Haut PDF La compréhension sociale du handicap

La compréhension sociale du handicap

La compréhension sociale du handicap

Ce processus de problématisation peut être interrogé en tant « qu’ensemble de pratiques discursives ou non discursives qui fait entrer quelque chose dans le jeu du vrai et du faux et l[r]

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Écologie sociale du milieu familial et handicap : la relation entre la mère et l'enfant présentant un Trouble du Spectre de l'Autisme

Écologie sociale du milieu familial et handicap : la relation entre la mère et l'enfant présentant un Trouble du Spectre de l'Autisme

La prise en charge au quotidien implique aussi que la situation financière peut devenir une source de tension supplémentaire. Souvent, l’un des parents, la plupart du temps la mère, cesse toute activité professionnelle ce qui participe à son sentiment d’isolement social, alors que le second parent s’investit d’autant plus au travail pour assurer la stabilité économique du foyer et assumer le coût des éventuelles prises en charges psychoéducatives (Gau et al., 2012). Le soutien social est parfois réduit ou inexistant parce que les comportements inadaptés de l’enfant perturbent les relations entre les amis proches, les membres de la famille élargie, et les parents ou même l’ensemble du microsystème familial. Il semble que ces situations d’isolement du groupe familial amplifient le stress perçu par les mères des enfants TSA (Tobing & Glenwick, 2006). Si les difficultés vécues rapprochent certains couples qui se soutiennent face l’adversité, d’autres parents sont exposés à des tensions relationnelles qui les conduisent à la rupture conjugale (Brobst, Clopton, & Hendrick, 2008; Cappe et al., 2009). Le questionnement autour de l’avenir de l’enfant, sa capacité à être autonome et avoir une vie sociale satisfaisante correspond aux inquiétudes parentales usuelles, mais qui sont prépondérantes quand l’enfant est en situation de handicap. Ainsi la préoccupation parentale se focalise aussi sur une projection à plus long terme des conséquences des difficultés actuelles de l’enfant, tant sur le plan relationnel qu’en termes de compétences intellectuelles (Ekas & Whitman, 2011; Pisula & Kossakowska, 2010; Turygin et al., 2014).
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Le « handicap » entre discours et pratiques : vers la construction d'une identité sociale alternative

Le « handicap » entre discours et pratiques : vers la construction d'une identité sociale alternative

 Les adhérents qui résident à Simon de Cyrène Charline est une femme de 41 ans, qui réside à Simon de Cyrène depuis l’ouverture du premier habitat partagé, c’est-à-dire depuis mars 2017. Elle est atteinte d’une malformation causant la paralysie et la perte de sensibilité de ses membres inférieurs, l’amenant à se déplacer en fauteuil électrique. Malgré des troubles assez invalidants, Charline a travaillé en ESAT et a vécu longtemps seule dans un appartement. Une auxiliaire de vie était présente tous les matins, et sa mère venait lui rendre visite le soir. Puis, son état de santé s’étant dégradé, elle a été obligée d’arrêter de travailler et s’est mise à chercher une nouvelle solution de logement et en même temps un organisme de loisirs pour s’occuper la journée. C’est en consultant un forum sur le handicap que Charline a connu Simon de Cyrène. Elle a alors commencé à fréquenter le GEM en décembre 2016, suite à son projet d’habitat. C’était un moment très difficile psychologiquement pour elle parce qu’elle ne se sentait plus capable de faire beaucoup de choses. L’ESAT avait été jusque-là son lieu de socialisation, et donc son arrivée au GEM lui a permis de retrouver une utilité sociale : elle était heureuse de refaire des activités qu’elle ne faisait plus, le GEM proposant un rythme plus adapté au sien, et de rencontrer de nouvelles personnes. De façon générale, Charline est quelqu’un qui aime se sentir utile : elle se montre à chaque fois très volontaire pour participer à la vie collective, et s’est notamment engagée, cette année, comme trésorière adjointe de l’association.
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Les chemins de la reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle des personnes en situation de handicap : Le dispositif Différent et Compétent vecteur de participation sociale ?

Les chemins de la reconnaissance des acquis de l'expérience professionnelle des personnes en situation de handicap : Le dispositif Différent et Compétent vecteur de participation sociale ?

Le raisonnement à partir de la notion de situation de handicap emporte une autre conséquence : celle de voir s’affaiblir la distinction entre maladie et handicap en mettant l’accent sur le retentissement fonctionnel du trouble ou de la déficience. L’entrée du handicap psychique dans les termes de la loi de 2005 en est l’illustration en ce qu’elle instaure la possibilité de penser un continuum entre troubles mentaux et handicap psychique. Les effets de cette nouvelle approche se font d’ailleurs sentir dans le public accueilli en ESAT (voir tableaux p. 46). Ainsi comme le soulignent Velche et Roussel (2011), « la notion de handicap psychique apparaît finalement, aussi bien sur le terrain qu’au travers des études épidémiologiques, comme étant un mélange inavoué de conception « cifienne » où la question de l’environnement est présentée comme centrale et de définition administrative de groupes-cibles de prestations sociales où sont considérées comme handicapées les personnes éligibles aux prestations qui leur sont destinées sur la base d’instruments variés, parfois anciens, et faisant encore une part assez belle aux limitations d’activités. » (p.34). Par ailleurs, ces auteurs mettent en lumière un certain nombre de difficultés qui apparaissent dans le maniement de la notion de participation sociale telle que proposée par la CIF . Ils identifient un embarras inhérent à la CIF qui réside dans l’absence de distinction précise entre activités et participation. Ce faisant, ils répercutent les critiques adressées à la classification par E. Bradley, pourtant contributrice à son élaboration. Elle plaiderait pour l’établissement d’une distinction entre les actes qui renvoient à des activités de base, les tâches qui renvoient à des activités plus complexes et enfin l’implication qui touche au rôle social. Cette dernière dimension laissant une place importante, voire constitutive, aux interactions sociales dans l’appréciation de la participation.
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Le handicap : du problème personnel à la reconnaissance sociale 
De 220 000 à 4 millions de personnes selon les définitions

Le handicap : du problème personnel à la reconnaissance sociale De 220 000 à 4 millions de personnes selon les définitions

C e n t r e d e R e c h e r c h e p o u r l ’ É t u d e e t l ’ O b s e r v a t i o n d e s C o n d i t i o n s d e V i e C e n t r e d e R e c h e r c h e p o u r l ’ É t u d e e t l ’ O b s e r v a t i o n d e s C o n d i t i o n s d e V i e concernés. On a donc affaire à une population qui se reconnaît sous certaines appellations et non sous d’autres, et qui est de ce fait parti- culièrement difficile à appréhender. Ainsi, 3,7 % des enquêtés âgés de 17 à 59 ans possèdent une recon- naissance sociale de leur handicap ; 2,7 % disent être aidés dans leur vie quotidienne par un appareil, par une prothèse ou par une personne ; 4,8 % déclarent se sentir limités dans un genre ou un type d’activités depuis plus de six mois. Enfin, 12 % déclarent au moins une incapacité pour effectuer un geste de la vie quotidienne : remplir un formulaire administratif, ramasser un objet tombé à terre ou bien accomplir des gestes plus personnels comme s’ha- biller, se laver, etc.
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Pépite | Evaluation de la cognition sociale : normalisation d'un test de compréhension des sarcasmes auprès d'une population de 50 à 65 ans

Pépite | Evaluation de la cognition sociale : normalisation d'un test de compréhension des sarcasmes auprès d'une population de 50 à 65 ans

Certains patients vont être gênés à ce niveau précis de la communication. Leur langage spontané peut paraître bon, que ce soit au niveau lexical ou syntaxique. De même, si on évalue leur compréhension littérale, il peut n'y avoir aucun souci. Pourtant la plainte du patient, ou de la famille, est bien là. Il est alors important de se demander si l'atteinte ne concerne pas cet aspect plus élaboré, implicite du langage. Cet aspect, nécessite, en plus de la compréhension syntaxique, de pouvoir faire appel à la théorie de l'esprit, afin de vraiment comprendre ce qui est en jeu dans la situation sociale. Toutefois, il existe actuellement, assez peu de tests permettant d'explorer cet aspect là du fonctionnement langagier.
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L’inclusion sociale d’un enfant en situation de handicap au sein d’une classe

L’inclusion sociale d’un enfant en situation de handicap au sein d’une classe

Pour tenter de répondre à ma première hypothèse selon laquelle les apprentis- sages et les modalités d’exécution des tâches vont permettre l’inclusion sociale, j’ai mis en place un dispositif de travail en groupe pour favoriser l’échange. J’ai alors cons- taté une évolution du comportement des élèves. En début d’année, les élèves partici- paient énormément mais leurs différents échanges n’avaient pas de liens. Les élèves cherchaient à tout prix à dire quelque chose (qui ait un lien ou non avec le sujet) sans se préoccuper de ce qui avait pu être dit par un camarade auparavant. L’élève en situation de handicap quant à lui ne participait jamais. Aucune volonté de participer oralement aux échanges et lorsque je le sollicitais, pas un mot ne sortait de sa bouche. Au fur et à mesure du temps, l’élève s’est ouvert au groupe avec lequel il travaillait. Il a osé plus facilement intervenir. Cela a pris beaucoup de temps et chaque intervention était félicitée. Pour installer des repères, j’ai fait en sorte que le groupe auquel il « ap- partenait » et qui fonctionnait bien, ne change pas, pour prendre le temps que la con- fiance entre chaque élève et particulièrement la sienne, s’installe.
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Le vêtement, outil d’inclusion sociale pour femmes baby-boomers en situation de handicap, potentiellement en situation de handicap et en processus de vieillissement : le manteau d’hiver

Le vêtement, outil d’inclusion sociale pour femmes baby-boomers en situation de handicap, potentiellement en situation de handicap et en processus de vieillissement : le manteau d’hiver

Résumé Cette étude intersectorielle en design vestimentaire et ergothérapie vise l’inclusion sociale des femmes baby-boomers en situation de handicap, potentiellement en situation de handicap et en processus de vieillissement (SHPSHPV), portées à s’isoler l’hiver parce que leur manteau est inadéquat. Les assises théoriques de ce travail se basent sur les principes du design universel et du design inclusif. Le but ici est d’explorer comment les concepts d’HÉDONISME, de CONFORT et de FONCTIONNALITÉ (HCF) s’expriment et s’articulent, et quelles pistes pourraient informer le design d’un manteau d’hiver dans une perspective d’Aging in place. L’exploration des interactions entre le corps et les vêtements permet d’étudier en profondeur le vieillissement – physiologique et culturel – et la façon dont ces phénomènes interagissent dans la vie des femmes âgées, comme le conçoit Julia Twigg, référence clé de ce mémoire. Pour identifier des critères de design, un devis de recherche qualitatif a comporté des entrevues individuelles semi-dirigées auprès de quatre femmes et l’observation directe lors d’essayages de leurs propres manteaux d’hiver. L’analyse des données recueillies a permis l’émergence d’un nouveau concept. Il s’agit de TEMPORALITÉ (progression des idées et des perceptions liées aux vêtements de femmes âgées étant en SHPSHPV); il chapeaute les trois concepts de base susmentionnés. Des pistes de conception déterminantes ont aussi été dégagées : l’accessibilité financière est un facteur d’inclusion sociale; les accessoires sont fortement associés à la coupe du vêtement; l’intégration de la technologie des vêtements sportifs est primordiale à l’HCF tout comme l’est la versatilité. Cette étude mène à la réalisation d’un cahier de charge en vue d’une conception interdisciplinaire d’un manteau répondant aux besoins des froids hivers, éloquent socialement et adapté aux désirs des femmes baby-boomers. Cette étude propose une approche systémique en design vestimentaire pour ces femmes réinventant des façons de vieillir vêtues.
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Normes d'internalité, valeur sociale et représentations des enseignants en fonction des catégories handicap et difficultés scolaires pour des élèves scolarisés en classe ordinaire

Normes d'internalité, valeur sociale et représentations des enseignants en fonction des catégories handicap et difficultés scolaires pour des élèves scolarisés en classe ordinaire

II.3. Désirabilité sociale et utilité sociale J. L. Beauvois émet une classification de termes qualificatifs 8 en deux catégories : la désirabilité sociale, et l’utilité sociale. Ainsi, comme l’écrit Cambon (2006), en se référant aux définitions apportées par Beauvois, « La première, la désirabilité sociale, se définit comme « l’adéquation connue des comportements observés ou anticipés d’une personne aux motivations ou aux affects réputés des membres typiques d’un collectif social. [L’utilité sociale] reflète la connaissance que nous avons des chances de succès ou d’échec d’une personne dans la société dans laquelle elle vit. Cette connaissance serait informée par la manière dont les personnes adhèrent aux exigences du fonctionnement social. ». Il est alors possible de caractériser une personne par sa valeur sociale, et de nombreux auteurs (Louvet par exemple) recourent à l’utilisation de listes d’adjectifs pour faire décrire une cible (cible définie comme porteuse de handicap dans les travaux de Louvet) par les participants.
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Comment prévenir la surcharge pondérale et favoriser l'inclusion sociale auprès des personnes en situation de handicap mental : un réel enjeu infirmier ! : travail de Bachelor

Comment prévenir la surcharge pondérale et favoriser l'inclusion sociale auprès des personnes en situation de handicap mental : un réel enjeu infirmier ! : travail de Bachelor

Le second processus de la théorie de McGill est le développement, qui est en quelque sorte la continuité du Coping. Au fil des expériences que le patient aura vécues, il apprendra et trouvera des moyens pour faire face aux différents évènements de la vie. C’est en évoluant que le patient prendra conscience de ses acquis antérieurs et à partir de là, il saura qu’il est capable de les mobiliser dans une nouvelle situation, lorsqu’un nouveau défi se présentera (Paquette-Desjardins et al., 2015, p. 35). Le patient et/ou la famille doit être capable de reconnaître son potentiel et de le mobilise. En dehors du fait que le patient doit connaître ses propres ressources afin de pouvoir atteindre ses objectifs, il se doit d’en créer d’autres à partir de ce qui l’entoure, de son environnement et les utiliser par la suite. L’infirmier, elle, dans son rôle propre s’intéressera tout d’abord sur la compréhension de ce que vit la personne et portera son attention sur les forces de cette dernière et celle de la famille ainsi que les occasions que peut saisir la personne concernée pour apprendre de la situation difficile qu’elle vit et aller plus loin afin de poursuivre ses buts dans la vie. De ce fait, avec des soutiens personnalisés appropriés durant une période prolongée, le fonctionnement de la vie de la personne ayant une DI s’améliorera et par la suite, elle saura se prendre en soin de son propre chef. Comme cité un peu plus haut, au sein d’un individu et spécifiquement d’une personne ayant une déficience intellectuelle, ces limites sont souvent présentes avec les ressources de la personne. En effet, la personne en situation de handicap mental peut faire face à des limites qui sont dans ses propres ressources et qui peuvent entraver dans l’atteinte du but fixé. L’infirmier est donc là pour raviver la motivation de son patient.
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Les problématiques liées à la participation sociale et à l’appropriation du domicile :  les identifier dans le cadre du relogement et d'un accompagnement en ergothérapie de personnes sans domicile fixe et en situation de handicap psychique.

Les problématiques liées à la participation sociale et à l’appropriation du domicile : les identifier dans le cadre du relogement et d'un accompagnement en ergothérapie de personnes sans domicile fixe et en situation de handicap psychique.

Un programme test mené en Australie auprès de personnes sans abri et atteintes de pathologies mentales a mis en avant le rôle béné fique d'un atelier de création en peinture, suivi d'une exposition dans le quartier (11). Les personnes ayant participé, en ont retiré un grand béné fice : sur le plan de l'estime de soi et de la reconstruction d'une identité positive, en termes de participation sociale, et en terme de lutte contre les addictions et les effets néfastes de la maladie mentale. En effet l'utilisation d'un medium d'expression libre a joué le rôle d'un distracteur de la routine quotidienne et de l'ennui, d'un médiateur avec les autres habitants du quartier et a permis aux participants de se rendre compte de leur capacités. Dans son expérience avec des personnes sans domicile fixe et atteintes de pathologies psychiatriques, Tsang A. (2013) cite aussi l'activité artistique comme signi fiante et particulièrement bien acceptée par les personnes (10).
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Politique publique de protection sociale au Burkina Faso : vers une compréhension des logiques des acteurs de la mise en forme et de la mise en œuvre

Politique publique de protection sociale au Burkina Faso : vers une compréhension des logiques des acteurs de la mise en forme et de la mise en œuvre

Pour améliorer la protection sociale de sa population, le Burkina Faso a adopté une politique nationale en 2012. Cet article analyse le processus de formulation de cette politique en s’appuyant sur la perspective du « policy design » (Howlett et Mukherjee, 2014). Menées conformément à la démarche qualitative inductive, la collecte et l’analyse des données montrent que ce processus de formulation n’a permis ni de mener une réflexion sur le problème à résoudre, ni d’identifier les besoins spécifiques des bénéficiaires, ni d’évaluer les résultats potentiels des solutions proposées dans le but de choisir les plus appropriées. Les auteurs aboutissent donc à un constat empirique de « non-design ». Cette politique se résume à un document dont le contenu tous azimuts rassemble toutes les actions envisageables de protection sociale, sans aucun arbitrage. Trois facteurs ont favorisé cette non-formulation : (1) le manque d’orientations gouvernementales claires pour guider les discussions ; (2) la faiblesse du soutien et de volonté politique – se traduisant par la faible implication des décideurs de haut niveau dans le processus ; et (3) les méconnaissances conceptuelle et technique des acteurs nationaux en matière de protection sociale – si bien qu’ils se sont contentés d’avoir recours aux conseils des organismes internationaux. Le gouvernement a annoncé son intention de jouer un rôle prépondérant dans le processus de formulation de cette politique, mais il s’est agit d’une déclaration rhétorique. L’étude a en effet montré que le leadership et la volonté politique ont manqué, notamment pour canaliser les intérêts respectifs des acteurs et gérer les contradictions qui font obstacle à la formulation d’une politique cohérente et adaptée aux besoins de la population.
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Pépite | Comment la communication adaptee agit-elle sur l’integration du conseil de la vie sociale (cvs) dans les etablissements d’hébergement pour adultes en situation de handicap mental ?

Pépite | Comment la communication adaptee agit-elle sur l’integration du conseil de la vie sociale (cvs) dans les etablissements d’hébergement pour adultes en situation de handicap mental ?

Edith LARDEUR Page 51 Mémoire – Master 2 La prise de parole incontestablement facilitée par la communication adaptée Incontestablement pour les établissements mettant en place des méthodes de communication adaptée durant les réunions de CVS, « la communication adaptée permet une prise de parole », « la prise de parole est vraiment beaucoup plus facile pour les personnes, c’est évident », « on a une intervention immédiate de quelqu’un ». Ces verbatims soulignent l’action de la communication adaptée sur la prise de parole des personnes. Un établissement utilise la communication adaptée plutôt en amont, grâce à l’élaboration d’une feuille avec des pictogrammes et des mots connus par la personne pour lui permettre de s’exprimer facilement. Pour un autre établissement, qui utilise la communication adaptée par le biais d’un support PowerPoint avec du FALC et des pictogrammes, le directeur attire l’attention sur le pouvoir de l’image, « par exemple, [pour] une question sur le mariage, on projette une photo de mariés et cela parle tout de suite aux personnes » favorisant ainsi la prise de parole des personnes accompagnées. Les usagers sont, eux aussi, unanimes sur la compréhension du contenu exposé lors des réunions et expriment leurs facilités à prendre la parole. Seule ‘C.’ exprime encore sa difficulté de prise de parole (« c’est dur ») mais indique tout de même quelques sujets sur lesquels elle aime converser. La capacité de prise de parole semble donc particulièrement liée à l’action de la communication adaptée sur la compréhension de la personne accompagnée.
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L'évaluation de la participation sociale et de la situation de handicap en travail social

L'évaluation de la participation sociale et de la situation de handicap en travail social

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignemen[r]

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Le droit à l'épreuve du lien ? Pour une compréhension de la non-mobilisation du droit au logement opposable par les acteurs des dispositifs de l'urgence sociale grenobloise

Le droit à l'épreuve du lien ? Pour une compréhension de la non-mobilisation du droit au logement opposable par les acteurs des dispositifs de l'urgence sociale grenobloise

En un mot, la stratégie du « logement d’abord » consiste à permettre aux personnes « sans-abri » qui le peuvent et le veulent, d’accéder à un logement sans passer par la case « hébergement ». C’est une révolution dans le champ de l’insertion sociale. Les travailleurs sociaux des centres d’hébergement d’insertion sont ébranlés, les acteurs de l’urgence sociale sceptiques. Pour eux, le doute et la crainte résident à ce que les problématiques des personnes qu’ils accueillent ne soient résumées à une problématique locative. De fait cette perception réduit grandement la portée de leur intervention sociale. Ce qui n’est guère valorisant. Malgré leurs cultures différentes, ils convergent sur ce point 136 . Néanmoins, dans le champ de l’action sociale, le logement est affirmé comme un droit et non comme un mérite. Sur ce, la loi sur le droit au logement opposable, instiguée par le mouvement des Enfants de Don Quichotte paraît dans sa déclinaison d’une grande cohérence. Non seulement elle a rendu ce droit opposable, mais elle a fait en sorte que du PARSA (qui lui est antérieur dans les faits mais qui s’appuiera sur bon nombre d’avancées découlant du DALO), au « Grand chantier national prioritaire 2008-2012 pour l’hébergement et l’accès au logement des personnes sans-abri », soit repensé l’ensemble des dispositifs de prise en charge des publics exclus du logement. Cette politique publique réajuste et tend à changer les modes de prise en charge des publics exclus du logement à la fois techniquement mais surtout et c’est sans aucun doute le plus difficile culturellement dans le sens du droit au logement.
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Pépite | Vers une meilleure compréhension du vécu du consommateur en situation de handicap sensoriel

Pépite | Vers une meilleure compréhension du vécu du consommateur en situation de handicap sensoriel

Selon Devlieger et Albrecht (2000), la signification d‘une expérience de handicap, décryptée via une approche compréhensive, ne peut être détachée du contexte social et culturel dans lequel cette expérience se déroule. Il convient de souligner que Blanc (2012, p. 140) nuance néanmoins l‘idée d‘expérience – au singulier – de déficience en précisant que cet intitulé « globalise des expériences multiples et diverses », parfois difficilement comparables (perte progressive d‘un sens versus survenue brutale d‘une paralysie, par exemple). La survenue d‘une déficience corporelle n‘a pas la même incidence sur chaque individu et ne bouleverse pas de manière identique leurs itinéraires (ibid.). Ainsi, à travers une recherche interprétativiste, Albrecht et Devlieger (1999) ont montré que la survenue d‘une déficience peut avoir des implications très positives en ce qui concerne la qualité de vie des individus. Ces derniers expriment en effet leur satisfaction, par exemple, quant au fait de s‘être orientés vers la spiritualité. De la même manière, Robinson (1990) a révélé que des personnes atteintes de sclérose en plaques expriment fréquemment leur fierté d‘avoir accompli des projets valorisants et véhiculent une conception positive d‘elles-mêmes. Ce « paradoxe du handicap » (Albrecht & Devlieger, 1999) illustre clairement l‘idée selon laquelle toute déficience ne saurait être nécessairement interprétée comme un handicap. La posture interprétativiste mobilisée dans les travaux évoqués précédemment s‘est avérée propice à la mise en exergue de résultats contre-intuitifs. Il s‘agissait alors pour les chercheurs de se focaliser sur la vision du monde et le vécu subjectif des individus, sans postuler a priori qu‘à une expérience de déficience correspondrait systématiquement une expérience de handicap.
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La construction sociale du marché du handicap : entre concurrence associative et régulation politique (1943-2009)

La construction sociale du marché du handicap : entre concurrence associative et régulation politique (1943-2009)

L’objectif de cette partie est d’analyser les tensions et articulations entre les processus de couplage et de découplage mis en œuvre par les opérateurs gestionnaires associatifs dans le champ du handicap. Plusieurs facteurs concomitants conduisent à une dynamique générale de découplage, plus ou moins marquée selon les opérateurs et qui ne se substitue pas au couplage. Les opérateurs jouent sur les deux logiques : la logique économique (sortir des affiliations et origines militantes pour s’allier avec des opérateurs en dehors des associations sœurs ou pour couvrir des publics nouveaux, des territoires géographiques nouveaux) et la logique politique (qui pose les limites au découplage). Dans cette section, nous commencerons par décrire les stratégies de découplage et leur diversité selon les types d’opérateurs associatifs et analyserons les facteurs qui favorisent ou limitent le recours à ces stratégies. Nous insisterons particulièrement sur les transformations des rapports de pouvoir au sein des associations. En effet, l’affaiblissement du pouvoir des acteurs politiques (dirigeants bénévoles) au sein des associations au bénéfice des dirigeants salariés « managers ». Plus généralement, la diminution des capacités de mobilisation collective des associations auprès des adhérents ou usagers, favorise l’adoption de stratégies de découplage en diluant la dimension politique au sein des activités des associations gestionnaires. Nous montrerons ainsi que les stratégies de découplage rendent les territoires des activités économiques associatives moins étanches et les luttes concurrentielles plus acérées, sans pour autant que les rapports de pouvoir entre opérateurs en soient affectés (3.3.1). En effet, les nouvelles formes de luttes concurrentielles tournent à l’avantage des gros opérateurs et contribuent à stabiliser le champ. Les partages
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L’état de santé psychique et le handicap des enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance des Bouches du Rhône

L’état de santé psychique et le handicap des enfants confiés à l’Aide sociale à l’enfance des Bouches du Rhône

7 2-3 Analyses statistiques Les données ont été saisies sous Epidata® et analysées via IBM®SPSS® Statistics (version 21). Les données concernant les caractéristiques générales, les antécédents et troubles psychiatriques ainsi que le handicap et les notifications MDPH des enfants ont été décrites par leurs moyennes et écarts-type pour les variables quantitatives, après vérification du respect de la normalité, et par répartitions en pourcentages pour les variables catégorielles. Afin de comparer les caractéristiques des enfants présentant des troubles psychiatriques, ou ayant une notification MDPH, aux autres enfants, des analyses univariées ont été menées à l’aide du test de Chi2 de Pearson ou test de Fisher lorsque les effectifs théoriques étaient inférieurs aux conditions d’applications.
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Colonies juives et mémoire sociale : vers une compréhension de l'appropriation du territoire

Colonies juives et mémoire sociale : vers une compréhension de l'appropriation du territoire

Comme nous avons pu le constater dans les derniers chapitres, la souffrance et la violence font partie intégrante de la conscience de la communauté juive d‟Hébron et Kyriat Arba. Les dynamiques qu‟engendrent ces émotions et sentiments extériorisés favorisent la convergence de la mémoire sociale vers une identité commune qui dès lors, devient tangible. Le résultat de cette équation, comme l‟explique Emmanuel Renault: « Contrairement à des préjugés répandus, le discours de la souffrance n‟enferme pas les individus dans une position de victimes : ce sont surtout le silence et l‟incapacité à exprimer la souffrance qui condamnent à l‟impuissance. » (Renault. p. 7). Selon cette perspective, le sentiment de victimisation que plusieurs associent au peuple juif, serait plutôt une souffrance exprimée et inéluctablement partagée avec les autres Juifs, avec lesquels les sujets souffrant se trouvent liés « peu importe leur passeport ou leur langue maternelle » (Anderson 1983. p. 149). Puisqu‟ils seront à jamais juifs, les colons d‟Hébron à qui nous avons parlé ne se voient pas comme des victimes de leur histoire de souffrance, mais plutôt fiers, combatifs et unis face à elle. Nous verrons, au cours de ce chapitre, que la communauté juive d‟Hébron et Kyriat Arba est très active et engagée face à cette souffrance inscrite dans la mémoire sociale. Les participants à notre recherche savent transformer cette mémoire sociale violente, et potentiellement victimisante, en une identité commune incorporant la notion de souffrance.
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Paysans, artisans, enseignants : mobilité des savoirs pour une compréhension interculturelle et une transformation sociale

Paysans, artisans, enseignants : mobilité des savoirs pour une compréhension interculturelle et une transformation sociale

Lida Arroyave Vargas En termes d’apprentissages, ces premières expériences auprès de ces deux publics différents nous montrent que leur entrée dans la nouvelle langue est plutôt orale. La centration sur la prononciation et le lexique pourrait être l’indice d’un processus d’acquisition basé sur les compé- tences de l’oral chez des apprenants parfois peu acculturés à l’écrit. Le mot en tant qu’unité pratique par excellence leur permet de décrire le monde qui les entoure. Au niveau de la compréhension, les références obscures dans une consigne ou un discours sont éclaircies par le biais d’un seul mot compris, et l’accès au sens est possible grâce à l’exploi- tation de tous les éléments signifi ants de la situation.
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