiludo. Il y a un atelier cuisine qui fonctionne, qui du coup est plus à viser bilan ou réhabilitation. Cela dépend un peu des indications. On ne le fait pas toujours fonctionner de la même façon parce que si c’est plutôt des bilans, on fera un atelier plus court avec des recettes particulières vraiment pour évaluer la personne. Quand c’est à visée de réhabilitation, on travaille en 2 séances où on leurs demande de gérer un budget, on demande de gérer du temps, des recettes enfin voilà toute la gestion du matériel avec un maximum d’autonomie.
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Paroles de femmes : les lectrices de La Femme rompue (1967-1968)

Paroles de femmes : les lectrices de La Femme rompue (1967-1968)

Si certaines ont pu se complaire dans la lecture de l’ouvrage comme le suggère Simone de Beauvoir dans Tout compte fait, beaucoup d’autres s’en sont emparé pour tirer leurs propres leçons et entamer un travail de résilience. « Je ne suis plus seule, vous êtes là », commence une lectrice. Elle travaillait quelques années auparavant aux beaux-arts : « et puis je me suis mariée… et je suis venue grossir la cohorte des femmes qui vivent au second plan ». Elle aussi se reconnaît dans la « femme rompue », c’est un processus récurrent. Elle décrit alors sa situation : « Ici c’est un fiasco complet sur toute la ligne – ma dépression nerveuse, la crise d’impuissance sexuelle qui s’installe chez le mari, l’effondrement progressif, l'abus des cigarettes chez la femme, le manque de communication qui s’installe sournoisement… ». Cependant l’ouvrage de Beauvoir n’a pas fait que la rassurer sur le fait qu’elle n’est pas seule à vivre cela, il l’a aussi et surtout poussée à reprendre le contrôle. Grâce à lui, elle a retrouvé « la maturité et une sorte d’indépendance » et s’est remise à peindre et à écrire. Elle n’a qu’un regret, celui de n’avoir pas plus « tôt compris le chemin à prendre » 96 .
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Un flot de paroles

Un flot de paroles

Or, dans les Métamorphoses, le lieu crucial où s’exerce ce travail est la métamorphose. Car celle-ci, se saisissant des « formes » pour les « change<r> » en « corps nouveaux », comme l’annonce le prologue cité plus haut, affecte très souvent la voix, qu’elle vient altérer voire abolir. L’épopée ovidienne des formes est aussi une épopée de la parole humaine, racontée à travers le devenir de celle-ci dans la transformation physique ; cela fait d’elle aussi – loin, alors, de la « Babel heureuse » de Barthes – un vacarme de bruits qui ne sont plus humains, quand la métamorphose fait basculer un être dans l’animalité et que la voix devient grognement ou caquetage, plainte inarticulée ou hurlement ; ou, dans les transformations en arbres ou les pétrifications, c’est une réflexion sur le silence qui se déploie au fur et à mesure que les mots de douleur, de révolte ou de désespoir sont effacés pour toujours par l’écorce ou la pierre. Parfois, c’est un drame existentiel absolu, comme pour Io au livre I, Callisto au livre II ou Actéon au livre III ; parfois, au contraire, la voix disparaît simplement, sans déchirure intérieure, en même temps que la forme humaine. Dans tous les cas, ce qui intéresse Ovide, ce sont les passions en jeu dans la mutation de la voix et la manière dont la parole poétique, en scrutant l’indicible par excellence qu’est la métamorphose, explore ces passions et délivre à travers cette investigation une vision neuve du monde et de la poésie.
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Les droits sociaux des détenus

Les droits sociaux des détenus

D’après certains auteurs 2 , il y a bien un lien de subordination juridique en prison, et peu importe qu’il n’y ait pas dépendance économique, c’est-à-dire que le détenu ne travaille pas pour une finalité alimentaire puisque ce critère n’a pas été reconnu comme seul déterminant par la Cour de cassation pour reconnaître l’existence d’un lien de subordination 3 . « En tout autre lieu, il y aurait contrat de travail » 4 . Les détenus, dans le cadre de leur activité professionnelle, « ne se trouvent pas dans une situation différente de celles des salariés ordinaires » 5 . En effet, les détenus sont bien contraints de respecter des horaires, les ordres et les instructions donnés, sous peine de se voir infligés des sanctions disciplinaires prévus à l’article R. 57-7 du CPP. A ce titre, l’ancien article D. 98 du CPP prévoyait des sanctions disciplinaires spécifiques aux fautes commises par le détenu dans le cadre de son travail. Le décret n°98-1099 du 8 décembre 1998 a simplement abrogé cet article. Le nouveau règlement intérieur type des établissements pénitentiaires, instauré par le décret n° 2013-368 du 30 avril 2013, ne prévoit pas non plus de sanctions spécifiques en la matière. Cependant, le détenu, qu’il travaille ou non, se trouve soumis aux règles disciplinaires générales prévues à l’article R. 57-7 précité. Il est donc indéniable que l’employeur (l’AP) est en capacité de « sanctionner les manquements » du détenu dans le cadre de sa prestation de travail.
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Entre paroles d’adultes et paroles de jeunes : Le dialogique dans la presse d’actualité adressée aux jeunes

Entre paroles d’adultes et paroles de jeunes : Le dialogique dans la presse d’actualité adressée aux jeunes

de cinéma, etc.) alors que les paroles des jeunes sont, elles, en rapport à l’instance citoyenne dite en herbe (jeunes locuteurs représentés). Nous souhaitons montrer par cette étude comment se manifeste le dialogisme dans les discours sélectionnés et dans quelle mesure il participe à la dimension argumentative de ceux- ci, notamment à une dimension argumentative de didacticité. Ce travail a pour objectif second de réfléchir à la représentation du jeune construite médiatiquement : jeune qui n’est pas encore en droit de voter, mais qui est un futur citoyen. Nous tenons particulièrement à être attentifs à la manière dont le discours de l’autre participe à la socialisation et la moralisation des jeunes ciblés. Enfin, nous essayerons de répondre à la question de savoir si cette rhétorique contribue à l’apprentissage du débat argumentatif.
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Paroles données, paroles rendues. La marche collective comme écriture du projet urbain

Paroles données, paroles rendues. La marche collective comme écriture du projet urbain

Vient alors le travail d’organisation spatio-temporelle des marches et de répartition des personnes disponibles dans les groupes. Du premier point de vue, il faut varier les horaires, les jours de la semaine et du week-end, les points de départ et les trajets en fonction du nombre de groupes possibles. Du second point de vue, se pose la question suivante : faut-il faire marcher ensemble ceux qui entretiennent un même rapport au lieu (les habitants avec les habitants, les techniciens avec les techniciens, les élus avec les élus, etc.) ou au contraire les mélanger au sein d’une même marche ? Nous avons testé les deux façons, chacune a ses avantages et ses inconvénients. Dans les groupes homogènes, la parole peut apparaître en certain cas « plus libre » que dans des groupes hétérogènes, où des rapports de domination peuvent apparaître 7 . Mais de tels rapports peuvent au contraire disparaître, permettant de plaider exactement l’inverse : quand la marche « prend », c’est-à-dire quand les marcheurs jouent le jeu d’une certaine égalité de parole et d’une écoute réciproque, quand nous sommes assez nombreux pour que les choses s’énoncent tour à tour ou même simultanément, alors les échanges
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