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Le regard des Français sur les quartiers sensibles

Le regard des Français sur les quartiers sensibles

Source : CREDOC, Enquête « Conditions de vie et aspirations », juin 2018 Note de lecture : 64% des habitants de France métropolitaine sont « plutôt d’accord » avec l’idée selon laquelle pour les habitants des quartiers sensibles, il serait plus facile de mener à bien ses projets de vie ailleurs, 76% des habitants de France métropolitaine estiment qu’il serait plus facile pour les habitants des quartiers « sensibles » de mener leurs projets de vie ailleurs ou que ces quartiers sont éloignés des zones d’activité : en quelque sorte, c’est ici l’idée que les quartiers « sensibles » sont un environnement défavorable au développement socio-économique et à l’épanouissement des habitants qui est développée. Ces deux opinions sont étroitement liées : 71% des personnes qui considèrent que les quartiers « sensibles » sont éloignés des zones d’activité sont plutôt d’accord avec l’idée selon laquelle leurs habitants pourraient plus aisément accomplir leurs projets s’ils vivaient ailleurs. L’étude menée par le Crédoc pour le CGET en 2017 (Guisse, Hoibian, 2017) montrait déjà que, si 26% des Français pensent que déménager pourrait faciliter leur projet de vie, c’est le cas de près de la moitié des personnes qui estiment vivre dans un territoire délaissé par les pouvoirs publics (47%). En lien, la littérature sociologique (Genestier, 2007, Guilluy 2013) a montré que les habitants des banlieues considèrent leur vie dans ces quartiers comme transitoire et espèrent rebondir plus tard ailleurs (un espoir qui se concrétise souvent par un passage dans le périurbain pavillonnaire).
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Evolution du regard sur les quartiers sensibles et les discriminations entre 2009 et 2014

Evolution du regard sur les quartiers sensibles et les discriminations entre 2009 et 2014

Dans un contexte de crise économique où le chômage frappe particulièrement fort les jeunes générations, ces dernières font l’objet d’une attention particulière. La question des emplois pour les jeunes était d’ailleurs au cœur de la campagne présidentielle de François Hollande. Lorsqu’on demande à nos concitoyens leur avis sur ce qu’il manque le plus dans les quartiers « sensibles », 41% citent les « activités pour les jeunes » en première ou en deuxième réponse. La proportion de personnes soulignant ce manque reste relativement stable par rapport à 2009 (-1 point). Le manque de centres de police de proximité suit en deuxième position avec plus d’un tiers des suffrages (36%). Par rapport à 2009, cette thématique bondit de +11 points et passe devant le manque d’entreprises (31%, stable). Si l’on considère uniquement la première réponse le « manque de centres de police de proximité » arrive même en tête avec 23% des citations (cf. Graphique 19). Ce résultat appelle plusieurs remarques. Créée par le gouvernement de Lionel Jospin, la police de proximité fut instaurée en 1998 et généralisée comme dispositif sur l’ensemble du territoire français entre 2001 et 2002. En 2003, Nicolas Sarkozy – alors ministre de l’intérieur – a supprimé la police de proximité en engageant la mutation stratégique de la police nationale qui s’oriente davantage vers la mise en place d’une police « d’intervention » (BAC). Selon le sociologue Laurent Bonelli, cette politique « interventionniste » a manqué de légitimité auprès des habitants des quartiers « sensibles » à cause d’un manque de présence, de visibilité et de disponibilité des effectifs 16 . Aujourd’hui, le gouvernement actuel réfléchirait à une revalorisation de l’action policière de proximité en soutenant le développement des compétences et des prérogatives des polices municipales 17 .
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Enquête "Conditions de vie et Aspirations des Français" 
Regards sur les quartiers "sensibles" et les discriminations en France 
Opinions on “sensitive” urban areas and forms of discrimination in France

Enquête "Conditions de vie et Aspirations des Français" Regards sur les quartiers "sensibles" et les discriminations en France Opinions on “sensitive” urban areas and forms of discrimination in France

IV. Les valeurs qui sous-tendent le regard porté sur les quartiers « sensibles » et les discriminations Une des particularités de l’enquête sur les « Conditions de vie et les Aspirations des Français » du CREDOC — outre le fait qu’elle permet un suivi de l’opinion dans le temps depuis plus de trente ans 16 — tient à la possibilité qu’elle offre de resituer chaque problématique dans un contexte sociétal plus général . L’enquête comporte en effet, en plus des questions insérées par chaque souscripteur, un grand nombre de variables qui permettent de cerner les attitudes, les comportements, les représentations et les aspirations de la population dans de nombreux domaines : environnement, santé, famille, attrait pour les nouvelles technologies, difficultés de conditions de vie, inquiétudes, opinions sur le fonctionnement de la société, etc.
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Stocker du carbone dans les sols français, quel potentiel au regard de l’objectif 4 pour 1000 et à quel coût ?

Stocker du carbone dans les sols français, quel potentiel au regard de l’objectif 4 pour 1000 et à quel coût ?

stock de COS à l’abondance d’une classe d’organismes du sol, excepté pour les microorganismes pour lesquels un modèle prédictif de leur biomasse ADN a été proposé pour le territoire métropolitain.  Potentiel de production végétale La matière organique peut exercer une influence importante sur la productivité végétale, directement à travers la fourniture d’eau et d’éléments nutritifs, et indirectement par son effet sur les propriétés physiques qui favorisent le maintien de la structure et de la porosité du sol. De nombreuses corrélations positives entre teneur en COS et rendements ont été mises en évidence, mais il est difficile de séparer les effets et d’identifier les relations causales. L’effet majeur des MO sur les rendements semble dû à la fourniture améliorée de nutriments minéraux aux plantes ; cet effet n'existe donc pas lorsque les nutriments (N, P, K) ne sont pas limitants. Ainsi dans les conditions fertilisées du contexte de l’Europe, la perte de MO des sols ne se traduit pas par une perte de rendements. D'autres effets des MO peuvent être significatifs dans des conditions particulières : l’amélioration de la réserve en eau en conditions arides ou dans les sols sableux à faible potentiel de rétention en eau, l’amélioration de l’état structural du sol pour des cultures tubéreuses (pomme de terre par exemple) particulièrement sensibles à ce facteur. Même sans effet sur le niveau des rendements, une teneur accrue en COS peut réduire leur variabilité interannuelle. Le stockage de COS peut enclencher une boucle de rétroaction positive : s'il induit une hausse globale de la biomasse produite (et pas seulement de la fraction récoltée), les retours au sol, et donc le stockage de COS, sont augmentés.
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Un regard écopoétique sur la Terre : évolutions du paysage français dans la photographie contemporaine

Un regard écopoétique sur la Terre : évolutions du paysage français dans la photographie contemporaine

Christophe Sidamon-Pesson 20 est un photographe naturaliste, qui prend le temps de découvrir les milieux naturels qu’il photographie, suivant une approche immersive. Ses photographies des milieux sensibles comme les tourbières ou les forêts anciennes révèlent son expérience sensible en immersion profonde, ce qui se traduit par exemple par des photos prises au grand angle, au ras du sol ou à la surface de l’eau. La diversification des points de vue, des focales, des perspectives, constituent de nouveaux modes opératoires, introduits par son ap- proche locale et circonstanciée des milieux. Ces images témoignent de l’attention qu’il porte à l’ensemble des plantes et des animaux qui habitent et composent ces milieux : il montre les cycles écologiques à travers ses photos d’arbres morts servant de support à d’autres formes de végétation ou des différentes saisons, et raconte ses rencontre avec les animaux, comme un chamois caché derrière les feuillages.
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Stocker du carbone dans les sols français. Quel potentiel au regard de l’objectif 4 pour 1000 et à quel coût ?

Stocker du carbone dans les sols français. Quel potentiel au regard de l’objectif 4 pour 1000 et à quel coût ?

De par son influence sur les propriétés physiques, chimiques et biologiques du sol, la matière organique peut exercer une influence importante sur la productivité végétale. Cet effet peut être direct à travers la fourniture d’eau et d’éléments nutritifs, ou indirect par son influence sur les propriétés physiques qui favorisent le maintien de la structure du sol et sa porosité. De nombreuses corrélations positives entre teneur en carbone organique des sols et rendements ont été mises en évidence (ex synthèses dans Lal et al., 2010 ; Soussana et al., 2019). Il est cependant difficile (i) de séparer les effets de la fertilisation de ceux des matières organiques et (ii) d’identifier les relations causales. L’effet majeur des matières organiques sur les rendements semble être dû à une fourniture améliorée de nutriments minéraux aux plantes. L’amélioration de la réserve en eau peut également être un facteur dans les conditions arides ou dans les sols sableux à faible potentiel de rétention en eau. Ainsi en conditions fertilisées en Europe, la perte de MO des sols ne se traduit pas par une perte de rendements (Loveland et al., 2003). Hijbeek et al. (2017) ne trouvent pas de corrélation entre la teneur en matière organique des sols et les rendements des cultures pour des situations tempérées où les nutriments (N, P, K) ne sont pas limitants, sauf pour des sols sableux et des plantes cultivées tubéreuses (ex pomme de terre) particulièrement sensibles à l’état structural du sol. Pan et al. (2009) n’observent pas de relation entre rendements et teneur en C organique du sol, mais constatent que les rendements sont plus stables (moins variables d’une année à l’autre), lorsque la teneur en carbone organique des sols augmente. Le stockage de C dans les sols peut entraîner la mise en place d’une boucle de rétroaction positive : le stockage de C augmente les rendements et, s’il s’agit bien d’une augmentation globale de la biomasse produite et pas seulement d’une augmentation de l’harvest index, cela entraine une augmentation du retour de C au sol et une augmentation des stocks de C.
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Insertion des jeunes issus de quartiers sensibles : les hommes doublement pénalisés

Insertion des jeunes issus de quartiers sensibles : les hommes doublement pénalisés

Au sein de chacune des cohortes, les jeunes des quartiers classés en zone urbaine sensible, en moyenne moins diplômés que les autres jeunes urbains, apparaissent structurellement plus expo- sés aux variations de conjoncture économique. Le fonctionnement du marché du travail français tend en effet à favoriser les individus les plus di- plômés dans l’accès à l’emploi. Dans ce contexte, les parcours d’insertion des jeunes des quartiers classés Zus sortis en 2007 portent nettement les marques de la crise économique. Entre les co- hortes 1998 et 2007, la part de ceux exposés plus d’un an au chômage augmente de 11 points (de 24 % à 35 %), la part de ceux en emploi trois ans après la sortie de formation baisse de 12 points (de 73 % à 61 %) (cf. tableau 1 ci-contre). Seule évolution plus favorable : la précarité des contrats de travail, certes déjà très forte, n’augmente pas pour les jeunes des quartiers et tend à rapprocher, sur ce point-là, leurs conditions d’emploi de celles des autres jeunes urbains.
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Pratiques et politiques sportives dans les quartiers sensibles : une approche monographique aux 3Cités à Poitiers

Pratiques et politiques sportives dans les quartiers sensibles : une approche monographique aux 3Cités à Poitiers

abusivement présentés comme issus des minorités, de l’immigration maghrébine et subsaharienne, or Sayad, (2005), sociologue spécialiste de l’immigration algérienne en France, écrit dans Misère du monde que « le monde de l’immigration et l’expérience de ce monde sont sans doute fermés à la plupart de ceux qui en parlent ». Ne soyons pas surpris que la littérature et les médias abondent de notions contre-productives vis-à-vis de la jeunesse des quartiers, en parti culier l’usage de « ghetto » comme si la grille de lecture de la jeunesse des quartiers était de fait associée au modèle du ghetto américain ethnicisé. Aux 3Cités, cohabitent « Français de souche », Français d’origine étrangère et étrangers, travailleurs et chôm eurs, pavillons et barres d’HLM. Il convient ainsi de ne « pas toujours associer pauvreté, immigration et zone urbaine sensible, souligne Giully, (2010), car 85% des personnes pauvres en France ne résident pas dans les ZUS ». Néanmoins, la population du quartier des 3Cités de
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« Faire avec » ou « Faire contre » : regard sur l'expérience de la discriminations dans les quartiers prioritaires

« Faire avec » ou « Faire contre » : regard sur l'expérience de la discriminations dans les quartiers prioritaires

L’agentivité des individus en prise avec les discriminations n’est jamais pure, jamais totale. Il existe toujours du jeu dans la manière de faire quelque chose de ce qui est fait de soi. Mais, dans les quartiers prioritaires, au contexte d’accumulation de critères porteurs de discriminations, « faire avec » et « faire contre » les discriminations dépend aussi de conditions subjectives : sur quels répertoires d’actions sensibles s’effectuent les résistances (ou les non- résistances) à la discrimination réelle ou potentielle. Cette analyse genrée et générationnelle tend à montrer qu’il n’y a pas uniformité dans ses façons de faire, rendant d’autant plus compliqué l’action commune au sein des banlieues. La force des discriminations est celle de leur prise de conscience. Elle est aussi celle de leur combat en droit. Mais on voit ici sa faiblesse à travers des expériences individuelles qui limitent les actions collectives.
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Les quartiers sensibles en Franche-Comté

Les quartiers sensibles en Franche-Comté

comtois (c’est le cas pour les données caf de la Haute-Saône par exemple). Par ailleurs, nous avons souhaité réaliser une enquête lourde auprès de la population des 26 quartiers afin d’observer le regard que les habitants portent sur leur environnement résidentiel, leur logement. La perception qu’ils ont de l’ambiance et des relations au sein du quartier, la question de l’insécurité, ainsi que sur les relations du quartier avec l’environnement extérieur Les quartiers sensibles en Franche-Comté

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Les quartiers des Parisiens

Les quartiers des Parisiens

• Les quartiers privilégiés sur l’ensemble de Paris Les six quartiers qui se détachent assez nettement, recoupent de manière attendue les lieux de l’enquête (14 e , 20 e , Belleville, Marais, 11 e ). Le Marais et Bastille semblent être des quartiers clairement identifiés, tant les dénominations qui y sont associées, peu nombreuses, sont convergentes pour l’ensemble des Parisiens. Les dénominations des quartiers périphériques des 14e et 20e arrondissements (Alésia, Pernety, Gambetta et dans une moindre mesure St Blaise) sont beaucoup plus variables. Les dénominations associées au quartier de Belleville le sont encore plus. Les représentations qu’en donnent les habitants diffèrent sensiblement, son image est beaucoup moins claire et structurée pour que ne le laisserait supposer le nombre important de citations dans l’ensemble de la population. Ce quartier est finalement mieux identifié de l’extérieur que par ses propres résidents, contrairement aux autres quartiers, notamment aux quartiers plus périphériques (20 e ), pour lesquels la cohérence des réponses des habitants est plus forte que celles des non-résidents.
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Prussianisme et nazisme :<br />le Regard des Intellectuels Français sur l'Identité nazie de 1933 à 1940

Prussianisme et nazisme :<br />le Regard des Intellectuels Français sur l'Identité nazie de 1933 à 1940

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

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La mise en application d’un règlement de protection animale au regard de la structuration des abattoirs français

La mise en application d’un règlement de protection animale au regard de la structuration des abattoirs français

4 Le contexte des abattoirs est en effet fondamental à expliciter pour comprendre les enjeux liés à la mise en œuvre du règlement. Les procédures de travail qui en émanent ne s’appliquent pas dans un environnement neutre mais au regard des structures existantes, héritées du processus d’industrialisation. Ainsi, si l’ensemble des abattoirs présente des caractéristiques communes au niveau de la conception des locaux, du matériel utilisé ou de l’organisation rationalisée du travail, des distinctions s’opèrent à mesure que le phénomène de concentration industrielle s’intensifie et se répercute sur la taille des établissements. On trouve d’un côté de petits abattoirs, en grande partie publics, qui assurent un service de prestation d’abattage à destination des acteurs locaux et de l’autre de grands abattoirs commerciaux privés intégrés à des groupes agroalimentaires qui travaillent à l’échelle nationale et internationale. Comment s’insère le règlement 1099/2009 de protection animale dans ce contexte ? Quels sont les effets de sa mise en application sur les abattoirs en fonction de leur taille et de leurs caractéristiques socioéconomiques ? Qu’est-ce qu’impliquent ces nouvelles règles de travail au regard des spécificités matérielles et organisationnelles de chaque type d’abattoir ? Dans un premier temps, nous discuterons des enjeux de mise aux normes des abattoirs en matière de protection animale en abordant plus précisément la question de la conception des locaux. Dans un second temps, nous montrerons en quoi la division du travail - qui tend à se renforcer avec le processus de concentration industrielle - pose question pour la mise en application des règles de protection animale.
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Quel regard sur l’Amérique latine ? Analyse du traitement médiatique français de l’actualité latino-américaine

Quel regard sur l’Amérique latine ? Analyse du traitement médiatique français de l’actualité latino-américaine

comme des excuses : ça n’intéresse pas notre public et ça n’était pas dans l’actualité parce qu’il y avait autre chose. Dans chaque interview, les journalistes se sentent obligés de se justifier parce que c’est effectivement ce que les interviewers leurs demandent. Les journalistes prennent parfois cette question comme un reproche personnel et se justifient. On voit par exemple Yvan Levaï, journaliste en charge de la revue de presse de France Inter, assez agressif dans le ton de ses réponses qui dit travailler dans une «  radio généraliste donc je tiens compte des grands courants de l’opinion ». Une réponse intéressante puisqu'elle nous amène à nous demander si les médias français ne traitent pas de l’actualité latino- américaine, à cause de leur public ? Aussi, Alban Ventura, qui s'occupe de la politique sur la radio généraliste RTL explique qu’il y a beaucoup d’experts et de personnalités qui viennent en France, pour faire des conférences, mais que tous ne peuvent pas être invités. De la même façon Elisabeth Quin, animatrice de l'émission d'informations 28’ sur Arte, explique ne pas s'être « focalisé sur l’Équateur » parce que «  l’actu est chronophage, et dévorante, elle ne s’arrête jamais  ». Des justifications qui nous permettent de se demander si l'Amérique latine ne fait pas l’actualité en France parce qu'il y a déjà beaucoup de sujets à traiter et qu’il faut faire des choix ? Autre explication pertinente, de Patrick Bèle, un journaliste spécialiste de l’Amérique latine cette fois, qui évoque le fait de parler de cette visite de Rafael Correa en France parce que «  c’est un pays plein d’opportunités économiques, comme Le Figaro s’adresse beaucoup aux entrepreneurs, c’est un des pays où il y a vraiment des choses à faire » et Christophe Barbier, de l’Express, dans cette même idée explique que « s’il y avait une française otage d'une guérilla en Équateur, il aurait été invité sur tous les plateaux télé, c’est comme ça, c'est injuste  ». On comprend alors ici que si l’Amérique latine est dans l'actualité des médias français c’est parce qu’elle a un rapport avec nous, parce qu’il y a un lien qui en tant que français nous rapproche de cette région. Ces journalistes français qui travaillent dans des médias généralistes, grand public, nous expliquent donc pourquoi l’Amérique latine sort de leur viseur.
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Stocker du carbone dans les sols français, quel potentiel au regard de l’objectif 4 pour 1000 et à quel coût ?

Stocker du carbone dans les sols français, quel potentiel au regard de l’objectif 4 pour 1000 et à quel coût ?

Pour en savoir plus : Sylvain Pellerin et Laure Bamière (pilotes scientifiques), Camille Launay, Raphaël Martin, Michele Schiavo, Denis Angers, Laurent Augusto, Jérôme Balesdent, Isabelle Basile-Doelsch, Valentin Bellassen, Rémi Cardinael, Lauric Cécillon, Eric Ceschia, Claire Chenu, Julie Constantin, Joël Darroussin, Philippe Delacote, Nathalie Delame, François Gastal, Daniel Gilbert, Anne-Isabelle Graux, Bertrand Guenet, Sabine Houot, Katja Klumpp, Elodie Letort, Isabelle Litrico, Manuel Martin, Safya Menasseri, Delphine Mézière, Thierry Morvan, Claire Mosnier, Jean Roger-Estrade, Laurent Saint-André, Jorge Sierra, Olivier Thérond, Valérie Viaud, Régis Grateau, Sophie Le Perchec, Isabelle Savini, Olivier Réchauchère (coordinateur), 2019. Stocker du carbone dans les sols français, Quel potentiel au regard de l’objectif 4 pour 1000 et à quel coût ? Synthèse du rapport d'étude, INRA (France), 114 p.
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Quartiers prioritaires la nuit, quartiers prioritaires le jour ?

Quartiers prioritaires la nuit, quartiers prioritaires le jour ?

En observant l’évolution du taux d’exhaustivité au cours des 24h de la journée (fig. 2), on constate une nette diminution des valeurs entre le jour et la nuit. Alors que 27 % de la popu- lation pauvre francilienne est présente dans les QPV entre 22h et 6h du matin, ce taux tombe à 19 % à 10h du matin. Les actions publiques qui se déploient dans les QPV entre 10h et 17h risquent donc de laisser de côté une part importante (81 %) de la population pauvre à laquelle ces interventions peuvent être destinées. Cette baisse du taux d’exhaustivité peut aussi être envisagée positivement : il signifie que les populations pauvres ne restent pas captives des quartiers prioritaires. De fait cette diminution pendant la journée est à mettre en relation avec la baisse générale de la ségrégation sociale observée en Île-de-France au cours de la journée (Le Roux et al., 2017).
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Patrimonialiser les mémoires sensibles

Patrimonialiser les mémoires sensibles

Cette autorisation stipule que «conformément à l'article 11 du Règlement no 8 des études de cycles supérieurs , [l'auteur] concède à l'Université du Québec à Montr[r]

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Caractéristiques des quartiers et développement de comportements antisociaux de garçons canadiens-français issus de milieux défavorisés de Montréal.

Caractéristiques des quartiers et développement de comportements antisociaux de garçons canadiens-français issus de milieux défavorisés de Montréal.

(5) La capacité des institutions de contrer les influences de la famille ou du quartier. (6) Pourquoi la pauvreté persiste-t-elle en dépit des politiques publiques? Qu’en est-il de l’ « underclass » dans les recherches plus récentes, soit celles des années 1990 ? Les visions sont divergentes. D’un côté, selon une nouvelle analyse de Jargowsky (1997), il semble que la concentration de la pauvreté soit de moins en moins importante. En fonction des données du recensement de 1990, le nombre de personnes vivant dans des quartiers d’extrême pauvreté (où le taux de pauvreté est de 40 % ou plus) aurait considérablement diminué (2,5 millions de personnes de moins) (Jargowsky, 1997). Cette tendance est aussi observable au niveau des minorités ethniques. À titre d’exemple, le taux de pauvreté extrême chez les Afro-Américains a diminué de 11,8 % entre 1990 et 2000 pour s’établir à 18,6 %. Un autre élément intéressant de cette analyse serait la diminution considérable de la pauvreté à l’intérieur des quartiers centraux. La pauvreté aurait augmenté seulement dans les milieux ruraux durant cette même période. Selon cet auteur, ces statistiques encourageantes seraient principalement l’œuvre de la fulgurante croissance économique que les États-Unis ont connue à la fin des années 1990. Il faut donc être prudent avec ces données, car les tendances ne sont peut-être pas permanentes. Une autre recherche confirme ces résultats, celle de Freeman (2000), qui elle porte spécifiquement sur une « underclass »
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L'espace public, modes sensibles

L'espace public, modes sensibles

Le cadrage constitue ainsi un phénomène permettant de discriminer des scènes, de les gérer visuellement dans le temps et demande en retour un accord et un respect des règles relatives à l'orientation et à la durée du regard. Filtrages Le filtrage se produit lorsqu'un dispositif s'interpose entre deux milieux; sans interdire le passage de l'un à l'autre, un filtre sépare des unités distinctes tel un tamis. Il est nécessaire de traverser ce dispositif pour s'infiltrer; la lumière et le regard sont tous deux transformés. Cette notion touche particulièrement les formes d'articulation spatiale : les dispositifs filtrants structurent l'espace et agissent sur des délimitations virtuelles. Mais passer un filtre suppose quelques transformations, une modification sensible des données perceptibles par rapport à une référence. On ne peut donc confondre filtrage et transparence. La transparence, au sens propre, instaure une multi-accessibilité du regard ou une dilatation de l'espace public visuel qui s'opère lorsque le regard accède ainsi à des espaces semi-publics ou privés (vitrines de commerces et cafés par exemple). Le filtrage suggère seulement la profondeur, donne l'idée d'un au-delà qu'on ne voit qu'en partie. Il crée un accessible potentiel à un autre monde qu'on devine seulement et peut inviter de la sorte au passage.
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Les consommateurs sont moins sensibles aux promotions

Les consommateurs sont moins sensibles aux promotions

> Un tiers des Français déclarent profiter souvent des promotions Dans ce climat plus optimiste, seu- lement 33 % des consommateurs déclarent profiter souvent des offres promotionnelles. Certains multiplient les canaux pour trouver la meilleure offre : magasins, sites internet d’asso- ciations, réseaux sociaux… Internet permet d’être rapidement et régulière- ment au courant des promotions : « Les promotions, je les vois une semaine avant sur Internet » dit ce jeune retrai- té qui achète beaucoup de choses à moitié prix dans les magasins et qui épluche aussi les offres des prospectus. Pour un appareil photographique : « Je me suis renseignée, j’ai regardé les dif- férences techniques et après j’ai trouvé une promotion » (femme, 55-64 ans). Pour d’autres consommateurs, malgré la reprise, la recherche active de solu- tions alternatives, qu’il s’agisse d’achats d’occasions, d’activités culturelles gra- tuites, d’emprunts en bibliothèque, de promotions sur Internet ou en magasin, vient pallier les bornes étroites du bud- get familial. La culture de la débrouille permet de continuer à participer plei- nement à la société. L’usage des pro- motions correspond à une nécessité pour assurer le quotidien mais aussi pour faire face à la pression du sys- tème de consommation : « Nos enfants veulent le dernier cri sans regarder les prix » (homme, 25-39 ans).
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