Haut PDF La littératie en santé chez les personnes présentant des troubles mentaux graves

La littératie en santé chez les personnes présentant des troubles mentaux graves

La littératie en santé chez les personnes présentant des troubles mentaux graves

Le cadre de référence a permis, pour cette recherche, de mieux comprendre l’influence des divers facteurs intrinsèques et extrinsèques, d’intégrer les différentes dimensions et ainsi de comprendre la pertinence des questions de l’instrument de mesure principal utilisé dans l’étude. Le Core Individual Abilities of Health Literacy within the Healthcare Setting soutient que la LS englobe la sphère personnelle, le système de santé et le volet communautaire (Jordan et al., 2013), qui représentent des concepts clés pour décrire la LS chez les personnes présentant des troubles mentaux graves. Les professionnels de la santé, dont les infirmières travaillant dans la communauté peuvent s’inspirer de ce cadre de référence pour connaître les facteurs intrinsèques et extrinsèques qui sont modifiables chez la personne. Elles ont donc un rôle à jouer sur la LS en appliquant des actions concrètes sur certains facteurs par exemple la disposition physique des lieux, le soutien dans la communauté ou encore améliorer l’accès au système de santé. Par le fait même, les infirmières ayant une évaluation des capacités de la personne au niveau de la LS, pourront rapidement adapter leurs interventions éducatives afin de faciliter la compréhension de l’information.
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Les représentations sociales de la collaboration chez les intervenants sociaux du Centre jeunesse et des Centres de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean oeuvrant auprès des jeunes présentant des troubles mentaux

Les représentations sociales de la collaboration chez les intervenants sociaux du Centre jeunesse et des Centres de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean oeuvrant auprès des jeunes présentant des troubles mentaux

1.1 L'ampleur des TMchez les jeunes 7 1.2 Les conséquences des TM chez les jeunes et leurs proches 13 1.3 Les difficultés à reconnaître les manifestations des TM 16 1.4 Les difficultés r[r]

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Les habiletés de régulation émotionnelle comme mesures de désescalade dans la prévention active chez des adultes présentant une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l'autisme, des troubles graves de comportements et des problématiques de sa

Les habiletés de régulation émotionnelle comme mesures de désescalade dans la prévention active chez des adultes présentant une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l'autisme, des troubles graves de comportements et des problématiques de santé mentale

En ce qui a trait au soutien comportemental positif, McClean, Dench, Grey, Shanahan, Fitzsimons, Hendler et Corrigan (2005) ont mené une étude en Grande-Bretagne sur l'efficacité du Soutien Comportemental Positif (SCP) sur des personnes présentant une déficience intellectuelle et des troubles graves de comportements. Ont participé à cette étude 17 4 intervenants, dont 121 étaient les intervenants principaux d'un sujet et 132 usagers prenaient également part à la recherche. Chaque intervenant se devait de sélectionner un comportement problématique manifesté de façon régulière par leur usager. Une collecte de données sur la fréquence d'apparition du comportement de 8 semaines a été effecruée avant la mise en place de l'intervention SCP (niveau de base). Par la suite, l'intervention a été implantée pour une durée de trois mois. Suite à ses trois mois d'intervention, 81 % des usagers ayant participé au programme présentaient une amélioration modérée à importante de la manifestation des TGC, ce qui signifie une diminution de 30% à 70% de la fréquence d'apparition des TGC et pour certains même plus de 70%. Cela représente une amélioration cliniquement significative. De plus, cette étude comportait un groupe de 54 usagers qui vivaient en milieu institutionnel a pu bénéficier de l'implantation d'une intervention basée sur le SCP. Une diminution de 64,7% de la fréquence d'apparition des TGC a été observée ce qui est un score positif (McClean et coll . , 2005 cité dans LES PARTIES, E.C.A, 2013).
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L’adhérence au traitement pharmacologique comme élément de la gestion du risque chez les détenus présentant des troubles de santé mentale

L’adhérence au traitement pharmacologique comme élément de la gestion du risque chez les détenus présentant des troubles de santé mentale

48 conduite, introspection, plans, adaptation, traitabilité et certains items liés à des cas spécifiques (Crocker, 2007). Les items particulièrement intéressants pour le présent projet sont ceux associés à la santé mentale. Entre autres, les auteurs définissent l’état mental comme se rapportant aux symptômes des troubles graves de santé mentale, surtout en ce qui concerne les perturbations de la pensée et de l’affect (Crocker, 2007). Plus précisément, cela implique la présence de délires, d’hallucinations, de compulsions, de paranoïa, de troubles de la pensée, de confusion et de désorientation, de l’altération du jugement, de pensées bizarres ainsi qu’une mauvaise concentration. L’utilisation de substances est également un item pertinent étant donné sa relation à la non-adhérence et aux comportements violents, telle que mentionnée plus tôt. On parle ici d’un usage de substances ayant des effets négatifs sur l’individu ou sur son entourage, de consommation de substances illicites, d’absence de discernement, d’usage de substances vendues sous prescription ou non, du déni du besoin de traitement, de l’intoxication, d’une consommation hors de contrôle et d’une dépendance. Cela inclut donc la prise de médicaments qui n’ont pas été prescrits ou l’usage des médicaments prescrits autrement que de la manière recommandée par le médecin.
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Trouble mentaux graves, toxicomanie et violence : étude qualitative du point de vue des personnes contrevenantes

Trouble mentaux graves, toxicomanie et violence : étude qualitative du point de vue des personnes contrevenantes

conséquences sociales et économiques associées à l’usage répétitif et/ou excessif de substances intoxicantes. L’exclusion sociale et les difficultés économiques que rencontre la population aux prises avec cette double problématique furent mises en évidence lors d’études antérieures. À titre d’exemple, Dixon, Mcnary & Lehman (1995) ont observé que cette population entretient des relations familiales moins satisfaisantes que les individus qui ne présentent qu’un trouble grave et persistant. Todd et al. (2004) ont constaté qu’ils sont bien souvent exclus socialement, c’est-à-dire qu’ils demeurent seuls, qu’ils sont sans abris et sans emploi. Enfin, Richter, Eikelmann et Reker (2006) ont observé que la population aux prises avec un trouble de santé mentale grave est davantage victime d’exclusion que celle aux prises avec un handicap physique, tant au niveau de l’emploi, du revenu, qu’au niveau des relations intimes, surtout celle présentant un trouble comorbide lié à une substance. Toutefois, le lien entre ces difficultés financières et sociales et la violence manifestée envers autrui demeure encore peu exploré. De plus, les études ayant porté sur le sujet ont surtout été de nature quantitative. Elles visent à identifier les variables prédictives de la violence manifestée par les individus atteints d’un trouble de santé mentale grave et chronique, plutôt que de se concentrer sur les représentations qu'a l’individu de lui-même et ses interactions avec l'environnement dans lequel il se trouve (Haggard-Grann & Gumbert, 2005).
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L'irresponsabilité pénale au prisme des représentations sociales de la folie et de la responsabilité des personnes souffrant de troubles mentaux

L'irresponsabilité pénale au prisme des représentations sociales de la folie et de la responsabilité des personnes souffrant de troubles mentaux

Par Caroline Protais C’est à l’origine l’article 64 10 du code pénal de 1810 puis l’article 122-1 11 du nouveau code pénal de 1992 qui justifie l’appel à l’expert psychiatre par le juge en France. Sa mission dans le cadre de l’expertise est d’évaluer l’état du discernement et du contrôle de l’individu au moment de son crime. Si ces deux fonctions sont estimées comme abolies (alinéa 1 de l’article 122-1) au moment des faits, la personne est estimée irresponsable de ses actes. Si elles sont estimées seulement altérées (aliéna 2), la personne demeure responsable et donc punissable. C’est précisément au cœur de cette distinction que se serait logée la tendance à responsabiliser des personnes présentant des troubles psychiques graves à l’heure actuelle (Zagury, 2001). D’autres causes sont néanmoins invoquées, laissant penser que la tendance interviendrait bien antérieurement aux années 1990. Certains questionnent l’impact d’un mouvement psychanalytique vantant les vertus thérapeutiques de la peine, mais également une certaine idéologie humaniste souhaitant redonner une citoyenneté au malade mental via l’attribution de sa responsabilité pénale (Dubec, 2001, Chaumont, 1998). D’autres, le manque de lits d’hospitalisation temps plein en psychiatrie (Zagury, 2001). Cette carence conduirait un certain nombre de professionnels à responsabiliser certains patients face auxquels ils se sentent démunis dans le cadre d’une prise en charge psychiatrique du fait de leur dangerosité (Rosinelli, 2001). D’autres enfin pointent une plus grande attention portée à la victime (de Beaurepaire, 2004 ; Gravier, 1995) et son désir de « réparation » face au crime commis par une personne présentant des troubles mentaux.
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Perspectives d'intervenantes sur les pratiques d'intervention à privilégier auprès des femmes victimes de violence conjugale et présentant des troubles mentaux modérés

Perspectives d'intervenantes sur les pratiques d'intervention à privilégier auprès des femmes victimes de violence conjugale et présentant des troubles mentaux modérés

15 Certains auteurs soutiennent que lorsque l’ensemble des conditions qui facilitent la violence conjugale est négligé, les modèles d’intervention ne tiennent pas pleinement compte de l’ensemble des besoins de la femme (Goodman et Espstein, 2008). Plusieurs intervenants croient que les modèles d’intervention doivent se concentrer davantage sur les défis majeurs que vivent les victimes de violence conjugale : dépendance économique, manque de logement, chômage, isolement de la famille et de la communauté. À l’opposé, d’autres professionnels considèrent que les modèles qui incorporent tous ces problèmes dépassent les limites du champ de pratique de la santé mentale, même s’ils reconnaissent que le bien-être émotionnel des femmes ne peut pas s’améliorer sans porter attention aux conditions matérielles et sociales. Les théoriciens et praticiens Grigsby et Hartman (cités dans Goodman et Espstein, 2008) expliquent que le fait de demander aux thérapeutes en santé mentale de reconnaitre les obstacles auxquels les femmes font face dans la société revient à exiger d’eux d’avoir une autre vision du monde étant donné qu’ils ont été traditionnellement formés pour traiter les problèmes individuels et non pas sociaux. Il reste qu’il est important d’agir aussi sur le plan populationnel. Travailler sur la pathologie individuelle, c’est bien, mais il est encore plus efficace d’agir sur le bien-être de la population opprimée (Goodman et Espstein, 2008). Ces praticiens vont plus loin et veulent non seulement protéger et soutenir les victimes, mais mettre de la pression sur les partenaires violents afin qu’ils reçoivent les traitements et les conseils appropriés pour les aider à changer leurs comportements (Haj- Yahia et Sadan, 2008 ; Haj-Yahia 2011; Register, 1993).
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La violence chez les personnes ayant des troubles mentaux : éclaircir les liens entre les troubles mentaux graves, les troubles de personnalité et les abus de substances

La violence chez les personnes ayant des troubles mentaux : éclaircir les liens entre les troubles mentaux graves, les troubles de personnalité et les abus de substances

Profils de personnes à haut-risque de violence Bien que la littérature antérieure ait clairement montré une association entre les TMG, les TPs du groupe B ainsi que les TLUS et la violence, des sous-groupes distincts de personnes violentes pourraient exister et mieux expliquer leur relation avec la violence. La recherche sur la violence est notamment complexifiée par le taux élevé de comorbidité entre ces troubles, ce qui se traduit par une grande hétérogénéité. Les délinquants criminels ont souvent des diagnostics doubles ou triples, alors qu'ils sont souvent accompagnés de TPs, de TMG et/ou des abus de substances comorbides distincts (Hartwell, 2004), ce qui accentue considérablement leurs tendances agressives (Chang, Larsson, Lichtenstein et Fazel, 2015; Hodgins et al., 1999; Swanson et al., 2002). Avec ces taux élevés de comorbidité, la question se pose quant à savoir si ceux avec un TMG en contact avec les systèmes criminels diffèrent de leurs homologues avec un diagnostic double ou triple. Il a été trouvé que ceux avec de telles comorbidités purgeaient des peines plus longues et avaient les profils cliniques plus diversifiés (Hartwell, 2004). Les délinquants ayant des diagnostics doubles sont impliqués dans de nombreux systèmes (ex., le système de santé mentale, le système correctionnel et les services pour les sans-abris) (Hartwell, 2004).
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Troubles de déglutition chez les cérébrolésés graves en phase d’éveil

Troubles de déglutition chez les cérébrolésés graves en phase d’éveil

Serment d'Hippocrate Au moment d’être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J’interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l’humanité. J’informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n’exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences. Je donnerai mes soins à l’indigent et à quiconque me les demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
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Les personnes itinérantes souffrant de troubles mentaux sévères et persistants : Profil, services d'urgence psychiatrique et nouvelles interventions

Les personnes itinérantes souffrant de troubles mentaux sévères et persistants : Profil, services d'urgence psychiatrique et nouvelles interventions

l'urgence psychiatrique, ces patients sont souvent stéréotypés comme intraitables de sorte qu'on leur refuse l'admission. Plus près de nous au Québec, Laberge et Morin (1995 : 395-400) examinent aussi cette question de l'absence de motivation de même que l'influence du cadre légal de l'intervention sur l'accessibilité aux services psychiatriques des personnes présentant la double problématique santé mentale - justice. Selon les auteures, les services de santé réguliers perçoivent souvent les clientèles indésirables comme peu motivées, refusant de reconnaître leurs problèmes psychiatriques et ne faisant pas d'effort pour prendre leur vie en mains. “ It is whithout a doubt the argument that carries the most weight in this milieu to justify not responding to or refusing access to this treatment-resistant clientele. ” La perception de non motivation serait basée sur des stéréotypes reliés à certains comportements des personnes, comme une histoire de non prise de médication ou d'abus de substances, qui influenceraient le professionnel responsable de l'évaluation à leur refuser l'accès aux services même si elles en ont besoin. Cette situation se produirait souvent dans un contexte où les ressources sont limitées. Au sujet du cadre légal, Laberge et Morin soulignent que la perspective d'un refus de traitement par le patient, l'obligation d'obtenir son consentement pour l'hospitalisation ou celle d'entreprendre des démarches compliquées auprès de la cour dans le cas de refus, ajoutées à une perception très négative de la clientèle, constituent des freins puissants à son accès aux soins psychiatriques, surtout dans les hôpitaux généraux. Elles mentionnent que le critère de dangerosité n'est pas défini par la loi, laissant son interprétation à l'entière discrétion du psychiatre qui évalue la situation :
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Pépite | Statut du dépistage organisé des cancers dans une population présentant des « troubles psychiques graves »

Pépite | Statut du dépistage organisé des cancers dans une population présentant des « troubles psychiques graves »

BILLAU Charles Matériels et méthodes Le pole de santé mentale 59G21 s’occupe de la population des personnes âgées de plus de 16 ans résidant dans 6 communes de la banlieue sud-est de Lille. Il s’agit de l’un des secteurs les plus peuplés de la région Nord-Pas-de-Calais avec 84193 habitants (65422 personnes de plus de 16ans). Le secteur géographique concerné correspond à Mons en Baroeul (59370), Ronchin (59790), Hellemmes (59260), Lesquin (59810), Faches Thumesnil (59155), Lezennes (59260). L’accueil des sujets se fait en consultation au sein des différentes structures, CMP et Clinique Jérôme Bosch (unité d’hospitalisation).
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Description de la pratique des infirmières en groupe de médecine de famille oeuvrant auprès des personnes atteintes de maladies chroniques physiques et présentant des troubles mentaux courants

Description de la pratique des infirmières en groupe de médecine de famille oeuvrant auprès des personnes atteintes de maladies chroniques physiques et présentant des troubles mentaux courants

lignes directrices dans lesquelles l’infirmière avait des responsabilités clairement établies contrairement à d’autres milieux où l’infirmière était impliquée, mais sans lignes directrices. Les infirmières étant directement impliquées exerçaient les activités suivantes : développer un plan d’intervention pour améliorer l’état de bien-être de la personne; enseigner et soutenir dans la prise de médication ainsi que dans le changement des saines habitudes de vie et revoir les éléments abordés en psychothérapie afin de vérifier la progression de la personne. Ces dernières effectuaient également des appels téléphoniques dans le but de soutenir la personne et étaient supervisées par des infirmières spécialisées en santé mentale et des psychologues (discussion de cas, formation). Les infirmières issues des autres milieux, lorsqu’elles avaient l’opportunité d’être impliquées, effectuaient des activités de dépistage ainsi que des interventions psychologiques de faible intensité (p. ex. soutien motivationnel) par téléphone ou en face à face. En conclusion de leur étude, ces auteurs précisent que les compétences cliniques de l’infirmière généraliste dans son ensemble n’étaient pas suffisamment mises de l’avant.
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Homicide et troubles mentaux graves : étude comparative entre sujets souffrant de trouble délirant et de schizophrénie

Homicide et troubles mentaux graves : étude comparative entre sujets souffrant de trouble délirant et de schizophrénie

17 1.4. Description clinique Le trouble délirant est caractérisé dans le DSM-5 comme « la présence d’une ou plusieurs idées délirantes qui persistent pendant au moins un mois » (12). Le terme de troubles délirants est aussi utilisé dans la CIM-10 dans un sens très proche de celui-ci. Il s’agit d’états délirants chroniques, de mécanisme principalement interprétatif et intuitif et systématisés (2). Les hallucinations restent généralement au second plan, mais sont plus fréquentes que ne le pensaient Sérieux et Capgras. La systématisation du délire leur confère un caractère extrêmement cohérent qui, associé à la conviction absolue et inébranlable du patient, peuvent entraîner l'adhésion de tiers. Ils se développent plus volontiers chez des patients présentant un trouble de personnalité prémorbide de type paranoïaque dont les principaux traits sont représentés par l'hypertrophie du moi, la fausseté du jugement, la méfiance, la psychorigidité et l'orgueil (14). De nombreux auteurs, parmi lesquels Munro, Serretti ou encore Winokur, reconnaissent l’hétérogénéité symptomatique des troubles délirants (15, 16, 17). De ce fait, le DSM-IV et le DSM-5 classifient ce trouble en fonction de sept sous types d’idées délirantes (type érotomanie, grandiose, jaloux, de persécution, somatique, mixte et non spécifié) (1,12). Cependant il est toujours habituel, en pratique clinique et malgré les classifications actuelles internationales, d'identifier au sein des troubles délirants les délires passionnels, les délires d'interprétation et les délires de relation des sensitifs de Kretschmer.
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Étude de la relation entre la consommation de cannabis et la violence chez les individus atteints de troubles mentaux graves

Étude de la relation entre la consommation de cannabis et la violence chez les individus atteints de troubles mentaux graves

ii Résumé La violence est responsable de 2,5 % des décès à travers le monde, en plus d’avoir un impact important sur la santé physique et mentale des victimes. Par conséquent, il s’agit d’un problème de santé publique prioritaire. Des études récentes réalisées auprès d’individus atteints de troubles mentaux graves (TMG) ont démontré qu’il existe une association entre l’usage du cannabis et les comportements violents. Considérant que ces individus sont plus à risque de consommer des drogues et de commettre des crimes que la population générale, cette découverte est particulièrement importante dans le contexte actuel de la légalisation. L’objectif de mon projet de recherche était donc de valider et de préciser la relation entre le cannabis et la violence chez les individus TMG. Pour se faire, trois études ont été réalisées. La première visait à faire état de la littérature au moyen d’une méta-analyse. En regroupant les études ayant calculé une telle association chez les TMG, nous avons mis en lumière l’existence d’une association modérée entre l’usage du cannabis et la violence. Pour ce qui est de la deuxième étude, nous avons identifié les principaux facteurs de risque dynamiques et statiques de la violence et de la criminalité chez les TMG ; dans les deux cas, l’usage du cannabis était un facteur d’une importance majeure. La dernière étude a permis de confirmer la relation unidirectionnelle entre l’usage persistant du cannabis et la violence dans une population atteinte de schizophrénie. Finalement, ces résultats seront particulièrement importants afin de formuler des recommandations cliniques pertinentes. De futures études devront toutefois être réalisées afin d’élucider les mécanismes sous-jacents de cette association.
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Étude exploratoire des réflexions et dilemmes éthiques auxquels sont confrontés les psychiatres, au regard de la problématique du consentement éclairé aux soins des patients souffrant de troubles mentaux graves

Étude exploratoire des réflexions et dilemmes éthiques auxquels sont confrontés les psychiatres, au regard de la problématique du consentement éclairé aux soins des patients souffrant de troubles mentaux graves

section suivante). Selon l’auteur, la valeur d’autonomie, justement interprétée en droit, ne peut en aucun cas servir de fondement à la pratique médicale et qu’il s’agirait presque d’une ignominie de présenter le patient malade, fébrile à toute probabilité de guérison, dans une totale dépendance à l’égard du système de santé, sous les traits fictifs du sujet libre et rationnel, vision qui incite largement à la réflexion car on pourrait soutenir que le patient est, de par sa condition de patient, altéré dans sa capacité de juger, et qu’il faut conséquemment l’aider à choisir et l’encourager dans la voie d’un choix afin de le respecter dans sa condition de malade. Le report de la décision au consentement sur le dos du patient a non seulement permis au médecin de se dégager de sa responsabilité sur le plan légal, mais lui permet possiblement de se dégager de la difficulté sur le plan moral puisque lors de décisions difficiles, il ne s’agit plus de ses propres décisions mais de celles d’un patient libre et autonome. Le médecin devrait ainsi toujours conserver cette responsabilité sur le plan moral, ce qui fait pour moi beaucoup de sens (Jezequel 2003).
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Développement du modèle de spécificité clinique chez les personnes atteintes de troubles mentaux graves associés à des problèmes de violence et de comportements antisociaux

Développement du modèle de spécificité clinique chez les personnes atteintes de troubles mentaux graves associés à des problèmes de violence et de comportements antisociaux

les infirmières œuvrant en psychiatrie avaient 1 chance sur 10 par année de travail d’être victimes d’un geste de violence de la part d’un patient (Foster, Bowers, & Nijman, 2007). Les patients les plus à risque de manifester des gestes de violence lors des hospitalisations ont des caractéristiques spécifiques. Ces patients sont souvent plus jeunes, de sexe masculin, célibataires, souffrent de schizophrénie, de trouble bipolaire, de trouble de la personnalité, d’une déficience intellectuelle, d’un abus de substances psychoactives, ont une histoire de violence et ont été admis contre leur gré (Biancosino et al., 2009). Lorsque des comportements agressifs se manifestent, différentes techniques peuvent être utilisées pour diminuer le risque de comportement violent comme la pacification et la médication au besoin. Toutefois, lorsque ces mesures ne fonctionnent pas, il peut s’avérer nécessaire d’isoler l’individu ou de le mettre sous contention. Il s’agit de mesures exceptionnelles qui ont été balisées par le Ministère de la santé et des services sociaux dans l’article 118.1 de la loi sur les services de santé et les services sociaux (MSSS, 2002).
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Développement professionnel et rétablissement des personnes aux prises avec des troubles mentaux graves

Développement professionnel et rétablissement des personnes aux prises avec des troubles mentaux graves

Davidson, 2003; Roe, Chopra, Wagner, Katz, & Rudnick, 2004). Ce processus repose sur la conviction profonde qu’il est possible d’être une personne à part entière, capable d’exercer son autonomie, et ce, malgré une incapacité (Fisher, 1994). Le rétablissement implique le développement d’un nouveau sens à la vie au fur et à mesure que la personne apprivoise les effets catastrophiques de sa maladie sur sa vie (Anthony, 1993; Bedregal, O'Connell, & Davidson, 2006; Davidson, 2003; Davidson, Sells et al., 2005; Young & Ensing, 1999). L’entrée au sein de l’univers psychiatrique signifie beaucoup plus que de recevoir des services de santé mentale : elle peut bouleverser les dimensions résidentielle, financière et sociale de la vie de l’individu (Chatfez, 1996). La personne est souvent confrontée à une autre vision de son identité, alors que l’adaptation à la maladie s’avère souvent difficile. Plusieurs personnes aux prises avec des troubles mentaux associent leur expérience des services de santé mentale comme une expérience humiliante et déshumanisante, érodant leur confiance en eux et leur volonté d’assumer leur pouvoir d’agir (Frese & Davis, 1997; Strong, 1998). Par conséquent, il est souvent plus difficile de se rétablir des conséquences de la maladie (telles l’exclusion sociale, la discrimination, l’isolement, les rêves anéantis, les pertes de rôles, la pauvreté et une forme condescendante de traitement) que de la maladie elle-même (Anthony, 1993; Davidson, 2003; Davidson, O'Connell, Tondora, Staeheli et al., 2005; Deegan, 1997; Farkas, 1996; Farkas & Vallée, 1996; Gouvernement du Canada, 2006; Kramer & Gagne, 1997; Kumar, 2000; Salzer, 1997; Spaniol & Gagne, 1997; Spaniol, Gagne, & Koehler, 1997; Wilson, 1996).
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Silence des affects chez des enfants présentant des troubles dysorthographiques

Silence des affects chez des enfants présentant des troubles dysorthographiques

La perte de sens dont parle Green est due au travail psychique de « construction du sein » (Ibid.) contemporain de cette période de la vie de l’enfant. Green pose que son fantasme de destruction du sein ne pourra pas seul expliquer à l’enfant sa disparition parce qu’il existe un « écart incomblable entre la faute que le sujet se reprocherait d’avoir commise et l’intensité de la réaction maternelle. Tout au plus pourrait-il penser que cette faute est liée à sa manière d’être plutôt qu’à quelque désir interdit ; en fait, il lui devient interdit d’être » (Ibid.). Cet interdit d’être peut pousser l’enfant à se laisser mourir. Il peut également le mener à chercher un sens par la mise en place d’une activité de jeu poussé par une « contrainte d’imaginer » (Ibid., p.233). Il va ainsi tenter de surmonter la détresse de la perte du sein en créant un sein que Green qualifie de « rapporté, morceau d’étoffe cognitive destiné à masquer le trou du désinvestissement » (Ibid.). Ce qui semble ainsi dominer chez l’enfant qui ne se laisse pas mourir c’est le développement d’une activité intellectuelle. « La quête d’un sens perdu structure le développement précoce des capacités fantasmatiques et intellectuelles du Moi » (Ibid.). Elle peut être vue comme un mouvement de projection important pour tenter de porter hors de lui ce qui ne peut être géré au-dedans. Ce mouvement est une manière d’essayer de maîtriser la situation traumatique que l’enfant doit affronter. « L’unité compromise du Moi désormais troué se réalise soit sur le plan du fantasme donnant ouvertement lieu à la création artistique, soit sur le plan de la connaissance à l’origine d’une intellectualisation fort riche » (Ibid.). Ces sublimations ne pourront toutefois parvenir à équilibrer l’économie psychique de l’individu. Dans l’analyse d’adultes, Green constate que le sujet reste vulnérable sur un point particulier, « celui de sa vie amoureuse » (Ibid.).
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Troubles mentaux : quelles conséquences sur le maintien dans l'emploi ?

Troubles mentaux : quelles conséquences sur le maintien dans l'emploi ?

2 Troubles mentaux : quelles conséquences sur le maintien dans l’emploi ? L es problèmes de santé mentale sont à l’origine de sorties transitoires ou définitives du marché du travail et d’une moindre productivité, dont le coût est estimé autour de 3 % du PIB dans l’Union européenne (International Labour Organization, 2000). En France, le coût des problèmes de santé mentale a été chiffré par l’Assurance maladie à 22,6 milliards d’euros, soit 15 % des dépenses de la Caisse nationale de l’assurance maladie des travailleurs salariés en 2011. Dans la population âgée de 30 à 55 ans qui travaille, 86 % des femmes et 82 % des hommes qui déclarent souffrir de troubles mentaux ont conservé leur emploi en 2010, contre respectivement 92 % et 93 % des personnes n’en déclarant pas, se- lon l’enquête Santé et itinéraire pro- fessionnel (SIP) [encadré 1].
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L'utilisation des nouvelles technologies dans la prise en charge de personnes présentant des troubles du spectre autistique

L'utilisation des nouvelles technologies dans la prise en charge de personnes présentant des troubles du spectre autistique

Page 15 sur 69 mettaient beaucoup moins de temps pour trouver la forme demandée dans une figure complexe, que les personnes ne présentant pas de trouble autistique. Ainsi, la théorie de la faible cohérence centrale pourrait également avoir un lien avec les compétences impressionnantes développées dans certains domaines par quelques personnes présentant des troubles du spectre autistique. L'artiste britannique Stephen Wiltshire est notamment capable de reproduire un paysage avec une similitude étonnante rien qu'en l'ayant survolé auparavant pendant quelques minutes. De plus, le fait que les personnes avec autisme privilégient le traitement du détail au détriment du tout, fournirait un sens aux troubles du comportement que peut provoquer un environnement perçu en perpétuel changement. En effet, les changements sont mal supportés par la plupart des enfants avec autisme qui privilégient les activités routinières, c'est-à-dire les activités qui reposent sur une mise en œuvre automatique et qui ne requièrent que très peu d'attention. De plus, le jeu symbolique ou jeu du "faire semblant", c'est-à-dire « la combinaison d'une action réelle avec une intention imaginaire » (McCune-Nicolich, 1981), leur est peu ou pas accessible. Comme l'indique l'association Participate!, certains de ces enfants éprouvent des difficultés pour distinguer la fantaisie de la réalité.
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