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Les difficultés des Français face au logement

Les difficultés des Français face au logement

4. Les Français jouissent de logements plutôt spacieux Pour jauger l’espace disponible dans le foyer, nous avons calculé, à partir des données SILC d’Eurostat, un « nombre moyen de pièces par unité de consommation », qui rapporte le nombre de pièces du logement à la composition du ménage. Par exemple, une famille composée de deux adultes et de trois enfants par exemple a besoin d’un espace de vie plus grand qu’une personne seule, mais, elle n’a pas besoin de cinq fois plus de pièces, dans la mesure où certaines sont partagées (comme le salon, la cuisine, la salle de bain …), et que, si les enfants sont petits, ils peuvent plus facilement partager leur chambre. Nous avons compté le premier adulte du foyer pour une unité, les autres adultes pour 0,5, et les enfants de moins de 14 ans pour 0,3. Dans notre exemple, la famille de 2 adultes avec 3 enfants équivaut donc à 2,3 unités de consommation. Ce calcul permet notamment de gommer les effets liés aux différences démographiques d’un pays à l’autre, et de pouvoir comparer l’espace disponible dans les logements en Europe. Selon la méthodologie usuelle, les chambres à coucher, salles à manger, salles de séjour sont comptées comme des pièces à part entière, à condition qu’elles mesurent plus de 4 m², mais les salles de bains, toilettes, couloirs, ne sont pas comptabilisés. Les Français disposent donc en moyenne de 2,47 pièces par unité de consommation, contre 2,3 en moyenne en Europe. La Belgique, l’Irlande et les Pays Bas tiennent le haut du pavé, alors que les pays de l’Europe de l’Est (Lettonie, Pologne, Lituanie, Hongrie, Slovénie) sont moins bien lotis (Graphique 79).
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Attitudes et comportements des Français face aux risques d'allergies dans le logement 
Synthèse

Attitudes et comportements des Français face aux risques d'allergies dans le logement Synthèse

Source : Attitudes et comportements des Français face aux risques d'allergie dans le logement, Breyner - Crédoc, janvier 2007. Si l'on compare cette hiérarchie des préoccupations aux ris[r]

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Interactions orales en face à face et en ligne chez les apprenants adultes de français langue seconde : difficultés et mécanismes de résolution de problèmes

Interactions orales en face à face et en ligne chez les apprenants adultes de français langue seconde : difficultés et mécanismes de résolution de problèmes

L ' élaboration de ce cadre s' est effectuée autour des concepts et des recherches portant, dans un premier temps , sur les difficultés de communication orale, car [r]

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LES ÉTUDIANTS FRANÇAIS FACE À L'ENSEIGNEMENT À DISTANCE EN PÉRIODE DE PANDÉMIE

LES ÉTUDIANTS FRANÇAIS FACE À L'ENSEIGNEMENT À DISTANCE EN PÉRIODE DE PANDÉMIE

33 VI. Conclusion Du point de vue des étudiantes et des étudiants ayant répondu au questionnaire, le seul avantage de l’enseignement à distance semble être majoritairement lié au gain de temps et d’argent induit par le fait de ne plus avoir de déplacement et/ou de logement pour aller en cours. Toutefois et paradoxalement, si les étudiants disent avoir plus de temps disponible pour faire leur travail personnel, ils reconnaissent que les difficultés à s’organiser seul augmentent considérablement leur charge de travail et entament dangereusement la qualité de leurs apprentissages. Ainsi, le manque d’interactivités, d’échanges entre élèves et professeurs, le sentiment d’isolement sont des contraintes qui pèsent fortement pour l’ensemble des étudiants répondants. Le problème de la concentration semble également constituer un facteur à prendre en compte dans les limites d’une telle mise à distance des enseignements. D’ores et déjà, l’exposition rapide des premières données recueillies ouvre plusieurs perspectives de recherche.
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Politiques de logement et modes de gestion urbaine face à l’habitat précaire : Regards croisés sur Brasilia et Paris

Politiques de logement et modes de gestion urbaine face à l’habitat précaire : Regards croisés sur Brasilia et Paris

Ensuite, j’ai pu inscrire mon travail de recherche au sein de l’unité de recherche 029, URBI Environnement Urbain de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), avec le soutien de Madame Dominique Couret et Madame Marcia Mathieu et ainsi articuler ma réflexion avec celles des chercheurs des équipes de plusieurs programmes de recherche sur le thème de la relation entre développement et environnement urbain menés sur le terrain des villes du Sud de 2000 à 2009 (Brasilia, Quito, Lima, Mexico, Lapaz, Le Caire, Addis-Abeba, Abidjan, Saint-Denis de la Réunion). A partir de 2010 l’équipe de l’UR029 a rejoint celle de l’Umr PRODIG, j’ai pu continuer à échanger et travailler en association avec elle dans le cadre de l’animation de l’action transversale «Questions urbaines dans les pays des Suds » (sous la responsabilité de Karine Peyronnie et Alexis Sierra). Ce travail comme chercheur associé à l’IRD, m’a donné l’opportunité d’échanger avec plusieurs chercheurs sur les thèmes du développement, tandis que ma fréquentation assidue du centre IRD localisé dans la banlieue nord de Paris, à Bondy, c’est-à-dire en plein cœur du département « 93 », ce haut lieu de la banlieue parisienne populaire avec ces symboliques des cités « ethniques », du rap français et de ces « sauvageons », m’a donné l’opportunité de l’observation au quotidien de cette partie de l’agglomération et de ses habitants.
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Le logement des jeunes, entre difficultés et opportunités. Quelles possibilités d’interventions pour les bailleurs sociaux ?

Le logement des jeunes, entre difficultés et opportunités. Quelles possibilités d’interventions pour les bailleurs sociaux ?

1.2.1 Les jeunes, une population à l’identité complexe Au dernier recensement effectué par l’Insee en 2013, les jeunes âgés de 18 à 29 ans représentaient 14,4 % de la population française, regroupant ainsi plus de 9,4 millions de personnes. Si l’on conçoit cette population de manière élargie et que les individus âgés de 15 à 18 ans sont intégrés, les moins de 30 ans représentent alors plus de 11 millions d’habitants, soit 18 % de la population totale. Au- delà des statistiques, la jeunesse a connu d’importants bouleversements au cours de ces dernières décennies : massification de l’enseignement supérieur, déstabilisation des conditions d’emploi et hausse des situations de précarité face aux crises économiques répétées, remise en cause du modèle familial traditionnel et évolutions de la structure des ménages, accroissement des inégalités entre les classes sociales etc. Toutes ces évolutions ont participé à la complexification de la jeunesse. Cette dernière ne peut être vue comme parfaitement homogène. Elle regroupe des profils très disparates, présentant eux-mêmes leurs propres singularités. Se côtoient sous cette bannière « les jeunes », des individus aux profils très variés tels des jeunes parents, des familles monoparentales, des étudiants vivant chez leurs parents ou en colocation, des jeunes salariés en contrat précaire ou en contrat indéterminé, des jeunes en réinsertion, des jeunes en formation professionnelle ou bien encore, des jeunes en rupture familiale ou sans domicile, des jeunes migrants etc. Autant de situations singulières qui ne permettent pas de parler d’une classe « jeune » au singulier mais bien de « jeunes» au pluriel tant les conditions de vie propres à chaque individu peuvent différer. Les disparités en termes de ressources, selon les situations, peuvent en ce sens être extrêmement variables, entre un jeune bénéficiant de l’aide financière de ses parents, un jeune disposant de son propre salaire ou n’ayant aucune ressource. La jeunesse française est belle et bien extrêmement composite.
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Le logement social face à l'exclusion : bien mais peut mieux faire

Le logement social face à l'exclusion : bien mais peut mieux faire

Des ressources nettement plus faibles En 1997, 82% des locataires de logements sociaux ont des ressources nettes impo- sables inférieures au plafond PLA en vigueur pour l’accès à ces logements (soit dans une grande ville de province, 10 500 F/mois de revenu net imposable pour une famille de deux enfants avec un seul parent qui tra- vaille). Dans l’ensemble de la population, seulement 57% des ménages sont au des- sous des mêmes plafonds de ressources : les ménages logés dans le parc social sont donc en moyenne nettement plus pauvres que l’ensemble des ménages français. Cette moyenne masque la grande diversité des situations économiques des locataires en HLM. La moitié ont des ressources infé- rieures à 60% du plafond PLA, seuil pris en compte pour l’attribution des logements très sociaux (soit moins de 6 300 F/mois pour une famille de deux enfants). 16% des loca- taires ont des ressources inférieures à 20% du plafond (soit moins de 2 100 F/mois pour une famille de deux enfants). Cette catégo- rie comprend en particulier les ménages qui ne disposent pour toute rentrée d’argent que de revenus issus d’allocations autres que les indemnités de chômage (RMI, mini- mum vieillesse, Allocation de Parent Isolé, Allocation pour Adulte Handicapé, ou enco- re Allocations Familiales).
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Enquête "Conditions de vie et Aspirations des Français" 
Quelques opinions et aspirations en matière de logement

Enquête "Conditions de vie et Aspirations des Français" Quelques opinions et aspirations en matière de logement

Source : CREDOC, Enquête « Conditions de vie et Aspirations des Français », juin 2008. Face à un tel consensus, peu d’éléments permettent de différencier les choix. Dans toutes les catégories de la population concernée, on opte très largement pour la maison individuelle 1 . Quelques groupes y sont plus sensibles encore : les 25-39 ans, les personnes peu ou pas diplômées, les ouvriers, les femmes au foyer, les personnes vivant en couple, les ménages avec de jeunes enfants (87-93%). Le taux atteint 95% chez les travailleurs indépendants (même si le nombre d’observations est ici limité). Le collectif attirerait un peu plus –en toute relativité- les célibataires et les diplômés du supérieur voulant accéder à la propriété (29-30%, contre 17% en moyenne) : il s’agit en fait plutôt ici d’une population jeune, diplômée, encore étudiante, sans famille à charge.
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Efficacité et équité du logement social français, une comparaison avec le modèle allemand

Efficacité et équité du logement social français, une comparaison avec le modèle allemand

II.4.3. Le modèle allemand : débats et controverses actuels Aujourd’hui la privatisation du logement communal en Allemagne est parfois considérée comme problématique. Les communes surendettées et sous pression dans le cadre de la crise économique et financière se débarrassent en bloc de leur patrimoine. Toutefois, elles se heurtent au problème de trouver des acheteurs qui peuvent absorber de grandes quantités de logements sociaux. Souvent, ces acheteurs ne sont pas des professionnels du secteur du logement et traitent le logement comme n’importe quelle autre marchandise. A la recherche d’une rentabilisation de l’investissement ils licencient les salariés des sociétés anciennement communales et réduisent des équipes administratives de gestion. Des activités comme l’entretien sont externalisées, une partie du parc subit des travaux de modernisation en vue d’une vente à la découpe à des sociétés immobilières tandis qu’une autre partie est laissée à l’abandon (logements dans des quartiers difficilement valorisables). Pour les locataires, ces privatisations sont à double tranchant. Protégés par le droit locatif allemand ils ne peuvent être que difficilement chassés de leur logement. Cependant, les travaux de modernisation effectués par les nouveaux bailleurs ouvrent la possibilité d’une augmentation de loyer. Dans certains cas les surcoûts qui en découlent contraignent les locataires les plus modestes à quitter leur logement. Quant aux nouveaux bailleurs, ils cherchent souvent à augmenter les loyers dans une optique de rentabilité par rapport au financement par emprunt et pour faire face aux charges. Politiquement, la vente du patrimoine immobilier social a tout d’abord rencontré l’adhésion de l’ensemble des partis politiques, permettant de redresser les finances des communes. Mais aujourd’hui, cette stratégie est un sujet controversé clivant profondément le paysage politique.
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Faire face aux difficultés en situation professionnelle : vers la normativité des stratégies ?

Faire face aux difficultés en situation professionnelle : vers la normativité des stratégies ?

1. Revue de littérature 1.1. Origines et définitions du concept de « faire face » ou « coping » Le terme de coping, du verbe anglais « to cope with » (« faire face à », « s'ajuster à l'adversité »), viendrait du vieux français « couper en donnant des coups ». Il a initialement été employé par Lazarus en 1966 pour désigner « un ensemble de réactions et de stratégies pour faire face à des situations stressantes » (Bruchon- Schweitzer, 2001, p. 68), c’est-à-dire pour faire face à des situations « évaluées comme débordant les ressources de l’individu et pouvant mettre en danger son bien- être » (Lazarus et Folkman, 1984, p. 19). Cette définition est très proche de la notion de régulation de la surcharge mentale mise en évidence par Sperandio (1972) dans le domaine plus restreint de l’ergonomie du contrôle aérien. Elle signifie également qu’il n’existe pas de situation objectivement stressante mais que c’est la façon dont la situation est perçue par l’individu qui conduit à la caractériser comme stressante ou non stressante. Face à une même situation, certains individus ressentiront du stress, d’autres non. La notion de coping renvoie plus précisément aux réactions cognitives (réévaluation de la situation ou des ressources dont nous disposons pour faire face), émotionnelles (expression ou répression de la détresse, de la colère, de la peur), comportementales (résolution du problème, recherche d’aide) ou somatiques que nous pouvons déployer pour gérer un événement (interne et/ou externe) vécu comme pénible, inquiétant, menaçant, ou plus généralement aversif, et comme épuisant ou excédant nos ressources, afin de maîtriser, réduire ou tolérer son impact sur notre bien- être physique et psychologique.
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Les immigrés africains face au marché du logement en France : ségrégation, discrimination et mobilité

Les immigrés africains face au marché du logement en France : ségrégation, discrimination et mobilité

Introduction générale Troisième partie : logement, mobilité résidentielle et emploi Dans le quatrième chapitre, intitué Mobilité résidentielle et emploi des immigrés afri- cains en France : une approche par calibration, on cherche à quantifier l’impact des obstacles à la mobilité résidentielle interrégionale des immigrés africains en France sur leur probabilité de chômage. L’hypothèse sous-jacente est que dans le marché du travail français, marqué par un sous-emploi chronique, les offres d’emploi sont peu nombreuses et toute opportunité d’emploi perdue est donc très coûteuse en termes de risque de chômage additionnel. Or, dans ce contexte particulier, les immigrés africains ont deux particularités : d’une part, ils sont affectés par un taux de chômage largement supérieur à celui du reste de la population active ; d’autre part, ils sont aussi beaucoup moins mobiles que le reste de la population : ainsi, d’après l’Enquête Nationale Logement, parmi les ménages ayant déménagé au moins une fois lors des quatre ans précédents, la probabilité que le ménage ait déménagé vers une agglomération de taille différente est-elle 16 % plus petite pour les immigrés d’origine afri- caine. Dans quelle mesure cette moindre mobilité affecte-t-elle les opportunités d’emploi des immigrés africains ? En retour, comment les difficultés des immigrés africains sur le marché du travail conditionnent-elles leurs opportunités résidentielles ? On développe dans ce travail une méthode permettant de répondre simultanément à ces deux questions et de quantifier les rôles respectifs des contraintes pesant sur l’accès des immigrés africains au marché du travail et au marché du logement, ainsi que le rôle joué par les préférences géographiques propres à cette population.
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L'impact des aides publiques sur les inégalités face au logement

L'impact des aides publiques sur les inégalités face au logement

Jean-Claude Driant et Christelle Rieg, dans leurs études sur le logement des ménages à bas revenus, font de l’espace disponible un point central de leurs analyses 20 . Le critère du surpeuplement entre également en ligne de compte dans l’analyse de Dominique Demailly et Emilie Raynaud sur les indicateurs de privation 21 . Dans leur étude sur les familles monoparentales, Elisabeth Algava, Sylvie Le Minez, Sophie Bresse et Anne Pla notent que, parmi les difficultés que connaissent les parents isolés, le surpeuplement est l’une des plus importantes (cette situation nettement plus répandue pour ces ménages que pour les couples avec enfants 22 ). Enfin, dans le rapport annuel de la Fondation Abbé Pierre, les critères de surpeuplement du logement et de mauvais équipements sanitaires sont combinés pour isoler des logements connaissant l’une ou l’autre de ces situations. Leurs chiffres : 1 800 000 logements et 5,5 millions de personnes concernés en 2002.
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LES DIFFICULTÉS DE LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE CHEZ LES ÉTUDIANTS JORDANIENS

LES DIFFICULTÉS DE LECTURE EN FRANÇAIS LANGUE ÉTRANGÈRE CHEZ LES ÉTUDIANTS JORDANIENS

PROBLÉMATIQUE La langue française est considérée comme la deuxième langue étrangère enseignée en Jordanie, après la langue anglaise. Lors de l'enseignement et de l'apprentissage de cette langue, les apprenants font face à plusieurs problèmes : grammaire, lecture, phonétique, etc. Dans les cours de lecture, nous avons constaté que les étudiants avaient beaucoup de mal à lire les textes à voix haute et qu'ils avaient des difficultés pour prononcer certains sons.

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Enseignement du français à des publics spécialisés : difficultés, stratégies et posture de l'enseignant de FOS

Enseignement du français à des publics spécialisés : difficultés, stratégies et posture de l'enseignant de FOS

Par la suite, après quelques années dans l’enseignement et la recherche scientifiques, j’ai eu la chance de vivre en Italie. L’école dans laquelle je suivais des cours d’italien me proposa de donner des cours de français. Je me suis donc lancée dans l’enseignement du FLE par opportunité, non sans appréhension et questionnement. Je me posais des questions sur la légitimité du professeur qui enseigne sa langue maternelle sous prétexte qu’il est natif. Suffisait-il que je sois française pour savoir et pouvoir enseigner le français ? Etre hautement diplômée était-il un prérequis suffisant pour enseigner le FLE ? Comment enseigner le français de manière compétente sans diplôme en FLE ? Suffisait-il d’avoir déjà enseigné, même dans une autre discipline, pour être compétente dans la didactique du FLE ? Pouvais-je me sentir légitime face à de futurs apprenants et prétendre à une certaine légitimité de la part de futurs employeurs en ayant uniquement une formation scientifique ? Durant mes quelques expériences en tant qu’enseignante de FLE dans des écoles de langues qui trouvaient mon profil « enseignante française native avec une formation scientifique » intéressant, je n’ai jamais ressenti d’insécurité linguistique. Par contre, il y avait toujours en moi un sentiment d’illégitimité car je n’étais pas diplômée en FLE. Afin d’asseoir ma légitimité dans la didactique du FLE et d’obtenir un réel double profil FLE/sciences, je décidai de reprendre mes études et de suivre un master 2 en Sciences du langage option FLE à l’Université Stendhal de Grenoble. Pendant ce master, j’ai suivi le cours de Catherine Carras intitulé « Enseignement à des publics professionnels » grâce auquel j’ai découvert un domaine qui m’était totalement inconnu : le FOS. Ce cours m’a fortement interpellée. J’ai pris connaissance de la très grande diversité des demandes, des publics et des domaines de spécialité des formations en FOS et de leur mise en place complexe, souvent dans l’urgence.
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Les difficultés de logement des classes moyennes et les besoins de mobilité résidentielle

Les difficultés de logement des classes moyennes et les besoins de mobilité résidentielle

e) Le taux de mobilité selon l’activité L’analyse de la mobilité résidentielle selon le statut professionnel corrobore ces résultats : les étudiants sont de loin les plus mobiles et les retraités ceux qui déménagent le moins. Les actifs se trouvent dans une situation intermédiaire. Et les chômeurs sont plus mobiles que les actifs occupés. Cela s’explique par le fait que les chômeurs sont fortement incités à se déplacer pour retrouver un emploi, quitte à changer de commune, de département, voire de région. Perdre son emploi peut également conduire à revoir son plan d’accession à la propriété si la diminution de revenus est conséquente : en devenant chômeurs, certains accédants à la propriété peuvent ne plus pouvoir faire face aux remboursements de crédit immobilier. Inversement, le fait d’avoir un emploi n’encourage pas à changer de lieu de résidence (en tout cas à changer de commune). D’ailleurs, on constate que la bi-activité est un facteur plus limitant encore : changer de zone géographique est problématique lorsque les deux membres du couple occupent chacun un emploi car le choix de résidence résulte d’un compromis difficile à faire évoluer.
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Les Français et leurs attentes en matière de politique de logement

Les Français et leurs attentes en matière de politique de logement

V. Ce qui retient les Français de réaliser des travaux d’isolation Plusieurs dispositifs de la politique du logement visent à la réalisation de travaux d’isolation et d’amélioration de la performance énergétique 53 . Selon le premier rapport de l'Observatoire national de la précarité énergétique (Onpe) 54 , plus de 11 millions de personnes, soit un cinquième de la population française, éprouvent des difficultés à se chauffer et s'éclairer. Entre 10% à 14% des particuliers, selon les méthodes de calcul 55 , sont en situation de vulnérabilité énergétique, à la fois en liaison avec des revenus trop faibles, l’augmentation des prix de l’énergie, mais souvent aussi à la présence de logements mal isolés. L’enquête européenne EQLS de la Fondation de Dublin pour la qualité de vie 56 dénombre, en 2012, 8% des individus qui déclarent ne pas pouvoir se permettre de maintenir un chauffage approprié chez eux (contre 6% en Allemagne par exemple). La rénovation thermique répond donc à des enjeux sociaux , mais aussi écologiques : sommet après sommet, les pays de l’Union européenne se fixent des objectifs de réduction de la consommation d’énergie 57
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Cas d'absence d'article en français : difficultés des apprenants et proposition d'une analyse unifiée

Cas d'absence d'article en français : difficultés des apprenants et proposition d'une analyse unifiée

support et l’outil ; la notion de la valence lexicale ; On devrait parler du « vocabulaire de l’enfant » et de l’« apprentissage du vocabulaire » mais on peut employer indifféremment les termes vocabulaire et lexique. Afin de disposer de plus d’exemples, nous avons effectué un test de traduction de phrases polonaises en français auprès de 14 étudiantes de 4 ème année de Philologie Romane à Poznań, ayant donc un niveau avancé en français. Les phrases contenaient des compléments du nom, des structures attributives, des tournures négatives et un emploi nominal « en mention » 2 , c’est-à-dire des contextes compatibles avec l’absence d’article. Afin d’éviter des divergences lexicales, nous avions incorporé des éléments de vocabulaire français au sein des phrases à traduire. La consigne (formulée en français) était : « Traduisez les phrases suivantes en français en utilisant le vocabulaire indiqué ». Nous rapportons, dans le tableau ci-dessous, les résultats pour 6 phrases parmi les 8 proposées dans le test, après avoir écarté les traductions de 2 phrases comportant des tournures négatives. Concernant la première d’entre elles, sa forme s’avère inadaptée, s’agissant d’une phrase avec l’expression avoir besoin de, dont la version négative ne diffère pas de la version positive par la forme de surface du complément (nous avons besoin d’argent / nous n’avons pas besoin d’argent). Quant à la deuxième phrase, dont la traduction attendue était Il manque d’expérience, le choix de l’écarter est motivé par le fait que seulement trois personnes ont utilisé la forme prévue du verbe, manquer de qqch (sans article devant le complément), tandis que la forme choisie par les autres a été manquer qqch à qq, où l’on devrait normalement employer un article, ce
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La santé financière des entreprises de BTP en Drôme : leurs difficultés à faire face à un contexte dégradé

La santé financière des entreprises de BTP en Drôme : leurs difficultés à faire face à un contexte dégradé

5 INTRODUCTION : Quand plus rien ne va, quand tout s’écroule autour de nous, il faut trouver la force de faire face à la tempête et de se relever lorsque le vent nous couche à terre. Mais ce n’est pas toujours possible ; il y a ceux qui y parviennent et ceux qui, ne possédant pas les ressources nécessaires à leur survie, n’arrivent qu’à s’enfoncer un peu plus dans la tourmente jusqu’à disparaitre. Cela s’applique aux êtres humains, bien sûr, mais aussi à l’économie et, en particulier, aux entreprises. Dans ce contexte, la tempête a eu lieu il y a quelques années déjà lorsqu’une crise financière et économique a secoué le monde. Depuis, l’économie dans son ensemble mène un combat acharné pour retrouver son niveau antérieur à cet événement. Mais dans le monde des entreprises comme partout ailleurs certains supportent mieux la douleur que d’autres, certains, même, ressortent de cette épreuve fortifiés. Pourtant, il semblerait que cela ne soit pas le cas des entreprises de BTP (Bâtiment et Travaux Publics) qui se trouvent en difficultés dans un environnement perturbé. En effet, depuis 2007, la production dans le secteur du BTP décline de manière continue. Alors que le PIB commence timidement et irrégulièrement à se redresser, le secteur de la construction, lui, ne parait pas voir la fin du tunnel. En France, le différentiel de croissance annuel BTP-PIB se situe à -3,1% entrainant une baisse substantielle de la part du secteur dans le PIB entre 2007 et 2011. Cela est d’autant plus inquiétant que le BTP occupe une place importante dans l’économie avec environ 10% du PIB total 1 . Et les constats sur l’année 2012 ne semblent pas être porteurs d’un espoir nouveau. Ainsi, on observe une nouvelle baisse de 1,2% des volumes accompagnée d’une destruction de 14 500 emplois. Pour ne rien arranger, les prévisions 2013 vont encore dans le sens d’une détérioration de la situation.
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Le médecin généraliste face à la santé de ses propres parents, père et mère : son positionnement, ses difficultés, son ressenti

Le médecin généraliste face à la santé de ses propres parents, père et mère : son positionnement, ses difficultés, son ressenti

Dans son étude en 2009, Sandrine Toumelin [22] s’attache à réaliser une étude qualitative auprès des médecins généralistes et de leurs conjoints et évalue ainsi l’influence sur la prise en charge médicale et essaye d’en déterminer les particularités. Elle remarque que les tous les médecins généralistes étaient confrontés à la demande de soins de leur conjoint et de leurs enfants et aucun ne refusait d’y répondre. Ils évoquaient l’aspect pratique et la confiance envers le médecin notamment dans la pathologie aiguë, mais tout ce qui était chronique était nuancé du fait de l’angoisse de faire des erreurs, l’anxiété vis à vis des responsabilités et la crainte d’une confusion des rôles et du coup la tendance à déléguer la prise en charge à un confrère en cas de difficultés. Enfin, elle comparait les impressions globales des médecins et des conjoints, et de façon générale tout était homogène en dehors du fait que les médecins avaient évoqué en plus le problème du manque de recul et du manque d’objectivité.
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Chômage et usages de substances psychoactives : fonctions anesthésiante et stimulante face aux difficultés du chômage

Chômage et usages de substances psychoactives : fonctions anesthésiante et stimulante face aux difficultés du chômage

26 Concernant l’expression « jeunes chômeurs », elle désigne ici des chômeurs âgés de 19 à 25 ans, qui ont rencontré des difficultés d’accès à un primo-emploi, à une formation certifiante et valorisable, et de manière plus large à s’insérer socialement et professionnellement. Leur résistance aux entretiens individuels nous a amenés à privilégier des entretiens collectifs, animés par la méthode du photolangage (Vacheret, 2011), afin de favoriser l’expression sur les thèmes retenus pour l’analyse. En comparaison avec la grille d’analyse thématique construite pour la population adulte, il n’était ici pas question de perte d’emploi, ni de l’expérience d’un emploi antérieur, ni d’assurance chômage (d’où des situations de grande pauvreté). En revanche, les énoncés relatifs aux catégories thématiques de l’inscription sociale (dont les réseaux et soutiens sociaux entre pairs) et du regard social qui pèsent sur eux, ainsi qu’à celle du rapport subjectif à l’emploi, ont été particulièrement développés. Les résultats relatifs aux données recueillies auprès des jeunes de notre échantillon ne sont ainsi pas confondus dans la partie suivante. Enfin, des échanges complémentaires ont été menés avec des conseillers à l’emploi, afin de mieux cerner la problématique des usages et de la santé et d’obtenir des informations sur les modalités d’accompagnement des chômeurs. Ces entretiens n’ont pas donné lieu à une analyse spécifique dans le cadre de cet article, mais ont toutefois permis d’apporter des informations complémentaires au discours des chômeurs.
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