Haut PDF LES PATHOLOGIES AUTO-IMMUNES DU SUJET AGE

LES PATHOLOGIES AUTO-IMMUNES DU SUJET AGE

LES PATHOLOGIES AUTO-IMMUNES DU SUJET AGE

Bien qu’il y a une diminution des lymphocytes T et B suite à une stimulation antigénique avec l’âge, on observe paradoxalement une augmentation des auto-anticorps. On note une diminution des cellules T naïves avec accumulation de cellules mémoires. Il y a une augmentation des troubles liés à l’immunité humorale dus à l’augmentation des cellules mémoires par rapport aux cellules T naïves. Dans la plupart des cas, il n’y a pas de signification clinique de l’augmentation du taux des auto-anticorps. Néanmoins, cette augmentation devient cliniquement significative si on a une intervention des lymphocytes Th2 dans la réponse immune. Une étude menée par Stacy et al. [23] avait montré que le lien entre l’auto-immunité et le vieillissement est lié à l’activation des cellules B mémoires par des néoantigènes formés au cours du processus de vieillissement. L’étude de Hsu et Mountz [24] incrimine trois facteurs dans l’apparition des pathologies auto-immunes chez le sujet âgé : l’altération des mécanismes de tolérance du soi, la diminution de l’apoptose et l’augmentation oligoclonale des
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Intérêt de l’exploration de CD146 membranaire et soluble comme biomarqueur des pathologies auto-immunes

Intérêt de l’exploration de CD146 membranaire et soluble comme biomarqueur des pathologies auto-immunes

CD146 est exprimé par la plupart des éléments du microenvironnement du thymus humain normal, et est considéré comme un pan-antigène. Il joue un rôle essentiel dans le maintien de l'architecture thymique et fonctionne par médiation transmembranaire lymphocytaire permettant la migration et le retour des lymphocytes vers les organes lymphoïdes secondaires [162]. En condition physiologique 2 % des lymphocytes T expriment également CD146. Au sein des sous-populations lymphocytaires, il est notamment associé à l’orientation des lymphocytes Th17 vers la fonction de lymphocyte mémoire effecteur [35] [34]. Or dans les maladies auto-immunes, le nombre de lymphcocytes Th17 CD146 positif est augmenté [163]. Les lymphocytes Th17 jouent un rôle important dans les maladies auto-immunes via la sécrétion d’IL-17 et d’IL22. Ces cytokines permettent le recrutement et l’activation des monocytes et des polynucléaires neutrophiles qui synthétisent à leur tour de nombreux médiateurs pro-inflammatoires (TNF-α, IL-1β, IL-6, GM-CSF, métalloprotéases). Ces fonctions sont retrouvées dans plusieurs pathologies auto-immunes comme la sclérose en plaque [164], la polyarthrite rhumatoïde [165], le lupus erythémateux systémique [166] les maladies auto-immunes fibrosantes comme la sclérodermie systémique et la cirrhose biliaire primitive où la balance lymphocyte Trégulateur/Teffecteur est altérée [167]. Par ailleurs, l’efficacité des traitement anti-IL-17 dans des pathologies comme la spondylarthrite ankylosante ou le psoriasis [168] [169] vient confirmer la pathogénicité de cette sous- population lymphocytaire.
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Évaluation et vécu de la transition, de la pédiatrie à la médecine adulte, chez les patients atteints de pathologies rhumatismales et auto-immunes

Évaluation et vécu de la transition, de la pédiatrie à la médecine adulte, chez les patients atteints de pathologies rhumatismales et auto-immunes

L’attachement des patients aux équipes pédiatriques est certain et retrouvé dans de nombreuses études (9,22–24). La transition s’avère donc être un vrai challenge : quitter un environnement familier et les soignants qui sont impliqués auprès des patients, d’autant plus pour ceux ayant eu un long parcours en pédiatrie (22). Une enquête concernant la mise en place d’une stratégie de transition, de la pédiatrie à un centre de référence des maladies autoimmunes, décrit qu’aucun jeune n’était pressé de quitter le service de pédiatrie (25). De plus, ce passage chez les adultes implique un changement dans le statut des patients, qui portent maintenant la responsabilité des choix qui les concernent (23). Ceci fait naître chez certains jeunes un sentiment d’ambivalence, entre désir d’indépendance et attirance pour leurs nouvelles libertés, et crainte de ne pas réussir à s’autogérer (9,22,26).
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Prise en charge bucco-dentaire des patients atteints de maladies bulleuses auto-immunes avec atteinte buccale

Prise en charge bucco-dentaire des patients atteints de maladies bulleuses auto-immunes avec atteinte buccale

Collège hospitalo-universitaire français de chirurgie maxillo-faciale et stomatologie (112). Cette distinction entre « ulcérations » et « érosions » est pourtant essentielle, car les diagnostics à suspecter devant ces différentes lésions ne sont pas les mêmes (cf. partie I-3-a de cette thèse), et car le fait de bien les distinguer permettrait déjà probablement un diagnostic moins tardif des MBAI avec atteinte buccale, comme cela est souvent le cas. Par ailleurs, il se peut que les lésions induites par ces pathologies soient fréquemment prises initialement pour des lésions de lichen érosif par les odontologistes, cette pathologie étant plus fréquente que les MBAI avec atteinte buccale : le lichen plan touche en effet 1 à 2% de la population (113), avec une atteinte fréquente et possiblement érosive de la muqueuse buccale (6 fois plus fréquente que l’atteinte cutanée), alors que l’incidence du pemphigus est de 1 à 16 cas/million d’habitants/an (20) et que celle de la PC est de 70 nouveaux cas par an en France (35). Même si le lichen buccal ne semble être lui aussi qu’« abordé » lors de la formation universitaire des odontologistes, sa fréquence plus importante que celle des MBAI dans la population générale entraine probablement une meilleure connaissance de cette pathologie par les odontologistes. Dans l’étude réalisée chez des odontologistes d’Istanbul notamment, on observait des
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Manifestations auto-immunes associées aux syndromes myélodysplasiques : description d'une cohorte régionale et revue de la littérature

Manifestations auto-immunes associées aux syndromes myélodysplasiques : description d'une cohorte régionale et revue de la littérature

Les MAI associées aux SMD sont cortico-sensibles mais cortico-dépendantes, pouvant justifier la mise en route d’un traitement par azacitidine qui permet de prendre en charge les deux pathologies. Une surveillance attentive de la numération sanguine chez un patient suivi pour une MAI doit évoquer un SMD sous-jacent ou consécutif aux traitements immuno- suppresseurs. Un myélogramme doit rapidement être réalisé après éviction des causes classiques de cytopénies.

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Les facteurs influençant la réponse à la splénectomie dans les cytopénies auto-immunes de l'enfant

Les facteurs influençant la réponse à la splénectomie dans les cytopénies auto-immunes de l'enfant

48 Outre la splénectomie, le rituximab permet de bons résultats en traitement de seconde ligne avec un taux de réponse immédiate (RC et RP) de 68% en seconde ligne de traitement des PTI de l’enfant et de 40% dans le PTI de l’adulte. [2-22]. Les traitements immunosuppresseurs ont également prouvé leur efficacité dans la prise en charge de ces pathologies [25-26-27]. Ces traitements médicamenteux ont en général un bon profil de tolérance mais des études supplémentaires sont nécessaires pour évaluer les risques à long terme et leur effet cumulatif (sur le risque infectieux notamment). Enfin, les agonistes de la thrombopoïétine ont également montré leur efficacité dans la prise en charge des PTI chroniques avec un taux de réponse de 80% à 15 jours du début du traitement dans la littérature adulte [5-24]. Leur efficacité n’étant pas persistante à l’arrêt du traitement, ils impliquent cependant un traitement à long terme. Le nombre important de patients ayant bénéficié de la splénectomie en premier traitement de seconde ligne (50%) s’explique en partie par l’ancienneté des dossiers analysés dans notre étude (de juin 1986 et juin 2016) et du faible nombre de molécules disponibles en 2eme ligne avant les années 2000. Il diminue considérablement à partir de 2006, ce qui est conforme aux données de la littérature [49-50].
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Mécanismes cellulaires et moléculaires des fonctions tolérogèniques et immunogéniques des cellules dendritiques dans les réponses auto-immunes

Mécanismes cellulaires et moléculaires des fonctions tolérogèniques et immunogéniques des cellules dendritiques dans les réponses auto-immunes

et/ou une létalité prénatale chez les souris Stat5 -/- (Malin, McManus et al. 2010). Nombreuse les études qui ont montré que STAT5B est capable de se lier au promoteur et au premier intron de gène Foxp3 ce qui suggère son implication dans sa régulation et en l’occurrence dans le développement et le maintien de l'homéostasie des lymphocytes Treg CD4 + CD25 + et de l'auto-tolérance (Antov, Yang et al. 2003, Burchill, Yang et al. 2007, Yao, Kanno et al. 2007, Kanai, Seki et al. 2014). STAT5 joue également un rôle dans la différenciation de la réponse immune Th2 et l'homéostasie des lymphocytes T CD8 + (Zhu, Cote-Sierra et al. 2003). Certaines études ont montré le rôle anti-apoptotique de STAT5B via la régulation de l’expression des membres de la famille Bcl-2 et des caspases (Feldman, Rosenthal et al. 1997, Debierre-Grockiego 2004). Une autre étude a montré que le répertoire génétiques de la souris NOD est essentiel à la lymphomagénèse médiée par STAT5B dans un modèle des souris qui surexprime STAT5B de type sauvage (Chen, Yi et al. 2013). Les souris Stat5a -/- Stat5b -/- d'une manière très semblable aux souris déficientes en IL-2; développent des pathologies auto-immunes en corrélation avec un nombre très réduit de Tregs. Cette réduction du nombre de Tregs est liée à l’accélération du processus apoptotique chez ces cellules en absence de STAT5 (Snow, Abraham et al. 2003). En outre, il a été rapporté que chez un patient qui n'avait aucune expression détectable de STAT5B suite à une mutation faux-sens dans le gène Stat5b, qu’il y a une diminution du nombre et de la fonction suppressive des Tregs (Cohen, Nadeau et al. 2006). Ces travaux prouvent que l'expression de STAT5B est critique pour la maintenance de la tolérance immunitaire in vivo.
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Utilisation des lymphocytes T régulateurs en thérapies cellulaires dans les maladies auto-immunes

Utilisation des lymphocytes T régulateurs en thérapies cellulaires dans les maladies auto-immunes

dans les maladies auto-immunes Guilaine Boursier 1 , Aurélie Siri 1 , Hubert de Boysson > Les lymphocytes T régulateurs (Treg) ont un rôle fondamental dans le maintien de la tolérance immunitaire. Des déficits qualitatifs ou quan- titatifs de ces cellules ont été mis en évidence dans les maladies auto-immunes. La thérapie cellulaire par administration de Treg pourrait avoir un effet à long terme. Elle semble donc être une approche séduisante et innovante, ce d’autant que les traitements usuels des mala- dies auto-immunes sont souvent non curatifs, et doivent être administrés de façon répétée. Des résultats encourageants ont montré que le trans- fert de Treg naturels (nTreg) CD4 + CD25 + Foxp3 + ou de certains Treg induits (iTreg) in vitro permettait de ralentir l’évolution de ces pathologies dans des modèles murins. L’objectif de cette revue est de faire un état des lieux sur ces nouvelles thé- rapies et d’en discuter le potentiel thérapeutique et leurs limites. <
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Les protéines à BH3-seulement à l’origine de maladies auto-immunes ou dégénératives ?

Les protéines à BH3-seulement à l’origine de maladies auto-immunes ou dégénératives ?

M/S n° 8-9, vol. 18, août-septembre 2002 810 > La mort cellulaire programmée, ou apoptose, est le mécanisme par lequel tout organisme multicellulaire élimine les cellules dont il n’a plus besoin, soit parce qu’elles ont fini de remplir leur mission, soit parce qu’elles ont été endommagées ou rendues potentielle- ment dangereuses (à cause de mutations induites par des radiations par exemple). L’apoptose joue aussi un rôle primordial dans la sculpture des organes au cours de l’embryogenèse. Des anomalies de contrôle de l’apoptose peu- vent être à l’origine de certaines maladies, ou en être des facteurs aggravants. Par exemple, la survie de cellules qui normalement devraient mou- rir peut conduire au développement de pathologies cancéreuses ou à des mala- dies auto-immunes [1- 3] ( ➜ ). À l’inverse, la mort inappropriée de cellules à longue durée de vie, comme les neurones, peut être la cause de maladies dégénératives [4, 5] . La mort cellulaire est provoquée par l’ac- tivation de protéases appelées caspases, qui dégradent des constituants essen- tiels de la cellule [6] . Les caspases exis- tent normalement sous une forme inac- tive dans la cellule. Elles sont activées soit par d’autres caspases qui ont été elles-mêmes activées, soit à la suite de leur agrégation dans un complexe nommé apoptosome comprenant des protéines adaptatrices (dont Apaf-1) et des co- facteurs (dont l’ATP et le cytochrome c). Les protéines de la famille Bcl-2 sont des facteurs de régulation essentiels de l’ac- tivation des caspases [7] .
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Etudes de diverses sous-populations de cellules dentritiques au cours des cancers et maladies auto-immunes

Etudes de diverses sous-populations de cellules dentritiques au cours des cancers et maladies auto-immunes

103 notre propre protocole de dissociation de rate qui utilise une solution de désoxyribonucléase et de libérase T. De même, les SMC sont isolées de la suspension cellulaire après une séparation par un gradient de ficoll. Nous avons ainsi pu étudier les phénotypes des DC spléniques chez des patients atteints de différentes pathologies. Cette étude a été réalisée à partir des échantillons de rates prélevées chez 10 patients atteints de cancers, 3 cancers solides (2 tumeurs pancréatiques et un adénocarcinome gastrique) et 7 lymphomes (LMNH), et chez 7 patients atteints de MAI (dont 6 PTI) ayant reçu différents traitements (IgIV, corticoïdes ou Anti-CD20). Afin de mettre en évidence une éventuelle modification de la distribution des DC spléniques du à ces pathologies, nous avons cherché à comparer nos résultats avec ceux obtenus avec des rates saines. Cependant, ces échantillons de rate saine sont très rares, ainsi nous n’avons obtenu, depuis le début de l’étude, qu’un échantillon, la splénectomie ayant été justifiée par une rupture post-traumatique. Malheureusement, cet échantillon unique de ne nous permet pas de faire d’analyse statistique. Enfin, les rates de 2 patients atteints de tumeurs bénignes (un hamartome splénique et une tumeur de Frantz) ont aussi été analysées. Ces résultats montrent une forte similitude avec ceux de l’analyse de la rate saine, c’est pourquoi, afin de pouvoir réaliser les analyses statistiques, nous avons choisi de combiner ces 2 groupes, la rate saine et les 2 rates de tumeurs bénignes, pour former le groupe « Témoin ».
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Prédisposition aux pathologies auto-immmunes - Les hommes ne manquent pas « d’Aire »

Prédisposition aux pathologies auto-immmunes - Les hommes ne manquent pas « d’Aire »

Liens entre faible expression de AIRE et auto-immunité Les études réalisées récemment suggèrent que le niveau d’expres- sion de AIRE par les CETm pourrait être un indicateur du statut de susceptibilité individuelle aux pathologies auto-immunes (Figure 3) . Ce concept, non manichéen mais plus fondé sur la notion de dose/ réponse, transparaît dans de nombreuses publications. Ainsi, dans des modèles murins, Liston et al. ont montré l’existence d’une corré- lation positive entre le niveau d’expression de AIRE et celui des TSA mais aussi la délétion d’une population de lymphocytes T spécifiques d’antigènes, impliquée dans le développement du diabète [29] . Dans le modèle expérimental d’arthrite induite par une immunisation avec du collagène chez la souris, les profils cliniques de la pathologie dépendent du degré d’invalidation de l’animal pour le gène Aire [30] . En d’autres termes, les souris semi-déficientes pour Aire ont un profil clinique intermédiaire entre les animaux totalement déficients et les animaux non modifiés.
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Une cytokine chimérique au secours des maladies auto-immunes

Une cytokine chimérique au secours des maladies auto-immunes

Conclusion et perspectives Nous avons montré que GIFT15 stimule la genèse ex vivo d’un produit cellu- laire autologue dérivé de lymphocytes B qui possède un effet immunosuppres- seur important dans un modèle murin de sclérose en plaques. Rien n’interdit d’envisager que cette même plateforme pharmaceutique de thérapie cellulaire pourrait être fort utile en vue des trai- tements d’autres pathologies hyper- immunes comme le lupus, la maladie de Crohn, l’arthrite inflammatoire (poly- arthrite rhumatoïde) et le rejet immun d’allogreffes. Une avancée conceptuelle importante réside dans l’observation que la création d’une fusokine chiméri- que résultant du mariage forcé de deux cytokines dotées de propriétés biochi- miques distinctes aboutit à une pro- téine dont les effets biochimiques sont inattendus et contre-intuitifs ; d’autres molécules de ce type sont en cours de développement [10] . Ce type d’appro- che pharmacologique visant à confondre Dame Nature pourrait être fructueux pour la conceptualisation et la mise au point de molécules consœurs suscep- tibles de moduler l’immunité à des fins thérapeutiques. ‡
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Fonctions des protéines S100A8 et S100A9 dans la réponse inflammatoire associée aux maladies auto-immunes

Fonctions des protéines S100A8 et S100A9 dans la réponse inflammatoire associée aux maladies auto-immunes

Flow cytometry. Mice were sacrificed at the age of 6–8 weeks by cervical dislocation, and the blood and femurs were recovered. Bone marrow cells were collected from the femurs by flushing with RPMI medium supplemented with 5% foetal calf serum. Erythrocytes were lysed by suspending the cells in 0.15 M NH 4 Cl for 5 min followed quickly by centrifugation. Leukocytes were stained with Live/Dead Fixable Blue Dead Cell Stain (Invitrogen, Paisley, UK) and Fc receptors on cells were blocked by incubation with Fc block (eBioscience/Thermo Fisher, San Diego, CA, USA). Cell labelling was performed using a combination of monoclonal antibodies (S1 Table). Intracellular antigen was detected inside permeabilized cells using the FOXP3/Transcription factor staining buffer set (eBioscience) and labelling with monoclonal antibodies. Cell fluorescence was then analyzed on a BD LSR/LSRII (BD Biosciences, Mississauga, ON, CA) and data was analyzed using the FlowJo 10 (Tree Star Inc.) and Cytobank software (Cytobank, Santa Clara, CA). The viSNE was run using default Cytobank parameters (iterations = 1000, perplexity = 30, θ = 0.5). The number of live cells analyzed ranged from 30,000 to 100,000 per sample. Samples were down-sampled randomly and analysis was run on equal numbers of events per sample. The range of events was determined from the sample with the fewest events acquired. The viSNE heat maps are shown as fluorescent intensity of each marker for each event.
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De nouvelles perspectives thérapeutiques pour l’arsenic - De la leucémie aiguë promyélocytaire aux maladies auto-immunes

De nouvelles perspectives thérapeutiques pour l’arsenic - De la leucémie aiguë promyélocytaire aux maladies auto-immunes

Dès l’Antiquité et jusqu’au début du XX e siècle, l’arsenic (As) a été utilisé dans le traitement d’un grand nombre de maladies. Son utilisation a été abandonnée avec la découverte des rayons X et de la chimiothérapie. Dans les années 1990, son action thérapeutique a été reconsidérée sous la forme de trioxyde d’arsenic, As 2 O 3 , pour le traitement de la leucémie aiguë promyélocytaire (LAP), un type rare de leucémie dû à une translocation chromosomique qui engendre la synthèse de la pro- téine chimérique PML/RARα (retinoic acid receptor a) [1] . L’arsenic induit la dégradation de l’oncoprotéine PML/RARα et l’apoptose des cellules leucémiques, et par conséquent la rémission de la LAP. L’efficacité thé- rapeutique de l’As 2 O 3 dans des hémopathies malignes et des tumeurs solides est actuellement évaluée dans plus de 40 essais cliniques [2] . Pour la première fois, nous venons de montrer que l’As 2 O 3 est également effi- cace pour le traitement de pathologies auto-immunes systémiques. L’As 2 O 3 permet à la fois de guérir et de prévenir le développement du lupus érythémateux dis- séminé (LED), du syndrome de Sjögren - caractérisé par la destruction des glandes lacrymales et salivaires -, de la polyarthrite rhumatoïde (PR) et du syndrome lym- phoprolifératif de la souris MRL/lpr. Ces maladies sont dues à l’accumulation, dans les organes lymphoïdes
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Caractérisation des réponses immunitaires chez les patients atteints de myopathies auto-immunes idiopathiques

Caractérisation des réponses immunitaires chez les patients atteints de myopathies auto-immunes idiopathiques

CHAPITRE III : LES MYOSITES 44 ii. Rôle de la RI humorale au cours de la MIs Récemment, deux équipes ont découvert la présence d’anticorps anti-CN1A chez les patients atteints de MIs (Larman et al., 2013; Pluk et al., 2013). La découverte des anticorps anti-CN1A était la première preuve d’une possible implication des lymphocytes B dans la physiopathologie de la MIs. Ainsi de nombreuses études ont cherché à valider la présence de ces anticorps dans leur cohorte de patients MIs en comparaison à d’autres maladies auto-immunes. Cependant, en moyenne les anticorps anti-CN1A sont présents uniquement chez ~ 35% des patients atteints de MIs. De plus, on retrouve aussi les anticorps anti-CN1A dans d’autres pathologies auto-immunes telles que le lupus systémique (20%) et le syndrome de Sjögren (36%) (Herbert et al., 2016). Récemment, une étude a mis en évidence la présence d’agrégats de protéines de la dégénérescence telle que p62 dans le muscle de souris à qui on avait préalablement injecté des IgG anti-CN1A de patient sIBM (Tawara et al., 2017). Néanmoins, cette étude présente deux limites : tout d’abord la présence de LTC qui sont majoritairement observés au cours de la MIs n’a pas été mise en évidence, ensuite les anticorps anti-CN1A ne concerne que 35% de patients atteints de MIs. On pourrait donc penser que la surexpression de p62 peut être due au stress subi par les souris en réponse aux IgG humains anti-CN1A. En conclusion, les anticorps anti-CN1A ne sont pas des ASM, mais des anticorps associés aux myosites et leur implication directe au cours de la MIs reste à démontrer.
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Valorisation des produits naturels glycosylés pour la santé et l’environnement : du diagnostic de maladies auto-immunes à la protection des cultures

Valorisation des produits naturels glycosylés pour la santé et l’environnement : du diagnostic de maladies auto-immunes à la protection des cultures

Bien que surtout connus comme pathogènes des plantes, les champignons peuvent aussi affecter les populations animales avec une grande intensité et sur de larges échelles géographiques. Cet impact sur le monde animal a largement été sous- estimé jusqu’à présent et pourrait être révélateur de l’aspect global des maladies fongiques. L’ensemble de ces pathologies, qu’elles affectent les plantes, les animaux ou l’homme, sont une nuisance que les auteurs anglophones désignent sous le terme de « fungal threat », la menace fongique, bien que cette dénomination ne soit pas employée dans la littérature scientifique française (Sternberg, 1994). Un article récent a recensé et analysé l’impact des champignons pathogènes à l’échelle des écosystèmes. Ce dernier a révélé une recrudescence des cas de destruction de populations animales naturelles par des champignons au cours des 20 dernières années. Ces destructions conduisent dans certains cas à des extinctions locales d’espèces, impactant durablement la santé des écosystèmes et par conséquent, celle des populations humaines (Fisher et al., 2012). Parmi ces cas, le syndrome du nez blanc ou WNS (White Nose Syndrome) affectant différentes espèces de chauves-souris d’Amérique du Nord, est particulièrement préoccupant. Ce dernier entraine des dégâts énormes dans les populations de chauves-souris nord- américaines pouvant conduire à des extinctions d’espèces et à une perte des services écosystémiques rendus par ces dernières, notamment en agriculture (Blehert et al., 2008). Un autre événement plus ancien et mieux connu est la chytridiomycose dont l’agent est le Chytriomycète Batrachochytrium dendrobatidis. Ce pathogène hypervirulent et ultra-généraliste est responsable en grande partie du déclin de la biodiversité des amphibiens à l’échelle de la planète. D’autres cas de grande ampleur affectant les tortues, les abeilles et les coraux ont également été répertoriés. Ces derniers suggèrent une généralisation et une amplification de la menace fongique aux cours des 20 dernières années (Fisher et al., 2012).
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BK Polyomavirus, thyroïdites auto-immunes et goitre

BK Polyomavirus, thyroïdites auto-immunes et goitre

Facteurs génétiques les plus influents La susceptibilité génétique des thyroïdites auto-immunes peut être décrite comme spécifique de la thyroïde (thyroglobuline, récepteur de la TSH), ou via des mécanismes immunomodulateurs tel FOXP3 et CD25, jouant un rôle dans l'établissement d'une tolérance périphérique; CD40, CTLA-4 et les gènes HLA (HLA-DR3 ayant le risque le plus élevée chez les caucasiens) jouant un rôle central dans l'activation des lymphocytes T et la présentation des antigènes thyroïdiens au système immunitaire. Le gène HLA-DR3 fait partie du CMH de classe II, jouant un rôle essentiel dans la présentation de l'antigène aux cellules immunitaires. La présence de l'arginine en position 74 de la chaine HLA-DR beta est critique dans le développement des thyroïdites auto-immunes alors que le glutamate dans cette position est protecteur[23,24]. Les polymorphismes de ces gènes immunomodulateurs contribuent significativement à la prédisposition à la maladie de Basedow, la thyroïdite de Hashimoto, ainsi qu'à d'autres pathologies auto-immunes.
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Hpatopathies auto-immunes: Profil en auto-anticorps. Exprience du CHU de Marrakech

Hpatopathies auto-immunes: Profil en auto-anticorps. Exprience du CHU de Marrakech

Les hépatopathies auto-immunes (HTAI) représentées par l’hépatite auto-immune (HAI), la cirrhose biliaire primitive (CBP) et la cholangite sclérosante primitive (CSP), ainsi que toutes les formes de chevauchement entre ces différentes entités, sont des maladies inflammatoires chroniques du foie de cause inconnu [1]. L’HAI se déclare par un ensemble de signes cliniques non spécifiques, tels une asthénie, un ictère d’intensité variable avec une hépatopmégalie (HPM) ou des hépatalgies [2], une élévation des transaminases, la présence d’auto-anticorps à un taux significatif avec des IGg supérieur 1,5N et une hépatite d’interface à la ponction biopsie hépatique [3]. La CBP se traduit par une cholestase longtemps anictérique et d’une positivité de l’AC anti mitochondrie de façon quasi constante. Elle est caractérisée morphologiquement par : une inflammation portale et par une destruction des cellules, des canaux biliaires de petits et moyens calibres [4]. Les causes de ces pathologies sont non clairement identifiées. Cependant sont incriminés dans leur survenue des facteurs génétiques faisant intervenir certains gènes HLA et des gènes non HLA [5], des facteurs environnementaux dont une grande incidence de nouveaux cas diagnostiqués a été noté dans les régions industrialisées [6] et immunologiques par l’activation des lymphocytes et une cytotoxicité dépendante des anticorps [4, 5]. Les anomalies immunologiques sont à l’origine de la production de divers auto-anticorps. Certains pathologies sont souvent graves et peuvent nécessiter une transplantation hépatique [6]. Le diagnostic est souvent difficile ce qui cause un retard diagnostic et des complications qui peuvent nécéssiter aussi une greffe du foie [7]. La richesse en auto-anticorps fait de ces derniers des outils diagnostic voire pronostic. Ces auto-anticorps sont souvent corrélés à des formes cliniques des HTAI, et seraient d’une aide considérable à la prise en charge de ces pathologies.
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Place de l’immunohistochimie C3D/C4D sur tissus fixes et inclus en paraffine dans le diagnostic des dermatoses bulleuses auto-immunes

Place de l’immunohistochimie C3D/C4D sur tissus fixes et inclus en paraffine dans le diagnostic des dermatoses bulleuses auto-immunes

38 II.3.6 Place de l’immunohistochimie Comme nous l’avons décrit précédemment, la fraction C3d du complément, produit de dégradation inactif du C3b, est formée à partir de la voie classique ou alterne du complément alors que la fraction C4d, produit de dégradation inactif du C4b, est formée uniquement à partir de la voie classique du complément. On sait aujourd’hui que C3d et C4d restent fixés à la surface activée par le complément par une liaison covalente stable et durable tandis que les autres composants de la cascade du complément disparaissent. Ils sont ainsi considérés comme deux marqueurs d’activation in situ du complément et facilement mis en évidence en immunohistochimie sur paraffine ou en immunofluorescence sur coupe congelée (35, 36). Les dépôts de C3d et C4d ont fait l’objet de multiples études concernant les transplantations d’organes solides, notamment cardiaques, rénales et pulmonaires. Ils servent à l’heure actuelle de marqueurs diagnostiques et pronostiques dans le rejet humoral (37, 38, 39). En 2008, Magro et Dyrsen ont été parmi les premiers à étudier ces dépôts sur des coupes immunohistochimiques en paraffine dans des pathologies cutanées inflammatoires. Ils ont alors montré que la détection immunohistochimique C3d/C4d pouvait être un outil diagnostique intéressant en complément de l’IFD, voire même susceptible de la remplacer. Cependant, leur étude princeps présentait plusieurs limites, notamment un nombre limité d’échantillons et une absence de confirmation de leurs résultats par d’autres études (40). Par la suite, un faible nombre d’études s’est intéressé à cette problématique de façon plus spécifique dans les DBAI (41, 42, 43). Les résultats contradictoires de ces études ne permettent pas à l’heure actuelle d’affirmer que l’immunohistochimie C3d/C4d puisse remplacer l’IFD.
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Entéropathies auto-immunes et auto-immunes like de l’adulte

Entéropathies auto-immunes et auto-immunes like de l’adulte

Results : Mean age at onset of symptoms was 47 years, with 2 peaks : between 10 and 20, and after 60 years. Familial and personal history of auto-immune diseases was noted in 36% and 45% of the cases respectively. Anti AIE 75 kDa antibodies were found among more than half of the patients, and anti-enterocyte antibodies in 20% of the cases. Two patients with anti AIE 75 kDa antibodies and four patients with negative serology had been treated by Olmesartan at time of diagnosis. Intestinal villous atrophy, moderate increased levels of intra-epithelial lymphocytes and glandular apoptosis lesions were observed in all the patients. Lymphocytic gastritis or colitis was noted in 36% of patients. Except one patient, no abnormalities were observed in T reg counts but flow cytometry showed increased expression of CD57 and NKG2C on intestinal T lymphocytes. All the patients had a clinical response to steroids or immunosuppressor. Therapy targeting T cell response (anti TNF- α , ciclosporin, and thiopurines) appear more efficient than anti-B cell therapy. Two cases of T intestinal lymphoma (EATL and CD4+ T lymphoma) occurred during the follow-up, including one death.
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