Haut PDF Les performances dans la grande distribution alimentaire

Les performances dans la grande distribution alimentaire

Les performances dans la grande distribution alimentaire

C'est ainsi que l'on voit les hypers (mais aussi certains grands supers).. L'assortiment ne se limite plus aux éditions populaires et aux bandes dessinées. L'ensemble est présenté de ma[r]

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Contraintes réglementaires et évolution des business models: le cas de la grande distribution alimentaire française. XXIVe Conférence Internationale de Management Stratégique (AIMS)

Contraintes réglementaires et évolution des business models: le cas de la grande distribution alimentaire française. XXIVe Conférence Internationale de Management Stratégique (AIMS)

INTRODUCTION L’approche Business Model 1 invite l’entreprise à faire évoluer son modèle économique en fonction de changements survenant tant en interne qu’à l’externe. Ces évolutions peuvent se faire par la transformation du BM existant ou par le lancement d’un nouveau modèle. Bien souvent, les recherches en gestion mettent en évidence les éléments internes (comme le projet du dirigeant) comme moteur de l’évolution du BM. Or, l’environnement, et notamment les contraintes réglementaires, sont un motif important d’évolution des modèles. Cependant, ces facteurs externes sont encore trop peu étudiés dans la littérature. Par conséquent, nous nous intéressons dans cette recherche à comprendre quel est l’impact des contraintes réglementaires sur l’évolution des BM des entreprises ? Pour ce faire, nous procédons dans cette recherche à une étude du cas de la grande distribution alimentaire française.
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Grande distribution alimentaire et recomposition des territoires. Étude de stratégies d'acteurs dans des zones rurales de Midi-Pyrénées

Grande distribution alimentaire et recomposition des territoires. Étude de stratégies d'acteurs dans des zones rurales de Midi-Pyrénées

des mutations commerciales dans le mouvement de recomposition des espaces de vie des habitants. Mutation du commerce et dynamiques territoriales 10 Les résultats obtenus permettent de mieux comprendre les dynamiques territoriales aujourd'hui à l'œuvre, ainsi que les rôles joués dans ces dynamiques par la grande distribution alimentaire et les acteurs qui l'entourent. Tout d'abord, ces systèmes d'acteurs contribuent à articuler des territoires relevant d'échelles différentes, depuis l'échelle locale jusqu'à l'échelle internationale. En effet, la grande distribution alimentaire attribue des fonctions spécifiques à chaque échelle, de manière à tirer parti des opportunités que chacune présente, tout en s'adaptant au contexte d'action propre à chacune de ces échelles. Ces fonctionnements spécifiques à chaque échelle sont intégrés dans un ensemble commun par un fonctionnement pluri-scalaire hiérarchisé, qui accorde une place prédominante à l'échelle nationale tout en laissant des marges de manœuvre à chaque échelle, en particulier à l'échelle locale. La grande distribution n'est donc pas simplement une « machine à homogénéiser » l'espace national, qui répandrait des magasins identiques et des produits similaires dans tout le pays.
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REPRESENTATIONS DE LA PERFORMANCE DANS LES ENTREPRISES DE GRANDE DISTRIBUTION ALIMENTAIRE. LA COHERENCE EN QUESTION

REPRESENTATIONS DE LA PERFORMANCE DANS LES ENTREPRISES DE GRANDE DISTRIBUTION ALIMENTAIRE. LA COHERENCE EN QUESTION

• L’exemple des clefs de répartition A la lecture des recherches et des enseignements, les outils de contrôle des entreprises de distribution apparaissent d'une très grande "simplicité" et laisse donc supposer l'existence d'un terrain favorable à une cohérence organisationnelle élevée (Gomez, 1997). Ainsi, comme le souligne Bessire (1995b, p. 108), « [l]a comptabilité de gestion dans les entreprises du commerce de détail est essentiellement une comptabilité en coûts partiels. Elle ignore presque complètement les prestations réciproques, recourt de manière limitée à des répartitions de charges indirectes et utilise un nombre restreint de clés de répartition, qui sont d'un calcul et d'un emploi simple. ». Bien que les observations montrent que les pratiques de comptabilité analytique ne sont pas complètement identiques entre les entreprises de ce secteur 11 , il y a néanmoins, lorsque les clefs de répartition jouent un rôle important dans la détermination des niveaux de performance des centres d'exploitation, un certain accord sur la nature de celles-ci. De manière surprenante, cet accord repose plus sur l’acceptation des conséquences comptables qui découlent des modalités de construction des clés de répartition qu’il n’est le fruit d’un compromis sur la manière dont celles-ci sont formalisées. D'un côté, le poids des centres à imputer est considéré relativement faible au regard de certains frais directs dont les cadres ont la responsabilité (frais de personnel par exemple) ; de l'autre, les contrôleurs de gestion reconnaissent une compensation entre les différents postes de frais indirects, ce qui limitent l'intérêt d'affiner ces clés au regard du temps consacré à l'analyse des résultats. De plus, il y a un intérêt plus important à stabiliser ces clés pour les pratiques de « benchmarking » interne et pour la fiabilité des comparaisons intra-annuelles des performances de chaque point de vente qu'à les modifier en réponse aux changements structurels très fréquents. « Ce qui est alors recherché c'est l’intelligibilité du système plus que son équité. » (Bessire, 1995b, p. 110). Nos observations montrent néanmoins que ce dernier argument devient de plus en plus irrecevable pour les cadres opérationnels (responsables d’unités commerciales) et parfois même pour les contrôleurs de gestion des magasins. C'est
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Grande distribution alimentaire : la mutation obligée

Grande distribution alimentaire : la mutation obligée

Cette conquête de parts de marché (voir graphique) a assuré aux entreprises de la grande distribution alimentaire une croissance très rapide de leur activité.. Entre 1980 et 1990, le [r]

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La perception de l'offre responsable par le consommateur français. Une étude exploratoire dans la grande distribution alimentaire

La perception de l'offre responsable par le consommateur français. Une étude exploratoire dans la grande distribution alimentaire

L’objectif premier de l’étude qualitative était de découvrir les facteurs qui influencent l’achat ou au contraire qui expliquent le manque d’attrait pour les produits responsables dans la grande distribution alimentaire. L’étude a été menée au sein de l’hypermarché Auchan situé dans le centre commercial « Les quatre temps » à la Défense, en région parisienne. Cet hypermarché consacre aux produits responsables deux rayons d’une longueur d’environ 20 mètres disposés en face-à-face. Ils contiennent au total plus de 300 références de produits biologiques et 50 références de produits équitables. L’assortiment de ces rayons se compose de produits d’épicerie sucrés et salés, de céréales, de jus de fruits, de produits laitiers et végétaux, de variétés de thé et de café, de produits frais en libre service (viandes, produits laitiers…) et de surgelés. L’offre alimentaire responsable de cet hypermarché propose un large assortiment aux consommateurs, ce qui n’est pas le cas dans toutes les GMS.
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Intégration verticale et grande distribution dans la filière alimentaire

Intégration verticale et grande distribution dans la filière alimentaire

Le développement de marques propres leur permet alors de s'impliquer dans une activité de production en prenant la maîtrise des cahiers des charges des produits, sans entrer en concurr[r]

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Les sources du ravitaillement alimentaire dans l’armée française pendant la Grande Guerre : jeux d’échelles et variété des angles d’approche

Les sources du ravitaillement alimentaire dans l’armée française pendant la Grande Guerre : jeux d’échelles et variété des angles d’approche

4 lumière l’intérêt des uns et des autres à défendre certaines positions en faveur de la distribution d’alcool aux soldats ou la taxation des céréales pour assurer l’approvisionnement du front. Les débats et les interventions montrent que derrière les prises de position altruistes se dissimulent des arrière- pensées qui ne sont pas dénuées d’intention propagandiste et de contrôle de la troupe, deux dimensions que l’on retrouve également dans les documents officiels en provenance des armées, sans compter ceux qui peuvent y voir une mise en lumière personnelle profitable à leur carrière.
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Etre employé dans la grande distribution : candidater en personne ou en ligne ?

Etre employé dans la grande distribution : candidater en personne ou en ligne ?

Le groupe britannique est allé encore plus loin dans le processus de sélection à distance, puisque, pour obtenir un emploi, il n’est plus possible de poser sa candidature autrement que par internet : « Avant, tout se passait en magasin, nous pouvions décider, mais c’est différent maintenant. Toutes les semaines, des personnes qui cherchent un emploi m’apportent leur CV et je leur dis : ‘c’est super, mais je ne peux rien faire avec !’ » (directeur d’hypermarché, groupe alimentaire britannique). Les candidats doivent forcément postuler en ligne et remplir un formulaire classique, au sein ou à côté duquel figure désormais un test. Ce test est un QCM (questionnaire à choix multiples), basé sur des scénarios visant à évaluer la capacité du candidat à adopter la bonne attitude envers les clients et les collègues et à estimer ses savoirs arithmétiques de base. Dès que deux ou trois personnes ont réussi le test, elles sont convoquées par courrier électronique à un entretien en magasin et l’appel à candidatures est arrêté. La réussite rapide au test peut être une façon de retenir des candidats « réactifs », supposés plus prompts à passer les produits en caisse ou à remplir les étagères. Dans le groupe enquêté, le test est le principal outil d’une sélection désormais totalement outillée. Ce procédé risque d’introduire, de façon plus radicale encore que dans le cas français, une auto-sélection des chercheurs d’emploi peu à l’aise avec l’outil informatique. En revanche, il peut avantager les jeunes et les étudiants.
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Marques de distributeurs et accès au marché des fournisseurs de la grande distribution

Marques de distributeurs et accès au marché des fournisseurs de la grande distribution

L'émergence de marques de distributeurs ou MDD depuis les années 70 accentue le rapport de force favorable à la grande distribution. Cette dernière propose, en effet, des produits bénéficiant de MDD qui viennent concurrencer les produits offerts par les fournisseurs. Mais, si ces MDD ont, à l’origine, concernées le seul secteur alimentaire et le seul critère du prix, elles s’étendent aujourd’hui de plus en plus à d’autres secteurs d’activité tels que l’habillement ou encore les jeux et jouets tout en connaissant une montée en gamme. Dès lors, les relations entre la grande distribution et ses fournisseurs ne sont plus seulement des relations verticales entre des acheteurs et des vendeurs mais deviennent de plus en plus des relations horizontales entre entreprises concurrentes. Ce cumul des fonctions de concurrent et d’acheteur par les enseignes de la grande distribution ne va pas sans poser des risques relatifs à l’accès des fournisseurs au marché. Or, pour qu’il y ait concurrence sur un marché, il faut au préalable garantir la liberté d’accès à ce marché aux opérateurs économiques. L'accès aux linéaires, ressource rare 2 en raison notamment des limitations à l’extension et à la création de nouvelles grandes
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Stratégie alimentaire au péripartum dans les élevages bovins laitiers en Algérie : Impact sur les performances zootechniques

Stratégie alimentaire au péripartum dans les élevages bovins laitiers en Algérie : Impact sur les performances zootechniques

Alger, École Nationale Supérieure Vétérinaire : 2018 Résumé : Cette étude s’est intéressée à l’analyse des pratiques alimentaires au péripartum et leur impact sur les performances de production et de reproduction des troupeaux laitiers. Elle a été réalisée durant une période de trois années (2013-2016) dans 35 exploitations réparties sur différentes régions bioclimatiques (Alger, Ain Defla, Constantine, Médéa et Ghardaïa) totalisant un effectif de 1602 vaches laitières prédominé par la race Holstein. Il en ressort une grande variation inter et intra exploitation dans la gestion alimentaire des vaches péri
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Les fourrages dans l'alimentation des truies en gestation : préférences, performances et comportement alimentaire au pâturage

Les fourrages dans l'alimentation des truies en gestation : préférences, performances et comportement alimentaire au pâturage

2 Dans ce contexte, l’inclusion de fourrages dans l’alimentation des truies en gestation pourrait permettre d’améliorer leur bien-être, puisqu’ils constituent une source de fibres, et dans un même temps de diminuer significativement les coûts liés à l’alimentation (Muñoz Castillo et al., 2011; Roinsard et al., 2017). En effet, les fourrages ont généralement un faible coût par rapport aux ingrédients standards et peuvent également contribuer, en partie, aux besoins nutritionnels des truies en gestation permettant ainsi de réduire l’apport d’aliment concentré (Roinsard et al., 2017). La contribution des fourrages aux besoins nutritionnels des truies dépend de leur ingestion volontaire et de leur capacité à utiliser les composants fibreux (Blair, 2007). Les facteurs influençant la consommation de fourrages chez les truies sont encore mal connus, il semble donc nécessaire d’améliorer les connaissances dans ce domaine afin de déterminer les conditions optimales pour maximiser l’ingestion de fourrages chez les truies. Dans ce contexte, certaines études se sont penchées sur la possibilité d’intégrer des fourrages dans l’alimentation des truies que ce soit par l’inclusion de fourrages en tant qu’ingrédient dans la formulation des aliments, la distribution de fourrages conservés ou même l’élevage des animaux directement au pâturage (Edwards, 2003; Kambashi et al., 2014). Le pâturage a l’avantage d’apporter aux truies un environnement plus stimulant que les systèmes conventionnels à l’intérieur, permettant l’expression de comportements naturels, et de leur donner un accès permanent à du fourrage. Néanmoins, ce système présente également certains enjeux ou défis. Par exemple, une bonne valorisation du pâturage par les truies est une question cruciale pour permettre de réduire les coûts d’alimentation tout en maintenant de bonnes performances. D’un autre côté, dans ce type d’élevage, le rejet direct des excréments dans l’environnement peut amener des problèmes environnementaux (Rachuonyo, 2001). Il semble donc important de prendre également en compte cet aspect dans la gestion des truies au pâturage. À l’heure actuelle, il y a un manque de connaissances sur les conditions optimales d’élevage des truies au pâturage au Canada. Des recherches concernant ce système d’élevage sont donc nécessaires afin de pouvoir apporter des réponses et des conseils pratiques aux producteurs canadiens.
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Effet des différents systèmes alimentaire sur les performances scolaires des élèves au niveau du CEM

Effet des différents systèmes alimentaire sur les performances scolaires des élèves au niveau du CEM

Chapitre 02 Malnutrition 11 Introduction Lorsque la nourriture quotidienne se compose préférentiellement de sodas, de jus, de desserts lactés, de desserts céréaliers, de pizza, des sandwichs, et de lait entier, elle apporte 40 % des calories sous la forme de sucres ajoutés et de graisses saturées. Ainsi, la consommation régulière de boissons sucrées de même que la fréquentation hebdomadaire de “ fast food ” favorisent la prise pondérale jusqu’à la surcharge pondérale et l’obésité. Ce régime déséquilibré de l’adolescent mène à des caries dentaires, un déficit martial, des troubles de croissance et de développement, une obésité, un diabète, une atteinte cardiaque, un accident vasculaire cérébral, de l’ostéoporose et de nombreux cancers à l’âge adulte (poumon, œsophage, estomac, etc). Selon une étude, seulement 6,2 %, 2,2 %, 0,9 % et 3,4 % des adolescents consomment respectivement suffisamment de fruits, de légumes, de fruits et légumes, de céréales complètes, selon les recommandations de prévention des cancers.(…….) Un apport accru en viande et en charcuteries s’accompagne d’une augmentation du taux de cancers de l’œsophage, du foie, du colon, du rectum et du 348 Rev Med Brux - 2012 poumon. Une surconsommation d’œufs favorise le cancer pancréatique. Les produits laitiers ingérés en trop grande quantité élèvent le taux de cancers de prostate et ceux du colon et du rectum.
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Commerce non alimentaire 
Etude des comportements de consommation par circuit de distribution

Commerce non alimentaire Etude des comportements de consommation par circuit de distribution

Figure 26 : Nombre de magasins par type de circuits Source : données Nielsen TradeDimensions, « Le nombre de drives dépasse celui des hypermarchés en France », 01Net Business.com, article du 26/03/2014. Les distributeurs français ont développé leurs drives de manière très rapide afin de mailler au mieux le territoire. Néanmoins, si en un an le parc de drives a progressé de près de 70%, le circuit semble arriver à un point de saturation puisque le chiffre d’affaires n’augmente pas aussi vite que le nombre de points de vente. Par ailleurs, si le Drive poursuit son essor, les consommateurs sont peu nombreux à s’être convertis au « tout Drive ». Ainsi, la grande majorité des « Drive shoppers » se rend en parallèle en magasin pour acheter leurs produits frais. Ceci est donc une contrainte qui pèse sur le consommateur. Le lancement prochain de certains concepts tels qu’Amazon Fresh avec son service de vente de produits frais en ligne (livraison de denrées à domicile le jour même, service déjà disponible dans certaines villes aux Etats-Unis) pourrait toutefois changer la donne.
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Difficultés des canaux de distribution alimentaire en territoire rural : l’importance du leader

Difficultés des canaux de distribution alimentaire en territoire rural : l’importance du leader

aspects peuvent-être minimisés ou davantage soulignés du fait de la présence et de l’interdépendance avec d’autres parties prenantes. Le choix des personnes interrogées s’est fait en fonction de leur expertise sur une catégorie d’acteurs (Union régionale des industries agro-alimentaires de l’Auvergne [URIAA] pour les transformateurs, FDC pour la grande distribution, chambre régionale d’agriculture pour les agriculteurs...), sur un type de distribution spécifique (restauration collective, drive, AMAP, commerce indépendant et intégré), sur certaines spécificités territoriales (Pays de Vichy Auvergne, Saint Flour Communauté, Réseau rural Auvergne, Conseil général) ou sur l’accompagnement de projets innovants (MACEO, PF21 pour le développement durable). Le traitement des données a été réalisé à travers l’élaboration de comptes rendus de réunion et de fiches de synthèse d’entretiens. Nous avons complété ces données par l’analyse de documents fournis par les acteurs (notamment des études locales et nationales), qui nous ont permis d’avoir accès à des données sur les attentes des consommateurs. Les éléments du cas et des entretiens concernent le cas spécifique du Massif Central. Pour traiter les données, nous avons distingué les principaux canaux identifiés dans CapLog et leurs leaders (actuels ou potentiels).
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Contrainte budgétaire des ménages, segmentation des marchés et stratégies de la grande distribution

Contrainte budgétaire des ménages, segmentation des marchés et stratégies de la grande distribution

3. AU-DELA DE LA CONTRAINTE BUDGETAIRE, LES DETERMINANTS DE LA SENSIBILITE AUX PRIX Nous avons jusqu’ici considéré que la sensibilité aux prix est liée au niveau et à l’évolution de la contrainte budgétaire. De ce point de vue, les dynamiques des revenus et du pouvoir d’achat des dernières années ne semblent pas être en mesure, seules, de justifier le discours sur le renforcement de la sensibilité aux prix des consommateurs et les stratégies d’adaptation qui l’ont accompagné. La sensibilité des consommateurs aux prix ne dépend pas uniquement de considérations relatives à la contrainte budgétaire. Comme le soutient l’adage couramment évoqué par les professionnels de la grande consommation, « les pauvres ont besoin des prix bas ; les riches les aiment »… La recherche en marketing a établi un certain nombre de résultats en la matière. Il en ressort en particulier que les marques tendent à réduire la sensibilité aux prix (c’est d’ailleurs un des objectifs premiers des stratégies de marque). Erdem et al. [2002] ont mis en évidence que cet effet des marques est plus important pour les biens d’expérience (qui exposent les consommateurs à une incertitude qui n’est réduite que par l’apprentissage acquis au cours de la consommation) que pour les biens de recherche. De même, l’effet est plus important pour les catégories de produits qui soumettent l’acheteur à un risque important du fait, soit de la complexité de la prise de décision, soit d’une forte implication. Tellis et Gaeth [1990], avant eux, avaient montré que l’augmentation de l’incertitude sur la qualité réduit la sensibilité aux prix, à condition toutefois que les consommateurs soient sensibles à cette incertitude. Lorsqu’ils ne le sont pas, l’incertitude peut au contraire renforcer la sensibilité aux prix (« pourquoi payer plus cher alors que l’on n’est pas sûr d’acquérir un meilleur produit et que, de toute façon, les conséquences d’un mauvais choix sont négligeables ? »). On notera que les PGC forment globalement une catégorie de produits dont on peut penser que les effets de marques devraient être relativement faibles. Si l’on considère l’arbitrage des consommateurs non pas entre les produits mais entre les points de vente, le fait que les enseignes concurrentes proposent des assortiments identiques dans une très large mesure, au sein d’un concept commercial très peu différencié, limite très sérieusement l’incertitude et la complexité de la prise de décision. Les « marques-enseignes » dans la distribution alimentaire ont donc peu de chance de constituer un rempart efficace à une forte sensibilité aux prix du service commercial.
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Gestion des assortiments de produits dans la grande distribution

Gestion des assortiments de produits dans la grande distribution

4 F O R M A L I S AT I O N D U P R O B L È M E D ’ O P T I M I S AT I O N D E L’ A S S O RT I M E N T Pour aider les grands distributeurs, la nécessité de travailler di- rectement sur les profils assortiments de chacune des catégories des magasins semble évidente. En effet, ces derniers sont confrontés à la gestion de réseaux de magasins de grande envergure et utilisent un assortiment commun (l’assortiment gigogne) [20]. Dans ce chapitre, nous nous intéressons à l’identification du meilleur assortiment pour un magasin sur la base des profils assortiments sélectionnés pour leurs performances dans des magasins similaires du réseau. La problé- matique que nous adressons repose sur la notion de similarité entre deux magasins. C’est une notion qui demande à être formalisée : la similarité peut être associée à des considérations sur la localisation des magasins, les produits proposés en rayon, le chiffre d’affaires, le format (e.g., hypermarché, supermarché) . . . [84]. Cette notion de similarité permet d’accéder aux concepts de groupement ou cluster de magasins dépendant de certain(s) critère(s) utile(s) pour identifier les produits qui ont les meilleures performances chez les voisins. La notion de similarité entre magasins joue donc un rôle central dans cette contribution.
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Le ciblage de l’aide alimentaire en Ethiopie. Un système d'information pour superviser la distribution des coupons en milieu urbain

Le ciblage de l’aide alimentaire en Ethiopie. Un système d'information pour superviser la distribution des coupons en milieu urbain

faille ajuster le seuil de 60 points, au fur et à mesure des diverses évaluations, si l’on veut contenir à 2 millions le nombre de pauvres bénéficiant du système de distribution. Le suivi du système de distribution demande de comparer dans le temps les résultats des mesures qui sont régulièrement effectuées, afin de déterminer l’importance des erreurs de couverture et de ciblage et de proposer, au fur et à mesure, les rectifications qui s’imposent. En pratique, cette comparaison pose plusieurs problèmes. Il faut, en premier lieu, s'assurer que les résultats sont directement comparables, car relatifs aux mêmes groupes de population et basés sur des échantillons identiques ou équivalents. De plus, pour que les modifications dans les erreurs de couverture et de ciblage soient significatives, il faut que les différences observées soient supérieures aux erreurs d'échantillonnage. Ceci impose une taille d'échantillon suffisamment grande et calculée en fonction des différences supposées. Enfin, si les changements dans les erreurs de couverture ou de ciblage apparaissent significatifs pour certains groupes, il faudra en rechercher les causes et les expliquer pour revoir le fonctionnement du système de distribution.
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Concentration dans la distribution alimentaire en Martinique : jusqu'où prendre en considération les spécificités ultramarines ?

Concentration dans la distribution alimentaire en Martinique : jusqu'où prendre en considération les spécificités ultramarines ?

La question du marché amont étant évacuée, l’analyse de l’Autorité se focalise alors sur le marché aval et les effets horizontaux potentiels du projet de rachat. Les autorités de concurrence ont pour pratique constante de distinguer six types différents de commerce : hypermarchés, supermarchés, commerce spécialisé, petit commerce de détail, hard discount et vente par correspondance. Cela dit, des porosités existent de manière générale entre ces différentes formes de commerce : l’essor de tel ou tel type de commerces n’est en effet pas sans conséquences sur l’activité économique des autres types de distribution. On a ainsi pu observer la manière dont le développement du hard discount en France avait rejailli sur la grande distribution traditionnelle 6 , ou encore les inquiétudes des distributeurs face à la montée des ventes par Internet. La taille réduite des territoires ultramarins peut amener à considérer que ces porosités y sont peut-être encore renforcées, selon les considérations de la disposition spatiale des surfaces de vente. Dans le cas martiniquais, l’Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM) note ainsi que : « les hypermarchés martiniquais sont
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La consommation et la distribution alimentaire à Cotonou (Bénin)

La consommation et la distribution alimentaire à Cotonou (Bénin)

Toutes les dŽtaillantes interrogŽes cherchent ˆ exercer leur activitŽ de fa•on rŽguli•re. L'acquisition d'une place sur un marchŽ, qu'il soit formel ou informel, ou dans la rue n'est pas facile. Aussi, lorsqu'une vendeuse ne peut venir travailler, elle envoie une parente ou une amie la remplacer, ˆ la fois pour garder la place et pour ne pas dŽcevoir la client•le. Pr•s de 80Ê% des dŽtaillantes dŽclarent en effet avoir une client•le fixe. Cette fidŽlitŽ est entretenue notamment par le crŽdit ˆ la client•le accordŽ par 60Ê% des dŽtaillantes interrogŽes. Sa durŽe dŽpasse rarement les deux ou trois jours et peut se traduire ou non par un cožt supplŽmentaire pour l'acheteur. L'objectif de la vendeuse est d'abord d'Žchanger implicitement un report de paiement ou une vente ˆ crŽdit pour le client contre sa fidŽlitŽ d'achat. Au niveau des dŽtaillantes, le stockage des produits est limitŽ. La faible surface financi•re des vendeuses et leur grande difficultŽ ˆ accŽder au crŽdit monŽtaire ne leur permettent pas facilement d'acheter en plus grande quantitŽ que le volume de quelques jours de vente. Cette situation constitue une contrainte reconnue par les vendeuses qui souhaiteraient pouvoir acquŽrir de plus grandes quantitŽs de marchandises lorsque les prix sont bas en ayant notamment acc•s au crŽdit. Pour les produits pŽrissables, les possibilitŽs de conservation restent limitŽes par l'acc•s au stockage rŽfrigŽrŽ. Les marchŽs ne sont pas ŽquipŽs de chambres froides et les vendeuses sont souvent contraintes de brader voire jeter leurs produits ou de les utiliser pour leur propre cuisine s'il reste des invendus en fin de journŽe.
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