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Pancréatites aiguës graves en réanimation

Pancréatites aiguës graves en réanimation

- 146 - Or, ces traitements, dont l'intérêt n'a jamais été démontré, peuvent avoir des effets délétères par la baisse du flux sanguin pancréatique qu'ils génèrent. Ainsi, les anti-H2 ont été rendus responsables de déclenchements, voire d'aggravations d'une PA. Les anti-cholinergiques, le glucagon, la calcitonine ne sont plus préconisés. La somatostatine et son analogue de synthèse de plus longue durée d'action, l'octréotide, ont été plus récemment évalués. Administrés préventivement avant le déclenchement d'une PA chez l'animal, leur intérêt n'est pas démontré car inconstant, fonction du modèle étudié. Par ailleurs, lorsque l'on cherche à diminuer l'incidence des pancréatites post-CPRE, un effet délétère de la somatostatine est observé, puisque l'incidence des PA post-CPRE est multipliée par 10 sous somatostatine. Ces traitements seraient en effet des vasoconstricteurs splanchniques. Les études cliniques qui cherchent à évaluer la somatostatine dans la PA avérée se caractérisent par une très grande inhomogénéité de recrutements. Bon nombre de PA bénignes sont incluses. Lorsque sont extraites de la littérature les études les mieux conduites méthodologiquement, aucun bénéfice de la somatostatine n'est constaté. Les anti-sécrétoires n’ont donc actuellement aucune place dans le traitement de la PA [215, 216] .
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Les pancréatites aiguës en réanimation pédiatrique : étude rétrospective monocentrique multi-sites française

Les pancréatites aiguës en réanimation pédiatrique : étude rétrospective monocentrique multi-sites française

Au sein de notre cohorte, nous avons retrouvé une majorité de PA modérées classées dans ce sous-groupe en raison de la présence d’une défaillance le plus souvent hémodynam[r]

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Épidémiologie des intoxications aiguës en réanimation médicale au CHU d'Amiens en 2017-2018

Épidémiologie des intoxications aiguës en réanimation médicale au CHU d'Amiens en 2017-2018

Par ailleurs, l’étude américaine préalablement citée est basée sur des informations recueillies par les centres antipoison et regroupe par conséquent tous les types d’intoxications (médicamenteuses, phytosanitaires, alimentaires, volontaires, environnementales etc.) graves et non graves. Ainsi, dans cette étude, 65,5% des intoxications n’ont pas été orientées vers des centres hospitaliers, et seulement 4,8% ont été orientées vers des services de soins intensifs (David D. et al., 2018). Dans notre étude, le service de réanimation médicale étant un service de soin intensif, les intoxications étudiées dans cette étude sont sévères. Toutefois, les intoxications aiguës sévères admises dans d’autres services de réanimation CHU d’Amiens sur la même période (neuro-réanimation, réanimation chirurgicale, réanimation cardio- thoracique et vasculaire) n’ont pas été prises en compte. Cela constitue une limite à ce travail. Par ailleurs, les patients pour lesquels les intoxications étaient additionnelles à des tentatives de suicides physiques (pendaison, phlébotomie etc.) ou dues à des accidents de la voie publique n’ont pas été prises en compte.
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Épidémiologie des pneumopathies aiguës communautaires graves en Guyane : caractéristiques microbiologiques et cliniques

Épidémiologie des pneumopathies aiguës communautaires graves en Guyane : caractéristiques microbiologiques et cliniques

Cette étude permet d’attirer l’attention sur quelques caractéristiques. Parmi les PAC documentées (60%), S. pneumonia était identifié comme étant le principal agent causal des PAC graves en Guyane (1/3 des cas). L’étiologie virale est fréquente (22%), représentée majoritairement par le virus type Influenza (12%). Aucun cas de légionellose n’était identifié. La population atteinte de PAC graves était une population jeune (âge moyen 41 ans), avec des comorbidités statistiquement liées à la mortalité telles que l’âge, l’hypertension artérielle, l’éthylisme chronique et le tabagisme actif. La mortalité en réanimation était de 33% à 28 jours, avec comme facteurs liés à la mortalité la présence d’un choc septique (30%), d’un SDRA (53%) d’une insuffisance rénale aigüe (25%) et d’une défaillance neurologique (27%).
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Facteurs prédictifs de l’infection de nécrose dans les pancréatites aiguës : une étude observationnelle multicentrique

Facteurs prédictifs de l’infection de nécrose dans les pancréatites aiguës : une étude observationnelle multicentrique

43 Discussion des résultats L’infection de nécrose pancréatique dans les pancréatites aigues est une complication tardive, et un facteur prédictif majeur de mortalité. La présence de défaillance d’organe précoce est significativement associée avec la survenue d’infection de nécrose. Ces patients d’emblée plus graves ont probablement une sensibilité plus grande aux infections, aux translocations bactériennes secondaire à l’hypoperfusion digestive qui peut survenir en cas de défaillance hémodynamique (16). Dans notre cohorte, on retrouve 39% des patients avec une infection de nécrose, une incidence comparable à celle de l’infection de nécrose chez tous les patients avec une pancréatite aigüe nécrosante (29).
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Colchicine, intoxications aiguës et prise en charge

Colchicine, intoxications aiguës et prise en charge

médecins byzantins, la colchicine est toujours utilisée pour ses propriétés anti-inflammatoires notamment dans le traitement de la crise de goutte et dans d'autres pathologies à composante inflammatoire comme la fièvre méditerranéenne familiale ou encore la maladie de Behçet. La colchicine reste cependant prescrite avec prudence en raison de sa toxicité pouvant être responsable d'une intoxication potentiellement grave voire mortelle. Le surdosage en colchicine se caractérise par une atteinte multi-viscérale avec, dans les cas les plus graves, décès par défaillance cardiaque et/ou respiratoire. Bien que cette intoxication reste plutôt rare elle peut survenir suite à un défaut d'élimination, à l'ingestion d'une quantité massive de toxique ou encore à une interaction médicamenteuse. La prise en charge repose sur un traitement symptomatique puisqu'aucun antidote spécifique n'est disponible actuellement.
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Sauvetage, sécurité et réanimation

Sauvetage, sécurité et réanimation

Situation 1 But : pratiquer le protocole de réanimation. L’enseignant distribue un document comprenant les étapes du protocole à suivre. Les élèves disposent de cinq minutes pour tester la réanimation en piscine et se rappeler les différentes étapes importantes. Ensuite, par groupes de 4, chaque élève réalise les étapes de réanimation sur un mannequin. Après chaque démonstration, les observateurs (autres élèves) font leurs commentaires sous le contrôle de l’enseignant prêt à répondre aux questions. Cet atelier doit être interactif pour favoriser une participation active de tous et susciter un intérêt général.
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Personnes âgées et réanimation

Personnes âgées et réanimation

5.4. Qualité de vie La qualité de vie à long terme est probablement le meilleur critère pour juger de la pertinence des décisions (admission, LAT pendant le séjour en réanimation et sortie). Une altération fonctionnelle est associée d'une diminution de la qualité de vie(QV). Dans une étude réalisée au Royaume-Uni, la composante physique et mentale de QV ne s’est pas améliorée 12 mois après la sortie de réanimation [72]. D'autres études montrent que la QV semble similaire à celle de population plus jeune [73]. Dans notre étude ICE-CUB2, la QV évaluée 6 mois après l’admission était médiocre et plus basse pour la composante physique que mentale [69].
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Démembrement des pathologies aiguës de la hanche du sportif

Démembrement des pathologies aiguës de la hanche du sportif

Si la lésion touche la partie antérieure du labrum, la douleur survient lorsque l'examinateur impose à la hanche un mouve- ment combinant flexion, rotation externe, abduction suivi d'une [r]

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Consommation des antibiotiques en réanimation

Consommation des antibiotiques en réanimation

Les infections en réanimation imposent la mise en place d’un programme de surveillance des infections nosocomiales. Ce programme doit cibler des infections significatives sur le plan clinique, c’est-à-dire potentiellement graves et susceptibles d’être évitées. Surveiller des colonisations (urinaires, pulmonaires, etc.) ne présente en général pas beaucoup d’intérêt, consomme beaucoup de temps et peut conduire à des prescriptions inappropriées d’antibiotiques. En principe, on ne doit jamais traiter une colonisation. L’objectif ultime est bien la prévention des infections. De même, effectuer des prélèvements bactériologiques systématiques sans argumenter pour l’intérêt individuel des malades peut être source de confusion tant sur le plan de la surveillance épidémiologique que sur le plan thérapeutique [16].
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Volonté de non-réanimation

Volonté de non-réanimation

Qu’est-ce qu’une manœuvre de réanimation? Être réanimé ou recevoir des manœuvres de réanimation veut dire que les intervenants vont vous faire un massage cardiaque (compression thoracique) et la respiration artificielle à l’aide d’un tube inséré dans la bouche vers les poumons. Il est également possible qu’ils donnent des chocs au cœur à l’aide du défibrillateur.

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View of Insuffisances respiratoires aiguës

View of Insuffisances respiratoires aiguës

France 4 Réanimation médicale/Alpes‑Maritimes, CHU de Nice–hôpital de L’Archet, Nice, France Introduction : La persistance de polynucléaires alvéolaires apparaît être une source d’inflammation et de fibrose pulmonaire au cours du syn- drome lésionnel aigu et du syndrome de détresse respiratoire aigu. Le rôle joué par l’immunité adaptative lors de ces syndromes est méconnu. Nous avons caractérisé le phénotype lymphocytaire de patients présen- tant de tels syndromes et bénéficiant d’un lavage bronchioloalvéolaire. Patients et méthodes : Les échantillons de sang témoins étaient obtenus auprès de volontaires de notre service clinique, tandis que les lavages bronchioloalvéolaires étaient prélevés au cours de la prise en charge de patients atteints de syndrome lésionnel et de syndrome de détresse respi- ratoire aigu en réanimation médicale et chez des patients en cours de bilan de pathologies non inflammatoires en pneumologie (« patients témoins »). Les phénotypes lymphocytaires et monocytaires/macrophagiques étaient déterminés par cytofluorométrie utilisant concomitamment six couleurs. Le phénotype T régulateur était défini par la coexpression de CD25 et de FoxP3, les lymphocytes naïfs par l’expression de CD45RA et les mono- cytes/macrophages par l’expression de CD14. La prolifération cellulaire était détectée par l’expression nucléaire de Ki67 tandis que l’apoptose fai- sait appel à l’expression membranaire de l’annexine V.
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Les troubles digestifs graves induits par les neuroleptiques

Les troubles digestifs graves induits par les neuroleptiques

Elle serait un facteur de risque de survenue de troubles digestifs graves. En effet dans une étude française menée sur la base nationale de pharmacovigilance, 51,4% des patients ayant une colite ischémique étaient traités par une polythérapie de neuroleptiques. De plus, il a été rapporté que dans les cas d’iléus fatal, 55,6% des patients étaient également exposés à une association de neuroleptiques (41). Dans leur étude, Brooks et al constatent des taux de constipation significativement plus élevés chez 10% des patients traités par polythérapie de neuroleptiques versus monothérapie (42). Le résultat de ces études s’explique probablement par l’accumulation d’effets anticholinergiques, anti sérotoninergiques, anti dopaminergiques retrouvés chez ces patients traités par plusieurs neuroleptiques.
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Application en médecine générale des recommandations de la SPILF (2014-2015) concernant les cystites aiguës simples de la femme et les
infections urinaires masculines non graves en matière de prescription d’examens complémentaires et d’antibiotiques dans

Application en médecine générale des recommandations de la SPILF (2014-2015) concernant les cystites aiguës simples de la femme et les infections urinaires masculines non graves en matière de prescription d’examens complémentaires et d’antibiotiques dans la région Languedoc-Roussillon en 2018

Résultats Sur les 3485 médecins généralistes inscrits, 383 ont répondu au questionnaire, échantillon représentatif de la population médicale de la région. Pour les cystites aiguës simples, la bandelette urinaire n’est pas assez utilisée (44,4%). Un ECBU initial est plus souvent prescrit par les médecins des zones rurales (p=0,01). Si la fosfomycine et le pivmécillinam restent les traitements probabilistes choisis en première et seconde intention (respectivement 95,3% et 62,5%), la ciprofloxacine et l’amoxicilline – acide clavulanique gardent une place encore trop importante. Chez l’homme, l’ECBU initial était largement prescrit (91%) mais l’antibiothérapie rarement différée. Parmi les antibiotiques, la ciprofloxacine est choisie dans 77% de cas alors que des molécules restent prescrites à tort dans 23% des cas. L’étude des facteurs de risque montre de manière significative l’impact positif des formations complémentaires en Infectiologie.
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Epidmiologie des brlures graves admises en ranimation pdiatrique

Epidmiologie des brlures graves admises en ranimation pdiatrique

intervenants à respecter les règles d’asepsie au cours de gestes médicaux ou paramédicaux, et à indiquer une antibiothérapie prenant en considération l’écologie locale. 3.8 Antibiothérapie : En cas de suspicion d’infection, l’antibiothérapie doit être administrée dans les plus brefs délais. Elle doit être secondairement adaptée selon les résultats des cultures bactériologiques. La stratégie adoptée au service de réanimation pédiatrique vise à traiter le pyocyanique sauvage et/ou le SASM en mettant en route une association Céftazidime – Amikacine. Par ailleurs, en présence de facteurs d’acquisition du SARM (soins reçus dans d’autres structures sanitaires, tares associées, etc.), les glycopeptides seront également indiqués à fortiori lorsque le pronostic vital est mis en jeu [36].
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Infections à germes multirésistants en réanimation

Infections à germes multirésistants en réanimation

de prescription inadaptée lors d’infections nosocomiales et sur la durée totale du traitement antibiotique [149,155]. Raymond et al. ont étudié l’impact d’un schéma de prescription d’antibiothérapie empirique prédéterminé [149,156]. Les auteurs ont réalisé une étude unicentrique descriptive avant-après, d’une période de deux fois un an. Durant la première période, aucun protocole n’était mis en place. Il s’agissait de la période de base. L’étude a révélé une réduction de l’incidence des infections dues aux cocci à gram positif résistants (7,8 infections /100 admissions vs 14,6 infections/100 admissions, p<0,0001). Les infections dues aux bacilles à gram négatif résistants ont été aussi significativement réduites (2,5 infections/100 admissions vs 7,7 infections/100admissions, p<0,0001). Cette stratégie s’est également accompagnée d’un bénéfice en terme de mortalité en réanimation dûe à une infection : 2,9 décès/100 admissions vs 9,6 décès/100 admission, p<0,0001.
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Infection à Pseudomonas en milieu de réanimation

Infection à Pseudomonas en milieu de réanimation

une dénutrition, une corticothérapie au long cours, une insuffisance respiratoire ou une insuffisance rénale chronique [30], un cancer solide ou une hémopathie maligne [30,31], une séropositivité pour le VIH, surtout en cas de neutropénie, de taux de CD4<50/mm3, ou un traitement antérieur par cotrimoxazole [32,33], une transplantation d’organe ou de moelle[2,30], un taux de neutrophiles<500/mm3 [30], une rupture de la barrière cutanéomuqueuse et en particulier les brûlures graves [30], et surtout les procédures invasives comme les sondes vésicales pour les infections urinaires, les cathéters intravasculaires pour les bactériémies et les sondes d’intubation pour les pneumopathies nosocomiales chez les patients ventilés mécaniquement. Ces dispositifs altèrent les défenses naturelles de l’organisme et créent une brèche qui favorise la contamination de milieux normalement stériles. Ainsi, dans le cas des PAVM de réanimation, la mise en place d’une sonde d’intubation court-circuite les barrières anatomiques que sont le larynx et la glotte, annule le réflexe de toux et diminue l’efficacité du tapis mucociliaire. De plus, cette bactérie a la capacité d’adhérer aux matériaux qu’elle enrobe par un biofilm protecteur [5,19,27].
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Urgences traumatologiques graves en médecine générale libérale

Urgences traumatologiques graves en médecine générale libérale

MOTS CLEFS : Traumatologie, PHTLS, Médecine Générale, Libérale , Terrorisme -------------------------------------------------------------------------------------------------------------- Résumé : La traumatologie est un motif de consultation fréquent, aussi bien en médecine générale qu’aux urgences. Une étude menée sur 100 médecins généralistes libéraux du département des Alpes-Maritimes montre que ces derniers sont souvent mal à l’aise dans la gestion des gestes de techniques de traumatologie et dans la prise en charge des patients traumatisés graves mais particulièrement utilisateurs des formations complémentaires associées aux urgences traumatologiques.
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Les altérations neuropsychiatriques et neuropsychologiques dans la maladie de Graves-Basedow

Les altérations neuropsychiatriques et neuropsychologiques dans la maladie de Graves-Basedow

Dans les écrits scientifiques actuels, la majorité des h·avaux comporte des limites qui ne pem1ettent pas de trancher sur le débat existant À 1 'aide de tests neuro[r]

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Envenimations scorpioniques graves : Epidmiologie et facteurs  pronostiques

Envenimations scorpioniques graves : Epidmiologie et facteurs pronostiques

mais qu’elle constituait une fausse sécurité pour le malade : les patients recevant le SAS dans les centres de santé sont rassurés et ne font donc pas l’objet d’une surveillance. Par conséquent, son utilisation n’est pas recommandée, surtout en raison de l’impossibilité de son administration dans des délais courts à une large population. Bawaskar [87], Abroug [54] et Gueron [88] ont également pu démontrer qu’ils étaient capables de traiter des cas graves d’envenimation en se basant sur un traitement symptomatique codifié sans aucun recours à la sérothérapie. Tous ces auteurs déconseillent son utilisation .
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