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Parcours d'insertion de jeunes en difficulté

Parcours d'insertion de jeunes en difficulté

• Dans le cadre de la rédaction des portraits, les conseillers des Missions Locales et PAIO et ceux qui ont procédé à la relecture se sont attachés à utiliser ce vocabulaire pour montr[r]

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L’importance de la résilience (assistée) dans le processus d’insertion des jeunes en difficulté

L’importance de la résilience (assistée) dans le processus d’insertion des jeunes en difficulté

40 jeunes en situation de handicap (ici l’incapacité intellectuelle) à leur insertion sociale et professionnelle. Par ailleurs, une recherche a été réalisée à propos de la résilience d’élèves décrocheurs inscrits en Mission Locale (Petit, 2014). Cette recherche, bien qu’elle mobilise le concept de résilience au sein de la Mission Locale, le public auquel elle s’intéresse diffère du nôtre car concerne des élèves en situation de décrochage. Une autre recherche se rapproche de la nôtre par la notion de résilience, de l’accompagnement par une structure associative et de personnes en grande difficulté d’insertion (Charreire-Petit, S., Cusin, J. ,2014). Néanmoins, cette étude qui interroge le rôle de tuteur de résilience à travers le cas d’une structure associative, par l’accès à l’emploi durable de personnes en grandes difficultés d’insertion professionnelle est centrée sur le rôle de l’entreprise dans son statut de tuteur de résilience, en cela elle se distingue de notre étude. Anaut (2015) admet que l’insertion sociale puisse être considérée comme un élément de réussite et de dépassement de l’adversité. Elle envisage son approche sous le terme de compétence sociale qui englobe les activités socialisées, les relations sociales, les résultats scolaires et l’insertion professionnelle. Comme nous l’avons abordé précédemment, le terme social semble limiter et restreindre la notion d’Insertion, son processus et son résultat. Car si le sujet est à prendre dans sa globalité, le résultat de l’insertion est et reste l’accès à l’emploi, dans la mesure des capacités du sujet.
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Faut-il subventionner le permis de conduire des jeunes en difficulté d'insertion ?

Faut-il subventionner le permis de conduire des jeunes en difficulté d'insertion ?

8 3. Le protocole de l’évaluation L’expérimentation « 10 000 permis pour réussir » a été lancée par le Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse durant l’été 2009 sous la forme d’un appel à projets destiné à l’ensemble des structures en contact avec des jeunes en difficulté d’insertion pour leur proposer de construire des projets innovants d’accompagnement et de subvention afin de les aider à passer leur permis de conduire. 58 dossiers ont été retenus par le jury et ont fait l’objet d’une contractualisation. Les porteurs de projets sont pour l’essentiel des groupements de missions locales, des associations d’aide aux jeunes ou des collectivités territoriales en contact avec des missions locales, ainsi que quelques auto-écoles associatives. Les projets couvrent un nombre de jeunes variable, de quelques dizaines à plusieurs centaines. Pour l’évaluation, il a été décidé de distinguer les institutions dont le projet concerne moins de 100 jeunes et celles qui concernent au moins 100 jeunes. Il y a au total 30 institutions du deuxième type et 28 institutions du premier type qui ont répondu à l’appel à projet. L’évaluation quantitative ne concerne que les 30 institutions qui étaient en relation avec plus de 100 jeunes. Ces institutions fédèrent au total 154 structures différentes sur l’ensemble du territoire français métropolitain. Ces structures, essentiellement des missions locales, sont dispersées sur le territoire métropolitain (carte 1) et sont situées dans des contextes socio-économiques variés (des zones rurales aux tissus urbains les plus denses). Chaque structure accompagne localement de 8 à 150 jeunes. Au total, près de 6000 jeunes sont suivis par l’ensemble des 30 porteurs de projets et sont considérés dans le protocole de l’évaluation.
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L’importance de la résilience (assistée) dans le processus d’insertion des jeunes en difficulté

L’importance de la résilience (assistée) dans le processus d’insertion des jeunes en difficulté

Lorsque nous avons rencontré les jeunes dans le cadre de notre recherche, nous avons fait le choix de leur présenter la seule grande ligne de notre recherche, à savoir que nous réalisions une étude relative au processus d’insertion des jeunes suivis en Mission Locale. Nous avons questionné l’importance de l’insertion, par le biais de la résilience assistée, à partir de plusieurs concepts : du traumatisme, de la résilience, de la résilience assistée et du processus d’insertion. L’ensemble de ces concepts théoriques nous ont permis, à travers une recherche empirique, de démontrer que l’insertion pouvait constituer un facteur de résilience chez un sujet en difficulté. De plus, dans le cas de difficultés importantes, elle nous a permis de repérer l’importance que joue la pratique de la résilience assistée dans le processus d’insertion du jeune. Période transitoire du passage de l’enfance ou l’adolescence à l’âge adulte, (certes, l’âge adulte est un terme trop flou et éventuellement trop peu approprié à une réalité sociétale actuelle, mais il peut néanmoins désigner l’accès à l’autonomie du sujet), l’insertion doit permettre au sujet de s’émanciper, d’accéder à une certaine autonomie et de devenir un sujet autonome à part entière, ce en quoi l’insertion constitue un facteur de résilience. Si pour certains, « l’insertion n’insère pas » (Noël, 1991 in Castra, 2003), on ne peut ignorer la nécessité et l’importance pour certains sujets de bénéficier d’un accompagnement professionnel et social dans leur processus d’insertion. De plus, dans les cas où l’accompagnement dans le processus d’insertion ne présente pas de réussite effective et immédiate par un accès à l’emploi, on peut supposer qu’il permette aux sujets en difficulté de développer une certaine socialisation, de voir leur estime de soi valorisée à travers des expériences professionnelles et sociales réussies et on ne peut réfuter l’hypothèse que l’ensemble de ces points positifs nécessaires à l’insertion, mûrissent et soient remobilisés ultérieurement par le sujet.
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La conception que les jeunes mères en difficulté d’adaptation se font d’elles-mêmes à la lumière du parcours de vie dans lequel elles évoluent

La conception que les jeunes mères en difficulté d’adaptation se font d’elles-mêmes à la lumière du parcours de vie dans lequel elles évoluent

2. LES PISTES DE RECHERCHE Quelques avenues de recherche se dessinent à la suite de la présente recherche. D’abord, il serait intéressant de mieux comprendre les perceptions des jeunes mères en difficulté sur leur concept de soi au fil du temps. De futures recherches longitudinales pourraient examiner la réconciliation complexe entre le passé, le présent et l’avenir que doivent affronter ces jeunes mères en difficulté, vulnérables et déterminées, alors qu’elles naviguent dans ce processus de recherche identitaire au début de l’âge adulte. En particulier, des recherches sur le processus de formation de l’identité et sur les facteurs qui influencent la connaissance de soi de cette population au fil du temps seraient nécessaires. Bien que certaines recherches aient été menées dans ce domaine auprès des mères adolescentes afro- américaines de manière plus générale (par ex. Apfel et Seitz, 1996), une attention particulière devrait être accordée au processus de formation de l’identité au cours de cette phase d’exploration de la période du jeune adulte (Arnett, 2004). Ainsi, il serait intéressant d’entreprendre des recherches longitudinales, qui intègreraient les réflexions narratives des participantes, et d’autres événements ou tournants dans la vie des jeunes mères, outre que le seul épisode de maternité. Cela pourrait ajouter de la valeur et des idées clés pour expliquer pourquoi certaines jeunes mères sont capables de vivre une vie stable et de se décrire de manière positive, en dépit de leur parcours de vie difficile, alors que d’autres ont plus de difficulté à se mobiliser à partir de leurs expériences adverses.
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Le volontariat européen dans le parcours d’insertion des jeunes

Le volontariat européen dans le parcours d’insertion des jeunes

CONCLUSION À travers cette étude sur la place du volontariat dans le parcours d’insertion des jeunes, plusieurs aspects peuvent ressortir. Tout d’abord, c’est dans les motifs d’engagement dans un SVE que se différencient les jeunes. Le niveau d’études a un fort impact sur les modes d’investissement dans un SVE. Mais c’est également le domaine d’études qui conduit les jeunes vers ce dispositif, soit à des fins professionnelles, soit à des fins personnelles. La période d’incertitude à laquelle font face les jeunes est cependant le seul motif commun qui pousse les jeunes vers un service volontaire européen, que cette période de transition soit anticipée ou que celle-ci soit subie par les jeunes. La qualité des relations sociales développées dans cette expérience a un fort impact sur les poursuites après un SVE. Le SVE est unanimement reconnu par les volontaires comme favorisant leur épanouissement personnel. C’est du point de vue professionnel que cette expérience se présente différemment selon les volontaires. Elle présente des apports professionnels et a un impact sur l’insertion dans l’emploi en dotant les jeunes d’un capital social « européen », sur lequel ils peuvent s’appuyer pour trouver une voie professionnelle. Cependant, ce capital est mobilisé par des jeunes ayant un niveau d’études élevé et des compétences à créer leur propre emploi. Les tuteurs SVE et l’encadrement prennent une grande importance dans ce cadre. Ils contribuent à accompagner les jeunes, notamment les JAMO, dans la mobilisation de l’information et du réseau pour favoriser leur insertion. Ces derniers, indécis et en recherche d’une voie professionnelle, décrivent alors cette expérience en termes d’acquis personnels. C’est dans une prise d’autonomie et une rupture avec le milieu social d’origine que cette période est définie dans leur parcours. C’est pourquoi nous avons qualifié cette expérience de « déclencheur ». Le SVE motive le jeune dans un projet professionnel en le socialisant à une nouvelle sphère. Le partage de cette expérience avec d’autres jeunes est alors primordial pour le bon déroulement du volontariat. Cependant, les relations sociales (avec les autres volontaires, les responsables SVE, les formateurs, etc.) développées dans le capital social que propose le SVE, associées à la connaissance d’un dispositif, doivent être perçues positivement pour que le SVE ouvre de nouvelles voies aux jeunes. Ce sont moins les objectifs du projet que les relations avec les acteurs du dispositif qui motivent les jeunes vers un nouvel engagement professionnel ou personnel. Quelles seraient alors les conditions d’une perception positive de la relation avec les acteurs du SVE selon les différents motifs d’engagement dans un SVE ?
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Reconnaître la souffrance des jeunes faute de leur trouver un emploi ? <br />La médicalisation et la psychologisation des jeunes en difficulté

Reconnaître la souffrance des jeunes faute de leur trouver un emploi ? <br />La médicalisation et la psychologisation des jeunes en difficulté

L'objectif initial était de réaliser une « approche globale » des difficultés d'insertion prenant en compte deux dimensions complémentaires : une action individualisée auprès de jeunes venus en consultation (aide personnalisée, suivi et orientation, etc.) d'une part, et une mobilisation de l'ensemble des acteurs locaux concernés par l'emploi et l'insertion professionnelle des jeunes (responsables ANPE, chefs d'entreprise, associations, etc.) d'autre part. Mais ces structures ont surtout été pensées comme des lieux d'accueil pour un public en difficulté et les prescripteurs d'emploi que sont les chefs d'entreprise se sont peu investis (Wuhl, 1996). L'action individuelle a été privilégiée par rapport à une action sur la structure d'offre d'emploi locale et le travail des missions se résume surtout en une tentative pour adapter les jeunes consultants aux normes du marché du travail. Pour cela, la médecine et surtout la psychologie clinique sont de plus en plus mises à contribution. La santé des jeunes, l'accès aux soins et la « souffrance psychologique » font l'objet de débats de travaux, et d'expériences de plus en plus nombreux dans le cadre des missions locales. « Selon la délégation interministérielle à l'insertion des jeunes, plus de la moitié des missions locales mènent aujourd'hui des actions très variées autour du « mal-être » des jeunes : activités sportives, ateliers de relaxation ou de travail autour de l'image de soi, groupes de paroles, aides, jusqu'à la tenue de consultations médicales » 2 . Certaines missions locales ont ainsi
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Insertion des jeunes issus de quartiers sensibles : les hommes doublement pénalisés

Insertion des jeunes issus de quartiers sensibles : les hommes doublement pénalisés

Au sein de chacune des cohortes, les jeunes des quartiers classés en zone urbaine sensible, en moyenne moins diplômés que les autres jeunes urbains, apparaissent structurellement plus expo- sés aux variations de conjoncture économique. Le fonctionnement du marché du travail français tend en effet à favoriser les individus les plus di- plômés dans l’accès à l’emploi. Dans ce contexte, les parcours d’insertion des jeunes des quartiers classés Zus sortis en 2007 portent nettement les marques de la crise économique. Entre les co- hortes 1998 et 2007, la part de ceux exposés plus d’un an au chômage augmente de 11 points (de 24 % à 35 %), la part de ceux en emploi trois ans après la sortie de formation baisse de 12 points (de 73 % à 61 %) (cf. tableau 1 ci-contre). Seule évolution plus favorable : la précarité des contrats de travail, certes déjà très forte, n’augmente pas pour les jeunes des quartiers et tend à rapprocher, sur ce point-là, leurs conditions d’emploi de celles des autres jeunes urbains.
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Les jeunes ouvriers et la « formation tout au long de la vie » : promotion ou insertion ?

Les jeunes ouvriers et la « formation tout au long de la vie » : promotion ou insertion ?

n’a pas été sans effet au regard de leur certification. Sans qu’on puisse dire précisément si elle a amélioré leur niveau de formation, on constate que 24 % des jeunes ouvriers ayant suivi une formation postscolaire ont obtenu un diplôme de l’Éducation nationale ou d’État depuis la fin de leurs études (contre 5 % seule- ment parmi ceux qui n’en ont pas suivi). Dans 44 % des cas, il s’agissait alors d’un CAP. Hormis ces diplômes nationaux, 12 % d’entre eux déclarent également avoir obtenu un titre délivré par une branche professionnelle (contre 5 % pour les autres jeunes ouvriers). La formation postscolaire a donc pu fournir une nouvelle qualifi- cation à un tiers de jeunes ouvriers. Mais elle n’a vraisemblablement pas suffi à sortir du chômage ceux qui y étaient. Les jeunes ouvriers ayant achevé une formation postscolaire depuis 1992 (principalement comme demandeurs d’emploi) sont plus souvent au chômage en mars 1997 que les autres jeunes ouvriers (26 % contre 14 %). Ils sont également deux fois plus souvent intérimaires (6 % contre 3 %). Mais peut-être leur situation serait-elle plus défavorable encore s’ils n’avaient pas suivi ces formations. Sans aborder la délicate question de la mesure de l’efficacité des stages de formation (Demazière, 1995), on peut comprendre, au regard de ces chiffres, que les jeunes ouvriers ayant bénéficié de ces formations conçoivent leurs débuts sur le marché du travail avec davantage de pessimisme. En effet, 71 % d’entre eux trouvent que leur parcours professionnel a été plutôt difficile (contre 50 % des autres jeunes ouvriers). 48 % d’entre eux déclarent aussi être plutôt inquiets pour leur avenir professionnel (contre 40 %). Et ils ont majoritairement intégré l’idée qu’ils doivent reprendre des études pour progresser professionnellement (53 % contre 39 %). La formation a pour eux toutes les chances d’être perçue comme un impératif personnel, d’autant plus pressant qu’ils ont déjà souvent été classés comme mauvais élèves par l’institution scolaire, et étiquetés comme « bas niveau de qualification » par les professionnels de l’insertion.
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Quand le sport (dés)oriente les parcours des jeunes

Quand le sport (dés)oriente les parcours des jeunes

L’analyse du modèle probabiliste portant sur l’intérêt pour la filière STAPS met en valeur deux variables (modèle 2, tableau 13). En effet, en cohérence avec la domination masculine qui caractérise la filière STAPS, les lycéens sont significativement plus enclins à être intéressés. Mais c’est surtout le rapport au sport qui impacte fortement l'attrait pour cette filière à travers la pratique d'une activité sportive (Érard, Louveau, 2016a, 2016b ; Danner et al., 2016). L’ajout d’une mesure appréciant l’ampleur du capital sportif apparaît très déterminant : plus la pratique est intensive, plus l’attirance pour la filière STAPS augmente, avec une probabilité multipliée par 1,8 à chaque niveau d’intensité franchi. Ce modèle explique 27 % des projections vers les STAPS et conforte ainsi l’hypothèse selon laquelle une orientation vers le supérieur pourrait aussi s’appuyer sur des critères extra-scolaires. D'autant plus que les autres variables sociales et scolaires ne s’avèrent pas déterminantes pour expliquer l'attrait de la filière STAPS, alors qu'elles exercent un effet certain sur la décision de poursuivre des études au-delà du baccalauréat (modèle 1). Les verdicts scolaires, qui sont largement intervenus pour leur orientation vers la voie professionnelle, ne sont pas les seuls à façonner la vie de ces jeunes. Ainsi, des pratiques extra-scolaires telles que le sport (pratiqué plusieurs fois par semaine et sous forme compétitive) sont en mesure de constituer des ressources mobilisables, qui viennent contrecarrer la vision déterministe souvent associée à ces élèves et qui les prédestinent à une insertion rapide ou tout au plus, et pour une rare élite, à une inscription en cycle court dans les sections de technicien supérieur. Pour approfondir cette réflexion, le dernier modèle propose de prendre en considération le projet professionnel des jeunes en opposant ceux qui envisagent de centrer leur avenir autour du sport et les autres.
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Quelle deuxième chance pour les jeunes en difficulté ?

Quelle deuxième chance pour les jeunes en difficulté ?

Ensuite, les grandes orientations poli- tiques, de par leur dispersion et leur manque de continuité dans le temps, ont abouti à un émiettement des actions. Une multitude d’acteurs inter- vient dans l’accompagnement vers l’insertion durable : organismes partici- pant au service public de l’emploi ; structures de l’insertion par l’activité économique ; collectivités territoriales ; opérateurs de formation ; organismes privés… Ces acteurs et les dispositifs qu’ils déploient constituent un véri- table « millefeuille de la deuxième chance ». Si cette profusion présente l’avantage d’une variété des actions disponibles, son excès pose le pro- blème de l’incohérence et de l’illisibi- lité du champ de la prise en charge des jeunes éloignés de l’emploi de qualité. En fait, personne ne s’y retrouve, à commencer par les jeunes
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Y a-t-il un âge en politique ? Parcours de jeunes maires en France

Y a-t-il un âge en politique ? Parcours de jeunes maires en France

Pour ceux qui font le choix de maintenir le directeur général des services, c’est d’abord la continuité des services qu’il s’agit de préserver, même s’ils sont conscients des difficultés à instaurer de nouvelles pratiques et à impulser une dynamique différente de celle du prédécesseur. Celle-ci passe par la transmission d’une mémoire orale considérée plus fiable que les écrits laissés dans certains dossiers poussiéreux, comme cela a été exprimé par ce maire d’une ville de 4 000 habitants de la région parisienne : « J’ai fait le choix de garder notre secrétaire général qui était en fonction depuis 1993. J'avais quand même une continuité. Au niveau administratif, j’avais la continuité du savoir des dossiers, et cela m'a été extrêmement précieux. Cela m’a permis de m'appuyer, tout en gardant l'engagement politique qui a été mis à mon programme, sur des compétences éprouvées et avec une mémoire. On se rend compte quand même, notamment dans les plus petites communes (encore qu’elle n’est pas minuscule) que la mémoire est encore très orale, très peu écrite, très peu organisée. Elle l’est dans les archives, mais globalement, si vous voulez savoir quelle est la genèse d'un projet quand on construit un bâtiment, ce n’est pas en allant retrouver les plans que vous verrez bien aux archives. L'historique, l'histoire, la difficulté, tous ces enjeux, vous allez trouver une personne qui l'a vécu, parce qu’à l’époque, les comptes rendus des conseils municipaux dans nos communes, c'était très succinct. Il y a très peu de retranscription des débats et des échanges. La matière première, la vraie matière, la matière du savoir est donc dans l'oral, et si vous n'avez pas ça, ça peut être très compliqué pour comprendre pourquoi certaines décisions ont été orientées de cette manière-là. » (27 ans, Île-de-France, 4 000 habitants.)
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Le Service Civique, un atout pour les parcours des jeunes

Le Service Civique, un atout pour les parcours des jeunes

Concernant le projet professionnel ou de formation, cette expérience a confirmé celui de 46 % des anciens volontaires, mais ils ne sont que 20 % parmi les non-diplômés et 36 % parmi les titulaires du brevet des collèges à faire cette déclaration (contre 43 % des bacheliers du professionnel et 53 % des bacheliers de filières géné- rales). Concernant les situations vécues, bien que les non-diplômés et peu diplômés soient davantage en emploi et moins en recherche après le Service Civique qu’avant, ils restent plus concernés par la recherche d’em- ploi que les volontaires plus diplômés (voir graphique 3, ci-contre). Le niveau de formation initiale d’un jeune sans expérience professionnelle reste un facteur prépondérant dans l’accès rapide et durable à l’emploi [9]. Le Service Civique semble favoriser l’accès à l’emploi des anciens volon- taires et, s’il n’abolit pas les inégalités sociales, il contribue à les réduire. Cette expérience est notamment un atout pour l’insertion professionnelle des jeunes peu ou pas diplômés, dont le parcours est davantage marqué par des périodes de chômage.
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Politiques d'emploi et insertion des jeunes diplômés en Algérie

Politiques d'emploi et insertion des jeunes diplômés en Algérie

En outre, selon Gayraud et al. (2011) la licence a constitué un nouvel enjeu pour les universités, en ce sens que les filières traditionnelles se sont mises aussi à proposer de nouveaux parcours et diplômes professionnalisants, à la fois pour ne pas disparaître et répondre à une demande de qualification de la part des étudiants pour se protéger contre le chômage et la déqualification. Le partenariat avec des intervenants extérieurs et l’ouverture sur l’environnement économique dans le renouvellement de l’offre de formation professionnalisante est également une constante (Gayraud et al., 2009). Sur fond de crise économique, la professionnalisation encouragée entre autres par la réforme LMD « s’impose aujourd’hui comme la norme » (Erlich et Verley, 2010 : 86), notamment dans la hiérarchisation des formations et la sélection accrue des publics étudiants. Cependant, la traduction concrète de cette norme dépend toujours des conditions locales de son introduction. Lors du séminaire euromaghrébin sur l’élargissement de la « réforme LMD » au Maghreb, l’Agence Universitaire Francophone (AUF, 2004 : 9) estimait que chaque région doit « s’approprier le système L-M-D » et « inventer sa propre vision car ce système, s’il a bien vocation à être partagé, …à être compatible, n’a pas à être exactement le même partout ». Pour le responsable de la délégation de recteurs algériens présente au séminaire il s’agissait de bénéficier de l’expérience européenne en général et française en particulier de la professionnalisation et du système LMD, dans le cadre d’un partenariat international, pour rénover le système d’enseignement supérieur, mieux « gérer les flux » et introduire « une qualification professionnelle dans les deux paliers [licence et Master] des cursus de formation, à l’effet d’une insertion rapide des diplômés universitaires dans le marché de l’emploi ».
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Le non-recours chez les jeunes. Deux parcours de vie

Le non-recours chez les jeunes. Deux parcours de vie

La non-connaissance joue un rôle majeur pour Joséphine Les portraits de Joséphine et Marco peuvent être analysés sous l’angle du non-recours. Comme c’est le cas pour de nombreux jeunes, la non-connaissance se retrouve dans les parcours de Joséphine et de Marco. Elle joue un rôle fondamental pour Joséphine. En effet, celle-ci découvre l’existence de la mission locale près de trois ans après avoir décroché du système scolaire. Manifestement, Joséphine ne s’imaginait pas qu’il puisse exister une structure publique susceptible de l’accompagner et de la soutenir dans ses projets. A l’écouter, aucune structure croisée sur son passage ne l’aurait sensibilisée ni même informée sur la question. En tant que jeune adulte, Joséphine n’avait pas conscience d’avoir des droits à l’insertion et à la formation. Elle apprend donc à se débrouiller par ses propres moyens. Elle finance deux années de formation et son permis de conduire en puissant dans ses économies personnelles et en empruntant à ses parents.
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Le non-recours chez les jeunes - Deux parcours de vie

Le non-recours chez les jeunes - Deux parcours de vie

Le parcours de Marco est aussi touché par la non-connaissance. Alors qu’il a trouvé une place qui lui convient en tant qu’ouvrier dans une usine, un accident de la vie rompt brutalement sa trajectoire d’insertion. Marco se retrouve sans emploi et exclu du droit au chômage. Lorsqu’on oppose un refus à sa demande de droits, il ressent un profond sentiment d’injustice mais préfère garder le silence. Il se sent livré à lui- même. Marco raconte qu’il ignorait tout des possibilités de recourir à l’aide sociale et que cela l’a conforté dans ses représentations négatives sur le CPAS. De son point de vue, le CPAS était destiné aux personnes à la rue. En tant que jeune adulte, il ne se sentait pas concerné par ce type d’offre sociale.
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Insertion professionnelle, socialisation des jeunes français « sans qualification » et formation par alternance : Les dispositifs d’« insertion par l’activité économique » en question

Insertion professionnelle, socialisation des jeunes français « sans qualification » et formation par alternance : Les dispositifs d’« insertion par l’activité économique » en question

30 À ce stade, nous convenons que l’appellation « jeunes sans qualification » cache en réalité une grande hétérogénéité d’histoires de vie aux écueils variés. Sont ainsi catégorisés des jeunes dont le manque de qualification complexifie le parcours d’insertion professionnelle. Or l’éloignement de l’activité économique est susceptible de générer rapidement de la désaffiliation sociale, une marginalisation qui progressivement amenuise les chances de trouver un emploi. Parce que ces dimensions (sociale et professionnelle) sont intimement liées, aucun dispositif favorable à l’insertion des jeunes ne peut s’en tenir à la résolution d’un seul facteur de handicap. Il ne s’agit plus de la seule insertion professionnelle sur le marché du travail, mais d’une insertion sur la scène sociale commune et légitime. Dans quelle mesure les dispositifs existants d’ « insertion par l’activité économique » peuvent-ils briser le cycle de l’exclusion ?
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Adolescence en difficulté, insertion quand même

Adolescence en difficulté, insertion quand même

La situation de jeunes adultes cinq ans après la fin de leur prise en charge par l'Aide sociale à l'enfance et la Protection judiciaire de la jeunesse.. Denise Bauer, Patrick Dubéchot e[r]

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Quartiers défavorisés : relégation pour certains jeunes, insertion sociales et professionnelle pour d'autres

Quartiers défavorisés : relégation pour certains jeunes, insertion sociales et professionnelle pour d'autres

par mois, contre seulement 23 % pour les jeunes restés chez leurs parents en ZUS. Néanmoins, ils semblent encore en partie attachés à leur famille d’origine – sinon dépendants de celle-ci. En effet, la très grande majorité d’entre eux est restée dans le voisinage du domicile parental, subissant certai- nement les contraintes du marché du logement et anticipant peut-être des diffi cultés professionnelles ultérieures et les aléas possibles de leur situation familiale (une personne sur dix se retrouvant plus tard en situation de famille monoparentale). Les ZUS sont aussi des territoires dont on peut sortir. Pour preuve, les 19 000 jeunes qui y ont fait leurs études et qui sont partis s’installer ailleurs lorsqu’ils ont quitté leurs parents (profi l 3). Ces jeunes se dis- tinguent de tous ceux restés en ZUS par leur profi l scolaire (plus diplômés), par leur famille d’origine (moins souvent d’origine immigrée ou d’origine ouvrière), par leur famille ultérieure (plus souvent en couple) mais aussi par leur parcours professionnel. Ils ne sont que 18 % à avoir connu à la fois la pré- carité des emplois et les limitations salariales (contre 27 % de ceux restés en ZUS). Ces jeunes ne sem- blent donc pas défi nitivement « marqués » par leur passage en ZUS. Avoir grandi dans un tel territoire ne les a pas « condamnés » à la précarité. En 2005, 77 % d’entre eux déclarent être dans une situation qui leur convient, proportion quasiment identique à celle observée pour les autres jeunes urbains. Les ZUS sont également un lieu d’accueil pouvant permettre à certains d’accéder à l’autonomie ré- sidentielle. Leur installation dans un tel territoire, parfois loin de chez leurs parents, a pu constituer l’unique solution à leur prise d’indépendance. Ainsi, par rapport aux jeunes ayant vécu en ZUS au cours de leur scolarité, ceux qui s’y sont instal- lés après leur départ du foyer parental et qui y sont toujours en 2005 présentent des caractéristiques
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Le CUI-CAE : une étape dans le parcours professionnel des jeunes ?

Le CUI-CAE : une étape dans le parcours professionnel des jeunes ?

L’objectif étant de recruter des personnes en difficulté d’insertion professionnelle, il n’y a pas vraiment de critères d’embauche définis en-dehors de l’éligibilité au CAE. Une première sélection a lieu selon les dates de dépôt des candidatures. L’interviewé explique alors qu’il s’attarde surtout sur la pertinence d’un tel contrat pour le projet professionnel de la personne. C’est-à-dire : que va lui apporter ce chantier ? Quelle est l’utilité de ce passage de six mois au sien de l’association ? Le niveau de diplôme ou de compétences dans le domaine du nettoyage, des espaces verts ou du bâtiment ne rentre pas du tout en compte. […] Les personnes sélectionnées sont vues en entretien. Lors de celui-ci, c’est leur projet professionnel qui est surtout évoqué : quel est leur parcours, quelles sont leurs attentes, le projet envisagé…
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